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East-West Shrine Game: West 28, East 13

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Lors d’un match marqué par un total de 8 pertes de ballon, l’équipe West s’impose aisément 28-13 face à l’équipe East.

Comme souvent dans ce type de match, le manque d’automatisme a été flagrant des deux côtés et plus que le résultat final, c’est davantage la performance de certains joueurs qui aura attiré l’attention.

Le finaliste du dernier trophée Heisman, QB Collin Klein (Kansas State) passait un test important en vue de la prochaine draft NFL. Disons-le tout de suite, il a énormément déçu.

Critiqué pour son manque de technique sur son lancée, il n’a pas vraiment rassuré terminant avec une fiche de 5/13, 43 yards et 1 INT. Il a également réussi 35 yards au sol en 5 courses. Il devra maintenant montrer de biens meilleures choses lors de son Pro Day et lors du prochain NFL scouting combine, fin février.

Sur le premier jeu du match, RB Ray Graham (Pittsburgh) commit un fumble récupéré par CB Terry Hawthorne (Illinois) suivi 6 jeux plus tard du premier TD du match sur une course de 3 yards de WR Anthony Amos (Middle Tennessee State). Le score était de 7-0 pour la West team à la fin du 1er quart-temps.

K Caleb Sturgis (Florida) ramena le score à 7-3 avant que QB Matt Scott (Arizona, 3/4, 81 yards, 1 TD) ne réussisse le jeu du match sur une passe de TD de 57 yards pour WR Chad Bumphis (Mississippi State, 4 réceptions, 91 yards, 1 TD), le MVP de ce match.

Sur la possession suivante, QB Colby Cameron (Louisiana Tech) se fit intercepter par CB Nigel Malone (Kansas State) qui réussit à remonter le ballon sur 30 yards pour un TD qui porta le score à 21-3 à la mi-temps.

L’ancien quarterback d’Army, WR Trent Steelman, reconverti au poste de receveur, réduit l’écart à 21-10 suite à une course de 7 yards. Puis, RB Christine Michael (Texas A&M) inscrit le dernier TD de la rencontre sur une course de 6 yards (28-10).

Enfin, K Caleb Sturgis (Florida) marqua les derniers points du match sur un FG de 38 yards.

On notera pour finir l’état lamentable du terrain au Tropicana Field de St.Peterburg (Floride). Une honte.

Les meilleurs joueurs

DE Devin Taylor, South Carolina
Il a été dominateur sur la ligne de scrimmage tout au long de la partie. Sa taille (2,03m) et sa robustesse ont ébloui ce match et il aurait mérité le titre de MVP de la rencontre. Probablement le joueur qui a fait monter le plus sa cote auprès des scouts NFL.

RB Christine Michael, Texas A&M
Avec une bonne performance (13 courses, 42 yards, 1 TD), il a montré toute son explosivité ce qu’on avait pu voir qu’à de rares occasions en 2012 puisqu’il était backup de RB Ben Malena chez les Aggies.

WR Chad Bumphis, Mississippi State
Avec 4 réceptions pour 92 yards et 1 TD, il s’est montré à son avantage réussissant le jeu du match sur une réception de 57 yards. Considéré comme un receveur de possession, il a montré qu’il était capable de réussir des « big-plays ».

CB Nigel Malone, Kansas State
Il a réussi le jeu défensif de ce match en interceptant QB Colby Cameron pour un TD de 30 yards. Il a également bien fait sur les « man-to-man ».

RB Kerwynn Williams, Utah State
Sa petite taille ne devrait pas lui permettre d’être un titulaire dans la NFL mais il a montré ses capacités sur retour de coup avec un « kick return » de 37 yards.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis 15 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et MLB. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Le College Football Playoff à 12 équipes à partir de 2026

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Le Board of Managers du College Football Playoff a approuvé à l’unanimité l’organisation de Playoffs à 12 équipes à partir de 2026 !

Les 12 participants aux playoffs seraient définis ainsi :

  • 6 champions de conférence FBS les mieux classés.
  • 6 meilleures équipes « at-large ».

