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Blaze of Glory : Chapitre 24

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Crédit photo : David Stluka, Wisconsin Athletic Communications

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Vingt-quatrième édition (2019 – Semaine 8) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que l’arbitre de touche de Florida – South Carolina soit un dégonflé, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Appalachian State, mais la première victoire en College Football d’une équipe classée de la Sun Belt n’intéresse personne…

Relax Max

South Carolina n’a pas réussi l’exploit de battre consécutivement deux équipes du Top 10 après s’être incliné contre Florida (27-38).

Will Muschamp, dont les Gamecocks avaient créé la sensation la semaine passée en s’imposant à Georgia (20-17 2OT), n’a visiblement pas apprécié l’arbitrage du match contre les Gators. Passe encore que RB Dameon Pierce (7 courses, 87 yards, 1 TD) ait égalisé à 17-17 après un faux départ de la ligne offensive de UF et un holding (léger, admettons-le) de WR Tyrie Cleveland (1 réception, 14 yards) sur une bonne trentaine de yards. Ce qui a vraiment fait fulminer le Head Coach de l’autre USC est la connexion entre QB Kyle Trask (21/33, 200 yards, 4 TD, 1 INT) et WR Kyle Pitts (5 réceptions, 29 yards, 1 TD) qui a donné onze points d’avance aux visiteurs (31-20) au bénéfice d’un pick de Josh Hammond (2 réceptions, 18 yards) sur CB R.J. Roderick (6 placages, 1 passe défendue) qui a empêché ce dernier d’aller défendre la passe.

On a alors vu Will Muschamp discuter vigoureusement avec le corps arbitral puis prendre une pénalité pour conduite antisportive par un arbitre qui se trouvait à quarante yards de lui. Habillé de ses lunettes de grand-père en conférence de presse, le HC des Gamecocks a qualifié l’action de « dégonflée ». Ce qui risque de ne pas être dégonflée, c’est l’amende que la SEC va lui infliger pour ce commentaire qui, lui, ne manquait pas de cran.

Champagne à Champaign

Favori de plus de trente points, Wisconsin s’est inexplicablement incliné à Illinois (23-24), ce qui constitue la deuxième plus grosse surprise de ces quarante dernières années en B1G derrière la victoire inattendue de Northwestern sur Minnesota (31-21) en 1982 alors que les Wildcats étaient prédits perdants de trente-deux points.

Les Badgers, qui restaient sur neuf victoires de rang sur les Fighting Illini, n’ont jamais été menés au score cette saison jusqu’à ce field goal de la dernière seconde du match qui ternit leur record jusque-là impeccable. Ce FG est le premier de l’histoire d’Illinois qui lui permet de passer devant au score à expiration de l’horloge.

C’est d’autant plus regrettable qu’Illinois sert de piñata à toute la B1G depuis une dizaine d’année et n’avaient plus battu d’équipe classée depuis 2007. Cette année-là, les joueurs d’Urbana-Champaign avait battu Penn State (27-20), Wisconsin (31-26), et le numéro 1 Ohio State (28-21) pour gagner leur place au Rose Bowl. C’est d’ailleurs la dernière fois qu’Illinois avait battu Wisconsin et avait eu un bilan positif en conférence.

Wisconsin a peiné tout le match mais BoG a du mal à comprendre la gestion de fin de match des Badgers qui se sont fait intercepter à deux minutes et demi de la fin du match sur 3ème & 5 yards.  Bien sûr, personne ne s’attendait vraiment à ce que QB Jack Coan (24/32, 264 yards, 1 TD, 1 INT) lance la balle à l’adversaire mais Whisky a constamment snappé le ballon avec une dizaine de secondes à l’horloge, laissant largement le temps à Illinois d’orchestrer son improbable retour. Et puis, quand on a RB Jonathan Taylor (28 yards, 132 yards, 1 TD) dans le backfield…

Quoiqu’il en soit, Lovie Smith avait annoncé plus tôt dans la semaine qu’il ne faudrait pas être étonné si Wisconsin tombait à Champaign. Évidemment, personne n’a écouté, surtout pas les Badgers, apparemment… Champagne bien mérité !

Crédit photo : Fox reporters

Crash

Chaque touchdown à domicile d’Oklahoma est célébré par un petit tour sur le terrain du « Sooner Schooner », un chariot de pionniers comme celui de Charles Ingalls dans « La Petite Maison dans la Prairie ». Contre West Virginia (52-14), le chariot a pris un virage serré un peu trop rapidement et s’est renversé, envoyant balader son conducteur et sa passagère. Aux dernières nouvelles, Sooner et Boomer, les deux chevaux qui tirent le chariot, n’ont rien.

