Suivez-nous

Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 30

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Crédit photo : Chris Graythen / Getty Images

Publié

le

Trentième édition (2019 – Semaine 14) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Greg Schiano ait finalement accepté le poste de Head Football Coach à Rutgers, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé RB Jarrett Patterson, mais le nouveau record de la MAC de six touchdowns au sol lors de la victoire de Buffalo contre Bowling Green (49-7) n’intéresse personne…

Qui veut (finalement) gagner des millions ?

A tous les lecteurs de BoG qui sont en recherche d’emploi ou en renégociation de contrat de travail, BoG présente : « Comment s’en mettre plein les fouilles et que ça déborde » par Greg Schiano.

Une grosse semaine après avoir décliné l’offre de Rutgers (initialement estimée à 32 millions de dollars sur huit ans mais apparemment « seulement » de 24 millions sur six ans », Greg Schiano a finalement vu ses vœux (et requêtes) exaucés. Il est donc officiellement le nouvel Head Coach des Scarlet Knights avec un contrat des plus sympathiques :

  • 32 millions de dollars pour huit ans de contrat (2020-2028)
  • 400 000 dollars de bonus de rétention tous les deux ans
  • 25.2 millions de dollars garantis si l’université rompt abusivement son contrat avant 2021 (le parachute doré diminuera progressivement jusqu’à 4.2 millions de dollars en 2026)
  • Utilisation illimitée d’un jet privé pour les activités de recrutement ou autres activités liées à l’activité professionnelle
  • Un bonus si les ventes de billetterie atteignent les objectifs définis par le Département Athlétique
  • Divers bénéfices incluant une voiture de fonction, un abonnement au club de golf local, voyages payés aux matchs à l’extérieur pour la famille, 100 000 dollars pour couvrir les frais de déménagement et un hébergement temporaire.
  • Promesse de rénover et d’agrandir les installations sportives de l’équipe d’ici 2023, à défaut de quoi Greg Schiano pourrait démissionner sans pénalité.
  • Une enveloppe de 7.7 millions de dollars annuels minimum pour son staff de dix assistants avec augmentation minimale de 3% par an.

Si certains d’entre vous sont intéressés par une carrière de Head Coaching dans une Power 5, contactez HeadCoachPosition@missouri.edu. Après quatre ans de bons et loyaux services, Lamar Odom s’est fait virer de Mizzou avec un bilan (4-8, 7-6, 8-5 et 6-6) pas au niveau. Les Tigers jouent les seconds rôles en SEC East depuis cinq ans après avoir remporté la division lors de leurs deuxième et troisième années dans la conférence.

Une place est également ouverte à Boston College, où Steve Addazio (7-6, 7-6, 3-9, 7-6, 7-6, 7-5, 6-6) pourra toujours se reconvertir dans le tennis. Malgré six participations à la post-saison en sept saisons, ses Eagles n’ont jamais franchi la barre des huit victoires.

Iron Tigers

Cette année encore, l’Iron Bowl entre Alabama et Auburn n’a pas déçu. Les Tigers sont venus à bout des éléphants (48-45) mais le Tide peut se mordre les doigts très fort pour cette défaite qui les élimine du College Football Playoff pour la première fois depuis son lancement.

A l’instar du « kick six » de 2013, Auburn a profité de deux interceptions retournées pour touchdowns pour remporter le match. Depuis sa prise de fonction à Auburn en 2013, Gus Malzahn est 19-0 lorsque son équipe marque un « pick six ».

Bama n’avait pourtant pas besoin d’un match parfait pour s’imposer dans la Plaine mais le Crimson Tide s’est tiré un chargeur dans le pied avec treize pénalités (un record de l’ère Saban) en plus des deux TD cadeau. Pire, la treizième pénalité, douze joueurs sur le terrain, a permis à Auburn de sceller le « first down » de la victoire plutôt que d’avoir à punter et rendre la balle à Alabama avec une minute à l’horloge. Au crédit des Tigers, la formation en quatrième tentative avec QB Bo Nix (15/30, 173 yards, 1 TD / 6 courses, 44 yards, 1 TD) derrière le centre et K Arryn Siposs en receveur a totalement déstabilisé le staff de Bama qui n’a pas eu le temps de sortir son équipe spéciale pour remettre sa défense sur la pelouse.

Mais peut-être que cette pénalité évitable, le FG de l’égalisation manqué par le Tide est plus responsable pour cette défaite que toutes ces pénalités. Si la machine de guerre Alabama a bien un talon d’Achille, c’est celui-là : depuis 2007, et la prise de fonction de Nick Saban, aucune équipe de FBS n’a manqué plus de FG que le Tide (101). Et contre une équipe d’Auburn chez qui Alabama ne s’est jamais imposé (0-7) lorsque les deux équipes sont classées, cela n’a, encore une fois, pas pardonné (NDLR : jusqu’en 1898, l’Iron Bowl se jouait sur terrain neutre à Birmingham).

Pour ajouter au désespoir de Nick Saban, il n’avait plus encaissé autant de points depuis une défaite de Michigan State à Purdue (28-52) en 1999, merci Drew Brees. Le Tide a d’ailleurs encaissé plus de 40 points lors de ses trois dernières défaites (Auburn 45-48, LSU 41-46 et Clemson 16-44). C’est aussi la première fois depuis 2010 qu’Alabama perd deux matchs avant la post-saison.

Mississippi Burning

Matt Luke vient de passer une sale semaine à Ole Miss (4-8, 2-6). Après avoir laissé échapper la victoire dans l’Egg Bowl contre Mississippi State (20-21), le HC des Rebels s’est fait débarquer de son poste.

La défaite contre le rival MSU est d’autant plus amère que : 1) elle aurait (peut-être) pu être évitée si WR Elijah Moore (3 réceptions, 35 yards, 1 TD) n’avait pas coûté la prolongation à son équipe en concédant une pénalité à quatre secondes de la fin du match suite à la célébration de son TD à la façon d’un chien qui urine (Ole Miss a manqué le PAT de 35 yards), et 2) elle permet au Bulldogs (6-6, 3-5) d’atteindre un bowl.

L’entraineur en chef de Mississippi n’aura duré que trois saisons à Oxford et rendu un bilan de 15-23 (6-18 en SEC).

Sleepless in Seattle

L’histoire ne dit pas si Chris Petersen a passé une bonne nuit avant d’annoncer à l’université sa décision de démissionner de son poste d’entraineur des Washington Huskies mais la nouvelle a dû prendre pas mal de monde de court.

Bien sûr, UW (7-5, 4-5) n’a pas eu une saison étincelante mais on peut difficilement remettre en cause le travail de Chris Petersen en question : Washington a remporté deux des trois derniers titres de conférence Pac-12 (2016 et 2018) et reste, à ce jour, la seule équipe de la conférence à avoir participé au College Football Playoff (2016).

Après une mise en route pédestre (8-6 en 2014 et 7-6 en 2015), l’ancien coach de Boise State a enchainé trois saisons à plus de dix victoires et trois titres de Pac-12 North. La seule ombre au tableau est peut-être les quatre défaites en cinq bowls.

Quoiqu’il en soit, le coach en activité avec le deuxième plus grand pourcentage de victoires (79.3%, derrière Dabo Swinney 81.0% mais devant Nick Saban 79.2%) a décidé, à 55 ans, de prendre du recul pour recharger ses batteries.

Washington n’a pas perdu de temps et confié les clés de la maison à Jimmy Lake, le coordinateur défensif des Huskies.

L’école des fans

Virginia Tech surfait sur une série de quinze victoires consécutives contre Virginia avant la rencontre entre Hokies et Cavaliers qui allait déterminer le vainqueur de l’ACC Coastal. Évidemment, UVA a mis fin la série (39-30) pour s’offrir le titre de division et le droit d’aller se faire fesser par Clemson ce week-end à Charlotte pour la finale de conférence (Las Vegas donne les Tigers vainqueurs de 28 points).

Pourquoi « évidemment » ? Parce que l’ACC Coastal a connu sept vainqueurs différents ces sept dernières années. De 2005 à 2012, les « Tech », Virginia Tech (2005, 2007, 2008, 2010 et 2011) et Georgia Tech (2006, 2008, 2009 et 2012(*)), s’étaient partagés les titres de division (co-champions en 2008). Depuis 2012 :

2013 : Duke
2014 : Georgia Tech
2015 : North Carolina
2016 : Virginia Tech
2017 : Miami
2018 : Pittsburgh
2019 : Virginia 

C’était donc le tour des Cavs, pour boucler la boucle…

(*) Pour être tout à fait précis, les Yellow Jackets ont partagé le titre de division Coastal avec Miami et North Carolina en 2012 mais les Canes et Tar Heels étant interdits de post-saison, G-Tech a représenté la division à la finale ACC.

Hachés menus

La rivalité entre Minnesota et Wisconsin est la plus jouée en FBS : les Badgers et Golden Gophers ont disputé la 129ème édition à Minneapolis et les visiteurs ont largement dominé les débats (38-17) pour prendre l’avantage dans la rivalité (61-60-8).

Whisky menait à la pause (10-7), ce qui s’est révélé fatal aux hommes de P.J. Fleck qui, sous son commandement, n’ont toujours pas gagné de match lorsqu’ils sont derrières au score à la mi-temps (0-13 mais 22-1 dans le cas contraire).

Ce sont donc les Badgers qui remportent le match et la B`G West, repartent du Minnesota avec la hache de Paul Bunyan et iront défier Ohio State à Indianapolis pour le titre de conférence. Les Buckeyes avaient tapé Wisconsin fin Octobre à Columbus (38-7).

Faux Pelini, vrais problèmes

Puisque l’on est dans le Midwest, Nebraska s’est incliné à Lincoln contre Iowa (24-27) sur un FG à expiration de l’horloge et manquera à nouveau la post-saison.

Cela fait donc trois années consécutives que les Huskers ne joueront pas de bowl, leur plus longue disette depuis une série de six entre 1956 et 1961.

En 2014, la direction athlétique a viré l’entraineur Bo Pelini qui venait de terminer la saison 9-3 par une victoire sur Iowa (37-34 OT). Pas assez bon pour les standards de Nebraska qui, depuis, a un bilan de 28-34 et est 0-5 contre les Hawkeyes…

Three-peat

Notre Dame (10-2) vient de terminer sa troisième saison consécutive à plus de dix victoires après 2017 (10-3) et 2018 (12-1). C’est la première passe de trois pour le Fighting Irish depuis Lou Holtz en 1991-1993 (10-3, 11-1-1, 11-1).

Depuis son arrivée à South Bend en 2010, Brian Kelly n’a eu qu’une mauvaise saison (4-8 en 2016) et remporté au moins huit matchs lors de ses neuf autres saisons. Son bilan est de 91-37. Seule ombre au tableau ? Trois défaites en autant de participation aux « gros » bowls : BCS National Championship en 2012 (Alabama 14-42), Fiesta Bowl en 2015 (Ohio State 28-44) et demi-finale du College Football Playoff au Cotton Bowl en 2018 (Clemson 3-30).

Le point sur les conférences

Qui va en finale ? Qui va en post-saison ? Qui va en vacances ?

ACC

Finale : Clemson (12-0, 8-0) – Virginia (9-3, 6-2)

Bowls : Boston College (6-6), Clemson, Florida State (6-6), Louisville (7-5), Miami (6-6), North Carolina (6-6), Pittsburgh (7-5), Virginia, Virginia Tech (8-4), Wake Forest (8-4)

Vacances : Duke (5-7), Georgia Tech (3-9), NC State (4-8), Syracuse (5-7)

Big XII

Finale : Oklahoma (11-1, 8-1) – Baylor (11-1, 8-1)

Bowls : Baylor, Iowa State (7-5), Kansas State (8-4), Oklahoma, Oklahoma State (8-4), Texas (7-5)

Vacances : Kansas (3-9), TCU (5-7), Texas Tech (4-8), West Virginia (5-7)

B1G

Finale : Ohio State (12-0, 9-0) – Wisconsin (10-2, 7-2)

Bowls : Illinois (6-6), Indiana (8-4), Iowa (9-3), Michigan (9-3), Michigan State (6-6), Minnesota (10-2), Ohio State, Penn State (10-2), Wisconsin

Vacances : Maryland (3-9), Nebraska (5-7), Northwestern (3-9), Purdue (4-8), Rutgers (2-10)


Pac-12

Finale : Utah (11-1, 8-1) – Oregon (10-2, 8-1)

Bowls : Arizona State (7-5), California (7-5), Oregon, USC (8-4), Utah, Washington (7-5), Washington State (6-6)

Vacances : Arizona (4-8), Colorado (5-7), Oregon State (5-7)(*), Stanford (4-8), UCLA (4-8)

(*) De façon assez tragique, les Beavers terminent deuxième de la Pac-12 North mais leurs défaites hors conférence contre Oklahoma State (36-52) et à Hawaii (28-31) leur coute une place en bowl.