Les 4 champions les mieux classés bénéficieraient d’un bye week. Les huit autres équipes sur campus avec un format 5-12, 6-11, 7-10, 8-9.

Il reste encore des points à clarifier : le partage des revenus, les qualifiés automatiques parmi les « at-large » et le futur du Rose Bowl. Le Board encourage maintenant le CFP Board of Management (10 présidents de conférence FBS + Notre Dame) à adopter ce nouveau format dès 2024.

Le porte-parole du Board of Managers du College Football Playoff, Mark Keenum, a souligné que « les playoffs élargis augmenteront l’accessibilité et l’engagement au niveau national, permettant à plus d’équipes de participer à un événement qui détermine le champion national. Ce sera également un important générateur de revenus pour beaucoup ».

La balle est maintenant dans le camp du comité de gestion du College Football Playoff (10 commissionnaires de conférence + le directeur athlétique de Notre Dame), qui est responsable de la mise en application de ces recommandations du Board of Managers. Il faut maintenant évaluer la possibilité d’implémenter ce nouveau format à 12 dès 2024 ou 2025. Le comité doit également déterminer les dates de ces nouveaux matchs ajoutés au calendrier ainsi que régler les droits TV associés et la répartition des revenus entre les participants.

Concernant les droits de diffusion, ESPN pourrait conserver l’ensemble des droits pour les éventuels playoffs 2024 et 2025 avant l’ouverture de négociations avec d’autres diffuseurs (CBS, Fox, NBC, Amazon, autres) à partir de 2026.

Cette annonce d’aujourd’hui a fait l’effet d’une bombe dans le monde du College Football puisque la même recommendation effectué par un sous-comité du CFP avait été refusée par certains commissionnaires (Big Ten, ACC et Pac-12), l’hiver dernier, pour différentes raisons.

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Le résumé de l’intersaison 2022

Tout ce qu’il faut retenir de l’actualité de l’intersaison 2022 de College Football.

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Crédit photo : Sam Craft, AP

Il y a un peu plus de 7 mois, les Bulldogs de Georgia remportaient leur premier titre de champion national en 41 ans en s’imposant 33-18, à Indianapolis, face à son grand rival de la conférence SEC, le Crimson Tide d’Alabama.

Depuis cette victoire des Dawgs de coach Kirby Smart, le petit monde du College Football ne s’est pas arrêté de tourner et si vous n’avez pas suivi l’actualité du football américain universitaire pendant ces longs mois, nous vous proposons un résumé complet de tout ce qu’il faut retenir de cette intersaison 2022. C’est parti !

USC et UCLA rejoindront la Big Ten à partir de 2024

On savait que l’annonce du départ de la Big 12 de Texas et Oklahoma en direction de la SEC à partir du 1er juillet 2025 n’était probablement que le coup d’envoi d’une refonte majeure de la composition des différentes conférences FBS. C’est donc sans véritable surprise que, le 30 juin dernier, USC et UCLA ont conjointement notifié la conférence Pac-12 qu’elles ne renouvelleront pas leur adhésion, le 1er juillet 2024 (au terme de l’actuel contrat TV). Les deux facs de Los Angeles ont décidé de se joindre à la conférence Big Ten.

Une annonce vécue comme un coup de couteau dans le dos par la conférence Pac-12 qui voit ainsi partir ses deux membres les plus prestigieux. Et dire qu’afin de garantir une certaine stabilité au sein de l’élite du College Football face aux velléités répétées de la SEC, les conférences la Big Ten, ACC et Pac-12 avaient signé un pacte de non-agression (« L’Alliance »), il y a à peine un an…

Motivation principale expliquant ce choix de USC et UCLA : l’argent. Évidemment. En effet, la Pac-12 doit renégocier son contrat TV en 2024 et tout laisse penser que ce dernier sera très loin des sommes dont on parle actuellement pour le prochain contrat TV de la Big Ten.

Certaines projections estiment que les programmes de la Pac-12 pourraient voir leurs revenus TV limiter à environ 60 millions de $ par année. Bien loin des 100 millions $ projetés pour les programmes de la Big Ten !

