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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 20

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingtième édition de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Pat Fitzgerald nous ait donné son e-mail (#JeM’enFous), on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé D’Eriq King (QB Houston), mais la série de quinze matchs consécutifs avec au moins un TD à la passe et un TD au sol qui bat le record de Tim Tebow n’intéresse personne…

60 millions de sélectionneurs

Si l’équipe de France de football compte un bon nombre de sélectionneurs potentiels, c’est apparemment également le cas pour Northwestern. Répondant à des critiques sur son management du match contre Michigan State (10-31), l’entraineur des Wildcats, Pat Fiztgerald, a répondu : « Je comprends qu’il y a quarante mille experts sur Twitter qui peuvent appeler les jeux à ma place. Mon adresse e-mail est #JeM’enFous ».

Hormis le fait qu’une adresse e-mail utilise une arobase @ et non un hashtag #, le message est passé !

Georgia – ND

Le match de la semaine en College Football avait tout d’un Super Bowl avec des billets coûtant en moyenne six cent dollars et introuvables à moins de trois cent. De quoi justifier la plus grosse affluence des quatre-vingt-dix ans d’histoire de Sanford Stadium avec un peu plus de quatre-vingt-treize mille spectateurs et un taux de remplissage de 100.5%.

C’était la première venue des Fighting Irish à Athens, les deux seules rencontres précédentes entre Georgia et ND, toutes deux remportées par les Bulldogs, ayant eu lieu à South Bend l’an dernier (20-19) et au Sugar Bowl de la Nouvelle-Orléans en 1981 (17-10). La dernière sortie de ND dans la contrée SEC, en revanche, s’était soldée par une victoire à Tennessee (17-13), à l’époque où les Vols jouaient encore dans le Top 10.

Les hôtes étaient donnés favoris de deux touchdowns par les bookmakers et par 1.3 milliard de points par BoG et, après trois quarts de match équilibré, il a bien semblé que les Dawgs allaient couvrir (la cote de Las Vegas, pas celle de BoG). Mais Notre Dame s’est accroché, s’est rapproché au score et s’est même offert une chance d’égaliser, avec un dernier drive avorté dans le camp de UGA, pour finalement s’incliner de peu (17-23). Avec douze pénalités, deux interceptions et quarante-six petits yards au sol, les lutins verts se sont pénalisés dans un match qui était pourtant à leur portée.

Notre Dame reste désormais sur dix-neuf défaites en vingt rencontres contre une équipe du Top 5 depuis 1999 avec seulement quatre de ces défaites, dont deux contre les Bulldogs, perdues par moins de dix points.

Tricher n’est pas jouer

Par deux fois, des défenseurs de Notre Dame se sont retrouvés à terre pour blessure alors que Georgia marchait à grand pas vers l’en-but des Irish. Loin de BoG l’idée de penser que ces blessures étaient simulées – l’intégrité physique et la sécurité des joueurs est primordiale et personne ne devrait les minimiser – mais lorsqu’un de vos coéquipiers vient vous tapoter sur l’épaule en regardant vers son banc de touche juste avant de vous effondrer sur le terrain, il y a de quoi se demander…

Mike Leach, head coach de Washington State – Crédit photo : Twitter/@betmybookie

Harry Potter, le diable et un canard

On ne devrait plus être étonné quand Mike Leach part dans des divagations rocambolesques et pourtant, chaque conférence de presse du Head Coach de Washington State repose encore et encore la question : que se passe-t-il donc dans sa tête ? Cette fois, Mike Leach s’est interrogé sur quelle mascotte de la Pac-12 sortirait victorieuse d’une rixe :

Arizona State : tout dépend des pouvoirs mythiques du diable. Il faudrait demander à un de ces activistes de Harry Potter comment on tue un diable parce qu’il y a beaucoup d’éléments extérieurs, là.

Arizona : le chat sauvage est hors course.

USC : le Troyen est-il à pied ou à cheval ? A-t-il un arc et des flèches ou juste une épée ?

UCLA : l’ours brun est redoutable.

Cal : encore un ours à Cal.

Stanford : l’arbre va être abattu à moins que l’on considère un oiseau [i.e., un cardinal] et quelqu’un va se prendre des coups de bec.

Oregon : le canard pourrait perdre tout intérêt pour la bagarre et s’envoler pour se barrer de là, ce qui semble être une bonne option compte tenu des circonstances.

Washington : le husky ? aucune chance.

Oregon State : le castor ? On verra combien de temps il peut retenir sa respiration.

Washington State : le couguar trouvera un moyen. Il a les idées claires et il est rusé, une combinaison entre rester loin du danger et attaquer à la bonne opportunité.

Utah : est-ce que le Ute est à cheval ? A-t-il un arc et des flèches ? Les a-t-il échangés contre un fusil ? Si cet Ute a un fusil, il y a définitivement un problème.

Colorado : si on considère uniquement l’animal, un bison est difficile à affronter. Un bison c’est tout à fait exceptionnel.

Conclusion ? Les deux derniers arrivants en Pac-12, Buffaloes et Utes, semblent tenir la corde… 

Balaie déjà devant ta porte

La Californie est à une signature près de son Gouverneur Gavin Newsom de passer le « Fair Pay to Play Act », autrement dit une loi qui autoriserait les athlètes universitaires de Californie à être rémunérés pour l’utilisation de leur nom et image et interdirait à la NCAA de les suspendre pour cette violation de ses règles. Si la loi est signée, elle prendrait effet en 2023. D’autres états, comme l’état de New York, semblent être prêts à emboiter le pas à l’État Doré, ce qui pourrait bouleverser le paysage du College Football dans les années à venir. Ou être gentiment absorbé sans tremblement de terre par les universités comme tous les changements de règlementation précédents…

Certains anciens joueurs (e.g., Tim Tebow) ou coaches (e.g., Pete Carroll) ont déjà exprimé leur désaccord avec la disposition qui pourrait créer un avantage au niveau du recrutement, rien n’interdisant un riche ancien élève de payer une blinde pour l’autographe d’un joueur de lycée qui viendrait jouer dans son université. La NCAA a contre-attaqué en menaçant d’exclure les universités californiennes de leurs finales nationales. Évidemment, vu l’état de la Pac-12, on n’est pas près de voir UCLA ou Washington en finale du College Football Playoff mais Stanford et USC comptent plus de médaillés olympiques que les trois quarts des pays s’alignant aux JO et il n’est donc pas sûr que ces universités se réjouissent de la possible sanction.

Comme toujours, la palme de la réaction qui n’a rien à voir avec le schmilblick est venue de ce bon Mike Leach. Selon le HC de Wazzu, la Californie ferait mieux de nettoyer ses rues plutôt que de s’occuper du College Football. D’après lui, créer un avantage au niveau de recrutement au-delà de ce qui existe déjà résulterait en un déséquilibre qui pourrait être fatal au College Football. Pour ce qui est de la Californie, le gourou de WSU estime que l’état a du mal à garder ses rues propres et qu’il devrait se concentrer sur ce problème-là, ce qui serait plus avantageux pour lui que d’intervenir dans les affaires du football universitaire.

Mais bon, soyons sérieux deux minutes. Tout d’abord, il ne s’agit pas de payer les joueurs mais de les laisser récolter une partie des bénéfices générés par leur image d’athlète, comme n’importe quel individu devrait être en droit de le faire. On peut imaginer que les universités avec les plus gros et plus aisés groupes d’anciens élèves seront avantagés par cette nouvelle loi. Comme par hasard, ce sont ces mêmes universités qui attirent déjà les plus grosses recrues de lycée. Bien entendu, Oregon sera peut-être avantagé par rapport à Clemson ou Oklahoma si Phil Knight, le patron de Nike, décide de signer des chèques à gogo à tout lycéen qui signera chez les Ducks. On peut penser que dans une économie de marché qui s’autorégule un équilibre ne mettra pas plus de quelques années pour ramener les choses à la « normale ». Sans compter que la majorité des joueurs de lycée préfèreront rester près de chez eux ou favoriseront les meilleurs entraineurs ou les programmes historiques. Sauf, évidemment, à Oregon ou la famille et les amis seront acheminés à Eugene en jet privé… Plaisanterie mise à part, on peut espérer que la relation qui lie un joueur à son entraineur l’emportera sur la possibilité de faire quelques dollars de plus à une autre université. Bien entendu, il y aura des exceptions et des cas isolés mais, au final, le College Football s’adaptera, comme toujours, à la nouvelle règlementation…

Je vous mets une petite mousse ?

En Semaine 3, College Gameday, l’émission d’avant-match d’ESPN, a fait d’Iowa City son quartier général du samedi matin à l’occasion de la rencontre entre les deux rivaux Iowa et Iowa State.

Carson King, un fan d’ISU s’est pointé sur les lieux avec une pancarte demandant des donations pour se réapprovisionner en Busch, l’une des bières du groupe Anheuser-Busch qui possède aussi Budweiser, Michelob ou encore Rolling Rock, c’est-à-dire à peu près toute la pisse de chat que l’on trouve mélangée à de l’eau aux États-Unis.

La blague aurait pu en rester là si le fan n’avait pas indiqué son compte Venmo en bas de la pancarte. Une heure après son passage à la télé, il avait déjà reçu quatre cent dollars. A la fin de la journée, son gain avait quadruplé. Carson King a alors posté sur son compte Twitter son intention de reverser tout cet argent, moins le prix d’un pack de bière, à l’hôpital pédiatrique de l’université de l’Iowa.

Une semaine plus tard, c’est cent soixante-quinze mille dollars (!) qui avaient été récoltés via son compte Venmo. Du coup, Busch et Venmo ont décidé de mettre la main à la poche et d’égaler les donations de Carson King. Bonne opération caritative qui va donc rapporter plus d’un demi-million de dollars à l’hôpital pour enfants de l’université et un an de bière au bienfaiteur de l’Iowa qui, cerise sur le gâteau, a désormais une cannette de Busch à son effigie.

Et dire que la publicité pour l’alcool est interdite en France…

Le bon, les brutes et les imbéciles

Bon, comme tout n’est jamais rose, l’université d’Iowa a ouvert une enquête sur de possibles insultes et brutalités physiques reçues par sa fanfare de la part de fans d’Iowa State à l’issue de cette rencontre entre Hawkeyes et Cyclones.

On le savait déjà mais le monde est séparé en deux camps : les gens bien (genre Carson King et son pack de Busch) et les imbéciles (genre ces fans d’ISU et aussi un peu trop de monde un peu partout). BoG souhaiterait que les lecteurs appartenant à cette seconde catégorie arrêtent définitivement de lire la chronique (mais, évidemment, il n’y a que des gens bien qui surfent sur TBP !) et que les autres envoient leur contribution par Venmo ou PayPal pour payer tout le soda et les chips nécessaires à passer tous les samedis d’automne à suivre le College Football toute la journée sur deux télés, une tablette et un téléphone, tout en grattant cette chronique sur un ordi portable. Venmo : #BoGNeS’enFoutPas

Clay Helton et Urban Meyer – Crédit photo : 247Sports

USC et Urban Meyer, épisode 18

Apparemment, la nouvelle présidente de USC, Carol Holt, ne veut pas d’Urban Meyer comme coach de son équipe de football. Bon, à vrai dire, on se fout un peu de son avis… Si un groupe de riches bienfaiteurs lâche les millions qui vont bien, ils auront le Head Coach qu’ils veulent.

Pour cela, il faudrait déjà virer Clay Helton, qui pourrait bien sauver sa tête après la victoire des Trojans sur Utah (30-23) avec son troisième quarterback, Matt Fink (21/30, 351 yards, 3 TD, 1 INT) qui a remplacé QB Kedon Slovis (2/2, 17 yards) sorti sur blessure sur le deuxième jeu du match. Les Utes ont été fantastique en défense contre la course (13 yards accordés en 22 courses) mais leur propre jeu au sol a souffert de la blessure à l’épaule de RB Zack Moss (6 courses, 20 yards) en première mi-temps. Ils ont lâché trente points après en avoir accordés seulement vingt-neuf en trois matchs. Le match a aussi été marqué par une pléthore de pénalités : 11 pour 117 yards coté USC et 16 pour 120 yards coté Utah.

Les maths à la fac

Utah – BYU : 30-12
BYU – USC : 30-27 (OT)
USC – Utah : 30 -23

La transitivité en a pris pour son grade mais, au moins, la boucle est bouclée…

Embourbés

Après des victoires contre South Carolina (24-20) et Miami (28-25), North Carolina a chuté consécutivement contre Wake Forest (18-24) et Appalachian State (31-34). La lune de miel de Mack Brown avec les Tar Heels est officiellement terminée. Clemson est en visite à Chapel Hill le weekend prochain.

