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College Football Report – Semaine 8

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report By Verchain Presented By The Blue Pennant is brought to you by the Jackson State University Prancing J-Settes.

 

Bon, ben… Nous partîmes 8 et par un prompt merdouillage massif nous nous trouvâmes 5 en arrivant au port… Et encore, USF n’est pas passé loin de la correctionnelle face à… U Conn…

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain écrit. C’est son côté Rain Man. Feel free to insult me in the comments section.

Alors que tous les signes dans le ciel semblent indiquer que nous pouvons sans doute nous préparer à un épisode 3 de Alabama – Clemson en janvier prochain, la vraie question demeure… Comment battre Alabama ?

Comment battre une équipe qui écrase tout sur son passage ? Qui prend l’avantage au score quasiment à chaque fois sur sa première série offensive ? Qui peut se permettre de mettre sur le banc quasiment à tous les matchs LE candidat au trophée Heisman sur le banc à l’issue du troisième quart-temps ?

Alabama a pourtant quelques ‘faiblesses’… Ou presque…

Tua n’a jamais eu besoin de forcer son talent. Le jeu de passes en attaque repose sur une merveille de timing entre Tua et ses receveurs. C’est un peu comme si le QB du Tide pouvait lancer les yeux fermés et tout de même trouver ses receveurs. Une solution pourrait donc être de perturber le rythme de l’attaque. De forcer Tua à conserver le ballon et à improviser. Mais les routes offensives des receveurs semblent tellement étudiées qu’il paraît quasiment impossible de mettre en travers le fonctionnement de l’escouade offensive. Pour pouvoir perturber les receveurs au moment de la mise au jeu, avant qu’ils ne prennent leur route assignée, et ainsi les ‘réorienter’, il faut des corners suffisamment costauds pour pouvoir lutter physiquement avec les receveurs… Et il faudrait faire une prise à deux systématique sur Jerry Jeudy… au risque de se faire dominer au centre par le tight end…

Je ne suis pas un type spécialisé dans la défense, mais l’équation semble complètement impossible à résoudre.

Alors, la solution pourrait bien être de conserver le ballon. En espérant sortir un big play ou deux dans le match. Tenir l’attaque hors du terrain. Par exemple avec un jeu de passe type West Coast, en se focalisant sur les corners du Tide, relativement peu expérimentés.

Louisiana State, qui n’est de toute façon pas aussi solide à première vue que le Crimson Tide, avec un match à venir à Baton Rouge, semble le seul obstacle conséquent sur la route menant ‘Bama à la saison parfaite.

Notre Dame, potentiellement #3 au classement final du CFPSC (souvenons-nous que le premier classement publié de la saison viendra dans une dizaine de jours), ne me semble pas en mesure d’exploiter les rares faiblesses du Tide…

Puisqu’il faut bien cibler une faiblesse, le kicking game est perpétuellement un sujet de plaisanteries, avec une équipe qui manque tout de même un paquet d’extra-points…

Le jeu de course n’est plus celui que nous avons connu lors des années précédentes, avec le mouvement qu’a entamé Alabama, comme un paquet d’autres équipes de la SEC, vers des attaques plus ouvertes… Cette saison, Alabama n’a pas eu besoin de s’appuyer sur un jeu de course conséquent, hormis sur les fins de match, mais sans enjeu tant l’écart au score semble toujours insurmontable…

Personne ne semble aujourd’hui en mesure de battre Alabama. C’est ce qu’on se disait aussi la saison passée… Avant ce match à Auburn…

#NotImpressed

En ce mois d’octobre, où la couleur rose fleurit sur les pompons des cheerbabes, dans les tribunes ou sur les uniformes, et un peu partout autour de nous, on ne peut qu’être d’accord :

Ainsi donc, Ohio State s’est ridiculisée à Purdue. Est-ce Purdue qui a sorti son match de la saison ? Parce que bon, certains ont beau prétendre que Purdue est meilleure que ce que son record indique, tout de même, les Boilermakers ont perdu contre une Directional Michigan, Eastern…

Ou est-ce une nouvelle fois la défaite alakon à laquelle les équipes des Buckeyes de Meyer nous ont habitué. Genre, ce match totalement ridicule à Iowa la saison passée…

Certains sur ESPN semblent croire que la B1G peut envoyer deux équipes en playoff, comme la SEC l’a fait l’an dernier. Tellement cette conférence est forte… C’est cela, oui… Une conférence où un champion potentiel perd largement contre une équipe qui a perdu contre Eastern Michigan… Non, mais, vous êtes sérieux, ESPN ?