SEC

Finale : LSU (12-0, 9-0) – Georgia (11-1, 8-1)

Bowls : Alabama (10-2), Auburn (9-3), Florida (10-2), Georgia, Kentucky (7-5), LSU, Mississippi State (6-6), Tennessee (7-5), Texas A&M (7-5)

Vacances : Arkansas (2-10), Missouri (6-6)(*), Ole Miss (4-8), South Carolina (4-8), Vanderbilt (3-9)

(*) Mizzou est inéligible à la post-saison suite à une fraude académique.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Baylor a atomisé Kansas (61-6) et signé une onzième victoire pour la troisième fois seulement dans l’histoire du programme (2013, 2014, 2019).

Clemson a étrillé South Carolina (38-3) pour sa septième victoire de rang de plus de 30 points et la sixième de plus de 35 points (une première depuis 1936) depuis sa frayeur à North Carolina (21-20).

Georgia a écrabouillé Georgia Tech (52-7) avec le record du plus grand nombre de points marqués dans la rivalité et le plus gros écart de points lors d’une victoire des Bulldogs. Le record du plus gros écart de points appartient toujours aux Yellow Jackets (48-0 en 1943). WR George Pickens (1 réception, 41 yards, 1 TD), le deuxième meilleur receveur des Bulldogs, sera suspendu pour la première mi-temps de la finale de conférence SEC contre LSU après en être venu aux mains avec un joueur de G-Tech.

Kentucky a corrigé Louisville (45-13) en complétant une seule passe du match (pour 4 yards) mais en produisant 517 yards au sol. Leur moyenne de 12.9 yards par course contre les Cardinals est un nouveau record de la conférence SEC.

LSU a anéanti Texas A&M (50-7) et la défense des Tigers a enfin montré le bout de son nez en limitant les Aggies à moins de 100 yards à la fois au sol (72 yards) et à la passe (97 yards).

North Carolina a gifflé NC State (41-10) et s’est qualifié pour un bowl pour la première saison du retour de Mack Brown à la tête des Tar Heels.

Ohio State a déroulé contre Michigan (56-27) avec notamment quatre touchdowns au sol de RB J.K. Dobbins (31 courses, 211 yards, 4 TD / 2 réceptions, 49 yards). Les Buckeyes ont signé leur huitième succès de rang contre les Wolverines, plus longue série de la rivalité. Jim Harbaugh est 0-5 contre les Buckeyes, accordant près de 45 points par match à tOSU. En comparaison, la défense des Wolverines n’accorde, dans le même temps, qu’une quinzaine de points en moyenne à tous ses autres adversaires.

Utah a cartonné Colorado (45-15) pour s’adjuger la Pac-12 South. Les Utes ont maintenu les Buffaloes à 60 yards à la course, la dixième fois en douze matchs que leurs adversaires ne dépassent pas la marque des 70 yards au sol.

Cuillère de bois

Depuis l’arrivée de David Shaw à la tête de Stanford en 2011, le Cardinal a remporté au moins huit matchs par saison, six de ses huit bowls (dont deux Rose Bowl et un Fiesta Bowl), cinq titres de division et trois titres de conférence Pac-12.

2019 a mis un sérieux coup de rétro-frein dans la machine rouge et blanche : Stanford (4-8, 3-6) a terminé dernier de la Pac-12 North (son pire résultat était troisième jusque-là) et gagné son plus petit total de match depuis 2007 quand Jim Harbaugh a conclu sa première saison à Stanford dans ce qui était encore la Pac-10.

La saison avait pourtant bien débuté avec une victoire sur le vice-champion de la B1G, Northwestern (17-7), mais les Wildcats (3-9, 1-8) ont prouvé être également loin de leur niveau de 2018. Puis la saison a gentiment pris forme avec des punitions reçues à USC (20-45), UCF (27-45) et contre Oregon (6-21). Le Cardinal a alors enchainé le bon et le moins bon : victoires consécutives à Oregon State (31-28) et contre Washington (23-13), défaite contre UCLA (16-34) puis victoire contre Arizona (41-31). La saison moyenne a alors tourné à la catastrophe avec quatre défaites de rang : de peu à Colorado (13-16), largement à Washington State (22-49), à domicile contre le rival Cal (20-24) pour finir avec la fessée de Notre Dame (24-45).

Après dix participations consécutives en post-saison, le Cardinal est cette année en vacances avant le mois de décembre.

Tops

Un flambeau pour… QB Jalen Hurts (13/16, 163 yards, 1 TD / 16 courses, 61 yards, 1 TD / 1 réception, 4 yards, 1 TD) qui a marqué à la passe, au sol et en réception de passe lors de la victoire d’Oklahoma à Oklahoma State (34-16).

Un brasier pour… WR Jaylen Waddle (4 réceptions, 98 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns en quatre réceptions et son touchdown sur retour de kick-off lors de la défaite d’Alabama à Auburn (45-48).

Un feu d’artifice pour… QB Lynn Bowden Jr. (1/2, 4 yards / 22 courses, 284 yards, 4 TD) dont les quatre touchdowns à la course lors de la victoire de Kentucky contre Louisville (45-13) établissent un nouveau record de la SEC du nombre de TD au sol pour un QB sur un match.

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Khalil Tate (22/38, 228 yards, 2 TD, 3 INT / 11 courses, 78 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Arizona à Arizona State (14-24).

Un seau d’eau pour… QB Hendon Hooker (18/30, 311 yards, 1 TD, 2 INT / 21 courses, 44 yards, 1 TD) et ses deux interceptions et son fumble perdu dans la end-zone lors de la défaite de Virginia Tech à Virginia (30-39).

Un naufrage titanesque pour… QB Mac Jones (26/39, 335 yards, 4 TD, 2 INT / 8 courses, 32 yards) et ses deux interceptions retournées pour TD lors de la défaite d’Alabama à Auburn (45-48).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 3V – 1D (Total : 44V – 13D)
2. ACC(*) : 1V – 3D (Total : 35V – 19D)
3. Pac-12 : 0V – 1D (Total : 24V – 12D)
B1G : 0V – 0D (Total : 35V – 8D)
Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

Et le classement final est donc…

B1G                35-8
Big XII            24-6
SEC                 44-13
Pac-12             24-12
ACC                35-1

L’an passé, la SEC (50-6) avait largement dominé les débats devant la Big XII (22-7) et l’ACC (36-17) avec la B1G (27-13) et la Pac-12 (24-12) pour fermer la marche. Cette saison, la B1G s’adjuge la couronne et la sacro-sainte SEC chute en milieu de peloton. La conférence du champion en titre ferme la marche, confirmant sa faiblesse relative.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Oklahoma
#2 LSU – #3 Clemson

Est-il possible que trois équipes P5 terminent la saison invaincue pour la première fois depuis Mathusalem ? Le College Football réserve bien des surprises mais Ohio State, LSU et Clemson sont tous largement favoris de leurs finales de conférences contre Wisconsin (16.5 points), Georgia (9 points) et Virginia (28.5 points).

Admettons que les trois gros poissons gagnent leurs matchs, le quatrième ticket reviendra à Utah (si les Utes remportent la Pac-12 aux dépends d’Oregon) ou au vainqueur de la Big XII entre Oklahoma et Baylor. Ledit vainqueur n’aura qu’une défaite au compteur, ce qui devrait suffire à ne pas aller chercher un rescapé (Georgia ?) dans le lot des équipes à deux revers.

Si Oklahoma-Baylor est serré et que Utah démolit Oregon, les Utes (qui sont devant les deux équipes de la Big XII au classement CFP) devraient tenir la corde. Si les Utes gagnent de peu, le vainqueur de la Big XII pourra arguer d’une victoire contre un Top 10 dans sa finale de conférence (Oregon n’est que 14ème) et passer Utah au finish, d’autant plus si le match est une rouste.

En considérant que Baylor a dépassé Wisconsin au classement CFP, on peut supposer que l’impartial Comité de Sélection aime beaucoup les Bears. Sinon, comment expliquer que Baylor a gagné sept places en deux semaines en battant 7-5 Texas (24-10) et 3-9 Kansas (61-6) tandis que Wisconsin n’en a gagné que cinq en dominant 4-8 Purdue (45-24) et surtout 10-2 Minnesota (38-17) à l’extérieur ?

Maintenant, si Georgia bat LSU, exit les champions de la Big XII et Pac-12 et bienvenue à deux équipes de la SEC (LSU et Georgia) au Playoff.

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. Ohio State (12-0)
2. LSU (12-0)
3. Clemson (12-0)
4. Georgia (11-1)
5. Utah (11-1)
6. Oklahoma (11-1)
7. Baylor (11-1)
8. Wisconsin (10-2)
8. Florida (10-2)
10. Penn State (10-2)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Joe Burrow (QB LSU) dont les 4366 yards à la passe cette saison établissent un nouveau record de la SEC. L’ancien record était détenu par Tim Crouch (QB Kentucky) avec 4275 yards en 1998. Les 44 passes de TD de Joe « Burreaux » égalent le record de Drew Lock (QB Missouri) en 2017.

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

Publicité
Ajouter un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 38 : la folie Mac Jones

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Publié

le

Crédit photo : Getty Images

Trente-huitième édition (2020 – Semaine 7) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Nick Saban est toujours invaincu contre ses anciens assistants (22-0), on va surtout se concentrer sur les conférences Power. Désolé Memphis, mais la victoire contre UCF (50-49), la première depuis 1990 qui met fin à une série de treize défaites consécutives des Tigers contre les Knights, n’intéresse personne…

L’école des fans

Allez, hop, au diable les conventions, cette année tout le monde gagne !

La NCAA a confirmé que, moyennant une qualification à des critères académiques, toutes les équipes seraient éligibles à un bowl de fin de saison, indépendamment de leur bilan sur le terrain.

Il y a 39 bowls prévus cette année et, de ce fait, 78 places pour les 127 équipes de FBS et les organisateurs de ces bowls sont donc autorisés à sélectionner leurs participants sur les critères qu’ils désirent (attractivité, nombre de fans, etc.)

Kansas, Rutgers, Vanderbilt : Joyeux Noël !

La marée pourpre

Choc de Titans entre la meilleure attaque (Alabama, 51.0 points marqués par match) et la meilleure défense (Georgia, 12.3 points accordés par match) du pays, en termes d’efficacité. C’est la quatrième fois seulement depuis 2005 que les deux unités nº1 s’affrontent, les trois autres occurrences étaient en finale du championnat national : USC-Texas (2005), Alabama-Clemson (2018) et LSU-Clemson (2019). La défense a remporté les deux premiers matchs et l’attaque avait prévalu l’an dernier.

Cette année, le suspense a duré une mi-temps et puis Alabama a georgisé Georgia en seconde mi-temps. Les Bulldogs menaient à la pause (24-20) mais n’ont pas mis le moindre point au retour des vestiaires. Au contraire, le Tide a marqué par trois fois par ses trois mousquetaires : RB Najee Harris (31 courses, 152 yards, 1 TD / 1 réception, 10 yards), WR DeVonta Smith (11 réceptions, 167 yards, 2 TD) et WR Jaylen Waddle (6 réceptions, 161 yards, 1 TD).

Le duo de receveurs de Bama est le premier dans l’histoire de l’école à enregistrer plus de 150 yards chacun lors d’un match. Les Dawgs n’ont jamais trouvé la solution contre les tracés chirurgicaux et la vitesse des deux flèches du Crimson Tide.

Il faut dire que l’attaque d’Alabama n’est pas aisée à arrêter : les hommes de Nick Saban ont enchainé dix-sept matchs consécutifs à plus de 35 points, plus longue série de l’histoire de la FBS. Et, en restant local, Alabama a désormais remporté ses vingt-sept dernières confrontations contre les équipes de la SEC East. South Carolina est la dernière équipe de l’Est à avoir battu le Tide, en 2010 (35-21).

RB Najee Harris (#22), Alabama – Crédit photo : University of Alabama

Drôle de début

Les trois premiers drives du match entre Alabama et Georgia :

  • Première passe d’Alabama : interception
  • Troisième passe de Georgia : interception
  • Quatrième passe d’Alabama : touchdown de 40 yards

Nick Saban a mangé du chien

Après la victoire d’Alabama sur Georgia (41-27), Nick Saban n’a toujours perdu qu’une fois contre Georgia en sept rencontres, lors de sa première année à la tête du Tide. Les Dawgs l’avaient alors emporté à Tuscaloosa de trois points (26-23).

Sur les cinq autres victoires, deux l’ont été au SEC Championship Game (32-28 en 2012 et 35-28 en 2018), une lors du National Championship Game (26-23 en janvier 2018) et deux à Athens, moins serrées celles-là (41-30 en 2008 et 38-10 en 2015).

L’info qui ne sert à rien

QB Stetson Bennett (18/40, 269 yards, 2 TD, 3 INT / 6 courses, 12 yards) était dans les tribunes du Bryant-Denny Stadium en 2002, la dernière fois avant l’ère Saban que Georgia s’est imposé à Alabama (27-25). Le quarterback des Dawgs avait quatre ans.