Les blaireaux dévorent les carcajous

Michigan est toujours sans victoire à Madison depuis 2001 après s’être fait corrigé par Wisconsin (14-35). C’est la cinquième victoire de suite à Camp Randall pour les Badgers sur les Wolverines après avoir perdu quatorze des seize confrontations précédentes à Madison.

C’était censé être (encore) l’année où les Wolverines allaient prendre le contrôle de la B1G East, et par extension de l’intégralité de la conférence, et lutter pour une place en playoff. Jim Harbaugh a fait venir Josh Gattis d’Alabama pour dynamiser l’attaque de UM. Contre les Badgers, les Maize & Blue n’ont produit que 299 yards offensifs, converti zéro troisième down sur onze, lancé deux interceptions et ajouté trois fumbles (dont deux perdus) à leur total de l’année (onze dont sept perdus). Pire, leur défense, pourtant réputée, n’a jamais été en mesure de ralentir l’attaque des Badgers.

La grande question d’avant-match était de savoir si Michigan allait, comme beaucoup le pensait, arriver à limiter RB Jonathan Taylor (23 courses, 203 yards, 2 TD) à moins de 100 yards au sol. A la fin du premier quart temps, le candidat au trophée Heisman avait déjà couru pour 143 yards et 2 TD et à la fin du match il est devenu le premier joueur de Wisconsin à courir pour plus de 200 yards contre une équipe de Michigan. Au final, les visiteurs ont accordé 487 yards à leurs hôtes du jour.

Sous Jim Harbaugh, Michigan est la seule équipe des Power 5 à avoir perdu tous ses matchs (sept) en position d’outsider. Le Head Coach de UM est 4-12 contre des équipes du Top 15 et 0-8 dans ses matchs joués loin d’Ann Arbor.

L’info qui ne sert à rien

Jonathan Taylor (RB Wisconsin) a un protège-dent Louis Vuitton.

Pitt-ain

UCF Knights, merci d’être venus. Vous êtes mignons mais, maintenant, allez jouer dans le bac à sable avec les autres enfants.

Pittsburgh – UCF : 35-34

La spéciale

Pittsburgh a eu recours à sa propre version du « Philly Special », qui a permis aux Philadelphia Eagles de battre les New England Patriots au Super Bowl LII, pour surprendre UCF et mettre fin à la série de vingt-sept victoires consécutives en saison régulière des Knights (35-34).

Menés de six points avec moins d’une minute à jouer et une quatrième tentative à jouer à trois yards de l’en-but de Central Florida, les Panthers ont sorti ce petit tour de passe-passe : pendant que QB Kenny Pickett (27/47, 224 yards, 1 TD / 12 courses, 61 yards / 1 réception, 3 yards, 1 TD) faisait mine de donner des instructions à sa ligne offensive, RB A.J. Davis (13 courses, 65 yards, 1 TD / 2 réceptions, 13 yards) a pris le snap direct puis pitché la balle à WR Aaron Matthews (1/1, 3 yards, 1 TD / 1 réception, 24 yards) qui a trouvé son QB dans la end-zone.

La question existentielle du jour

Pourquoi Pittsbugh n’a pas joué son « Pitt Special » contre Penn State ?

Les Panthers étaient menés de sept points en quatrième tentative à un yard de l’en-but des Nittany Lions avec deux grosses minutes à jouer. Pat Narduzzi a choisi de taper un FG, manqué, et Pitt s’est incliné 10-17 à Happy Valley.

Big Nick is watching you

L’université d’Alabama a développé une application mobile qui permet aux étudiants de se connecter par Bluetooth à un système de pistage du Bryant-Denny Stadium. L’idée est de savoir à quel moment les étudiants quittent le stade pour pouvoir récompenser ceux qui restent jusqu’au bout des matchs du Tide.

Oui, il est vrai qu’assister à l’intégralité de la multi-fragmentation de Pétaouchnoque University par le Crimson Tide sous un soleil de plomb et 48 degrés à l’ombre mérite récompense. Pour service rendu à la Crimson Nation, les fidèles supporters accumuleront des points qui leur donneront davantage de chances d’obtenir des tickets pour les matchs du playoff.

Hormis pour faire plaisir à Nick Saban qui n’aime pas voir les tribunes vides, sans que l’on sache réellement pourquoi, l’université cherche à fidéliser sa base de supporters et de futurs anciens élèves qui, après avoir quitté la fac, resteront une source majeure de revenus pour Alabama. Avec le récent développement des plateformes multimédia, la fréquentation des stades est en déclin croissant et n’épargne pas les mammouths comme le Crimson Tide. C’est certain, ça n’arrange pas les choses quand des terreurs comme New Mexico State ou Western Carolina viennent se faire fesser à Tuscaloosa.

100% des gagnants ont tenté leur chance

Ou pas. Penn State a profité d’une semaine sans jouer pour se reposer et préparer son déplacement à Maryland mais les Nittany Lions sont tout de même ressortis gagnants du weekend puisque ses trois premiers adversaires ont tous gagné en position d’outsider :

Idaho (79-7) l’a emporté sur Eastern Washington (35-27) pourtant favori de vingt points.

Buffalo (45-13) était donné perdant par deux touchdwons contre Temple mais a facilement gagné le match (38-22).

Enfin et surtout, Pittsburgh (17-10) a surpris UCF (35-34) qui était prédit gagnant par dix points.

Crédit photo : Sam Craft, AP

A&M – Auburn

Avec la victoire d’Auburn à Texas A&M (28-20), les visiteurs ont désormais remporté sept des huit confrontations depuis que les Aggies ont rejoint la conférence SEC.

Les Tigers, qui restaient sur quatre défaites en cinq matchs à l’extérieur contre des équipes du Top 25, étaient garantis d’inverser l’une des deux tendances.

L’info qui ne sert à rien (le retour)

Jimbo Fisher, le Head Coach de Texas A&M, était entraineur assistant des quarterbacks à Auburn quand Patrick Nix, le père de Bo Nix (QB Auburn), y a joué de 1993 à 1995.

On règlera ça avec ta mère

Pas facile de jouer pour papa, surtout quand papa est l’entraineur du champion national en titre.

Will Swinney a fait les moufles sur un punt des Charlotte 49ers ce qui a permis aux visiteurs de lui chiper le ballon. Trois jeux plus tard, ils inscrivaient le seul et unique touchdown de leur match à Clemson (10-52).

Bon, apparemment, Papa Dabo a été cool avec son fils. Ça aide que la boulette n’ait été que contre une petite équipe de C-USA et pas contre Alabama en demi-finale du playoff…

Wake me up when September comes

On vous aura prévenu, mieux vaut être bien réveillé si votre calendrier vous envoie jouer à Ohio State un 21 septembre.

21 septembre 2013 : Ohio State – Florida A&M 76-0
21 septembre 1996 : Ohio State – Pittsburgh 72-0
21 septembre 2019 : Ohio State – Miami (Ohio) 76-5

Défense en option

UCLA s’est imposé à Washington State (67-63) dans une rencontre dont le score final ressemble plus à celui d’un match de basketball que de football. Vu que Las Vegas avait placé l’over/under à 58, les deux équipes ont couvert…

Les 130 points du match son un record de la Pac-12. Les soixante minutes de football ont produit 1377 yards en attaque (720 pour Wazzu et 657 pour UCLA) mais la différence s’est surtout faite sur les pertes de balles : une interception pour les Bruins mais six balles perdues (deux interceptions et quatre fumbles) pour les Couguars. UCLA avait marqué 42 points lors de ses trois premiers matchs (Cincinnati 14-24, San Diego State 14-23 et Oklahoma 14-48) et en ont collé 50 en seconde mi-temps à leurs hôtes du « Pac-12 Après La Nuit ». Ces derniers ont égalé le record FBS de points marqués dans le temps réglementaire par une équipe perdante.

Avec un étalage de placages ratés, les défenses étaient si mauvaises que, mené de trois points avec 2:45 à jouer et 5 yards à prendre sur les 17 yards adverses, Chip Kelly a opté pour jouer une quatrième tentative (manquée) et, le cas échéant, forcer ensuite Wazzu à aller marquer un TD, plutôt que d’égaliser sur FG – et mettre WSU à un FG seulement de la victoire.

Hormis son caractère divertissant, le match avait surtout de l’intérêt par la présence sur la touche de Wazzu de Van Tran Ngoc, jouer et entraineur aux Corsaires d’Evry et photographe NFL et College free-lance (http://van.tranngoc.free.fr) qui a été invité par Mike Leach à aller passer quelques jours de shadow-coaching à Pullman. Participer aux entrainements et réunions avec les entraineurs et joueurs d’une équipe universitaire est certainement une expérience enrichissante et excitante, surtout avec un personnage haut en couleurs comme Mike Leach. On aurait souhaité que les Cougs ne se tirent pas une balle dans le pied contre UCLA pour terminer l’aventure en beauté…

On revient de loin

En s’imposant à Washington State (67-63), UCLA a effacé un déficit de 32 points. C’est le troisième plus gros retard comblé dans l’histoire du College Football juste derrière… UCLA contre Texas A&M en 2017 (déficit de 34 points / victoire 45-44) et Michigan State à Northwestern en 2006 (déficit de 35 points / victoire 41-38).

L’info qui ne sert à rien (le final)

Jerry Neuheisel, fils de Rick Neuheisel, ancien Head Coach de UCLA et désormais analyste à CBS et SiriusXM, était dans le coaching staff de Texas A&M en 2017 et est actuellement dans celui de UCLA.

Cal…amité

Avec la défaite d’Arizona State contre Colorado (31-34) et de Washington State contre UCLA (63-67), il n’y a plus qu’une seule équipe de la Pac-12 invaincue et c’est Oregon. Ah, non, les Ducks ont perdu contre Auburn (21-27). Donc, c’est USC. Kof, BYU (27-30 OT), kof… Bon, on va tenter Washington alors ? Zut, les Huskies ont perdu contre Cal (19-20). Ah oui ! C’est Cal !

Votre version 2019 des Golden Bears a signé quatre victoires (UC Davis 27-13, à Washington 20-19, North Texas 23-17 et à Ole Miss 28-20) en autant de rencontres et représente probablement la dernière chance de la conférence de participer au playoff.

Le rêve ne va pas durer longtemps pour California mais les résidents de Berkeley ont accordé moins de 24 points lors de leurs onze derniers matchs, plus longue série en cours de la FBS.

K James Stefanou, Colorado – Crédit photo : Rick Scuteri, The Associated Press

Toutes les bonnes choses ont une fin

Colorado a mis un terme à une série de 29 défaites consécutives contre des équipes du Top 25 à l’extérieur en s’imposant à Arizona State (34-31).

Purdue (23 matchs) hérite du triste record des Buffaloes, avec Vanderbilt (22 matchs) et Kansas (21 matchs) prêts à reprendre le flambeau. 

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama s’est promené contre Southern Mississippi (49-7). QB Tua Tagovailoa (17/21, 283 yards, 5 TD) a lancé plus de TD (5) que de passes incomplètes (4).

Clemson a fait participer 110 de ses 119 joueurs à la destruction de Charlotte (52-10) au cours de laquelle QB Trevor Lawrence (7/9, 94 yards, 2 TD) a joué un quart temps et quatre secondes.

Florida a écrasé Tennessee (34-3) et les Gators ont désormais remporté quatorze de leurs quinze dernières confrontations contre les Volunteers.

Indiana a puni UConn (38-3) en concédant moins de 100 yards au sol (51) et dans les airs (94).

Iowa State n’a fait qu’une bouchée de Louisiana-Monroe (72-20) et marqué son plus grand nombre de points depuis 1906. Les Cyclones avaient alors profité de la nouvelle règle autorisant une passe en avant pour atomiser Cornell (81-0).

LSU a joué au basket avec Vanderbilt (66-38) et a signé son second match d’affilé à plus de 65 points (North Western State 65-14). Les Tigers sont la quatrième équipe de SEC à réaliser une telle performance et leurs 231 points sur quatre matchs consécutifs sont un nouveau record de la SEC.

Ohio State est toujours invaincu contre les équipes de l’Ohio depuis 1921 après avoir disposé de Miami (Ohio) (76-5). QB Justin Fields (14/21, 223 yards, 4 TD / 9 courses, 36 yards, 2 TD) a marqué ses 6 TD lors du deuxième quart temps.