Records et fins de séries

BoG avait célébré, la semaine dernière, les 125 matchs d’affilée d’Arizona State à plus de dix points qui égalaient le record FBS de Louisiana Tech. Les Sun Devils n’ont pas réussi à s’emparer seuls du record, s’inclinant à Utah (3-21) en ne marquant qu’un field goal.

Un peu avant, Auburn avait marqué ses 303ème et 304ème PAT consécutifs lors de la victoire des Tigers à Arkansas (51-10), effaçant des tablettes les 302 unités de Florida State, puis a manqué le 305ème. Service minimal… 

Chuba Hubbard

Pourquoi ? Parce qu’à mi-saison, BoG n’a toujours pas mentionné le coureur d’Oklahoma State qui a déjà amassé 1265 yards en sept matchs, soit près de trois cents yards de plus qu’AJ Dillon (RB Boston College).

En admettant qu’OSU (4-3) se qualifie pour un bowl, les 180 yards par match de Chuba Hubbard le mettent en course pour 2350 yards sur l’année, ce qui le placerait au cinquième rang du classement historique du College Football. Évidemment, son illustre prédécesseur chez les Cowboys, Barry Sanders, est intouchable avec ses 2628 yards au sol en 1988, en onze matchs…

Qui veut gagner des millions ?

Et surtout, qui veut gagner l’ACC Coastal ?

Après la Semaine 8, Virginia (3-1) est dans le fauteuil de leader devant Pittsburgh (2-1) et le trio Duke (2-2) – Virginia Tech (2-2) – North Carolina (2-2). Georgia Tech (1-3) et Miami (1-3) ferment la marche.

Mais le tableau pourrait devenir rapidement plus compliqué considérant que… :

Virginia – Pittsburgh : 30-14
Pittsburgh – Duke : 33-30
Duke – Virginia Tech : 45-10
Virginia Tech – North Carolina : 43-41 (6OT)
North Carolina – Georgia Tech : 38-22
Georgia Tech – Miami : 28-21 (OT)
Miami – Virginia : 17-9

QB Quincy Patterson, Virginia Tech – Crédit photo : Ivan Morozov, SportsWar

Le jour le plus long

Virginia Tech et North Carolina se sont offert le match le plus long de l’histoire de la conférence ACC et le privilège d’être les deux premières équipes du College Football à expérimenter la nouvelle formule de prolongations qui veut que l’on ne joue que des transformations à deux points au-delà de la quatrième prolongation.

Après s’être séparés sur un score de parité (31-31) à l’issue du temps réglementaire, les Tar Heels et Hokies ont entamé leur marathon en prolongation qui s’est déroulé ainsi :

1ère prolongation : FG pour VT, FG pour UNC – Score : 34-34

2ème prolongation : TD pour UNC, TD pour VT – Score : 41-41

3ème prolongation : FG raté pour VT, FG raté pour UNC

4ème prolongation : FG de 39 yards pour UNC mais pénalité offensive puis FG raté de 44 yards, FG de 42 yards pour VT mais temps mort appelé par UNC et seconde tentative manquée

5ème prolongation : conversion à deux points manquée par VT, tentative à deux points de UNC stoppée par VT

6ème prolongation : tentative à deux points de UNC stoppée par VT, conversion à deux points réussie par VT – Score 43-41

Matt rules

Autrement dit, le patron c’est Matt, Matt Rhule. Pas besoin de long discours, quelques chiffres suffisent :

1ère saison à Temple : 2-10
2ème saison à Temple : 6-6
3ème saison à Temple : 10-4

1ère saison à Baylor : 1-11
2ème saison à Baylor : 7-6
3ème saison à Baylor : 7-0

Après le merdier laissé à Baylor par Art Briles, Matt Rhule a repris le bébé et l’eau sale du bain et a remis le programme sur la bonne voie. Preuve en est, les Bears se sont imposés à Oklahoma State (45-27), la seconde fois seulement en treize matchs depuis que Baylor a rejoint la conférence Big 12 en 1996.

Phénix

Si les noms « peine de mort », « Jerry Sandusky » et « Art Briles » évoquent quelque chose pour vous, vous devriez être impressionnés par Sonny Dykes, James Franklin et Matt Rhule (voir ci-dessus).

