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Saison 2020 : est-ce déjà trop tard?

La semaine dernière a été riche en événements dans le petit monde du College Football : entre éclosions de cas de COVID-19, calendriers bouleversés et autres annulations, on fait le point sur la situation.

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Crédit photo : Lynne Sladky, AP

Avec plus de 70 000 nouveaux cas positifs au Covid-19 en un jour, les Etats-Unis ont établi un triste record le weekend dernier. Pire encore, on retrouve parmi les foyers de la pandémie des États tels que la Floride, l’Arizona et le Texas, états connus pour l’engouement de leurs fans pour la saison de football.

Selon le Washington Post, les campus universitaires représentent un vrai risque pour l’ensemble de la population du fait de la difficulté des contrôles à réaliser. Le journal pointe notamment du doigt les fraternités, réputées pour leurs soirées et le risque associé de non-respect des règles d’hygiène.

Depuis l’éclosion d’il y a deux semaines, plus de 150 membres de fraternités (sur environ un millier) de l’Université Washington à Seattle (qui abrite les Huskies) ont été contrôlés positifs. De même à l’Université Mississippi à Oxford (chez les Rebels d’Ole Miss), les services de santé ont dénombré plus d’une centaine de nouveaux cas au lendemain d’une soirée organisée par une fraternité.

Les universités se trouvent donc dans une situation d’urgence qui nécessite des mesures bien plus conséquentes que des matches organisés à huis clos ou une bulle dans un parc d’attraction (la FBS est en effet constituée de plus 10 000 joueurs…).

Une timeline impossible ?

La « Week 0 » qui lance la saison 2020 est censé avoir lieu le 29 août prochain, dans 7 semaines exactement. A l’heure actuelle, les équipes sont encore dans leur période de « voluntary workouts » et n’ont même pas encore pu aller à l’entrainement avec des effectifs complets.

Les regards se sont alors tournés vers les instances gouvernementales du football telles que la NCAA, qui a tardivement fini par ouvrir la boite de Pandore : alors qu’on attendait des mesures fédératrices, dans une optique de coordonner à l’échelle du pays les mesures pour contrer la pandémie dans football, la NCAA a annoncé le 10 juillet dernier qu’elle « soutenait ses membres dans les décisions importantes qu’ils prendront relatives aux circonstances spécifiques (i.e. de chaque programme) en vue de protéger la santé et le bien-être des étudiants-athlètes. ».

Comme prévu, cela a mené à ce que chaque conférence joue son propre jeu et crée une dynamique à multiples vitesses.

Les conférences Big Ten et Pac-12 ont annoncé qu’elles suspendaient leurs matches hors conférence.

L’Ivy League a purement et simplement annulé la saison 2020 d’automne de sport (sans possibilité de report).

La NCJAA (qui régit le sport dans les Community College) a décidé de décaler la saison de football au prochain semestre pour la jouer, si tout va bien, entre janvier et avril 2021 en même temps que les sports de printemps (tels que le basketball).

Certaines conférences ont donc pris les devants mais c’est loin d’être le cas partout. Pour le reste, les deux prochaines semaines seront décisives pour la saison à venir.

La Pac-12 a indiqué que le reste des mesures prises en calendrier ne seraient dévoilées avant le 31 juillet. L’ACC va quant à elle communiquer sur la saison 2020 « d’ici fin juillet » soit pile un mois avant la reprise théorique.

En FBS, le Big Ten et la Pac-12 ont donc créé un effet boule de neige : avec les mesures annoncées, des matches inter-conférences comme le très attendu Alabama-USC n’auront pas lieu.

Parce qu’elle tarde à prendre une décision, la SEC (dans laquelle se trouve Alabama), qui de prime abord aurait souhaité un status quo, voit ses plans inévitablement chamboulés. Les conférences étant étroitement liées par le calendrier et par d’autres évènements tels que les bowl games et les playoffs, elles vont donc devoir agir vite : plus elles attendent, plus d’autres dominos vont tomber et moins elles auront de marge de manœuvre.