USC et UCLA voulaient leur part du gâteau. C’est fait.

Les répercussions de cette annonce seront évidemment énormes. D’abord pour la Pac-12 dont l’existence même est peut-être menacée. Oregon et Washington pourraient être les deux prochaines cibles de la Big Ten tandis que les deux universités de l’Arizona (Arizona et Arizona State), Colorado et Utah pourraient être tentés de quitter le navire en regardant du côté de la Big 12. Qu’arrivera-t-il à Stanford et California-Berkeley ? Notre Dame sera-t-elle contraint de rejoindre la Big Ten ? Clemson, Florida State et Miami se joindront-elles à la SEC ? Autant de questions qui pourraient trouver des réponses dans les prochaines semaines.

Avec l’ajout de ces deux universités de Los Angeles, la Big Ten s’étend désormais de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Inimaginable il y a une dizaine d’années.

La Big Ten comprend maintenant les énormes marchés de Chicago, New York, Washington D.C. et Los Angeles. De quoi faire une concurrence féroce à la SEC. Le mouvement vers la création de Super Conferences est plus que jamais en marche. On a longtemps pensé à un Power 4. On aura finalement peut-être droit à un Power 2.

La querelle Saban vs Fisher

Pour certains, il ne s’agissait que d’un coup de sang lors d’une banale soirée d’intersaison en marge d’un événement promotionnel. Pour d’autres, c’était réfléchi et calculé. Quoiqu’il en soit, les accusations de tricherie de coach Nick Saban envers le programme de Texas A&M, en plein mois de mai, ont fait l’effet d’une bombe.

« Nous avons été 2ème dans le dernier cycle de recrutement. A&M a terminé 1er. A&M a acheté tous les joueurs de son équipe. Avec des contrats NIL. De notre côté, nous n’avons acheté aucun joueur. Je ne sais pas si cela va durer dans le futur car de plus en plus de programmes le font. » – Nick Saban, head coach du Crimson Tide d’Alabama.

La réponse du coach des Aggies, Jimbo Fisher, ne s’est pas fait attendre, l’ancien assistant de Nick Saban organisant une conférence de presse impromptue quelques heures seulement après les déclarations tonitruantes du coach d’Alabama. Et la réponse fût plus que cinglante et pleine de sous-entendus !

« C’est méprisable qu’un head coach réputé puisse dire cela parce qu’il n’obtient pas ce qu’il veut ou que les choses ne vont pas dans son sens. Le narcissique en lui n’accepte pas qu’il ne soit pas le meilleur. Certaines personnes pensent qu’elles sont Dieu. Allez fouiller comment Dieu a conclu son contrat [à Alabama], vous découvrirez peut-être beaucoup de choses que vous ne voulez pas savoir. Nous faisons tout pour faire de lui le tsar du football universitaire. Mais allez creuser dans son passé. » – Jimbo Fisher, head coach des Aggies de Texas A&M.

Boom !

Les deux coachs de la SEC ont finalement calmé le jeu dans les jours qui ont suivi mais cet échange tendu a mis le doigt sur un énième râté de la NCAA qui, encore une fois, a tardé à réagir face à un phénomène naissant. Par manque de vision, elle n’a pas suffisamment encadré le concept des contrats NIL laissant les États américains définir leurs propres règles. L’autorité des sports universitaires américains a ainsi ouvert la voie à une jungle totale dont certains programmes ont profité. Les contrats NIL devaient permettre aux étudiants-athlètes déjà sur les campus de bénéficier de potentiels revenus liés à leur droit à l’image. Pas de servir comme arme afin d’attirer des prospects lors des cycles de recrutement.

Certes, la NCAA a rappelé que les règles qui s’appliquent aux « boosters » sont les mêmes pour les « collectives » (ces entités récemment créés par des donateurs afin d’optimiser l’octroi de contrats NIL aux joueurs des programmes sportifs universitaires). Trop tard. Encore une fois.