Head Coaches

Alabama pourrait avoir un Head Coach pour ses remplaçants, les remplaçants des remplaçants, les remplaçants des remplaçants des remplaçants, et les remplaçants des remplaçants des remplaçants des remplaçants, si le roster comptait cent cinquante joueurs…

Parmi les assistants/analystes de Nick Saban à Alabama, on compte quelques noms connus du College Football :

  • Major Applewhite – Houston (2016-2018)
  • Butch Jones – Central Michigan (2007-2009), Cincinnati (2010-2012), Tennessee (2013-2017)
  • Mike Stoops – Arizona (2004-20011)
  • Charlie Strong – Louisville (2010-2013), Texas (2014-2016), South Florida (2017-2019)

En outre, le coordinateur offensif Steve Sarkisian a lui aussi été l’homme fort de deux programmes majeurs de Pac-12 (Washington 2009-2013 et USC 2014-2016).

Avec tout ça, pas étonnant qu’Alabama soit quasiment invincible !

RB Deshaun Fenwick, South Carolina – Crédit photo : Jeff Blake-USA TODAY Sports

Papy ne fait plus de résistance

Auburn était 8-0 contre South Carolina depuis que SC avait rejoint la conférence SEC en 1992. La dernière victoire des Gamecocks remontait à 1933 (16-14) à Birmingham. Les deux équipes n’ont ensuite plus joué jusqu’en 1996.

Il n’y a donc pas beaucoup de gens qui se souviennent d’avoir vu (l’autre U)SC s’imposer dans les plaines. Et on peut dire, sans quasiment avoir aucune chance de se tromper, que cette courte liste de témoins ne compte aucun fan français ou québécois.

Heureusement pour nous tous, SC a mis fin à cette série en dominant les Tigers en Alabama (30-22).

Gueule de bois

La rivalité entre les états voisins et producteurs de bourbon n’en est vraiment une que sur le papier puisque la dernière victoire de Kentucky à Tennessee remontait à 1984 (17-12). Et il faut remonter à 1959 pour le dernier succès de UK sur une équipe classée de UT (20-0) et un écart au score final de plus de vingt points.

Depuis 1984, les Volunteers avaient gagné 33 des 35 matchs entre les deux équipes dont 17 succès consécutifs à domicile, plus longue série en FBS avant le match.

Les Wildcats se sont assurés que cette série n’est plus qu’un mauvais souvenir en étouffant UT à Knoxville (34-7). La défense a marqué coup-sur-coup sur deux interceptions de QB Jarrett Guarantano (14/21, 88 yards, 2 INT / 3 courses, -16 yards) et converti un field goal sur le drive suivant des Vols suite à une troisième interception sur QB J.T. Shrout (0/1, 0 yards, 1 INT) qui est immédiatement retourné sur le banc et n’a plus revu le terrain…

C’est Penn State qui détient désormais le record de victoires consécutives à domicile contre un même adversaire avec quinze contre Temple. Juste derrière, avec treize succès d’affilée, suivent Texas (rice), USC (Oregon State), Michigan (Indiana) et Clemson (Duke).

Pour Tennessee, la route du retour au plus haut niveau a pris un petit détour puisque cette défaite contre Kentucky est la plus lourde de l’histoire de l’école contre un adversaire non classé. Sans surprise, le coordinateur défensif des Vols, Jimmy Brumbaugh, n’a pas survécu aux lendemains difficiles…

Qui veut gagner des ballons ?

Fin de troisième quart temps entre Arkansas et Ole Miss (4:35 à jouer) : fumble, interception, interception, interception.

Finalement, les Razorbacks en ont voulu un peu plus et ont dominé les Rebels (33-21). Surtout, les Hogs n’ont perdu que deux ballons contre sept (!) à leurs visiteurs.

Crédit photo : MSU Athletics

D’où l’expression « gagner avec sa défense »

Sur les deux derniers matchs, la défense de Mississippi State a marqué plus de points que son attaque : 9 à 7.

À Kentucky (défaite 2-24), il y a une semaine, les Bulldogs ont enregistré un safety. Contre Texas A&M (défaite 14-28), la défense des Bulldogs a retourné une interception sur QB Kellen Mond (13/23, 139 yards, 2 TD, 1 INT) pour touchdown.

Bon, d’accord, techniquement, le PAT est marqué par l’attaque, donc match nul 8-8. Nul, un peu comme le niveau de MSU…

Jamais deux sans trois, qu’ils disaient…

North Carolina a remporté ses deux dernières rencontres contre Florida State, toutes deux à Tallahassee, sur le score de 37-35.

On ne donnait pas cher de la peau des Seminoles qui restait sur une sévère défaite à Notre Dame (26-42) et une fessée à Miami (10-52), sans compter le revers peu reluisant contre Georgia Tech (13-16).

Pourtant, FSU a surpris son monde en prenant jusqu’à 24 points d’avance à la mi-temps (31-7). Depuis 2004, les Noles n’ont jamais perdu (61-0) avec une avance de 24 points au cours du match. Et la tendance ne s’est pas inversée. Les Tar Heels ont remporté la seconde période 21-0, trois points trop court…

Mais bon, même si Florida State a remporté la rencontre (31-28), il y a encore du chemin avant d’être compétitif en conférence ACC, preuve en est ce zéro pointé en seconde mi-temps.

Fidélité

Mack Brown, l’actuel entraineur-chef de North Carolina, a joué pour les Seminoles en 1972 au poste de running back (31 courses, 98 yards / 10 réceptions, 76 yards) avant d’intégrer le coaching staff en 1973 suite à une série d’opérations au genou.

Après avoir gagné ses galons d’entraineur ici et là, Mack Brown a décroché son premier poste de Head Coach à Tulane (1985-1987) puis à North Carolina (1988-1997) avant de rejoindre Texas (1998-2013) puis de revenir à Chapel Hill depuis 2019.

Il a affronté FSU à trois reprises avec le Green Wave pour autant de défaites (12-38, 21-54 et 14-73) et par six fois avec UNC sans meilleur résultat (13-36, 7-33, 18-31, 12-28, 0-13 et 3-20).

Avec la défaite des Tar Heels contre les Noles ce weekend (28-31), Mack Brown est donc 0-10 contre son ancienne équipe.

RB Shedro Louis, Liberty – Crédit photo : Asor

Orange pressée

Pour sa troisième saison en FBS, Liberty (Indépendants) était favori à Syracuse de 2.5 points.

Lors de ses deux premières saisons, les Flames ont terminé 6-6 (2018) et 8-5 (2019) et ils avaient remporté leurs quatre premiers matchs cette saison (à Western Kentucky 30-24, Florida International 36-34, North Alabama 24-7 et Louisiana Monroe 40-7). De son coté, Syracuse a débuté la saison par deux défaites à North Carolina (6-31) et Pittsburgh (10-21) avant de dominer Georgia Tech (37-20) puis de s’incliner contre Duke (24-38).

Les Flames ont pressé l’Orange pour 520 yards offensifs dont 338 yards au sol et se sont imposés haut la main (38-21). L’an passé, Cuse avait remporté le match 24-0 en faisant reculer Liberty de 4 yards au sol. C’est la première victoire des hommes de Hugh Freeze contre une équipe de la conférence ACC.

A sa décharge, Syracuse était privé de QB Tommy DeVito, RB Sean Tucker et RB Jawhar Jordan, LB Geoff Cantin-Arku, DB Ja’Had Carter and S Andre Cisco, soit une bonne partie de ses principaux contributeurs en attaque et en défense.

Il faut tourner sept fois la langue dans la bouche…

Petit moment de solitude pour le commentateur de la chaine ABC qui retransmettait le match entre Clemson et Georgia Tech (73-7).

Alors qu’il louait les louanges de QB Trevor Lawrence (24/32, 404 yards, 5 TD, 1 INT), dont les 404 yards et 5 TD constituent de nouveaux records personnels, le quarterback des Tigers a lancé sa première interception en 367 passes tentées. La dernière interception du futur nº1 de la Draft 2021 datait quasiment d’un an jour pour jour à Louisville (45-10).

Tour d’horizon de la Big 12

Il n’y avait qu’un match en Big 12, le déplacement de Kansas à West Virginia.

Les Miles, testé positif le 8 octobre, n’était pas du voyage à Morgantown. Les Jayhawks pourront toujours utiliser l’excuse pour justifier la claque infligée par les Mountaineers (17-38).

RB Leddie Brown, West Virginia – Crédit photo : Getty Images

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yards 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yards 2 TD, 1 INT
9 courses, 20 yards 1 TD
0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yards 3 TD, 1 INT
14 courses, 51 yards 1 TD
00
S70BaylorReporté0
S8TCU  Iowa State  
S9Texas Tech  Texas  
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total00

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Baylor – Oklahoma State : les Bears ont vingt-huit joueurs et quatorze membres du staff touchés par le virus et Baylor a donc dû annuler son match contre les Cowboys.

Florida – LSU : on ne verra pas quatre-vingt-dix mille fans dans les tribunes du Ben Hill Griffin Stadium. Une vingtaine de cas positifs ont forcé les Gators à reporter la rencontre dont le Head Coach Dan Mullen lui-même…

Missouri – Vanderbilt : les Commodores ne se sont pas déplacés à Columbia pour faute de joueurs suffisants. Vandy n’avait joué contre South Carolina (7-41) qu’avec 56 joueurs boursiers (sur 85 autorisés par équipe) et, apparemment, la situation ne s’est pas arrangée.

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : SI

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps :

Clemson a ridiculisé Georgia Tech (73-7) avec la plus large victoire jamais obtenue dans un match de conférence ACC. Le match était tellement déséquilibré que P Will Spiers (2/3, 13 yards) a joué en position de quarterback, complété une passe pour WR Drew Swinney (1 réception, 12 yards), le fils de Dabo, et terminé le match avec plus de yards (13) que les Yellow Jackets en seconde mi-temps (0).

Cuillère de bois

Duke a commis vingt-deux pertes de balles en six matchs cette saison :

  • Deux fumbles à Notre Dame (13-27) contre une interception aux Fighting Irish ;
  • Trois fumbles et deux interceptions contre Boston College (6-26) contre une interception aux Eagles ;
  • Deux fumbles et cinq interceptions à Virginia (20-38) contre un fumble et deux interceptions aux Cavaliers ;
  • Une interception contre Virginia Tech (31-38) contre deux fumbles et une interception aux Hokies ;
  • Trois fumbles et une interception à Syracuse (38-24) ;
  • Trois interceptions à NC State (20-31) contre deux fumbles et une interception au Wolfpack.

Bilan : 22 ballons perdus pour les Blue Devils contre 11 balles perdues par leurs adversaires.

De façon amusante (ou tragique ?), Duke a perdu à Virginia Tech bien qu’ayant gagné la bataille des ballons perdus (1-3) et a gagné à Syracuse malgré quatre balles perdues.

L’an passé, les Blue Devils ont terminé la saison avec vingt-huit pertes de balles, bon pour 129ème en FBS.

Tops

Un flambeau pour… LB Payton Wilson (19 placages, 2 INT) pour ses dix-neuf plaquages et deux interceptions lors de la victoire de NC State contre Duke (31-20).

Un brasier pour… DB Hudson Clark (5 plaquages, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la victoire d’Arkansas contre Mississippi (33-21).

Un feu d’artifice pour… LB Grant Morgan (19 plaquages, 1 sack, 1 INT, 1 TD) pour ses dix-neuf plaquages et son interception retournée pour touchdown lors de la victoire d’Arkansas contre Mississippi (33-21).

QB Matt Corral, Ole Miss – Crédit photo : SI

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Bo Nix (24/47, 272 yards, 1 TD, 3 INT / 15 courses, 69 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Auburn à South Carolina (22-30).

Un seau d’eau pour… QB Jarrett Guarantano (14/21, 88 yards, 2 INT / 3 courses, -16 yards) et ses deux interceptions retournées pour touchdown et son fumble perdu lors de la défaite de Tennessee contre Kentucky (34-7).\

Un naufrage titanesque pour… QB Matt Corral (20/38, 200 yards, 2 TD, 6 INT) et six interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Mississippi à Arkansas (21-33).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Georgia
#2 Clemson – #3 Alabama

On prend les mêmes et on recommence. Pourquoi ? Parce que toutes les autres équipes sont pourrissimes !

BoG met une petite pièce sur Penn State et Wisconsin pour intégrer le dermier carré si jamais mais les Nittany Lions seront privés de leur meilleur linebacker (Micah Parsons) et (sans doute) de leur meilleur coureur (Journey Brown) et les Badgers lancent dans le bain un nouveau (mais talentueux) quarterback (Graham Mertz). Oregon pourrait aussi être du voyage mais il va falloir dynamiter la Pac-12. Miami, North Carolina et Notre Dame ont pour l’instant prouvé qu’il y a encore quelques étages d’écart avec Clemson. Reste la Big 12 mais, non, après ce qu’on a vu jusqu’à présent, non, non et non.

