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À quoi va ressembler la saison 2020 de College Football ?

Pandémie, tension raciale sur fond de révolution sociétale… le College Football fait face à des défis sans précedent. Tour d’horizon de la situation à 78 jours du début de la saison 2020.

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D’habitude, l’offseason est toujours d’un ennui total, à peine rythmé par quelques faits divers plus ou moins sordide… cette fois-ci, le College football devra s’adapter suite aux nombreux événements d’un début d’année 2020 en roue libre. On fait le tour des changements, des annonces et des différentes mesures annoncées depuis quelques semaines.

Évidemment, pas question d’annuler la saison de College football : ESPN estime les pertes des conférences du Power 5 à 4 milliards de dollars minimum dans une telle éventualité. On y reviendra.

Déjà chamboulée par les récentes lois permettant aux étudiants-athlètes de profiter des droits sur leur image, la NCAA doit en plus faire face à la crise de covid-19 qui frappe de plein fouet les États-Unis, sans oublier dans une moindre mesure le mouvement protestataire en cours, qui ébranle toute la société civile américaine, jusqu’à son gouvernement fédéral.

Un calendrier bouleversé

Pays le plus touché par la pandémie au niveau mondial, les États-Unis ont subi un confinement prolongé remettant en cause le calendrier spartiate des joueurs de College football. L’annulation partielle des spring practices à travers le pays pourrait avoir une incidence sur le développement de joueurs privés d’entraînement, mais ce sont surtout des enjeux plus larges qui inquiètent.

Comment réunir des dizaines de gamins dans un vestiaire tout en respectant les consignes sanitaires ? Et surtout, comment les protéger durant leur entraînement pour un sport de contact au plus haut degré ? Si le virus a fait et continue de faire des ravages aux États-Unis, la phase de confinement a été express dans la plupart du pays alors que le président américain Donald Trump et différents gouverneurs républicains exhortaient les citoyens à retourner au travail et à l’école.

Cependant, il y aura bien une saison de football, les enjeux économiques étant énormes au regard de la part des revenus liés au sport universitaire #1 pour la majorité des universités. La NCAA, qui annoncé le retrait de son moratoire à partir du 1er juin, a ainsi laissé le soin aux différentes conférences de fixer les calendriers de reprise des entraînements.

La question autour de cette reprise a longtemps été en suspens, nombre d’universités estimant qu’un retour des étudiants sur les campus serait dangereux. La majorité des facs américaines a annulé le trimestre d’été, la fameuse Summer School, et certaines jouent encore la montre vis-à-vis de la rentrée.

Comme le reste du monde, le College football s’est tourné vers les outils technologiques à disposition pour maintenir la cohésion et les communications. Des réunions récurrentes en vidéo-conférence ont été tenues entre les coaches et les joueurs. Yahoo Sports a d’ailleurs pu suivre le staff d’Arizona State lors de ces meetings en télétravail.

Plusieurs programmes ont rouvert leurs installations aux joueurs et démarré les entraînements volontaires, même si certains patientent et jouent la sécurité, comme Oklahoma qui ne rouvrira la porte à son équipe que le 1er juillet. Les joueurs et le personnel sont testés au covid-19 et la plupart des programmes ayant déjà repris leurs activirés annoncent des cas positifs, généralement asymptomatiques : 5 à Alabama, 7 à Arkansas State, 3 à Oklahoma State, 1 à Iowa, 4 à Florida, 3 à Auburn ou 3 à Marshall, avec mise à l’écart immédiate des concernés.

Pour la Pac-12 et la Big 12, la reprise a été fixée au 15 juin, tandis que la Big Ten n’a donné aucune indication, préférant laisser le choix à ses membres. La décision sera néanmoins laissée aux programmes à chaque fois, en fonction de la situation locale.

Si les salles de sport sont déjà ouvertes en Arizona, les États de Californie, Washington et Oregon sont encore durement touchés par le virus et les facs concernées pourraient attendre début juillet pour la reprise des entraînements volontaires.

Une reprise volontaire

Si la décision est laissée aux universités pour le retour de leurs étudiants sur le campus et la réouverture complète des installations sportives, une partie de l’initiative revient également aux joueurs eux-mêmes. Pour le coach de Georgia Kirby Smart, chaque étudiant-athlète a pu décider de revenir ou non :

« Nous n’avons personne qui ne souhaite pas revenir, pour l’instant en tout cas, mais il s’agit évidemment d’une décision personnelle. (…) Nos gars sont impatients. » – Kirby Smart, coach des Bulldogs de Georgia.

Le directeur des sports d’Iowa Gary Barta a également tenu à rassurer les joueurs qui ne souhaiteraient pas revenir à l’entraînement pour des questions de santé.

« Il faut se rappeler que tant que le virus est là, tant qu’il n’y a pas de vaccin, il y aura toujours un risque. Quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas l’éliminer. Nous travaillons pour le réduire et laisserons le choix à ceux qui doivent le faire. […] Si un de nos étudiants-athlètes choisit de ne pas revenir, il fera toujours partie de l’équipe. Nous travaillons pour diminuer l’inquiétude mais si un étudiant-athlète choisit de rester à l’écart de l’équipe à cause de ce covid-19, il ne perdra pas son statut ou sa bourse d’études. » – Gary Barta, directeur athlétique de l’université Iowa.

