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The Big Game : Washington @ Utah

Présentation du duel au sommet de la conférence Pac-12 entre les Huskies de #4 Washington et les Utes de #17 Utah.

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Crédit photo : Otto Greule Jr/Getty Images

#4 Washington (7-0) @ #17 Utah (7-1)

Salt Lake City, Utah
Rice-Eccles Stadium
Samedi 29 octobre 2016
15h30 (heure Est, 21h30 en France)

Voilà déjà venir la fin du mois d’octobre et chaque semaine qui passe apporte son lot de matchs improbables et de nouvelles surprises un peu partout dans le pays. Des têtes tombent, les rankings sont modifiés et rares sont les équipes qui font l’unanimité chez les observateurs (coucou Alabama). Mais s’il y a bien une conférence du Power Five où tout semble sens dessus dessous depuis le début de la saison, c’est bien la Pac-12.

Il y a encore quelques mois à peine, on en faisait la nouvelle meilleure conférence du football américain universitaire, on l’adoubait comme successeur de la toute-puissante SEC. Force est de constater aujourd’hui que ceux qui clamaient haut et fort cette passation de pouvoir se sont fourrés le doigt dans l’œil jusqu’au nombril. Au nord, les cadors des dernières saisons comme Stanford et Oregon voguent de désillusion en désillusion et tutoient le fond du classement. Au sud, les universités de Californie du sud (USC, UCLA) et de l’Arizona (Wildcats et Sun Devils) qui dominaient traditionnellement les débats se retrouvent propulsées en bas de tableau.

Depuis l’élargissement à 12 équipes en 2011, les finalistes de la conférence étaient à chaque fois issus de ces six équipes. Mais les temps changent, au nord les équipes de l’état de Washington (Huskies et Cougars) ont pris le pouvoir avec une fiche parfaite de 4-0 en matchs de conférence jusqu’à maintenant. Au sud, Utah et Colorado caracolent en tête et espèrent bien s’inviter en finale pour la toute première fois depuis leur accession à la conférence il y a 5 ans.

Et ce week-end, nous allons avoir droit à un vrai choc entre équipes classées, entre le leader de la division nord et le leader de la division sud : affiche que l’on pourrait donc revoir le 2 décembre prochain à Santa Clara pour la finale de conférence !

ENJEUX DU MATCH

D’un côté, une des 9 dernières équipes invaincues de la FBS, la seule dans la conférence Pac-12 et véritable sensation de ce début de saison : les Huskies de #4 Washington de coach Chris Petersen. Qui aurait pu s’imaginer ça il y a 8 ans à peine lorsque le programme de Seattle terminait la saison 2008 avec une fiche de 0-12 ? Malgré une saison dernière plutôt décevante (terminée avec une fiche de 7-6), nombreux sont ceux qui avaient anticipé un excellent cru pour la troisième saison de coach Chris Petersen à la tête de l’équipe et on ne peut que leur donner raison pour le moment.

Il faut dire qu’il peut s’appuyer sur une des révélations de ce début de saison, peut-être même le seul qui puisse soutenir la discussion avec l’ahurissant QB Lamar Jackson de Louisville, en la personne de QB Jake Browning (1709 yds, 26 TDs, 2 INTs, 69 yds au sol et 4 TDs), qui réalise un début de saison absolument fabuleux pour sa deuxième année universitaire. Car en plus du nombre de passes de touchdown qui le place au 3ème rang national et avec seulement 2 interceptions, il possède également l’un des meilleurs taux de réussite (68.6 % de passes complétées) ce qui le place au deuxième rang du pays au niveau de l’évaluation (rating de 199.6 !). Derrière Jackson, il fait pour le moment figure de principal outsider dans la course au trophée Heisman, rien que ça. Mais même s’il polarise toutes les éloges autour des performances offensives impressionnantes des Huskies (4ème attaque du pays avec une moyenne de 48.3 points/match), QB Jake Browning n’est pas le seul playmaker de l’attaque. Il peut compter sur la présence de RB Myles Gaskin (727 yds, 6 TDs) qui s’affirme comme un des meilleurs coureurs de la conférence, peut-être même du pays et reste sur trois matchs à plus de 100 yds au sol dont une énorme performance contre Oregon avec 197 yds ! On surveillera également RB Lavon Coleman (432 yds, 2 TDs) qui a la particularité de posséder la meilleure moyenne du pays (8.5 yds/course !) pour les joueurs avec au moins 50 tentatives. Sur les côtés, les cibles préférées de QB Jake Browning se nomment WR John Ross (486 yds, 9 TDs) et WR Dante Pettis (457 yds, 8 TDs) mais la défense adverse devra également garder un œil sur le rapide WR Chico McClatcher (313 yds, 4 TDs).

De l’autre côté du ballon, on retrouve une escouade défensive redoutable sous la houlette du coordinateur Pete Kwiatkowski, arrivé de Boise State avec coach Chris Petersen en 2014. Moins médiatisée que chez certains « gros » programmes du pays, la défense des Huskies n’en est pas moins l’une des toutes meilleures de la nation avec seulement 14.6 points encaissés/match depuis le début de l’année. Son point fort est vraisemblablement la ligne défensive avec des joueurs de gros gabarits mais également très mobiles tels que NT Elijah Qualls (20 plaquages, 2 sacks), DT Vita Vea (23 plaquages, 3.5 sacks, 1 fumble forcé) et DL Greg Gaines (19 plaquages, 3.5 sacks). Cela laisse plus de liberté au groupe de linebackers emmené par l’excellent rusher LB Joe Mathis (25 plaquages, 5 sacks), blessé et incertain pour ce week-end, qui compte également des joueurs polyvalents comme LB Azeem Victor (48 plaquages, meilleur de l’équipe, 1 FF), LB Keishawn Bierria (40 plaquages, 1 FF), LB Connor O’Brien (11 plaquages, 2 sacks, 1 INT) et LB Psalm Wooching (23 plaquages, 4.5 sacks, 1 FF). Le secondary semble solide mais n’a jusqu’à maintenant pas rencontré de véritable menace aérienne et aura sans doute davantage de travail au moment de rencontrer California ou Washington State en fin de saison. Pour le moment, S Budda Baker (31 plaquages, 0.5 sack, 1 INT, 1 FF) montre sereinement la voie à ses coéquipiers et la paire formée par CB Sidney Jones (19 plaquages, 1 INT) et CB Kevin King (18 plaquages, 1 INT) fait le travail.

Face à ces Huskies aux dents longues qui ne visent maintenant rien d’autre qu’une place au College Football Playoff, on retrouve les Utes de #17 Utah qui depuis deux saisons s’installent doucement mais sûrement parmi les meilleurs programmes de la division Sud. Malgré la perte de titulaires importants à l’intersaison, coach Kyle Whittingham est parvenu à reconstruire une équipe solide et semble en capacité d’atteindre le plateau des 10 victoires pour la seconde année consécutive, avec à la clef une qualification pour la toute première finale de conférence Pac-12 de l’histoire du programme.