Pour en revenir au sujet qui nous occupe, Ohio State a été totalement mis hors de position par une attaque de Purdue qui a réalisé son gros match de l’année.

Ohio State a été aussi efficace dans la red zone que le puceau moyen à une soirée branchouille.

Mais plus encore que le dernier clou dans le cercueil des espoirs de QB Dwayne Haskins de toucher le trophée Heisman, c’est la performance défensive des Buckeyes qui a été plus que suspecte.

Allez savoir, au fond, si la décision de Nick Bosa de profiter de la fin de saison pour soigner sa blessure et ne pas risquer de revenir sur le terrain et d’éventuellement de s’y blesser de nouveau, tout ça pour préserver sa position dans la draft à venir.

Fuck me sideways.

Je dois sans doute faire partie des vieux conservateurs. Mais là, tout de même, on se trouve devant une nouvelle décision individuelle qui vient foutre un grand coup de machette dans la conception du football comme le sport d’équipe ultime.

Eh, on parle d’un sport où même le meilleur joueur de l’histoire ne peut pas à lui seul gagner un match. On n’est pas au basket où un arrière ou un ailier qui prend feu peut bombarder 15 paniers à trois points. On n’est pas au baseball où un lanceur touché par la grâce lancerait le match parfait, strikeout après strikeout… On parle de football, où un quarterback ne survit que par la tenue de sa ligne offensive. Où un linebacker ne peut briller que parce que sa ligne défensive fait le boulot pour perturber les gros culs de la ligne offensive opposée. Etc, etc…

Mais non, l’individualisme a pris le dessus, et plus personne ne s’émeut de voir un McCaffrey ou un Fournette sécher les bowls de leur équipe pour ne pas risquer une blessure (ce qui montre, de toute façon et pour apporter de l’eau au moulin de Verchain, que les bowls ne servent à rien d’autre qu’à octroyer des bonus aux coaches ou aux AD), ou de voir Kelly Bryant décider de transférer immédiatement après avoir perdu sa place de titulaire à Clemson.

Le football universitaire n’est plus, on le sait depuis des années, qu’un immense camp d’entraînement pour la NFL. On doit vivre avec. Et s’appuyer sur le folklore qui l’entoure pour y trouver encore et toujours plus d’intérêt…

Donc, la B1G…

Il se pourrait que les puissances autorisées, dans les bureaux de la conférence, à Chicago, soient en train d’espérer que les Wolverines de Michigan, larges vainqueurs des Spartans de Michigan State, remportent le titre de la conférence pour la première fois depuis une éternité.

Après tout, Michigan n’a perdu pour le moment que contre Notre Dame, indépendante invaincue, qui semble pour le moment en ligne pour une participation au playoff. Battre Penn State (qui n’est pas du tout l’insubmersible vaisseau qu’on a pu nous présenter), et surtout aller gagner à Colombus, enverrait les Wolverines et les khakis de Harbaugh en finale de conférence. Aucune équipe de la B1G West ne semble en mesure de vaincre Michigan ou Ohio State en ce moment. D’ailleurs, les Harboys ont écrasé Wisconsin et Nebraska, et survécu difficilement contre Northwestern, l’équipe qui est la mieux placée pour l’instant pour remporter sa division mais qui n’a pas encore affronté ses concurrentes les plus sérieuses.