Record combiné de SMU, Penn State et Baylor à l’issue de la Semaine 8 ? 21-0

De là à dire que Florida State (3-4), Tennessee (2-5) ou Arkansas (2-5) rêvent d’un bon gros scandale dans leurs murs…

Dix sur dix

Après les défaites de Wisconsin à Illinois (23-24) et de Boise State à BYU (25-28), il n’y a plus que dix équipes invaincues en FBS. Par ordre alphabétique :

Alabama 7-0
Appalachian State 6-0
Baylor 7-0
Clemson 7-0
LSU 7-0
Minnesota 7-0
Ohio State 7-0
Oklahoma 7-0
Penn State 7-0
SMU 7-0

QB Baylor Romney, BYU – Crédit photo : Ravell Call, Deseret News

L’info qui ne sert à rien

Baylor Romney (QB BYU) et son frère Gunner Romney (WR BYU) sont les neveux de Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachussetts et candidat républicain à l’élection présidentielle de 2012.

Cache-cache

Contre Oregon (31-35), Washington a tenté, et réussi, un petit tour de passe-passe sur retour de kick-off : avec deux joueurs en position pour recevoir le coup de pied, un de chaque côté du terrain, le joueur à l’opposé de la réception, WR Chico McClatcher (1 réception, 8 yards) s’est allongé dans la end-zone pour « disparaitre » temporairement, profitant de la couleur violette de la peinture de l’en-but semblable à celle de son maillot. Une longue passe transversale lui a alors ouvert la route pour remonter le ballon jusqu’à la ligne médiane, pour un joli gain de 47 yards.

Les Ducks auraient-ils dû s’étonner du jeu peu orthodoxe ? Probablement pas. Chris Petersen, dont tout le monde sait qu’il est adepte de « trick plays », avait déjà utilisé la tactique lors de ses années sur le turf bleu de Boise State. Seulement, les règles ont changé et les Huskies se sont pris une pénalité pour conduite antisportive…

Oregon, qui a désormais, remporté six de ses sept derniers matchs contre Washington et est solidement en tête de division North (4-0). Si des Martiens débarquaient cette semaine sur Terre, ils auraient du mal à croire qu’Oregon State sert de paillasson à la Pac-12. Après leur victoire à Cal (21-17), les Beavers (2-2) sont seuls deuxièmes de la division…

Le roi est mort…

Avec la défaite de Washington contre Oregon (31-35), Chris Petersen a perdu plus qu’un match de conférence contre un adversaire directe de la Pac-12 North. Il n’est désormais plus le Head Coach avec le plus haut pourcentage de victoire de FBS (cinq ans de coaching minimum). Le trône revient désormais à Dabo Swinney :

1. Dabo Swinney : 0.804 (116 V – 30 D)
2. Chris Petersen : 0.800 (144 V – 36 D)
3. Nick Saban : 0.795 (244 V – 63 D)

Encore raté

Jim Harbaugh a un meilleur record que 95% des coaches de FBS mais est 1-10 contre des équipes du Top 25 (1-7 à l’extérieur) et 0-8 en tant qu’outsider.

Michigan s’est incliné à Penn State (21-28) après un départ catastrophique (0-21 en milieu de deuxième quart temps). Rien de nouveau sous le soleil puisque les Wolverines ont été dominés 59-6 en premier quart temps lors de leurs huit dernières sorties chez un Top 25.

UofM a bien réagi par la suite et aurait même pu égaliser en toute fin de rencontre si WR Ronnie Bell (4 réceptions, 71 yards) avait contrôlé le cuir lancé par QB Shea Patterson (24/41, 276 yards, 1 INT / 12 courses, 34 yards, 1 TD) dans la end-zone à deux minutes de la fin du match.

Les Wolverines ont dominé les Nittany Lions dans les tranchées, à la possession de balle (38 minutes à 22), et en yards offensifs (417-283) mais ils se sont fait griller par deux fois par la paire QB Sean Clifford (14/25, 182 yards, 3 TD / 11 courses, 17 yards, 1 TD) – WR KJ Hamler (2 courses, 6 yards / 6 réceptions, 108 yards, 2 TD). C’est également ce dernier qui a tué le match en glânant un premier down et en enfonçant au passage un linebacker vingt-cinq kilos plus lourd que lui.