Et pour mener l’attaque des Utes dans cette saison de transition, rien d’autre qu’un ancien Huskie en la personne de QB Troy Williams (1725 yds, 7 TDs, 5 INTs, 145 yds au sol, 5 TDs) qui a porté le maillot de Washington en 2014 (5 matchs joués, 1 titulaire) avant de devoir passer par la case junior college en 2015 et de se voir offrir une seconde chance par coach Kyle Whittingham et son staff lors de la dernière intersaison. Chance qu’il a su saisir avec brio car même si les statistiques ne font pas tourner les têtes, QB Troy Williams a montré qu’il était capable de faire gagner son équipe depuis le début de la saison : nul doute que le match de ce week-end aura comme un air de revanche pour lui et qu’il aura a cœur de montrer à son ancienne équipe qu’il peut tout à fait jouer et gagner au plus haut niveau. Derrière lui, l’incroyable coureur RB Joe Williams (586 yds, 5 TDs) qui sort d’un match exceptionnel à UCLA : 332 yds au sol et 4 TDs, il totalise donc la bagatelle de 511 yds sur les deux dernières rencontres ! Absolument énorme, surtout lorsque l’on sait qu’il avait annoncé sa retraite en début de saison avant de revenir sur sa décision à la demande du staff suite aux blessures à la pelle à ce poste : la saison de RB Armand Shyne (373 yds, 4 TDs) est terminée suite à sa blessure au genou contre Arizona et RB Zach Moss (315 yds, 2 TDs) s’est également blessé lors du match contre Cal. De son côté, le groupe de receveurs est emmené par le senior WR Tim Patrick (429 yds, 5 TDs) qui domine largement ses équipiers au niveau statistique alors qu’il vient de rater les trois derniers matchs sur blessure, une véritable hécatombe chez les Utes ! Le staff espère cependant pouvoir l’aligner pour la réception des Huskies, mais rien n’indique qu’il sera à 100% de ses moyens. En son absence, QB Troy Williams peut compter sur WR Raelon Singleton (307 yds, 1 TD), WR Cory Butler-Byrd (263 yds) ou encore TE Evan Moeai (196 yds), mais aucun de ces joueurs ne semble capable d’endosser le costume de go-to guy de WR Tim Patrick, ce qui devrait augurer une attaque fortement orientée vers le jeu de course si l’absence de ce dernier se prolonge.

Du côté de la défense, l’escouade s’était montré particulièrement convaincante depuis le début de l’année avant de prendre l’eau contre UCLA malgré la victoire (52-45), une réaction est donc attendue ce week-end face à l’armada offensive des Huskies. La ligne défensive est particulièrement féroce du côté des Utes malgré la perte pour la saison de DE Kylie Fitts (4 plaquages, 1.5 sack) après seulement deux rencontres. En son absence, on assiste à la montée en puissance de DE Hunter Dimick (36 plaquages, 6 sacks, 1 FF), DE Pita Taumoepenu (22 plaquages, 3 sacks, 2 FF) et DT Filipo Mokofisi (30 plaquages, 4 sacks, 1 FF) qui supportent l’épatant NT Lowell Lotulelei (11 plaquages, 1 sack) souvent vu comme un futur premier tour de draft même si ses statistiques actuelles sont pour le moins modestes. Le groupe de linebackers est peut-être le point faible de cette escouade, mais possède néanmoins quelques éléments intéressants à commencer par LB Sunia Tauteoli (43 plaquages, 1 sack, 1 INT, 1 FF) qui vient néanmoins de manquer le dernier match face à UCLA après être sorti sur blessure la semaine précédente. Avec LB Cody Barton (38 plaquages, 1 sack) et LB Kavika Luafatasaga (20 plaquages), ce sont les trois seuls linebackers à compter plus de 10 plaquages dans l’équipe ! Le secondary, par contre, est aussi une véritable force du côté de Salt Lake City malgré la débâcle du week-end passé (464 yards et 5 TDs encaissés par le remplaçant QB Mike Fafaul de UCLA). Il faudra absolument resserrer les boulons au vu du calibre de l’adversaire à venir, mais nul doute que S Chase Hansen (49 plaquages, 1 sack, 1 INT, 2 FF), CB Reggie Porter (26 plaquages, 2 INTs), CB Brian Allen (22 plaquages, 1 sack, 4 INTs) et CB Justin Thomas (21 plaquages, 1 sack, 1 FF) auront à cœur de se rattraper après la dernière sortie ratée. Le gros coup dur dans ce groupe est la blessure du leader S Marcus Williams (32 plaquages, 3 INTs, 1 FF) aggravée lors du match à Oregon State et qui n’a pas joué depuis. Peu d’informations ont filtrés sur son état de santé mais il se pourrait qu’il soit absent pour une durée de plusieurs semaines, en espérant que sa saison ne soit tout simplement pas terminée.

DUELS CLES

D’un côté, un jeune quarterback qui explose cette saison et qui ne lance que 2 interceptions en sept rencontres tout en réussissant 26 touchdowns sur la même période. De l’autre, un secondary réputé pour son opportunisme et qui se trouve à la première place nationale pour le nombre d’interceptions réalisées (14). Avouez que l’opposition a du style !
Car c’est bien là que résidé la clef de cette rencontre : dans la capacité du secondary des Utes à ralentir au maximum, voir à stopper, la machine QB Jake Browning. Ce dernier reste sur une série de trois matchs (dont Stanford et Oregon) sans lancer la moindre interception. Dans le même temps, il a lancé pour… 12 touchdowns! Aucun quarterback dans les Power Five ne possède un meilleur ratio TD/INT, tout simplement.

Le secondary de Utah sort donc d’une performance aussi rare que misérable contre UCLA, où l’absence de S Marcus Williams s’est fait cruellement sentir : entre plaquages ratés et big plays accordés, le backup QB des Bruins s’est amusé tout l’après-midi et les Utes ne doivent la victoire qu’à la prestation hallucinante de RB Joe Williams… et à quelques big plays défensifs tout de même (4 interceptions réalisées). Pour ne pas rassurer les fans du côté de Salt Lake City, la seule rencontre de l’année où les joueurs de coach Kyle Whittingham ont rencontrés un quarterback de premier plan, en l’occurence QB Davis Webb de California, ils sont tombés pour la seule fois de la saison (défaite 23-28 avec 4 passes de TD encaissées). A ce titre, le rôle du jeune FS Jordan Fogal (12 plaquages 2 INTs, 1 FF) sera déterminant pour éviter de prendre l’eau, lui qui a su malgré tout se faire remarquer contre les Bruins avec 2 interceptions réussies.

Alors, toute l’issue du match repose sans doute là-dessus: même diminuée, la défense de Utah sera-t-telle capable de faire déjouer le prodige QB Jake Browning? Où bien celui-ci sera-t-il tout simplement trop fort, dans la continuité de son début de saison de folie? Réponse samedi soir!

FACTEUR X

Il est certain que le rôle de la défense des Utes sera crucial et même décisif face à l’attaque de feu des Huskies. Mais si le programme de Salt Lake City veut avoir sa chance, il va également falloir que son attaque soit productive et inscrive des points au tableau d’affichage. Au vu des dernières rencontres, un seul homme semble cristalliser tous les espoirs des fans de Utah et apparaît comme capable de porter l’équipe à lui tout seul comme il vient de le faire ces dernières semaines : l’ex-néo-retraité RB Joe Williams.