Maintenant… « The Game » (nom officieux) THE OSU – Michigan aura lieu dans le Horseshoe, l’antre des Buckeyes, et – si Harbaugh a vaincu le signe indien qui semblait empêcher son équipe de battre chez elle une équipe classée – Michigan n’en sera pas favorite…

Rappelons que le CFP n’a jamais eu en son sein d’équipe à plus d’une défaite. Dans la B1G, il n’y a aucune équipe invaincue (Alabama en SEC, Clemson en ACC, UCF & USF en AAC, Notre Dame) et seulement trois qui comptent une seule défaite (Ohio State, Michigan, Iowa) alors qu’on a encore quelques matchs qui peuvent venir perturber les chances de la B1G d’accéder au playoff dont la conférence a été tenue éloigner l’an dernier…

B1G Football, in a tweet…

Les perspectives ne sont pas meilleures dans la Pac12. Elles sont même bien plus mauvaises…

Après sa victoire contre Oregon, Wazzu est la seule équipe à ne compter qu’une seule défaite dans toute la conférence. Les Cougars ont perdu à USC. Et les Leach Boys doivent encore croiser les chemins de Stanford dès samedi prochain et de Washington en clôture de saison, pour l’Apple Cup. Sans compter un match piégeux au possible à Colorado… Bref, toute défaite de Washington State condamnerait la Pac12 à regarder une nouvelle fois le playoff à la télé. Mais bon, seul compte le Rose Bowl, n’est-ce pas ?

En attendant, il ne nous reste qu’une seule chose à faire. Sit down and have fun…

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week In Lane Kiffin : FAU n’est pas au mieux cette saison, avec une défaite contre Marshall ce samedi. Pas grave, Lane Kiffin, maître du Perlimpimpin avait prévu le coup…

 

  • This Week in Game of The Week You Might Not Have Heard About :

  • This Week In Rutgers : Seriously ?

  • This Week In Worse Than UTEP…

  • This Week In Otherwordly Football : Army a encore gagné un match sans compléter une seule passe. Jeeee-sus. On devrait interdire Army.

Verchain’s Billboard

Le Verchain’s Selection Comittee, présidé et administré par Verchain, qui synthétise après de longs débats dans un garage luxueux du Nord de la France les réflexions d’un comité composé de Verchain et Verchain, vous offre son classement des 25 premières équipes du college football, sans vous donner d’explications pourries, mais avec du Verchain Style inside.

#1 Alabama Crimson Tide (SEC)

Joe Manchin est candidat aux prochaines élections pour le Sénat dans l’état de Virginie Occidentale. Nick Saban apporte son soutien à Joe Manchin (Dem.). Joe Manchin va écrabouiller la concurrence, de 45 points.

#2 Clemson Tigers (ACC)

Soooo. Clemson won the Textile Bowl. Again.

 

J’en connais une que j’aimerai bien voir sans textile…

 

#3 Notre Dame Fighting Irish (TBP)

A part ça, dans la grande tradition de Verchain… A week without football means… Women’s Basket Ball

#4 UCF Knights (AAC)

Bon… ça va finir par démarrer une nouvelle tradition dans GameDay ??

 

Sinon, ben… Tremblez, braves gens…

 

#5 Florida Gators (SEC)

A part ça, dans la grande tradition de Verchain… A week without football means… Women’s Swimming and Diving…

#6 LSU Tigers (SEC)

Les uniformes de la mort qui tuent, sérieux. Stylez Points Aplenty.

 

A part ça… Un partenariat avec la WWE au programme ? Un magnifique simulacre de coup de tronche…

#7 Michigan Wolverines (Big Ten)

Michigan is classless… à la surprise de… personne…

A part ça, il y a un guignol (Dan Wolken de USA Today) qui prétend que les Wolverines sont la meilleure équipe de la B1G… Mmmh… C’est dire le niveau de la conférence…

#8 Georgia Bulldogs (SEC)

A part ça, dans la grande tradition de Verchain… A week without football means… we have to rush to find some Bulldogs’ non football related video…

#9 Texas Longhorns (Big XII)

A part ça, dans la grande tradition de Verchain… A week without football means… Women’s Softball

#10 Ohio State Buckeyes (BigTen)

Apparemment, Urban Meyer vient de se rendre compte qu’il est un vrai bon gros connard. Il se souvient tout à coup de ce que contenaient les messages texte effacés… oh… La preuve par l’image…

 

Making excuses. A sport in Ohio, I guess…

 

#11 South Florida Bulls (AAC)

 

Et ils osent appeler ça highlights…

Chacun sa définition…

 

#12 Oklahoma Sooners (Big XII)

This Week in Stooooopid Officiating…

#13 Texas A&M Aggies (SEC)

On ne t’a pas revue dans les tribunes… Pas grave, tu es pour toute la saison dans le College Football Report.