L’info qui ne sert à rien (mais tout de même)

La dernière victoire à l’extérieur de Michigan chez une équipe du Top 7 (classement de Penn State avant la rencontre) remonte à 1999. Un certain Tom Brady avait alors mené les Wolverines à un succès 31-27 à… Penn State.

QB Tua Tagovailoa, Alabama – Crédit photo : Getty Images

Touché mais pas coulé

Alabama n’a eu aucun mal à remporter son treizième match consécutif contre son grand rival Tennessee (35-13) mais, au-delà de la performance, le Crimson Tide a perdu QB Tua Tagovailoa (11/12, 155 yards, 1 INT) sur blessure à la cheville au deuxième quart temps.

Le quarterback de Bama a subi une petite intervention pour soigner son entorse et manquera, a minima, le prochain match du Tide contre Arkansas. Il aura alors une semaine de repos supplémentaire avant la venue de LSU le 9 novembre.

Prout

Jeremy Pruitt n’aime pas quand on n’applique pas les consignes. Contre Alabama (13-35), QB Jarrett Guarantano (7/16, 55 yards, 1 INT) a perdu la balle sur une quatrième tentative à un yard de l’en-but du Tide en milieu de dernier quart temps alors que Tennessee aurait pu revenir à neuf points (avant PAT) de Bama. Pire pour les Volunteers, DB Trevon Diggs (2 placages, 1 fumble recouvert, 1 TD) a récupéré la peau de cochon et remonté tout le terrain pour sceller le sort de la rencontre.

A sa sortie du terrain, le Head Coach des Vols a saisi son quarterback par la grille de son casque pour lui dire sa façon de penser. Après analyse de l’action et tout et tout, il semble que le jeu appelé était une course à gauche derrière un pull du guard. Les images montrent que les linebackers du Crimson Tide se sont précipités au centre, laissant ce coté gauche totalement vulnérable. Au lieu de convertir un touchdown facile, le QB de UTK a opté pour un QB sneak sur lequel il a perdu le ballon. Pour ne rien arranger, LB Quavaris Crouch (1 course, 1 yard / 4 placages, 0.5 TFL), à qui le hand-off prévu était destiné, a l’air complètement surpris par le déroulement de l’action, preuve, semble-t-il, que son QB n ;’en a fait qu`à sa tête. Apparemment, pas une raison suffisante pour se faire agripper le casque par son HC. Oui, Jeremy Pruitt aurait probablement dû lui mettre une petite tape sur les fesses, euh, sur l’épaule et lui dire que ça n’était pas grave et qu’il ferait mieux la prochaine fois. Et lui donner une médaille en chocolat pour le consoler de la défaite…

Quoi-terback ?

Contre Mississippi State (36-13), Joe Burrow (25/32, 327 yards, 4 TD) a battu le record de TD sur une saison de LSU détenu jusque-là par JaMarcus Russell (2003) et Matt Mauck (2006). Il ne lui aura fallu que sept matchs pour atteindre les vingt-neuf unités du record. Son septième match à plus de trois cents yards est également un record (égalé) de l’école.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Auburn a écrasé Arkansas (51-10). Les Tigers ont remporté leurs quatre dernières confrontations contre les Razorbacks par une marge moyenne de 39.3 points.

Clemson n’a fait qu’une bouchée de Louisville (45-10). Il a fallu près d’une mi-temps aux Tigers pour lancer la machine et puis le rouleau-compresseur ne s’est plus arrêté.

Minnesota a corrigé Rutgers (42-7) et limité les Scarlet Knights à quarante-huit yards au sol. Les Golden Gophers sont 7-0 la première fois depuis 1960, année où ils avaient remporté le titre national. 

Ohio State a étrillé Northwestern (52-3). Les Buckeyes sont la première équipe de la B1G à gagner leurs sept premiers matchs par plus de vingt points depuis 1973.

Oklahoma a fessé West Virginia (52-14) en ne laissant que cinquante-et-un yards au sol aux Mountaineers. QB Jalen Hurts (16/17, 316 yards, 3 TD / 10 courses, 75 yards, 2 TD) continue sa marche rapide vers l’Heisman.

Virginia a balayé Duke (48-14) avec pourtant un maigre avantage offensif (307 yards contre 250) mais en profitant de trois fumbles perdus par les Blue Devils.

Washington State a puni Colorado (41-10) avec, une fois n’est pas coutume, une grosse performance défensive. Les Buffaloes n’ont pas réussi à franchir la ligne sur sept de leur neuf derniers drives.