Le New York Times s’est néanmoins fendu d’un papier décrivant le ressenti des joueurs, dont l’avis n’est jamais pris en compte lors des prises de décision concernant la saison à venir, alors que 43% d’entre eux craignent une exposition au covid-19 selon une étude de la NCAA.

Crédit photo : DSPhotography / Dan Smith

Des stades vides ?

Partout, des mesures drastiques ont été prises, comme à South Bend où les joueurs résideront dans des hôtels sur le campus de Notre Dame durant le camp d’entraînement. Les Irish n’ouvriront d’ailleurs pas leur saison en Irlande face à Navy, comme initialement prévu, et le match se déroulera à Annapolis, probablement le 5 ou 6 septembre. Reste à savoir si le stade pourra accueillir des visiteurs…

Iowa State, qui comptait 22 000 abonnés la saison passée et qui espère atteindre les 30 000 cette année, a déjà choisi de réserver l’accès au stade aux supporters les plus fidèles, comme l’explique son directeur des sports Jamie Pollard :

« Puisque nous estimons atteindre la limite de 50% de la capacité du stade simplement avec nos abonnés, nous n’envisageons pas de vendre de billets à l’unité, à moins que les limites soient revues à la hausse. » – Jamie Pollard, directeur athlétique de l’université Iowa State.

La gestion du public en pleine épidémie est évidemment un point épineux. À Ann Arbor, le stade de 107 000 places des Wolverines pourrait bien rester vide face à l’impossibilité de tester chaque visiteur. Jim Harbaugh serait en tout cas favorable à une reprise, même en cas de gradins déserts :

« Je serais d’accord pour jouer sans supporters. Si le dilemme est de jouer sans fans ou de ne pas jouer du tout, alors je choisis l’option du stade vide. » – Jim Harbaugh, coach des Wolvrines de Michigan.

À la fin du mois de mai, Michigan s’est également illustré via les propos du président de l’université Mark Schlissel au Wall Street Journal, expliquant que les sports ne reprendraient pas tant que tous les étudiants ne seraient pas de retour sur le campus…

Le recrutement en pause pendant plusieurs mois

Le recrutement a également connu un long temps mort puisque les visites et les déplacements de prospects ou de coaches sont évidemment prohibés. La NCAA a décidé de prolonger la période de suspension du recrutement jusqu’au 31 juillet. Le processus continue cependant naturellement, de nombreux prospects ayant donné leur accord verbal depuis le début de cette pause officielle.

Oregon sera ainsi dans l’incapacité de tenir son traditionnel camp « Saturday Night Live » de fin juillet, qui rassemble habituellement de nombreux top prospects venus de tout le pays. Les habitudes sont là-aussi bouleversées, alors que Penn State compense la proximité physique avec son « Football Virtual Combine », à destinations des prospects; des instructions sont fournies pour prendre ses mensurations et se tester sur différents ateliers athlétiques, en marge de conseils du staff distribuées via les réseaux sociaux.

Les émeutes et le mouvement anti-raciste auront-t-ils une influence sur le calendrier ?

Pour l’heure, rien ne permet d’anticiper un report de la saison ou l’annulation de certaines rencontres mais le mouvement de protestations à l’encontre de la police et du gouvernement a déjà un impact sur le College football à différents niveaux, principalement extra-sportifs jusque-là.

Dans le Minnesota, l’État où George Floyd a été tué par un policier lors de son arrestation, le département des sports des Gophers a pris la décision immédiate de rompre son contrat avec la police locale pour l’encadrement des événements sportifs. Le coach de Minnesota, PJ Fleck, s’est fendu d’un message sur Twitter afin de rendre hommage à la victime.

Partout dans le pays, les programmes tentent de faire le ménage dans leur entourage et les racistes ont été excommuniés : Utah a suspendu son coordinateur défensif Morgan Scalley, auteur d’un texto raciste en 2013, en attendant la conclusion d’une enquête interne; Oregon State a renvoyé le tight end Rocco Carley pour des commentaires du même genre il y a trois ans et USC a révoqué l’abonnement saisonnier d’un booster qui recommandait d’ouvrir le feu sur les manifestants via son compte Twitter.

C’est surtout Clemson qui se retrouve sous le feu des projecteurs ces derniers jours. L’université, nommée d’après son fondateur Thomas Green Clemson, est critiquée pour son héritage pro-esclavagiste, avec la star NFL DeAndre Hopkins comme porte-parole du mouvement. En outre, le coach de l’équipe de football Dabo Swinney a également dû s’excuser après le déchaînement des réseaux sociaux à son égard, consécutif à la position du coach des Tigers qui défendait un de ses assistants pointé du doigt pour son langage raciste.

