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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 50 : le comeback surnaturel de KZ

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Cinquantième édition (2021 – Semaine 1) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que McKenzie Milton ait rejoué au football, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UCF, mais on ne parlera pas de « Bus de Gus » qui a pris un bon départ après la victoire des Knights contre Boise State (36-31, avec la plus grosse remontée au score de l’histoire de l’école – 21 points), la première de l`ère Gus Malzahn à Orlando…

Big (vraiment ?) 12

Ça se précise pour le « remplacement » de Texas et Oklahoma en Big 12. La conférence serait très intéressée par les additions de BYU (Indépendants) et de Cincinnati, UCF et Houston (American Athletic Conference) que l’on s’attend à voir présenter leurs candidatures à l’adhésion incessamment sous peu.

En plus des huit universités restantes (Baylor, Iowa State, Kansas, Kansas State, Oklahoma State, Texas Tech, TCU et West Virginia), cela ferait… 12 membres dans la Big 12 !

Évidemment, les détails de la potentielle venue des quatre invités sont encore à régler. Les trois membres de l’AAC ont 27 mois de préavis de départ et devront chacune signer un chèque de 10 millions de dollars pour quitter leur conférence actuelle, tout étant bien entendu négociable…

Si deux mastodontes comme UT et OU ne peuvent pas vraiment être remplacés, les quatre cibles pourraient apporter non seulement de la qualité footballistique (UCF est « champion national » sous Scott Frost et le Cincinnati de Luke Fickell est dans le Top 10 de l’Associated Press) ainsi qu’un intérêt territorial (Floride, Ohio) pour le recrutement. L’arrivée de Houston pourrait également renforcer le marché télévisuel, bien que la Big 12 soit déjà bien ancrée au Texas. Enfin, BYU et ses Mormons apporterait une large base de fans.

Réflexions sur… Clemson – Georgia

Les deux candidats au Playoff ont offert un combat de boxe défensif avec deux field goals et un touchdown marqué sur interception. Pour les rapides en math et en stratégie, cela veut donc dire un bon gros zéro touchdown offensif…

QB D.J. Uiagalelei (19/37, 178 yards, 1 INT / 14 courses, -22 yards) a passé une bonne partie du match le nez dans le gazon, la faute à une ligne offensive fragile qui a accordé sept sacks, un record sous l’ère Dabo Swinney.

Cinq de ces sacks l’ont été sur troisièmes tentatives, contribuant au vilain 5 sur 16 de Clemson dans la catégorie. C’est aussi sur troisième tentative que le quarterback des Tigers a lancé son interception, retournée pour l’unique touchdown du match par DB Christopher Smith (3 placages, 1 INT, 1 TD).

DB Christopher Smith, Georgia – Crédit photo : AP

À la pause, le score était de 3-0 pour Georgia, la première fois en 143 matchs que Clemson a atteint la mi-temps avec un zéro pointé au tableau d’affichage. Cela a mis fin à la plus longue série en cours de FBS.

Clemson a engrangé 180 yards en 60 jeux, bon pour un maigre 3.0 yards par jeu. Georgia n’a guère fait mieux avec 256 yards en 61 jeux, soit 4.2 yards par jeu. Il faudra sans doute faire un peu mieux contre Florida ou, potentiellement, Alabama en finale de conférence SEC.

C’est la première fois en dix ans que Clemson enchaîne deux défaites d’affilée, après l’échec face à Ohio State en demi-finale du Playoff l’an passé (28-49). En 2011, les Tigers avaient perdu consécutivement à NC State (13-37) et à South Carolina (13-34). 

Si D.J. Uiagalelei n’a pas été transcendant, QB J.T. Daniels (22/30, 135 yards, 1 INT) a, lui aussi, quelques progrès à faire. Il doit notamment se débarrasser de la mauvaise manie de lancer sous couverture multiple. L’une de ses passes hasardeuses a été interceptée en milieu de troisième quart temps, heureusement sans conséquence pour les Bulldogs qui ont tout de suite forcé un « 3 & out ».

Jumbo Jimbo

Jimbo Fisher, le Head Football Coach à Texas A&M, s’est vu offrir une extension de contrat de trois ans.

L’ancien champion national à Florida State (2013) sera en place à College Station jusqu’en 2031 pour un montant de 95 millions de dollars, soit une augmentation d’environ 25% par rapport à son salaire actuel.

Il devient le deuxième HC le mieux payé de SEC, derrière l’intouchable Nick Saban mais devant Ed Orgeron, champion national avec LSU en 2019.

Depuis son arrivée au Texas en 2018, Jimbo Fisher a rendu une carte de 26-10 dont 17-8 en conférence et avec la moitié de ces victoires en SEC acquises l’an dernier (9-1). Cela mérite-t-il près de 10 millions de dollars annuels ? Les rumeurs disent que ce nouveau contrat pourrait empêcher LSU de venir faire son marché à TAMU lorsqu’il sera temps pour les Tigers de se débarrasser d’Ed Orgeron (ce qui ne saurait plus trop tarder…).

Réflexions sur… Alabama – Miami

Alabama a gagné ses onze matchs d’ouverture sur terrain neutre de l’ère Saban par une moyenne de 28.2 points. Miami, contre qui Bama était favori par une vingtaine de points, a été sèchement battu (44-13) et a rejoint la liste des autres victimes du Tide : Kent State (48-7), Michigan (41-14), Virginia Tech (35-10), West Virginia (33-23), Wisconsin (35-17), USC (52-6), Florida State (24-7), Louisville (51-14), Duke (42-3) et Missouri (38-19).

Après ce retentissant succès, le Crimson Tide mène toujours confortablement le tête-à-tête avec Miami, 15 à 3. La dernière victoire de Bama remontait à 1993, au Sugar Bowl, et la fessée administrée aux Hurricanes (34-13) lui avait alors permis de remporter le titre national. La dernière victoire des Canes, quant à elle, remonte à 1990, toujours au Sugar Bowl (33-25) et toujours pour le titre national.

WR John Metchie III (#8), Alabama – Crédit photo : Dale Zanine-USA TODAY Sports

Manny Diaz, l’entraineur en chef de Miami, a déclaré que la différence s’était essentiellement faite sur les conversions en troisième tentative. QB D’Eriq King (23/31, 178 yards, 1 TD, 2 INT / 9 courses, 10 yards) et les Hurricanes ont rendu un 6 sur 14 (43%) dans la moyenne nationale tandis que QB Bryce Young (27/38, 344 yards, 4 TD) et le Tide ont terminé la rencontre à 10 sur 16 (62.5%), un tantinet mieux que leur 59% de l’an passé (meilleur pourcentage de FBS en 2020).

Surtout,

  • 1) Alabama a engrangé 501 yards dans la partie contre 266 à Miami,
  • 2) le quarterback des Canes a été intercepté à deux reprises et
  • 3) ça n’est jamais bon signe quand le quarterback débutant de la meilleure équipe de la décennie/siècle/histoire termine sa première rencontre avec les records sur un match aux yards (344) et touchdowns (4) de son université…

L’info qui ne sert à rien

Nick Saban a grandi fan des Pittsburgh Steelers.

Le Head Coach d’Alabama est né à Fairmont, en Virginie de l’Ouest, à 1h30 de route d’Heinz Field.

Refléxions sur… LSU – UCLA

Après avoir perdu ses six premiers matchs hors-conférence avec UCLA, Chip Kelly a remporté ses deux premiers matchs de la saison, contre Hawaii (44-10) et LSU (38-27).

LSU, généralement performant au sol (pensez Leonard Fournette, Derrius Guice ou Clyde Edwards-Helaire) n’a produit que 49 yards à la course dont un tiers par QB Max Johnson (26/46, 330 yards, 3 TD, 1 INT / 11 courses, 16 yards).

Les trois passes de touchdown du quarterback des Tigers ont toutes été transformées par WR Kayshon Boutte (9 réceptions, 148 yards, 3 TD).

LSU a ouvert le score sur l’une de ces passes de TD sur son premier drive mais UCLA a égalisé dans la foulée sur son premier jeu de la rencontre, doublé la mise par RB Zach Charbonnet (11 courses, 117 yards, 1 TD), qui a charbonné LSU avec plus de 10 yards par course, 2 minutes 30 plus tard, et les Bruins n’ont plus lâché les commandes jusqu’au coup de sifflet final.

Avant la rencontre, le Head Coach de LSU, Ed Orgeron, a eu un échange « amical » avec un des fans des Bruins en rentrant dans l’antre du Rose Bowl. L’homme fort des champions nationaux 2019 a encouragé ledit fan à « ramen[er] ses fesses dans [s]on t-shirt bleu chochotte ». L’histoire ne dit pas si le fan de UCLA s’est exécuté mais les joueurs de la Pac-12 ont sorti les muscles et totalement dominé leurs adversaires de la SEC. Chip Kelly, longtemps décrié à Westwood, est sur la pente ascendante tandis que le titre national d’Ed Orgeron semble de plus en plus éloigné dans le passé…

Réflexions sur… Penn State – Wisconsin

Avant d’affronter #12 Wisconsin pour son premier match de 2021, Penn State n’avait plus entamé de saison contre un adversaire classé depuis 2000 et la sévère défaite contre USC (5-29) à East Rutherford.

Cette fois, le résultat a été favorable aux Nittany Lions (16-10) dans un match ultra-défensif qui a à peine atteint la moitié des points prédits par Las Vegas (50).

À la mi-temps, le score était nul et vierge comme un bon vieux Lorient-Troyes et la défense de Wisconsin avait maintenu PSU à 43 yards en attaque et un seul « premier down ». Il faut dire qu’en conservant le ballon pendant près de 22 minutes, les Badgers n’ont laissé que peu d’occasion à la nouvelle attaque du coordinateur offensif Mike Yurcich de trouver ses marques.

Les choses se sont améliorées après la pause pour les visiteurs qui ont quintuplé leur total offensif (297 yards) pendant à peu près le même laps de temps (9 minutes de possession de balle).

Wisconsin a joué 95 jeux offensifs, contre 51 à Penn State, et marqué seulement 10 petits points.

Les Nitts se sont imposés grâce à une solide défense et trois ballons (deux interceptions et un fumble) volés à Wisconsin dans leur zone rouge. Autant d’occasions ratées pour Paul Chryst et ses hommes, qui n’avaient plus perdu à Camp Randall en match d’ouverture depuis 1995 (7-43 contre Colorado).

Penn State a désormais remporté six de ses sept derniers matchs contre Wisconsin, non des moindres étant le Big Ten Championship Game de 2016 (38-31). 

Réflexions sur… Ohio State – Minnesota

Ohio State a mis du temps à mettre la machine en route mais s’est finalement imposé à Minnesota sans trop peiner (45-31).

QB C.J. Stroud (13/22, 294 yards, 4 TD, 1 INT / 3 courses, 13 yards) a bien profité de la présence de WR Garrett Wilson (5 réceptions, 80 yards, 1 TD) et de WR Chris Olave (4 réceptions, 117 yards, 2 TD) pour rendre sa première titularisation plus facile. Le plus court de ses quatre touchdowns a volé dans les airs sur 38 yards. Les autres : 56, 61 et 70.

RB Mohamed Ibrahim (30 courses, 163 yards, 2 TD) a mis la défense des Buckeyes a mal mais a dû sortir sur blessure en fin de troisième quart temps et sa saison est désormais terminée.

OSU a terminé la rencontre avec 495 yards en 48 jeux, soit une moyenne de 10.3 yards par jeu, nouveau record de l’école.

Max et Bo Melton, Rutgers – Crédit photo : Edward Lee, Press of Atlantic City

Brothers in arms

Les frangins WR Bo Melton (6 réceptions, 59 yards, 1 TD) et DB Max Melton (3 placages, 1 INT, 1 TD) ont marqué consécutivement en à peine une minute lors du large succès de Rutgers contre Temple (61-14).

C’est d’abord l’aîné qui a été à la réception d’une passe de 40 yards de QB Noah Verdal (15/27, 138 yards, 1 TD / 8 courses, 58 yards) pour mettre les Scarlett Knights confortablement en tête (33-14). Puis, le petit frère a intercepté QB D’Wan Mathis (8/25, 148 yards, 1 INT / 9 courses, 6 yards, 1 TD) pour son propre touchdown de 46 yards.

Réflexions sur… North Carolina – Virginia Tech

North Carolina s’est incliné à Virginia Tech (10-17) avec les yeux du pays rivés sur les écrans puisque le match s’est joué vendredi soir en prime time.

QB Sam Howell (17/32, 208 yards, 1 TD, 3 INT / 13 courses, 35 yards) en a profité pour dire adieu au Trophée Heisman en lançant notamment deux interceptions au dernier quart temps. Avant la rencontre, son bilan en quatrième quart temps était de 19 TD et 0 INT.

Les Tar Heels ont perdu leurs deux meilleurs coureurs de 2020, RB Javonte Williams (1140 yards, 19 TD) et RB Michael Carter (1245 yards, 9 TD), et leurs deux meilleurs receveurs, WR Dyami Brown (1099 yards, 8 TD) et WR Dazz Newsome (684 yards, 6 TD), tous partis en NFL. Malgré cela, à peu près 100% des « experts » ont décrété que UNC faisait partie des dix meilleures équipes du pays. News flash, on devient rarement meilleur au football en perdant 50% de sa production offensive aérienne et 85% de sa production offensive au sol…

Dur retour à la réalité, donc, pour North Carolina qui reste probablement toujours la deuxième meilleure équipe en ACC, compte tenu de la faiblesse globale de la conférence, tout du moins au vu de cette première semaine de compétition.

Pour VT, c’est la première victoire à la maison contre une équipe du Top 25 depuis 2009 et la venue de #9 Miami (31-7). À raison, les fans des Hokies ont manifesté toute leur excitation si bien que leur performance sur leur chanson fétiche « Enter Sandman » de Metallica a été enregistrée par le sismographe de l’université…

Sponsoring

Chris Bickell, diplômé de l’université de Pittsburgh en 1997, a fait une donation de 20 millions de dollars à son « Alma Mater », la plus grosse donation individuelle dans l’histoire du département athlétique de Pitt.

Seulement, le don n’est pas « gratuit ». Désormais, la position d’entraineur en chef des Panthers, actuellement occupée par Pat Narduzzi, sera dénommée « Chris Bickell ’97 Head Football Coach ».

BoG suggère donc une cotisation de tous les lecteurs de TBP pour récolter quelques millions de dollars, voter pour l’université de leur choix, lui faire un généreux don au nom de l’amitié franco-québeco-américaine et renommer son HC « Vive-Le-Québec-Libre Head Football Coach ».

Pendant que personne ne regardait…

Iowa State a difficilement dominé Northern Iowa (16-10). QB Brock Purdy (21/26, 199 yards / 9 courses, 58 yards) et RB Breece Hall (23 courses, 69 yards, 1 TD) ont assuré le service minimum dans un match d’ouverture qui, comme l’an passé, a été poussif mais qu’au moins les Cyclones n’ont pas perdu. En Semaine 2, ISU reçoit Iowa pour tenter de récupérer le Trophée Cy-Hawk qui appartient aux Hawkeyes depuis 2015.

Mississippi State a enregistré le plus gros retour au score de son histoire en remontant un déficit de 20 points (14-34) pour s’imposer d’un cheveu contre Louisiana Tech (35-34).

Lane Kiffin, vacciné mais atteint du covid, n’était pas sur le bord du terrain pour diriger Ole Miss lors de la victoire facile des Rebels contre Louisiville (43-24). Les Cardinals n’ont pas perdu dans toutes les catégories. Ils s’en sont sorti avec un honorable match nul au nombre de joueurs expulsés pour « targeting » : 2 – 2.

QB Anthony Brown, Oregon – Crédit photo : Sean Meagher, The Oregonian

Dans la conférence Pac-12, Oregon a attendu les trois dernières minutes du match contre Fresno State (31-24) pour s’imposer dans la douleur grâce à une course de 30 yards de RB Anthony Brown (16 courses, 56 yards, 1 TD). DE Tayvon Thibodeaux (2 placages, 1 TFL, 1 sack) a quitté la partie sur blessure à la cheville au deuxième quart temps et est incertain pour le choc entre Ducks et Buckeyes en Semaine 2 à Ohio State.

Après son joli succès en Semaine 0 contre Nebraska (30-22), Illinois s’est incliné en Semaine 1 contre UTSA (30-37). C’était le premier match des Roadrunners contre une équipe de la Big Ten. L’université de San Antonio a débuté son programme de football en 2011 en tant qu’indépendant avant de rejoindre la Western Athletic Conference en 2012 et la Conference USA en 2013 lorsque la WAC a abandonné le football.

En dominant largement Indiana (ou Indinia, si l’on en croit les uniformes des Hoosiers), Iowa a signé un 23ème match dans lequel les Hawkeyes ont maintenu leur adversaire à moins de 25 points. Les Hawks ont remporté leurs sept derniers matchs de conférence Big Ten par une moyenne de 22.7 points.

Pendant que tout le monde regardait…

Oklahoma a peiné contre Tulane (40-35) dont la préparation du match a été perturbée par l’ouragan Ida. La rencontre devait initialement se dérouler à la Nouvelle-Orléans mais a été reprogrammée à Norman pour raison évidente de catastrophe naturelle.