Bon, pour les favoris…

#1 – Ohio State entame sa saison à Nebraska ce week-end donc on saura très bientôt si les Buckeyes méritent d’être dans le carré d’as.
#2 – 73-7.
#3 – 42-21 contre la meilleure défense du pays.
#4 – 21-42 mais tout de même la meilleure défense du pays. On aimerait vous y voir à essayer d’arrêter l’attaque d’Alabama !

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à QB Mac Jones (24/32, 417 yards, 4 TD, 1 INT / 3 courses, -20 yards) pour sa performance de maître contre la meilleure défense du pays, celle de Georgia (41-24). Le quarterback d’Alabama a complété vingt-quatre passes de 16, 40 (TD), 8, 12, 17, 13, 12, 3, 4, 38, 2, 15, 17 (TD), 14, 13, 13, 14, 10, 1, 90 (TD), 11, 34, 13 (TD) et 7 yards. Au compteur, cela fait dix-huit passes de plus de 10 yards dont quatre de plus de 30 yards et une moyenne de 12.6 yards par passe. Avant la rencontre, Georgia avait accordé un total de vingt-trois passes de plus de 10 yards, dont deux de plus de 30 yards, en trois matchs.

Avant le début de la saison, Alabama comptait cinq matchs à plus de 400 yards dans les airs (dont trois pour Tua Tagovailoa). Le quarterback actuel du Tide vient d’en enchainer trois d’affilée avec 435 yards contre Texas A&M (52-24), 417 yards à Ole Miss (63-48) et 417 yards contre Georgia (41-24).

Lire la suite

Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 37 : la légende Travis Etienne

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Publié

le

Crédit photo : AP

Trente-septième édition (2020 – Semaine 6) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, d’après Lane Kiffin, Nick Saban est un vieillard, on va surtout se concentrer sur les conférences du Power 5. Désolé Liberty, mais les trois touchdowns marqués sur trois punts de Louisiana Monroe n’intéressent personne…

21 Jump Street

Après la victoire d’Alabama à Ole Miss (63-48), Nick Saban est toujours invaincu contre ses anciens assistants avec vingt-et-un succès en autant de rencontres.

Au cours de ces vingt et une victoires, l’écart moyen au score final est d’un peu plus de 25 points et le Tide a remporté huit de ces matchs par plus de 30 points contre seulement 2 matchs par moins d’une possession d’écart.

Peut-être que Lane Kiffin n’aurait pas dû se moquer de l’âge de son ancien patron…

Le nombre du jour : 41

En onze séries offensives, Alabama a marqué neuf touchdowns contre Mississippi, concédé un punt à 40 yards de l’en-but d’Ole Miss et perdu un fumble à un yard de la end-zone. Au total, les Rebels n’ont empêché que 41 yards de production offensive sur les 764 yards possibles pour le Tide.

De son côté, Ole Miss a glané 647 yards (plus que quiconque contre une défense de Nick Saban) et marqué 48 points (plus que n’importe quelle équipe non-classée depuis au moins 1936).

Les deux équipes ont combiné pour le plus grand nombre de yards (1370) et le plus grand nombre de points dans le temps réglementaire (111) dans l’histoire de la SEC. Au final, Alabama l’a tout de même emporté de quinze points (63-48) et Nick Saban s’est demandé si Lane Kiffin n’aurait pas eu vent des signaux défensifs du Tide tant les Rebels ont eu réponse à tout ce que la défense de Bama leur avait préparé…

Le match a aussi vu RB Najee Harris (23 courses, 206 yards, 5 TD / 3 réceptions, 42 yards) marquer cinq touchdowns au sol, record de l’école égalé, et perdre son premier fumble en 467 courses.

Dans ton c.. lulu !

Spike : action du quarterback qui balance (généralement violemment) le ballon à terre juste devant lui pour être crédité (ou plutôt débité dans ce cas) d’une passe incomplète qui stoppe l’horloge.

Jusque-là ça va. Là où ça se complique c’est quand le QB fumble le snap, récupère le ballon, se tourne sur le côté et spike derrière lui.

Compliqué ? En fait, pas vraiment. Que dit le règlement ?

  1. Si le ballon est spiké après un fumble, l’action doit être sanctionnée par un « intentional grounding », tout pareil que quand le QB balance le ballon depuis sa poche dans une direction sans receveur pour éviter un sack.
  2. Toute passe en arrière (spike y compris) est considérée comme une passe latérale qui résulte en un ballon jouable pour la défense s’il tombe au sol. La défense peut alors recouvrir la balle ou la ramasser et courir avec.

Bon, une fois ces règles établies, mise en situation pratique :

  1. Auburn est mené 27-28 par Arkansas avec vingt secondes à jouer.
  2. Les Tigers sont sur les 19 yards des Razorbacks avec une 3ème tentative et 1 yard à glaner.
  3. War Eagle veut arrêter l’horloge pour mettre son équipe de field goal en position.
  4. QB Bo Nix (17/28, 187, 1 TD / 10 courses, 30 réceptions, 1 TD) veut spiker le ballon mais il fumble le snap, récupère la balle et la spike derrière lui.
  5. La défense des Hogs recouvre le ballon.
  6. Fin du match, Arkansas l’emporte 28-27.
  7. Fin de l’histoire.
  8. Enfin presque… les arbitres ont sifflé juste après le spike et avant que le fumble sur spike soit recouvert.
  9. Les arbitres jugent (correctement au moins) un débarrassage de ballon intentionnel qui résulte en une perte de down place la nouvelle ligne de mêlée à l’endroit de la faute.
  10. Auburn se retrouve donc en 4ème tentative et 4 yards et botte son field goal entre les poteaux.
  11. Fin du match, Auburn l’emporte 30-28.
  12. Fin de l’histoire.
  13. Ça n’a rien de cochon, mais les Hogs l’ont bien profonde dans le derrière…

Les arbitres de la SEC ont expliqué par la suite qu’ils avaient sifflé immédiatement parce que le spike est une action tellement répandue que, bon, ben voilà quoi, c’est comme ça qu’on fait normalement… Ah, et puis aussi qu’Arkansas n’avait pas recouvert le ballon suffisamment rapidement, ce qui sonne un peu comme un foutage de tronche absolu vu qu’il faut quand même une petite seconde ou deux pour passer de l’autre côté de la ligne de mêlée…

Quand Uga fume Smokey

Tennessee est arrivée à Athens avec la plus longue série d’invincibilité de FBS mais les huit victoires des Volunteers ont été acquises contre une opposition relativement moyenne : South Carolina (2 fois), UAB, Kentucky, Missouri (2 fois), Vanderbilt et Indiana.

Les Vols restaient aussi sur une série de trente-trois défaites consécutives contre des équipes du Top 10 et huit revers lors de leurs dix derniers matchs contre Georgia. Les trois dernières confrontations n’ont pas été particulièrement disputées : 41-0, 38-12 et 43-14, soit un total de 122 à 26 et trois succès des Dawgs par une moyenne de 32 points.

Pendant une mi-temps, on a cru que l’histoire allait s’écrier différemment cette fois. Les Vols ont d’abord marqué un touchdown défensif sur un mauvais snap de Georgia puis QB Jarrett Guarantano (23/36, 215 yards, 2 TD, 1 INT / 10 courses, -40 yards) a trouvé WR Josh Palmer (4 réceptions, 71 yards, 2 TD) par deux fois pour mettre Tennessee en tête à la pause (21-17).

Et puis les Dawgs ont décidé de jouer un peu et ont collé un 27-0 à UT en seconde mi-temps pour s’imposer avec une confortable avance (44-27).

Vingt-sept, c’est aussi le nombre de courses qu’il a fallu aux Volunteers pour finir la rencontre avec négatif 1 yard au sol…

En trois matchs, les Bulldogs n’ont pour l’instant accordé que six points à leurs adversaires en seconde mi-temps.

QB Kellen Mond, Texas A&M – Crédit photo : Scott Wachter-USA TODAY Sports

Moteur bloqué en troisième

Florida n’avait plus joué à College Station depuis 2012 pour le tout premier match de Texas A&M en SEC. A l’époque les Gators s’étaient imposés contre les Aggies de Johnny « Football » Manziel (20-17) mais TAMU a pris sa revanche en 2017 en l’emportant à Gainesville (19-17).

On pouvait donc s’attendre à un match serré entre les deux équipes, à moins de se souvenir que Jimbo Fisher a perdu douze rencontres consécutives contre des équipes du Top 5, dont sept avec les Aggies, par un écart moyen de dix-huit points…

Cette fois, QB Kellen Mond (25/35, 338 yards, 2 TD) et RB Isaiah Spiller (27 courses, 174 yards, 2 TD / 1 réception, 18 yards) se sont assurés que les statistiques n’allaient pas une nouvelle fois avoir raison et un field goal à expiration de l’horloge a donné la victoire à A&M (41-38) pour sa première victoire à domicile contre un Top 5 depuis 2002 (#1 Oklahoma, 30-26). Le quarterback de A&M a profité du match pour devenir le meilleur passeur de l’histoire de son école.

Comment Florida a-t-elle laissé échapper cette victoire à Kyle Field ? Avec un fumble perdu qui a mené au drive victorieux des Aggies et en regardant TAMU compléter 12/15 en troisième tentative.

L’info qui ne sert à rien (Partie 1)

Kyle Trask (QB, Florida) est prénommé après Kyle Field, le stade de Texas A&M où la moitié de sa famille a fait ses études. 

L’info qui ne sert à rien (Partie 2)

La construction de Kyle Field en 1904 a couté 650 dollars.

C’est grosso-modo deux à trois fois le salaire annuel moyen de l’époque.

Par comparaison, le stade flambant neuf des LA Chargers et LA Rams a une facture de plus de cinq milliards de dollars.

Delta Force

Le match entre LSU et Mizzou, initialement prévu à Baton Rouge, a été déplacé à Columbia en raison de l’ouragan Delta qui a atteint les côtes de Louisiane.

BoG est à peu près certain que ce changement de dernière minute n’a absolument rien à voir avec la piteuse performance de la défense du champion national à Missouri.

LSU a accordé 586 yards aux autres Tigers et s’est fait manger plus qu’à foison sur longues passes (trois touchdowns de plus de 20 yards pour Mizzou).

Les visiteurs locaux ont assuré la victoire (45-41) en stoppant Louisiana State sur leur ligne des 1 yard à quatre reprises et a remporté la partie malgré trois fumbles perdus.

Côté positif pour LSU, les Tigers ont maqué 41 points malgré un joli 0/10 en troisième tentative.

C’est le pire début de saison de LSU depuis 1994 et les 96 points encaissés en trois matchs sont le plus gros total de l’histoire de l’école sur les trois premiers matchs d’une saison.

Crédit photo : Gus Stark/Collegiate Images/Getty Images

Merci COVID-19 (Partie 1)

Les matchs LSU – Missouri (41-45) et Texas A&M – Florida (41-38) ont été ajoutés au calendrier lorsque la SEC a décidé de ne jouer que des matchs de conférences.

Il n’y a pas si longtemps (moins d’une semaine), les fans des champions en titre et des Gators se disaient encore « ça aurait pu être pire ».

Merci COVID-19 (Partie 2)

Pour Dan Mullen, l’entraineur de Florida, les fans venus à Kyle Field pour encourager Texas A&M ont fait la différence.

Quelle chance pour les Gators que le stade n’ait été qu’au quart rempli, on se demande quelle fessée UF aurait prise si quatre-vingt mille étudiants avaient été autorisé au match…

Du coup, l’homme fort de Florida a exprimé le souhait de voir quatre-vingt-dix mille spectateurs à Ben Hill Griffin Stadium pour la venue de LSU.

En tant de covid, avoir des dizaines de milliers d’étudiants sans masque s’époumoner dans les tribunes d’un stade semble une excellente idée… Mais, pas de problème, d’après son entraineur en chef, l’université de Florida est un « modèle de sûreté » et il est « très fier de comment [ils] ont tout géré et ont été prudents ».

Trois jours plus tard, toutes les activités footballistiques sont suspendues à Florida où dix-neuf cas positifs ont été détectés et le match contre LSU a été reporté…

Défense en option

En SEC, la défense est devenue optionnelle. Dix des quatorze équipes de la conférence ont accordé plus de 400 yards à leurs adversaires.

Les mauvais élèves :

ÉquipeYards
Ole Miss723
Alabama647
LSU586
Florida543
Vanderbilt485
Missouri479
Arkansas446
Auburn437
Tennessee431
Texas A&M402

Les bons élèves :

ÉquipeYards
Mississippi State157
Georgia214
South Carolina249
Kentucky295

L’info qui sert absolument à quelque chose, aka « Merci COVID-19 (Partie 3) »

Nick Saban a été testé positif.

À trois jours du choc titanesque entre Alabama et Georgia, comment cela affectera-t-il le Tide ?

L’info qui sert peut-être ou peut-être pas, aka « Merci COVID-19 (Partie 4) »

Les Miles a également été testé positif en milieu de semaine dernière.