Wake Forest a démantelé Elon (49-7) avec 5 TD de QB Jamie Newman (27/35, 351 yards, 5 TD, 1 INT / 9 courses, 17 yards).

Cuillère de bois

Comme BoG a suffisamment cassé de sucre sur le dos de Tennessee et que UCLA a, de façon surprenante, remporté à Washington State son premier match de la saison (67-63), il est temps de se pencher sur le cas d’Arkansas.

Les Razorbacks se sont inclinés à domicile contre San Jose State qui n’avait gagné que trois matchs lors de ses deux dernières saisons (3-22). Pire, les Spartans trainaient un retentissant bilan de 0-24 contre des équipes Power 5 depuis 2007, ce qui constituait un record pour le nombre de match joué sans la moindre victoire contre un P5.

Tops

Un flambeau pour… QB Anthony Gordon (41/61, 570 yards, 9 TD / 5 courses, 21 yards) dont les 9 TD à la passe lors de la défaite de Washington State contre UCLA (63-67) établissent un nouveau record de la Pac-12.

Un brasier pour… QB Joe Burrow (25/34, 398 yards, 6 TD) et ses 6 passes de TD, nouveau record de LSU, lors de la victoire des Tigers sur Vanderbilt (66-38). Ses trois matchs consécutifs à plus de 350 yards sont également un nouveau record à LSU. Mention spéciale à son coéquipier WR Ja’Marr Chase (10 réceptions, 229 yards, 4 TD) qui a réceptionné deux tiers de ces passes de touchdown contre Vandy.

Un feu d’artifice pour… QB Brock Purdy (21/27, 435 yards 3 TD, 1 INT / 9 courses, 75 yards, 3 TD) qui, avec sa performance offensive lors de la victoire d’Iowa State contre Louisiana-Monroe (72-20), est devenu le premier joueur de la Big 12 et le sixième joueur des vingt dernières années à lancer pour plus de 400 yards et à marquer 3 TD à la passe et 3 TD à la course dans un match de FBS.

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Ian Book (29/47, 275 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite de Notre Dame à Georgia (17-23).

Un seau d’eau pour… QB Sam Howell (27/41, 333 yards, 3 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et fumble perdu lors de la défaite de North Carolina contre Appalachian State (31-34).

Un naufrage titanesque pour… QB Nick Starkel (28/50, 356 yards, 3 TD, 5 INT) et ses cinq interceptions lors de la défaite d’Arkansas contre San Jose State (24-31).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

  1. ACC(*): 8V – 1D (Total : 27V – 10D)
  2. Pac-12 : 2V – 0D (Total : 24V – 10D)
  3. SEC : 3V – 1D (Total : 29V – 9D)
  4. Big 12 : 2V – 1D (Total : 24V – 6D)
  5. B1G : 2V – 1D (Total : 30V – 8D)

 (*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Clemson – #4 Ohio State
#2 Georgia – #3 Alabama 

Et merde ! Désolé pour le langage inapproprié mais, putain de bordel de merde, Utah Utes vous faites ch… ! Tant pis pour les statistiques à la con, il n’y aura pas d’équipe classée au-delà du Top 10 de présaison en playoff cette année. BoG avait placés tous ses espoirs dans les Utes après les défaites d’Oregon contre Auburn (21-27) et de Washington contre Cal (19-20) mais Utah a chuté à USC (23-30) pour sa neuvième défaite de rang à Los Angeles. Hormis si Cal termine invaincu en conférence, (on peut rêver…), la Pac-12 n’aura pas de représentant au playoff.

Du coup, BoG se voit obligé de remplacer les Utes dans le dernier carré par les THE Ohio THE State THE University THE Buckeyes. Évidemment, Oklahoma (qui ne jouait pas cette semaine), Notre Dame (qui a plus que tenu son rang à Georgia) ou LSU (qui, après un milliard d’années de médiocrité offensive, a enfin décidé de jouer un peu en attaque) pourraient tous prétendre à une invitation à la dernière danse.

Pour compléter le quatuor… faut-il vraiment réexpliquer pourquoi Clemson, Georgia et Alabama seront tous du voyage ? 

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Mark Dantonio. En s’imposant à Northwestern (31-10), le Head Coach de Michigan State a remporté sa 110ème victoire avec les Spartans, nouveau record de l’école.

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 28

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Publié

le

Crédit photo : Dylan Buell/Getty Images

Vingt-huitième édition (2019 – Semaine 12) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que la carrière universitaire de Tua Tagovailoa (QB Alabama) soit terminée, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Temple, mais la cinquième saison consécutive à plus de six victoires pour la première fois depuis 1971-1975 n’intéresse personne…

Tua, la tuile

La petite sortie du week-end à Starkville a tourné au cauchemar pour Alabama. Pas au tableau d’affichage puisque le Crimson Tide a facilement disposé de Mississippi State (38-7) mais QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD) s’est déboîté la hanche sur un placage juste avant la mi-temps et, un transport à l’hôpital et un diagnostic médical plus tard, la saison du quarterback titulaire de Bama est terminée. Après la rencontre, Nick Saban a expliqué qu’il avait prévu de sortir son quarterback titulaire à la fin de la série qui devait lui servir d’entrainement live au « 2-minute drill ». 

Même s’il n’est que dans sa troisième année à Tuscaloosa, il est probable que l’on ne revoit plus Tua dans un uniforme pourpre. Ou, pire, peut-être jamais dans un uniforme tout court. Avec, en plus, ses blessures précédentes aux deux chevilles, les scouts NFL pourraient estimer le risque trop grand. Ce serait une fin cruelle pour l’un des meilleurs QB à évoluer à Alabama et, sans doute, le meilleur de l’ère Saban.

La carrière de Tua Tagovailoa n’aura pas duré deux saisons, entre sa sortie du banc pour offrir le titre national à Bama contre Georgia (26-23) en 2017 et cette blessure (Tua a remplacé QB Jalen Hurts dans quelques matchs en 2017, mais qui s’en souvient ?). Et bien que Tua n’a pas mené le Crimson Tide au titre de SEC contre Georgia (35-28) en 2018 (Jalen Hurts a remplacé Tua, blessé à la cheville) et a perdu la finale du College Football Playoff 2019 contre Clemson (16-44), sa place est assurée au panthéon des quarterbacks d’Alabama.

Le cas LSU

LSU a dominé Ole Misss (50-38) pour rester invaincu (10-0, 6-0). Les Tigers ont terminé un quatrième match à 50 points ou plus cette saison, ce qui n’était plus arrivé dans le Bayou depuis 1908. QB Joe Burrow (32/42, 489 yards, 5 TD, 2 INT / 9 courses, 26 yards) continue de battre tous les records de passe à Baton Rouge : 268 passes complétées, 3687 yards, 41 TD dont 38 à la passe et huit matchs à plus de 300 yards à la passe, tous records sur une saison. En outre, son pourcentage de passes complétés en 2019 (78.5%) serait le plus haut de l’histoire de la NCAA si Joe Burrow parvient à le maintenir.

Louisiana State glane plus de 550 yards et marque près de 48 points en moyenne par match, ce qui paraît improbable pour quiconque a suivi le College Football ces dix-quinze dernières années.

Le seul petit problème de LSU ? Sa défense, 47ème de FBS… Contre Ole Miss, QB John Rhys Plumlee (9/16, 123 yards, 1 INT / 21 courses, 212 yards, 4 TD) s’est trimbalé dans la défense des Tigers. Et RB Jerrion Ealy (13 courses, 141 yards) a aussi profité de la journée portes-ouvertes. Les deux joueurs ont combiné pour plus de 350 yards et 10 yards par course. De quoi s’inquiéter à l’approche de la finale de SEC contre RB De’Andre Swift (Georgia) et des playoffs contre RB Travis Etienne ou la paire QB Justin Fields / RB J.K. Dobbins (Ohio State) ?

Depuis 2009, les dix champions nationaux ont tous eu une défense dans le Top 20, à l’exception d’Auburn en 2010 (mais les autres Tigers comptaient dans leur rang un certain Cam Newton…) et huit d’entre-elles avaient une défense dans le Top 10. Cette année, les principaux candidats au Playoff ont tous des défenses bien supérieures à celle de LSU : Ohio State 1ère, Clemson 2ème, Utah 4ème, Georgia 6ème et Oregon 14ème.

Crédit photo : OU athletics

On revient de loin

En s’imposant à Baylor (34-31), Oklahoma a réalisé le plus gros retournement de situation de son histoire, en remontant un déficit de 25 points contre les Bears. Menés 3-28 après moins de 20 minutes de jeu, les Sooners, pourtant privés de WR CeeDee Lamb ont finalement réappris à défendre et la machine QB Jalen Hurts (30/42, 297 yards, 4 TD, 1 INT / 27 courses, 114 yards) s’est enfin mise en route après une interception et un fumble perdu en premier quart temps qui ont tous deux menés à des touchdowns de Baylor. La vapeur s’est renversée et OU a conclu la partie en intercpetant QB Charlie Brewer (18/29, 194 yards, 2TD, 1 INT / 17 courses, 65 yards, 2 TD) à 29 secondes de la fin du match.

Cette remontée de 25 points est la plus large enregistrée par la NCAA (depuis 1937) contre une équipe avec un bilan de 9-0 ou mieux. Depuis l’instauration du College Football Playoff en 2014, l’intégralité des 162 équipes qui se sont retrouvées en cours de match avec un déficit de 25 points ou plus avaient, jusqu’ici, toutes perdu.

Avec cette victoire à l’arrachée, Oklahoma (9-1, 6-1) récupère la première place de la conférence Big XII à Baylor (9-1, 6-1). Les Bears recoivent Texas (6-4, 4-3) puis vont à Kansas (3-7, 1-6) et n’ont besoin que d’une victoire pour valider leur ticket pour la finale de conférence. Les Sooners sont dans la même situation avec TCU à domicile (5-5, 3-4) et un déplacement à Oklahoma State (7-3, 4-3). Une revanche explosive se profile à l’horizon…

Texas is back!

2018 était censée être la rampe de lancement du retour de Texas au plus haut niveau. Après une entame ratée à Maryland (29-34), les Longhorns avaient enchainé six victoires de rang, dont une contre USC (37-14) pour le prestige, mais surtout contre Oklahoma (48-45) à la Red River Rivalry. Les Horns s’étaient inclinés contre les Sooners lors de la revanche au Big XII Championship (27-39) mais avaient fini en beauté en dominant Georgia (28-21) au Sugar Bowl pour rendre une copie finale de 10-4.

Évidemment, tous les médias ont bondi sur le dos de la vache à longues cornes pour ce qui devait être une grosse saison 2019. Texas s’est incliné en début de saison contre LSU (38-45), ce qui n’a rien de honteux compte tenu de la saison jusqu’ici invaincue des Tigers, et se sont présentés à la Red River Rivalry avec un bon bilan de 4-1. Mais ils n’ont pas réitéré l’exploit de l’année passée et ont perdu contre leur rival (27-34). Cela a semble-t-il fait dérailler la machine qui a eu un mal de chien à se défaire de Kansas (50-48) puis a perdu à TCU (27-37) avant de gagner de peu contre Kansas State (27-24) et de perdre de peu aussi à Iowa State (21-23). Et voilà donc UT à 6-4 avant d’aller affronter Baylor (9-1, 6-1) puis de conclure contre Texas Tech (4-6, 2-5). Pas exactement la saison espérée et attendue par les fans…

Fin de série

273 matchs et 46 ans. C’est la durée de la série de matchs joués à guichet fermé par Notre Dame à South Bend. Avant ce week-end, le dernier match où les tribunes n’étaient pas pleines à Notre Dame Stadium était le 20 octobre 1973 contre Air Force (48-15). C’est contre une autre équipe des Forces Armées, Navy, que la série vient de s’achever, avec quasiment la même punition (52-20).

De façon assez triste, c’était la première fois depuis 1978 que les deux universités étaient classées dans le Top 25 au moment de s’affronter. Cette année-là, le Fighting Irish avait dominé les Midshipmen à Clevland (27-7).

Cette série de 273 matchs étaient la deuxième plus longue derrière l’intouchable Nebraska et ses 373 matchs, série en cours.   

L’info qui ne sert à rien (édition « frères sur le terrain »)

Contre UMass (45-6), le quarterback de Northwestern, Aidan Smith (7/13, 76 yards, 2 INT), a complété l’intégralité de ses sept passes pour WR Riley Lees (7 réceptions, 76 yards / 1 course, 4 yards). Aucun autre receveur des Wildcats n’a été crédité d’une réception.