 

A part ça, dans la grande tradition de Verchain… A week without football means… Women’s Volleyball

#14 Washington Huskies (Pac12)

Happy Homecoming, she said… Yeah… I’m c… Forget about that… En attendant, les Huskies auront l’opportunité de ruiner les derniers espoirs de la Pac12 au cours de l’Apple Cup…

 

#15 West Virginia Mountaineers (Big XII)

A part ça, dans la grande tradition de Verchain… A week without football means… Rifle stuff ?

 

Sinon, bon, ben… La Virginie Occidentale, c’est un peu comme le Pas de Calais chez nous, quoi…

 

#16 Penn State Nittany Lions (Big Ten)

Avec cette histoire de Sandusky, machin tout ça, est-ce une bonne communication, Lions ?

 

Bon, ben, on va tout de même nominer Jules Vulcano pour le grand classement des Cheer of the Year… Parce qu’il faut bien nominer, de temps à autre, des cheerbabes de Penn State…

 

#17 Washington State Cougars (Pac12)

Can’t say that better myself…

 

#18 Oregon Ducks (Pac12)

No comment…

 

I said « no comment »

 

#19 Iowa Hawkeyes (Big Ten)

Buttfumble is back…

 

#20 Stanford Cardinal (Pac12)

#21 Michigan State Spartans (BigTen)

Sorry but…

 

#22 Kentucky Wildcats (SEC)

Welcome back into the ranks of bowl eligible teams, Wildcats…

#23 North Carolina State Wolf Pack (ACC)

Pas de honte à perdre face à Clemson, même largement… Par contre, trolling de compétition des Tigers…

#24 Virginia Cavaliers (ACC)

On peut parfois classer des équipes, comme ça, et ne pas avoir pour autant grand chose à en dire…

#25 Appalachian State Mountaineers (Sun Belt)

Fun Belt ?

 

Under consideration : Hawaii.

Three games to watch next week

Bon, ben, on a un petit peu de mal à trouver beaucoup de matchs intéressants, au papier, cette semaine encore. Remarquez, le plus intéressant, en ce moment, c’est de trouver le match qui risque de nous apporter l’upset de la semaine… Je ne m’y risquerai pas de nouveau…

South Florida Bulls at Houston Cougars : voilà qui pourrait bien ressembler à une future finale de LA conférence passionnante de la saison. Sérieusement. Oui, je sais, il y a UCF, Temple, plein de trucs… Mais c’est selon moi le plus gros test pour les Bulls, que je vois peut-être plus forts qu’ils ne sont réellement. Mais c’est fun, cette American. Sérieusement. Je m’en suis moqué tant que je pouvais pendant un moment. Ce temps là est derrière nous. L’American a remplacé la MAC et la MWC dans le rôle de The Little Conference That Could. Really.

Florida Gators at Georgia Bulldogs : The World’s Largest Cocktail Party, avec GameDay à proximité. La victoire finale en SEC East se joue maintenant. On attend donc un paquet de comas éthyliques…

Washington State Cougars at Stanford Cardinal : L’attaque du 21° siècle face à celle du 14° siècle. Tous les types payés bien cher dans les bureaux de la Pac12 espèrent un upset de la part de Mike Leach et compagnie. Sérieusement.

Also worth a look :

Texas at Oklahoma State – pour mettre un peu de boxon supplémentaire dans la Big12, poussez pour une victoire de Mike Gundy and the Wailers.
Notre Dame at Navy – Upset alert.
Iowa at Penn State – parce que oui, Penn State a encore une petite chance de remporter la B1G East… Enfin… Presque…
Clemson at Florida State – Just joking…

Not really football stuff… and then what ??

Les trucs alakon autour du football. Pas forcément tous les trucs alakon. Certains trucs alakon.

La carte tactique mise à jour

Your Scooter Vid Of the Week.

 

Une bonne vieille baston qui m’avait échappé la semaine passée. Arkansas at Ole Miss…

Verchain’s Crush of the Week – Non-Football Edition

Toujours dans les séries de Verchain, cette semaine l’une des dernières créations Netflix : The Haunting of Hill House.