Les Sooners jouaient donc leur match à l’extérieur à la maison et ont semblé vouloir y rentrer à la mi-temps. Avec 23 points d’avance à la pause, OU s’est éteint en seconde mi-temps et permis au Green Wave de revenir à distance et d’être même en position de remporter la partie. Il s’en est fallu d’un petit yard pour que Tulane puisse continuer son dernier drive vers l’en-but d’Oklahoma, alors que les visiteurs étaient menés de 5 points avec moins de deux minutes à jouer.

Élus champions nationaux en 2019 par le New York Times

Après avoir zappé la saison 2019, et donc terminé sans aucune défaite ce qui lui a valu le titre national décerné par le New York Times, UConn revenait à la compétition avec plus d’un an et demi de pause.

Mais, avec deux défaites en deux matchs (à Fresno State, 0-45, et contre Holy Cross, 28-38), le Head Coach de UConn, Randy Edsall, et son administration ont décidé, d’un commun accord, de tourner la page. Randy Edsall avait annoncé, un peu plus tôt dans le weekend, son intention de prendre sa retraite en fin de la saison mais il n’aura donc pas à attendre si longtemps.

Entraineur de 1999 à 2010 (74-70) avec deux titres de conférence Big East à la clé, Randy Edsall avait repris les rênes des Huskies en 2017, sans toutefois retrouver le même niveau de succès et un bilan famélique de 6-32.

En mars, l’université lui avait offert une extension de contrat pour deux ans et 1.3 millions de dollars.

Tout est dans le « surtout »

Bien que la ligne de conduite officielle de BoG soit « on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5 », on ne peut pas parler de cette Semaine 1 de la saison 2021 sans mentionner quelques pépites tout droit venues de FCS.

Montana Grizzlies – Crédit photo : Elaine Thompson, AP

En premier lieu, casque bas à la division « inférieure » pour le cinquième succès de son histoire, i.e., depuis 1978, contre un adversaire du Top 25 grâce à la surprenante victoire de Montana à #20 Washington (13-7).

En second lieu, deux joueurs ont eu des performances particulièrement impressionnantes :

  • LB Ryan Greenhagan (Fordham) a égalé le record de Division I (FBS et FCS) du nombre de placages sur un match, avec 30 unités enregistrées contre Nebraska (7-52) ; c’est aussi le plus grand nombre de placages d’une équipe FCS contre un adversaire de FBS.
  • QB Ren Hefley (Presbyterian) a battu le record FCS de touchdowns lancés sur un match avec 10 passes de TD contre St. Andrews (84-43).

Prédictions couillues pour chaque conférence P5 (ou « autonomes », donc…)

BoG se mouille et prédit cinq issues inévitables de la saison, une par conférence.

Les prédictions sont évaluées chaque semaine selon le classement suivant : « probable », « jouable », « sur un malentendu » et « c’est mort ».

ACC

Prédiction : Dino Babers (Syracuse) et David Cutcliffe (Duke) ne passeront pas l’hiver à la tête de leurs équipes respectives.

Après la Semaine 1…

Syracuse a facilement dominé Ohio (29-9) et il faudra donc attendre une opposition un peu plus solide pour juger l’Orange cette saison.

Malgré 255 yards au sol (record de l’école) de RB Mataeo Durant (29 courses, 255 yards, 3 TD), Duke s’est incliné à Charlotte (28-31) pour la première réception et le premier succès des 49ers contre une équipe Power 5. Le siège de David Cutcliffe commence à chauffer…

Statut de la prédiction : « probable »

Big Ten

Prédiction : Jim Harbaugh va devoir revendre sa maison à Ann Arbor.

Après la Semaine 1…

Après le solide succès contre Western Michigan (47-14), Jim Harbaugh est désormais 50-22 à Michigan depuis son arrivée en 2015.

Un autre qui a rendu un bilan de 50-22 après ses 72 premiers matchs est Dabo Swinney à Clemson. La comparaison suffira-t-elle à sauver la peau du Head Coach des Wolverines cette saison ?

Statut de la prédiction : « jouable »

Big 12

Prédiction : Kansas ne gagnera aucun de ses matchs.

Après la Semaine 1…

Kansas – South Dakota : 17 – 14

Honte à BoG d’avoir douté du nouvel entraineur en chef des Jayhawks, Lance Leipold !

Statut de la prédiction : « c’est mort »

S OJ Burroughs (#5) – Crédit photo : Kansas Athletics

Pac-12

Prédiction : Vos Utah Utes 2021 seront les nouveaux champions de conférence.

Après la Semaine 1…

Utah s’est échauffé en disposant aisément de Weber State (40-17) dans un match hors-conférence qui, vis-à-vis de cette prédiction, ne compte pour rien… La Pac-12 North est en mission de survie mais UCLA a montré un visage séduisant et s’annonce comme un candidat sérieux en PAc-12 South.

Statut de la prédiction : « jouable ».

SEC

Prédiction : Nick Saban restera invaincu contre ses anciens assistants.

Après la Semaine 1…

Le premier match contre un ancien assistant est prévu pour la Semaine 5 et la venue de Lane Kiffin et Ole Miss.

Statut de la prédiction : « probable ».

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a alabamisé Miami (44-13) avec 344 yards et 4 touchdowns de QB Bryce Young (27/38, 344 yards, 4 TD) pour son premier match aux commandes, tous deux nouveaux records de l’université.

Arizona State a diabolisé Southern Utah (41-14) et gardera pour l’instant sa mascotte « Sparky the Sun Devil » bien que certaines personnes mieux-pensantes souhaitent changer le nom des équipes athlétiques de l’université par « Sun Angels ».

Auburn a écrasé Akron (60-10) en passant 613 yards offensifs aux Zips et en les limitant à -3 yards au sol.

Boston College a blanchi Colgate (51-0) avec une prestation solide de QB Phil Jurkovec (16/24, 303 yards, 3 TD / 5 courses, 61 yards).

Colorado a coulé Northern Colorado (35-7) en limitant les visiteurs à 20 yards au sol en 18 courses.

Iowa a joué aux Cowboys et aux Indiens avec Indiana (34-6) dans un match dont les statistiques sont néanmoins beaucoup plus équilibrées que le score final.

Kentucky ne s’est pas banané contre Louisiana-Monroe (45-10) avec un match solide de QB Will Levis (18/26, 367 yards, 4 TD, 1 INT), transféré de Penn State à l’intersaison.

Crédit photo : Michigan Athletics

Michigan a miné Western Michigan (47-14) et s’est peut-être enfin trouvé un quarterback décent avec QB Cade McNamara (9/11, 136 yards, 2 TD).

NC State a balayé South Florida (45-0) grâce notamment aux trois touchdowns de RB Ricky Person Jr. (16 courses, 105 yards, 2 TD / 3 réceptions, 43 yards, 1 TD).

Nebraska n’a fait qu’une formalité de Fordham (52-7) avec un QB Adrian Martinez (17/23, 254 yards, 1 TD / 8 courses, 33 yards, 2 TD) au meilleur de sa forme.

Pittsburgh a massacré Massachussetts (51-7) pour la première victoire de la saison de son « Chris Bickell ’97 Head Football Coach ».

Rutgers ne s’est pas fait prier contre Temple (61-14) avec notamment six touchdowns au sol dont deux doublés de RB Kyle Monangai (8 courses, 28 yards, 2 TD / 1 réception, 17 yards) et QB Johnny Langan (1/2, 7 yards, 5 courses, 19 yards, 2 TD).

South Carolina a mis Eastern Illinois fanny (46-0) avec quatre touchdowns de QB Zeb Noland (13/22, 121 yards, 4 TD / 1 course, 10 yards) qui avait initialement été embauché par le nouveau Head Coach, Shane Beamer, en tant qu’assistant dans le coaching staff.

Texas A&M a kryptonité Kent State (41-10) malgré cinq pertes de balles dont trois interceptions de QB Haynes King (21/33, 292 yards, 2 TD, 3 INT / 5 courses, 22 yards) mais en limitant la meilleure attaque de FBS en 2020 (607 yards par match) à 336 yards offensifs.

TCU a détruit Duquesne (45-3) et les deux équipes se sont mises d’accord pour réduire à douze minutes la longueur des quarts temps après la pause.

Tennessee a chamboulé Bowling Green (38-6) avec trois touchdowns du transfert de Michigan ,QB Joe Milton III (11/23, 140 yards, 1 TD / 14 courses, 44 yards, 2 TD) ; les Volunteers signent leur premier succès de l’ère Josh Heupel.

Utah a abusé Webster State (40-17) avec une performance correcte du transfert de Baylor, QB Charlie Brewer (19/27, 233 yrds, 2 TD, 1 INT / 4 courses, 15 yards).

Virginia a gardé son en-but vierge contre William & Mary (43-0) et QB Brennan Armstrong (21/31, 339 yards, 2 TD / 7 courses, 0 yard, 2 TD) a lâché les chevaux en attaque avec quatre touchdowns à son compteur.

Wake Forest a dominé Old Dominion (42-10) avec deux touchdowns au sol de RB Christian Beal-Smith (11 courses, 74 yards, 2 TD) et un retour de kick-off de 99 yards gagnant de DB Ja’Sir Taylor (2 placages, 1 INT).

Cuillère de bois

On est encore loin de Noël mais, pour qu’il n’y ait pas trop de déçus, BoG distribue deux cuillères de bois cette semaine. Et les (mal)heureux vainqueurs sont… la conférence ACC et la Pac-12 North !

Les trois équipes de l’ACC classées dans le Top 25 de présaison ont toutes perdu :

  • #3 Clemson a été défait par Georgia (3-10).
  • #10 North Carolina a été battu à Virginia Tech (10-17).
  • #14 Miami a été pulvérisé par Alabama (13-44).

Il n’y a rien de honteux à perdre un match d’ouverture contre Alabama ou contre Georgia mais la manière n’aide pas à la perception nationale des deux protagonistes perdants. Dans un monde du College Football où les défenses ne gagnent plus les championnats, 26 points combinés en trois matchs ne vont pas mener les équipes phares de l’ACC bien loin…

Dans la division North de la conférence Pac-12, # 20 Washington s’est fait surprendre par Montana (7-13) et mérite à lui-tout seul le bonnet d’âne de la semaine. C’est seulement la cinquième défaite d’une équipe du Top 25 contre une équipe FCS en 363 confrontations. Les autres membres de ce « Club des 5 » sont :

  • Michigan, #5 en 2007, défaite contre Appalachian State (32-34)
  • Virginia Tech, #13 en 2010, défaite contre James Madison (16-21)
  • Oregon State, #25 en 2013, défaite contre Eastern Washington (46-49)
  • Iowa, #13 en 2016, défaite contre North Dakota State (21-23)

Le reste de la Pac-12 North, n’a pas exactement brillé : Stanford a été défait par Kansas State (7-24), Oregon State s’est incliné à Purdue (21-30) et California et Washington State ont perdu à la maison contre Nevada (17-22) et Utah State (23-26), respectivement. 

K Gabe Brkic, Oklahoma (#47) – Crédit photo : Kevin Jairaj / USA TODAY Sports

Tops

Un flambeau pour… RB Kenneth Walker III (23 courses, 264 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de Michigan State à Northwestern (38-21).

Un brasier pour… PK Gabe Brkic (4/5 FG / 4/4 PAT) et ses trois FG de plus de 50 yards, (51, 55 et 56 yards), record FBS égalé, lors de la victoire d’Oklahoma contre Tulane (40-35).

Un feu d’artifice pour… CB Riley Moss (1 placage, 2 INT, 2 TD) et ses deux interceptions retournées pour touchdowns lors de la victoire d’Iowa contre Indiana (34-6).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Michael Penix Jr. (14/31, 156 yards, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Indiana à Iowa (6-34).

Un seau d’eau pour… QB Graham Mertz (22/37, 185 yards, 2 INT / 9 courses, -26 yards) et ses deux interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Wisconsin contre Penn State (10-16).

Un naufrage titanesque pour… QB Sam Howell (17/32, 208 yards, 1 TD 3 INT / 13 courses, 35 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de North Carolina à Virginia Tech (10-17).

Dernier carré

Et le playoff sera…

  • #1 Alabama – #4 Ohio State
  • #2 Oklahoma – #3 Georgia

Rien à dire sur Alabama. Il a fallu cinq jeux pour mettre le Crimson Tide sur les rails d’une nouvelle fessée administrée en match d’ouverture. Après une seule semaine de compétition, il n’y a déjà plus qu’Alabama d’un côté et 129 équipes de l’autre.

Oklahoma a oublié de jouer pendant une mi-temps mais a assuré l’essentiel : 1-0 après une semaine. Iowa State, qui a joué au ralenti comme à chaque premier match de la saison, et Texas, qui a largement dominé une équipe de Louisiana peut-être surévaluée, espèrent être en mesure de menacer l’hégémonie des Sooners dans la conférence Big 12 mais il est plus probable qu’OU reste invaincu jusqu’aux demi-finales du Playoff.

La défense de Georgia pourrait lui permettre d’atteindre la finale de SEC avec zéro défaite au compteur et de limiter la casse contre Alabama. Cela suffirait probablement à valider le ticket des Bulldogs pour le Playoff. Cela dit, si l’attaque des Dawgs pouvait passer la seconde, le nombre d’attaques cardiaques pourrait être drastiquement réduit cet automne à Athens…

Ohio State a fait le boulot avec un départ un peu lent à Minnesota mais les Buckeyes ont su accélérer quand il a fallu. Malgré une solide victoire à Wisconsin, Penn State devra sérieusement améliorer sa production offensive pour menacer Bucky. Iowa semble, pour l’heure, le plus gros obstacle entre tOSU et un nouveau titre de la Big Ten, synonyme probable de qualification pour le Playoff.

En embuscade, Clemson n’a plus droit à l’erreur si Dabo Swinney ne veut pas rater le Playoff pour la première fois depuis une éternité. Les Tigers n’ont pas été aidés par les défaites de North Carolina à Virginia Tech (10-17) et de Florida State contre Notre Dame (38-41, OT). Ils affronteront les Seminoles le 30 octobre et peuvent espérer croiser le fer avec les Tar Heels en finale de conférence ACC mais ces deux matchs ont définitivement perdu de leur saveur.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à… McKenzie Milton.

BoG se fout de votre équipe préférée et, si vous êtes fans de Miami ou de Florida, BoG se contrefout de votre haine pour Florida State.  Si vous êtes un VRAI fan de College Football, vous avez eu la larme à l’œil en voyant l’émotion de la mère de McKenzie Milton, ou KZ pour les intimes, dans les tribunes du Doak Campbell Stadium pour la venue de Notre Dame.

Le quarterback des Seminoles est connu pour avoir mené UCF à une saison parfaite de 13-0 en 2017 et s’être déglingué le genou en novembre 2018 contre USF (38-10). Les dommages aux artères et aux nerfs étaient si graves qu’il a fallu une demi-douzaine d’opérations pour sauver sa jambe et remettre son genou d’aplomb. Autant dire, qu’à l’époque, la perspective de revoir McKenzie Milton remettre les pieds (et les genoux) sur un terrain de football n’était même pas un doux rêve éloigné…

Pour autant, KZ n’a pas abandonné espoir et, après avoir transféré de UCF, « pour ne pas faire d’ombre à Dillon Gabriel » selon ses propres termes, il a atterri à FSU avec le rôle de backup de Jordan Travis.

En Semaine 1, les Noles recevaient Notre Dame. Bien qu’étant remplaçant avec virtuellement aucune chance de jouer contre le Fighting Irish, McKenzie Milton avait invité près de 80 personnes à Tallahassee dont, bien évidemment, sa famille mais aussi son docteur et son ancien coiffeur d’Orlando. Les Domers se sont imposés après prolongation (41-38, OT) mais la belle histoire de la soirée s’est écrite en milieu de dernier quart temps quand QB Jordan Travis (9/19, 130 yards, 2 TD, 3 INT / 12 courses, 9 yards, 1 TD) est sorti du terrain après avoir perdu son casque sur un placage. FSU était alors mené 28-38 avec à peine 8 minutes à jouer. QB McKenzie Milton (5/7, 48 yards) est alors rentré en jeu et a conduit son équipe au touchdown (35-38) puis à l’égalisation sur le drive offensif suivant (38-38). Il n’a malheureusement pas pu emmener FSU à la victoire en prolongation mais le plus important, pour lui, était peut-être ailleurs…

Membre de la Football Writers Association of America (FWAA), Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 51 : la réception de l’année au Hard Rock Stadium

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Publié

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Cinquante et unième édition (2021 – Semaine 2) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que la Big 12 a de nouveau 12 membres, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5…

Big 12

C’est donc officiel, la Big 12 a accepté les candidatures de BYU, Cincinnati, Houston et UCF.

Les Cougars, qui sont indépendants en football et affiliés à la West Coast Conference pour tous leurs autres sports, ont annoncé leur intention de rejoindre la conférence Power 5 pour la saison 2023-2024.

Les trois universités de l’American Athletic Conference ont, quant à elles, un préavis de 27 mois qui leur permettrait théoriquement d’intégrer la Big 12 pour la saison 2024-2025. Michael Aresco, le Commissaire de l’AAC, a affirmé ne pas s’opposer à un départ anticipé, ce qui ajusterait probablement à la hausse la pénalité de départ de 10 millions de dollars.

De son coté, Bob Bowlsby, le Commissaire de la conférence Big 12, n’a pas fermé la porte à une possible expansion supplémentaire. Boise State et Memphis seraient alors probablement les cibles privilégiées.