Cuillère de bois

Miami connait son pire début de saison de ce siècle en ayant déjà concédé quatre défaites en sept matchs.

Les Hurricanes ont entamé la saison par une courte défaite contre Florida (20-24) qui pouvait tout de même laisser espérer une bonne saison. Et puis les Canes sont entrés en mode schizophrène, perdant à North Carolina (25-28), contre Virginia Tech (35-42) et contre Georgia Tech (21-28 OT) mais gagnant contre Virginia (17-9), la seule défaite des Cavaliers en conférence.

La facile victoire contre Bethune-Cookman (63-0) et le succès plus difficile contre Central Michigan (17-12) empêchent Miami de débuter aussi mal qu’en 1997 lorsque les Hurricanes avaient subi quatre revers de rang lors de leurs cinq premiers matchs. Cette année-là, Miami avait terminé 5-6 dont 3-4 dans feu la Big East.

RB AJ Dillon, Boston College – Crédit photo : SI

Tops

Un flambeau pour… RB AJ Dillon (34 courses, 223 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Boston College contre NC State (45-24).

Un brasier pour… LB Hamilcar Rashed Jr. (7 pacages, 4 TFL, 3 sacks) et LB Riley Sharp (5 placages, 3 TFL, 3 sacks) et leurs six sacks combinés lors de la victoire d’Oregon State à Cal (21-17).

Un feu d’artifice pour… DB Antoine Winfield Jr (3 placages, 2 INT, 1 TD ) et ses deux interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la victoire de Minnesota à Rutgers (42-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Trevor Lawrence (20/29, 233 yards, 3 TD, 2 INT / 10 courses, 47 yards) et ses deux interceptions (toutes deux sur des passes dans la end-zone) dans le premier quart temps de la victoire de Clemson à Louisville (45-10). Le quarterback des Tigers a déjà été intercepté huit fois cette saison, deux fois plus qu’en quinze matchs en 2018.

Un seau d’eau pour… QB Ben Hicks (19/39, 182 yards, 1 TD, 1 INT) et son interception et ses deux fumbles perdus lors de la défaite d’Arkansas à Auburn (10-51).

Un naufrage titanesque pour… QB Johnny Langan (9/19, 48 yards, 3 INT / 13 courses, 19 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de Rutgers contre Minnesota (7-42).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

B1G : 0V – 0D (Total : 32V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 33V – 10D)
ACC(*) : 0V – 0D (Total : 30V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Clemson
#2 Ohio State– #3 Oklahoma

Aucune fantaisie cette semaine : Alabama a fait le boulot contre Tennessee (35-13) malgré la blessure à la cheville de Tua Tagovailoa, Ohio State a annihilé Northwestern (52-3), Oklahoma a dû compter sur un accident de chariot pour créer un peu de drame lors de son match contre West Virginia (52-14) et Clemson a (presque) enfin joué comme Clemson à Louisville (45-10).

Aux portes du paradis, LSU a tranquillement dominé Mississippi State (36-13) et doit saliver à l’idée d’affronter Bama potentiellement privé de Tua, Penn State a failli tout gâcher contre Michigan (28-21) après avoir mené de trois TD, Florida s’est défait d’une coriace équipe de South Carolina (38-27), Auburn aurait pu envoyer l’équipe B à Arkansas (51-10), Georgia a été tout moche contre Kentucky (21-0), Oregon a redonné de l’espoir à la Pac-12 en s’imposant à Washington (35-31), Utah a montré que sa défense n’est pas une blague contre Arizona State (21-3) et Notre Dame était en grasse matinée cette semaine. Et puis il y a Wisconsin…

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Jonathan Taylor (RB Wisconsin) qui est devenu le troisième junior de FBS à atteindre cinq mille yards au sol. Il rejoint LaMichael James (5082 yards) et surtout Herschel Walker (5259 yards) sur le podium. Il n’aura fallu que 736 courses à Jonathan Taylor contre 755 courses à LaMichael James pour atteindre la marque. Jonathan Taylor détient aussi le record de yards après deux saisons (4171 yards). Il ne reviendra probablement pas à Wisconsin pour son année de senior ce qui le laissera deuxième sur la liste des meilleurs coureurs des Badgers derrière Ron Dayne (7125 yards).

Membre de la Football Writers Association of America (FWAA), Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Décès de Howard Schnellenberger à l’âge de 87 ans

Le légendaire Howard Schnellenberger, qui avait notamment ravivé les programmes de Miami et Louisville, et construit de toutes pièces celui de Florida Atlantic, est décédé à l’âge de 87 ans.