Des initiatives individuelles de mauvais augure

Certains programmes se veulent rassurant dans leur communication comme le blog Sport Illustrated « DawgsDaily » qui couvre les Georgia Bulldogs, qui affirme qu’en interne le programme se prépare à un début de saison d’ici octobre – novembre au plus tard. Pourtant, d’autres signes vont dans le sens contraire.

En effet Ohio State, Maryland ou encore North Carolina pour ne citer qu’eux, ont annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre de leurs voluntary workouts. Ohio State n’a pas communiqué sur le nombre de cas recensés de peur que « cela ne mène à l’identification d’individus spécifiques et ne compromette le secret médical ». Les Tar Heels, quant à eux, ont pris cette décision après que le département de santé ait identifié le campus comme un foyer d’éclosion, avec 37 cas avérés rien qu’au sein de la cellule athlétique, staff et joueurs inclus.

L’Université Hampton, pensionnaire de la conférence Big South en FCS, a frappé encore plus fort en annonçant en son seul nom le report de tous les sports d’automne pour le semestre suivant.

La Patriot League (où l’on retrouve des programmes comme Holy Cross et Georgetown) ont également annoncé le report d’un semestre des sports d’automne, à l’exception d’Army et Navy, pour qui il a été considéré que « du fait de leurs environnement et mission uniques dans l’enseignement supérieur, elles (i.e. ces académies) pourront continuer à s’engager dans des compétitions sportives en accord avec la vision de leurs directions respectives ».

31 juillet 2020 : la planète football retient son souffle

Alors à quoi s’attendre dans les prochaines semaines ?

Selon le site 247sports.com, l’ACC, dont le communiqué officiel est toujours attendu, se pencherait sur l’idée d’une conférence avec trois poules de 5 équipes (Notre Dame serait incluse dans ce format, bien qu’étant listée comme indépendante). Dans chaque poule, les équipes s’affronteraient toutes deux fois en phase aller-retour. A l’issue de ce round de poule les deux équipes avec le meilleur bilan seraient alors sélectionnées pour jouer la finale de conférence.

Cette idée représente un compromis alléchant pour les conférences du Power Five qui perdraient gros niveau revenu en cas d’annulation totale de la saison.

La décision dépendra cependant de l’évolution de la situation dans le pays. Les Etats-Unis parviendront-ils à endiguer la pandémie d’ici septembre pour permettre à un championnat remanié d’avoir lieu ? De plus, il faudra suivre de près la situation dans les universités. L’administration et les différents services seront-ils en mesure de déployer les moyens humains, financiers et médicaux pour assurer la présence saine sur le campus de plusieurs dizaines de milliers d’étudiants ? L’Université d’Harvard a par exemple déjà indiqué le 6 juillet dernier que la totalité des cours du premier semestre 2020 de leurs underclassmen (1ère et 2e années) auront lieu en ligne…

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Décès de Howard Schnellenberger à l’âge de 87 ans

Le légendaire Howard Schnellenberger, qui avait notamment ravivé les programmes de Miami et Louisville, et construit de toutes pièces celui de Florida Atlantic, est décédé à l’âge de 87 ans.

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Les plus anciens d’entre-nous et les passionnés d’Histoire de la NFL se souviennent de lui pour sa moustache devenue blanche avec les années et pour sa pipe légendaire mais aussi pour avoir été le coordinateur offensif de la fameuse équipe des Dolphins de Miami lors de la « Perfect Season » de 1972.

Mais Howard Schnellenberger est définitivement devenu une légende du coaching lors de son passage au niveau NCAA. Plus de 35 ans de service et un parcours de Légende qui n’a jamais été reconnu à sa juste valeur.

Sans lui, il n’y aurait peut-être jamais eu l’éclosion du programme de Miami sur la scène nationale.

Certes, son bilan global en carrière (158-151-3 en 27 saisons universitaires) n’est pas le plus impressionnant mais lorsqu’il a eu comme objectif de reconstruire des programmes moribonds, il a toujours fait des miracles ! Sans lui, les stades actuels de Louisville et Florida Atlantic n’existeraient sans doute pas.