Les débuts de Lincoln Riley à USC

Quelques heures seulement après une défaite 37-33 à Oklahoma State à la fin du mois de novembre, le futur ex-head coach des Sooners d’Oklahoma, Lincoln Riley, s’envolait vers la Californie du Sud pour signer un contrat avec les Trojans de USC (estimé à 110 millions de $ sur 10 ans) provoquant alors une bombe médiatique.

Southern California était à la recherche d’un head coach depuis le renvoi de Clay Helton après la week 2. Le directeur athlétique Mike Bohn voulait frapper un grand coup pour relancer des Trojans aux abois depuis le départ de Pete Caroll. Lincoln Riley héritait alors d’un programme à reconstuire entièrement au terme d’une saison 2022 catastrophique (bilan de 4-8).

Lincoln Riley, head coach de USC – Crédit photo : USA Today

Et son arrivée n’a pas forcément fait que des heureux puisque 14 joueurs ont décidé de s’inscrire sur le portail des transferts dont QB Kedon Slovis (parti à Pittsburgh), QB Jaxson Dart ou TE Michael Trigg (tous les deux partis à Ole Miss). En plus des départs de WR Drake London et DE Drake Jackson pour la NFL, ce sont plus de 40 joueurs que le nouvel head coach de USC devait trouver pour combler son effectif afin d’atteindre les 85 scholarships autorisées.

Malgré ce constat inquiétant, la Trojan Nation a rapidement retrouvé son optimisme. Lincoln Riley est arrivé d’Oklahoma avec QB Caleb Williams et WR « Super » Mario Williams dans ses bagages et USC a réussi l’un des plus beaux coups de l’intersaison sur le portail des transferts en attirant le dernier vainqueur du trophée Biletnikoff, WR Jordan Addison. De plus, l’effet Riley n’a pas tardé à se matérialiser sur le recrutement avec les engagements successifs du prospect 5-étoiles CB Domani Jackson et du receveur 4-étoiles WR CJ Williams pour le cycle 2023.

Tout semblait se mettre en place pour que la Pac-12 retrouve son porte-étandard parmi l’élite… jusqu’à ce que les Trojans (et les Bruins de UCLA) annoncent leur départ vers la Big Ten (voir plus haut).

Brian Kelly prend la succession de coach O’ à LSU

Après 12 saisons passées à Notre Dame dont il est devenu le coach le plus victorieux de l’Histoire, Brian Kelly a succédé à Ed Orgeron à la tête des Tigers de LSU en acceptant un contrat vertigineux de 10 ans, avec à la clé un salaire annuel de 9.5 millions de $.

La façon dont l’ex-coach des Golden Domers s’y est pris pour annoncer son départ à ses joueurs (un court discours de 2 minutes… après que la nouvelle ait été révélée sur les réseaux sociaux) a laissé un goût amer chez les fans des Fighting Irish d’autant que Brian Kelly a clairement laissé entendre qu’il rejoignait enfin un programme capable de gagner un titre national… Ouch.

Pour LSU, l’embauche de Brian Kelly doit permettre de relancer un programme en chute libre depuis le titre national 2019. Pourtant, les premiers pas de l’ancien coach de Notre Dame sur le campus de Bâton-Rouge (Louisiane) ont été mouvementés entre accent louisianais forcé et donc ridicule, danse pathétique et recrutement inquiétant…

Toutefois, le nouvel head coach des Tigers semble avoir récemment repris la main suite à l’annonce de l’engagement de 8 joueurs dont 4 joueurs de ligne défensive du Top 250 national en plus du receveur 5-étoiles floridien, WR Jalen Brown, qui paraissait promis à Mario Cristobal et aux Hurricanes de Miami lors du cycle de recrutement 2023.

Le College Football Playoff reste à quatre jusqu’en 2026

En juin 2021, un groupe de travail composé des commissionnaires de la SEC, de la Big 12 et de la Mountain West ainsi que du président de l’université Notre Dame, avait recommandé d’augmenter le nombre de participants au College Football Playoff de 4 à 12 équipes dès 2023.

Pendant un an, les débats ont fait rage parmi l’ensemble des commissionnaires des conférences FBS. Incapables de trouver un consensus sur le format (concernant notamment les qualifiés automatiques), ces derniers sont finalement arrivés à une conclusion commune : le status quo.