Kansas était au repos et de toute façon, on n’a pas l’impression que la présence d’un entraineur ne change quoique ce soit à la performance des Jayhawks sur un terrain de football…

QB Spencer Rattler (#15) – Crédit photo : AP

Rivière rouge

La 116ème édition de Texas-Oklahoma (ou Oklahoma-Texas pour ne pas faire de jaloux) a accouché de quelques records : second match à aller en prolongation (1996 OU-UT : 30-27 OT) et plus gros score combiné (98 points) de la série.

Comme lors du premier match terminé en prolongation, Oklahoma l’a emporté (53-45). Les Sooners ont mené tout le match, avec jusqu’à quatorze points d’écart en fin de troisième quart temps (31-17). OU ne s’est pas facilité la tâche en perdant trois ballons sur trois drives consécutifs en première mi-temps mais Texas n’a pas totalement profité de l’aubaine en ne récoltant que sept points.

QB Sam Ehlinger (30/52, 287 yards, 2 TD, 2 INT / 23 courses, 112 yards, 4 TD) a néanmoins réussi à ramener les Longhorns à hauteur avec moins de quatre minutes à jouer pour envoyer les deux équipes en prolongation (31-31).

Les deux rivaux se sont neutralisés pendant trois prolongations jusqu’à ce que WR Drake Stoops (2 réceptions, 20 yards, 1 TD) rende son Papa fier de lui en marquant le touchdown décisif. Le match s’est terminé par une pénalité offensive qui a repoussé Texas loin de la ligne d’en-but et indirectement mené à une interception finale de Sam Ehlinger.

Pour la quatrième fois, Oklahoma a battu Texas une semaine après avoir perdu leur match précédent.

Motivés, motivés… ?

Tim Tebow (après la défaite de Florida contre Mississippi, 30-31, le 27/09/2008) : « Je veux juste dire une chose aux fans et à toute la Gator Nation. Je suis désolé. Extrêmement désolé. (…) Vous ne verrez jamais une équipe jouer aussi durement que nous allons jouer le reste de la saison. Dieu vous bénisse. »

Sam Ehlinger (après la défaite de Texas contre Oklahoma, 45-53 4OT, le 10/09/2020) : [longue pause] « Je n’ai rien à dire. »

En 2008, les Florida Gators ont rebondi après leur défaite contre Ole Miss en torpillant tous leurs adversaires sur la route d’un titre national.

En 2020, les Texas Longhorns ne seront pas champions nationaux.

Du goudron et des plumes

Virginia Tech restait sur cinq défaites contre des équipes du Top 10 mais avait remporté ses quatre dernières confrontations contre North Carolina.

La première série s’est prolongée d’une unité et la seconde a pris fin lorsque V-Tech se sont inclinés à Chapel Hill contre les Tar Heels (45-56).

Les 101 points du match sont un record de conférence ACC entre deux équipes classées.

On ne peut pas trop en vouloir à VT, à qui il manquait encore une quinzaine de joueurs dont deux titulaires du secondaire. Sauf que ce sont généralement les linebackers qui stoppent la course et UNC a galopé pour 399 yards au travers de la défense des Hokies avec ses talons goudronnés…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Clemson Athletics

Comme un ouragan

La finale de conférence ACC de 2017 est la dernière fois que Clemson a affronté une équipe du Top 10 en saison régulière.

Cette année-là, #7 Miami et ses neuf victoires contre un #1 du Top 25 de l’Associated Press (record partagé avec Alabama) n’avait pas mis #1 Clemson en danger à Charlotte (3-38).

Ce weekend, #1 Clemson jouait à nouveau #7 Miami et… 42-17

Dabo Swinney était 15-7 contre les équipes du Top 10 avant la rencontre et, malgré trois field goals bloqués dont un retourné pour touchdown avant la mi-temps, les Hurricanes ne lui ont pas vraiment donné de sueurs froides.

Clemson a contenu QB D’Eriq King (12/28, 121 yards, 2 INT / 14 courses, 84 yards, 1 TD) dans sa poche et forcé le quarterback des Canes à les battre dans les airs.

De l’autre côté, QB Trevor Lawrence (29/41, 292 yards, 3 TD / 8 courses, 34 yards, 1 TD) a fait son match et continue à être une menace au sol, comme s’il ne suffisait pas d’avoir RB Travis Etienne (17 courses, 149 yards, 2 TD / 8 réceptions, 73 yards) dans le backfield.

Miami n’a donc pas réalisé l’exploit de battre un nº1. La dernière telle occurrence date de 2000 contre Florida State (27-24, Wide Right 3) et il faut remonter à 1991 pour une victoire chez #1 Florida State (17-16, Wide Right 1).

Pour être le meilleur, il faut battre les meilleurs

Quelles sont les équipes qui ont le plus grand nombre de victoires contre les numéros 1 du classement de l’Associated Press ?

Équipe#Année de la dernière victoire
Alabama92018
Miami92000
Notre Dame81993
Oklahoma72007
USC71984
Purdue71976

Pour être le meilleur, il faut beaucoup gagner

Quelles sont les équipes qui ont les plus séries de victoires en saison régulière ?

Équipe#Années
Oklahoma451953-1957
Miami392000-2003
Nebraska371992-1996
Miami361985-1988
Clemson362017-aujourd’hui
Boise State352008-2010

Tu seras bienvenue chez toi

Neuf entraîneurs en chef de P5 sont en poste à l’université où ils ont évolué en tant que joueur :

GeorgiaKirby Smart
IndianaTom Allen
MichiganJim Harbaugh
NebraskaScott Frost
NorthwesternPat Fitzgerald
Oklahoma StateMike Gundy
Oregon StateJonathan Smith
StanfordDavid Shaw
WisconsinPaul Chryst

Cinq sur neuf sont en conférence Big Ten et il n’y en a aucun en conférence ACC. Parmi eux, un seul a remporté un championnat national en tant que joueur ou entraineur : lequel ?

Tic, tac, tic, tac…

Réponse : Scott Frost, quarterback des Huskers, en 1997.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yards 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yards 2 TD, 1 INT 9 courses, 20 yards 1 TD0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yards 3 TD, 1 INT 14 courses, 51 yards 1 TD00
S7 Baylor  
S8TCU  Iowa State  
S9Texas Tech  Texas  
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total00

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.

(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Missouri – Vanderbilt : les Commodores ne se sont pas déplacés à Columbia pour faute de joueurs suffisants. Vandy n’avait joué contre South Carolina (7-41) qu’avec 56 joueurs boursiers (sur 85 autorisés par équipe) et, apparemment, la situation ne s’est pas arrangée.

QB Collin Hill, South Carolina – Crédit photo : Hunter Long

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

South Carolina a vandalisé Vanderbilt (41-7) dont l’herbe du stade ne repoussera pas après les 289 yards et 5 TD au sol des Gamecocks.

Cuillère de bois

Mississippi State a créé la première sensation de l’année en s’imposant à LSU en Semaine 4 (44-34).

Depuis, on a appris que la défense de Louisiana State est une passoire et que, pour arrêter l’Air Raid de Mike Leach, il suffit de défendre à huit yards de la ligne de mêlée.

Après ce (de moins en moins) retentissant exploit, MSU s’est incliné contre Arkansas (14-21) et à Kentucky (2-24).

Dans ce match contre les Wildcats, QB K.J. Costello (36/55, 232 yards, 4 INT) a lancé quatre interceptions dont deux coup-sur-coup en fin de première mi-temps : la première a placé UK à 2 yards de l’en-but des Bulldogs, et Kentucky a converti pour sept points, et la seconde a été chipée par la défense adverse dans sa end-zone. Sa dernière interception a été retournée pour touchdown, ce qui est arrivé à chacun des trois matchs de MSU cette saison.

Pour faire bonne figure, le quarterback remplaçant, QB Will Rogers (9/15, 43 yards, 2 INT) a aussi lancé deux interceptions.

Avec six interceptions en sa faveur, Kentucky n’a eu besoin que de 157 yards offensifs pour dominer Mississippi State.

La mise au point de Mike Leach a été sans appel : « Nous allons faire le point et déterminer qui veut vraiment jouer ici parce que les insatisfaits, il va falloir en éliminer quelques-uns ». Classique…

Tops

Un flambeau pour… WR Terrace Marshall Jr (11 réceptions, 235 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la défaite de LSU à Missouri (41-45).

Un brasier pour… DL Patrick Jones II (4 placages, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la défaite de Pittsburgh à Boston College (30-31).

Un feu d’artifice pour… RB Najee Harris (23 courses, 206 yards, 5 TD / 3 réceptions, 42 yards) et ses cinq touchdowns lors de la victoire d’Alabama à Ole Miss (63-48).

Flops

Un pétard mouillé pour… RB Hassan Hall (8 courses, 37 yards) et ses deux fumbles perdus lors de la défaite de Louisville à Georgia Tech (27-46).

Un seau d’eau pour… QB D’Eriq King (12/28, 121 yards, 2 INT / 14 courses, 84 yards, 1 TD) et ses deux interceptions lors de la défaite de Miami à Clemson (17-42).

Un naufrage titanesque pour… QB K.J. Costello (36/55, 232 yards, 4 INT) et ses quatre interceptions dont une retournée pour touchdown lors de la défaite de Mississippi State à Kentucky (2-24).

WR Kearis Jackson, Georgia – Crédit photo : SI

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Georgia
#2 Clemson – #3 Alabama

Il y a du changement dans le dernier carré, mais rien de bien surprenant non plus. Florida s’est laissée rattraper par ses problèmes défensifs à Texas A&M (38-41) et cède sa place à Georgia qui a trouvé, lentement mais sûrement, son rythme de croisière contre Tennessee (44-21).

Devant les Dawgs, Alabama a montré de nombreuses failles contre Ole Miss (63-45) mais tant que l’attaque ronronne…

Tant que QB Trevor Lawrence et RB Travis Etienne seront au niveau qu’ils ont montré contre Miami (42-17), Clemson n’aura que peu de souci à se faire en conférence ACC.

Ohio State est toujours l’inconnue à ce stade. Sur le papier, les Buckeyes ont du potentiel et ils sont, historiquement et statistiquement, les moins prônes des grosses écuries de FBS à totalement rater une saison.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Travis Etienne (RB, Clemson) qui a marqué au moins un touchdown lors de 39 de ses 47 matchs universitaires, nouveau record FBS. L’ancien record appartenait à Tim Tebow (QB, Florida) et Kenneth Dixon (RB, Louisiana Tech) qui ont tous deux marqué lors de 38 de leurs matchs de CFB. 

Lire la suite

Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 36 : soirée historique à Ames

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Publié

le

Crédit photo : Charlie Neibergall

Trente-sixième édition (2020 – Semaine 5) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que la Playoff n’aura que quatre équipes cette année, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Tulsa, mais la victoire à UCF (34-26) n’intéresse personne…

21 Jump Street

En novembre 2016, UCF a perdu à domicile contre Tulsa (20-35) et terminé la saison 6-7. Les Knights ont ensuite enchaîné vingt-et-une victoire à domicile, deuxième plus longue série en FBS derrière Clemson (24).

Central Florida repart désormais de zéro après avoir perdu contre ce même Golden Hurricane à Orlando (26-34).

Pac, pac, pac, pac à l’attaque !

La conférence Pac-12 a annoncé le calendrier de sa saison qui débutera le 7 novembre et culminera le 18 décembre par la finale de conférence.

20 sur 20

Après la victoire d’Alabama contre Texas A&M (52-24), Nick Saban est toujours invaincu contre ses anciens assistants avec vingt succès en autant de rencontres.

2 sur 2

Lors de sa défaite à Georgia (6-27), Auburn a concédé son deuxième « targeting » en deux matchs. La semaine passée, c’est LB Derick Hall qui s’était vu éjecté du match contre Kentucky (29-13). Cette semaine, c’est le tour de DB Smoke Monday (3 placages).

QB K.J. Costello a lancé sa seconde interception retournée pour touchdown de la saison lors de la défaite de Mississippi State contre Arkansas (14-21). Celle à LSU lors du premier match des Bulldogs (44-34) n’avait pas porté préjudice mais celle contre les Razorbacks a eu des conséquences plus fâcheuses.

Le rasoir de Pittman

Sam Pittman, le nouvel entraineur en chef d’Arkansas, a bien compris le concept du Rasoir d’Ockham : les hypothèses les plus simples sont préférables.

Ou, autrement dit, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

Ou, encore autrement dit, pourquoi se casser les burnes à faire de la défense individuelle et balancer des blitz compliqués quand il suffit d’envoyer trois hommes de ligne au rush et attendre avec huit bonhommes à dix yards de la ligne de mêlée ?

Mississippi State a terminé avec 313 yards dans les airs, soit deux fois moins que contre LSU, et un pédestre 5.2 yards par passe. Les Razorbacks ont donné aux Bulldogs tout ce qu’ils voulaient en jeu court mais ça n’a pas tellement fait avancer le schmilblick pour Mike Leach et MSU qui s’est incliné contre Arkansas (14-21) une semaine après le coup de tonnerre de Baton Rouge.