Enfin, Texas et Oklahoma n’ont, pour l’heure, pas montré de velléités de départ avant la saison 2025-2026, qui sera leur première dans leur nouvelle conférence, la SEC. La Big 12 pourrait donc compter 14 membres en 2023 et/ou 2024, à moins qu’OU et UT paient chacun les ~80 millions de dollars qui leur permettraient de quitter la conférence prématurément.

Célébration

Pour fêter leur nouvelle affiliation à la conférence Big 12, BYU (Utah, 26-17), Cincinnati (Murray State, 41-17), Houston (à Rice, 44-7) et UCF (Bethune-Cookman, 63-14) ont tous gagné le lendemain de leur invitation.

Réflexions sur… Oregon – Ohio State

Avant la rencontre, Ohio State n’avait jamais perdu contre Oregon avec neuf victoires de rang dont deux au Rose Bowl et, la plus importante, au Cotton Bowl en 2015 pour le titre national.

Ryan Day était 21-0 en saison régulière. Ses deux seules défaites l’ont été au Playoff, en demi-finale contre Clemson en 2019 (23-29) et en finale contre Alabama (24-52) l’an passé.

Ohio State restait sur 23 succès consécutifs à domicile. La dernière défaite au Horseshoe remontait à 2018 contre Purdue (20-49).

En s’imposant à Columbus (35-28), Oregon a signé sa deuxième victoire à l’extérieur contre une équipe du Top 3, en 19 matchs.

DE Tayvon Thibodeaux et LB Justin Flowe, tous deux blessés contre Fresno State (31-24) en Semaine 1, n’ont pas participé à la rencontre mais cela n’a pas empêché la défense des Ducks de limiter l’attaque des Buckeyes à moins de 30 points, malgré 612 yards accordés au total.

Avec 31 points concédés en Semaine 1 contre Minnesota (45-31) et 35 points lâchés contre Oregon en Semaine 2, c’est la première fois de son histoire qu’Ohio State accorde plus de 30 points consécutivement pour débuter une saison.

QB C.J. Stroud (35/54, 484 yards, 3 TD, 1 INT) est devenu le premier quarterback freshman d’OSU avec plus de 400 yards dans un match. Ses 484 yards représentent la deuxième plus grosse performance par un quarterback à Ohio State. Le record est détenu par Dwayne Haskins et ses 499 yards en 2018, contre Northwestern en finale de conférence Big Ten (45-24).

Le jeune QB d’Ohio State a pourtant peut–être coûté la victoire à son équipe en se faisant intercepter à moins de deux minutes de la fin du match sur un « scramble » et une passe trop haute pour WR Chris Olave (12 réceptions, 126 yards) qui a atterri dans les mains de Verone McKinley III (6 placages, 1 INT).

Crédit photo : Oregon Athletic

RB CJ Verdell (20 courses, 161 yards, 2 TD / 3 réceptions, 34 yards, 1 TD) a marqué deux fois le même touchdown en première mi-temps, sur une course et un pitch. Dans les deux cas, il est parti ballon en main sur le côté droit de la défense des Buckeyes derrière un joueur de ligne défensive pendant que les receveurs bloquaient leurs défenseurs vers l’intérieur.

La défense d’Ohio State a montré beaucoup de faiblesse sur ses flancs. Preuve en est, RB Travis Dye (8 courses, 43 yards, 1 TD / 1 réception, 10 yards) a marqué le même TD que les deux de son coéquipier contre la défense homme-à-homme de tOSU.

Le troisième TD de CJ Verdell, en revanche, est un bon dive en plein milieu de la ligne défensive suivi d’un sprint pour lâcher le secondaire et marquer 77 yards plus loin.

OSU a marqué son premier TD alors que les défenseurs d’Oregon consultaient leurs cahiers de jeux sur leurs poignets…

C’est WR Garrett Wilson (8 réceptions, 117 yards, 1 TD) qui a marqué ce touchdown mais la révélation au poste de receveur dans ce match est Jaxon Smith-Njigba (7 réceptions, 145 yards, 2 TD) qui a statistiquement dominé ses deux ainés, Garrett Wilson et Chris Olave. Les trois receveurs forment le premier trio de l’histoire d’Ohio State à dépasser chacun les 100 yards dans un match, ce qui n’a pourtant pas suffi…

Qui pour succéder à Jim Harbaugh ?

De : Blaze of Glory, Chroniqueur à « The Blue Pennant »
Pour : Warde Manuel, Directeur Athlétique de l’Université de Michigan
Objet : Recommandation pour le poste d’entraineur en chef de l’équipe de football des Michigan Wolverines

Monsieur Manuel,

Joe Moorhead.

Cordialement,
BoG

Joe Knows Football

Alors, oui, le passage de Joe Moorhead à Mississipi State (6-12, 3-9) en 2018 et 2019 n’a pas vraiment été brillant, mais quand il s’agit d’affronter Ohio State, le coordinateur offensif d’Oregon est l’homme de la situation.

En 2016, alors coordinateur offensif à Penn State, il a permis aux Nittany Lions de battre tOSU (24-21) puis de remporter le titre de conférence Big Ten.

En 2017, ces mêmes Nitts ont marqué 38 points à Columbus et mené de quinze points à l’entame du dernier quart temps avant que la défense s’effondre et abandonne une courte victoire (38-39) aux Buckeyes.

Cette saison, avec Oregon, il a mené les Ducks à leur première victoire (35-28) contre les « Scarlet & Gray » en dix rencontres.

Réflexions sur… Iowa – Iowa State

Iowa State était favori de la rencontre par 4.5 points mais Iowa a remporté le match par 10 points (27-17) soit un différentiel d’environ deux touchdowns.

Kirk Ferentz est toujours invaincu contre Matt Campbell (5-0) et Iowa a désormais gagné la rivalité six fois de suite.

La rivalité et le trophée qui la récompense, Cy-Hawk, sont nommés d’après les mascottes des deux universités : le cardinal Cy pour les Cyclones et le faucon Herky pour les Hawkeyes.

La dernière fois que BoG a regardé, un faucon était beaucoup plus gros et féroce qu’un passereau.

En ne concédant que 17 points à ISU, Iowa a enchainé un 24ème match consécutif avec moins de 25 points encaissés. Sur leurs 75 derniers matchs, les Hawks n’ont concédé plus de 30 points qu’à neuf reprises.

Iowa a glané le total exorbitant de 173 yards offensifs dans le match contre 339 yards à Iowa State. C’est la quatrième fois depuis 2000 que les Hawkeyes gagnent une rencontre avec moins de 200 yards en attaque.

Crédit photo : David Purdy, Getty Images

ISU est désormais 4-19 sous Matt Campbell quand les Cyclones marquent moins de 24 points.

Après les deux interceptions retournées pour touchdown de DB Riley Moss en Semaine 1 contre Indiana (34-6), LB Jack Campbell (8 placages, 0.5 TFL, 0.5 sack, 1 TD) a marqué le troisième TD défensif de la saison pour Iowa suite à un fumble de RB Breece Hall (16 courses, 69 yards, 1 TD / 4 réceptions, 24 yards) récupéré et retourné 6 yards pour 6 points.

RB Breece Hall n’est pas la seule star d’Iowa State à avoir passé une sale journée. QB Brock Purdy (13/27, 138 yards, 3 INT) a été intercepté à trois reprises dans le match dont deux fois par DB Matt Hankins (4 placages, 2 INT).

Les Cyclones ont perdu quatre ballons dans ce match qui ont conduit à 20 points pour Iowa. De leur côté, les Hawkeyes n’ont enregistré aucune perte de balle.

En début de dernier quart temps, ISU a sorti QB Brock Purdy et lancé QB Hunter Dekkers (11/16, 114 yards, 1 TD) dans la bataille. Le freshman n’a pas réussi à renverser la vapeur mais a définitivement plaidé sa cause avec succès.

L’info qui ne sert à rien

Iowa State et Indiana sont les deux seules universités des conférences Power 5 à n’avoir eu aucun joueur sélectionné au premier tour de la Draft NFL depuis 2000.

Bienvenue dans la SEC !

Texas a eu un avant-goût de ce qui l’attend dans quelques années dans la conférence SEC. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’apéritif va être difficile à digérer…

Les Longhorns se sont lourdement inclinés à Arkansas (21-40), pourtant l’une des pires équipes de la conférence puisque, lors des dix dernières années, les Razorbacks ont fini derniers de leur division la moitié du temps.

Même avec la démocratisation de la « spread », la SEC aime toujours son jeu au sol. Arkansas a pilonné Texas avec 333 yards au sol avec une moyenne de 7.1 yards par course. Le plus inquiétant pour les Longhorns c’est qu’environ 5 de ces 7 yards ont été obtenus avant contact.

Tu quoque mi fili

LSU affrontait McNeese State et les Tigers n’ont fait qu’une bouchée des Cowboys (34-7) et notamment de leur shérif, QB Cody Orgeron (10/20, 91 yards, 1 TD / 15 courses, -60 yards), qui n’est autre que le fiston du Head Coach de Louisiana State.

Problème de riche…

Dixit Nick Saban : « Nous avons tellement de joueur en NFL que je ne peux pas les appeler tous individuellement ».

BoG conseille au Head Coach du Crimson Tide de déléguer aux secrétariats d’Iowa State et d’Indiana, qui n’ont que ça à faire les dimanches…

Crédit photo : Matt Cashore-USA TODAY Sports

Pendant que personne ne regardait…

Notre Dame a souffert contre Toledo (32-29), devant attendre les tous derniers instants pour valider sa victoire. Le match était retransmis pour la première fois sur Peacock, le service de streaming de NBC qui est partenaire de ND pour ses matchs à domicile. Personne, à part les fans des Domers, n’a donc suivi la rencontre.

Les Rockets ont pris l’avantage 29-24 avec 1’35’’ à jouer mais le Fighting Irish n’a eu besoin que de onze secondes pour passer des ses 25 yards à ceux de Toledo. Quinze secondes plus tard, QB Jack Coan (21/33, 239 yards, 2 TD, 1 INT / 8 courses, -24 yards) trouvait TE Michael Mayer (7 réceptions, 81 yards, 2 TD) pour délivrer ND.

Miami s’est fait peur contre Appalachian State (25-23), reprenant l’avantage final avec deux minutes à joueur sur un field goal de 43 yards. Les Mountaineers étaient menés par QB Chase Brice (21/34, 199 yards, 1 TD, 1 INT), champion national avec Clemson en 2018.

USC a été corrigé (28-42) par une équipe de Stanford qui était pourtant anémique en Semaine 1 contre Kansas State (7-24). En huit jours, le Cardinal a amélioré sa moyenne de yards par jeu de 5.2 à 8.2, essentiellement grâce à QB Tanner McKee (16/23, 234 yards, 2 TD / 4 courses, 7 yards, 1 TD). Cela a conduit à…

USC – University of Sacked Clay

Après la piteuse performance à la maison contre Stanford (28-42), la direction athlétique de USC a décidé d’opérer un « changement de leadership » et a remercié son Head Coach, Clay Helton.

Arrivé à Los Angeles en remplacement d’Ed Orgeron (2013) puis de Steve Sarkisian (2015), il a rendu un bilan de 46-24 dont 36-13 en conférence Pac-12.

Sa première saison complète (10-3, 7-2), en 2016, s’est achevée une victoire au Rose Bowl contre Penn State (52-49). L’année suivante, les Trojans (11-3, 8-1) ont remporté le titre de conférence mais perdu au Cotton Bowl contre Ohio State (7-24).

Les choses ont alors empiré, avec une saison sous les 50% en 2018 (5-7, 4-5) suivi d’un rebond en 2019 (8-5, 7-2) avant la saison de pandémie (5-1, 5-0) et une défaite en finale de conférence contre Oregon (24-31).

Clay Helton, qui n’a jamais vraiment été accepté du côté de L.A., n’était qu’à un gros faux pas de prendre la porte et c’est donc Stanford qui a porté le coup de grâce.

Parker Lewis ne perd jamais…

Le kicker de USC, Parker Lewis, a été exclu du match contre Stanford (28-42) sur le premier jeu du match pour… targeting sur RB Nathaniel Peat (6 courses, 115 yards, 1 TD) qui venait de remonter son coup de pied d’envoi sur 28 yards.

Le coureur du Cardinal s’est vengé en marquant le premier touchdown de son équipe mais, tout de même, faut pas l’énerver, Parker…

Pendant que tout le monde regardait…

Texas A&M a bataillé dur pour s’imposer à Colorado (7-10) dans un match hyper défensif dans lequel aucune des deux équipes n’a dépassé les 300 yards offensifs (288 yards pour TAMU et 260 yards pour Colorado).

QB Haynes King (1/2, 8 yards) s’est blessé à la jambe au premier quart temps et sa saison est désormais terminée.

Il a été remplacé par QB Zach Calzada (18/38, 183 yards, 1 TD / 7 courses, 28 yards) qui a souffert dans le match, perdant notamment un ballon en plongeant dans l’en-but des Buffaloes alors que les Aggies étaient encore menés au score (3-7).

Le joueur de deuxième année s’est rattrapé sur le drive suivant, conclu par une passe de touchdown pour RB Isaiah Spiller (8 courses, 20 yards / 6 réceptions, 56 yards, 1 TD).

QB Zach Calzada, Texas A&M – Crédit photo : Ron Chenoy, USA TODAY Sports

Prédictions couillues pour chaque conférence P5 (ou « autonomes », donc…)

BoG se mouille et prédit cinq issues inévitables de la saison, une par conférence.

Les prédictions sont évaluées chaque semaine selon le classement suivant : « probable », « jouable », « sur un malentendu » et « c’est mort ».

ACC

Prédiction : Dino Babers (Syracuse) et David Cutcliffe (Duke) ne passeront pas l’hiver à la tête de leurs équipes respectives.

Après la Semaine 2…

Syracuse (1-1) a perdu à la maison contre Rutgers (7-17), la faute notamment à trois ballons perdus, tandis que Duke (1-1) a largement dominé North Carolina A&T (45-17) avec un nouveau triplé de RB Mataeo Durant (15 courses, 41 yards, 3 TD / 2 réceptions, 28 yards).

Ces deux matchs hors-conférence pèseront moins dans la balance que les rencontres contre les copains de l’ACC mais il vaut généralement mieux débuter 2-0 que 1-1 quand on est un entraineur sur la sellette…

Statut de la prédiction : « probable »

Big Ten

Prédiction : Jim Harbaugh va devoir revendre sa maison à Ann Arbor.

Après la Semaine 2…

Michigan a tranquillement dominé Washington (31-10) malgré une attaque aérienne qui a plané au ras des pâquerettes (44 yards). Cette victoire des Wolverines contre les Huskies aurait eu plus de poids si les résidents de la Pac-12 n’avaient pas perdu leur premier match de la saison contre une équipe FCS (Montana State, 7-13).

Statut de la prédiction : « jouable »

Big 12

Prédiction : Kansas ne gagnera aucun de ses matchs.

Après la Semaine 2…

Kansas – Coastal Carolina : 22 – 49

Les Jayhawks n’ont pas pesé lourd contre les Chanticleers mais ont pourri la prédiction de BoG en dominant South Dakota (17-14) en Semaine 1.

Statut de la prédiction : « c’est mort »

Pac-12

Prédiction : Vos Utah Utes 2021 seront les nouveaux champions de conférence.

Après la Semaine 2…

La Guerre Sainte, qui a débuté en 1922 et fêtera donc son centenaire l’an prochain, est largement à l’avantage de Utah (60-31-4) mais les Utes se sont inclinés à BYU (17-26) sous un déluge (biblique ?) après avoir remporté les neuf dernières rencontres contre les Cougars.

Ce match hors-conférence n’a aucune incidence sur la prédiction de BoG mais prouve que Utah a encore un peu de boulot pour disputer le titre de division à UCLA (au repos ce week-end) et celui de conférence à Oregon (vainqueur à Ohio State, 28-35).

Statut de la prédiction : « sur un malentendu »

Crédit photo : 247sports

SEC

Prédiction : Nick Saban restera invaincu contre ses anciens assistants.

Après la Semaine 2…

Le premier match contre un ancien assistant est prévu pour la Semaine 5 et la venue de Lane Kiffin et Ole Miss.

Statut de la prédiction : « probable »

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a été sans merci pour Mercer (48-14) mais Nick Saban n’a tout de même pas été content du manque d’intensité du Tide.

Auburn a abîmé Alabama State (62-0) avec plus de trois fois plus de production offensive que son adversaire (538 yards contre 176) et le plus long touchdown au sol, 94 yards, de l’histoire de l’université par RB Jarquez Hunter (8 courses, 147 yards, 1 TD). Prends ça, Bo Jackson !

Baylor a évangélisé Texas Southern (66-7) avec cinq touchdowns, trois dans les airs et deux au sol, de QB Gerry Bohanon (17/23, 247 yards, 3 TD / 5 courses, 27 yards, 2 TD).

Clemson a détruit South Carolina State (49-3) avec 35 minutes de jeu pour QB D.J. Uiagalelei (14/24, 171 yards, 1 TD, 1 INT / 5 courses, 23 yards, 2 TD).

Duke a atomisé North Carolina A&T (45-17) et n’est donc pas, ô surprise, la pire équipe de Caroline du Nord.