Après avoir annoncé sa retraite mi-septembre car il se sentait au bout du rouleau, tant physiquement que mentalement, il a accepté de revenir au bout d’un mois à la demande du coaching staff suite aux nombreuses blessures au sein de l’effectif. Et une semaine plus tard, le voilà qui pulvérise le record de l’université (332 yards en 29 portées) et réalise la meilleure performance au sol dans un match FBS depuis le record absolu de RB Samaje Perine avec Oklahoma en 2014 (427 yards) ! Accélération foudroyante, pointe de vitesse impressionnante, RB Joe Williams a offert un véritable récital aux spectateurs du Rose Bowl de Pasadena. Il est certain que la puissante ligne défensive des Huskies ne sera certainement pas aussi facile à traverser que celle des Bruins, mais depuis son retour le coureur semble en état de grâce. Et s’il continue sur cette folle lancée, qui sait comment le choc au sommet de la conférence Pac-12 pourrait bien se terminer ?

STUFF

• Interrogé sur l’état d’esprit des défenseurs de UCLA après la victoire des Utes à Los Angeles la semaine dernière, RB Joe Williams a répondu :

« Je suis a peu près certain qu’ils étaient fatigués de regarder l’arrière de mon maillot traverser le terrain ».

Pan, dans les dents.

• Avec son match monstrueux (332 yards, 4 TDs), RB Joe Williams est le premier coureur de la conférence Pac-12 à passer la barre des 300 yards depuis la saison 2012 où deux coureurs avaient réussi cette performance (RB Ka’Deem Carrey de Arizona avec 366 yards contre Colorado, record de la conférence Pac-12 et RB Kenjon Barner de Oregon avec 321 yards contre USC). Il poste donc également la meilleure performance au niveau FBS depuis presque 2 ans et le record de RB Samaje Perine et explose au passage l’ancien record du programme de Utah établi en 1999 par RB Mike Anderson lors du Las Vegas Bowl (254 yards lors d’une victoire 17 à 16 contre Fresno State). Historique.

• Coïncidence amusante, les deux joueurs ayant connu une après-midi monumentale à Pasadena (RB Joe Williams et QB Mike Fafaul de UCLA) ont joué ensemble à l’académie militaire de Fork Union, en Virginie.

• C’est peu de dire que l’infirmerie de l’université de l’Utah est pleine à craquer: DE Kyle Fitts, LB Marcus Sanders-Williams, C Hiva Lutui, OL JJ Dielman, TE Siale Fakailoatonga, RB Armand Shyne sont blessés pour le reste de la saison. A divers degrés, S Marcus Williams, CB Dominique Hatfield, CB Reggie Porter, LB Sunia Tauteoli, NT Lowell Lotulelei, C Lo Falemaka, RB Zach Moss, RB Troy McCormick, RB Jordan Howard, WR Tim Patrick et WR Cory Butler-Byrd ont manqué où vont encore manquer du temps de jeu. Coach Kyle Whittingam, a la tête des Utes pour la 12ème année, est absolument consterné :

« Je n’ai pas le souvenir d’une année avec autant de blessures ».

• D’après ESPN Stats & Info, Washington est le programme qui a réussi le plus de sacks au niveau national lorsqu’ils envoient 4 pass rushers ou moins, depuis la prise de fonction de Chris Petersen en 2014 (96 réussis). C’est 5 de plus que le second, Alabama (91).

• Toujours d’après ESPN Stats and Info, QB Jake Browning et ses Huskies ont marqué un TD sur 15% des jeux joués en shotgun, le meilleur taux de tout le pays. RB Myles Gaskin est le leader de la conférence Pac-12 pour les yards au sol, tandis que son remplaçant RB Lavon Coleman possède la meilleure moyenne au niveau national avec minimum 50 portées de balles (8.5 yds/course). 10 joueurs différents ont réceptionné au moins 1 TD (meilleur du pays) et le rating de QB Jake Browning est de 30 points plus élevé que celui du deuxième meilleur quarterback de la conférence (QB Sam Darnold, USC). Feu d’artifice offensif!

• Les adversaires des Utes font en moyenne face à une 3ème tentative et 8.3 yards à parcourir. Seules les défenses de Michigan, Miami et Alabama arrivent à mettre leurs adversaires dans une position plus difficile.

• A égalité avec Clemson, Utah est l’équipe qui a remporté le plus de victoires décidées sur une possession (4) cette saison. Ce total grimpe à 8 depuis le début de la saison 2015, et 13 sur les trois dernières saison, trois de plus que la seconde équipe au niveau FBS. Gagner petit, mais gagner quand même.

• Classé #4 de l’AP Top 25 cette semaine, Washington connait son meilleur classement depuis plus de 15 ans (2000, saison terminée en tant que #3 national).

• La saison dernière, Utah avait remporté le duel face au Huskies pour la toute première fois dans l’histoire des deux programmes en 9 confrontations (victoire 34-23 des Utes à Seattle). Washington mène donc toujours largement la série 8 victoires à 1.

PRONOSTIC

Washington 41, Utah 17. Deuxième chance pour les Utes dans cinq semaines ?

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

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Preview 2018 : Texas Longhorns

Portés par une défense agressive, les Longhorns devront nettement s’améliorer en attaque pour se mêler à la lutte au titre de champion de conférence Big 12.

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Texas Longhorns

Conférence Big 12

En 2017 : 7-6, 5-4 Big 12. Texas Bowl : victoire 33-16 contre Missouri.
Head Coach : Tom Herman, 2ème année (7-6) – Résultats en carrière: 29-10.
Coordinateur offensif : Tim Beck, Herb Hand.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 7 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : WR Reggie Hemphill-Mapps, DT Poona Ford, LB Malik Jefferson, S Deshon Elliott, P Michael Dickson.
Joueurs à suivre : QB Sam Ehlinger, WR Collin Johnson, DE Breckyn Hager, LB Gary Johnson, CB Kris Boyd.

Des débuts catastrophiques. Battus 51-41 par Maryland à domicile, les Longhorns version Tom Herman n’auraient pas pu démarrer plus mal une saison 2017 qui s’est finalement conclue par un triomphe face à Missouri lors du Texas Bowl.

Pour la première fois depuis 2013, Texas a terminé une saison avec un bilan positif (7-6). Si Tom Herman a fait moins bien que le légendaire Mack Brown lors de sa première saison (9-4, victoire lors du Cotton Bowl et le Heisman pour Ricky Williams), il a fait mieux que son prédécesseur, Charlie Strong (6-7, défaite lors Texas Bowl). Mais plus que les comparaisons avec ses devanciers, Tom Herman sait que son vrai défi est ailleurs : redonner confiance et une mentalité de vainqueur à un groupe de joueurs fragilisés psychologiquement après des années de médiocrité.

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Dès son arrivée, Tom Herman a fait la promesse que plus jamais les Longhorns ne seront considérés comme un équipe faible et facile à jouer. Jour après jour, l’ancien coach de Houston impose sa rigueur et son inflexibilité. Effrayés par des méthodes de travail intransigeantes, près d’une douzaine de joueurs éligibles ont quitté le navire dont les leaders ILB Malik Jefferson (meilleur joueur défensif de la Big 12 en 2017), S DeShon Elliott et CB Holton Hill.

Mais Tom Herman sait que son équipe commence à lui ressembler. Pour franchir un cap, il sait aussi que l’efficacité de son quarterback devra être en nette progression. Ni QB Sam Ehlinger, ni QB Shane Buechele n’ont encore démontré la régularité nécessaire pour que Texas se mêle à la lutte dans la conférence Big 12. En embauchant Herb Hand (ex-Auburn) pour diriger la ligne offensive, le coach des Longhorns espère que son QB sera mieux protégé et une nette amélioration d’un jeu au sol anémique l’an passé.