Partout où il est passé, Howard Schnellenberger a connu du succès. En 1983, il a mené les Hurricanes jusqu’à leur premier titre de champion national. Cette année-là, Miami a créé la surprise en s’imposant 31-30 face à Nebraska lors de l’Orange Bowl dans ce qui est encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands matchs de l’Histoire.

Pourtant, en 1979, l’université Miami se demandait s’il ne sera pas plus judicieux d’abandonner le programme de football tant il était moribond depuis des années. Quelques années plus tard, des quarterbacks comme Jim Kelly, Bernie Kosar et Mark Richt (qui deviendra head coach des Hurricanes en 2018) se sont révélés grâce à Howard Schnellenberger. Et dès sa 2ème saison avec les Canes, ce dernier a mis la main sur le Peach Bowl relançant alors un programme sud-floridien qui fera partie de l’élite nationale pendant 20 ans.

Puis, après un passage dans la United States Football League (USFL), il a pris en main les Cardinals de Louisville. Enfin, il a fondé le programme de football de l’université Florida Atlantic avec lequel il a été champion de conférence Sun Belt en 2007. Le stade des Owls portent d’ailleurs aujourd’hui son nom.

En 2011, après 50 ans passés sur les sidelines, Howard Schnellenberger a pris sa retraite suite à deux saisons consécutives conclues par des victoires en bowl game.

Avec une bague de vainqueur du Super Bowl et un titre de champion avec les Hurricanes, il est l’un des seuls coachs de l’Histoire à avoir été sacré champion dans la NFL et au niveau universitaire.

En 1985, il accepta le défi proposé par Louisville. Dès son arrivée, il annonça vouloir faire des Cardinals une équipe du Top 25 et planifia la construction d’un nouveau stade. Il promit également de relancer la rivalité avec le voisin Kentucky. Tout ceci est effectivement arrivé. La saison 1990 fût son chef d’oeuvres avec les Cards : un bilan de 10-1-1 et une victoire face à Alabama lors du Liberty Bowl.

Seule ombre au tableau : son passage à Oklahoma, en 1995. Un désastre. Un bilan de 5-5-1 pour une expérience qui ne durera qu’une seule saison.

C’est alors qu’il rebondit du côté de Boca-Raton (Floride) : il réussit à convaincre l’université Florida Atlantic de se lancer dans l’aventure du College Football ! L’équipe joua son premier match en 2001, puis les Owls ont remporté un titre de champion de conférence Sun Belt et deux victoires consécutives en bowl game (2010, 2011).

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Opération du genou pour WR George Pickens, sa saison 2021 compromise

Mauvaise nouvelle pour les Bulldogs de Georgia qui viennent de perdre l’ancien prospect 5-étoiles et receveur #2 de l’équipe, WR George Pickens, victime d’une rupture du ligament antérieur du genou droit.

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Crédit photo : PFF

Le coordinateur offensif Todd Monken et toute la Dawg Nation attendaient beaucoup du tandem QB JT Daniels – WR George Pickens sur lequel doit se recontruire une attaque de Georgia décevante l’an dernier (32.8 points par match, #38 du pays en 2020). C’est donc avec effroi que les fans des Bulldogs ont appris la blessure de leur receveur vedette.

WR George Pickens s’est blessé au genou, mardi dernier, lors d’un des spring practices 2021. Résultats des tests : rupture partielle du ligament antérieur du genou droit et une opération prévue dans quelques jours. La tuile pour coach Kirby Smart.

L’université Georgia a indiqué que le receveur junior a déjà entâmé ses traitements et devrait être de retour à 100% dans les prochains mois. La durée de son absence est estimé à… 9 mois.

« La bonne nouvelle est que l’IRM n’a montré aucun dommage structurel dans le genou. George est un gros travailleur. Je suis persuadé qu’il mettra la même éthique de travail dans sa convalescence que chaque jour à l’entrainement. » – Kirby Smart, head coach de Geogia.