Georgia a puni UAB (56-7) avec cinq touchdowns de QB Stetson Bennett (10/12, 288 yards, 5 TD / 1 course, 20 yards) avant la pause, dont quatre TD sur ses cinq premières passes.

Georgia Tech a découpé Kennesaw State (45-17) avec quatre touchdowns de QB Jordan Yates (17/23, 254 yards, 4 TD).

Indiana a vandalisé Idaho (56-14) en ne concédant que 65 yards au sol.

Maryland a exterminé Howard (62-0) en n’accordant que 146 yards offensifs aux Bisons.

Michigan State a dominé Youngstown State (42-14) avec cinq réalisations de QB Payton Thorne (15/21, 280 yards, 4 TD / 3 courses, 19 yards, 1 TD).

North Carolina a coulé Georgia State (59-17) avec un QB Sam Howell (21/29, 352 yards, 3 TD / 11 courses, 104 yards, 2 TD) brillant à la passe (3 TD) et à la course (2 TD).

Ole Miss a piétiné Austin Peay (54-17) avec cinq touchdowns de QB Matt Corral (21/33, 281 yards, 5 TD / 8 courses, 35 yards).

Oklahoma a torpillé Western Carolina (76-0) avec cinq touchdowns de QB Spencer Rattler (20/26, 243 yards, 5 TD / 4 courses, 29 yards) en première mi-temps.

Penn State a balayé Ball State (44-13) en n’accordant que 69 yards au sol aux Cardinals.

Purdue a mis Connecticut fanny (49-0) avec trois touchdowns aériens de RB David Bell (6 réceptions, 121 yards, 3 TD / 1 course, 26 yards).

Virginia a annihilé Illinois (42-14) avec notamment cinq touchdowns de QB Brennan Armstorng (27/36, 405 yards, 5 TD, 1 INT / 5 courses, 31 yards).

West Virginia a blanchi Long Island (66-0) avec deux doublés au sol de QB Garrett Greene (4/7, 57 yards / 14 courses, 98 yards, 2 TD) et RB Leddie Brown (15 courses, 31 yards, 2 TD / 2 réceptions, 14 yards).

Crédit photo : Newsfeed Media

Cuillère de bois

Florida State s’est incliné contre Jacksonville State (17-20), la première défaite de son histoire contre une équipe FCS.

Les Seminoles avaient un record de 26-0 contre les équipes FCS et de 97-0 quand favoris de plus de 27 points depuis la séparation FBS/FCS en 1978. Ils étaient favoris de 27.5 points contre les Gamecocks.

Les Noles ont été battu sur un touchdown de 59 yards à expiration de l’horloge. WR Damon Philyaw-Johnson (1 réception, 59 yards, 1 TD) a catché la passe de QB Zerrick Cooper (17/38, 242 yards, 2 TD / 17 courses, 31 yards) à une dizaine de yards de l’en-but et évité deux placages pour marquer le touchdown de la victoire sur son unique réception du match. C’était sa seconde réception de la saison après une réception pour un yards lors de la défaite de Jacksonville State contre UAB (0-31) en Semaine 1.

FSU a commis 11 pénalités pour 114 yards lors de la rencontre. Une excuse pour expliquer sa défaite ? JVST a accumulé 13 pénalités pour 111 yards…

Jacksonville avait perdu contre UAB en Semaine 1 (0-31). Cette même équipe d’UAB a été balayée par Georgia (7-56) en Semaine 2. Cela en dit probablement plus sur l’état de misère de Florida State que sur l’état de grâce des Bulldogs.

Tops

Un flambeau pour… DL Maason Smith (6 placages, 3.5 TFL, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la victoire de LSU contre McNeese State (34-7).

Un brasier pour… RB Chris Rodriguez Jr. (27 courses, 206 yards, 3 TD / 1 réception, 5 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns, trois au sol et un dans les airs, lors de la victoire de Knetucky contre Missouri (35-28).

Un feu d’artifice pour… RB CJ Verdell (20 courses, 161 yards, 2 TD / 3 courses, 34 yards, 1 TD) et ses trois touchdowns, deux au sol et un dans les airs, lors de la victoire d’Oregon à Ohio State (35-28).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Jack Coan (21/33, 239 yards, 2 TD, 1 INT / 8 courses, -24 yards) et son fumble perdu et son interception retournée pour touchdown lors de la victoire de Notre Dame contre Toledo (32-29).

Un seau d’eau pour… QB Tyler Shough (11/21, 163 yards, 1 TD, 2 INT) pour son fumble perdu et ses deux interceptions dont une retournée pour touchdown lors de la victoire de Texas Tech contre Stephen F. Austin (28-22).

Un naufrage titanesque pour… QB Brock Purdy (13/27, 138 yards, 3 INT / 3 courses, 15 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Iowa State contre Iowa (17-27).

QB Stetson Bennett, Georgia – Crédit photo : John Bazemore, AP

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Ohio State
#2 Oklahoma – #3 Georgia

À tous ceux qui pensent que la défaite d’Ohio State contre Oregon (28-35) les élimine du Playoff, BoG demande de visionner à nouveau le déroulement des 238 dernières saisons du College Football (mais bon, surtout celles depuis 2014 et le premier Playoff). Une défaite tôt dans la saison n’est pas du tout rédhibitoire pour accéder au Playoff, qui plus est dans un match serré contre une bonne équipe.

Les Buckeyes ont donc encore toutes les cartes en main mais n’ont pas droit à l’erreur en conférence Big Ten. Le revers contre Oregon est plutôt un mauvais signe pour Iowa et Penn State qui doivent désormais absolument battre Bucky s’ils veulent espérer un des quatre sésames, vu que la Big Ten n’aura pas deux tickets si le Comité de Sélection a des doutes sur la valeur d’Ohio State.

Évidemment, si Oregon termine invaincu, les Ducks valideront leur billet pour le Playoff. Mais, est-ce vraiment une réelle possibilité avec des déplacements à Stanford (qui sait finalement jouer au football), UCLA, Washington (sur un malentendu…) et Utah avant de rejouer le champion de la division South (UCLA ou Utah ?) en finale de conférence ? BoG fait confiance à la Pac-12 pour s’auto-saboter avec des défaites improbables de ses gros poissons. Si toutefois l’histoire ne se répétait pas, avec une seule défaite au compteur, Oregon pourrait faire valoir sa victoire à Columbus sauf si…

Si Clemson remporte tous ses matchs restants, et par la même occasion la conférence ACC pour la septième année consécutive, les Tigers auront aussi leur mot à dire avec une seule défaite contre une très bonne équipe de Georgia (3-10).

Clemson, Ohio State, UCLA… Pour l’heure c’est un fauteuil pour trois tandis qu’après deux semaines de compétition, Alabama, Oklahoma et Georgia occupent confortablement les trois autres.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à… Craig et Kimberley Cromer qui ont sauvé un chat pendant la rencontre entre Miami et Appalachian State, remportée péniblement par les Hurricanes (25-23). Le petit chat s’est retrouvé suspendu par une griffe à une banderole des gradins supérieurs et, après avoir lâché prise, a été réceptionné par un drapeau apporté au match par les Cromer.

Les spectateurs présents aux abords de l’action, et qui ne devaient pas être passionnés par la piètre prestation des Canes sur le terrain, ont explosé de joie à la vue du chaton sain et sauf. Craig Cromer, un employé de l’université de Miami, a sans doute réalisé le plus beau catch du match…

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 49 : un monstre sacré du College Football nous a quitté

Blaise Collin revient sur l’actualité des dernières semaines dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Doug Benc/Getty Images

Quarante-neuvième édition (2021 – Semaine 0) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Texas et Oklahoma rejoindront la conférence SEC le 1er juillet 2025 on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5.

Réalignement

Pendant que tout le monde dormait ou soignait son Covid, Texas et Oklahoma ont discrètement entamé des discussions avec la conférence SEC pour rejoindre le mastodonte et la machine à billets verts d’ESPN. Officiellement, les deux monstres de la Big 12 débuteront leur nouvelle affiliation le 1er juillet 2025, à échéance de leur contrat actuel, à moins que leur départ provoque avant cela l’explosion de leur conférence hôte actuelle.

Texas A&M, qui était sorti de l’ombre de son grand frère et profitait joyeusement de la réputation de la SEC pour faire son marché aux recrues, a un peu tiré la tronche puis finalement baissé son froc en échange de la promesse d’un chèque annuel bien gras, via les nouveaux droits TV de la conférence qui s’annoncent exorbitants. L’offre d’adhésion à la conférence SEC nécessitait 11 votes favorables et en a obtenu 14. Bref, aucune université ne s’est opposée à l’arrivée des Longhorns et Sooners et les Aggies n’ont pas fait jouer le véto informel qui voudrait qu’un membre de la SEC puisse s’opposer à l’intégration d’une université de son propre état.

Même son de cloche à Oklahoma State, qui voit d’un mauvais œil le départ des Sooners que les Cowboys considèrent comme allant à l’encontre des intérêts de l’état. Mais, contrairement aux Aggies, les Pokes n’ont eu aucun mot à dire dans l’affaire. Tout juste peuvent-ils espérer que les politiciens et législateurs de l’état s’emparent du dossier et forcent (comment ?) OU à faire marche arrière.

Reste désormais à savoir ce qu’il va advenir de la Big 12. Les membres restants pourraient décider de maintenir la conférence à huit unités ou d’étendre son marché télévisuel à d’autres horizons. Dans ce second cas, les remplaçants potentiels d’OU et UT pourraient être Houston, SMU, BYU, Cincinnati, Memphis ou encore UCF.

Follow the money

Revenus annuels de Texas et Oklahoma payés par la Big 12 : 34 millions de dollars.
Revenus annuels de Texas et Oklahoma payés par la SEC : 60 millions de dollars.

CQFD.

Crédit photo : William Purnell / Icon Sportswire via Getty Images

La réponse du berger à la bergère

Pour répondre à la fourberie de la toute-puissante SEC, l’ACC, la Big Ten et la Pac-12 ont signé un accord se sont mises d’accord sur une « alliance » qui consiste essentiellement à mettre en place davantage de confrontations entre les trois conférences dans les années à venir.

Plutôt que de signer un réel contrat, les trois (relativement nouveaux) commissaires, Jim Phillips (ACC), Kevin Warren (Big Ten) et George Kliavkoff (Pac-12) ont préféré un « gentleman’s agreement », c’est-à-dire une espèce d’accord tacite dont les fondations sont profondément ancrées dans un gros tas de boue. Autrement dit, ce pacte bien intentionné et fondé sur la confiance, dixit Jim Phillips, vaut à peu près autant que la promesse faite à votre amoureuse du CM2 / 5th grade de l’épouser quand elle aurait 18 ans. Un petit chèque ici ou là aura tôt fait de faire voler cette belle amitié de façade en éclat.

Oh, et puis, évidemment, cette alliance n’est pas du tout, comme annoncé plus haut, une réaction à la trahison d’Oklahoma et de Texas, d’après Kevin Warren. En effet, les trois nouveaux mousquetaires, qui essaient tous de ne pas être largués par Greg « D’Artagnan » Sankey et la SEC, ont absolument déjà tout prévu : les matchs hors conférences déjà planifiés par leurs équipes pour les dix prochaines années, le nombre de matchs de conférence qu’il faudra ajuster pour absorber un match supplémentaire contre une équipe P5 de l’une des deux autres conférences de l’Alliance, les contrats TV existants (inclus celui de la conférence ACC avec… ESPN qui est aussi la chaîne officielle de l’ennemi SEC)…

Et qu’en est-il de la conférence Big 12, première victime de tout ce remue-ménage ? Jim Phillips a assuré que les trois néo-alliés « voulaient et avaient besoin que la Big 12 soit prospère » et s’est donc empressé d’inviter la conférence meurtrie à joindre l’Alliance. Ha, non, on déconne, les trois petits cochons, qui ont peur que le grand méchant loup fasse voler leurs maisons en éclat, n’ont absolument pas inclus la conférence Big 12 dans leurs plans. Autrement dit, « on vous aime mais démerdez-vous et bon courage ! ».

Principe de Pareto (ou règle du 80/20)

80% de l’attractivité de la Big 12 (meilleures audiences TV, etc.) provient de 20% de ses membres.

80, c’est aussi le nombre de millions de dollars que Texas et Oklahoma devraient payer à la Big 12 si les deux universités quittaient la conférence deux ans avant le terme de leur contrat qui expire fin juin 2025.

Une bonne raison pour ESPN d’essayer de faire dissoudre la Big 12 en facilitant le pillage de la conférence par l’American Athletic Conference, si l’on en croit son Commissaire Bob Bowlsby qui aimerait bien faire cracher les Longhorns et Sooners et partir la tête semi-haute à la fin de son propre contrat, également mi-2025.

Souvenirs, souvenirs

La dernière fois que Texas a flirté avec un départ de la Big 12, pour potentiellement rejoindre la Pac-10 en 2010, la conférence a accepté la création de la chaîne de TV 100% UT : « Longhorn Network ».

Traitement de faveur qui, l’année suivante, a mené au départ de Texas A&M et Mizzou pour la SEC.

Avec le départ de UT pour la SEC, il est probable que la chaîne meure de sa belle mort pour ne pas faire d’ombre à « SEC Network », la chaîne de la conférence propriété d’ESPN. 

Le roi est mort…

Depuis l’instauration de la Big 12 en 1996, Oklahoma a remporté 14 des 25 titres de conférences.

Texas en a gagné 3…

Greg Sankey, commissionnaire de la SEC – Crédit photo : Getty Images

Le monde post-pandémie (Partie 1)

À moins de vous être doré la pilule au soleil pendant un an et des poussières sur un gros glaçon fondant en Antarctique, vous avez entendu parler de cette pandémie débutée par un bol de soupe de chauve-souris (qui, bien que volant, ne sont pas des oiseaux alors que vos copains les manchots antarctiques, bien qu’étant des oiseaux, ne volent pas).

Pour beaucoup, l’isolement forcé a remis pas mal de choses en question. Devrais-je, moi aussi, ouvrir un compte Instagram et influencer les adolescentes boutonneuses en testant des rouges à lèvres et rendre mon papa fier comme un coq (coq, qui lui aussi est un oiseau, mais qui ne faisait pas trop le malin fin juin en n’arrivant pas à digérer son cinquième petit suisse, mais on s’égare…) ?

Certains ne sont pas tombés dans le piège des réseaux sociaux mais se sont laissés influencer par la toute-puissante SEC pour nous concocter un futur playoff à douze équipes, dont au moins une équipe G5 (et peut-être zéro équipe de la Pac-12…) plus Alabama, Clemson, Florida, Georgia, LSU, Notre Dame, Ohio State et Oklahoma. On se lèche les babines par avance…

L’aspect comique de ce futur playoff est que le mini-comité chargé d’étudier les différents scénarii compte quatre membres dont Bob Bowlsby et Greg Sankey, les Commissaires de la Big 12 et SEC… Pendant tout le processus, le second nommé s’est bien entendu abstenu de mentionner au premier les discussions engagées avec Oklahoma et Texas. Il est néanmoins probable que ce format de playoff soit revisité suite aux mouvements de réalignement inter-conférence. On voit mal les conférences Big Ten ou ACC accepter que la moitié ou plus des participants de ce playoff proviennent de la SEC…

Le monde post-pandémie (Partie 2)

BoG espère que beaucoup de nos compatriotes et cousins (Français et Québécois, ou vice-versa) ont profité de ce ralentissement de l’humanité pour explorer par-delà leurs horizons habituels et découvrir le College Football. À ceux-là, TBP et BoG disent : Bienvenue !

La route de l’apprentissage sera longue mais passionnante, d’autant que Bianfuxia (Batman en mandarin, d’après le moteur de recherche qui ne paie pas BoG pour dévoiler ici son nom) nous a aussi apporté NIL (name, image, and likeness – ou plus simplement : si tu es beau, célèbre et étudiant-athlète, tu peux désormais t’en mettre plein les fouilles en signant des autographes chez le marchand de voitures local ou en influençant les adolescentes boutonneuses, etc.). Ce nouveau monde est décidément surprenant, la Chine devrait nous concocter des virus comme ça plus souvent !

Bon, tout ça pour en arriver à l’essentiel : s’il y a un nom, un seul nom, à retenir pour ne pas avoir l’air totalement demeuré sur les forums de football universitaire américain ou à la machine à café, si les RH n’ont pas profité du télétravail pour s’en débarrasser, c’est celui de Nick Saban (et aussi que Tennessee est le Saint-Étienne du CFP et que Dieu existe, la preuve Notre Dame aura sa place au playoff sans être forcée de rejoindre une conférence).

Comment résumer Nick Saban à nos nouveaux lecteurs… ? En 0.5 mot, il gagne le titre national une année sur deux, opère un établissement de rééducation d’entraineurs en détresse et, bien que leur expliquant exactement la recette de sa réussite, aucun de ses disciples n’est encore parvenu à le battre (23-0 à l’orée de la saison 2021). Du coup, son employeur, l’Université de l’Alabama à Tuscaloosa (ou plus simplement, « Bama » mais on peut aussi juste dire « Roll Tide » pour se faire comprendre par n’importe qui depuis Key West jusqu’à Seattle), son employeur, donc, l’a prolongé jusqu’à la saison 2028 pour un salaire moyen de plus de dix millions de dollars. A l’heure actuelle, le bonhomme fait déjà plus de moolah que trois quarts des Head Coaches de NFL et le Top 3 n’est plus très loin…

Bon, c’est bien joli tout ça, mais tous ces billets verts sont-ils vraiment mérités ? Comme BoG n’est pas Wikipédia, voilà la version courte du palmarès du Head Coach du Crimson Tide :

  • 27 victoires contre le Top 5
  • 44 victoires contre le Top 10
  • 61 victoires contre le Top 15
  • 80 victoires contre le Top 20
  • 90 victoires contre le Top 25

Sans surprise, ce sont tous des records.