Crédit photo : Iowa football

L’enfer de Kinnick

On entend souvent dire qu’il est difficile de gagner à Kinnick Stadium, surtout pour les équipes du Top 10. On se souvient notamment des défaites de #3 Michigan (13-14) en 2016 ou de #3 Ohio State (24-55) en 2017 ou encore de toute la peine du monde qu’a eu #4 Penn State à battre Iowa en 2017 (21-19) avec un TD à la dernière seconde pour quitter Iowa City avec une courte victoire.

BoG a voulu vérifier si la légende est réelle et si Kinnick Stadium est vraiment un piège pour les équipes du Top 10. Depuis 1999 et l’arrivée de Kirk Ferentz à la tête des Hawkeyes, le record d’Iowa contre des équipes du Top 10 est 10-22 dont 7-9 à domicile.

Plus impressionnant encore, lors de ses dix derniers matchs à Kinnick, Iowa est 5-1 contre le Top 7 (la seule défaite est contre Penn State en 2017).

Brothers in arms

Vendredi, Drew Ramsey et ses Elder Panthers ont dominé Liam Clifford et ses St. Xavier Bombers lors des demi-finales du playoff de division 1 de l’association sportive des lycées de l’Ohio (28-24).

Qu’à cela ne tienne, le lendemain, QB Sean Clifford (11/23, 179 yards, 1 TD / 10 courses, 55 yards, 2 TD) a vengé son petit frère en menant ses Penn State Nittany Lions à la victoire contre QB Peyton Ramsey (31/41, 371 yards, 1 TD / 12 courses, 31 yards, 2 TD) et ses Indiana Hoosiers (34-27).

L’info qui ne sert à rien (édition « frères dans la vie »)

Dans la famille Ramsey, je voudrais l’ainé Montana « Tanner » (nommé après Joe Montana), le cadet Peyton (nommé après Peyton Manning) et le benjamin Drew (nommé après Drew Bledsoe).

D’après les infos recueillies par BoG, le papa Doug, entraineur à Elder High School, n’est pas du tout obsédé par les quarterbacks…  

Réseaux sociaux

Puisqu’on parle de Sean Clifford, le quarterback de Penn State a effacé tous ses comptes sur les réseaux sociaux après avoir reçu des menaces de mort suite à la défaite des Nittany Lions à Minnesota (26-31) en Semaine 11.

BoG souhaiterait donc remercier Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat et toutes les autres applications qui permettent à tous les dégénérés de la planète d’exprimer leur si précieuse opinion en toute impunité à la face du monde. Votre contribution au bien-être social est sans commune mesure…

Crédit photo : Clemson Football

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a écrasé Mississippi State (38-7) mais perdu QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD) sur blessure à la hanche.

Clemson a détruit Wake Forest (52-3) avec un record égalé de quatre passes de touchdown pour QB Trevor Lawrence (21/276, 272 yards, 4 TD) dont trois pour WR Tee Higgins (4 réceptions, 64 yards, 3 TD). Les Tigers deviennent la troisième équipe, après Army en 1944 et Nebraska en 1972, à remporter quatre matchs consécutifs par plus de 45 points (Boston College 59-7, Wofford 59-14, à NC State 55-10 et WF 52-3). Les 50 ou plus points marqués lors de chacun de ces matchs égalent le record de quatre matchs d’affilé à plus de 50 points de la conférence ACC.

Florida State (6-5, 4-4) est devenu éligible à la post-saison en dynamitant Alabama State (49-12). Les Seminoles sont 2-0 depuis le licenciement de Willie Taggart mais il est peu probable qu’Odell Haggins, l’entraineur en chef intérimaire, soit définitivement investi. Le poste de Head Coach est toujours ouvert.

Michigan a fessé son petit frère Michigan State (44-10) pour la cinquième défaite de rang des Spartans (4-6, 2-5) qui devront impérativement s’imposer à Rutgers et battre Maryland pour aller en post-saison.

Northwestern a facilement dominé UMass (45-6). Les Wildcats, qui n’avaient marqué que 38 points au total lors de leurs cinq précédents matchs, étaient favoris de 39 points et ont gagné de… 39 points.

Notre Dame a coulé Navy (52-20) avec le troisième match à plus de cinq touchdowns pour QB Ian Book (14/20, 284 yards, 5 TD / 5 courses, 31 yards), ce qui établit un nouveau record de l’école.

Ohio State (10-0, 7-0) n’a pas couvert les 52 points de Las Vegas contre Rutgers (56-21) mais les Buckeyes ont signé leur dixième succès de plus de 24 points en dix matchs. Seul Nebraska en 1971 avait réussi un tel exploit avant tOSU. Cette année-là, la série des Cornhuskers s’étaient arrêtés au onzioème match contre Oklahoma (35-31). Les Bucks accueillent Penn State à Columbus pour leur onzième match et sont favoris de douze points.

Oregon a aisément disposé d’Arizona (34-6). Par la même occasion, les Ducks ont remporté la Pac-12 North et continuent leur retour dans la conversation pour le College Football Playoff.

Syracuse (4-6, 1-5) a écrabouillé Duke (49-6) et met fin à une série de quatre défaites consécutives (à NC State 10-16, Pittsburgh 20-27, à Florida State 17-35, Boston College 27-58). Il faudra gagner à Louisville (6-4, 4-3) et contre Wake Forest (7-3, 3-3) pour aller en bowl.

Utah a laminé UCLA (49-3) en forçant notamment cinq pertes de balles des Bruins. Les Utes (9-1, 6-1) n’ont plus qu’Arizona (4-6, 2-5) et Colorado (4-6, 2-5) entre eux et la finale de conférence Pac-12.

Virginia Tech (7-3, 4-2) a blanchi Georgia Tech (45-0) et prépare idéalement sa fin de saison et ses confrontations contre Pittsburgh (7-3, 4-2) et à Virginia (7-3, 5-2) qui décideront du vainqueur de l’ACC Coastal.

Cuillère de bois

Missouri était attendu comme l’une des possibles révélations de la saison et candidat au titre de la SEC East. Le transfert de QB Kelly Bryant de Clemson était censé être le facteur « X » qui allait emmener Mizzou au somment de la conférence.

Et, même après un raté à Wyoming en ouverture de la saison (31-37), Missouri est resté dans le radar des médias avec cinq succès consécutifs.

Puis, Mizzou s’est incliné successivement à Vanderbilt (14-21) et à Kentucky (7-29). Mais, avec Georgia et Florida encore à venir, Mizzou a mathématiquement conservé ses chances de remporter la division East de la SEC.

La théorie ne s’est pas traduite en pratique et les Tigers ont été balayé à Georgia (0-27) et contre Florida (6-23) en étant anémique en attaque. Après avoir marqué une moyenne de 39 points lors de ses six premiers matchs, Mizzou n’en a que marqué 27 lors de ces quatre derniers.

Missouri a donc un bilan de 5-5 qui devrait s’améliorer avec la venue de Tennessee (5-5, 3-3) et le déplacement à Arkansas (2-8, 0-6). Mais les Tigers sont toujours inéligibles à la post-saison suite à une sanction de la NCAA pour fraude académique en 2015 et 2016.

Crédit photo : Notre Dame Football

Tops

Un flambeau pour… WR Chase Claypool (7 réceptions, 117 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns aériens lors de la victoire de Notre Dame contre Navy (52-20).

Un brasier pour… RB Evan Hull (24 courses, 220 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns au sol lors de la victoire de Northwestern sur UMass (45-6).

Un feu d’artifice pour… RB Najee Harris (17 courses, 58 yards, 3 TD / 3 réceptions, 51 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns (trois au sol et un dans les airs) lors de la victoire d’Alabama à Mississippi State (38-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Jalen Hurst (30/42, 297 yards, 4 TD, 1 INT / 27 courses, 114 yards) et son interception et ses deux fumbles perdus lors de la victoire d’Oklahoma à Baylor (34-31).

Un seau d’eau pour… QB Dorian Thompson-Robinson (20/36, 219 yards, 2 INT) et des deux interceptions et deux fumbles perdus lors de la défaite de UCLA à Utah (3-49).

Un naufrage titanesque pour… Alabama qui, malgré la facile victoire à Mississippi State (38-7), a perdu lourd sur le terrain avec les blessures de QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD), DT Raekwon Davis (1 placage) et WR Henry Ruggs III (3 réceptions, 39 yards).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. B1G : 1V – 0D (Total : 35V – 8D)
2. ACC(*) : 1V – 0D (Total : 32V – 14D)
Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 36V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 LSU – #4 Oregon
#2 Ohio State – #3 Clemson

On commence à y voir un peu plus clair dans la course au College Football Playoff. Ou bien… ?

En supposant que LSU batte Georgia au SEC Championship Game, que Ohio State batte Penn State ce week-end, que Clemson reste Clemson et qu’Oregon remporte la Pac-12, le CFP a ses quatre participants.

Avec deux défaites, Georgia sera éliminé. Mais si les Dawgs battent les Tigers, les deux équipes iront au Playoff et la Pac-12 et la Big XII n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

Avec la blessure de Tua Tagovailoa, Alabama finira par perdre son avantage sur Oregon/Utah, à moins que QB Mac Jones démolisse Auburn et que le Crimson Tide soit aussi fort sans Tua qu’avec.

Utah peut prendre la place d’Oregon en remportant leur probable confrontation en finale de conférence Pac-12.

Penn State est encore dans la course si les Nittany Lions s’imposent à Ohio State et remportent la revanche contre Minnesota (ou battent Wisconsin) au B1G Championship Game.

Oklahoma (ou Baylor) peut encore espérer mais il va falloir un peu d’aide devant…

Minnesota a encore son destin entre les mains : un titre de la B1G leur offre un ticket au CFP.

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. LSU (10-0)
2. Ohio State (10-0)
3. Clemson (11-0)
4. Georgia (9-1)
5. Alabama (9-1)
6. Oregon (9-1)
7. Utah (9-1)
8. Penn State (9-1)
9. Oklahoma (9-1)
10. Minnesota (9-1)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient (encore) à RB Jonathan Taylor qui, lors de la victoire 37-21 de Wisconsin à Nebraska (25 courses, 204 yards, 2 TD), est devenu le premier joueur de Wisconsin à passer plus de 200 yards à trois reprises à un même adversaire. C’est aussi la première fois qu’un tel exploit est réalisé en FBS depuis un quart de siècle. En outre, Jonathan Taylor est devenu le recordman de yards au sol pour un joueur de troisième année (5634 yards), devançant désormais Hershell Walker (5596 yards à Georgia en 1980-1982). Il n’a fallu que 836 courses au Badger pour atteindre sa marque, contre 1043 courses au Bulldog. Jonathan Taylor est désormais deuxième en B1G devant Archie Griffin (5575 yards) mais encore loin derrière Ron Dayne (7125 yards), dont le record n’est sauvé que parce que la star de Wisconsin sera professionnelle en 2020. Enfin, comme si tout ça ne suffisait pas, Jonathan Taylor a signé son onzième match à plus de 200 yards au sol depuis 2017, le reste de la conférence B1G en a douze pendant la même période…

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 27

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Aaron Lavinsky/Star Tribune

Vingt-septième édition (2019 – Semaine 11) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que la direction de l’Association des étudiants de l’université d’Alabama a interdit aux élèves de manifester contre Donald Trump pendant le match contre LSU, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Appalachian State, mais la première équipe de la Sun Belt à battre deux Power 5 dans une saison (North Carolina 34-31 et South Carolina 20-15) n’intéresse personne…

Dans les tribunes

Les étudiants d’Alabama pris à manifester contre Donald Trump lors de sa venue à Bryant-Denny Stadium pour la Rencontre du Siècle numéro-2-le-retour entre le Crimson Tide et LSU étaient menacés de perdre leur accès à la section étudiante du stade pour le reste de la saison. Apparemment, la direction de l’Association des étudiants n’est pas un grand supporter du Premier Amendement de la Constitution américaine qui prône la liberté d’expression. Ou alors, certains individus choisis par les dieux sont au-dessus de la Constitution…

Hormis quelques huées ci et là, la présence du Président a été plutôt bien accueilli par les fans d’Alabama ou ceux de LSU qui avaient fait le déplacement à Tuscaloosa.