À Missouri et Iowa, deux programmes critiqués par d’anciens joueurs et des étudiants-athlètes actuels pour le racisme ambiant au sein de l’université et de l’encadrement de l’équipe de football, la situation est extrêmement tendue. Les joueurs de Missouri ont d’ailleurs organisé une marche pour s’inscrire sur les listes législatives afin de voter pour un changement de gouvernement aux prochaines élections présidentielles. Une initiative reprise à LSU par les joueurs de football. Une marche a également été organisée sur le campus de Texas avec l’équipe de football en hommage à George Floyd.

Crédit photo : @MizzouAthletics/Twitter

À Atlanta, le College Football Hall of Fame a été la cible des manifestants, comme tous les commerces alentour. Le bâtiment de 68,5 millions de dollars accueille le musée du College Football et le mur des célébrités (« Hall of Fame ») du football universitaire américain depuis son déménagement de South Bend en 2014. La capitale de l’État de Géorgie est l’une des villes les plus concernées par les émeutes.

Vers un retour à la normale ?

Alors que les médias américains estiment que la crise du covid-19 pourrait se prolonger aux États-Unis, exacerbée par les rassemblements actuels de manifestants et accentuée par l’usage industriel de gaz lacrymogène propice à la propagation du virus, la NCAA maintient le début de la saison le 29 août prochain pour la Week 0.

La prochaine réunion du comité chargé d’administrer la Division I de College football se tiendra le 17 juin, avec comme enjeu l’adoption du plan établi par la NCAA sur six semaines pour la reprise. Ce plan fixerait la reprise des contacts entre coaches et joueurs au 6 juillet, bien que tous les programmes auront sans doute repris leurs activités d’ici là, avec un début du fall camp en août, comme de coutume; entre mi-juillet début août, les équipes seraient ainsi autorisées à pratiquer douze entraînements sans équipements, pour un maximum de vingt heures par semaine. Avant de reprendre le calendrier normal de 29 jours de fall camp jusqu’au coup d’envoi de la saison 2020.

Les principales inquiétudes concernent forcément la santé des joueurs et l’évolution de la crise sanitaire déterminera le calendrier de la saison. Une annulation de la saison 2020 n’est absolument pas envisagée à l’heure actuelle, la NCAA ayant déjà anticipé une extension possible de l’exercice jusqu’au printemps. Reste à connaître les conditions d’éligibilité pour les playoffs et les bowls de fin de saison en cas de perturbations. Bob Bowlsby, membre du comité d’administration du College Football Playoff, résume parfaitement le « laissez-jouer » actuel :

« Je pense qu’on va jouer le maximum de matches possibles et on fera un point au milieu de la saison pour constater les différentes expériences vécues par les équipes. Je pense que chaque expérience sera distincte. […] On va juste attendre de voir la tournure de la saison et faire avec. » – Bob Bowlsby, membre du comité d’administration du College Football Playoff.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Le guide complet de la week 0

Coup d’envoi de la saison 2021 avec 5 matchs au programme dont l’opposition intra-Big Ten West entre les Fighting Illini d’Illinois et les Cornhuskers de Nebraska.

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Football is back !

Après des mois d’attente, le College Football fait son retour dans des conditions plus proches de celles que nous connaissions avec la pandémie de coronavirus qui a semé la chaos à travers le monde et sur la saison 2020. Tailgates et spectateurs dans les stades. La saison 2021 sera celle du retour aux ambiances enflammées !

Cinq matchs au programme de cette week 0 mais aucune équipe classée. Toutefois, l’affrontement entre Nebraska et Illinois sera l’occasion d’une belle opposition de coachs tandis qu’on surveillera une éventuelle explosion offensive du côté du Rose Bowl.

Voici le programme complet de cette 1ère semaine de la saison 2021 :

Le Match de la Semaine

Nebraska (0-0) @ Illinois (0-0)

Memorial Stadium, Champaign, Illinois
Samedi 28 aout 2021 à 13h00 (19h00 en France)
FOX

Nebraska vs Illinois 2020 – Crédit photo : Nebraska Athletics

Coup d’envoi de la saison 2021 avec ce clash entre deux équipes de la division Big Ten West, match qui devait initialement se dérouler en Irlande mais qui aura finalement lieu sur le campus des Fighting Illini d’Illinois en raison de la situation sanitaire mondiale. Les centres d’intérêt ne manquent pas dans ce match qui verra s’opposer deux coachs sous pression pour ce match de la week 0. Scott Frost (Nebraska) est sur le hot seat après trois saisons décevantes à la tête des Cornhuskers de Nebraska (12-20, 9-17). Il voit cette rencontre comme une superbe occasion de débuter la saison sur une bonne note face à une adversaire revanchard après sa défaite 41-23 subie à Lincoln en 2020. De son côté, Bret Bielema fait son retour dans la Big Ten après un passage par la SEC. L’ancien head coach de Wisconsin (bilan de 68-24) aura à coeur de frapper un grand coup pour son premier match sur la sideline d’Illinois.
QB Adrian Martinez (Nebraska) saura-t-il retrouver sa forme de 2018 ? Une bonne prestation pour ce premier match pourrait lui donner un certain momentum même si c’est certainement par le sol que les Huskers tenteront d’imposer leur tempo face à l’une des plus mauvaises défenses contre la course de la Big Ten. Ce premier affrontement de la saison pourrait d’ailleurs tourner à une vraie bataille des tranchées car l’identité offensive des Fighting Illini sera également orientée vers le sol avec l’arrivée de Bielema. Turnovers et big plays partageront les deux équipes. Avantage Nebraska.
Pronostic : Nebraska 24, Illinois 20.