 

Ghost Adventures en série, sans Zach Bagans et son crew… Bon, disons, c’est pas mal du tout… Donc, dans la série, bim, Kate Siegel…

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Comme la semaine dernière nous étions quasiment en mode « Full Sparty », il fallait en venir à l’un des rares groupes à valoir un peu le coup d’oeil dans la B1G. Michigan State.

 

Et nous nominons Kaylee Schuiteman au titre de Verchain’s Cheerleader of the Year (coming soon…)

C’est tout pour aujourd’hui. Alors…

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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Eric Bieniemy arrive à UCLA comme coordinateur offensif

L’ancien coordinateur offensif des Washington Commanders et des Kansas City Chiefs rejoint le coaching staff de HC DeShaun Foster pour diriger l’attaque des Bruins de UCLA.

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Crédit photo : Jerome Miron-USA TODAY Sports

L’un des coachs assistants les plus convoités de ces dernières années dans la NFL quitte le monde du football américain professionnel pour celui des rangs universitaires : Eric Bieniemy a finalisé les derniers détails d’un contrat de deux ans qui lui permet de revenir dans sa Californie natale et dans un programme qu’il connait déjà.

Cet embauche est un coup de maître pour HC DeShaun Foster et les Bruins qui s’étaient donnés pour objectif de renforcer le coaching staff de l’équipe avec un homme d’expérience connaissant, si possible, le programme de UCLA.

Ancien lycéen dans la région de Los Angeles, Eric Bieniemy retrouve donc sa Californie natale. Il avait également débuté sa carrière de joueur professionnel avec une équipe californienne, les Chargers de San Diego.

Un retour dans la NCAA

Tout semblait pourtant indiqué que l’ancien coordinateur offensif des Commanders et des Chiefs resterait dans la NFL. Il ne s’en était d’ailleurs pas caché indiquant avoir rencontré plusieurs managers généraux à la recherche d’un head coach ou d’un coordinateur offensif. Finalement, il a pris la décision de faire un retour dans la NCAA qu’il avait quitté en 2012.

Running back des Buffaloes de Colorado de 1987 à 1990 avec lesquels il a été sacré champion NCAA lors de sa dernière saison, Eric Bieniemy a fait ses premiers pas dans le coaching avec son alma mater, en 2001, comme coach des RBs. Poste qu’il va ensuite occuper à UCLA de 2003 à 2005 avant de faire le saut dans la NFL (Minnesota Vikings).

En 2011, il sera de retour à Colorado dans le coaching staff de HC Jon Embree pour deux saisons avant d’accepter de rejoindre les Chiefs de Kansas City avec lesquels il a remporté deux Super Bowls.

Un coach assistant d’expérience au côté de DeShaun Foster

Eric Bieniemy apporte donc à UCLA ses 16 années d’expérience dans le monde du coaching afin d’épauler le nouvel head coach des Bruins, DeShaun Foster, dont ce sera la première expérience dans un tel rôle.

Avec deux titres NFL à son actif et cinq finales de conférence consécutives avec les Chiefs de 2018 à 2022, Eric Bieniemy pense être capable d’attirer un certain nombre de recrues intéressées de développer leurs aptitudes au contact d’un coach qui a fait ses preuves.

« Mon objectif est de contribuer à susciter un certain intérêt auprès des étudiants-athlètes potentiels qui envisageraient de jouer pour UCLA alors que nous nous préparons collectivement à rejoindre la conférence Big Ten. » – Eric Bieniemy, coordinateur offensif de UCLA.

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Un juge fédéral suspend les règlements NIL de la NCAA

Une ordonnance préliminaire du juge Clifton L. Corker rend illégaux certains règlements de la NCAA qui ne pourra plus sanctionner des recrues qui ont signé des contrats NIL lors de leur processus de recrutement.

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Depuis toujours, l’amateurisme est le principe fondamental de la NCAA mais ce vendredi 23 février 2024 marquera peut-être un tournant irréversible.

En contestant l’interdiction imposée aux lycéens de signer des contrats NIL avant de rejoindre officiellement une université, le juge Clifton L. Corker a ainsi temporairement suspendu les règlements NIL de la NCAA ouvrant ainsi une voie royale à un concept longtemps combattu : le pay-for-play.