Cela n’a pas aidé que RB Kylin Hill (1 course, 7 yards) se blesse au premier quart temps mais on attendait tout de même mieux des Bulldogs. Évidemment, on savait que MSU ne serait pas invaincu en SEC mais on ne pensait pas que leur première défaite viendrait aussi tôt et à la maison contre Arkansas.

Les Hogs ont stoppé les Bulldogs à 1 yard de leur ligne sur deux drives consécutifs pour préserver leur victoire qui met fin à une série de vingt défaites d’affilée en SEC.

Fin de série

TE Kyle Pitts (4 réceptions, 57 yards, 2 TD) a marqué un touchdown lors des six premiers quart temps de Florida mais la série s’est arrêtée lors de la seconde mi-temps contre South Carolina.

Cela n’a pas empêché les Gators de dominer les Gamecocks (38-24) ni QB Kyle Trask (21/29, 268 yards, 4 TD, 1 INT / 6 courses, 22 yards) de devenir le premier quarterback à marquer dix touchdowns sur deux matchs consécutifs de SEC depuis Tim Couch et ses douze réalisations avec Kentucky en 1998 avant de devenir le premier choix de la Draft NFL par les Cleveland Browns.

Kyle Trask, qui était le backup de D’Eriq King (QB, Miami) au lycée, a offert à Florida son 400ème match consécutif avec des points au tableau d’affichage, la plus longue série en cours en NCAA. La dernière fanny des Gators remonte à 1988 contre Auburn (0-16).

QB Stetson Bennett IV (#13) – Crédit photo : USA TODAY Sports

Plus vieille rivalité du Sud

Auburn avait remporté quatre des cinq éditions lorsque les deux équipes étaient classées dans le Top 10 mais Georgia avait remporté six des sept derniers matchs.

Le suspense était donc au rendez-vous de cette 125ème édition de la plus vieille rivalité du Sud mais…, en fait, non…

Les Tigers n’ont pas existé contre les Bulldogs (6-27) ne glanant que 39 yards au sol en 22 courses pour un misérable 1.8 yard par porté.

Après s’être cherchée en Semaine 4, les Dawgs ont paru plus affûtés en attaque avec QB Stetson Bennett (17/28, 240 yards, 1 TD) aux commandes tandis que QB Bo Nix (21/40, 177 yards, 1 INT) a souffert face à la rugueuse défense de Georgia.

Hall in

Oklahoma n’avait plus perdu deux matchs consécutivement depuis 1999 et des défaites à Notre Dame (30-34) et contre Texas (28-38). Ces deux revers-là ont définitivement plus de gueule que les deux défaites contre Kansas State (35-38) et à Iowa State (30-37).

On aurait dû se douter dès leur premier drive que ça sentait le sapin pour les Sooners qui ont opté pour un field goal en quatrième tentative sur la ligne des 1 yard de ISU.

Pourtant, OU avait un jeu parfait sur lequel les Sooners ont marqué deux fois à 4 et 3 yards de l’en-but des Cyclones : une play action de QB Spencer Rattler (25/36, 300 yards, 2 TD, 1 INT / 9 courses, 20 yards, 1 TD) et petite passe dans le flat pour RB Jeremiah Hall (1 course, 0 yard / 5 réceptions, 37 yards, 2 TD).

Une copie conforme qui n’a pas immédiatement imprimé du côté des Cyclones mais c’est un autre « Hall », RB Breece Hall (28 courses, 139 yards, 2 TD) qui a eu le dernier mot avec le touchdown de la gagne pour Iowa State.

Avant la saison, Oklahoma a perdu RB Kennedy Brooks (1011 yards et 6 TD en 2019), qui a renoncé à la saison, et RB Trey Sermon (385 yards et 4 TD en 2019), parti à Ohio State. Puis c’est RB Rhamondre Stevenson (515 yards et 6 TD en 2019) qui a été suspendu par Lincoln Riley, privant les Sooners de leurs trois meilleurs coureurs de l’an passé. OU a donc du mal à gagner des yards au sol ce qui la rend unidimensionnel.

Inversement, ISU a glané 7.4 yards par jeu (4.4 yards par course et 11.3 (!) yards par passe) contre Oklahoma. Avec ce succès contre Oklahoma, les Cyclones sont 7-7 contre des équipes classées depuis l’arrivée à Ames de Matt Campbell en 2016.

Huit quatre ça suffit

Le Commissaire de la Pac-12, Larry Scott, a officiellement suggéré d’étendre le College Football Playoff de quatre à huit équipes cette saison mais le Comité de management, par la voix de son directeur exécutif Bill Hancock, a rejeté l’idée.

Est-il surprenant que la conférence qui a le moins de participations au Playoff (et qui pourrait encore bien le suivre à la télé si ses équipes ne parviennent pas à jouer un semblant de calendrier cet automne) soit à l’origine de cette demande ?

Bill Hancock – Crédit photo : CFP Media

L’info qui ne sert à rien

Bill Hancock, le directeur exécutif du Comité de management du College Football Playoff, est francophile.

Participation au Playoff

Piqûre de rappel du nombre de participations au Playoff par conférence (nombre de participations, bilan victoires-défaites, nombre de titres), juste parce que…

SEC 7, 9-4, 3 (Alabama 5, Georgia 1, LSU 1)
ACC 6, 6-4, 2 (Clemson 5, Florida State 1)
Big Ten 4, 2-3, 1 (Ohio State 3, Michigan State 1)
Big Ten 4, 0-4, 0 (Oklahoma 4)
Pac-12 2, 1-2, 0 (Oregon 1, Washington 1)
Indépendants 1, 0-1, 0 (Notre Dame 1)          

Pas participation au Playoff

Penn State est la seule équipe à avoir terminé dans le Top 20 ces quatre dernières années mais à ne pas avoir participé au Playoff. Pendant ces quatre saisons, James Franklin possède le troisième meilleur pourcentage de victoires en P5 (pour les Head Coaches en poste durant les quatre ans) :

Dabo Swinney            56-4 (93.3%)
Nick Saban                 52-5 (91.2%)
James Franklin            42-11 (79.2%)
Kirby Smart                44-12 (78.6%)

Zéro pas pointé

Rashod Bateman est de retour à Minnesota après avoir initialement déclaré forfait pour la saison en raison du covid qu’il a contracté fin juillet et passé deux semaines à combattre.

Avec la récente décision de la conférence Big Ten de jouer à l’automne, le receveur star des Gophers a mis un terme à la préparation de la Draft NFL pour rejoindre Minneapolis.

En passant, il abandonné son numéro 13 pour porter le numéro 0, autorisé cette année par la NCAA, qui représente pour lui « zéro tolérance pour le racisme ».

Ailleurs en Big Ten, le numéro 0 sera donné à Penn State à un joueur des équipes spéciales qui remplira le mieux les critères de « meneur d’hommes solide, discipliné et fiable qui inspire ses coéquipiers par sa responsabilité et sa production ». L’heureux récipiendaire pourra lui-même choisir son successeur au moment de l’obtention de son diplôme.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

 Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yards 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yards 2 TD, 1 INT0Kansas (b)Blessé0
S6Texas    
S7  Baylor  
S8TCU  Iowa State  
S9Texas Tech  Texas  
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total  0  0

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Carton rouge

Les arbitres de Big 12 ont vu rouge…
Texas – TCU : 26 pénalités
West Virginia – Baylor : 24 pénalités
Iowa State – Oklahoma : 18 pénalités

Les bons élèves sont Oklahoma State et Kansas avec huit pénalités au total.

Faites ce que je dis mais ne dîtes pas ce que je fais…

Toutes les universités du pays sont sur le pied de guerre pour éviter que leurs campus ne se transforment en camps retranchés de la Croix-Rouge, ce qui n’est pas une mince affaire quand on a affaire à un sous-groupe de la population qui est censé y passer les meilleures années de sa vie et n’a certainement pas l’intention de renoncer à faire la fête autant que possible.

Pour certaines universités, l’enjeu est encore plus important puisqu’il implique les dizaines de millions de dollars qui découlent des droits TV et autres revenus liés à leurs programmes de football.

Cela est par exemple le cas à Notre Dame dont le campus a vu une sérieuse augmentation du nombre de cas positifs une semaine après la reprise des course mi-août et dont le match à Wake Forest en Semaine 4 a été annulé suite à dix-huit tests positifs parmi les joueurs.

Avant cela, le président de l’université, Révérend John Jenkins, avait ordonné deux semaines de classes virtuelles pour tenter d’enrayer la pandémie locale.

Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que le bon président a eu la bonne idée de participer à la cérémonie d’investiture de la nouvelle juge de la Cour Suprême sans porter de masque et a profité de l’occasion pour serrer des paluches à la pelle. Moins d’une semaine plus tard, son test covid est revenu positif. Officiellement, John Jenkins aurait contracté le virus par un proche collègue de travail mais les étudiants de ND ont le droit (divin ?) de ne pas être tout à fait contents…

Si les voies du Seigneur sont impénétrables, il y en a au moins une chez ce serviteur de Dieu qui ne l’est pas…

QB Mac Jones (#10), Alabama – Crédit photo : Getty Images

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a corrigé Texas A&M (52-24) et QB Mac Jones (20/27, 435 yards, 4 TD, 1 INT) a lancé pour 435 yards, soit la quatrième meilleure performance de l’histoire du Crimson Tide.

LSU a rebondi de sa défaite contre Mississippi State (34-44) en aplatissant Vanderbilt (41-7) et évité son premier départ 0-2 depuis 2001 ; seuls quatre champions sortants ont débuté par deux défaites depuis 1936.

Oklahoma State a piétiné Kansas (47-7) et est la seule équipe invaincue en Big 12 après trois semaines de compétition dans la conférence. Les Jayhawks sont les seuls à n’avoir encore remporté aucun match.

Wake Forest a torpillé Campbell (66-14) avec trois touchdowns de RB Christian Beal-Smith (20 courses, 130 yards, 3 TD) contre la seule équipe de la conférence Big South (FCS) à avoir joué cette saison et qui, grâce à des quatre défaites en quatre matchs, parvient tout de même à se classer dernier.

Cuillère de bois

Les bowls de fin de saison, hors Playoff, ne veulent rien dire… On croyait que Texas était de retour au premier plan après sa victoire contre Georgia (28-21) au Sugar Bowl il y a deux ans mais…

Les Longhorns ont enchainé cette brillante prestation par une saison 2019 en demi-teinte (8-5) malgré une jolie victoire sur Utah (38-10) à l’Alamo Bowl (encore un bowl…).

Peut-être juste un nid de poule sur la route retrouvée du succès ? A moins que…

Texas a entamé sa saison 2020 par la destruction de UTEP (59-3), une équipe qui a gagné trois matchs depuis 2017. Les Horns ont ensuite tremblé à Texas Tech et eu besoin d’un retournement de situation improbable pour remonter un déficit de quinze points en moins de trois minutes et s’imposer en prolongation (63-56 OT).

Contre TCU, UT n’a pas réussi à se sortir du bourbier dans lequel elle s’était fourrée et les Horned Frogs ont gagné à Austin (33-31). Les visiteurs ont pris l’avantage (33-29) à quatre minutes de la fin sur une course dans un boulevard de QB Max Duggan (20/30, 231 yards / 17 courses, 79 yards, 2 TD). Texas avait donc une éternité pour aller chercher la victoire et n’a pas été loin d’y parvenir mais RB Keaontay Ingram (11 courses, 40 yards / 3 réceptions, 52 yards) a perdu le ballon à 1 yard de l’en-but adverse. Les visiteurs ont alors mangé l’horloge et fini sur un safety sans conséquence.

Le match avait débuté avec trois kick-offs, les deux premiers étant été rejoués pour hors-jeu. Les deux équipes ont combiné vingt-six pénalités pour un total de 193 yards. Texas a été pénalisé sept fois lors du premier quart temps avant de se discipliner un peu.

Tom Herman est dans sa quatrième saison à la tête des Longhorns et un record de 27-16 (7-6, 1-4, 8-5 et 2-1). A l’intersaison, il a remplacé ses coordinateurs offensif (Mike Yurcich pour Tim Beck) et défensif (Chris Ash pour Todd Orlando) dans le but de dynamiser les deux côtés du ballon. QB Sam Ehlinger (17/36, 236 yards, 4 TD, 1 INT / 8 courses, 49 yards) est plus que capable mais la défense n’est pas au niveau. Preuve en est, TCU a couru pour 2.3 yards par porté lors de sa défaite à Iowa State et pour 4.5 yards par course contre Texas.

C’est la sixième fois qu’une équipe de Texas classée perd contre un adversaire non classé depuis que Tom Herman est à Austin, record (peu enviable) en conférence FBS.

Texas est désormais 2-7 contre TCU depuis que Texas Christian a rejoint la conférence Big 12 en 2012.

LB Bumper Pool, Arkansas – Crédit photo : Hogville.com

Tops

Un flambeau pour… DB Joe Foucha (2 placages, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la victoire d’Arkansas à Mississippi State (21-14).