Nick Saban est aussi l’heureux récipiendaire de six titres nationaux et ses six équipes championnes ont cumulé un bilan de 21 victoires contre 2 défaites contre le Top 10. Mais la statistique la plus impressionnante est peut-être que depuis 2009, sa troisième année à Alabama, Nick Saban a participé à autant de finales de conférence SEC ou nationales qu’il a de défaites au compteur (15). Si ça, ça ne vaut pas dix millions… Si on y réfléchit bien, Bama a autant de défaites en douze ans que Kansas en cumule en moyenne en une saison et un mois (pour nos néophytes, Kansas au football, c’est un peu comme un club de national qui aurait été invité à jouer en Ligue 1, tout ça parce qu’ils sont forts en basket).

Nick Saban, head coach d’Alabama – Crédit photo : Alabama Athletics

La chasse est ouverte (à nouveau)

En SEC, tout le monde court après Nick Saban. Ça vaut aussi pour Florida, qui a décidé de faire confiance trois ans de plus à Dan Mullen avec une petite augmentation de salaire de 25% (désormais 7.6 millions de dollars annuels) pour service rendu à la Gator Nation.

En trois ans, l’ancien HC de Mississippi State a rendu une carte de 29-9 à Gainesville : 10-3 (5-3 SEC), 11-2 (6-2 SEC) et 8-4 (8-2 SEC) mais a terminé la saison 2020 par une vilaine fessée infligée par Oklahoma au Cotton Bowl (20-55). Enfin, d’après le HC de UF, les Gators avaient disputé leur dernier match onze jours plus tôt…

Pour briller en SEC dans les années à venir, il faudra que Dan Mullen remporte la SEC East contre Kirby Smart et Georgia (17-36 en 2018, 17-24 en 2019 et 44-28 en 2020). Il faudra probablement également battre Alabama en finale SEC deux années sur trois ou trois sur quatre. Pour l’heure, la seule confrontation entre le Florida de Dan Mullen et l’Alabama de Nick Saban a tourné à l’avantage du Tide, 52-46 en finale SEC 2020. C’est en net progrès par rapport aux neuf défaites en autant de rencontres de Dan Mullen contre Nick Saban avec Mississippi State (et surtout des 21.2 points d’écart en moyenne).

Cancel Culture

Les États-Unis vivent depuis quelques années un mouvement de promotion de l’équité sociale sans précédent si bien que certains proposent de déboulonner des statues, renommer des écoles et j’en passe sur la réécriture de l’Histoire (ou plutôt, sa mise aux oubliettes).

Le College Football n’est évidemment pas indemne, preuve en est la proposition d’un comité de l’Université du Michigan qui souhaiterait débaptiser la patinoire du campus parce que Fielding Yost, en l’honneur duquel elle est nommée, a refusé qu’un des joueurs noirs des Wolverines, Willis Ward, dispute un match contre une équipe du Sud en 1934. Oui, en effet, à l’époque, les états du Sud n’étaient pas très friands des joueurs noirs des universités du nord du pays.

Pour rappel, Fielding Yost (198-35-12) a été entraineur à Michigan (165-29-10) de 1901 à 1923 et en 1925 et 1926 et Directeur Athlétique de 1921 à 1941. Il a remporté dix titres de la Big Ten et six titres nationaux (1901 à 1904, 1918 et 1923).

Ça n’est pas joli-joli…

Toujours du côté d’Ann Arbor, le fils de Bo Schembechler (décédé en 2006) a déclaré dans la presse avoir été frappé par son père après l’avoir informé avoir été abusé sexuellement par un ancien médecin de l’équipe quand il avait dix ans, il y a grosso-modo un demi-siècle. Apparemment, papa Bo n’aurait pas bien reçu la nouvelle et étouffé l’affaire, en plus d’une flopée d’autres accusations d’attouchements sexuels par le fameux médecin sur des joueurs pendant des examens médicaux.

Bo Schembechler (234-65-8) est aussi une légende du coaching chez les Wolverines (194-48-5) avec treize titres de conférence Big Ten lors de ses 21 saisons sur le campus.

That Team Up North

Pour en finir avec Michigan, la couleur rouge est désormais bannie des installations sportives de l’équipe de football. Cela vaut aussi pour les boissons énergisantes, donc terminé le Gatorade à la cerise ! (BoG tient à préciser que la célèbre boisson de l’Université de Floride ne paie aucun émolument à TBP pour faire ici sa pub, c’est juste qu’à BoG on aime bien Tim Tebow – voilà un autre nom à apprendre pour nos nouveaux lecteurs et une autre preuve que Dieu existe).

Rendez-vous le 27 novembre pour voir si la mesure a porté ses fruits (évidemment pas rouges).

Deux poids deux mesures

En conclusion de son enquête sur une série de plaintes déposées à l’encontre de joueurs de football de Baylor entre 2010 et 2015, la NCAA a reconnu que l’université avait alors été le siège d’une « culture de violence sexuelle ».

Art Briles (65-37 à Baylor avec deux titres de la Big 12 en 2013 et 2014), alors entraineur en chef, a été remercié suite à ce scandale impliquant certains de ses joueurs mais, cinq en plus tard, la toute puissante (kof, kof…) instance gouvernante du sport universitaire a décrété que l’institution baptiste n’avait violé aucune de ses lois dans la gestion de ces plaintes et il n’y aura donc aucune sanction associée.

Les Bears s’en sortent donc avec juste une claque sur la main. On est loin de la sévérité infligée à Penn State (60 millions de dollars d’amende et quatre ans de non-participation aux bowls de fin de saison – finalement réduite à deux ans après « bonne conduite » de PSU).

Crédit photo : Action Network

Welcome to beautiful Las Vegas

Les paris sont ouverts et sept équipes (six P5 et une G5) sont favorites de toutes leurs rencontres de saison régulière.

Sans surprise, Alabama, Clemson, Ohio State et Oklahoma sont en tête de cette liste et tenteront de remporter leurs bazillionièmes titres de conférence d’affilée (minus la couronne SEC de Joe Burrow University en 2019).

North Carolina et Wisconsin, qui n’affrontent pas les deux ogres de leurs conférences respectives, sont aussi donnés gagnants dans tous leurs matchs. Enfin, Cincinnati, invaincu l’an passé en conférence AAC, complète la famille.

Recrutement

Sur les sept équipes précédemment cités, UNC et Wisconsin (sans parler de Cincy) n’ont que peu de chances d’atteindre le playoff et donc encore moins de remporter le titre national.

Pourquoi ? Recrutement, recrutement, recrutement…

Depuis 2000, seules trois équipes ont remporté le ballon en cristal sans avoir signé une classe de recrues du Top 5 lors des quatre saisons précédentes : Auburn (2010) et Clemson (2016 et 2018).

Ces trois équipes n’avaient donc, de freshmen à seniors, aucune des cinq meilleures classes du pays sur la pelouse l’année de leur titre.

Comment ont-elles donc fait, alors ? Simple : Cam Newton, Deshaun Watson et Trevor Lawrence.

Invincible

Alabama est donc favori de tous ses matchs en 2021. Le Crimson Tide parviendra-t-il en finale de conférence sans aucune défaite au compteur ?

Miami, Mercer, à Florida, Southern Miss, Ole Miss, à Texas A&M, à Mississippi State, Tennessee, LSU, New Mexico State, Arkansas, Auburn…

Le calendrier semble dire « oui » mais les statistiques indiqueraient plutôt « non » : en 29 années d’existence d’une finale de conférence dans la SEC, il n’y a eu qu’une rencontre entre deux équipes invaincues et seulement quatre matchs mettant aux prises deux équipes avec une seule défaite combinée.

Cela dit, comme Bama a été impliqué dans quatre de ces cinq rencontres (avec, à chaque fois, zéro revers, qui plus est), on peut tout de même peut-être mettre une petite pièce sur un 12-0 du Tide…

  • 1994 : Alabama (11-0) vs. Florida (9-1-1) (score : 23-24)
  • 2008 : Alabama (12-0) vs. Florida (11-1) (score : 20-31)
  • 2009 : Alabama (12-0) vs. Florida (12-0) (score : 32-13)
  • 2018 : Alabama (12-0) vs. Georgia (11-1) (score : 35-28)
  • 2019 : LSU (12-0) vs. Georgia (11-1) (score : 37-10)

Le classement qui ne sert à rien

Quelles équipes ont le plus de victoires contre un #1 du classement AP ? L’une d’elles pourrait vous surprendre…

  • 4 victoires : Arkansas, Penn State, Texas, UCLA et Wisconsin
  • 5 victoires : Auburn et Ohio State
  • 7 victoires : Oklahoma, Purdue et USC
  • 9 victoires : Alabama, Notre Dame et Miami

L’info qui ne sert à rien

Ou plutôt, l’info qu’on avait oubliée ou qu’on n’avait jamais sue sans s’en porter pour autant plus mal : le nom officiel des conférence P5 est « conférences autonomes ».

Dur, dur…

Les dix calendriers les plus difficiles de 2021 appartiennent à… :

1. Arkansas
2. Nebraska (0-1)
3. Auburn
4. Georgia Tech
5. Purdue
6. Michigan
7. Indiana
8. LSU
9. Colorado
10. Penn State

Bref, tirage difficile si votre équipe affronte Alabama ou Ohio State cette année…

Coach Jim Harbaugh – Crédit photo : Kirthmon Dozier, Detroit Free Press

Prédictions couillues pour chaque conférence P5 (ou « autonomes », donc…)

BoG se mouille et prédit cinq issues inévitables de la saison, une par conférence.

ACC

Dino Babers (Syracuse) et David Cutcliffe (Duke) ne passeront pas l’hiver à la tête de leurs équipes respectives.

Commençons par l’Orange : le HC de Cuse est 24-36 (13-29 en conférence) en cinq saisons dans le nord de l’état de New York. Après deux années consécutives à 4-8, Dino Babers a élevé son équipe jusqu’à la deuxième place de la conférence en 2018 (10-3, 6-2) avant de régresser en 2019 (5-7, 2-6) puis de s’effondrer en 2020 (1-10, 1-9). Bien entendu, le covid n’a pas aidé l’année passée mais Syracuse est pronostiqué bon dernier de la conférence en 2021 avec une prédiction de trois victoires.

Pour Duke, donné avant-dernier de l’ACC en 2021 (3.5 victoires), le tableau n’est guère plus rose. David Cutcliffe (74-88, 35-71) n’a que cinq saisons au-delà de 50% de victoires en treize ans passés à Durham et le titre de conférence de 2013 semble bien loin après la chute libre depuis 2018 (8-5 puis 5-7 et 2-9).

Big Ten

Jim Harbaugh va devoir revendre sa maison à Ann Arbor. Après des défaites à Wisconsin et contre Penn State et une victoire à l’arrachée contre le frangin de Michigan State, la gifle reçue à Columbus par l’ennemi juré, Ohio State, est la douche qui fera déborder le bain pour le Head Coach de Michigan.

L’entraineur en chef des Wolverines est 49-22 (34-16 en conférence Big Ten) en sept saisons (le 2-4 de l’an dernier plombe évidemment les statistiques) mais l’ancien finaliste du Super Bowl XLVII avec les San Francisco 49ers est 0-7 contre le rival Ohio State et 1-4 en bowls.

Big 12

Kansas ne gagnera aucun de ses matchs.

Le calendrier des Wildcats : South Dakota, à Coastal Carolina, Baylor, à Duke, à Iowa State, Texas Tech, Oklahoma, à Oklahoma State, Kansas State, à Texas, à TCU, West Virginia

Y a-t-il vraiment la place pour une victoire ?

Pac-12

Vos Utah Utes 2021 seront les nouveaux champions de conférence.

Le calendrier des Utes : Weber State, à BYU, à San Diego State, Washington State, à USC, Arizona State, à Oregon State, UCLA, à Stanford, à Arizona, Oregon, Colorado

Ça se terminera peut-être par 6-3 en conférence mais cela pourrait suffire à atteindre la finale…

SEC

Nick Saban restera invaincu contre ses anciens assistants.

Le score est pour l’heure de 23-0 et grimpera à 26-0 après la venue d’Ole Miss (1-0 contre Lane Kiffin), le déplacement à Texas A&M (4-0 contre Jimbo Fisher) et la probable confrontation contre Georgia (3-0 contre Kirby Smart) en finale de conférence SEC.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

UCLA a écrasé Hawaii (44-10) grâce notamment à trois touchdowns au sol de RB Zach Charbonnet (6 courses, 106 yards, 3 TD / 1 réception, 14 yards), transféré de Michigan à l’intersaison.

Cuillère de bois

Nebraska a ouvert la quatrième saison de l’ère Scott Frost par une défaite à Illinois (22-30) après avoir concédé 28 points consécutifs en moins de quinze minutes au tournant des deuxième et troisième quart temps.

Les Cornhuskers n’auront que peu d’occasions de remporter des matchs en conférence Big Ten cette année et une victoire contre le Fighting Illini aurait grandement augmenté leurs chances de qualification à un bowl qui échappe à l’ancien quarterback des Huskers, champion national en 1997, depuis son arrivée au poste de Head Coach en 2018.

Pour ne rien arranger, le programme est sous le microscope de la NCAA pour utilisation interdite de consultants et analystes durant des entrainements, certains non-autorisés, et matchs en 2020. Les jours de Scott Frost à Lincoln pourraient commencer à être comptés…

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Ohio State
#2 Oklahoma – #3 Georgia

Alabama : vu que personne n’est devin, il faudrait être totalement timbré pour miser contre les probabilités et les statistiques…

Oklahoma : les Sooners devraient avoir une défense (presque) digne de leur future nouvelle conférence.

Georgia : les Bulldogs vont battre Clemson et ne perdre qu’une seule rencontre, en finale SEC contre Alabama.

Ohio State : les Buckeyes ont toujours deux fois plus de talent que tout le reste de la conférence Big Ten réunie.

Dans l’ère BCS/CFP, 1.5 équipes de Top 4 du classement AP de présaison ont, en moyenne, également terminé dans le Top 4 en fin de saison régulière. La moyenne est passé à 2 depuis l’instauration du Playoff, ce qui veut dire que, statistiquement, la moitié de ces équipes n’atteindra donc pas le CFP. Qui de #1 Alabama, #2 Oklahoma, #3 Clemson ou #4 Ohio State manquera le dernier carré cette saison ?

Crédit photo : FSU Athletics

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Bobby Bowden décédé début août, à 91 ans, d’un cancer du pancréas dont la phase terminale avait été annoncée mi-juillet.

Il faudrait un roman pour résumer la place de l’ancien entraineur mythique de Florida State dans l’histoire du College Football et celle des Seminoles. Disons juste qu’avec Bobby Bowden (389-129-4 dont 21-10-1 en bowls) à sa tête (1976-2009), FSU c’est 12 titres de conférences ACC (1992-2000, 2002-2003 et 2005) et deux titres nationaux (1993-1999) et surtout 14 saisons consécutives terminées dans le Top 5 de l’Associated Press. Ses 377 victoires officielles (12 ont été annulées pour avoir fait jouer des étudiants non-éligibles académiquement) marquent le deuxième plus haut total de première division (FBS et FCS) derrière les 409 succès en carrière de Joe Paterno.

Autant dire que c’est un monstre sacré du College Football qui nous a quitté…

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 47 : Najee Harris entre la course au Heisman

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Quarante-septième édition (2020 – Semaine 16) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, Nick Saban pense qu’il faudrait un Commissaire pour le College Football (bref, un Roger Goodell universitaire), on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. 

Plus ça change, plus c’est la même chose

Voilà ce qu’une bonne pandémie fait pour vous…

ConférenceChampion 2019Champion 2020
ACCClemsonClemson
Big TenOhio StateOhio State
Big 12OklahomaOklahoma
Pac-12OregonOregon
SECLSUAlabama

Bref, 80% des champions P5 2019 ont conservé leurs couronnes en 2020 et les 20% restants ont gagné dix des treize derniers titres dans leur conférence…

ACC

Clemson – Notre Dame : 34- 10

Clemson a remporté sa sixième couronne ACC consécutive et porte son total de titres de conférence à 19 dont sept depuis l’instauration d’une finale de conférence en 2005. Les Tigers sont 7-1 en finale.

Clemson a remporté dix matchs ou plus lors des dix dernières saisons. Seuls Florida State (14 saisons entre 1987 et 2000) et Alabama (13 saisons entre 2008 et 2020) ont, pour l’instant, fait mieux.

Quelques remarques sur le match…

La première mi-temps des deux équipes…

Notre Dame : FG, FG manqué, downs, punt, punt 

Clemson : INT, TD, TD, FG, TD.