Ainsi, le format des playoffs à 4 équipes ira jusqu’au bout du contrat TV initial avec ESPN, au terme de la saison 2025. Les débats reprendront au printemps 2023 afin de définir le futur format du College Football Playoff, à partir de la saison 2026.

La fin de l’ère Mark Emmert

Un an après avoir été reconduit dans ses fonctions, Mark Emmert quittera son poste à compter de juin 2023. Président de la NCAA depuis plus d’une décennie, il aura marqué son passage à la tête de l’autorité des sports universitaires américains par une étonnante passivité qui a conduit à l’implosion totale d’une institution centenaire.

Enfermé dans une vision retrograde de l’organisation des sports universitaires, il a régulièrement dénoncé les « menaces existentielles » entourant la NCAA sans jamais accompagner le changement de manière proactive. Possibilités de revenus en faveur des étudiants-athlètes, fin de l’amateurisme ou réforme des transferts : il aura tout râté.

Pendant des années, Mark Emmert a fait du lobbying auprès du Congrès américain afin d’obtenir le vote de Lois fédérales pour encadrer les droits à l’image (Name, Image and Likeness Legislation). Il a fait fausse route : la décision à l’unanimité de la Cour Suprême contre la NCAA, en juin 2021, a marqué un tournant et donné le coup d’envoi de multiples changements que la NCAA s’est contenté d’observer et qui ont profondément changé le visage des sports universitaires américains mettant définitivement un terme au concept d’amateurisme sans règlementation.

Acculé par l’ensemble des membres de la NCAA, Mark Emmert a été contraint, en novembre 2021, de créer une commission spéciale dont le mandat était d’écrire une nouvelle Constitution basée sur des principes de décentralisation qui doivent permettre aux trois divisions constituant la NCAA de bénéficier de davantage d’autonomie. Bien peu et probablement trop tard.

La chaise musicale des quarterbacks

La création du portail des transferts et la possibilité d’un transfert instaurée par la NCAA sans perte d’éligibilité ont eu un impact majeur sur les effectifs des équipes de l’élite du College Football créant une véritable « free agency ». Depuis deux ans, les QB Rooms ont été particulièrement affectées et l’intersaison 2022 n’a pas fait exception.

Voici un récapitulatif des principaux transferts de quarterbacks depuis janvier dernier :

Nom du joueurAncienne équipeNouvelle équipe
Caleb WilliamsOklahomaUSC
Spencer RattlerOklahomaSouth Carolina
Dillon GabrielCentral FloridaOklahoma
Quinn EwersOhio StateTexas
Jaxson DartUSCOle Miss
Bo NixAuburnOregon
JT DanielsGeorgiaWest Virginia
Adrian MartinezNebraskaKansas State
Casey ThompsonTexasNebraska
Kedon SlovisUSCPittsburgh
Connor BazelakMississippiIndiana
Max JohnsonLSUTexas A&M
Cameron WardIncarnate Word (FCS)Washington State
Levi WilliamsWyomingUtah State
Jayden De LauraWashington StateArizona
Zach CalzadaTexas A&MAuburn
Michael Penix JrIndianaWashington
Gerry BohanonBaylorSouth Florida
Grant WellsMarshallVirginia Tech

Arch Manning choisit Texas

« Committed to the University of Texas ».

Par ces simples mots publiés dans un tweet, le prospect #1 du cycle de recrutement 2023, QB Arch Manning, a mis fin au processus de recruiting le plus médiatique de ces dernières années.

Le neveu de Peyton et Eli Manning était convoité par tous les grands programmes au niveau national. Alabama, LSU et Ole Miss faisaient partie des plus sérieux prétendants mais l’authenticité et la vision à long terme du head coach des Longhorns, Steve Sarkisian, et du coach des QBs, AJ Milwee ont su convaincre le jeune quarterback 5-étoiles du lycée d’Isidore Newman (Louisiane) de rejoindre l’université Texas.