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Les plus anciens d’entre-nous et les passionnés d’Histoire de la NFL se souviennent de lui pour sa moustache devenue blanche avec les années et pour sa pipe légendaire mais aussi pour avoir été le coordinateur offensif de la fameuse équipe des Dolphins de Miami lors de la « Perfect Season » de 1972.

Mais Howard Schnellenberger est définitivement devenu une légende du coaching lors de son passage au niveau NCAA. Plus de 35 ans de service et un parcours de Légende qui n’a jamais été reconnu à sa juste valeur.

Sans lui, il n’y aurait peut-être jamais eu l’éclosion du programme de Miami sur la scène nationale.

Certes, son bilan global en carrière (158-151-3 en 27 saisons universitaires) n’est pas le plus impressionnant mais lorsqu’il a eu comme objectif de reconstruire des programmes moribonds, il a toujours fait des miracles ! Sans lui, les stades actuels de Louisville et Florida Atlantic n’existeraient sans doute pas.

Partout où il est passé, Howard Schnellenberger a connu du succès. En 1983, il a mené les Hurricanes jusqu’à leur premier titre de champion national. Cette année-là, Miami a créé la surprise en s’imposant 31-30 face à Nebraska lors de l’Orange Bowl dans ce qui est encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands matchs de l’Histoire.

Pourtant, en 1979, l’université Miami se demandait s’il ne sera pas plus judicieux d’abandonner le programme de football tant il était moribond depuis des années. Quelques années plus tard, des quarterbacks comme Jim Kelly, Bernie Kosar et Mark Richt (qui deviendra head coach des Hurricanes en 2018) se sont révélés grâce à Howard Schnellenberger. Et dès sa 2ème saison avec les Canes, ce dernier a mis la main sur le Peach Bowl relançant alors un programme sud-floridien qui fera partie de l’élite nationale pendant 20 ans.

Puis, après un passage dans la United States Football League (USFL), il a pris en main les Cardinals de Louisville. Enfin, il a fondé le programme de football de l’université Florida Atlantic avec lequel il a été champion de conférence Sun Belt en 2007. Le stade des Owls portent d’ailleurs aujourd’hui son nom.

En 2011, après 50 ans passés sur les sidelines, Howard Schnellenberger a pris sa retraite suite à deux saisons consécutives conclues par des victoires en bowl game.

Avec une bague de vainqueur du Super Bowl et un titre de champion avec les Hurricanes, il est l’un des seuls coachs de l’Histoire à avoir été sacré champion dans la NFL et au niveau universitaire.

En 1985, il accepta le défi proposé par Louisville. Dès son arrivée, il annonça vouloir faire des Cardinals une équipe du Top 25 et planifia la construction d’un nouveau stade. Il promit également de relancer la rivalité avec le voisin Kentucky. Tout ceci est effectivement arrivé. La saison 1990 fût son chef d’oeuvres avec les Cards : un bilan de 10-1-1 et une victoire face à Alabama lors du Liberty Bowl.

Seule ombre au tableau : son passage à Oklahoma, en 1995. Un désastre. Un bilan de 5-5-1 pour une expérience qui ne durera qu’une seule saison.

C’est alors qu’il rebondit du côté de Boca-Raton (Floride) : il réussit à convaincre l’université Florida Atlantic de se lancer dans l’aventure du College Football ! L’équipe joua son premier match en 2001, puis les Owls ont remporté un titre de champion de conférence Sun Belt et deux victoires consécutives en bowl game (2010, 2011).

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Opération du genou pour WR George Pickens, sa saison 2021 compromise

Mauvaise nouvelle pour les Bulldogs de Georgia qui viennent de perdre l’ancien prospect 5-étoiles et receveur #2 de l’équipe, WR George Pickens, victime d’une rupture du ligament antérieur du genou droit.

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Crédit photo : PFF

Le coordinateur offensif Todd Monken et toute la Dawg Nation attendaient beaucoup du tandem QB JT Daniels – WR George Pickens sur lequel doit se recontruire une attaque de Georgia décevante l’an dernier (32.8 points par match, #38 du pays en 2020). C’est donc avec effroi que les fans des Bulldogs ont appris la blessure de leur receveur vedette.