Considéré comme l’un des plus prometteurs receveurs au niveau national et probable futur choix de 1er tour lors de la draft NFL 2022, WR George Pickens a capté 36 passes en huit matchs joués l’an dernier pour un total de 513 yards et 6 TDs. Dès son année freshman, il est devenu le receveur #1 de l’équipe (49 réceptions, 727 yards en 2019). Son absence potentielle pour l’intégralité de la prochaine saison est d’autant préjudiciable qu’il compte actuellement deux fois plus de réceptions en carrière qu’aucun autre receveur de l’effectif.

Reverra-t-on WR George Pickens sous le maillot des Bulldogs ?

Rien ne permet aujourd’hui d’en être certain. Alors que ses deux premières années NCAA plaident en sa faveur auprès des scouts NFL, il ne voudra certainement pas précipiter son retour sur les terrains au risque d’une rechute ou de subir une autre blessure susceptible de compromettre son statut lors de la draft 2022.

Quel est l’impact sur les Bulldogs ?

Après QB JT Daniels, WR George Pickens est probablement le joueur offensif ayant le pluys d’impact sur les performances de l’attaque de Georgia. Certes, la quasi-totalité du groupe de receveurs des Bulldogs est de retour la saison prochaine mais son absence laisse un grand vide tant il a démontré sa capacité à être un « game changer ». La pression sera donc plus grande sur WR Jermaine Burton, WR Kearis Jackson et WR Demetris Robertson.

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Le français Jordan Avissey transféré à Bethune-Cookman

Quelques heures après son départ de Buffalo, le français DE Jordan Avissey a annoncé via son compte Instagram qu’il poursuivra sa carrière avec les Wildcats de Bethune-Cookman au niveau FCS.

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Crédit photo : Buffalo Bulls Athletics

C’est donc une nouvelle page dans l’aventure Nord-américaine du défenseur de l’équipe de France. Recruté par les Bulls de Buffalo en 2019 en tant que prospect 3-étoiles à sa sortie du Cegep de Thetford-Mines (Canada), DE Jordan Avissey déménage à Daytona Beach (Floride).

S’engager envers le programme de Bethune-Cookman (FCS), ce n’est pas seulement un projet sportif mais également une opportunité de suivre un cursus académique dans une université traditionnellement noires (HBCU, Historically black colleges and universities).

Durant la période de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, les HBCU ont été créées par la communauté afro-américaine à destination de la communauté afro-américaine qui n’était alors pas admise dans les universités traditionnelles. Dans les années 60, les HBCU ont joué un rôle primordial dans la lutte pour les droits civiques des noirs aux États-Unis.

Sur le plan sportif, DE Jordan Avissey quitte donc la FBS pour rejoindre le championnat FCS (second niveau de la Division 1 NCAA). Dirigés depuis 5 saisons par coach Terry Sims, les Wildcats de Bethune-Cookman évoluent dans la Mid-Eastern American Conference (MEAC), une conférence qui a renoncé de jouer lors de la saison FCS de printemps 2021. Bethune-Cookman a été sacré champion de conférence à 5 reprises lors de la dernière décennie (2010, 2012, 2013, 2014, 2015).

Plusieurs joueurs ayant eu une belle carrière dans la NFL sont passés par le programme de Daytona Beach, le plus célébre d’entre-deux étant le membre du Pro Football Hall of Fame, OG Larry Little (intronisé en 1993). Plus récemment, les Pro Bowlers DB Nico Collins (ex-Green Bay Packers), Rashean Mathis (ex-Jacksonville Jaguars) et WR Eric Weems (ex-Atlanta Falcons) ont été des membres éminents de l’équipe de Bethune-Cookman.

Redshirté lors de sa première saison sous le maillot de Buffalo, DE Jordan Avissey n’a participé qu’à 5 matchs en 2020 accumulant 2 plaquages.

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Southern Illinois met fin à la série de 39 victoires d’affilée de North Dakota State

Triple champion national FCS en titre, #1 North Dakota State a sombré face à une surprenante équipe de Southern Illinois qui inflige au Bison sa première défaite depuis le 27 novembre 2017 !