Les tigres ont bouffé l’éléphant

Dans le « match du siècle numéro 2 le retour », LSU a dominé Alabama (46-41) et mis fin à 31 victoires consécutives du Tide à domicile et infligé à Nick Saban sa cinquième défaite seulement à Bryant-Denny Stadium en 83 matchs depuis sa prise de fonction en 2008.

Les 33 points marqués par les Tigers à la mi-temps (33-13) sont le plus gros total encaissé par Nick Saban à Bama. Les 46 points au final sont le plus grand nombre de points accordés par le Crimson Tide en SEC depuis une défaite 43-51 à Tennessee en 2003 (oui, il fut un temps où les Volunteers pouvaient battre le Tide) mais il avait fallu cinq prolongations. Il faut remonter à une défaite à Ole Miss en 1970 (23-48) pour trouver un plus large total de points marqués contre Alabama durant le temps réglementaire, l’équipe était alors coachée par Paul « Bear » Bryant. Pour finir sur ces statistiques historiques, les 87 points combinés sont le plus haut total de points marqués dans la série (que Bama mène 53-26-5) et Alabama n’avait jamais perdu de match dans l’ère AP (i.e., depuis 1936) en ayant marqué 41 points.

Louisiana State a donc vaincu le signe indien en parvenant enfin à battre Bama. Leur dernier succès remontait à 2011 et le « match du siècle » remporté 9-6. Deux mois plus tard, le Crimson Tide prenait sa revanche contre les Bayou Bengals au BCS Championship Game (21-0) pour remporter le titre national.

LSU (9-0, 5-0) a désormais un boulevard devant lui avec trois matchs de saison régulière contre Ole Miss (4-6, 2-4) à l’extérieur puis Arkansas (2-8, 0-6) et Texas A&M (6-3, 3-2) à Baton Rouge avant de probablement affronter Georgia (8-1, 5-1) au SEC Championship Game.

QB Joe Burrow (31/39, 393 yards, 3 TD / 14 courses, 64 yards) peut aussi commencer à rêver sérieusement du Trophée Heisman si LSU va en playoff et qu’Alabama et Oklahoma le regarde à la télé. Malgré une cheville en délicatesse, QB Tua Tagovailoa (21/40, 418 yards, 4 TD, 1 INT) a quatre passes de TD dans la rencontre. Quant à QB Jalen Hurts (18/26, 273 yards, 3 TD, 1 INT / 22 courses, 68 yards, 2 TD), dont les Sooners ont échappé de peu à une défaite contre Iowa State (42-41), il a pour l’instant de meilleures statistiques que ses deux prédécesseurs à OU, Baker Mayfield et Kyler Murray, qui ont tous deux remporté le trophée.

Geaux Louisiana

Si LSU a gagné ce week-end, toutes les équipes de Louisiane de Division 1 (FBS + FCS) se sont donnés le mot et ont également remporté leurs matchs :

Louisiana-Lafayette : 48-7 à Coastal Carolina

Louisiana Monroe : 45-31 contre Georgia State

Louisiana Tech : 52-17 contre North Texas

Grambling State : 19-16 (OT) contre Alcorn State

Northwestern State : 34-13 contre Lamar

Nicholls : 48-27 contre Houston Baptist

Southern : 58-7 contre Virginia University of Lynchburg

Southeastern Louisiana : 34-0 à Central Arkansas

Tulane et McNeese étaient au repos.

Row the boat

En battant Penn State (31-26), Minnesota a atteint la barre de 9-0, ce dont personne vivant sur Terre ne se souvient avoir vu de ses yeux vu puisque la dernière fois que les Golden Gophers ont atteint un tel bilan remonte à 1904.

Cette surprenante victoire contre une équipe de l’AP Top 10 est la première pour Minnesota depuis 2000 et la première à domicile depuis 1977. Elle permet aux Gophers d’intégrer ledit Top 10, ce qu’ils n’avaient plus fait depuis 1962. Les (vraiment) plus anciens se souviennent peut-être que Minnesota était abonné du Top 10 dans les années 30 et 40. Ils ont terminé numéro 1 du tout premier classement AP en 1936, puis ceux de 1940 et 1941. Champions nationaux en 1934 et 1935, ils auraient également trusté la première place si le classement avait été créé quelques années plus tôt.

Avec ce revers à Minneapolis, James Franklin est désormais 1-7 contre des équipes classées loin de State College. Sa seule victoire l’a été à Iowa (17-12) cette année.

Indiana pas-Jones et le classement AP perdu – mais retrouvé

Indiana n’avait plus été classé dans l’AP Top 25 depuis 1994, la plus longue disette de toutes les équipes Power 5. Malgré une semaine de repos, les Hoosiers ont intégré le classement et fêteront cette première contre Penn State (qui a gagné 20 de leurs 21 rencontres).

De façon anecdotique, ce sera la première fois depuis 1937 et Iowa qu’une équipe affrontera la même année les équipes toutes deux classées de Minnesota et d’Indiana.

Départ poussif

Baylor s’est imposé dans la douleur à TCU (29-23 3OT), la faute en partie à un départ de tortue. Les Bears étaient menés 0-6 à la mi-temps, la première fois en 18 matchs qu’ils n’avaient pas marqué en première période.

Ce fut chaud

Oklahoma a perdu en Semaine 9 à Kansas State (41-48). Après une semaine de repos, les Sooners étaient en quête de rédemption. OU n’ayant plus perdu deux matchs consécutivement depuis 1999 (à Notre Dame 30-34 et contre Texas 28-38), les fans pouvaient presque dormir tranquille dans les tribunes pour la venue d’Iowa State.

Sans compter qu’Oklahoma a pris une confortable avance à la mi-temps (35-14) et que les Sooners n’avaient jamais perdu depuis 1937 et 194 matchs en menant de 21 points à la pause.

Toutes ces belles statistiques ont failli partir en fumée si QB Brock Purdy (19/30, 282 yards, 5 TD / 15 courses, 55 yards, 1 TD) ne s’était pas fait intercepter par CB Parnell Motley sur une conversion à deux points à 24 secondes de la fin du match. OU s’en est miraculeusement sorti (42-41) après avoir encore été poreux en défense…

Deux sur deux

Iowa State n’est pas la seule équipe de l’état de l’Iowa à avoir perdu sur une conversion à deux points manquée.

Iowa s’est incliné à Wisconsin (22-24) en ne parvenant pas à égaliser sur une tentative à deux points à trois minutes de la fin de la partie.

Futilité et Las Vegas

Soyons clair : la conférence ACC ne sert à rien. Clemson (10-0, 7-0) est premier de la division Atlantic, que les Tigers ont remporté grâce à leur victoire à NC State (55-10) et en profitant de la défaite de son dauphin Wake Forest (7-2, 3-2) à Virginia Tech (36-17). Cette semaine, WF rend visite à Clemson. Duel de choc, donc, entre le premier et le deuxième de la division. LA bande à Dabo est favorite de 34.5 points…

Soyons clair : Rutgers ne sert à rien. Les Scarlet Knights (2-7, 0-6) collectionnent les fessées en B1G (0-30 à Iowa, 0-52 à Michigan, 7-48 contre Maryland, 0-35 à Indiana, 7-42 contre Minnesota et 10-38 à Illinois). 

Woo pig sooie

Chad Morris a été remercié par Arkansas après la lourde défaite des Razorbacks contre Western Kentucky (19-45).

Tout comme Willie Taggart à Florida State la semaine passée, le Head Coach d’Arkansas est viré moins de deux ans après avoir remplacé Brett Bielema (désormais coach de la ligne défensive des New England Patriots après avoir été, lui aussi, licencié par Arkansas). Le bilan de 4-18, dont quatorze défaites en quatorze matchs de SEC, ne plaide évidemment pas en sa faveur.

Pire, les Razorbacks ont été humiliés à domicile par une équipe du G5 emmené par QB Ty Storey (23/32, 213 yards, 1 INT / 17 courses, 77 yards, 2 TD) qui était l’an dernier… titulaire à Arkansas. Les arrivées de QB Ben Hicks et de QB Nick Starkell, en provenance de SMU et de Texas A&M, respectivement, ont poussé Ty Storey à partir sous d’autres cieux. Ironiquement, aucun des deux transferts n’a joué contre les Hilltoppers, pour cause de blessure. Et, John Stephen Jones (3/10, 27 yards, 1 INT), le petit fils du propriétaire des Dallas Cowboys, Jerry Jones, n’a pas été particulièrement brillant pour ses débuts.  

Chad Morris se consolera tout de même avec le chèque de dix millions de dollars qui accompagne son départ de Fayetteville.

THE… Ohio State University

Avec le démantèlement de Maryland (73-10), Ohio State a désormais remporté ses neuf matchs par plus de 20 points, la première telle série depuis 1973.

Cette année-là, le dixième match des Buckeyes s’était soldé par un nul 10-10 à Michigan, suffisant pour remporter la Big Ten (à égalité avec les Wolverines qui avaient gagné tous leurs autres matchs par au moins deux TD) et aller punir USC au Rose Bowl (42-21), là aussi par plus de 20 points.

En 1973, le champion national était encore déterminé par divers classements. Les journalistes (AP) avaient sacré Notre Dame (11-0) et les coaches avaient préféré Alabama (11-1).

De façon assez amusante, ces titres ont été attribués avant les bowls. Si seulement les coaches avaient su que ND allait battre Bama au Sugar Bowl (24-23). Et si seulement les journalistes avaient pu comparer la gifle reçue par USC contre OSU au Rose Bowl à la défaite moins lourde des Trojans à South Bend (14-23)…

Cette année, pour leur dixième match de la saison, Ohio State reçoit Rutgers. BoG ne parierait pas sur un match nul… 

Chase Young

La star défensive de Ohio State était suspendue contre Maryland pour avoir emprunté de l’argent et permettre à sa petite amie de venir le voir jouer au Rose Bowl (victoire des Buckeyes 28-23 contre Washington) début janvier. Oh, le vilain, le vilain, le vilain. C’est très mal ce que tu as fait, Chase, très très mal. Pas bien du tout du tout du tout…

En tant qu’étudiant-athlète, la NCAA interdit formellement les dons d’argent, cadeaux, pinces de crabes gratuites, tatouages gratuits et toutes autres bricoles dont rêvent les jeunes de 18 à 21 ans. En outre, plutôt que de faire venir sa copine jusqu’à Pasadena depuis Columbus pour le voir jouer au ROSE BOWL !!!, il aurait pu juste lui refiler la montre à $200, le sac-à-dos à $100 ou n’importe quel cadeau de $500 son choix acheté aux frais du Rose Bowl… Mais non, il a préféré violé les règles de la NCAA et demander de l’argent à une tierce personne pour acheter un billet d’avion… De là à rentrer dans des considérations socio-racio-économiques et débattre du fait que la famille d’un joueur de FBS n’a pas les moyens de dépenser $500 dans un billet d’avion pour la Californie…

L’erreur pourrait coûter jusqu’à quatre matchs de suspension, ce qui ramènerait Chase Youg sur les terrains pour le B1G Championship (en admettant que les Buckeyes battent Penn State à Columbus le 23 novembre). L’université espère voir la suspension réduite à deux matchs, la sanction dans le cas où l’emprunt ne dépasse pas $500 et est totalement remboursé, ce qui semble être le cas. Cela précipiterait le retour de Chase Young juste à temps pour affronter les Nittany Lions.

Pas de temps à perdre

Contre Vanderbilt (56-0), Florida a marqué la moitié de ses points au troisième en moins de trois minutes secondes de possession de balle :

1. Passe de TD QB Kyle Trask pour WR Trevon Grimes : 1 jeu, 66 yards, 13 secondes
2. Passe de TD de Kyle Trask pour WR Kyle Pitts : 2 jeux, 51 yards, 27 secondes
3. TD sur fumble recouvert : 80 yards, 10 secondes
4. TD sur course de QB Emory Jones : 5 jeux, 79 yards, 124 secondes

We love Lovie

Qui aurait cru qu’Illinois serait éligible à la post-saison en 2019 ? Avec sa victoire à Michigan State (37-34), le Fighting Illini (6-4, 4-3) a validé son ticket pour un bowl de fin de saison.

Bon, avec la venue de Northwestern (1-8, 0-7) pour conclure la saison régulière, cela ne faisait plus guère de doute.

Mais la victoire à East Lansing n’en est pas moins belle : après être tombé loin derrière (3-28), Illinois a réalisé le plus gros retour (25 points) de son histoire, battant le précédent record de 20 points à Michigan en 1999 (35-29) et contre Rutgers en 2005 (33-30 OT).