QB Arch Manning devient ainsi le premier QB #1 d’un recrutement national à choisir le campus d’Austin (Texas) depuis 2002 et un certain… QB Vince Young. Il se joindra donc à une QB Room déjà bien garnie avec la présence de QB Quinn Ewers, QB Hudson Card et QB Maalik Murphy.

Bryan Harsin et Auburn au bord de l’implosion

Cinq coordinateurs en 14 mois, plus de 20 joueurs inscrits sur le portail des transferts lors de l’intersaison 2022 et des accusations d’anciens joueurs, qui lui reprochent de ne pas comprendre la culture du Sud des États-Unis : en quelques mois seulement, la lune de miel de coach Bryan Harsin a tourné au cauchemar.

Pourtant, l’ancien coach de Boise State était attendu comme le messie dans l’État de l’Alabama. Sous la pression de certains « boosters » d’Auburn, le directeur athlétique, Allen Greene, avait convaincu la direction de l’université de mettre la main au portefeuille pour se séparer de Gus Malzahn (malgré un bilan de 68-35, une finale nationale en 2013 et un titre de SEC en 2017) moyennant des indemnités de départ de… 20.5 millions de $ afin de donner les clés du programme à Bryan Harsin.

Bryan Harsin, head coach d’Auburn – Crédit photo : Jack Crandall, Gannett

Mais, ces mêmes « boosters » semblent s’être rapidement inquiétés des résultats décevants de l’équipe (bilan de 6-7 en 2021) et des récents départs de joueurs via le portail des transferts (dont celui du QB titulaire, Bo Nix), suivi du départ précipité du coordinateur offensif Austin Davis (ex-coach des QBs chez les Seattle Seahawks) après seulement 6 semaines dans son rôle de successeur de l’ancien OC, Mike Bobo. Puis, l’annonce du départ surprise du respecté coordinateur défensif Derek Mason vers Oklahoma State a fait l’effet d’une bombe.

Les rumeurs de ménage complet au sein du coaching staff des Tigers se sont alors multipliées. La récente nomination d’un nouveau président de l’université menace probablement le futur d’Allen Greene dans ses fonctions actuelles. Bryan Harsin était le choix de Greene alors que le coordinateur défensif de l’époque, Kevin Steele, était le favori de la Tiger Nation. Seules les 18.3 millions de $ que l’université devrait payer à Bryan Harsin en cas de renvoi ont peut-être sauvé la tête de celui qui sera assurément sur le « hot seat » au coup d’envoi de la saison 2022.

Nouvelle vague de réalignement des conférences

Depuis l’annonce du départ de Texas et d’Oklahoma de la Big 12 vers la SEC (à partir du 1er juillet 2025), une nouvelle vague de réalignement s’est mise en branle et va redessiner la composition des conférences FBS dès cette saison. On fait le point.

Big 12

Afin de compenser la perte de Texas et Oklahoma en 2025, la conférence Big 12 accueillera Brigham Young (ex-Independent) dès 2023 mais également Central Florida, Cincinnati et Houston qui ont trouvé une entente financière avec l’AAC afin de rejoindre la Big 12 dans un an.

AAC

Dès l’annonce du départ vers la Big 12 de UCF, Cincinnati et Houston, l’AAC a fait le forcing pour avancer l’arrivée de 6 programmes de la C-USA (Charlotte, Florida Atlantic, North Texas, Rice, UAB et UTSA), et ce, dès juilllet 2023.

Sun Belt

Après des mois de drama, c’est donc officiel : Marshall, Southern Miss, Old Dominion et James Madison (ex-FCS) ont rejoint la Sun Belt dès le 1er juillet 2022.

La Sun Belt sera donc composé 14 membres dès cette saison : Appalachian State, Arkansas State, Coastal Carolina, Georgia Southern, Georgia State, James Madison, Louisiana, Louisiana-Monroe, Marshall, Old Dominion, South Alabama, Southern Miss, Texas State et Troy.

C-USA

La C-USA, qui perdra donc prochainement 9 de ses 14 membres de la saison 2021 (!), comblera ces départs en accueillant 4 nouveaux membres dès juillet 2023 : Liberty, New Mexico State, Sam Houston (ex-FCS) et Jacksonville State (ex-FCS).