Alors oui, ND a fait mieux après la pause (7-10) mais pour se remettre de 3-24 à la mi-temps… Contre Clemson…

Un seul mot… Venables. Le coordinateur défensif des Tigers, Brent Venables a gagné son duel avec Tommy Rees, le coordinateur offensif des Domers. Les Irish avaient marqué 33 points dans le temps réglementaire lors du match de saison régulière (47-40, OT) mais le génie défensif de Brent Venables s’est assuré qu’une telle anomalie ne se reproduise pas…

RB Travis Etienne (10 courses, 124 yards, 1 TD / 3 réceptions, 12 yards) restait sur six matchs consécutifs à moins de 100 yards au sol et n’avait glané que 28 yards en 18 courses (mais 1 TD) contre Notre Dame en saison régulière. Avec QB Trevor Lawrence (25/36, 322 yards, 2 TD, 1 INT / 14 courses, 90 yards, 1 TD) dans le backfield pour donner une seconde option à la course, le recordman des yards au sol en ACC (4796 yards) a eu une toute autre production avec 12.4 yards par portée en dix courses. Sur la saison, ses 524 yards en réception établissent le nouveau record de l’école pour un running back. Son 20ème match en carrière à plus de 100 yards au sol est également un record de l’école.

La majorité des analystes pensaient que Notre Dame serait plus compétitive et pourrait même remporter le match. Å l’inverse, certains observateurs ont pointé que, lors du match de saison régulière, QB D.J. Uiagalelei (29/44, 439 yards 2 TD / 13 courses, 2 yards) n’avait constitué aucun danger au sol et que ND n’avait eu qu’à se concentrer sur Travis Etienne. L’analyse s’est révélée très pertinente compte tenu de la production au sol de Trevor Lawrence en finale. Ce que les experts n’ont en revanche, pas relevé est le pourcentage en troisième down de Clemson dans les deux matchs : 4/15 en saison régulière et 8/13 (dont un spiké par erreur) en finale avec Trevor Lawrence aux commandes. Oui, le futur quarterback de Clemson est brillant mais les Tigers ne sont pas la même équipe avec le futur New York Jet Jacksonville Jaguar.

La séquence qui tue : 42 secondes à jouer en première mi-temps, 2ème tentative et 10 yards ; Travis Etienne prend neuf yards au sol mais Trevor Lawrence, qui pense que son coureur a gagné les quatre tentatives supplémentaires, spike le ballon pour arrêter l’horloge et préparer la série suivante ; Clemson se retrouve donc en 4ème tentative avec 1 yard à grappiller et Travis Etienne s’arrache pour 44 yards et un TD.

Big Ten

Ohio State – Northwestern : 22 – 10

Quatrième titre de conférence Big Ten consécutif pour Ohio State… Les Buckeyes remportent leur 39ème titre de conférence dont cinq sur dix depuis que la Big Ten est séparée en deux divisions (Legends/Leaders en 2011 et 2012 et East/West depuis 2013). Les Buckeyes sont 5-1 en finale.

Quelques remarques sur le match…

À Lucas Oil Stadium, les en-buts étaient aux couleurs des… Indianapolis Colts. Quelqu’un aurait-il oublié de se lever pour peindre les couleurs des deux finalistes ?

WR Chris Olave (36 réceptions, 528 yards, 5 TD en 2020) n’a pas joué la finale, tout comme une vingtaine d’autres Buckeyes, dont on suppose qu’ils étaient encore en quarantaine le jour du match (Ohio State n’a pas indiqué de raison officielle). Privé de sa cible favorite, QB Justin Fields (12/27, 114 yards, 2 INT / 12 courses, 35 yards) n’a été que l’ombre de lui-même dans cette finale et le tempo imposé par Northwestern a mis en exergue le manque de profondeur du banc de touche d’Ohio State dû à toutes ces absences.

La deuxième défense de FBS (14.6 points par match avant la rencontre) a tenu la quatrième attaque (46.6 points par match) en respect pendant une mi-temps. Les Wildcats ont atteint la mi-temps avec l’avantage au score (10-6) grâce notamment à une interception de DB Brandon Joseph (5 placages, 1 INT) dans son propre en-but à 28 secondes de la pause. C’est sa sixième interception de la saison, record FBS.

Malheureusement, Northwestern n’a pas tenu la distance et QB Peyton Ramsey (24/37, 224 yards, 2 INT / 9 courses, 44 yards) s’est fait intercepter sur le premier drive des Wildcats au retour des vestiaires, la première de ses deux interceptions du match. L’ancien Indiana Hoosier a aussi perdu un fumble sur le drive suivant sa seconde interception. Northwestern n’a pas marqué en seconde mi-temps.

NW en seconde mi-temps : INT, punt, FG manqué, INT, fumble, punt, downs

RB Trey Sermon (29 courses, 331 yards, 2 TD) a terminé la rencontre avec une moyenne de 11.4 yards par course mais il a fallu presque trois quarts temps au staff d’Ohio State pour se rendre compte qu’il pouvait rentrer comme dans du beurre dans la défense de Northwestern. Au passage, il a établi, avec ses 331 yards, un nouveau record au sol pour une finale de conférence FBS et aussi battu le record d’OSU sur un match, précédemment détenu par Eddie George (314 yards) depuis 1995, l’année de son Heisman.

Northwestern : six courses de plus de 20 yards accordés en sept matchs de saison régulière.

Trey Sermon : six courses de plus de 20 yards en finale contre NW.

Et dans le reste de la conférence…

Il y a eu quinze matchs annulés en conférence Big Ten et seuls Penn State (4-5) et Rutgers (3-6) ont joué tous leurs matchs. A l’opposée, Maryland (2-3) n’a disputé que cinq matchs.

Illinois (2-6) a terminé la saison régulière par une lourde défaite contre Penn State (21-56), une semaine après s’être séparé de Lovie Smith. Il n’a pas fallu longtemps pour lui trouver un remplaçant : c’est Bret Bielema qui a été embauché pour le remplacer. Le nouvel homme fort du Fighting Illini est un habitué de la conférence Big Ten puisqu’il a été Head Coach à Wisconsin de 2006 à 2012 (68-24) avec trois titres de conférence consécutifs à la clé (2010 à 2012). Avant cela, il avait entrainé Auburn de 2013 à 2017 (29-34). Ces trois dernières années, il était assistant en NFL, aux New England Patriots (2018-2019) puis aux New York Giants (2020). Illinois a signé sa neuvième saison consécutive avec un bilan négatif en conférence, record de l’école. Il y a donc un peu de boulot…

Penn State – Illinois (56-21) : les deux équipes ont combiné pour quatre touchdowns en 5’10. Il y avait 21-21 à la fin du premier quart temps. Le Fighting Illini a alors décidé de partir en vacances.

Big 12

Oklahoma – Iowa State : 27 – 21

Oklahoma a remporté son sixième titre de conférence d’affilée et le quatorzième en 25 ans de Big 12. Les Sooners sont 11-1 en finale de conférence.

OU possède désormais 50 titres de conférences, record FBS.

Quelques remarques sur le match…

DB Isheem Young, l’un des tous meilleurs défenseurs de la conférence, a été éjecté au bout de 33 secondes pour un placage de l’épaule sur le casque de WR Drake Stoops (1 réception, 13 yards) qui tombait au sol à la renverse. La pénalité semble sévère mais dura lex sed lex 

WR Marvin Mims (7 réceptions, 101 yards, 1 TD) a marqué son huitième touchdown en réception de passe pour sa première saison, record d’Oklahoma.

Iowa State n’a jamais vraiment été en mesure d’inquiéter Oklahoma. QB Brock Purdy (27/40, 322 yards, 1 TD, 3 INT / 7 courses, 33 yards) a lancé trois interceptions dans le match : la première dans l’en-but d’OU à 0-17 et avec 5 minutes à jouer en première mi-temps, la deuxième au milieu du terrain à 7-24 et avec 5 minutes jouées en seconde mi-temps et la dernière dans la zone rouge des Sooners à 21-27 et avec 1 minute restante à l’horloge.

Sur sa dernière interception, Matt Campbell regrettera peut-être de ne pas avoir pris un temps mort. Sur troisième tentative, l’escouade offensive des Cyclones n’était clairement pas prête à jouer et Brock Purdy a été chassé de sa poche et a lancé, on ne sait trop où, une passe désespérée (destinée à un coéquipier ? ou à atterrir en touche ?) qui a été interceptée par CB Tre Brown (2 placages, 1 INT).

RB Breece Hall (23 courses, 79 yards, 2 TD) a signé son onzième match d’affilée avec au moins un touchdown, record de l’école. Maigre consolation…

Pac-12

Oregon – USC : 31 – 24

Oregon a conservé son titre de la Pac-12, son second consécutif et le treizième de l’histoire de l’université. Les Ducks ont participé à quatre des dix finales depuis leur établissement en 2011 et les ont toutes remportées.

Quelques remarques sur le match…

Oregon (4-2) n’avait aucun droit valide de disputer ce match mais les Ducks ont profité au mieux de l’opportunité.

Après la victoire (48-47, OT)) de Stanford (4-2) à UCLA (3-4) sur une transformation à deux points manquée par les Bruins, Oregon termine finalement troisième de la Pac-12 North.

Le champion de division, Washington (3-1), n’a pas pu participer à la finale en raison du covid.

Colorado (4-1, 3-1) aurait dû être le second finaliste en raison d’un meilleur record en conférence qu’Oregon (3-1 contre 3-2) et surtout parce que les Buffaloes n’ont pas pu jouer USC en saison régulière, la faute à une épidémie de covid chez les Trojans.

QB Kedon Clovis (28/52, 320 yards, 2 TD, 3 INT) a lancé deux de ses trois interceptions lors des trois premiers drives de USC et les Trojans n’ont jamais pu revenir à moins de sept points d’Oregon. La troisième interception est intervenue à trois minutes de la fin du match alors que l’on pensait que SC allait refaire le coup d’Arizona, Arizona State et Utah en sortant de son chapeau un retour improbable dans les deux dernières minutes. Pas ce coup-ci…

USC a concédé 98 yards en neuf pénalités. Oui, c’est beaucoup et c’est inacceptable pour une équipe en finale de conférence. Mais ce n’est pas comme si Oregon (7 pénalités pour 70 yards) avait été exempt de tout reproche…

Note pour l’année prochaine : l’équipe en tête à la mi-temps a remporté toutes les finales (soit dix matchs depuis le passage de la Pac-10 à la Pac-12 en 2011).

SEC

Alabama – Florida : 52 – 46

Alabama a récupéré son titre de champion de la SEC et remporté son 28ème championnat de la SEC dont neuf victoires depuis l’instauration d’une finale de conférence en 1992. Le Tide est 9-4 en finale.

Quelques remarques sur le match…

Première mi-temps d’Alabama : TD, INT, TD, TD, TD, TD. Score à la mi-temps : 35 – 17.

Florida est bien revenu dans la partie au troisième quart temps avec deux TD (31-35) mais Bama a repris le large avec un TD et un FG consécutif à un fumble perdu par les Gators (45-31).

La séquence qui tue : Florida a été sauvé par un hors-jeu défensif à l’extérieur de la boite sur un fumble perdu par QB Kyle Trask (26/40, 408 yards, 3 TD / 15 courses, 0 yard, 1 TD) à 1 yard de l’en-but d’Alabama. Les Gators ont eu droit à une seconde chance et ont marqué sur le jeu suivant par RB Daemon Pierce (2 courses, 2 yards, 1 TD) pour rester dans la course (38-45).

QB Mac Jones (33/43, 418 yards, 5 TD, 1 INT) a établi un nouveau record de yards à la passe en finale de conférence SEC avec 418 yards. Le deuxième sur la nouvelle liste est Kyle Trask avec ses 408 yards.

La cible préférée de Mac Jones ? L’inévitable WR DeVonta Smith (15 réceptions, 184 yards, 2 TD), l’homme qui attrape les ballons dans les nuages. Ses quinze réceptions en finale SEC sont également un record.

Jaylen qui ça ? Il ne faudrait pas oublier qu’Alabama est privé depuis deux mois de son meilleur receveur, WR Jaylen Waddle (25 réceptions, 557 yards, 4 TD en quatre matchs). Bon, enfin, meilleur, c’est plutôt 1A et 1B avec DeVonta Smith. Oh, et Nick Saban a laissé sous-entendre que Jaylen Waddle pourrait jouer au Playoff. Effrayant…

Bataille de III entre Trey Dean III (DB, Florida) et John Metchie III (WR, Alabama) : le défenseur des Gators a intercepté Mac Jones en milieu de premier quart temps puis perdu la balle sur un gros tampon du receveur d’Alabama. DeVonta Smith a recouvert le ballon pour, un jeu et 31 yards plus tard, marquer son premier touchdown du match (14-7).

Rien ne sert de courir… : Florida a fait cadeau de 19 secondes à Alabama en snappant trop tôt sur son second TD de la première période. Alabama a répondu en marquant son cinquième TD avec six secondes à l’horloge. C’est quatre points offerts pour un TD à la place d’un FG. Évidemment, ces quatre points n’ont eu aucune incidence sur le résultat de la rencontre mais tout de même…

Nick Saban l’avait annoncé : « 84 » et « 1 » sont les plus grosses menaces pour Alabama. Comprenez TE Kyle Pitts (7 réceptions, 129 yards, 1 TD) et WR Kadarius Toney (2 courses, 15 yards / 8 réceptions, 153 yards, 1 TD) qui ont combiné pour 15 réceptions, 282 yards et 2 TD dans les airs contre le Tide.

Ce qui a manqué à Florida pour terrasser Alabama ? Un peu plus de jeu au sol : 54 yards en 26 courses ne motivent pas des masses la défense adverse à s’entasser dans la boite… Cela dit, les Gators ont marqué la moitié de leurs touchdowns au sol…

Et dans le reste de la conférence…

En dominant Tennessee (34-13), Texas A&M a signé sept victoires consécutives dans une saison pour la première fois depuis 1998. Les Aggies avaient alors gagné dix fois d’affilée avant de perdre à Texas (24-26), ce qui ne les avaient pas empêchés de remporter la conférence Big 12.

LSU (5-5) a limité les dégâts en finissant 2020 à l’équilibre par une victoire contre Ole Miss (4-5) 53 à 48. Le dernier champion en titre à avoir terminé sous les 50% de victoire est Ohio State, 9-1 et champion national en 1942 et 3-6 en 1943. Comme quoi, pour tous ceux qui en doutaient encore, une guerre mondiale c’est tout de même un peu plus perturbant qu’une pandémie…

Le doublé ?

Clemson et Notre Dame en conférence ACC et Oklahoma et Iowa State en conférence Big 12 se sont respectivement affrontés pour la seconde fois de la saison. Après avoir perdu en saison régulière, les Tigers et les Sooners ont pris leurs revanches en finale. On a l’habitude de dire que battre deux fois la même équipe la même n’est pas chose aisée. Mais est-ce si difficile que ça ?

En 31 occurrences, le vainqueur du match de la saison régulière a remporté 18 fois la finale de conférence, soit 58%. Méfiez-vous des mythes…

En détail, la liste des finales de conférence P5 mettant aux prises deux équipes s’étant déjà affrontées en saison régulière (vainqueur du match entre parenthèses) :

ACC (depuis 2005)

2007 – Virginia Tech bat Boston College (Boston College)
2008 – Virginia Tech bat Boston College (Boston College)
2009 – Georgia Tech bat Clemson (Georgia Tech)
2011 – Clemson bat Virginia Tech (Clemson)
2020 – Clemson bat Notre Dame (Notre Dame)

Bilan du vainqueur du match de saison régulière : 2-3

Big Ten (depuis 2011)

2011 – Wisconsin bat Michigan State (Michigan State)
2012 – Wisconsin bat Nebraska (Nebraska)
2019 – Ohio State bat Wisconsin (Ohio State)

Bilan du vainqueur du match de saison régulière : 1-2

Big 12 (1996-2010, 2017-2020)

1999 – Nebraska bat Texas (Texas)
2000 – Oklahoma bat Kansas State (Oklahoma)
2001 – Colorado bat Texas (Texas)
2002 – Oklahoma bat Colorado (Oklahoma)
2005 – Texas bat Colorado (Texas)
2007 – Oklahoma bat Missouri (Oklahoma)
2017 – Oklahoma bat TCU (Oklahoma)
2018 – Oklahoma bat Texas (Texas)
2019 – Oklahoma bat Baylor (Baylor)
2020 – Oklahoma bat Iowa State (Iowa State)

Bilan du vainqueur du match de saison régulière : 5-5

Pac 12 (depuis 2011)

2012 – Stanford bat UCLA (Stanford)
2013 – Stanford bat Arizona State (Stanford)
2014 – Oregon bat Arizona (Arizona)
2015 – Stanford bat USC (Stanford)
2017 – USC bat Stanford (USC)
2018 – Washington bat Utah (Washington)

Bilan du vainqueur du match de saison régulière : 5-1

SEC (depuis 1992)

1999 – Alabama bat Florida (Alabama)
2000 – Florida bat Auburn (Florida)
2001 – LSU bat Tennessee (Tennessee)
2003 – LSU bat Georgia (LSU)
2004 – Auburn bat Tennessee (Auburn)
2010 – Auburn bat South Carolina (Auburn)
2017 – Georgia bat Auburn (Auburn)

Bilan du vainqueur du match de saison régulière : 5-2

Bonnes vacances !

Boston College (6-5, 5-5), Pittsburgh (6-5, 5-5) et Virginia (5-5, 4-5) avaient déjà décliné une participation à la post-saison. Florida State (3-6, 2-6), Georgia Tech (3-7, 3-6), Louisville (4-7, 3-7), Virginia Tech (5-6, 5-5), tous éligibles malgré leurs bilans négatifs du fait de la levée des règles d’éligibilité, ont rejoint le rang des équipes ACC qui ne joueront pas pendant les fêtes de Noël.