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a atomisé NC State (55-10) et montré au comité de sélection du College Football Playoff qu’il méritait mieux qu’une cinquième place au premier classement du CFP. C’est le cinquième titre de division (Atlantic) pour les Tigers, record de conférence ACC.

Florida a blanchi Vanderbilt (56-0) avec la meilleure performance d’un QB, Kyle Trask (25/37, 363 yards, 3 TD, 2 INT / 7 courses, 25 yards, 1 TD) depuis le dernier match de Tim « demi-dieu » Tebow et une redoutable efficacité au sol de son back-up QB Emory Jones (2/3 47 yards / 5 courses, 34 yards, 3 TD).

Notre Dame a écrasé Duke (38-7) grâce notamment jambes de QB Ian Book (18/32, 181 yards, 4 TD, 2 INT / 12 courses, 139 yards) qui a battu son record personnel de yards au sol.

Ole Miss a déroulé contre New Mexico State (41-3) en marquant ses cinq touchdowns au sol.  

Ohio State a pulvérisé Maryland (73-14) avec dix touchdowns, leur second plus gros total de l’ère AP et un 83-21 passé à Iowa en 1950.

Cuillère de bois

South Carolina s’est incliné à Columbia contre Appalachian State (15-20). Bien sûr, les Mountaineers (8-1, 4-1) sont la crème de la crème en Sun Belt et 25ème du dernier classement CFP mais tout de même…

Mais les Gamecocks sont en chute libre après leur surprenante victoire à Georgia (20-17 2OT). Ils ont été successivement battus par Florida (27-38) dans un match, il est vrai, qu’ils auraient pu gagner avec un peu de réussite, puis tapé à Tennessee (41-21). Une solide victoire contre Vanderbilt (24-7) a permis d’entretenir l’espoir d’une participation en post-saison mais ce revers à domicile contre App State enverra les Cocks (4-6, 3-4) en vacances fin novembre après leur match du week-end à Texas A&M (les Aggies sont favoris de 10.5 points) et leur final contre Clemson…

Tops

Un flambeau pour… LB Terrel Bernard (19 placages, 3 TFL, 1 sack) et ses 19 placages et son sack lors de la victoire de Baylor à TCU (29-23 3OT).

Un brasier pour… QB Jarren Williams (15/22, 253 yards, 6 TD / 7 courses, 23 yards) et ses six passes de TD, nouveau record de l’école, lors de la victoire de Miami contre Louisville (52-27).

Un feu d’artifice pour… RB Clyde Edwards-Helaire (20 courses, 103 yards, 3 TD / 9 réceptions, 77 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns contre Alabama. Aucun running back n’avait plus marqué trois touchdowns à une équipe coachée par Nick Saban (college ou NFL) depuis 1995 (Lawrence Phillips qui avait marqué à quatre reprises pour Nebraska contre Michigan State (10-50) lors de la première saison de Nick Saban avec les Spartans).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Brian Lewerke (19/36, 251 yards, 1 TD, 3 INT / 11 courses, 96 yards, 1 TD) et ses trois interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la défaite de Michigan State contre Illinois (34-37).

Un seau d’eau pour… QB Max Duggan (14/32, 140 yards, 1 TD, 3 INT / 14 courses, 46 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de TCU contre Baylor (23-29 3OT), dont une sur le dernier jeu de la troisième prolongation.

Un naufrage titanesque pour… QB Sean Clifford (23/43, 340 yards, 1 TD, 3 INT / 10 courses, 39 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de Penn State à Minnesota (26-31), dont une dans la end-zone sur sa dernière passe du match qui aurait donné la victoire aux Nittany Lions et permis aux Nitts de rester invaincus.

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 1V – 2D (Total : 36V – 12D)
2. ACC(*) : 0V – 1D (Total : 31V – 14D)
B1G : 0V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 LSU – #4 Alabama
#2 Ohio State – #3 Clemson

Comme LSU a gagné contre Alabama (46-41), les Tigers récupèrent la place de numéro 1 et devraient la conserver jusqu’au 8 décembre et le classement CFP final. BoG parie sur une victoire de Louisiana State contre Georgia en finale de SEC, qui donnerait deux défaites aux Dawgs et leur fermerait la porte du playoff.

Ohio State n’a plus que Penn State pour l’empêcher d’atteindre la finale de conférence B1G et on voit mal les Nittany Lions s’imposer à Columbus, Chase Young ou pas. Même une défaite à Michigan n’empêchera pas les Buckeyes d’accéder au playoff en cas de titre de conférence.

Clemson n’a personne sur sa route et a enfin atteint son rythme de croisière et montré sa vraie valeur.

Il reste donc une place à prendre. Pour le vainqueur de la Pac-12 ou de la Big XII ? Ou pour Alabama qui ne s’est incliné que de cinq points contre LSU avec un quarterback jouant sur une jambe et demi ? Pour autant que BoG déteste l’idée de deux équipes de la SEC au playoff, il faut être lucide…

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. LSU (9-0)
2. Ohio State (9-0)
3. Clemson 10-0)
4. Georgia (8-1)
5. Alabama (8-1)
6. Oregon (8-1)
7. Utah (8-1)
8. Minnesota (9-0)
9. Penn State (8-1)
10. Oklahoma (8-1)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à WR Rashod Bateman (7 réceptions, 203 yards, 1 TD) qui devient seulement le second joueur de Minnesota à réceptionner pour plus de 200 yards dans un match des Golden Gophers. Qui plus est, sa performance contre Penn State (31-26) établit un nouveau record pour un Gopher au TCF Bank Stadium et marque la première fois qu’un joueur de Minnesota réceptionne pour plus de 200 yards dans un match de B1G puisque l’autre performance à 200 yards est celle de WR Ryan Thelwell contre Ball State en 1996 avec 228 yards. 

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 26

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-sixième édition (2019 – Semaine 10) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, d’après Kirby Smart, on essaie d’assassiner ses receveurs et son QB Jake Fromm, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Antonio Gibson (WR Memphis), mais les TD de 50 yards en réception, 97 yards en retour de kick-off et 78 yards à la course contre SMU (54-48), une première contre une équipe FBS depuis 2008, n’intéressent personne…

Grosse murge sur le parking derrière le stade

L’abus d’alcool étant dangereux pour la santé, on ne devrait plus surnommer Florida-Georgia (le match, pas la ligne) le « World’s Largest Outdoor Cocktail Party ».

Quoiqu’il en soit, ce sont les Bulldogs qui ont fait couler le champagne à l’issue de la rencontre (24-17). Kirby Smart était ravi de la prestation de ses jeunes receveurs et de son quarterback Jake Fromm (20/30, 279 yards, 2 TD) qu’il a encensés en sortant du terrain. Personne n’a vraiment compris « qui » essayait de les « assassiner »…

Quoiqu’il en soit, les Dawgs ont désormais remporté les trois derniers matchs de la rivalité, après avoir perdu les trois précédents.

Les Gators ont marqué leurs deux touchdowns dans les airs sur des services de QB Kyle Trask (21/33, 257 yards, 2 TD), ce qui n’a rien d’étonnant puisque Georgia est imperméable au sol : les Bulldogs sont la seule équipe FBS à ne pas avoir encore accordé de TD à la course.

Avec cette victoire, les Dawgs (7-1, 4-1) sont sur la voie royale pour atteindre la finale de conférence SEC et peuvent encore rêver du playoff. Missouri (5-3, 2-2), @Auburn (7-2, 4-2), Texas A&M (6-3, 3-2) et Georgia Tech (2-6) se dressent sur la route d’Atlanta pour Georgia. Si les Bulldogs font deux faux pas, les Gators (7-2, 4-2) devront faire un sans-faute contre Vanderbilt (2-6, 1-4), à Missouri (5-3, 2-2) et contre Florida State (4-5). A noter que Mizzou peut encore remporter la division puisque les Tigers affronteront Georgia et Florida.

Happy Valley

Penn State a reçu l’officialisation du dépôt de la marque « Happy Valley » après une année de validation de la demande par le bureau américain des brevets. L’université, nichée dans une vallée du centre de la Pennsylvanie connue sous le nom de « Happy Valley », pourra désormais protéger l’utilisation du surnom sur vêtements et autres pièces d’habillement.

Plus tôt cette année, Ohio State avait vu sa demande de brevet pour le fameux « The » rejeté par le même bureau.

L’info qui ne sert à rien

QB John Stephen Jones est le nouveau quarterback titulaire d’Arkansas (2-7, 0-6). Il est aussi le petit-fils de Jerry Jones, propriétaire des Dallas Cowboys et champion national en 1964 avec les Razorbacks.

Pour son premier match de titulaire, le freshman affrontera Western Kentucky (5-4). L’équipe de Conference USA est emmenée par QB Ty Storey, un ancien joueur d’Arkansas…

Un de chute

La saison des licenciements est arrivée et c’est Florida State qui a dégainé le premier en virant Willie Taggart moins de deux ans après son arrivée à Tallahassee.

Débauché d’Oregon après une seule petite année (7-5), Willie Taggart est revenu en Floride où il a redressé South Florida (2-10, 4-8, 8-5, 10-2) mais les Seminoles ne lui ont même pas laissé finir sa seconde saison. L’an passé, FSU a manqué la post-saison pour la première fois en 36 ans en terminant 5-7. Après les trois quarts de la saison 2019, Florida State (4-5, 3-4) est en danger de manquer un bowl pour la seconde année consécutive, ce qui n’est plus arrivé dans le Panhandle floridien depuis 1975-1976. Ce deuxième raté dans les années 70 correspond à la première année aux commandes de Bobby Bowden, qui a ensuite emmené les Seminoles au sommet avec deux titres nationaux (1993 et 1999), douze titres de conférences ACC (FSU était indépendant jusqu’en 1991) et une série de quatorze saisons consécutives à plus de dix victoires qui ont coïncident avec quatorze classements consécutifs dans le Top 5.

Après le départ à la retraite de Bobby Bowden, son assistant Jimbo Fisher a repris le flambeau et n’a pas déçu : un titre national (2013), trois titres de conférence ACC et six saisons à plus de dix victoires en huit ans. Parti à Texas A&M après une dernière saison décevante (5-6) terminée par Odell Haggins (2-0), Jimbo Fisher a laissé un gros vide à combler. Apparemment, la marche était trop haute pour Willie Taggart, en tout cas d’après son département athlétique.

Le Directeur Athlétique David Coburn a donc décidé de faire un chèque bien gras de 17 millions de dollars à son Head Coach pour faire de la place. En virant son HC avant même la fin de la saison, Florida State espère prendre un avantage sur la compétition et avoir son nouveau Messie en place avant la fin novembre et sur les routes du recrutement bien avant la période de signature des lycéens qui ouvre le 19 décembre.

Entre le portail de transfert qui autorise les joueurs à changer d’université comme bon leur semble et l’éviction des entraineurs avant même qu’ils aient eu le temps de recruter leurs propres joueurs, on est bel et bien entré dans l`ère du football universitaire de consommation. Les fans et riches anciens élèves de Florida State pensent sans doute que les Nick Saban et Dabo Swinney poussent sur les orangers…

L’info qui sert absolument à quelque chose

Tua Tagovailoa (QB Alabama) a été vu sur le terrain d’entrainement avec ses coéquipiers et a partagé les répétitions avec son backup Mac Jones.

Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle pour les fans de LSU, à quelques jours du choc entre les deux dernières équipes invaincues de la SEC. L’autre mauvaise nouvelle pour les Tigers est le départ de l’équipe de Michael Divinity Jr, l’un des linebackers titulaires, pour raisons personnelles.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Boston College a surclassé Syracuse (58-27) avec près de 500 yards au sol dont presque la moitié pour RB AJ Dillon (35 courses, 242 yards, 3 TD).

Clemson a plié Wofford (59-14) et signé par là-même sa 24ème victoire de rang. 

Illinois a giflé Rutgers (38-10) en dominant la bataille des ballons perdus (3-0).

Indiana a éteint Northwestern (34-3) et remporté un 4ème match consécutif pour la première fois depuis 1993.

Kansas State a facilement disposé de Kansas (38-10) qui n’a pu stopper les jambes de QB Skylar Thompson (9/16, 129 yards / 17 courses, 127 yards, 3 TD). Les Wildcats ont remporté les onze dernières confrontations entre les deux rivaux, égalant le record de la série qu’ils détenaient déjà (1993-2003).