Défensivement, le coordinateur Todd Orlando a répondu aux attentes faisant de Texas l’une des équipes les plus opportunistes du pays (7 TD défensif en 2017) ce qui lui a valu une augmentation salariale à hauteur de 1.7 millions de $ par saison.

Si on y aoute une formidable promotion lors du dernier recrutement, les Longhorns semblent aller dans la bonne direction. Le départ de plusieurs QBs talentueux à travers la Big 12 ouvre peut-être la porte d’un retour de Texas parmi l’élite de la conférence après presque 10 années d’insignifiance.

Attaque

Épouvantable. Il n’y a pas d’autre façon de qualifier la performance offensive des Longhorns en 2017. Que ce soit au sol ou dans les airs, ils ont été incapables de trouver leur identité. De nombreuses blessures ont obligé de jeunes joueurs à faire leur début prématurément et jamais Texas n’a pu aligner un effectif constant rendant difficile la progression des automatismes.

Plus la saison 2017 a avancé et plus la ligne offensive s’est désagrégée. Du coup, coach Tom Herman a procédé au remplacement du coach de ligne, Derek Warehime, par l’ancien d’Auburn, Herb Hand. Objectif simple : retrouver les fondamentaux afin de mieux protéger le quarterback (34 sacks accordés en 2017) et ouvrir des brèches pour le jeu au sol.

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Tout juste transféré de Rice après avoir été titularisé à 36 reprises, le senior LT Calvin Anderson pourrait stabiliser ce secteur de jeu. Désigné successeur du All-American LT Connor Williams (parti en NFL), son arrivée pourrait être cruciale. Aucun autre joueur ne semble assuré d’une place de titulaire. Toutefois, le senior LG Patrick Vahe et le junior C Zach Shackelford devraient conserver leur statut… au moins pour débuter la saison. Le senior RG Elijah Rodriguez et le sophomore RT Derek Kerstetter seront en concurrence avec le sophomore OG Tope Imade et le redshirt freshman OT Sam Cosmi.

C’est la grande incertitude au poste de quarterback. Malgré leur réputation de future vedette, le sophomore QB Sam Ehlinger et le junior QB Shane Buechele ont encore tout à prouver. Aucun des deux n’a pris le dessus sur l’autre au cours des entrainements printaniers. QB Shane Buechele (1405 yards, 7 TD, 4 INT en 2017) avait débuté la saison 2017 comme titulaire avant qu’une blessure ne l’oblige à laisser sa place au mobile QB Sam Ehlinger (1915 yards, 57.5% d’efficacité, 11 TD, 7 INT et 381 yards au sol, 2 TD en 2017). Si ce dernier parvient à mieux protéger le ballon et améliore son efficacité à la passe, il sera l’homme de Tom Herman. Car sa capacité à courir avec le ballon en fait une double menace pour les défenses adverses. Si aucun des deux ne convainc, les deux true freshmen QB Cameron Rising et QB Casey Thompson pourraient avoir une belle carte à jouer.

Les Longhorns ont conclu les spring practices avec l’idée que le jeu serait assuré par un comité composé des deux sophomores RB Daniel Young (373 yards au sol, 3 TD en 2017) et RB Toneil Carter (252 yards au sol, 3 TD en 2017). Loin d’être du niveau de leur prédécesseurs (D’Onta Foreman, Malcolm Brown, Johnathan Gray), ils peuvent apporter une aide précieuse sur le jeu de passe grâce à leurs mains sûres. Mais la bonne nouvelle pour un jeu au sol anémique l’an dernier (139.6 yards par match, #95 du pays) : l’arrivée via un grad transfer de l’ancien joueurs de California, RB Tre Watson (1380 yards et 8 TD en carrière à Cal). Éligible dès septembre prochain, il sera peut-être celui qui redonnera vie à un secteur habituellement fort du côté d’Austin.

L’inquiétude est nettement moins importante au sujet d’un groupe de receveurs très prometteurs mais qui devra être plus constant que la saison passée. Les juniors WR Collin Johnson (54 réceptions, 765 yards, 2 TD en 2017), WR Devin Duvernay (9 réceptions, 124 yards en 2017) et WR Lil’Jordan Humphrey (37 réceptions, 431 yards, 1 TD en 2017) ainsi que les seniors WR Herrod Heard (20 réceptions, 156 yards, 1 TD en 2017) et WR John Burt (11 réceptions, 177 yards, 1 TD en 2017) forment la 2ème meilleure escouade de receveurs de la Big 12 derrière celle de West Virginia.

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L’intimidant bloqueur TE Andrew Beck est de retour après avoir manqué la saison 2017 sur blessure tandis que le sophomore TE Cade Brewer (9 réceptions, 80 yards, 2 TD en 2017) apportera une autre option au jeu aérien des Longhorns.

Défense

Malgré la perte de nombreux joueurs sur blessure en début de saison et après avoir affronté certains des meilleurs quarterbacks du pays (Baker Mayfield, Mason Rudolph, Will Grier), la défense 3-3-5 de Texas a conclu sa saison sur une excellente note en limitant l’attaque explosive de Missouri à 16 petits points.

Le coordinateur défensif Todd Orlando a fait un travail énorme avec un groupe de joueurs déstabilisés par les systèmes inadaptés de Vance Bedford. Du coup, le secteur défensif est devenu LA force des Longhorns leur permettant régulièrement de rester au contact dans certains matchs alors que l’attaque se noyait.

Certes, remplacer le robuste DT Poona Ford sera un gros défi mais le retour de blessure de NT Chris Nelson (18 plaquages, 3 pour perte, 1 sack en 2017) et la présence du junior DT Gerald Wilbon et du sophomore DT Ta’Quan Graham sont rassurant pour un solide run stop l’an dernier (106.8 yards accordés au sol, #8 du pays en 2017). Sur les extérieurs de ce front three, le senior DE Charles Omenihu (27 plaquages, 4 sacks en 2017) sera de retour tout comme le meilleur pass rusher des deux dernières saisons, le senior DE Breckyn Hager (22 plaquages, 4 sacks en 2017). La star montante, le sophomore DE Marquez Bimage, apporte une profondeur intéressante à un secteur à améliorer.

Considéré comme le meilleur linebacker sorti du niveau Junior College en 2017, le senior WLB Gary Johnson (57 plaquages, 6 pour perte, 2 sacks en 2017) n’aura pas déçu. Titularisé en fin de saison, il a démontré un leadership en plus d’un instinct phénoménal qui en feront la pierre angulaire des systèmes de Todd Orlando en 2018. On en a presque oublié que le capitaine LB Malik Jefferson a renoncé à son année senior pour se présenter à la draft NFL. WLB Gary Johnson sera aligné aux côtés du senior MLB Anthony Wheeler (45 plaquages, 2.5 sacks en 2017) au centre du second rideau défensif. Repositionné de son poste de defensive end à celui de B-Backer, OLB Malcolm Roach (33 plaquages, 2 sacks en 2017) pourrait être la révélation de la saison pour le pass rush des Longhorns. On gardera également un oeil sur le true freshman 4-étoiles ILB Ayodele Adeoye que Todd Orlando pourrait lancer dans le grand bain dès le match d’ouverture face à Maryland.