À partir de 20h00

Connecticut (0-0) @ Fresno State (0-0)

Bulldog Stadium, Fresno, Californie
Samedi 28 aout 2021 à 14h00 (20h00 en France)
CBS Sports Network

Voilà maintenant deux ans que les Huskies de Connecticut n’ont plus foulé une pelouse en match officiel. Et leur situation a bien changé depuis : ils ont quitté l’AAC pour devenir indépendant. Le Montréalais QB Zack Zergiotis devrait être à la baguette de l’attaque de UConn après avoir réussi 1782 yards et 9 TDs en 2019. Pour Fresno State, l’objectif est clair : rebondir après une saison dernière décevante (3-3). 2020 n’a pas été facile pour coach Kalen DeBoer qui prenait la succession d’un Jeff Tedford parti subitement à la retraite au terme de la saison 2019. Fresno State espère jouer les premiers rôles dans la Mountain West. Victoire indispensable pour QB Jake Haener et les Bulldogs à une semaine d’un match de gala face à Oregon.
Pronostic : Fresno State 31, Connecticut 13.

QB Dorian Thompson-Robinson, UCLA – Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

À partir de 21h30

Hawaii (0-0) @ UCLA (0-0)

Rose Bowl, Pasadena, Californie
Samedi 28 aout 2021 à 15h30 (21h30 en France)
ESPN

Année cruciale pour Chip Kelly chez les Bruins de UCLA. Si le virage identitaire a été entamé, il doit maintenant se concrétiser par des résultats positifs et ça commence par battre les Rainbow Warriors d’Hawaii en match d’ouverture de cette saison 2021. Hawaii n’a jamais battu UCLA (bilan de 0-3). On peut s’attendre à une belle opposition et du spectacle entre deux quarterbacks double-menace : QB Dorian Thompson-Robinson (UCLA) face à QB Chad Cordeiro (Hawaii). On surveillera également le duel entre WR Kyle Phillips (UCLA) et CB Cortez Davis (Hawaii), deux des meilleurs playmakers de chacune des deux équipes.
Pronostic : UCLA 42, Hawaii 24.

À partir de 03h30

UTEP (0-0) @ New Mexico State (0-0)

Aggie Memorial Stadium, Las Cruces, Nouveau-Mexique
Samedi 28 aout 2021 à 15h30 (21h30 en France)

Dana Dimel et les Miners de UTEP ont fait d’indéniables progrès en 2020 mais ce fût essentiellement face à des équipes FCS. Il faudra confirmer ces bonnes dispositions en 2021 et si possible dès la week 0 lors de ce match face à une équipe de New Mexico State qui a opt out en 2020 et qui s’est fait ridiculiser par une équipe de Tarleton State (FCS) au cours du printemps. Le jeu au sol devrait être prépondérant du côté des Aggies suite au retour de RB O’Maury Samuels (ex-Michigan) et de RB Juwan Price, leur leader offensif ce printemps. Pas certain que cela compense une défense de New Mexico State en totale reconstruction.
Pronostic : UTEP 34, New Mexico State 24.

QB Nick Starkel, San Jose State – Crédit photo : Jose Figueroa

À partir de 04h00

Southern Utah (0-0) @ San Jose State (0-0)

CEFCU Stadium, San Jose, Californie
Samedi 28 aout à 22h00 (04h00 en France)
CBS Sports Network

Révélations de la saison dernière dans la Mountain West, les Spartans de San Jose State ont remporté leur premier titre de champion de conférence depuis 1991 en s’imposant face à Boise State. Avec un effectif de retour au quasi-complet autour de QB Nick Starkel, les Spartans sont de nouveau ambition dans une division West de la Mountain West relevée. Une victoire est indispensable pour coach Brent Brennan et sa troupe.
Pronostic : San Jose State 31, Southern Utah 17.

Bonne saison 2021 à tous !

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Preview 2021 : Ole Miss Rebels

L’arrivée de Lane Kiffin et l’éclosion de QB Matt Corral ont remis Ole Miss sur la carte. Est-ce que ce sera suffisant pour faire des Rebels de vrais prétendants dans la SEC West ?

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Rebels d’Ole Miss.

Ole Miss Rebels

SEC

Division West
 

En 2020 : 5-5 , 4-4 en SEC. Victoire 26-20 contre Indiana lors de l’Outback Bowl.
Head coach : Lane Kiffin, 2ème année (5-5). Bilan en carrière : 66-39.
Coordinateur offensif : Jeff Lebby.
Coordinateur défensif : DJ Durkin & Chris Partridge.
Titulaires de retour : 13, 8 en attaque, 4 en défense, punter.
Joueurs clés partis : WR Elijah Moore, TE Kenny Yeboah, OL Royce Newman, DE Ryder Anderson, K Luke Logan.
Joueurs à suivre : QB Matt Corral, RB Jerrion Ealy, WR Braylon Sanders, LB Sam Williams, FS AJ Finey.