Michigan State (2-5) a renoncé à la post-saison pour laisser les joueurs rentrer en famille. Minnesota (3-4), Penn State (4-5) et Rutgers (3-6) ont décidé de faire de même. Nebraska (3-5), qui voulait absolument jouer cet automne, a également jeté l’éponge. Maryland (2-3) sera également absent de la post-saison pour raisons médicales.

Comme Stanford (4-2) la semaine passée, Arizona (0-5), UCLA (3-4), USC (5-1), Utah (3-2) et Washington (3-1) ont annoncé renoncer à la post-saison. Les Wildcats gèrent toujours une épidémie au sein de l’équipe, les Bruins ont choisi de laisser les joueurs passer les fêtes de fin d’année en famille, les Trojans jouent la prudence, les Utes n’en peuvent plus et les Huskies sont, eux aussi, encore empêtrés dans des problèmes de covid.

Kansas State (4-6, 4-5) n’a pas assez de joueurs pour préparer un bowl et s’est donc mis en vacances.

LSU (5-5) s’est auto-sanctionné en s’excluant de la post-saison pour faire de la lèche à la NCAA qui, un de ces jours, va leur tomber lourdement sur le coin du casque. 

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

California – Arizona : aucune des deux équipes n’ayant le nombre de joueurs requis, le match entre les Bears et les Wildcats a été annulé. C’est le quatrième match sur huit annulé pour Cal.

Georgia – Vanderbilt : les Commodores devaient jouer à Athens le 5 décembre mais le match a été repoussé. Il a, cette fois été annulé. C’est désolant pour les Dawgs qui sont la seule équipe de SEC à terminer la saison sans un « Senior Day » pour célébrer leurs joueurs de dernière année.

Indiana – Purdue : après avoir été reprogrammé pour la « Championship Week » de la Big Ten, le « Old Oaken Bucket » n’aura vraiment pas lieu.

Iowa – Michigan : depuis leur défaite contre Penn State (17-27) à Thanksgiving, les Wolverines n’ont visiblement pas digéré la dinde et font l’impasse sur leur troisième match consécutif. Un qui n’aurait de toute façon pas pu assister au match est Kirk Ferentz. Le Head Coach des Hawkeyes a été testé positif au covid.

Maryland – Michigan State : initialement prévue le 21 novembre, la rencontre a été une nouvelle fois annulée en raison de cas positifs dans l’effectif des Terrapins.

Miami – Georgia Tech : le match devait se dérouler le 21 novembre mais les Hurricanes n’ont pas pu jouer. Cette fois, ce sont les Yellow Jackets qui ont un virus dans le programme.

Wake Forest – Florida State : FSU a annulé son troisième match en un mois, toujours pour raisons covidiennes. Ce week-end, c’est WF (4-4) qui en a fait les frais. Les Demon Deacons ont donc été, eux aussi, privés de leur « Senior Day ».

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Penn State a oblitéré Illinois (56-21) avec notamment deux longs touchdowns (70 et 75 yards) de WR Jahan Dotson (6 réceptions, 189 yards, 2 TD).

Cuillère de bois

La finale de la semaine oppose deux anciens champions nationaux qui sont tombés bien bas depuis leurs heures de gloire respectives : Florida State et Tennessee.

Florida State (3-6, 2-6) a terminé sa pire saison depuis 1975 (3-8). L’année suivante, Bobby Bowden a pris les choses en main et, après une année de mise en route (5-6), les Seminoles ont terminé 41 saisons consécutives au-dessus de la barre des 50% (33 avec Bobby Bowden et 8 avec Jimbo Fisher, son coordinateur offensif et successeur) dont 22 avec au moins dix victoires. Le record de 2-6 en conférence est le pire depuis que FSU a rejoint la conférence ACC en 1992.

Florida State a annulé trois de ses matchs dans les 24 heures précédant le coup d’envoi mais il n’est pas certain qu’affronter Clemson (10-1, 9-1), Virginia (5-5, 5-4) ou Wake Forest (4-4, 3-4) ait permis aux Noles de gagner tellement plus.

Le record de Jeremy Pruitt à Tennessee (3-7) lors de ses 35 derniers matchs est de 16-19. Butch Jones, débarqué à mi-saison en 2017 était à 20-15. Le pourcentage de victoires des Volunteers en 2020 (30%) est le pire depuis 1909 (1-6-2). L’an passé, les Vols avaient entamé un redressement avec six victoires de rang pour terminer la saison 8-5 (5-3 en SEC). Ils ont débuté 2020 sur la même lancée avec deux victoires (à South Carolina 31-27 et contre Kentucky 35-12) avant un gros coup d’arrêt à Georgia (21-44) qui a marqué le début d’une série de six défaites consécutives. La laisse de Jeremy Pruitt à Knoxville est de plus en plus courte…

Tops

Un flambeau pour… CB Jay Ward (6 placages, 2 INT, 1 TD) et ses deux interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la victoire de LSU contre Ole Miss (53-28).

Un brasier pour… CB Emmanuel Forbes (7 placages, 2 INT, 1 TD) et ses deux interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la victoire de Mississippi State contre Missouri (51-32).

Un feu d’artifice pour… WR Kayshon Boutte (14 réceptions, 308 yards, 3 TD) et ses 308 yards, record SEC sur un match, et ses trois TD lors de la victoire de LSU contre Ole Miss (53-28).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Connor Bazelak (22/38, 225 yards, 2 TD, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Missouri à Mississippi State (32-51).

Un seau d’eau pour… QB Adrian Martinez (24/28, 255 yards, 1 TD 2 INT / 23 yards, 157 yards, 2 TD) et ses deux interceptions et deux fumbles perdus lors de la victoire de Nebraska à Rutgers (28-21).

Un naufrage titanesque pour… QB Matt Corral (15/27, 251 yards, 3 TD, 5 INT / 17 courses, 158 yards, 1 TD) et ses cinq interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la défaite d’Ole Miss à LSU (48-53).

Dernier carré

Là, on ne suppute plus, le Haut Comité à la Sainte Sélection du College Football Playoff a rendu son verdict. Le Playoff 2020 proposera donc les demi-finales :

#1 Alabama – #4 Notre Dame

#2 Clemson – #3 Ohio State

Plutôt que de lâcher un « BoG vous l’avait bien dit », regardons les prédictions de la semaine passée :

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Notre Dame
#2 Clemson – #3 Ohio State

Bon, en même temps, 98% des lecteurs avaient prévu les mêmes demi-finales (56% selon la police) donc vraiment pas de quoi fanfaronner (il y a aussi apparemment 1.5% de lecteurs fans des Sooners, 0.4% qui ne jure que par « Gig’em » et 0.1% d’habitants de Cincinnati qui passaient par là par hasard).

BoG avait caché un micro dans la salle de réunion du Comité des Sages et révèle en exclusivité ce qui s’est dit pendant le processus de sélection :

Gary Barta (Président) : En #1, tout le monde est d’accord pour Alabama ?

Murmures dans la salle : Alabama, oui, Alabama… Bien entendu, Alabama…

Scott Stricklin (Directeur Athlétique, Florida) et R.C. Slocum (Directeur Athlétique par intérim, Texas A&M) : T’es sérieux là, Gary ? ÉVIDEMMENT, Alabama !

Gary Barta : Bon, Alabama alors. Et en #2 ?

Discussions croisées dans la salle : Clemson ? Ben, oui, je pense, Clemson, non ? Ça semble logique, 10-1, champions ACC, l’autre mastodonte des P5 depuis 5-6 ans. (Tous ensemble) On vote Clemson !

Gary Barta : Je valide. Et du coup, je mets Notre Dame en #3.

Todd Stansbury (Directeur Athlétique, Georgia Tech) : T’es con, Gary, ou quoi ? On s’est déjà tapé le match deux fois, ça suffit un peu, non ?

Gary Barta : Euh, okay, mais je mets qui du coup ?

Joe Castiglione (Directeur Athlétique, Oklahoma) : Oklahoma ! On est champion de la Big 12 depuis six ans !

R.C. Slocum : Texas A&M ! On a perdu seulement contre la 32ème meilleure équipe de NFL !

Scott Stricklin, en aparté : Pff, mais vous avez pris 28 pions, tocards…

Gary Barta : Bon, les gamins dans le fond, un peu de silence ! Les équipes à deux défaites sont éliminées d’office sinon on va avoir à se justifier sur une tonne de décisions merdiques de ces dernières années.

John Urschell (Penn State) : Ben, justement, en 2016…

Gary Barta : John, ce n’est pas le moment… Retourne résoudre tes équations au MIT et laisse les vieux schnocks choisir avec des critères totalement aléatoires. Il n’y a pas de place pour la logique ici ! Bon, alors, on met qui à cette putain de troisième place ?

Todd Stansbury : Gary, t’es Directeur Athlétique à Iowa, non ? Bon, ben, tu colles Ohio State sinon ils vont nous chier une pendule…

Gary Barta, gêné : Je n’osais pas le proposer… Bon, THE Ohio State alors. Des objections ?

Murmures dans la salle : Euh, ben, seulement six matchs, victoires un peu à l’arrache…

Gary Barta : On est d’accord alors ! Et, enfin, Notre Dame en #4. Le compte est bon. Merci d’être venus cette année. Le Comité de Sélection est dissous, l’an prochain on laisse décider les lecteurs de The Blue Pennant, ça fera gagner du temps à tout le monde…

Le vrai du faux

Pour s’occuper pendant les fêtes, jouons à déceler les vraies déclarations des fausses…

Justin Fields : « On mérite d’aller au Playoff parce que nous sommes l’une des quatre meilleures équipes du pays. »

Brian Kelly : « Nous sommes, sans question, l’une des quatre meilleures équipes du pays. »

Nick Saban : « Alabama mérite d’aller au Playoff parce que c’est Alabama. »

Jimbo Fisher : « Nous méritons d’aller au Playoff. Si on choisit les quatre meilleures équipes, on en fait partie. Texas A&M peut jouer avec tout le monde »

Mario Cristobal : « Il y a un Playoff cette année ? Personne ne nous a rien dit… »

Dabo Swinney : « Ohio State ne mérite pas d’aller au Playoff. »

Jimbo Fisher : « Oui, Texas A&M peut tenir tête à tout le monde, même Alabama. »

Dabo Swinney : « Florida State a peur de nous. »

Roses fanées

Devant le refus des autorités californienne d’autoriser les fans et familles à assister au Rose Bowl et compte tenu d’une augmentation alarmante du nombre de cas de covid en Californie, la direction du College Football Playoff a annoncé le remplacement du stade de Pasadena par celui d’Arlington, la maison des Dallas Cowboys qui accueille aussi le Cotton Bowl.

On aura donc :

Cotton (mais en fait Rose) Bowl : #1 Alabama – #4 Notre Dame

Sugar Bowl : #2 Clemson – #3 Ohio State

Il aurait été plus logique que le Crimson Tide joue à la Nouvelle-Orléans, la proximité géographique étant toujours favorisée pour la tête de série numéro 1 mais le Rose Bowl (le match, pas le stade) est plus prestigieux que le Sugar Bowl même s’il n’est pas joué au Rose Bowl (le stade, pas le match).

Les deux demi-finales auront lieu le 1er janvier. La finale se déroulera le 11 janvier au Hard Rock Stadium de Miami Gardens qui accueille également l’Orange Bowl.

PMU

On sait déjà qu’Alabama est donné favori de 20 points par Las Vegas et Clemson par sept.

La dernière confrontation entre Bama et Notre Dame ne s’était pas bien terminée pour les Domers. C’était en 2013 au BCS National Championship Game et le Tide l’avait emporté 42-14. Tommy Rees, le coordinateur offensif de ND, était quarterback remplaçant à l’époque.

Ohio State aura également fort à faire après avoir perdu contre Clemson en demi-finale en 2016 (0-31) et en 2019 (23-29). Les Buckeyes se sont également inclinés par deux fois en post-saison contre les Tigers, à l’Orange Bowl 2014 (35-40) et au Gator Bowl 1978 (15-17). OSU n’a encore jamais battu Clemson. Les Bucks seront peut-être motivés par Dabo Swinney qui les a classés 11ème au classement des Coaches.

Allo Docteur ?

Le protocole de la Big Ten est strict : tout joueur testé positif doit être isolé et ne peut reprendre la compétition avant 21 jours après la date du test. Avec Kevin Warren, le Commissaire de la conférence, on ne rigole pas avec la santé des joueurs !

Mmm, 2+2 égal 4, fois 5 font 20, j’ajoute 12 (aka le 21 belge au tarot) et je divise par 2, puis racine carrée… Euh, Kevin, on a un problème, ça fait quatre jours après le Sugar Bowl pour tous les joueurs d’Ohio State qui ont manqué la finale de conférence…

Le protocole de la Big Ten est strict : tout joueur testé positif doit être isolé et ne peut reprendre la compétition avant 17 jours après la date du test. Avec Kevin Warren, le Commissaire de la conférence, on ne rigole pas avec la santé des joueurs !

NY6

Le Comité de Sélection du College Football Playoff a distribué ses lots de consolation :

Orange Bowl : #5 Texas A&M (8-1) – #13 North Carolina (8-3)
Cotton Bowl : #6 Oklahoma (8-2) – #7 Florida (8-3)
Peach Bowl : #8 Cincinnati (9-0) – #9 Georgia (7-2)
Fiesta Bowl : #10 Iowa State (8-3) – #25 Oregon (4-2)

Quelques remarques (pas toutes acerbes) sur ces sélections…

L’Orange Bowl est en contrat avec la SEC (et la Big Ten) et, comme Alabama est au Playoff et que le Sugar Bowl (l’autre contrat de la SEC) accueille une demi-finale, c’est là que Texas A&M atterrit.

Le (vrai) Cotton Bowl (pas le Rose Bowl qui se joue au Cotton Bowl…) a pris les deux meilleures suivantes équipes au classement et aussi parce que la rencontre pourrait avoir de la gueule.

Au Peach Bowl, Cincinnati aura l’occasion de prouver sa valeur sur une équipe de Georgia en gros progrès depuis que QB JT Daniels est aux commandes… si les Dawgs sont vraiment intéressés par la rencontre… Il n’est pas rare que les gros poissons sabordent leurs bowls contre des « petits » parce qu’il n’y a aucune carotte au bout (ce qui, techniquement, ferait d’eux des ânes).

La Pac-12, c’est comme la NFC East : on peut être un champion tout moche et tout de même être invité à danser au bal.

Iowa State et ses trois défaites sont au Fiesta parce que les Cyclones sont dans le Top 10. North Carolina et ses trois défaites sont à l’Orange Bowl pour honorer le contrat avec la conférence ACC et parce que les deux premiers de la conférence sont au Playoff.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à RB Najee Harris (31 courses, 178 yards, 2 TD / 15 réceptions, 184 yards, 3 TD) dont les cinq touchdowns marqués contre Florida (52-46) établissent un nouveau record en finale de conférence SEC. Le coureur de Bama est aussi le second joueur de SEC à marquer cinq touchdowns lors d’au moins deux matchs en une saison, après en avoir passé cinq au sol contre Ole Miss le 10 octobre (63-48). Le joueur du Tide est également le nouveau détenteur des records de son école du nombre de touchdowns marqués au sol (45) et au total (55).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 46 : Michael Carter et Javonte Williams, force 504 !

Publié

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Crédit photo : Michael Laughlin, Sun Sentinel

Quarante-sixième édition (2020 – Semaine 14) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, d’après Greg Sankey, le Commissaire de la SEC qui garde toujours ses deux chaussures aux pieds, la conférence ACC protège ses deux gros poissons, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Jaret Patterson (RB, Buffalo), mais les 1000 yards au sol atteint en seulement cinq matchs (record FBS égalé) n’intéressent personne…

En champion

LSU, dans sa grande mansuétude, s’est imposé une auto-exclusion à la post-saison 2020-2021.

Le programme est sous le microscope de la NCAA pour une série de violations qui incluent notamment des paiements illicites reçus par la famille d’un ancien joueur de la part de riches donateurs de l’université et le fâcheux épisode d’Odell Beckham Jr distribuant des billets aux joueurs de LSU à l’issue de la finale universitaire de la saison dernière.

Louisiana State a d’ores-et-déjà renoncé à huit bourses sur les deux prochaines années (rappelons que chaque université compte 85 boursiers et un maximum de 25 bourses par an) et une réduction du nombre ou temps de visites de potentielles recrues.

Mais les champions en titre sont allés plus loin en s’excluant d’eux-mêmes de la post-saison. Ce qui signifie que LSU et ses quatre victoires en neuf matchs abandonne un potentiel bowl de fin d’année. Et oui, quelqu’un les a sacrément grosses dans le slibard pour faire l’impasse sur le On-s-en-tape-de-ce-match-de-daube Bowl sponsorisé par Dim, « Dim, la seule marque qui garde vos bouboules bien au chaud à Noël dans la douceur hivernale de Louisiane ».