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Comme l’an passé, le backfield défensif semble la grande force de Texas grâce notamment à l’arrivée d’une génération de defensive backs exceptionnelle. S DeShon Elliott est parti pour la NFL après avoir marqué 2 TD sur ses 6 INTs réussies en 2017 mais le poste de safety sera encore très solide en 2018. Le senior SS P.J. Locke (36 plaquages en 2017) et le junior FS Brandon Jones (61 plaquages en 2017) sont de retour et le coaching staff pourrait ne pas résister à voir à l’oeuvre les deux true freshmen 5-étoiles, S Cade Sterns (#19 prospect du pays en 2018) et S B.J. Foster (#24 prospect du pays en 2017). Au poste de cornerback, le senior CB Kris Boyd (54 plaquages, 2 INT, 2 TD en 2017) sera un excellent mentor pour le true freshman CB Anthony Cook. Le senior CB Devante Davis (25 plaquages, 2 INT en 2017) devrait assurer la transition avant que ce dernier ne fasse ses débuts comme titulaire. Le sophomore NB Josh Thompson succédera à Antwuan Davis.

Équipes spéciales

Après avoir repoussé l’adversaire dans ses 20 yards à 42 reprises l’an dernier (nouveau record de la fac), l’australien P Michael Dickson laisse un grand vide au sein des équipes spéciales suite à la fin de son éligibilité au niveau NCAA. Il passera le relais… à son cousin (!), le true freshman P Ryan Bujcevski. Les Longhorns espèrent qu’il sera du même pedigree. La coaching staff espère également que l’arrivée du freshman K Cameron Dicker mettra une certaine pression sur le senior K Joshua Rowland (11/19 FG en 2017) qui a semblé perdre sa confiance l’an dernier. Sur les retours de coup de pied, les deux receveurs KR Devin Duvernay et PR Jerrod Heard succèderont à Reggie Hemphill-Mapps, parti lors de l’intersaison.

Calendrier

Revanche sera le maitre-mot des Longhorns en début de saison. Battus par Maryland à domicile et par USC au Coliseum de Los Angeles, ils feront le voyage chez les Terps en week 1 et accueilleront les Trojans en week 3 avec la ferme intention de démontrer leur progrès. Tulsa sera également reçu à Austin en week 2 dans le cadre des matchs hors-conférence.
Par la suite, Texas aura la chance de recevoir dans leur Darnell K Royal Memorial Stadium leurs principaux adversaires dans la conférence Big 12 (TCU, West Virginia, Iowa State, Baylor). Les deux déplacements à Texas Tech et Kansas seront surement moins périlleux que celui à Oklahoma State, le 27 octobre. Le traditionnel Red River Showdown face à Oklahoma se déroulera toujours au Cotton Bowl lors de la week 6.

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Match clé
vs Texas Christian, le 22 septembre
Ce match est déjà surnommé « The Hangover Bowl » (le bowl de la gueule de bois). Les deux équipes s’affrontent une semaine après un choc inter-conférence qui aura peut-être laissé des traces. Texas Christian est opposé à Ohio State lors de la week 2 au cours de laquelle Texas aura accueilli USC. Boom ! Laquelle de ces deux équipes s’en remettra le plus vite ? La vainqueur de ce duel marquera des points cruciaux en vue d’une qualification pour la finale de conférence.

Conclusion

Les attentes étaient très élevées l’an passé pour la première saison de coach Tom Herman. Finalement, les Longhorns ont dû batailler pour s’assurer une participation à un bowl. Toutefois, cela n’a pas entamé le vent d’optimisme qui souffle sur le campus d’Austin (Texas) d’autant que la dernière promotion de recrues est prometteuse. L’incapacité à protéger la possession du ballon à des moments-clés ont tué les Longhorns en 2017. Une plus grande maturité de QB Sam Ehlinger devrait permettre à Texas de commettre moins de turnovers permettant à l’attaque de franchir un cap. Certes, le coordinateur défensif Todd Orlando devra remplacer certains éléments importants mais ce secteur devrait rester très solide en 2018. Ainsi, deux victoires de plus que l’an dernier parait un objectif raisonnable. Il faudra peut-être attendre encore un an avant de voir Texas lutter pour le titre de conférence.

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Preview 2018 : Oklahoma Sooners

Orphelins de leur leader offensif des trois dernières saisons, QB Baker Mayfield, les Sooners sauront-ils tourner la page en restant au sommet d’une conférence Big 12 dont ils sont champions depuis trois ans ?

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Oklahoma Sooners

Conférence Big 12

En 2017 : 12-2, 8-1 Big 12. Champion de la conférence Big 12. Demi-finaliste national. Rose Bowl : défaite 54-48 OT face à Georgia.
Head Coach : Lincoln Riley, 2ème année (12-2) – Résultats en carrière: 12-2.
Coordinateur offensif : Cale Gundy, Bill Bedenbaugh.
Coordinateur défensif : Mike Stoops.
Titulaires de retour : 6 en attaque, 6 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Baker Mayfield, OT Orlando Brown, TE Mark Andrews, DE Ogbonnia Okoronkwo, LB Emmanuel Beal, S Steve Parker.
Joueurs à suivre : QB Kyler Murray, RB Rodney Anderson, WR Marquis Brown, WR CeeDee Lamb, OT Bobby Evans, DE Amani Bledsoe, LB Caleb Kelly, LB Kenneth Murray, P/K Austin Seibert.

Le 7 juin 2017, tout aurait pu basculer pour les Sooners d’Oklahoma. Ce jour-là, coach Bob Stoops annonçait sa retraite, à 56 ans, après 18 ans de bons et loyaux services marqués par 10 titres de champion de conférence Big 12 et un titre de champion national en 2000. L’ère Lincoln Riley commençait.

Coordinateur offensif des Sooners depuis 2015, l’ancien QB de Texas Tech prenait alors le relais d’une Légende avec la bénédiction du président David Boeren et du directeur athlétique Joe Castiglione. Et quel succès ! Dès la week 2, Oklahoma s’imposa à Ohio State pour donner le ton d’une saison 2017 qui ne prit fin qu’après une double-prolongation en demi-finale nationale… perdue 54-48 face à Georgia lors d’un Rose Bowl épique.

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La transition entre Stoops et Riley s’est ainsi faite sans douleur probablement aussi parce que la relation entre le nouvel head coach d’Oklahoma et son quarterback titulaire, Baker Mayfield, était établie depuis 2 ans. Trouver un successeur au vainqueur du trophée Heisman 2017 et 1er choix de la dernière draft NFL sera la grand défi de Lincoln Riley en 2018.

Pressenti comme le prochain titulaire, le junior QB Kyler Murray aurait pu faire le saut chez les professionnels… du baseball ! Finalement, celui qui a été drafté au 1er tour par les A’s d’Oakland a choisi de revenir un an chez les Sooners avant de rejoindre la MLB. Il sera protégé par une ligne offensive expérimenté et entouré d’une pléthore de playmakers tant dans le jeu au sol que dans les airs. De sa réussite à mener l’attaque no-huddle dépendront les succès d’Oklahoma en 2018.

Certes, plusieurs leaders défensifs sont partis au cours de l’intersaison mais avec la meilleure réserve de talents de la Big 12 et une excellente promotion de recrues, les Sooners seront encore les favoris pour remporter un 4ème titre de champion de conférence et ils seront de sérieux prétendants à une place en College Football Playoff.