L’arrivée de Lane Kiffin l’été dernier a fait d’Ole Miss un des principaux divertissements de la SEC. Son attaque de feu et sa défense inexistante nous ont offert quelques matches mémorables, notamment un rivalry game explosif contre Alabama où les deux équipes ont cumulé 111 points.

Après une 1ère saison très encourageante, le head coach des Rebels aborde donc 2021 avec la volonté de régler la mire : épurer le jeu de QB Matt Corral, améliorer le blocking game de la ligne offensive et absolument resserrer le coverage en défense. Les attentes autour de l’équipe et de son QB junior montent donc d’un cran, d’autant qu’Ole Miss a la chance de ne pas affronter Florida ni Georgia cette année…

Un QB candidat pour le Heisman

La saison 2020 de QB Matt Corral a en effet été à l’image de son équipe : du talent, une capacité à faire parler la foudre à n’importe quel moment, mais encore beaucoup de travail. Après avoir validé sa place de starter aux dépens de John Rhys Plumlee, le Californien enregistre 29 passes de TD mais également 70.9% de completion (2e Power Five – 200 attempts minimum) et rating de 177.6 (4e Power Five), soit une ligne statistique qui ne le place pas si loin que ça des prétendants au Heisman Trophy.

QB Matt Corral, Ole Miss – Crédit photo : Mississippi Athletics

Malheureusement, Corral a aussi marqué par son inconstance et ses deux improbables « turnovers parties » : 5 interceptions contre LSU et 6 contre Arkansas, soit 11 INTs en deux matches pour un total de 14 sur l’ensemble de la saison. La fourchette haute est donc très (très) haute, reste à savoir s’il parviendra à gagner en efficacité.

De nouvelles cibles et une ligne offensive qui joue gros

Ce gain d’efficacité passera nécessairement par une meilleure ligne offensive. L’an passé, Corral était le 2e QB le plus pressé de la SEC derrière QB Kyle Trask, résultant une fois sur cinq en un sack (stats PFF). En termes de protection de passe, la ligne offensive des Rebels se classe 10e sur 14 à l’échelle de la conférence : seuls Vanderbilt, South Carolina, Mississippi State et Tennessee ont fait pire en 2020. Pour cette nouvelle saison, l’équipe perd son « mullet guy » en chef OL Royce Newman (drafté par les Packers) mais accueille C Orlando Umana en provenance d’Utah. La ligne comptera également LT Nick Broeker et RG Ben Brown, tous deux nommés dans les preseason All-SEC Teams.

La ligne offensive devra également hausser son niveau dans le jeu au sol (8e de SEC) afin de mettre au mieux sur orbite un trio de running backs composé de RB Jerrion Ealy, RB Snoop Conner et RB Henry Parrish Jr qui s’annonce intéressant au vue de la saison passée (1400 yards au sol et 13 touchdowns).

Dans les airs, Ole Miss perd ses deux cibles les plus productives puisque WR Elijah Moore et TE Kenny Yeboah sont partis en NFL… et se retrouvent tous les deux chez les New York Jets. En 2020, les deux joueurs combinaient pour 113 réceptions, 1 700 yards et 14 touchdowns. On s’attend donc à voir d’autres joueurs prendre le relai comme WR Dontario Drummond et WR Jonathan Mingo chez les receveurs, voire même le freshman 4-étoiles WR Marc Britt II, ainsi que TE Casey Kelly et TE Hudson Wolfe chez les Tight Ends.

RB Jerrion Ealy, Ole Miss – Crédit photo : Thomas Graning, AP

Travaux express pour retaper la défense

Avec 38 points encaissés par match en moyenne, la défense des Rebels se situe dans les bas-fonds de la FBS. Cette incapacité à générer des stops a empêché l’équipe de croire à l’upset contre Florida et Auburn et aurait même pu s’avérer coûteuse lors des victoires contre Kentucky et South Carolina.

Lane Kiffin et son équipe de recruteurs se sont donc activés comme jamais pour hausser le niveau de cette escouade. Ainsi, sur les deux premiers niveaux de la depth chart, on ne compte pas moins de six nouveaux joueurs arrivés par transfert ce printemps. Ole Miss est par exemple allé puisé dans les réservoirs de JuCo pour renforcer sa ligne défensive pour ajouter DE Tariqious Tisdale et NT Isaiah Iton en complément de EDGE Sam Williams, auteur de 4 sacks l’automne passé.

Sur le second rideau, on retrouvera le trio de plaqueurs productifs LB Jacquez Jones, LB Lakia Henry et LB MoMo Sanogo qui sera complété par deux prospects 4-étoiles : le sophomore LB Jakivuan Brown et le freshman LB Demon Clowney.