Un brasier pour… LB Bumper Pool (20 placages) et ses vingt placages lors de la victoire d’Arkansas à Mississippi State (21-14).

Un feu d’artifice pour… RB Khalil Herbert (20 courses, 208 yards, 2 TD) et ses 358 yards offensifs (dont 150 sur retour de kick-off), nouveau record de l’école, lors de la victoire de Virginia Tech à Duke (38-31).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Brennan Armstrong (24/43, 270 yards, 3 TD, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite de Virginia à Clemson (23-41).

Un seau d’eau pour… QB Leddie Brown (30/42, 211 yards, 1 TD, 2 INT / 6 courses, -12 yards, 1 TD) et son fumble perdu et deux interceptions lors de la victoire de West Virginia contre Baylor (27-21 OT).

Un naufrage titanesque pour… QB K.J. Costello (43/59, 313 yards, 1 TD, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Mississippi State contre Arkansas (14-21).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Florida
#2 Clemson – #3 Alabama

On saura dans trois semaines si Ohio State mérite les lauriers que BoG lui a déjà collé sur la tête.

Clemson n’a pas eu tellement de mal contre Virginia (41-23) mais on en saura un peu plus sur les Tigers avec la venue de Miami en Semaine 6.

Alabama n’a pas l’air d’avoir trop souffert des départs en NFL de Tua Tagovailoa (QB, Dolphins), Jerry Jeudy (WR, Broncos) ou WR Henry Ruggs III (WR, Raiders). L’attaque ronronne et la défense punit.

Florida a encore été dominante et conserve son demi vote d’avance sur Georgia.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Iowa State qui a battu Oklahoma (37-30) à Ames pour la première fois depuis… 1960. C’était le 5 novembre et les Cyclones l’avaient emporté 10 à 6. A l’époque, les Sooners n’avaient perdu qu’une fois dans l’Iowa, une défaite 0-10 en 1928 pour la toute première rencontre entre les deux équipes. Quand on sait qu’en quatre-vingt-cinq rencontres, Iowa State a gagné sept fois et obtenu deux matchs nuls, on mesure l’ampleur de l’exploit…

Lire la suite

Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 35 : le duo Costello-Leach effraie déjà la SEC

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Publié

le

Trente-cinquième édition (2020 – Semaine 4) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Mike Leach nous invite tous à prendre le train « Mississippi State » en marche, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Mountain West et MAC, mais votre retour à la compétition, respectivement les 24 octobre et 4 novembre, n’intéresse personne…

I’ll be back

Alors là, c’est sûr, c’est un coup de Schwarzy ! Ou alors les autorités compétentes (?) de la conférence Pac-12 ont attendu gentiment que les « big boys » de la conférence Big Ten, auxquels ils sont contractuellement liés par une grosse coupe remplie de roses, prennent la décision pour eux. Quoiqu’il en soit… PAC-12 FOOTBALL IS BAAAAACK!!!!!

Le Commissaire de la Pac-12, Larry Scott, a annoncé que la conférence disputerait un court calendrier de sept matchs à partir du 6 novembre, ce qui remet donc Oregon dans la course au Playoff.

Ce retour à la compétition justifiera les bonus bien gras que se sont versés les dirigeants la Pac-12 en juillet avant de virer la moitié du personnel…

Avertissement préliminaire

Cette saison va être absolument farfelue. Certaines équipes ne pourront pas jouer tous leurs matchs et d’autres verront leurs entrainements perturbés par trop de cas positifs ou devront jouer en l’absence de pièces maitresses. Certaines équipes paraitront brillantes une semaine et misérable celle d’après, ou vice-versa. Les titres de conférences et le titre national vont se jouer autant sur le terrain qu’à l’infirmerie. Hauts les masques !

SEC et Virginie

Si le 26 septembre a marqué le retour à la compétition de la conférence SEC, les deux équipes phares de Virginia, Virginia et Virginia Tech, remettaient, elles aussi, le bleu de chauffe.

Les deux rivaux auraient dû s’affronter à Blacksburg le 19 septembre pour le premier match de la saison de VT mais des cas positifs chez les Hokies ont repoussé le match au 12 décembre.

RB Khalil Herbert, Virginia Tech – Crédit photo : VT Athletics

Ce week-end donc, V-Tech accueillait NC State et, malgré l’absence pour raisons diverses de vingt-trois joueurs et quatre coaches, les Hokies se sont facilement imposés (45-24). QB Hendon Hooker étant indisponible et QB Braxton Burmeister (7/11, 106 yards / 9 courses, 46 yards), transféré d’Oregon, s’étant blessé à la main, c’est le quarterback numéro 3, QB Quincy Patterson II (4/6, 75 yards, 2 TD / 10 courses, 47 yards, 1 TD) qui a terminé la partie, avec succès.

Les Cavaliers, de leur côté, recevaient Duke, pour un match initialement programmé le 14 novembre. UVA n’a pas eu plus de mal que son rival pour dominer les Blue Devils (38-20). Il faut dire que six balles perdues des visiteurs, dont trois dans le dernier quart temps, ont bien profité aux Cavs.

SEC et Texas

Si le 26 septembre a marqué le retour à la compétition de la conférence SEC, deux équipes moins phares du Texas, Baylor et TCU, remettaient, elles aussi, le bleu de chauffe.

Baylor aurait dû jouer Louisiana Tech en Semaine 2 et Houston en Semaine 3, deux matchs annulés pour cause d’épidémie, la première côté Bulldogs et la seconde côté Bears. En semaine 4, Baylor recevait Kansas et n’a pas fait de détail pour le premier match aux commandes de Dave Aranda, l’ancien coordinateur défensif de LSU (47-14).

TCU n’avait pas assez de joueurs pour affronter SMU le 11 septembre et a dû attendre deux semaines pour retrouver les terrains, contre Iowa State qui restait sur une embarrassante défaite contre Louisiana (14-31). Les Horned Frogs avaient remporté quatre de leurs cinq derniers matchs à domicile contre les Cyclones depuis leur arrivée en Big 12 en 2012, dont les trois dernières confrontations, mais ils se sont inclinés de peu (34-37). Une interception plongeante de LB Mike Rose (10 placages, 1 INT) à quatre minutes du terme du match a permis à RB Breece Hall (18 courses, 155 yards, 3 TD) de marquer son troisième touchdown de la soirée et de sonner définitivement la messe. Texas Christian lâche donc encore un match de peu. En 2019, TCU a perdu six de ses sept matchs conclus par moins d’une possession d’écart (Iowa était 2-4 sous ce même scénario).

SEC et SEC

C’était donc la rentrée des classes en conférence SEC et, ô Mon Dieu, que ce fût divertissant…

Passons (pour l’instant) sur le bombardement aérien qui a atomisé Baton Rouge pour revenir sur…

On a cru qu’Arkansas allait créer une surprise contre Georgia en menant à la pause (7-5) et jusqu’en milieu de troisième quart temps (10-5) mais les Razorbacks se sont ensuite effondrés accordant trois touchdowns aux Bulldogs en un peu plus de trois minutes. Le troisième de ces touchdowns a été marqué sur un retour d’interception sur QB Feleipe Franks (19/36, 200 yards, 1 TD, 2 INT / 5 courses, 13 yards). Sur le drive suivant, l’ancien quarterback de Florida s’est à nouveau fait intercepter et les Dawgs ont marqué dans la foulée. Le match a été marqué par la saga des QB de Georgia : Jamie Newman était arrivé de Wake Forest en début d’année pour disputer le poste de titulaire à JT Daniels, en provenance de USC. Le premier a déclaré forfait pour la saison et le second n’était pas disponible pour la rencontre (blessure). Les Dawgs se sont donc tournés vers QB D’Wan Mathis (8/17, 55 yards, 1 INT) puis vers QB Stetson Bennett (20/29, 211 yards, 2 TD / 5 courses, 20 yards) lorsque leur numéro-trois-devenu-numéro-deux n’a pas donné satisfaction. Georgia s’en est sorti (37-10) mais que ce fût laid…

CB Roger McCreary, Auburn – Crédit photo : Joshua Fisher

On pensait que Kentucky aurait peut-être de quoi aller s’imposer à Auburn mais les Wildcats ont subi leur treizième défaite d’affilée en déplacement dans la SEC West (13-29). Pourtant, UK a dominé au nombre de jeux (78 à 59), de premiers downs (21 à 15), de yards offensifs (384 à 324), de pénalités (4 pour 40 yards contre 7 pour 55 yards), au pourcentage de réussite sur troisième tentative (12/20 contre 4/10) et au temps de possession (36 minutes à 24). Malheureusement pour eux, les Wildcats ont perdu trois ballons contre zéro aux Tigers. L’addition aurait pu être plus salée si un touchdown sur retour d’interception de 100 yards marqué par DB Roger McCreary (4 placages) n’avait pas été annulé pour placage dangereux. C’est la première victoire par l’équipe hôte en cinq rencontres.

En huit rencontres contre Tennessee, Will Muschamp avait gagné quatre fois avec Florida (2011 à 2014) et trois fois avec South Carolina (2016 à 2018). Les Volunteers ont arrêté la série l’an passé (41-21) et ont eu plus de mal à réitérer la performance cette année (31-27). Il aura fallu un punt mal négocié par les Gamecocks (ballon touché du mollet par un des « gunners » et recouvert par les Vols) pour sceller la septième victoire d’affilée de Tennessee. UTK a des gros espoirs cette saison mais il faudra faire mieux que 1 sur 12 en troisième down pour aller titiller les sommets de la SEC East.

 On ne s’attendait pas à ce que Texas A&M ait tant de difficultés à se débarrasser de Vanderbilt (17-12) d’autant que les Commodores lançaient dans le grand bain QB Ken Seals (20/29, 150 yards, 1 TD, 2 INT), le troisième joueur de première année (true freshman) à débuter au poste de quarterback en SEC après Brent Schaeffer (Tennessee, 2004) et Bo Nix (Auburn, 2019). Les Aggies n’ont joué que 56 jeux et avaient peut-être déjà la tête à Tuscaloosa…

Florida a impressionné à Ole Miss (51-35) derrière un très bon QB Kyle Trask (30/42, 416 yards, 6 TD). Les Gators ont produit 642 yards en attaque, nouveau record de l’université. On passera sous silence les 613 yards encaissés par UF…

On finit le tour d’horizon avec Alabama. Pas grand-chose à dire de la victoire du Tide à Mizzou (38-19). QB Mac Jones (18/24, 249 yards, 2 TD) a connecté deux fois avec WR Jaylen Waddle (8 réceptions, 134 yards, 2 TD) et RB Najee Harris (17 courses, 98 yards, 3 TD) a fait du Najee Harris. Le match n’a pas été parfait, loin de là, mais demandez aux autres gros calibres des P5…

Mike Air

Seize des dix-huit équipes de Mike Leach à Texas Tech et Washington State ont terminé leurs saisons avec plus de trente points de moyenne. Résultat de son « Air Raid » développée avec Hal Humme dans les années 1990, Mike Leach est le coach en activité en FBS qui joue le plus à la passe, sur près de 73% des snaps.

Lorsque l’ancien HC de Wazzu a signé à Mississippi State, on pouvait légitimement se demander si l’Air Raid fonctionnerait contre les rapides et rugueuses défenses de la SEC. Après tout, le palmarès du gourou est limité à un seul titre de division dans chacune des deux conférences dans lesquelles il a été en charge (Texas Tech en 2008 et Washington State en 2018).

Après la retentissante victoire des Bulldogs à LSU (44-34), l’examen d’entrée est réussi. MSU a terminé avec 623 yards dans les airs, soit 3.5 fois plus que leurs 180 yards par match en 2019 (12ème de SEC, 74ème de FBS), et ses 60 passes tentées pour 16 courses représentent 79% de ses jeux offensifs.

C’est la onzième fois de sa carrière de Head Coach, commencée en 2000, qu’une équipe entrainée par Mike Leach dépasse la barre des 600 yards dans un match. Dans le même laps de temps, seulement neuf équipes FBS ont atteint cette même marque.

MSU a signé sa troisième victoire seulement contre LSU depuis 2000 (3-18) et son second succès en quinze rencontres contre une équipe du Top 10 depuis 1996, déjà contre les Tigers (à #8 LSU, 34-29).

Mike Leach, Mississippi State – Crédit photo : MSU Athletics

Mea culpa

BoG a déclaré un jour de grande fatigue mentale que Mike Leach n’avait aucune chance de gagner la SEC.

Maintenant, quelle recrue 4/5 étoiles n’aurait pas envie de jouer pour lui dans la meilleure conférence du pays quand on voit ça… ?