Cette ordonnance préliminaire du tribunal est applicable à tous les athlètes, dans tous les États et entre en vigueur immédiatement. La NCAA devrait faire appel de cette décision.

La décision du Juge Clifton L. Corker n’est finalement pas une nouveauté en soi puisqu’elle ne fait que rendre légale une pratique qui existait déjà depuis des mois. En effet, plusieurs cas de recrues ayant signé des contrats NIL avec un Collectif (regroupement de boosters qui mettent en commun leurs ressources financières) avant de signer leur lettre d’intention ont fait la Une des médias ces derniers mois. Il suffit de penser aux affaires Jaden Rashada à Florida, Nico Iamalaeva à Tennessee ou Amarius Mims à Florida State.

Toutefois, cette ordonnance permet désormais aux recrues de signer de tels contrats NIL sans crainte de répercussions sur leur éligibilité NCAA. Cette décision du juge rend illégales toutes sanctions que la NCAA pourrait prendre contre les recrues qui auraient signé un contrat NIL lors de leur processus de recrutement. C’est un changement majeur qui met un terme à un principe fondamental du modèle d’amateursime de la NCAA. Il est maintenant possible de payer des recrues pour qu’elles viennent jouer pour une université plutôt qu’une autre.

Pour rappel : depuis que des lois NIL ont été votées dans divers États et entrées en vigueur en 2021, la NCAA a tenté d’imposer ses propres règlements visant à restreindre l’utilisation des contrats NIL par les universités dans le processus de recrutement des lycéens. La NCAA voulait défendre l’idée fondamentale selon laquelle les athlètes universitaires ne devraient pas être payés en fonction de leurs performances sportives.

Les règlements actuels de la NCAA autorisent seulement les étudiants-athlètes déjà inscrits à l’université de signer des contrats NIL avec des boosters ou avec des collectifs officiels. La NCAA n’autorise pas les recrues – lycéens ou joueurs transférés – de signer de tels contrats, estimant que cela constitue une incitation au recrutement.

Le 31 janvier dernier, les procureurs généraux des États du Tennessee et de la Virginie ont contesté cette interdiction en déposant conjointement des poursuites judiciaires contre la NCAA devant un tribunal fédéral à la suite de publication d’informations selon lesquelles la NCAA enquêtait sur les activités de recrutement de l’université Tennessee et du Spyre Sports Group – un collectif associé de manière non officielle aux activités sportives des Volunteers – concernant spécifiquement le prospect 5-étoiles QB Nico Iamaleava. Ce dernier a finalement signé sa lettre d’intention à Tennessee en janvier 2023.

Dans son ordonnance, le juge a noté que « bien que la NCAA autorise les étudiants-athlètes à tirer profit de leurs droits à l’image et de représentation, elle ne parvient pas à démontrer en quoi le moment où un étudiant-athlète signe un tel contrat détruirait l’objectif de préserver l’amateurisme ».

C’est pourtant bien ce principe d’amateurisme dans la NCAA qui vient de voler en éclats.

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Le CFP approuve le format 5+7 pour les playoffs à 12 équipes

Le conseil d’administration du College Football Playoff a voté à l’unanimité en faveur du format 5+7 qui garantit aux cinq champions de conférence les mieux classées une participation aux playoffs.

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Crédit photo : Joe Camporeale-USA TODAY Sports

En plus des cinq champions de conférence les mieux classés se joindront les 7 équipes les mieux classées au CFP Rankings (« at-large »). À travers ce vote de mardi 20 février, le conseil d’administration du College Football Playoff a ainsi confirmé officiellement le passage des playoffs de 4 à 12 équipes.

Après des mois de retard causés par une demande d’une conférence Pac-12 au bord de l’implosion, la décision a finalement été prise mardi matin lors d’une réunion virtuelle des 10 présidents et chanceliers de la FBS et du président de Notre Dame, le Révérend John Jenkins. Le vote devait être unanime pour que le format « 5+7 » soit approuvé. Depuis des mois, la Pac-12 demandait un report de ce vote alors qu’elle travaillait à déterminer son avenir suite à une réorganisation importante de la conférence.