Enfin, l’énorme chantier sera la secondary. PFF classait Ole Miss 12e de SEC en termes de coverage l’an dernier. L’équipe conserve le sophomore DB AJ Finley, qui avait compilé 7 passes défendues, 40 plaquages en solo et 3 interceptions l’an dernier ainsi que DB Keidron Smith (38 plaquages en solo et 6 passes défendues). Viennent s’ajouter DB Otis Reese et DB Miles Battle, deux anciens prospects 4-étoiles qui entrent dans leur 3e et 4e années mais qui sortent d’une saison encore trop peu productive. On pourrait même voir en action les true freshmen de haut rang Tysheem Johnson et Markevious Brown.

Côté special team, le punter redshirt senior K Mac Brown est de retour et a été sélectionné dans l’All-SEC Team de présaison. Il devrait partager les kicks avec le freshman P Caden Costa. Côté returners peu de surprise, les principaux WR et RB prendront leurs responsabilités. Cela inclut entre autres Dontario Drummond et Jerrion Ealy.

Coach staff et calendrier

Il y a encore eu pas mal de changements dans le staff cette offseason. Si Lane Kiffin conserve ses adjoints, on dénote quatre nouveaux coaches de position, aux postes de DL, OL, TE et special teams, soit des postes clefs compte tenu des résultats de l’an dernier.

Le calendrier 2021 d’Ole Miss est assez clément. Comme évoqué plus haut, les Rebels évitent Florida et Georgia mais également Kentucky et Missouri en matches inter-division. Il n’y a pas non plus de difficulté apparente dans le calendrier hors conférence : Louisville, Austin Peay, Tulane et Liberty. L’équipe a même la chance de jouer LSU et Texas A&M à domicile.

Conclusion

Ole Miss sera donc une équipe qu’il faudra scruter de près en début de saison. Du fait d’un QB à fort potentiel, d’un calendrier avantageux et de nombreuses actions correctives mises en place par le staff pour remédier aux problèmes de l’an dernier, on est tenté d’être optimistes et de croire que les planètes sont alignées. Dans le meilleur des cas, on est en droit d’espérer un bilan de 9-3, les Rebels risquant de laisser des plumes contre Bama, Texas A&M et éventuellement contre un troisième adversaire. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’« overhype ». Mississippi State comme Oklahoma ont montré l’an dernier qu’on ne construit pas une défense en un an à coût de prospects issus de community college. Peut-être ne faut-il pas non plus sous-estimer les pertes d’Elijah Moore et Kenny Yeboah en attaque, tant leur rôle était central. Ole Miss est donc tout autant capable de se faire surprendre en match d’ouverture au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta contre Louisville et d’essuyer une défaite cuisante lors de l’Egg Bowl qui arrive en toute fin de saison. Fourchette basse : 7-5.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Éauipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la SEC ?
– Un groupe de running backs fourni.
– Des recrues pleine de promesses en défense.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Un pass rush inexistant.
– La plus mauvaise défense contre la passe de la SEC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Éauipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la SEC ?
– Un groupe de running backs fourni.
– Des recrues pleine de promesses en défense.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Un pass rush inexistant.
– La plus mauvaise défense contre la passe de la SEC.

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A vos marques, prêts, pariez !

Plus d’une dizaine d’états américains ont légalisé les paris sportifs en 2021 : profitons donc de l’occasion pour regarder ce que les bookmakers anticipent pour cette nouvelle saison de College Football.

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La saison 2021 de College Football démarre dans un peu moins de deux semaines et les parieurs sont dans les starting blocks, encore plus que d’habitude. Depuis le confinement, l’industrie des paris sportifs est en pleine mutation. Plus d’une dizaine d’états américains ont légalisé les paris sportifs en 2021, décentralisant ainsi une pratique dont le cœur se situait jusqu’ici à Las Vegas, Nevada. Depuis son entrée en bourse en janvier 2019, le cours l’entreprise DraftKings, référence des paris sportifs et des fantasy leagues outre-Atlantique, a été multiplié par 5, passant de 10 à plus de 50 dollars. Profitons donc de l’occasion pour regarder ce que les bookmakers nous réservent et ce qu’ils anticipent pour cette nouvelle saison.

Note méthodologique : les cotes citées dans cet article sont tirées du site BetMGM.com et arrêtées au mercredi 11 août 2021 à 18h heure française. Ce site a l’avantage de présenter les cotes dans un format tel qu’on le connaît en France. Une cote de 1.25 s’écrirait -400 dans le format US.

Pas besoin de mettre son nez dans les chiffres pour s’avoir qu’une fois encore, le quatuor Alabama, Clemson, Ohio State & Oklahoma ressort largement en tête, que ça soit pour le titre national pour les titres respectifs de conférence. En revanche, les « odds » font surgir d’autres tendances moins évidentes qu’il sera bon d’avoir en tête avant le début de la saison.

National Championship & Playoffs : qui pour jouer les trouble-fêtes ?