La C-USA sera donc composé de 11 membres en 2022 (UAB, Florida Atlantic, Florida International, Louisiana Tech, Middle Tennessee, Charlotte, North Texas, Rice, UTEP, UTSA, Western Kentucky), puis de 9 membres à partir de la saison 2023 (Florida International, Jacksonville State, Liberty, Louisiana Tech, Middle Tennessee, New Mexico State, Sam Houston, UTEP et Western Kentucky).

La Pac-12 change le format de son Championship Game

Quelques heures après que la NCAA a assoupli la règle qui imposait aux conférences à deux divisions d’organiser la finale de conférence entre le vainqueur de chacune des divisions, la Pac-12 a immédiatement annoncé que les deux équipes ayant le meilleur pourcentage de victoires au terme de la saison régulière seront qualifiées pour le Pac-12 Championship Game, quelque soit leur appartenance à la division North ou South.

Cette décision a été acceptée à la quasi-unanimité par les coachs, les directeurs athlétiques et les conseils d’administration des universités. Avec ce nouveau format, la finale de conférence Pac-12 aurait été différente au cours de cinq des 11 dernières saisons. En 2018, #13 Washington aurait notamment affronté #10 Washington State dans un remake de l’Apple Cup au lieu de Utah.

Bonne saison 2022 à tous !

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Le prospect #1 CB Travis Hunter signe à… Jackson State !

Coup de théâtre lors du Early Signing Day : le prospect #1 du recrutement 2022 a fait faux bond aux Seminoles de Florida State avant de rejoindre Deion Sanders à Jackson State.

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Ce fût la méga bombe de ce Early Signing Day 2021 : en annonçant son désengagement de Florida State et en faisant un flip à Jackson State, CB Travis Hunter est devenu le premier prospect 5-étoiles d’un cycle de recrutement à signer pour un programme FCS. Prospect #1 du pays qui plus est !

Originaire de Géorgie et ancien lycéen du Collins Hill High School de Suwanee, CB Travis Hunter était promis à Florida State avec qui il s’était engagé en mars 2020. 21 mois plus tard, il y a bien eu quelques visites sur le campus de Georgia mais tout indiquait que le prospect #1 du pays allait signer pour la fac dont il est fan depuis l’enfance.

Il n’en a rien été.

Prenant tout le monde par surprise, CB Travis Hunter s’est débarassé des casquettes de Florida State, Auburn et Georgia lors de sa traditionnelle cérémonie d’annonce de son commitment.

Il s’est alors levé tout en attrapant une casquette des Tigers de Jackson State avant d’enfiler un hoodie des JSU.

Il faut également dire que Deion Sanders nous avait prévenu la veille de ce retentissant coup de théâtre. Lors d’une entrevue avec Barstool (dont il est employé), il avait mentionné vouloir « choquer le pays ».

Certes, la personnalité de Deion Sanders et l’éventualité de gagner rapidement quelques centaines de milliers de dollars d’un contrat NIL qui ne fait aucun doute ont favorisé cette décision totalement inhabituelle. On ne peut s’empêcher de penser que sur le plan sportif, ce choix peut être contestable tant le niveau de jeu peut être grand entre la FCS et l’élite de la FBS.

Pour Jackson State et plus généralement pour les HBCUs (Historically black colleges and universities), c’est un jour historique. Ce renfort de CB Travis Hunter est immense pour un programme de JSU qui vient de remporter le titre de champion de conférence SWAC au terme d’une saison presque parfaite (11-1). Les Tigers affronteront South Carolina State lors du Celebration Bowl, samedi 18 décembre.

Pour les HBCUs, c’est peut-être le coup d’envoi d’une tendance lourde qui pourrait inciter un grand nombre de prospects afro-américains de rejoindre ces facs historiquement noires. Beaucoup d’entre-eux ont déjà considéré les HBCUs parmi leurs finalistes. CB Travis Hunter a franchi le pas.