Attaque

Coach Lincoln Riley a démontré qu’il savait construire une attaque et appeler des systèmes efficaces avec des quarterbacks comme Baker Mayfield et Shane Carden (à East Carolina). Sera-t-il aussi à l’aise avec un quarterback du profil de QB Kyler Murray ? Probablement le quarterback le plus rapide et le plus explosif au niveau national mais limité dans l’exécution de ses passes, l’ancienne star du lycée d’Allen (il n’a pas perdu un seul match en 3 ans avec un bilan de 43 victoires et 0 défaite) sera une arme fatale sur les read options ou les QB draws. Le coach des Sooners souhaite-t-il vraiment revoir toute sa stratégie pour un joueur qui quittera le campus la saison prochaine ? Si l’expérience Kyler Murray devait ne pas être concluante, Lincoln Riley pourrait se tourner vers le junior QB Austin Kendall, joueur au profil plus traditionnel de pocket passer.

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Le successeur de Baker Mayfield aura l’aide d’un groupe de running backs ultra-talentueux et fourni, comme souvent à Oklahoma. Le junior RB Rodney Anderson (1161 yards au sol, 13 TD en 2017) s’est révélé l’an dernier dès lors qu’il a été titularisé lors de la week 8. Auteur d’une performance exceptionnelle au cours du dernier Rose Bowl, il mènera la charge aux côtés du sophomore RB Trey Sermon (744 yards au sol, 5 TD en 2017). Ces deux-là ont accumulé 1905 yards au sol et inscrit 18 TD en 2017. Malgré le transfert de RB Abdul Adams à Syracuse, la profondeur derrière eux ne manque pas avec le redshirt freshman RB Kennedy Brooks et le true freshman 4-étoiles RB T.J. Pledger.

Le départ de TE Mark Andrews forcera Lincoln Riley à adapter son playbook. Le poste de tight-end sera probablement moins utilisé dans le jeu aérien mais ce secteur restera très solide grâce au retour du speedster junior WR Marquise « Hollywood » Brown (57 réceptions, 1095 yards, 7 TD en 2017) et du sophomore WR CeeDee Lamb (46 réceptions, 807 yards, 7 TD en 2017). Les juniors WR A.D. Miller et WR Mykel Jones (16 réceptions, 310 yards, 1 TD en 2017) seront également insérés dans plusieurs schémas.

Malgré la perte de LT Orlando Brown et de C Erick Wren, la coaching staff des Sooners est très confiant vis-à-vis d’une la ligne offensive qui faisait partie des meilleures du pays l’an passé. Il faut dire qu’avec un total combiné de 102 titularisations, les cinq joueurs qui débuteront la saison 2018 ne manquent pas d’expérience. Après avoir joué comme tackle droit l’année dernière, le junior LT Bobby Evans succédera à Orlando Brown comme tackle sur le côté aveugle à gauche du senior LG Ben Powers. Au centre, le redshirt freshman C Creed Humphrey pourrait être préféré à l’ancien titulaire, C Jonathan Alvarez. Sur le côté droit, le senior RT Dru Samia sera fidèle au poste après avoir été titularisé à 34 reprises lors des trois dernières saisons. Le junior RG Cody Ford devrait également débuter la saison.

Défense

On ne peut pas s’empêcher de penser que si le coordinateur défensif Mike Stoops n’était pas le frère de l’ancien head coach des Sooners, il ne serait surement plus à son poste en 2018. Car son bilan est peu glorieux. En 6 saisons, Oklahoma a terminé hors du Top 50 en défense à 4 reprises. Et la campagne 2017 ne fût pas très encourageante (394.9 yards accordés, #67 du pays).

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Pour que les Sooners puissent réellement se mêler à la course au titre national, cette défense devra progresser, et ce, sans le meilleur pass rusher de l’équipe en 2017, DE Ogbonnia Okoronkwo (20 sacks en carrière), et sans le leadership de S Steve Parker, tous deux partis durant l’intersaison. Seulement deux seniors titulaires l’an passé seront de retour en 2018. Ainsi, la défense d’Oklahoma pourrait être l’une des plus jeunes du Power Five.

Depuis quelques années, la ligne défensive des Sooners a souffert d’un manque de playmakers et de profondeur. Cela pourrait changer. Malgré la perte de DE Ogbonnia Okoronkwo, elle pourra compter sur les juniors DE Kenneth Mann (28 plaquages, 4 sacks en 2017) et DE Mark Jackson Jr tandis que le true freshman DE Jalen Redmond, annoncé comme l’une des futures stars de l’équipe, devrait manquer l’intégralité de la saison (caillots sanguins). À l’intérieur de cette défense qui alternera les systèmes 4-3 et 3-4, on retrouvera le canadien DT Neville Gallimore (28 plaquages en 2017), le junior DT Amani Bledsoe (18 plaquages, 2 sacks en 2017) ainsi que le senior NG Marquise Overton (43 plaquages en 2017) dans son rôle de nose guard.

La jeunesse et l’inexpérience du groupe de linebackers ne semblent pas inquiéter Mike Stoops. Il faut dire que le sophomore WLB Kenneth Murray (68 plaquages, 1 sack en 2017), premier freshman des Sooners à être titularisé au poste d’ILB depuis 1975, est l’un des plus grands espoirs de l’équipe. Il formera un trio prometteur avec l’ancien prospect 5-étoiles, SLB Caleb Kelly (56 plaquages, 1 sack, 1 INT en 2017), et le sophomore MLB Jon-Michael Terry. Le senior WLB Curtis Bolton, le sophomore SLB Addison Gumbs et le redshirt freshman MLB Levi Draper essayeront de bousculer cette hiérarchie.

Toute amélioration du secteur défensif passera par de nets progrès au niveau du backfield défensif car la saison 2017 fût un désastre (238.4 yards accordés par match, #87 du pays). Or, ce secondary pourrait souffrir de son inexpérience, là aussi. SS Khalil Haughton (29 plaquages en 2017) est le seul senior de l’équipe à prétendra à un poste de titulaire. Il pourrait être aligné aux côtés du sophomore FS Robert Barnes. Le junior CB Parnell Motley (63 plaquages, 2 INT en 2017) et le sophomore CB Tre Norwood (30 plaquages en 2017) sont de retour mais l’un deux pourrait perdre son statut de titulaire au profit de la sensation du printemps, le true freshman CB Brendan Radley-Hiles. Sans oublier les sophomores CB Jordan Parker (blessé lors du 1er match en 2017) et CB Tre Brown (12 plaquages en 2017) qui ont fait leurs premiers pas l’an passé.

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Équipes spéciales

C’est un secteur fort des Sooners en raison de la présence de l’homme à tout faire, le senior P/K Austin Seibert (17/21 FG et 42.3 yards par punt en 2017). Régulièrement sélectionné dans les équipes All-Big 12, il pourrait devenir le meilleur kicker et punter de l’Histoire d’Oklahoma. Sur retour de coup de pied, les Sooners souhaitent être plus agressifs et dynamiques. Ainsi, le receveur PR CeeDee Lamb et le running back KR Marcelias Sutton pourraient mis à contribution en 2018.