Les quatre équipes citées ci-dessus sont donc favorites pour aller en playoffs, avec des cotes qui n’excèdent pas 1.50. Néanmoins, cet ordre est chamboulé quand il s’agit de choisir le vainqueur final. Si Alabama (3.50) et Clemson (5.50) sont en pole pour un remake de l’an passé, Georgia (6.00) vient s’intercaler devant Ohio State (7.00) et Oklahoma (9.00). On s’attend donc à ce qu’Oklahoma survole à nouveau dans une Big 12 faible avant de chuter face aux plus gros. A l’inverse, le chemin de Georgia vers les playoffs semble plus tortueux avec des déplacements à Clemson (en opening), Auburn ou encore Florida. De son côté, Ohio State paye certainement le départ de Justin Fields au poste de QB.

Parmi les principaux poursuivants dans la course aux playoffs on retrouve donc Georgia (2.60) puis Iowa State (5.50) et ses returning starters presque trop hypés, ainsi que Texas A&M (6.00) puis un surprenant trio de Pac-12 composé d’Oregon, USC et… Washington (tous à 7.00). Viennent ensuite Notre Dame (8.00), Florida et Wisconsin (9.00). Seul vrai représentant du Group of Five, Cincinnati dispose d’une jolie cote de 12.00, qui place les Bearkats devant des équipes telles que Penn State, Utah ou encore Michigan.

Indécision totale en Pac-12, statu quo dans le reste du Power Five

On s’attend à une nouvelle fois à une domination de Clemson en ACC, loin devant UNC et Miami. Aucune de ces deux équipes n’affrontera les Tigers en saison régulière mais toute deux auront un choc hors-conférence (respectivement Notre Dame et Alabama). Concernant la Big 12, on espère un duel plus équilibré que l’an dernier entre les Sooners et des Cyclones revanchards. Comme d’habitude, l’effet « cette année c’est la bonne » booste la cote de Texas. TCU point également le bout de son nez, fort d’une attaque qui a tourné à 30 points par match l’an dernier.

En Big Ten, Ohio State est assurément favori devant Wisconsin. Penn State est sous la barre des 10 : on espère donc que la série des cinq défaites d’affilée pour démarrer la saison 2020 n’ait été qu’un simple passage à vide. Iowa, qui aurait pu finir invaincu l’automne passé sans des défaites de 4 points à Purdue et 1 point contre Northwestern, est aussi dans le mix.

Pour ceux qui aiment veiller tard, il faudra suivre la Pac-12 qui s’annonce plus ouverte que jamais avec 5 équipes avec une cote de 7.00 ou moins. Oregon est favori d’une courte tête. Malgré une saison ultra tronquée et une défense pas forcément convaincante, Washington est le principal adversaire des Ducks. Le pool de prétendants est complété par USC qui semble avoir retrouvé son efficacité ainsi qu’Arizona State et Utah, deux équipes qui n’ont pas joué un seul match avant décembre l’an dernier.

Enfin en SEC, Alabama est candidat à sa propre succession. En fin de cycle l’an dernier, la cote Florida chute lourdement (peut-être trop ?…) et le voisin Georgia est donc favori à l’Est. Texas A&M reste bien placé malgré le jeune Haynes King qui aura la lourde tâche de remplacer Kellen Mond.

Quelques faits à retenir dans le Group of Five

Dans la Conference USA, Marshall, UAB et UTSA se tiennent tous les trois entre 3.70 et 4.00. Les Roadrunners constituent un pari intéressant puisqu’ils n’ont pas Marshall ni Florida Atlantic sur leur calendrier de régulière contrairement à l’an dernier. En dépit d’une saison 2020 parfaite, San José State n’est pas attendu au tournant cette année en Mountain West. Les Spartans (7.00) sont derrière Boise State et son nouveau coach Andy Avalos (1.87) ainsi que Nevada (5.00). A noter que les Falcons d’Air Force ont une cote de 31.00, deux ans après leur superbe bilan de 11-2. Belle histoire de la « pandemic season », Coastal Carolina conserve un beau standing avec une cote de 2.75, juste derrière Louisiana, favori de Sun Belt (2.30). Enfin en AAC, Cincinnati (1.50) se détache nettement d’UCF (5.00). Sans Shane Buechele, SMU coule (26.00). Memphis, Tulsa, Tulane et Houston sont tous entre 10.00 et 15.00.

3 défaites pour TAMU ? 10-win Coastal Carolina ? Envol des Rockets de Toledo ?

Pour rappel : BetMGM donne la possibilité de faire un pari « over / under » sur le nombre de victoires de chaque équipe de FBS sur la saison à venir. Un nombre référence de victoires est donné et le parieur a le choix entre deux cotes, associées à « plus » ou « moins » de victoires que le nombre référence. Par exemple, le nombre de victoires de Tennessee est fixé à 6. La cote de l’over est de 2.00 et l’under est de 1.84. Sur ce type de paris, les cotes sont généralement basses et proches l’une de l’autre, de sorte que les bookmakers soient rentables peu importe l’issue du match.

Clemson et Alabama mènent la danse avec 11.5 victoires. Ohio State et Oklahoma sont à 11. Texas A&M est à 9.5 malgré une seule défaite l’an dernier et des victoires contre Florida, Auburn et LSU. Il y a donc possiblement 2 à 3 défaites sur le calendrier des Aggies. Ceux-ci accueilleront Alabama à Kyle Field le 9 octobre mais auront également deux déplacements périlleux en novembre à Oxford (Ole Miss) et Baton Rouge (LSU) en clôture.