WR George Pickens s’est blessé au genou, mardi dernier, lors d’un des spring practices 2021. Résultats des tests : rupture partielle du ligament antérieur du genou droit et une opération prévue dans quelques jours. La tuile pour coach Kirby Smart.

L’université Georgia a indiqué que le receveur junior a déjà entâmé ses traitements et devrait être de retour à 100% dans les prochains mois. La durée de son absence est estimé à… 9 mois.

« La bonne nouvelle est que l’IRM n’a montré aucun dommage structurel dans le genou. George est un gros travailleur. Je suis persuadé qu’il mettra la même éthique de travail dans sa convalescence que chaque jour à l’entrainement. » – Kirby Smart, head coach de Geogia.

Considéré comme l’un des plus prometteurs receveurs au niveau national et probable futur choix de 1er tour lors de la draft NFL 2022, WR George Pickens a capté 36 passes en huit matchs joués l’an dernier pour un total de 513 yards et 6 TDs. Dès son année freshman, il est devenu le receveur #1 de l’équipe (49 réceptions, 727 yards en 2019). Son absence potentielle pour l’intégralité de la prochaine saison est d’autant préjudiciable qu’il compte actuellement deux fois plus de réceptions en carrière qu’aucun autre receveur de l’effectif.

Reverra-t-on WR George Pickens sous le maillot des Bulldogs ?

Rien ne permet aujourd’hui d’en être certain. Alors que ses deux premières années NCAA plaident en sa faveur auprès des scouts NFL, il ne voudra certainement pas précipiter son retour sur les terrains au risque d’une rechute ou de subir une autre blessure susceptible de compromettre son statut lors de la draft 2022.

Quel est l’impact sur les Bulldogs ?

Après QB JT Daniels, WR George Pickens est probablement le joueur offensif ayant le pluys d’impact sur les performances de l’attaque de Georgia. Certes, la quasi-totalité du groupe de receveurs des Bulldogs est de retour la saison prochaine mais son absence laisse un grand vide tant il a démontré sa capacité à être un « game changer ». La pression sera donc plus grande sur WR Jermaine Burton, WR Kearis Jackson et WR Demetris Robertson.

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Le français Jordan Avissey transféré à Bethune-Cookman

Quelques heures après son départ de Buffalo, le français DE Jordan Avissey a annoncé via son compte Instagram qu’il poursuivra sa carrière avec les Wildcats de Bethune-Cookman au niveau FCS.

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Crédit photo : Buffalo Bulls Athletics

C’est donc une nouvelle page dans l’aventure Nord-américaine du défenseur de l’équipe de France. Recruté par les Bulls de Buffalo en 2019 en tant que prospect 3-étoiles à sa sortie du Cegep de Thetford-Mines (Canada), DE Jordan Avissey déménage à Daytona Beach (Floride).

S’engager envers le programme de Bethune-Cookman (FCS), ce n’est pas seulement un projet sportif mais également une opportunité de suivre un cursus académique dans une université traditionnellement noires (HBCU, Historically black colleges and universities).

Durant la période de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, les HBCU ont été créées par la communauté afro-américaine à destination de la communauté afro-américaine qui n’était alors pas admise dans les universités traditionnelles. Dans les années 60, les HBCU ont joué un rôle primordial dans la lutte pour les droits civiques des noirs aux États-Unis.

Sur le plan sportif, DE Jordan Avissey quitte donc la FBS pour rejoindre le championnat FCS (second niveau de la Division 1 NCAA). Dirigés depuis 5 saisons par coach Terry Sims, les Wildcats de Bethune-Cookman évoluent dans la Mid-Eastern American Conference (MEAC), une conférence qui a renoncé de jouer lors de la saison FCS de printemps 2021. Bethune-Cookman a été sacré champion de conférence à 5 reprises lors de la dernière décennie (2010, 2012, 2013, 2014, 2015).

Plusieurs joueurs ayant eu une belle carrière dans la NFL sont passés par le programme de Daytona Beach, le plus célébre d’entre-deux étant le membre du Pro Football Hall of Fame, OG Larry Little (intronisé en 1993). Plus récemment, les Pro Bowlers DB Nico Collins (ex-Green Bay Packers), Rashean Mathis (ex-Jacksonville Jaguars) et WR Eric Weems (ex-Atlanta Falcons) ont été des membres éminents de l’équipe de Bethune-Cookman.

Redshirté lors de sa première saison sous le maillot de Buffalo, DE Jordan Avissey n’a participé qu’à 5 matchs en 2020 accumulant 2 plaquages.