Question pour un coupeur de tête de champion

Top. Je suis un joueur de football américain universitaire évoluant dans la conférence SEC. Je suis né à Columbus dans le Mississippi et ai rejoint l’université d’état locale en 2017 pour y jouer au poste de running back. Lors de ma seconde année, j’ai marqué autant au sol que dans les airs (quatre touchdowns chaque) mais c’est en 2019 que j’ai percé et suis devenu l’un des vingt meilleurs coureurs de la ligue avec 1350 yards et 10 TD au sol. Avec l’arrivée de Mike Leach, réputé pour sa faible utilisation du jeu de course, au poste d’entraineur en chef de mon équipe, je tire la tronche depuis le début de l’année. Je suis, je suis, je suis…

RB Kylin Hill (7 courses, 34 yards / 8 réceptions, 158 yards, 1 TD) s’éclate dans l’Air Raid de Mike Leach, merci pour lui.

Plus dure sera la chute

En s’inclinant contre Mississippi State (34-44), LSU est devenu le premier champion en titre à perdre son match d’ouverture depuis Michigan en 1998 (à Notre Dame, 20-36) et le premier champion en titre à perdre ce match d’ouverture à domicile depuis Notre Dame en 1978 (contre Missouri, 0-3).

Les Tigers n’avaient que trois titulaires 2019 sur le terrain soit autant de champions nationaux que de joueurs transférés de FCS.

En l’absence de CB Derek Stingley Jr, hospitalisé le jour même du match, la défense s’est retrouvée bien orpheline contre un système (ou plutôt « philosophie » comme le décrirait Mike Leach lui-même) que personne dans la conférence n’a l’habitude de défendre. Résultat des courses, malgré quatre pertes de balle générées (deux interceptions et deux fumbles recouverts), la défense de LSU a lâché plus de 600 yards dans les airs et quatre touchdowns de plus de 24 yards dont trois sur 3ème tentative (3ème & 11, 3ème & 10 et 3ème & 9). QB K.J. Costello (36/60, 623 yards, 5 TD, 2 INT / 5 courses, -38 yards) n’a complété que 60% de ses passes mais douze d’entre elles ont dépassé les 20 yards. Les voies aériennes étaient tellement dégagées que MSU n’a même pas eu besoin de courir, finissant avec 9 yards au sol. Clairement, la presse « bump and run », devenue une institution en SEC, a rapidement atteint ses limites contre l’Air Raid mais, curieusement, Bo Pelini, le nouveau coordinateur défensif de Louisiana State, n’a jamais modifié sa couverture défensive. Mike Leach et K.J. Costello s’en sont donc donnés à cœur joie…

De l’autre côté du ballon, l’attaque de LSU étrennait un nouveau quarterback, QB Myles Brennan (27/46, 345 yards, 3 TD, 2 INT / 11 courses, -37 yards), et il faudra un peu de temps pour que la sauce prenne. N’est pas Joe Burrow qui veut…

Ed Orgeron, LSU – Crédit photo : Gerald Herbert, AP

Ed a-t-il les bonnes gênes ?

A prendre avec un très gros grain de sel mais…

Gene Chizik à Auburn :
2009 : 8-5
2010 : 14-0, champion national, merci Cam Newton
2011 : 8-5
2012 : 3-9, bye-bye Gene Chizik

Ed Orgeron à LSU :
2016 : 6-2, en remplacement de Les Miles
2017 : 9-4
2018 : 10-3
2019 : 15-0, champion national, merci Joe Burrow
2020 : 0-1, 34-44 contre Mississippi State

Avant LSU, Ed Orgeron a rendu un bilan plus que médiocre avec Ole Miss (10-25) puis plus honorable à USC (6-2) en remplacement de Lane Kiffin (qui est depuis le HC à Mississippi…).

Le HC des Tigers a donc gagné le titre national avec une palanquée de joueurs recrutés par Les Miles avant son limogeage en 2016 et grâce à un quarterback hors-pair issu d’Ohio State.

La majorité des champions nationaux 2019 joue désormais chez les pros, ce qui peut (éventuellement) expliquer ce premier résultat défavorable de la saison. Mais, du côté de Tuscaloosa, Columbus ou Clemson, les départs massifs vers la NFL ne servent jamais d’excuse. Les grandes équipes rechargent, elles ne reconstruisent pas. L’avenir dira si LSU peut aspirer à rejoindre cette élite…

L’école des fans

Cette année, tout le monde a droit à la post-saison, même les mauvais élèves !

Exceptionnellement et répondant à une demande de l’Association des Bowls, la NCAA a levé les règles d’éligibilité aux bowls de fin de saison qui requièrent usuellement de terminer avec un pourcentage de victoires de plus de 50% et pas plus d’une victoire contre une équipe FCS.

Il fût un temps où ces règles suffisaient à remplir toutes les places en bowls. Récemment, on a vu quelques cas d’équipes ayant fini 5-7 se qualifier au bénéfice d’un bon taux de réussite académique.

En prévision d’éventuels problèmes de santé publique potentiellement encore à venir, l’instance dirigeante d’Indianapolis a décidé de qualifier n’importe quelle équipe à condition qu’elle remplisse des conditions académiques encore à définir mais qui seront, elles aussi, basées sur le taux de réussite académique.

The U is back!

L’une des plus grosses rivalités du College Football ne l’a pas tellement été cette année. Miami a collé 52 points à Florida State, le plus gros total de l’histoire de la confrontation (le record de Miami datait de 2001, 49-27 ; celui de FSU datait de 1997, 47-0).

Après avoir perdu sept rencontres d’affilée, les Hurricanes ont gagné les trois derniers matchs et mènent la série 34 à 30. Les Canes ont aussi remporté sept des huit matchs décidés par un point d’écart. Le 52-10 infligé aux Seminoles est aux antipodes de ceux-là…

Cette déculottée n’aide pas les affaires de FSU, en chute libre depuis la dernière saison catastrophique de Jimbo Fisher en 2017. On peut en rire ou en pleurer mais certains fans des Noles prient cette semaine pour que les joueurs attrapent le covid mi-novembre pour éviter le déplacement à Clemson.

QB Sam Ehlinger, Texas – Crédit photo : John E. Moore III/Getty Images

Tout est plus gros au Texas

Texas Tech a marqué son plus gros nombre de points contre Texas et menait de quinze points à moins de trois minutes de la fin du match mais les Red Raiders sont repartis avec une défaite dans la musette.

QB Sam Ehlinger (27/40, 262 yards, 5 TD, 1 INT / 16 courses, 69 yards, 1 TD) a renversé la vapeur avec deux touchdowns, et un onside kick recouvert entre les deux, et une conversion à deux points pour égaliser à 56 partout, puis un autre TD en prolongation pour remporter le match (63-56 OT).

Les 112 points avant la prolongation sont le plus gros total de la rivalité lors du temps réglementaire.

C’est la cinquième fois lors des six dernières saisons que TTU perd en marquant plus de 50 points. Aucune équipe FBS ayant marqué plus de 50 points n’a perdu plus de trois matchs dans l’histoire du College Football.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
AdversaireStatsPtsAdversaireStatsPts
S4Kansas State30/41, 387 yards,
4 TD, 3 INT
0West VirginiaBlessé0
S5Iowa StateKansas
S6Texas
S7Baylor
S8TCUIowa State
S9Texas TechTexas
S10KansasKansas State
S11Oklahoma StateOklahoma
S12West VirginiaTexas Tech
S13BaylorTCU
Total00

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.

(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

L’info qui ne sert à rien

Drake Stoops (FB, Oklahoma) a marqué son premier touchdown pour les Sooners. Le fullback d’OU est le fils du légendaire Bob Stoops, entraineur en chef à Norman de 1999 à 2016 avec un titre national à la clé (2000) et trois autres participations à la finale nationale (2004, 2005 et 2009).

La rumeur comme quoi Drake Stoops aurait pleuré à la fin du match en demandant à son papa de revenir entrainer parce qu’il en a marre de se faire taper par Kansas State n’est pas fondée…

J’AP plus…

Classement AP Semaine 1 : Ohio State #2, Georgia #4
Classement AP Semaine 4 : Ohio State #6, Georgia #4

Cette victoire des Dawgs contre Arkansas était vraiment très impressionnante…

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Wake Forest – Notre Dame : après que sept cas positifs ont été détectés dans l’effectif des Fighting Irish, le match a été reporté au 12 décembre.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Baylor a écrasé Kansas (47-14) qui avait pourtant ouvert le score sur sa première série.

Miami a pulvérisé Florida State sous l’impulsion de QB D’Eriq King (29/40, 267 yards, 2 TD / 8 courses, 65 yards) qui ne marque plus au sol.

RB Elijah Sullivan, Kansas State – Crédit photo : Kevin Jairaj

Cuillère de bois

Pour la seconde année consécutive, Oklahoma a perdu contre Kansas State en étant favori de plus de vingt points : favori de 23.5 points et défaite 41-48 en 2019, favori de 27.5 points et défaite 35-28 en 2020.

C’est la sixième défaite des Sooners depuis 2009 dans un match où ils sont favoris de plus de vingt points. Aucune équipe FBS n’a merdé plus de trois fois de pareille façon dans la même période. A l’inverse, KSU est la première équipe P5 à remporter deux rencontres consécutives contre une équipe favorite de plus de 23 points.

OU a perdu contre la même équipe de Kansas State qui s’est incliné sept jours avant contre les terreurs d’Arkansas State. OU a gâché une avance de 21 points. En 546 rencontres depuis 2004 jusque-là, une seule équipe du Top 5 avait perdu en ayant mené de 21 points ou plus. Ces 21 points égalent le plus gros retournement de situation de l’histoire des Wildcats qui signent aussi leur toute première victoire à l’extérieur chez une équipe du Top 3.

Les Sooners avaient été impeccables pendant les trois-quarts du match et se sont lamentablement effondrés en quinze minutes contre une équipe qui n’a converti que dix premiers downs et deux troisièmes tentatives sur onze tout en commettant pour 108 yards de pénalité. Chapeau !

OU n’a eu aucune réponse contre QB Skylar Thompson (18/25, 334 yards, 1 TD / 9 courses, 10 yards, 3 TD) qui a remporté son duel contre QB Spencer Rattler (30/41, 387 yards, 4 TD, 3 INT).

Tops

Un flambeau pour… DE Jaquan Bailey (7 placages, 4 TFL, 3.5 sacks) est ses 3.5 sacks lors de la victoire d’Iowa State à TCU (37-34).

Un brasier pour… TE Kyles Pitts (8 réceptions, 170 yards 4 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de Florida à Ole Miss (51-35).

Un feu d’artifice pour… RB Trestan Ebner (9 courses, 36 yards, 1 TD / 2 réceptions, 53 yards, 1 TD) pour ses deux touchdowns sur retour de kick-off (100 et 83 yards) et ses deux touchdowns offensifs (un au sol et un dans les airs) lors de la victoire de Baylor contre Kansas (47-14). Trestan Ebner est le premier joueur de Baylor à marquer deux fois sur retour de kick-off et le premier joueur de Big 12 à marquer à la course, en réception de passe et deux fois sur kick-off.

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Malik Cunnigham (9/21, 107 yards, 1 TD, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Louisville à Pittsburgh (20-23).

Un seau d’eau pour… QB Jeff Sims (13/28, 174 yards, 1 TD, 4 INT / 8 courses, 41 yards, 1 TD) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Georgia Tech à Syracuse (20-37).

Un naufrage titanesque pour… QB Chase Brice (16/36, 246 yards, 2 TD, 4 INT / 7 courses, -23 yards) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Duke à Virginia (20-38). Avec déjà trois ballons perdus (2 interceptions et un fumble) lors du premier match des Blue Devils (Boston College 6-26), difficile de croire que Chase Brice fût un temps le numéro 2 à Clemson derrière Trevor Lawrence…

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Florida
#2 Clemson – #3 Alabama

Désolé Oklahoma mais trop c’est trop. Bien sûr, une défaite en début de saison n’est pas nécessairement rédhibitoire mais, là, on connait déjà la chanson : grosse attaque et défense discutable qui parvient à remporter la conférence Big 12 mais se perd en demi-finale du Playoff. A quoi bon revoir le film encore et encore ? Place donc à Florida !

Ohio State n’a pas encore joué mais il n’y a encore aucune raison de douter de sa force et de son talent.

Clemson était au repos cette semaine mais n’a sûrement pas trop tremblé en regardant Miami couler Florida State.

Alabama a bouclé son match à Mizzou en un gros quart d’heure.

QB KJ Costello, Mississippi State – Crédit photo : Getty Images

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à K.J. Costello pour sa flamboyante performance avec sa nouvelle équipe de Mississippi State à LSU (44-34).

L’ancien quarterback de Stanford a battu le record de yards à la passe sur un match des Bulldogs, détenu depuis 2015 par Dak Prescott, et celui de la SEC. Ses 623 yards dans les airs sur un match se classent 11ème de FBS mais le record conjoint de Patrick Mahomes (Texas Tech, 2016) et Connor Halliday (Washington State, 2014 – déjà un élève de Mike Leach) de 734 yards pourrait bien tomber un jour…

Sa prestation est également la meilleure de l’histoire de la FBS pour un quarterback lors de son premier match avec une nouvelle équipe et ses soixante passes tentées son un nouveau record de l’université Mississippi State. 

Lire la suite

Articles les plus lus