Du côté de Florida State, la déception est immense. CB Travis Hunter devait être le joyau d’une classe de recrutement prometteuse. Le défection du prospect #1 du pays a eu immédiatement pour conséquence de faire reculer les Seminoles de la 12ème à la 19ème place sur le plan national.

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Lincoln Riley quitte Oklahoma pour USC

Coup de tonnerre sur le college football hier lorsque la presse spécialisée américaine a annoncé que le coach qui a conduit trois fois Oklahoma en playoffs en quatre saisons et qui a développé deux quarterbacks vainqueurs du Heisman Trophy, Lincoln Riley, va s’engager avec USC.

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Ce week-end, Lincoln Riley avait assuré qu’il ne prendrait pas le poste de coach à LSU laissé vacant par Ed Orgeron, et il n’a pas menti. Le talentueux chef d’orchestre des Sooners va rejoindre la Californie pour prendre la tête du programme de football des Trojans qui se cherche un coach taille patron depuis de longues années.

Suite au renvoi de Clay Helton après deux rencontres, USC était à la recherche d’un entraîneur pour la saison prochaine. Le directeur des sports de la fac californienne, Mike Bohn, a pris son temps pour éviter les erreurs successives de ses prédécesseurs, Pat Haden et Lynn Swann, et il réussit l’un des plus beaux coups de l’histoire du sport selon les médias.

Lincoln Riley Named USC Trojans Head Football Coach
Photo : usctrojans.com

Lincoln Riley succèdera ainsi à Clay Helton, lui-même précédé par Steve Sarkisian et Lane Kiffin, deux anciens coaches assistants du légendaire Pete Carroll. Alors que USC ne peut plus compter sur l’héritage de l’ancien coach et de ses étalons Carson Palmer, Matt Leinart et Reggie Bush pour faire rêver des recrues trop jeunes pour avoir suivi leurs exploits, l’objectif est de repartir sur une base solide pour l’avenir. Avec un premier coup magistral qui ravit des fans des Trojans, qui ont déserté le LA Coliseum cette saison, et des boosters depuis longtemps dans l’attente d’un changement profond.

Même si Riley a qualifié ce départ de décision la plus difficile de sa vie, c’est l’occasion pour lui de monter un programme dominant avec des ressources monstrueuses, celles d’un programme multiple champion national et au potentiel de rouleau-compresseur au sein d’une Pac-12 qui se cherche un porte-étendard. Une perspective alléchante alors que l’avenir d’Oklahoma est plus flou, à l’heure de rejoindre une SEC déjà remplie de candidats aux playoffs. En outre, Riley connait bien la Californie puisqu’il y excelle dans le recrutement, et c’est aussi sans doute l’une des raisons pour lesquelles Mike Bohn l’a recruté alors que les Trojans peinent à convaincre les prospects locaux les plus convoités.

C’est donc un scénario idéal pour USC, qui récupère l’un des coaches les plus réputés du pays, porté sur le jeu offensif, qui sera notamment accompagné de son coordinateur défensif Alex Grinch à Los Angeles. L’onde de choc provoqué par cette annonce a déjà un impact sur le recrutement des Trojans puisque l’ancienne recrue cinq étoiles QB Caleb Williams (Oklahoma) a laissé entendre qu’il pourrait demander un transfert vers USC, tandis que le prospect cinq étoiles RB Raleek Brown a fait savoir que la nouvelle devrait influer sur son choix futur, alors que le Early National Signing Day se tiendra le 15 décembre. Les Sooners ont également vu les prospects 2023 QB Malachi Nelson (5 étoiles), WR Brandon Inniss (5 étoiles) et RB Treyaun Webb (4 étoiles) revenir sur leur engagement verbal avec Oklahoma.

En attendant d’embaucher un successeur à Riley, Oklahoma devrait pouvoir compter sur son ancien coach de légende Bob Stoops pour assurer l’intérim dans le bowl que disputeront les Sooners à l’issue de la saison. Malgré un bilan de 10 victoires pour 2 défaites, les vainqueurs de Big 12 en 2020 ne participeront pas au match pour le titre de conférence après leur défaite ce week-end contre Oklahoma State, qui affrontera Baylor pour le fauteuil de champion.

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