Notre Dame se retrouve avec un surprenant total de 8.5 victoires. Le programme de South Bend a en effet un calendrier qui peut s’avérer piégeux avec un match contre Wisconsin sur terrain neutre et des oppositions à domicile contre Cincinnati, USC et North Carolina, trois équipes susceptibles de s’insérer dans la première moitié de l’AP Poll.

NC State a un total de 6.5 victoires, assez faible compte tenu de la saison prometteuse de laquelle le programme sort (bilan de 8-4 avec deux défaites en trois points ou moins) et le peu de départs auquel la Wolfpack a fait face pendant l’offseason.

Après une saison de defending champion très décevante, LSU est attendu au rebond avec un total de 8.5. Ça serait 3 à 4 victoires de plus qu’en 2020, où les Tigers avaient essuyé des revers cinglants, notamment contre Mississippi State (34-44) et Missouri (41-45).

Dernier fait notoire, Toledo possède le meilleur total de la conférence MAC avec 8.5, un point de plus que Buffalo et Ball State, les deux finalistes de l’an dernier. Vite, c’est le moment de grimper dans le bandw… dans la fusée ! Rendez-vous donc le 28 août pour faire le plein d’upsets et observer les premiers paris gagnants. Nous vous rappelons au passage qu’il faut être majeur pour parier mais que de toutes façons si vous êtes domiciliés en France… aucun site ne propose de miser sur le College Football.

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Actualité

La SEC vote à l’unanimité en faveur de l’adhésion de Texas et Oklahoma

Les 14 présidents et chanceliers des universités membres de la SEC ont voté à l’unanimité en faveur de l’expansion de la conférence à 16 équipes ne laissant qu’une dernière formalité : l’acceptation de l’offre par Texas et Oklahoma qui devrait intervenir dès ce vendredi 30 juillet.

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Pour la 3ème fois de l’Histoire moderne du College Football, la conférence Southeastern (SEC) va connaitre une expansion en passant de 14 à 16 membres suite à l’arrivée prochaine des universités Oklahoma et Texas.

Cette adhésion prendra effet le 1er juillet 2025 et les premières compétitions sportives des Sooners et des Longhorns en tant que membre de la SEC se dérouleront lors de la saison 2025-26.

Le commissaire de la SEC, Greg Sankey, a communiqué les invitations aux présidents des deux universités respectives à la suite d’une réunion des présidents et chanceliers de la SEC organisée par vidéoconférence aujourd’hui. Cette réunion a été convoquée après que les deux universités aient soumis des demandes d’adhésion à la SEC, mardi 28 juillet.

« Le vote unanime d’aujourd’hui témoigne à la fois de l’esprit d’unité et de coopération mutuelle qui existe de longue date dans la SEC, ainsi qu’une reconnaissance de l’héritage exceptionnel d’excellence académique et sportive établi par les universités Oklahoma et Texas », a déclaré Sankey dans un communiqué. « J’apprécie grandement les efforts collectifs de nos présidents et chanceliers pour examiner et agir en fonction de l’intérêt des membres de chaque université ».

Après des mois de discussions à huis clos, de multiples réunions rendues publiques cette semaine ont accéléré la décision historique qui est susceptible de créer une vague de changement important dans le paysage des sports universitaires. La seule fac de la SEC à avoir indiqué publiquement qu’elle avait des réserves quant à l’adhésion de Texas était… Texas A&M, qui a brusquement changé d’avis en une semaine. Le pouvoir de l’argent.

Le conseil d’administration des Aggies a voté 8-1 mercredi 28 juillet pour ordonner à la présidente M. Katherine Banks de voter en faveur de l’adhésion d’Oklahoma et Texas.

Lundi 26 juillet dernier, les universités Oklahoma et Texas ont informé la Big 12 qu’elles ne renouvelleront pas leur contrat TV avec la conférence en juin 2025 marquant la première étape d’un divorce inévitable.

Si les deux membres fondateurs de la Big 12 ont indiqué qu’elles honoreront leur engagement jusqu’en 2025, il est plus que probable que les deux facs fondatrices de la Big 12 chercheront à trouver un accord pour rejoindre la SEC plus tôt. Contractuellement, Texas et Oklahoma doivent payer des indemnités de pénalité à hauteur de 75 à 80 millions de $ si elles souhaitaient mettre un terme à leur engagement avec la Big 12… à moins que cette dernière disparaisse purement et simplement.

Car l’avenir des 8 membres restants de la Big 12 (Baylor, Iowa State, Kansas, Kansas State, Oklahoma State, TCU, Texas Tech, West Virginia) est désormais très incertain. Si Bob Bowlsby, le commissionnaire de la Big 12, a assuré que les 8 membres resteront soudés pour prendre collectivement des décisions permettant d’assurer la pérennité de la conférence, il n’est pas impossible que la Big 12 implose si un ou deux membres acceptaient de se joindre à une autre conférence.

Le College Football entre dans une ère de réalignement dont l’issue pourrait changer drastiquement le sport que nous connaissons aujourd’hui.

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