Calendrier

En plus de son traditionnel calendrier de matchs de conférence Big 12, Oklahoma jouera trois matchs inter-conférence… à domicile. Ainsi, les Sooners débuteront leur saison 2018 face à Florida Atlantic dans un match intrigant en raison de la présence de coach Lane Kiffin sur le banc des Owls. La semaine suivante, c’est Chip Kelly et les Bruins de UCLA qui feront le déplacement au Memorial Stadium. Défaites interdites au risque de perdre déjà tout espoir de participation aux playoffs. Army sera le 3ème adversaire hors-conférence d’Oklahoma. Après ce mois de septembre qui les verra également affronter Iowa State en week 3 et Baylor en week 5, les Sooners seront en danger face à Texas lors du classique Red River Showdown (le 6 octobre) et lors de deux déplacements à Texas Christian (le 20 octobre) et surtout à West Virginia (le 23 novembre).

Match clé
vs Texas, le 6 octobre
Sans un 4ème quart-temps d’anthologie de QB Baker Mayfield, coach Tom Herman aurait pu remporter son premier affrontement avec Lincoln Riley. Texas a encore en travers de la gorge ce comeback de folie des Sooners et les Longhorns seront revanchards comme jamais. Un match à haut risque pour un programme d’Oklahoma ambitieux.

Conclusion

Malgré une baisse attendue de production de leur attaque suite au départ du vainqueur du trophée Heisman, QB Baker Myafield, les Sooners débuteront la saison 2018 comme favoris pour remporter un 4ème titre consécutif de champion de conférence. Le junior QB Kyler Murray va prendre la succession et s’il devait être en difficulté dans le jeu aérien, Oklahoma peut toujours compter sur un jeu au sol ravageur derrière une ligne offensive robuste. Auteur de plus de 200 yards au sol lors du dernier Rose Bowl, RB Rodney Anderson a tout de la future star de cette attaque. Avec un secteur offensif en transition, les Sooners auront besoin du soutien d’une défense… qui a accordé 394 yards par match en 2017 (#67). Stopper l’attaque au sol adverse et limiter le nombre de big plays dans le jeu aérien sera le défi d’une escouade jeune menée par le duo SLB Caleb Kelly/WLB Kenneth Murray. Malgré toutes ces interrogations, Oklahoma reste la valeur sûre dans la conférence Big 12 en raison du recrutement récent de multiples talents.

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Preview 2018 : Texas Christian Horned Frogs

Malgré l’inexpérience de son QB et de sa ligne offensive, Texas Christian reste l’un des prétendants dans la conférence Big 12 en raison d’une défense agressive inspirée par la rigueur de coach Gary Patterson.

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Crédit photo : Tony Gutierrez/AP

Texas Christian Horned Frogs

Conférence Big 12

En 2017 : 11-3, 7-2 Big 12. Victoire 39-37 lors de l’Alamo Bowl face à Stanford.
Head Coach : Gary Patterson, 17e saison. Bilan en carrière : 160-57.
Coordinateur offensif : Sonny Cumbie, Curtis Luper.
Coordinateur défensif : Chad Glasgow.
Titulaires de retour : 4 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Kenny Hill, RB Kyle Hicks, WR John Diarse, OT Joseph Noteboom, G Aviante Collins, DE Mat Boesen, LB Travin Howard, S Nick Orr, CB Raanthony Texada.
Joueurs à suivre : RB Darius Anderson, WR KaVontae Turpin, WR Jalen Raegor, DE Ben Banogu, DT Ross Blacklock, LB Ty Summers.

Après une année 2016 en demi-teinte, TCU a parfaitement remis les pendules à l’heure l’an passé. Derrière un jeu au sol très bien huilé, les joueurs de Gary Patterson se sont qualifiés pour la première finale de conférence Big 12, en jouant les principaux opposants d’Oklahoma. Mais si les Sooners ont laissé partir des cadres, dont le Heisman Trophy en titre, Texas Christian va aussi devoir compenser la perte de joueurs cadres, à l’instar du quarterback Kenny Hill.

Pour ce nouvel exercice, Patterson comptera sur un groupe expérimenté, entre playmakers, transferts et joueurs revanchards, au lendemain d’une blessure. Les ingrédients devraient rester les mêmes pour le technicien de 58 ans : une attaque très écartée et une défense impitoyable sur le run stop. Mais a-t-il vraiment le personnel pour parvenir à ses fins ?

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Attaque

A l’instar d’autres programmes de Big 12, TCU va devoir tenter l’aventure avec un nouveau quarterback. Mais contrairement à la saison passée, ce dernier manque quelque peu d’expérience. Certes, le sophomore QB Shawn Robinson est une double-menace constante et avait permis à son programme de s’imposer à Texas Tech en fin de saison. Mais ses dispositions dans le domaine aérien semblent encore assez loin des standards de Kenny Hill. Si ses lacunes devenaient trop criantes à la passe, le transfert de Penn QB Daniel Collins pourrait bien tirer les marrons du feu et prendre la place de titulaire.

Pour aider Robinson à s’acclimater dans les airs, Texas Christian peut s’appuyer sur une escouade de receveurs vive et explosive. Présent sur le campus depuis son année freshman, le senior WR KaVontae Turpin (394 yards, TD en 2017) est le « vieux briscard » du groupe et est un speedster précieux, en attaque comme sur équipes spéciales. Le freshman WR Taye Barber a d’ailleurs un profil similaire, et une grande taille qui ne gâche rien. Lancé dans le grand bain la saison passée, le sophomore WR Jalen Raegor (576 yards, 8 TD) devrait devenir le « go-to-guy » de cette équipe, de par son aptitude à être un receveur de possession. Le senior WR Jaelan Austin doit une revanche à son coaching staff, après un exercice 2017 en régression. Sur le poste de tight end, le sophomore TE Artayvious Lynn devrait principalement bloquer.

Si le jeu aérien semble relativement homogène, que dire du jeu au sol ? Malgré le départ du polyvalent Kyle Hicks, en fin d’éligibilité, TCU a une sérieuse relève sur la position. La vedette du backfield offensif devrait s’appeler RB Darius Anderson. Malgré le partage des ballons, le coureur reste sur une saison à 768 yards et 8 touchdowns, soient 6 yards par porté. Le tout sans jouer l’ensemble de la campagne. Le junior pourra compter sur le prometteur RB Sewo Olonilua, qui a parfois déçu en 2017, mais qui restera une excellente rotation, notamment dans la zone rouge. Le départ de Hicks permet au sophomore RB Kennedy Shell de grimper dans la hiérarchie. Son petit gabarit et son explosivité en feront une solution intéressante en sortie de backfield.

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Outre la question du quarterback, la grosse zone d’ombre offensive concerne la ligne. Car sur les sept joueurs qui ont démarré un match en 2017, quatre sont partis vers d’autres cieux, à commencer par la tackle Joseph Noteboom, drafté par les Rams, en NFL. Du coup, Gary Patterson a dû colmater les brèches du mieux possible. C’est dans cette optique qu’est arrivé RT Anthony McKinney en provenance du Junior College. Il devrait intégrer l’aile droite de la ligne pour s’acclimater et pourrait même à terme prendre la place du junior LT Lucas Niang sur le côté aveugle. Ce dernier est l’un des rares revenants sur la O-Line, mais pourra compter sur le solide LG Cordel Iwagwu pour l’épauler côté gauche. Le sophomore C Kellton Hollins et le senior RG Trey Elliott sont amenés à compléter l’escouade, mais les polyvalents C/G Wes Harris, G Quazzel White et l’ancien JUCO G Chris Gaynor ont une carte à jouer.