Michigan a fessé Maryland (38-7) en marquant notamment sur le coup d’envoi, un retour de kick-off de 97 yards gagnant par WR Gilles Jackson (1 réception, 4 yards).

Mississippi State a démoli Arkansas (54-24) avec un RB Kylin Hill (21 courses, 234 yards, 3 TD) étincelant.

Oregon a laminé USC (56-24) en ne produisant que 50 yards offensifs de plus que les Trojans (405-355). C’est la seconde plus large marge victorieuse pour les Ducks contre USC (34-0 en 1915) et le second plus grand nombre de points concédés par Southern California au Coliseum (Oregon 62-51 en 2012).

Texas A&M s’est promené contre UTSA (45-14) mais il a fallu une grosse performance de RB Isaiah Spiller (20 courses, 217 yards, 3 TD) pour ne pas laisser le doute s’installer dans la tête des Aggies après que les Roadrunners ont ouvert le score. Le coureur de TAMU a répondu du tac-au-tac par un touchdown de 60 yards sur le premier jeu après le kick-off.

Wake Forest a cartonné NC State (44-10) et renoué avec le succès grâce au retour de blessure de QB Jamie Newman (25/38, 287 yards, 3 TD / 11 courses, 30 yards, 2 TD).

Cuillère de bois

Northwestern (1-7, 0-6) s’est lourdement incliné à Indiana (3-34) et perdu, par la même occasion, un sixième match consécutif. La seule victoire des Wildcats, en Semaine 2, est contre UNLV (2-7, 0-5). La piètre prestation contre Stanford (7-17) en ouverture de la saison s’est avérée prémonitoire : le Cardinal n’est pas en grande posture en Pac-12 (4-4, 3-3) et, hormis lors de la victoire contre les Rebels (30-14), les Wildcats n’ont pas marqué plus de 15 points par match, avec notamment six matchs à dix points ou moins dont leurs quatre derniers. NW est d’ailleurs dernier de FBS avec 9.8 points par match, la seule équipe à moins de 10 points. C’est aussi le plus petit total par une équipe Power 5 depuis 2001. Avec de telles prestations offensives et déjà sept défaites dans la musette, les Wildcats sont officiellement hors-course pour la post-saison moins d’un an après avoir remporté la B1G West.

Tops

Un flambeau pour… TE Jack Freudenthal (4 réceptions, 16 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns en quatre réceptions lors de la victoire de Wake Forest contre NC State (44-10).

Un brasier pour… DL Gregory Rousseau (8 placages, 5 TFL, 4 sacks) et ses quatre sacks lors de la victoire de Miami à Florida State (27-10).

Un feu d’artifice pour… DB Bryce Thompson (3 placages, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la victoire de Tennessee contre UAB (30-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Max Duggan (21/39, 258 yards, 1 TD, 3 INT / 16 courses, 86 yards, 1 TD) et ses trois interceptions lors de la défaite de TCU à Oklahoma State (27-34).

Un seau d’eau pour… QB Jacob Eason (29/52, 316 yards, 4 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et un fumble perdu lors de la défaite de Washington contre Utah (28-33).

Un naufrage titanesque pour… QB Kedon Slovis (32/57, 264 yards, 3 TD, 3 INT) et ses trois interceptions et un fumble perdu lors de la défaite de USC contre Oregon (24-56).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 35V – 10D)
2. ACC(*) : 1V – 1D (Total : 31V – 13D)
B1G : 0V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 LSU
#2 Alabama– #3 Clemson

Pour la première fois depuis 1996 les trois premières équipes du classement AP (LSU, Alabama et Ohio State) étaient toutes au repos le même week-end. Clemson affrontait l’ogre Wofford (59-14). Pas de quoi changer les pronostics mais le comité du College Football Playoff nous a fait l’honneur de son premier classement annuel qui déterminera fortement le classement final et les quatre heureux élus :

1. Ohio State (8-0)
2. LSU (8-0)
3. Alabama (8-0)
4. Penn State (8-0)
5. Clemson (8-0)
6. Georgia (7-1)
7. Oregon (8-1)
8. Utah (8-1)
9. Oklahoma (7-1)
10. Florida (7-2)

Comme vu précédemment (mais pour ça il faut lire BoG dans l’ordre !), Florida n’a que peu de chance d’atteindre le playoff. Oklahoma et le futur vainqueur d’Oregon-Utah auront besoin, quant à eux, d’un peu d’aide.

Le vainqueur d’Alabama – LSU prend une place. Si ledit vainqueur remporte la SEC, le perdant pourrait aussi gagner son ticket, si le match est serré. Si ledit vainqueur perd en finale SEC contre Georgia, les Dawgs seront dans le dernier carré mais la SEC pourrait tout de même prendre deux places, encore une fois si la finale est serrée. On n’ose imaginer un scénario à trois équipes SEC en playoff mais ça n’est pas théoriquement à exclure.

Scénario à peu près identique entre Ohio State et Penn State, en admettant déjà que les Nittany Lions ne perdent pas à Minnesota ce week-end et que les Buckeyes ne se plantent pas dans le fossé contre Maryland ou à Michigan. Si OSU bat PSU et remporte la B1G, les Bucks sont en playoff, même avec une courte défaite chez les Wolverines. Les Nitts peuvent aussi conserver leur place dans le Top 4 en perdant de peu à Columbus et si leurs vainqueurs finissent invaincus. Si Penn State gagne au Horseshoe et la B1G derrière, scénario identique mais inversé : Ohio State pourrait rester dans le Top 4 si leur défaite est serrée et si PSU ne perd pas à Minnesota ou contre Indiana. Dans les deux cas, un raté monumental contre un adversaire inférieur de la conférence pourrait pénaliser le champion de la B1G au profit de celui de la Big 12 ou Pac-12.

Clemson punche son ticket en restant invaincu en conférence ACC mais une défaite des Tigers avant la finale leur garantirait quasiment une élimination de la course au playoff, hormis scénario catastrophique pour le carré de tête. Il n’y a plus guère que Wake Forest (7-1, 3-1) qui peut mettre des bâtons dans les roux des Tigers mais le match de clôture à South Carolina (4-5) pourrait aussi constituer une surprise. A noter que si les Demon Deacons s’imposent à Clemson et ne perdent pas à Virginia Tech (5-3, 2-2) ce week-end, et contre Duke (4-4, 2-3) et à Syracuse (3-6, 0-5) ensuite, ils disputeraient la finale de conférence ACC au détriment de Clemson.

Si Alabama – LSU et Ohio State – Penn State sont tous deux très serrés et que les quatre équipes balaient le reste de leur compétition, on pourrait même concevoir un champion de conférence invaincu laissé sur le carreau (mais, ne rêvons pas, aucun membre du comité n’en aura le courage).

Bref, le mois de novembre va de toute façon se charger de mettre de l’ordre dans tout ce merdier, à commencer ce week-end avec :

Ohio State – Maryland
Alabama – LSU
Minnesota – Penn State
NC State – Clemson
Georgia – Missouri
Oklahoma – Iowa State
Florida – Vanderbilt

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Chuba Hubbard (RB Oklahoma State). Contre TCU (34-27), le Canadien (20 courses, 223 yards, 2 TD) a rendu son quatrième match d’affilé à plus de 200 yards, ce qui n’avait plus été réalisé en conférence Big 12 depuis 1998 et Ricky Williams (Texas 1995-1998) et à Oklahoma State depuis 1988 et Barry Sanders (OK State 1986-1988). Les deux joueurs ont remporté le Trophée Heisman ces années-là. L’exploit est d’autant plus impressionnant que c’est la première fois qu’une équipe de TCU coachée par Gary Patterson, à Fort Worth depuis 2000, accorde plus de 200 yards au sol à un adversaire.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory : Chapitre 25

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-cinquième édition (2019 – Semaine 9) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que PJ Fleck a officiellement invité College Game Day à Minneapolis pour la rencontre du 9 novembre entre Minnesota et Penn State, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UConn, mais la victoire contre UMass (56-35) qui met fin à une série de vingt-deux défaites consécutives contre des équipes FBS n’intéresse personne…

Pearl Harbor

Tous les fans de films de guerre ou amateurs d’histoire se souviennent de Pearl Harbor, ce bombardement d’un atoll américain du Pacifique par l’Empire du Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’était le 7 décembre 1941.

Quel rapport avec le College Football ? Deux semaines avant, les Minnesota Golden Gophers avaient conclu leur saison invaincus, remportant leurs huit matches, et avaient été sacrés champions nationaux. C’est la dernière fois que Minnesota a débuté (et dans ce cas terminé) une saison 8-0. Avant Pearl Harbor, donc.

La dernière fois, jusqu’au week-end dernier qui a vu les Gophers atteindre la marque de 8-0 après pulvérisation de Maryland (52-10). RB Rodney Smith (17 courses, 103 yards, 1 TD) en a profité pour s’emparer du record de nombre de « all-purpose » yards de l’université avec encore cinq matchs à jouer dans la saison.

Le 9 novembre, 8-0 Minnesota reçoit 8-0 Penn State au TCF Bank Stadium (les deux équipes sont au repos cette semaine). Ce sera la première fois depuis 1903 que les Golden Gophers à 8-0 recevront une équipe invaincue. Cette année-là, 8-0 Minnesota avait atomisé 4-0 Iowa (75-0) et terminé invaincu à 14-0-1.

Pour fêter l’événement, PJ Fleck, le Head Coach des Gophers, a profité de sa conférence de presse d’après match pour demander à College Game Day de venir poser son studio mobile à Minneapolis. Manque de bol pour le rongeur rameur, le 9 novembre est aussi la date à laquelle 8-0 LSU rend visite à 8-0 Alabama à Tuscaloosa (tous deux également au repos ce week-end).

Ce sera d’ailleurs la première fois dans l’ère AP que deux matchs opposants des adversaires à 8-0 se dérouleront le même jour. Mais ESPN choisira-t-il le match du siècle au détriment de l’expérience unique que représente ce duel au sommet de la B1G à « Twin Cities » ?

Considérant que les Gophers ont perdu vingt-trois matchs consécutifs à domicile contre des équipes du Top 10 (depuis une victoire sur Michigan 16-0 en 1977), qu’ils n’ont plus battu d’équipe du Top 25 à Minneapolis en étant eux-mêmes classés depuis 1961 (Purdue 10-7) et que Penn State a gagné cinq de leurs six dernières confrontations, il est probable que Rece Davis, Lee Corso, Kirk Herbstreit, Desmond Howard, Maria Taylor et David Pollack passent ce week-end du 9 novembre dans le Sud profond !

Calendrier SEC

Il y a quelques semaines, Nick Saban avait déclaré en conférence de presse d’après-match qu’Alabama était prêt à jouer n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Cela répondait à des critiques sur le calendrier un peu tendre du Crimson Tide qui, comme toutes les équipes de la SEC, ne joue que huit matchs de conférence, s’offre chaque année une semaine de repos contre une équipe FCS, et a parfois du mal à trouver des adversaires de taille qui acceptent de se frotter à eux.

Cette semaine, le directeur athlétique de Florida, Scott Stricklin, a adressé un message à tous ses collègues des conférences Power 5 sur Twitter pour leur demander de ne pas hésiter à le contacter s’ils souhaitent jouer un aller-retour contre les Gators lors des saisons à venir.

On en connait en Floride qui aimeraient bien en avoir l’opportunité mais ne sont pas P5 (kof kof, UCF, kof, kof) et d’autres qui remplissent les critères mais aimeraient probablement passer leur tour pour quelques années (kof, kof, FSU, kof kof).

Le cas Harbaugh

Une semaine après avoir encore été critiqué pour une nouvelle défaite contre une équipe du Top 10 (21-28 à Penn State), Jim Harbaugh a conduit Michigan à une destruction en règle de Notre Dame (45-14).

Autant dire que personne hors d’Ann Arbor n’a vu la claque arriver, et certainement pas les Fighting Irish qui avaient presque un boulevard vers le playoff avec la défaite surprise d’Oklahoma à Kansas State (41-48).

Jim Harbaugh a donc, pour quelques semaines, fait taire les critiques. Qui, en toute honnêteté n’avaient pas vraiment lieu d’être. Explication en chiffre :

Lors du départ à la retraite de Lloyd Carr (122-40, 5 titres de la B1G, 1 titre national) en 2007, Michigan a fait venir Rich Rodriguez dont le bilan entre 2008 et 2010 (3-9, 5-7, 7-6) n’a pas convaincu. Exit donc RR, et bienvenue à Brady Hoke qui, de 2011 à 2014 est allé à reculons : 11-2, 8-5, 7-6 et 5-7.