Pour couronner le tout, LSU est aussi sous les feux de l’actualité pour des accusations d’agressions sexuelles par au moins neuf anciens joueurs, y compris certains champions nationaux 2019, que certains officiels de l’université auraient couvertes. Tout ça n’a pas l’air joli-joli…

Tiger Stadium, Bâton-Rouge – Crédit photo : Chris Parent

En vrac : tour d’horizon des conférences

ACC

On sait déjà que la finale mettra aux prises Notre Dame (10-0, 9-0) et Clemson (9-1, 8-1) pour une revanche du match du 7 novembre remporté à South Bend par les Domers (47-40, OT).

Quoi d’autre d’intéressant…

Boston College (6-5, 5-5) ne jouait pas ce week-end et a d’ores et déjà annoncé renoncer à un bowl cette année. Patrick Kraft, le Directeur Athlétique des Eagles, a déclaré que participer à la post-saison forcerait les joueurs à passer les fêtes loin de leurs familles, lesquelles ne seraient peut-être pas autorisées à assister au match. Bref, BC considère que, cette année, la post-saison n’offre pas la même expérience que d’habitude, sans compter les difficultés logistiques pour se déplacer sur le lieu de la rencontre. Les Eagles ont donc décidé d’arrêter les frais, Joyeux Noël à eux !

Même son de cloche à Pittsburgh (6-5, 5-5), qui a gagné à Georgia Tech (34-20), mais a également renoncé à la post-saison. Les Panthers passeront donc, eux aussi, Noël en famille.

Duke s’est lourdement incliné à Florida State (35-56) et n’a toujours pas battu FSU en 21 rencontres. Maigre consolation, les 35 points marqués par les Blue Devils établissent leur nouveau record de points contre les Seminoles mais les 56 points encaissés sont la onzième fois que les Noles dépassent 50 pions. Duke a ajouté quatre ballons perdus à son total de la saison qui s’établit désormais à 39 (19 interceptions et 20 fumbles perdus).

Virginia Tech a profité de sa rivalité contre Virginia pour mettre fin à une série de quatre défaites consécutives durant les mois de novembre et décembre. Les Hokies ont remporté le match contre les Cavaliers (33-17) qui, eux, restaient sur quatre succès consécutifs depuis Halloween. Après avoir perdu contre les Cavs l’an dernier (30-39), VT peut à nouveau fanfaronner dans l’état de Virginie. Pour UVA (5-5, 4-5), qui a également annoncé renoncer à la post-saison, il faut espérer que ce n’est pas le début d’une nouvelle série de domination des dindons de Blacksburg : la dernière série a duré quinze ans de 2004 à 2018.

Jim Phillips, le Directeur Athlétique

Big Ten

Fort de ses cinq victoires en conférence, Ohio State (5-0) affrontera Northwestern (6-1) en finale à Indianapolis.

Comment en est-on arrivé là ? BoG a obtenu un enregistrement secret des conversations d’août et de décembre entre le Commissaire de la conférence Big Ten, Kevin Warren, et ses Directeurs Athlétiques :

Août :

  • Big Ten : Bon, c’est décidé, on ne joue pas cet automne.
  • Ohio State : Euh, non, ça ne va pas être possible, parce que nous on veut jouer.
  • Nebraska, en fond : Oui, on veut jouer nous, on veut jouer !
  • Big Ten : Bon, okay, c’est décidé, on joue cet automne. Voilà le calendrier et on va coller tous nos matchs le plus tard possible et il faudra en jouer au moins six pour aller en finale.
  • Nebraska : Le calendrier est trop dur, c’est injuste…
  • Rutgers : vos gueules, les bouffeurs de maïs !

Décembre :

  • Ohio State : On n’a pu jouer que cinq matchs parce que Michigan a eu les chocottes de reprendre une rouste.
  • Michigan : Eh, euh, l’autre, c’est même pas vrai qu’on avait peur… mais bon, ça nous arrange ce truc de covid, on peut l’avoir aussi l’an prochain au cas où ?
  • Indiana : Dans l’cul, Lulu, dans l’cul Lulu, dans l’cul d’O-S-U !
  • Big Ten : Bon, on a bien réfléchi à tout ça et notamment à l’équité sportive et… on déconne ! Ah, quels blagueurs on fait ! Okay, Bucky, c’est bon, on s’en tape de cette règle des six matchs. Fais tes valises pour Indy, fous une trempe à ces binoclards de Northwestern et va chercher notre gros chèque au Playoff !
  • Northwestern : Eh, on n’est pas de binocl…
  • Illinois : vos gueules, les binoclards !
  • Jim Phillips, Directeur Athlétique de Northwestern : Je peux sortir ? Parce qu’en fait, je m’en fous de tout ça, je viens de décrocher un poste de Commissaire de l’ACC…
  • Ohio State : bon, ben, merci Kev !
  • Indiana : Euh, on n’est pas trop d’accord nous…
  • Ohio State : vos gueules, les Indiana Losers, 42-35, ça vous rappelle quelque chose ?
  • USC, qui passait par là : Punaise, ils sont bons ces Buckeyes, comment ils font… ?
Kevin Wilson, commissionnaire de la Big Ten – Crédit photo : AP

Dans le reste de l’actualité…

Illinois (2-5) a perdu à Northwestern (10-28), qui était déjà assuré de remporter la division, et l’expérience Lovie Smith a pris fin. Arrivé à Urbana-Champaign fin 2016, l’ex-HC du Fighting Illini a terminé 17-39 et 10-33 en conférence, dont cinq revers contre le rival d’Evanston. Les Wildcats, qui ont gagné la Big Ten West pour la seconde fois en trois ans, ont, bizarrement, terminé derniers de la division l’an passé avec une seule victoire au compteur, contre Illinois (29-10).

En perdant contre Minnesota (17-24), Nebraska (2-5) termine une quatrième saison consécutive à moins de 50% de victoires, la troisième de l’ère Scott Frost. Le petit chouchou des Huskers devrait, lui, conserver son poste.

Rutgers (3-5) a remporté son troisième match en Big Ten à Maryland (24-27, OT) après un zéro pointé en 2018 et 2019. Les Scarlet Knights ont gagné leurs trois matchs de la saison à l’extérieur, s’étant également imposés à Michigan State (38-27) et à Purdue (37-30). Avant leur disette de deux ans, Rutgers avait également remporté trois matchs de conférence en 2017, et notamment déjà contre Purdue (14-12) et Maryland (31-24).

En dominant Wisconsin (28-7), Iowa a maintenu son 22ème adversaire consécutif à moins de 25 points. La deuxième plus longue série en cours en FBS appartient à Marshall avec huit matchs.

Les Badgers n’ont pas atteint la barre des dix points pour la troisième fois d’affilée après leurs défaites à Northwestern (7-17) et contre Indiana (6-14). Wisconsin avait gagné les quatre dernières confrontations dans sa rivalité avec Iowa.

Big 12

Iowa State (8-2, 8-1) et Oklahoma (7-2, 6-2) disputeront eux aussi un match revanche en finale de conférence. Début octobre, les Cyclones ont battu Oklahoma (37-30).

C’est tout ? Oui, c’est tout…

Pac-12

USC (5-0) affrontera Washington (4-1) Oregon (3-2) en finale de la Pac-12.

USC (5-0) s’est adjugé la Pac-12 South en dominant UCLA (43-38) mais avait déjà le titre en poche après la défaite de Colorado (4-1, 3-1) contre Utah (21-38). Les Trojans ont remporté leur troisième match de l’année en remontant un déficit lors des 80 dernières secondes (Arizona State 28-27 et à Arizona 34-30).

Washington (4-1) n’a pas joué Oregon (3-2) et a s’est adjugé le titre de la division North mais les Huskies n’ont pas assez de joueurs pour la finale de conférence et ils seront remplacés par les Ducks.

Colorado est le grand perdant de l’opération puisqu’ils auraient remporté la division South en battant USC fin novembre… si le match avait été joué… Les Trojans ont annulé la rencontre pour cause de covid.

Stanford (3-2) a signé sa onzième victoire d’affilée contre Oregon State en s’imposant à Corvallis (27-24). Dans la foulée, le Cardinal a renoncé à la post-saison.

Crédit photo : Chris Cunningham, Getty Images

SEC

La finale de la SEC opposera Alabama (10-0) à Florida (8-2).

Alabama s’est trimbalé contre Arkansas (52-3) et RB Najee Harris (14 courses, 46 yards, 2 TD) a égalé le record de l’école du nombre de touchdowns marqués au sol avec 42 unités.

Florida, de son côté, jouait LSU sans TE Kyle Pitts laissé au repos (?) et avait peut-être déjà la tête à Atlanta… Les Gators ont été ballotés par les Tigers un peu plus que prévu et se dirigeaient vers la prolongation lorsque DB Marco Wilson (3 placages) a décidé de balancer au loin la chaussure de TE Kole Taylor (3 réceptions, 11 yards). 15 yards de pénalité plus loin, PK Cade York (3/3 FG / 4/4 XP) tapait le plus long field goal de l’histoire de l’école (57 yards) pour donner l’avantage décisif à Louisiana State (37-34).

Auburn (6-4) a battu Mississippi State (24-10) mais Gus Malzhan s’est tout de même fait viré. L’ex Head Coach des Tigers a passé huit ans dans l’Alabama, compilant un bilan de 68-35 dont 39-27 en conférence et 2-5 en bowls. Sous ses ordres, Auburn a gagné la SEC West en 2017 et en 2013, année où les Tigers ont remporté le titre de conférence SEC mais perdu en finale BCS contre Florida State (31-34). Depuis son arrivée dans les Plaines, Gus Malzhan a battu Nick Saban à trois reprises (2013, 2017 et 2019), plus que n’importe quel autre Head Coach dans le pays. Pour se consoler du chômage à venir, il quitte Auburn avec un chèque bien gras 21.7 millions de dollars. On parle de Hugh Freeze pour le remplacer…

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Indiana – Purdue : le « Old Oaken Bucket », autrement dit une vieille barrique en chêne, restera à Bloomington sans être remis en jeu cette année. Les deux rivaux de l’état de l’Indiana ont, d’un commun accord, annulé leur rivalité annuelle.

Kansas – Texas : Kansas devait prendre sa fessée le 14 novembre mais la sentence a été repoussée. Néanmoins, le Père Noël est venu un peu en avance pour les Jayhawks puisque les Longhorns, préoccupés par des cas de covid, ont annulé leur déplacement à Lawrence.

Ohio State – Michigan : pour une fois, les Wolverines de Jim Harbaugh n’ont pas perdu contre les Buckeyes, mais ils ont un adversaire un peu plus mortel à affronter, une épidémie de covid…

Texas A&M – Ole Miss : Mississippi a annulé son déplacement à College Station pour cause de cas positifs qui ont empêché les Rebels de se préparer dans des conditions optimales pour la sécurité des leurs joueurs. Comme TAMU (à Tennessee) et Ole Miss (à LSU) ont tous deux un match prévu le week-end prochain, cette rencontre est effectivement le premier match annulé en SEC.

Oregon – Washington : la finale de la Pac-12 North n’a pas eu lieu à cause d’un nombre insuffisants de joueurs disponibles chez les Huskies. Ces derniers finissent donc premiers de la division. Pratique, non ?

Washington State – California : les Bears sont montés jusqu’à Pullman pour découvrir un cas positif dans leur effectif. En application du protocole, ils n’ont donc pas chaussé les crampons et sont repartis à Berkeley sans jouer.

West Virginia – Oklahoma : le match initialement prévue le 28 novembre a été définitivement annulé en raison de cas positifs dans l’effectif des Mountaineers. La rencontre n’aurait de toute façon eu aucune incidence sur le classement final de la Big 12 ou la participation des Sooners à la finale de conférence.

RB DeaMonte Trayanum (#1), Arizona State – Crédit photo : Rick Scuteri, Associated Press

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a pietiné Arkansas (52-3) et RB Najee Harris (14 courses, 46 yards, 2 TD) a égalé le record de l’école du nombre de touchdowns marqués au sol (42).

Arizona State a démoli son rival Arizona lors du « Duel dans la Désert » (70-7). Les Sun Devils ont tué le match en 56 secondes avec un premier touchdown sur retour de kick-off et un deuxième suite à un fumble des Wildcats.

Georgia a puni Missouri (49-14) avec 615 yards offensifs et seulement 22 yards accordés au sol en 22 courses. Bizarrement, c’est au sol que Mizzou a marqué ses deux touchdowns.

North Carolina a écrabouillé Miami (62-26). Les Hurricanes ont concédé 778 yards, nouveau record de l’école.

Oklahoma State a torpillé Baylor (42-3) avec une triplette au sol de RB Dominic Richardson (23 courses, 169 yards, 3 TD) et une triplette dans les airs de WR Dillon Stoner (8 réceptions, 247 yards, 3 TD).

TCU a fessé Louisiana Tech (52-10) avec seulement quinze premiers downs mais trois touchdowns de plus de 75 yards.

Cuillère de bois

Arizona s’est fait humilier à la Territorial Cup par son rival Arizona State (7-70). Les Wildcats (0-5) n’ont pas gagné une seule rencontre cette année et ils n’en auront plus l’occasion puisque leur dernier match à Cal a été annulé (aucune des deux équipes n’a suffisamment de joueurs).

Contre les Sun Devils, Arizona a commis sept pertes de balles (4 fumbles et 3 interceptions) dont cinq ont conduit à des touchdowns adverses. Jamais dans la série aucune des deux équipes n’avait atteint 70 points et les 63 points d’écart représentent la plus grosse marge de victoire d’ASU dans la rivalité. Maigre consolation, le succès 67-0 de UofA en 1946 reste la plus grosse fessée entre les deux rivaux. Arizona State a désormais gagné les quatre derniers matchs et mène 43-40-1 dans la série.

Kevin Sumlin, 9-20 en trois ans à la tête de Zona, n’a pas survécu à l’humiliation et est désormais sans emploi.

Tops

Un flambeau pour… RB Jashaun Corbin (16 courses, 72 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Florida State contre Duke (56-35).

Un brasier pour… RB Rachaad White (10 courses, 133 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire d’Arizona State à Arizona (70-7).

Un feu d’artifice pour… QB Sam Howell (14/19, 223 yards, 1 TD / 4 courses, 5 yards, 1 TD / 1 réception, 1 yard, 1 TD) et ses trois touchdowns, un dans chaque catégorie offensive, lors de la victoire de North Carolina à Miami (70-7).

QB Chase Brice, Duke – Crédit photo : Stefan Wiseman

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Chase Brice (7/17, 81 yards, 1 TD, 2 INT / 5 courses, 30 yards) et ses deux interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Duke à Florida State (35-56). Du coup, il s’est inscrit sur le portail des transferts quelques heures plus tard.

Un seau d’eau pour… RB Gary Brightwell (17 courses, 49 yards) et ses trois fumbles perdus lors de la défaite d’Arizona contre Arizona State (7-70).

Un naufrage titanesque pour… QB Kyle Trask (29/47, 474 yards, 2 TD, 2 INT / 7 courses, -28 yards, 2 TD) et ses deux interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Floride contre LSU (34-37).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Notre Dame
#2 Clemson – #3 Ohio State

L’avant-dernier classement du Comité de Sélection est un petit bijou :

  1. Alabama 10-0
  2. Notre Dame 10-0
  3. Clemson 9-1
  4. Ohio State 5-0
  5. Texas A&M 7-1
  6. Iowa State 8-2 (oui, oui, vous avez bien lu, IOWA STATE !)
  7. Florida 8-2
  8. Georgia 7-2
  9. Cincinnati 8-0
  10. Oklahoma 7-2

Désolé, USC (5-0), ne jouer que cinq matchs n’est pas suffisant pour intégrer le Top… kof, kof, euh, bon, ben, voilà quoi…

Toute catastrophe covidique mise à part, Alabama est 495% au Playoff, 495 comme les 495 points marqués cette saison par le Crimson Tide en SEC.

Clemson aura besoin de remporter sa sixième couronne de l’ACC consécutive pour valider son ticket. Une seconde défaite les éliminerait de la course au Playoff.

Ohio State devra également remporter sa conférence pour aller au Playoff.

Notre Dame a un pied et demi sur le terrain des demi-finales. À moins de prendre une gifle en finale ACC, on voit mal les Fighting Irish être laissés sur le carreau.

Texas A&M, qui se déplace à Tennessee (3-6) est en embuscade et attendra un faux pas de Clemson ou d’Ohio State. 8-1 Aggies resteraient derrière 10-0 Alabama, 10-1 Clemson, 6-0 Ohio State et 10-1 Notre Dame mais sauteraient 5-1 Ohio State ou 9-2 Clemson.

Iowa State… Deux défaites, au revoir.

Florida s’est tiré une balle dans la chaussure en balançant la chaussure. Même en remportant la conférence SEC, les Gators sont probablement exclus du Playoff. UF resterait sans doute derrière Alabama, à moins de gagner par un écart significatif, derrière Texas A&M (à la défaveur de leur défaite 38-41 à College Station) et derrière le vainqueur de l’ACC. Il faudrait que Clemson et Ohio State perdent tous les deux mais cela ouvrirait la porte à Northwestern, qui serait 7-1 dans ce cas-là.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient au duo de coureurs de North Carolina, RB Michael Carter (24 courses, 308 yards, 2 TD) et RB Javonte Williams (23 courses, 236 yards, 3 TD). Contre Miami (70-7), les deux Tar Heels ont combiné pour 554 yards au sol, nouveau record FBS. Le précédent record (504 yards) datait de 2009 avec la paire de Ball State MiQuale Lewis (301) et Cory Skyes (201).

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