Le président de Washington State, Kirk Schulz, qui représente la Pac-12 au conseil d’administration du College Football Playoff, a déclaré à ESPN la semaine dernière qu’il consulterait la présidente d’Oregon State, Jayathi Y. Murthy, et « serait prêt à voter » ce mardi. Avec ce format « 5+7 », aucune des deux universités ne peut se qualifier pour une invitation automatique en tant que championne de conférence au cours des deux prochaines saisons mais Kirk Schulz a concédé que l’option des sept équipes qualifiées « at-large » étaient plus bénéfiques pour la Pac-12 Pac-2 à l’inverse de la proposition originale du format « 6+6 » composé de six champions de conférence et six équipes « at-large ». Ce format « 6+6 » avait été proposé avant que la conférence Pac-12 ne perde successivement USC, UCLA, Washington et Oregon (Big Ten) puis Cal et Stanford (ACC) et enfin Utah, Arizona, Arizona State et Colorado (Big 12).

Ce format 5+7 devrait garantir aux champions de conférence de la SEC, de la Big Ten, de la Big 12 et de l’ACC une place dans les playoffs auxquels s’ajoutera le champion de la conférence du Group of 5 le mieux classé. Toutefois, le CFP n’a intentionnellement pas fait référence au Group of 5 dans sa description du format car il existe une possibilité qu’un champion d’une des quatre conférences du Power 4 (SEC, Big Ten, Big 12, ACC) soit moins bien classé qu’un champion de l’American Athletic Conference (AAC), de la Conference USA, de la Mountain West, de la Sun Belt ou de la Mid-American Conference (MAC). Ce fût le cas en 2021 lorsque Cincinnati (champion de l’AAC) termina #4 alors que Pittsburgh (champion de l’ACC) fût classé #12 avec deux défaites.

À noter que dans ce format à 12 équipes, les quatre champions de conférence les mieux classés seront automatiquement têtes de série (1 à 4) et exempts au premier tour. Conséquence directe de ce format : Notre Dame ne pourra jamais faire partie des têtes de série puisque les Fighting Irish n’appartiennent à aucune conférence. De plus, Notre Dame devra remporter 4 matchs de playoffs pour gagner le titre national ce qui peut paraître équitable puisque les têtes de série ont dû obtenir leur position en remportant un Conference Championship, soit un match de plus que les Fighting Irish au terme de la saison régulière.

Crédit photo : The Ringer

Un ajustement rendu nécessaire par la future disparition de la Pac-12

En restant avec le format « 6+6 » initialement choisi, cela aurait garanti l’accès aux playoffs aux deux champions de conférence du Group of Five les mieux classés. En 2023, ces équipes étaient #23 Liberty (C-USA) et #24 SMU (AAC). #24 SMU a finalement été battu par Boston College lors du Fenway Bowl tandis que #23 Liberty a été malmené par Oregon lors du Fiesta Bowl (défaite 45-6).

En passant à un format 5+7, le conseil d’administration du CFP s’est donc simplement réaligné sur le but original du format « 6+6 » qui ne devait garantir qu’une seule place à un champion du Group of Five. Bien que la conférence Pac-12 pourrait éventuellement se reformer en ajoutant des membres d’autres conférences en plus d’Oregon State et Washington State, il est peu réaliste de penser qu’elle pourra être l’égal de l’ACC ou de la Big 12…

Le prochain contrat TV pourrait tout remettre en cause

Le format 5+7 pourrait n’être qu’une solution provisoire alors que le CFP négocie actuellement un nouvel accord sur les droits medias qui entrera en vigueur une fois que son contrat actuel avec ESPN expirera après la saison 2025.

Bien qu’il ait été rapporté que le CFP et ESPN ont convenu d’une prolongation de contrat de six ans d’une valeur totale de 7,8 milliards de dollars, Jon Steinbrecher, membre du conseil d’administration du CFP, a récemment contesté cette information.

Alors que la Big Ten et la SEC continuent de renforcer leur pouvoir dans le paysage des sports universitaires américains, on s’attend à ce que leurs commisionnaires respectifs poussent afin d’obtenir certains avantages dans le futur tant en termes de distribution des revenus que d’équipes qualifiées pour les playoffs. Un format de College Football Playoff qui reposerait exclusivement sur le CFP Rankings (et qui ne garantirait donc pas aux champions de conférence une place automatique) profiterait probablement aux conférences les plus puissantes qui réclameraient ainsi des parts plus importantes des revenus du CFP.