Cela n’a évidemment pas suffi et Michigan s’est alors tourné vers un enfant du pays, Jim Harbaugh, qui a servi de quarterback au légendaire coach des Wolverines, Bo Schembechler, joué quinze ans en NFL, mené les San Francisco 49ers au Super Bowl en 2012, et transformé Stanford en une vraie équipe de foot.

En quatre ans et demi, Jim Harbaugh a pour l’heure un bilan de 44-16 : 10-3, 10-3, 8-5, 10-3 et 6-2. On parle évidemment beaucoup du 2-10 contre des équipes du Top 10 mais moins du fait que treize des seize défaites l’ont été contre des équipes qui ont fini leurs saisons à plus de dix victoires, l’une est le surprenant revers à Iowa en 2018 (13-14) et les deux dernières sont en 2019 contre Wisconsin (35-14) et Penn State (28-21) qui devraient tous deux finir à plus de dix victoires.

La question est bien évidemment de savoir si UoM paie Jim Harbaugh 7.5 millions de dollars par an pour remporter dix matchs par saison en battant tous les adversaires inférieurs ou pour battre Ohio State et remporter des titres de B1G et nationaux. La réponse semble être la seconde option mais le fait est que ni Nick Saban ni Dabo Swinney ne vont venir coacher à Michigan et qu’aucun autre coach n’a un résumé à la hauteur de l’entraineur des Wolverines.

Bon, après, si USC ne veut vraiment pas d’Urban Meyer…

Geaux Tigers

Un qui a moins de problème avec les équipes du Top 10 récemment est Ed Orgeron qui a remporté sept de ses huit dernières confrontations avec LSU, y compris le face-à-face avec Auburn (23-20) qui n’a plus gagné à Baton Rouge depuis 1999 et essuyé dix revers de rang en Louisiane.

Louisiana State est la première équipe à remporter trois matchs contre des équipes du Top 10 lors des huit premiers matchs de la saison (45-38 à Texas, 42-28 contre Florida et 23-20 contre Auburn) mais la victoire contre les Longhorns compte-t-elle vraiment ?

Une classe à part

Les Tigers seront d’ailleurs contents d’être classés lorsqu’ils se rendront à Tuscaloosa le 9 novembre parce qu’Alabama a signé son quatre-vingt-neuvième succès de rang contre des équipes non-classées en écrabouillant Arkansas (48-7). Nick Saban était pourtant privé de son quarterback titulaire, Tua Tagovailoa (touché à la cheville en Semaine 8 contre Tennessee – 35-13), pour la première fois en treize ans à Alabama.

Côté négatif, en revanche, cette punition des Razorbacks a aussi marqué un nouveau record de la conférence SEC avec trente-et-un matchs consécutifs remportés à la maison par le Crimson Tide. A-t-on mentionné que le choc nucléaire entre LSU et Bama se jouera à Bryant-Denny Stadium ?

Les fans de Louisiana State prient tous les jours Saint Bernard (le saint patron de la Louisiane, pas le chien) pour que Tua Tagovailoa ne soit pas remis à temps pour la rencontre…

Le nouveau Harbaugh ?

Pour boucler la boucle, retour rapdie sur la piètre performance de Notre Dame à la Big House. Démontés par Michigan (14-45), les Fighting Irish n’ont rien eu de vraiment combatif.

Cette défaite élimine définitivement ND de la course au playoff, ce dont certains se réjouiront sûrement vu que la dernière sortie des Irish au playoff s’est soldée par une fessée administrée par Clemson en demi-finale l’an dernier (3-30). Pour être tout à fait juste, les Tigers ont aussi corrigé Alabama en finale (44-16) donc la lourde défaite contre le champion en titre est à relativiser.

Sauf que Notre Dame n’a pas exactement brillé lors de ses grands rendez-vous sous l’ère Brian Kelly : 14-42 contre Alabama en finale BCS en janvier 2013 et 28-44 contre Ohio State au Fiesta Bowl de janvier 2016.

Brian Kelly a un bilan de 65-36 depuis son arrivée à South Bend en 2010, ce qui inclut 3-4 en bowl. Si les Domers recrutent à l’échelle nationale plus que quiconque, ils ne voyagent, en revanche, pas très bien quand il s’agit du terrain : 4-13 contre des équipes classées loin de leurs bases depuis 2013 (juste après leur finale BCS) et 2-12 lorsque l’on réduit l’échantillon au Top 20.

Avec cette défaite contre les Wolverines, les Irish n’ont plus gagné à Ann Arbor depuis 2005, enregistrant leur cinquième défaite d’affilé dans le Michigan. Après remporté les confrontations en 2014 (31-0) et 2018 (24-17), ND laisse donc la couronne à UM en attendant que les deux rivaux recroisent le fer pour une double confrontation en 2033-2034. Deux nouveaux coaches seront alors à la tête des programmes historiques. Pour la petite histoire, Michigan mène la série 19-17-1.

Historique

Après avoir remporté quatre de ces cinq confrontations contre Penn State, Michigan State s’est incliné contre les Nittany Lions (7-28) à East Lansing. Avec les défaites à Ohio State (10-34) et à Wisconsin (0-38), c’est la première fois dans leur histoire que les Spartans perdent trois fois consécutivement par plus de vingt-et-un points.

Ni queue ni tête

L’étonnante statistique a déjà été mentionnée mais, après son succès à Iowa State (34-27), Oklahoma State a désormais un bilan de 6-3 contre des équipes du Top 25 et de 4-6 contre des équipes non-classées ces deux dernières années.

Les Cyclones, qui ont remporté le match à Stillwater l’an dernier (48-42), n’ont plus battu les Cowboys deux fois d’affilé depuis les saisons 2000 (33-26) et 2001 (28-14). OSU reprend, en revanche, la main dans la confrontation après leurs six succès de rang de 2011 à 2017.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a étrillé Arkansas (48-7) et QB Mac Jones (18/22, 235 yards, 3 TD) a parfaitement rempli son rôle de remplaçant de Tua Tagovailoa, laissé au repos pour soigner sa cheville. Le petit frère QB Taulia Tagovailoa (6/8, 45 yards) a aussi vu le terrain contre les Razorbacks.

Clemson a dynamité Boston College (59-7) avec un QB Trevor Lawrence (16/19, 275 yards, 3 TD / 8 courses, 42 yards) enfin redevenu lui-même (ou tout du moins la meilleure version de lui-même). Les trois touchdowns de RB Travis Etienne (16 courses, 109 yards, 3 TD / 3 réceptions, 33 yards) ont aussi bien aidé.

Minnesota a exterminé Maryland (52-10) pour mener sa barque au port des invaincus après neuf semaines de compétition. Les Terps, eux, s’enfoncent toutes les semaines un peu plus dans les bas-fonds après avoir tutoyé les cieux en Semaine 2 (Syracuse 63-20).

Ohio state a fessé Wisconsin (38-7) en chipant deux fumbles à QB Jack Coan (10/17, 108 yards, 1 TD) et en limitant RB Jonathan Taylor (20 courses, 52 yards) à 2.6 yards par courses. Les Buckeyes ont remporté leurs sept derniers matchs contre les Badgers.

Utah a blanchi California (35-0) en ne laissant que quatre-vingt-trois yards offensifs aux Golden Bears. RB Zach Moss (17 courses, 115 yards, 2 TD / 3 réceptions, 89 yards) n’en finit plus de battre les records d’école : une semaine après s’être adjugé celui du nombre de yards au sol en carrière, il a ajouté le nombre de TD à la course (33) et signé son quinzième match à plus de cent yards au sol.

Cuillère de bois

Ennemis sur le terrain mais main dans la main pour partager le bonnet d’âne de la semaine, Oklahoma et Texas ne se sont pas vraiment illustrés ce weekend.

Oklahoma s’est fait surprendre par Kansas State (41-48) en confirmant l’adage que « on a une défense jusqu’à ce qu’on ait plus de défense ». Les Sooners n’avaient plus perdu à Manhattan depuis 1996 et avaient gagné treize des seize derniers matchs contre les Wildcats.

Mais après avoir montré des progrès en défense, OU a totalement craqué contre KSU qui a marqué son plus haut total de points contre une équipe du Top 10 de l’ère AP.  C’est aussi le plus haut total de points concédés par Oklahoma contre un adversaire non-classé dans la même période. Les bourreaux du jour signent leur premier succès contre un Top 5 depuis 2006.

De l’autre côté de la Red River, Texas s’est incliné contre TCU (27-37) en étant classé dans le Top 15 pour la première fois depuis 1961. Les Longhorns, qui ont failli perdre à domicile contre Kansas (50-48) la semaine passée, ont la pire défense de leur histoire (117ème sur 130) et doivent encore affronter les 14ème (Baylor), 15ème (Iowa State) et 17ème (Texas Tech) attaques du pays.

Tops

Un flambeau pour… TE Pat Freiermuth (5 réceptions, 60 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Penn State à Michigan State (28-7). Ça n’est pas tous les jours qu’on voit un tight end marquer autant.

Un brasier pour… RB Joshua Kelley (34 courses, 164 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de UCLA contre Arizona State (42-32).

Un feu d’artifice pour… DE Chase Young (6 placages, 5 TFL, 4 sacks) et ses quatre sacks (record de l’école) et deux fumbles forcés lors de la victoire d’Ohio State contre Wisconsin (38-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Nick Starkel (5/19, 58 yards, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Arkansas à Alabama (7-48).

Un seau d’eau pour… QB Sam Ehlinger (22/48, 321 yards, 2 TD, 4 INT / 9 courses, 43 yards) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Texas à TCU (27-37).

Un naufrage titanesque pour… QB Brock Purdy (39/62, 382 yards, 1 TD, 3 INT) et ses trois interceptions au cours des quatre derniers drives (dont une retournée pour TD) lors de la défaite d’Iowa State contre Oklahoma State (27-34).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. B1G : 2V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 33V – 10D)
ACC(*) : 0V – 0D (Total : 30V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 LSU

Oklahoma (à Kansas State 41-48) et Notre Dame (à Michigan 14-45) nous ayant offert de bien jolies prestations ce week-end, BoG les exclut tous deux officiellement de la course au playoff. Bien sûr, les Sooners peuvent toujours remporter la Big 12 et postuler à une place dans le dernier carré en tant que champion de conférence à 13-1 mais à la place que qui ? Le champion en titre Clemson ? La machine de guerre Alabama ? Une équipe d’Ohio State qui joue mieux sans l’un des tous meilleurs entraineurs de l’histoire du College Football ? Les Bayou Bengals qui détruisent tout sur leur passage ?

Bon, encore une fois, l’équation est simple : Clemson n’a personne sur la route de 13-0 et un n-ième titre de conférence ACC. Le vainqueur d’Alabama-LSU sera 13-0 et champion SEC. Le perdant aura une courte défaite contre le vainqueur invaincu de la SEC. Ohio State sera invaincu en B1G et si, par miracle Penn State s’impose fin novembre à Columbus, les Nittany Lions seront champions invaincus de conférence. Quelle place cela laisse-t-il à Oklahoma ou Oregon (qui a eu le courage de jouer et dominer Auburn mais a fini par perdre le match, à l’inverse de LSU).

Évidemment, si Oklahoma peut perdre à Kansas State, Alabama peut perdre à Auburn, LSU peut être surpris par Texas A&M, Ohio State peut se faire surprendre par Michigan (ou pas…) et Clemson… bon, il ne faut pas pousser BoG dans les orties, non plus, Clemson ne perdra ni contre Wake Forest à la maison, ni à South Carolina, ni contre Dieu sait quelle équipe remportera l’ACC Coastal.

Et n’oublions pas que Florida et Georgia n’ont pas encore dit leur dernier mot et si l’une des deux équipes de la SEC East remporte la conférence, elle validera son ticket pour le playoff. Le perdant de la finale (probablement LSU ou Bama) sera probablement aussi du voyage à moins d’une sortie de route d’ici-là.

Bref, Big 12 et Pac-12, merci d’avoir participé mais maintenant passez votre chemin, il n’y a plus rien à voir pour vous !

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à JK Dobbins (RB Ohio State) qui, avec sa performance (20 courses, 163 yards, 2 TD / 3 réceptions, 58 yards) contre Wisconsin (38-7), devient le premier Buckeye à courir pour plus de mille yards lors de ses saisons de freshman (1403), sophomore (1053) et junior (1110).

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