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Southern Illinois met fin à la série de 39 victoires d’affilée de North Dakota State

Triple champion national FCS en titre, #1 North Dakota State a sombré face à une surprenante équipe de Southern Illinois qui inflige au Bison sa première défaite depuis le 27 novembre 2017 !

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On les pensait invicibles tellement ils dominaient la FCS depuis plus de trois ans : les joueurs du Bison de #1 North Dakota State (1-1) ont pourtant sombré lors de leur second match de cette exceptionnelle saison de printemps 2021.

Lourdement battus par les Fighting Hawks de North Dakota lors du match d’ouverture, les Salukis de Southern Illinois (2-1) étaient sortis du STATS Top 25. Ils attendaient de pied ferme une équipe de #1 North Dakota State qui n’avait impressionné personne lors de sa première sortie face à Youngstown State (victoire 25-7).

Face à des Salukis remontés, les joueurs du Bison ont rapidement été bousculés sans jamais trouver de solution pour ralentir l’escouade offensive adverse (443 yards accordés). Les turnovers ont également fait très mal à l’équipe dirigée par coach Matt Entz. C’est après deux ballons perdus par le Bison que les Salukis ont définitivement creusé l’écart en début de 4ème quart-temps sur 2 TDs au sol réussis par RB Javon Williams (12 courses, 40 yards, 2 TDs) et RB Romeir Elliott (18 courses, 89 yards, 2 TDs) portant le score à 38-7. #1 North Dakota State ne s’en remettra jamais.

Sans rythme offensif et moins dominant dans les tranchées, le Bison a vascillé dès la 1ère mi-temps accordant 2 TDs au sol et 1 FG. Et sans un TD désespéré de WR Jake Lippe (3 réceptions, 53 yards, 1 TD) sur une passe Ave Maria de 37 yards de QB Zeb Noland (13/24, 159 yards, 1 TD, 1 INT), #1 North Dakota State serait rentré aux vestiaires avec 0 point au tableau d’affichage.

Crédit photo : Southern Illinois Athletics

Successeur de QB Trey Lance à la tête de l’attaque du Bison, QB Zeb Noland connait des débuts très difficiles lors de cette saison de printemps 2021 : trop de cibles ouvertes manquées, une efficacité à la passe qui laisse à désirer (52.4% de réussite) et comme il ne représente pas une menace dans le jeu au sol, les linebackers adverses optent régulièrement pour des coverages limitant notamment les possibilités de passe courte.

On retiendra également l’excellente prestation de QB Nic Baker (17/23, 254 yards, 1 TD), qui n’était pourtant que le backup du senior Kare Lyles en début de saison. Ce dernier s’est blessé à #14 North Dakota il y a une semaine. La connexion du quarterback des Salukis avec WR Avante Cox (7 réceptions, 138 yards) et WR Landon Lenoir (4 réceptions, 45 yards, 1 TD) a fait très mal à la défense verte et jaune.

Avec cette victoire surprise (le Bison était favori par 16.5 points), Southern Illinois met fin à une série de 8 défaites consécutives face aux triples champions nationaux FCS en titre. Il s’agit également de la plus lourde défaite de #1 North Dakota State depuis un revers 37-6 face à Cal Poly en 2005.

Comment expliquer cette défaite surprise de NDSU ?

L’une des forces du Bison est traditionnellment de contrôler le chronomètre et de conserver la possession du ballon beaucoup longtemps que l’adversaire. Or, Southern Illinois a privé #1 North Dakota State de ballon tout au long de ce match de conférence Missouri Valley. Le Bison n’a possédé le ballon que 18 minutes et 34 secondes, la plus mauvaise performance du programme de Fargo depuis sa montée en Division 1 en 2004 !

#1 North Dakota State est habituellement dominant en défense. Ce fût loin d’être le cas lors des deux premiers matchs de cette saison de printemps. Le Bison n’a toujours pas provoqué de turnover et n’a réussi que 2 sacks. Bien loin des 23 turnovers forcés en 2019 et des 44 sacks réussis en 16 matchs lors de leur dernier titre de champion national FCS. Le départ de 7 titulaires semblent handicaper l’équipe plus qu’on ne l’aurait imaginé.

Et tant que QB Zeb Noland ne représentera pas un danger pour l’adversaire, le Bison risque d’être totalement unidimensionnel et prévisible offensivement. Pas idéal dans une conférence Missouri Valley relevé et très robuste contre la course.

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