Qu’on se le dise : ce format « 5+7 » à 12 équipes ne survivra peut-être pas plus de deux ans.

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Partenariat Big Ten/SEC : vers la sécession entre le College Football et la NCAA ?

Les conférences Big Ten et SEC annoncent la création d’un « groupe consultatif » conjoint composé des présidents d’université, des chanceliers et des directeurs athlétiques pour réfléchir à l’avenir du sport universitaire.

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Crédit photo : WBRC

Est-ce le premier pas vers une sécession entre le College Football et la NCAA ?

Ils vous diront le contraire – pour le moment – mais Tony Petitti et Greg Sankey, les deux commissionnaires de la Big Ten et de la SEC respectivement, ont finalement formalisé ce qui était une relation d’intérêts communs existant depuis plusieurs mois entre les deux conférences majeures du College Football. La Big Ten et la SEC représentent 34 des 134 membres de la Division I-A soit 25% des membres. Certains l’appellent déjà le Power 2.

Alors que la NCAA est la cible de plus en plus de critiques, la Big Ten et la SEC ont donc conjointement annoncé la création d’un « groupe consultatif » composé des présidents d’université, des chanceliers et des directeurs athlétiques. Si cette nouvelle entité n’a aucune autorité légale, son objectif est clair : « jouer un rôle de leadership dans le développement de solutions viables pour un avenir durable du sport universitaire ».

Ce « groupe consultatif », dont le mode de fonctionnement reste encore vague, discutera des récentes décisions de justice, des litiges en cours, de propositions de gouvernance et des lois promulguées par différents États. Selon le communiqué conjoint, ce groupe « collaborera avec d’autres entités si nécessaire ». Cette déclaration se veut rassurante à l’égard des autres conférences mais qu’on ne se trompe pas, la Big Ten et la SEC ont bien l’intention d’imposer leurs décisions futures à ceux qui gravitent autour d’elles (ou ce qu’il en restera…).

Les membres de ce groupe consultatif devraient être nommés d’ici quelques semaines, même si la cadence de ses réunions n’a pas encore été déterminée. Ce groupe n’aura aucune autorité pour agir de manière indépendante et servira uniquement d’organe consultatif, ont indiqué Tony Petitti et Greg Sankey qui en feront évidemment partie.

Greg Sankey et Tony Petitti – Crédit photo : on3

Pour le moment, la Big Ten et la SEC ont souhaité confirmer leur attachement à la NCAA et à sa gouvernance mais elles ont également rappelé leurs « investissements substantielles » ne laissant aucun doute sur leur volonté de voir les choses changer dans un court délai.

Ce que reprochent principalement Tony Petitti et Greg Sankey à la NCAA : son manque de proactivité et ses réponses lentes et en décalage avec l’évolution actuelle du sport universitaire. Calendrier (saison régulière, recrutement, transferts, camp d’entrainement, etc…), format des playoffs, partage des revenus, statut de l’étudiant-athlète et leur mode de rémunération : tous ces sujets font actuellement débat et malgré l’ouverture affichée par le nouveau président de la NCAA, Charlie Baker, la haute autorité des sports universitaires semble toujours en mode réactif, sans avoir de vision claire pour l’avenir.

Or, la Big Ten et la SEC reconnaissent « l’urgence de faire face à des défis similaires dans ces circonstances ». En effet, les deux conférences sont les plus riches de la Division I-A (FBS) et doivent notamment gérer l’impact des contats NIL, qui encadrent le droit de représentation et le droit à l’image des étutiants-athlètes, de manière bien différente aux autres conférences.

Depuis plusieurs mois, Greg Sankey regrette que la NCAA impose des règles identiques à l’ensemble des universités alors que leur contexte est trop hétérogène les unes par rapport aux autres. En d’autres termes, il souhaite que les conférences les plus riches puissent prendre davantage de décisions pour elles-mêmes.

La création de ce « groupe consultatif » est très probablement la première étape de la prise d’indépendance du College Football avec la NCAA.

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