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On les pensait invicibles tellement ils dominaient la FCS depuis plus de trois ans : les joueurs du Bison de #1 North Dakota State (1-1) ont pourtant sombré lors de leur second match de cette exceptionnelle saison de printemps 2021.

Lourdement battus par les Fighting Hawks de North Dakota lors du match d’ouverture, les Salukis de Southern Illinois (2-1) étaient sortis du STATS Top 25. Ils attendaient de pied ferme une équipe de #1 North Dakota State qui n’avait impressionné personne lors de sa première sortie face à Youngstown State (victoire 25-7).

Face à des Salukis remontés, les joueurs du Bison ont rapidement été bousculés sans jamais trouver de solution pour ralentir l’escouade offensive adverse (443 yards accordés). Les turnovers ont également fait très mal à l’équipe dirigée par coach Matt Entz. C’est après deux ballons perdus par le Bison que les Salukis ont définitivement creusé l’écart en début de 4ème quart-temps sur 2 TDs au sol réussis par RB Javon Williams (12 courses, 40 yards, 2 TDs) et RB Romeir Elliott (18 courses, 89 yards, 2 TDs) portant le score à 38-7. #1 North Dakota State ne s’en remettra jamais.

Sans rythme offensif et moins dominant dans les tranchées, le Bison a vascillé dès la 1ère mi-temps accordant 2 TDs au sol et 1 FG. Et sans un TD désespéré de WR Jake Lippe (3 réceptions, 53 yards, 1 TD) sur une passe Ave Maria de 37 yards de QB Zeb Noland (13/24, 159 yards, 1 TD, 1 INT), #1 North Dakota State serait rentré aux vestiaires avec 0 point au tableau d’affichage.

Crédit photo : Southern Illinois Athletics

Successeur de QB Trey Lance à la tête de l’attaque du Bison, QB Zeb Noland connait des débuts très difficiles lors de cette saison de printemps 2021 : trop de cibles ouvertes manquées, une efficacité à la passe qui laisse à désirer (52.4% de réussite) et comme il ne représente pas une menace dans le jeu au sol, les linebackers adverses optent régulièrement pour des coverages limitant notamment les possibilités de passe courte.

On retiendra également l’excellente prestation de QB Nic Baker (17/23, 254 yards, 1 TD), qui n’était pourtant que le backup du senior Kare Lyles en début de saison. Ce dernier s’est blessé à #14 North Dakota il y a une semaine. La connexion du quarterback des Salukis avec WR Avante Cox (7 réceptions, 138 yards) et WR Landon Lenoir (4 réceptions, 45 yards, 1 TD) a fait très mal à la défense verte et jaune.

Avec cette victoire surprise (le Bison était favori par 16.5 points), Southern Illinois met fin à une série de 8 défaites consécutives face aux triples champions nationaux FCS en titre. Il s’agit également de la plus lourde défaite de #1 North Dakota State depuis un revers 37-6 face à Cal Poly en 2005.

Comment expliquer cette défaite surprise de NDSU ?

L’une des forces du Bison est traditionnellment de contrôler le chronomètre et de conserver la possession du ballon beaucoup longtemps que l’adversaire. Or, Southern Illinois a privé #1 North Dakota State de ballon tout au long de ce match de conférence Missouri Valley. Le Bison n’a possédé le ballon que 18 minutes et 34 secondes, la plus mauvaise performance du programme de Fargo depuis sa montée en Division 1 en 2004 !

#1 North Dakota State est habituellement dominant en défense. Ce fût loin d’être le cas lors des deux premiers matchs de cette saison de printemps. Le Bison n’a toujours pas provoqué de turnover et n’a réussi que 2 sacks. Bien loin des 23 turnovers forcés en 2019 et des 44 sacks réussis en 16 matchs lors de leur dernier titre de champion national FCS. Le départ de 7 titulaires semblent handicaper l’équipe plus qu’on ne l’aurait imaginé.

Et tant que QB Zeb Noland ne représentera pas un danger pour l’adversaire, le Bison risque d’être totalement unidimensionnel et prévisible offensivement. Pas idéal dans une conférence Missouri Valley relevé et très robuste contre la course.

Résumé vidéo

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