Défense

Si l’attaque a vu de nombreux prospects quitter Fort Worth pendant l’intersaison, la défense peut encore s’appuyer sur un important contingent d’expérience. Indéniablement, la ligne défensive sera l’arme principale de cette escouade.

Texas Christian a dû laisser filer Matt Boesen, quatrième meilleur sackeur de première division universitaire en 2017 (11,5 sacks), mais le premier rideau n’en demeure pas moins intimidant. Le senior DE Ben Banogu est un premier tour de draft en puissance et a clairement convaincu l’an passé. Il a d’ailleurs été élu Newcomer Of The Year au sein de la conférence, après son transfert en provenance de Louisiana-Monroe. Le numéro 15 espère améliorer ses 8 sacks et demi de 2017 mais il va devoir compter sur un soutien de choix sur le pass rush. Le senior DE L.J. Collier devrait pleinement être utilisé sur l’extérieur de la ligne en 2018 et sera sûrement en concurrence avec l’autre senior, DE Michael Epley.

Plein centre, c’est un véritable monstre qui a renforcé Texas Christian en 2017. Malgré des stats relativement quelconques, le sophomore DT Ross Blacklock a, comme prévu, été un mur sur le run stop. Surtout utilisé en rotation l’année dernière, il devrait désormais être LE taulier du poste. Le senior DT Joseph Broadnax et le sophomore DT Corey Bethley se partageront les snaps à ses côtés.

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Dans la défense 4-2-5 de Gary Patterson, le poste de linebacker est souvent prépondérant. Le head coach s’occupait
d’ailleurs lui-même de ce poste pendant presque une décennie. L’intersaison n’a pas été tendre avec TCU, avec le départ du meilleur plaqueur de 2017, Travin Howard, en fin d’éligibilité. Le senior MLB Ty Summers lui succédera comme tour de contrôle du deuxième rideau. La bataille fait rage pour lui trouver un binôme digne de ce nom. Gary Patterson adore les joueurs hybrides pour arpenter le côté fort de la défense, et les solutions ne manquent pas. Transfert de Northern Illinois, pendant l’intersaison, le senior SLB Jawuan Johnson est très bien considéré, grâce à ses aptitudes aériennes (5 interceptions en 2017) mais les seniors SLB Arico Evans et surtout SLB Montrel Wilson entendent bien faire leurs preuves pendant les camps estivaux.

Solide défensivement, TCU a pourtant provoqué peu de turnovers en 2017 (1,4 par match, dans une conférence pourtant axée sur la prise de risque offensive). Pour ne rien arranger, les Horned Frogs accusent quelques pertes significatives, comme celles du polyvalent safety Nick Orr ou du cornerback vedette Ranthony Texada (14 passes défendues en 2017). Appelé à devenir titulaire, le strong safety Ridwan Issahaku lutte depuis plusieurs mois avec une blessure qui pourrait tout simplement mettre sa saison 2018 entre parenthèses. Gary Patterson doit donc se tourner vers les quelques valeurs sûres qui restent sur le poste. Un statut qu’entend détenir le senior FS Niko Small, malgré le zéro pointé du défenseur en termes d’interceptions l’an passé. Avec la blessure d’Issahaku, c’est le junior SS Innis Gaines qui devrait renforcer la boîte si besoin est. Le poste de weak-safety (sorte de nickelback plus costaud) va lui se jouer entre le senior WS Markell Simmons et le junior WS Vernon Scott, talentueux mais blessé au cours de la saison passée.

Sur les extérieurs, le junior CB Jeff Gladney sera le principal cornerback du groupe, après le départ de Texada. Mais la hiérarchie ne demande qu’à être bouleversé, tant la concurrence semble féroce. Les seniors CB Tony James et CB Julius Lewis veulent enfin connaitre une saison sans pépin physique. Si leurs souhaits n’étaient pas exaucés, le true freshman CB Trevon Moehrig-Woodard parait plus que prêt à leur griller la politesse. De même que le redshirt freshman CB Noah Daniels.

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Équipes spéciales

Le groupe d’équipes spéciales est quasi inchangé par rapport à la saison passée. Avec plus de 39 yards de moyenne en 2017, le junior P Adam Nunez se chargera de nouveau des punts. Quant au senior K Jonathan Song, il devrait enfin devenir le botteur en chef sur field goal, après une campagne à 8/8 l’an passé. Sur les retours, c’est sans surprise la pile électrique KR/PR KaVontae Turpin qui devrait sévir. Pour rappel, il avait inscrit un touchdown sur retour de punt et de kickoff en 2017.

Calendrier

Bien qu’avec un certain nombre de changements au sein du roster, Texas Christian ne devra pas mettre trop de temps à l’allumage. Car avec un choc contre Ohio State, en troisième semaine, ce sont des rêves de playoffs qui pourraient d’ores et déjà s’envoler. Le planning Big 12 s’annonce aussi copieux, avec un déplacement à Texas, dès le 22 septembre. Avantage non négligeable pour TCU : le fait de recevoir Iowa State (29 septembre), Oklahoma (20 octobre) et Oklahoma State (24 novembre), trois des cadors de la conférence en 2017.

Match clé
vs Oklahoma, le 20 octobre
C’était la finale de conférence l’année dernière. Et au vu des forces en présence, un remake n’est pas à exclure. Hormis les années Baker Mayfield, TCU a souvent été un poil-à-gratter pour les Sooners et le déplacement à Fort Worth n’aura rien d’un long fleuve tranquille pour les hommes de Lincoln Riley. En 2016, malgré une mauvaise saison des Texans, Oklahoma avait dû s’employer pour s’imposer 46-52. Des zones d’ombre existent sur l’attaque, mais la défense a les ressources pour contrer les nombreuses forces de frappe offensives made in Norman.

Conclusion

Plein de panache en 2017, TCU avait brillamment décroché une qualification en finale de conférence et semble encore armé pour y parvenir, avec des playmakers comme RB Darius Anderson, WR Jalen Raegor ou DE Ben Banogu. Dans une conférence devenue très (très) homogène, la moindre défaite devrait cependant se payer au prix fort. La clé devrait être la ligne offensive et, par ricochet, le niveau du nouveau quarterback titulaire, bien que Kenny Hill n’ait jamais totalement rassuré dans le domaine aérien l’an passé. Une fiche de huit victoires minimum parait nettement dans les cordes du programme.

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Conférence Big 12 : un Four-Peat pour les Sooners d’Oklahoma ?

Le départ de QB Baker Mayfield pour la NFL signifie-t-il la fin de la domination du programme de Norman sur la conférence Big 12 ? Pas si sûr.

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Crédit photo : Mark D. Smith-USA TODAY Sports

La conférence Big 12 est tellement dominée par les Sooners d’Oklahoma depuis quelques années que lorsque le légendaire Bob Stoops a décidé de prendre sa retraite au printemps 2017, cela n’a pas empêché son jeune successeur, Lincoln Riley, de leur offrir un 3ème titre de champion de conférence consécutif et une 2ème participation au College Football Playoff en 3 ans.

La perte du vainqueur du trophée Heisman, QB Baker Mayfield (#1 de la draft NFL en avril dernier), laisse un grand vide chez les Sooners et au sein de la conférence Big 12 mais le prestigieux trophée pourrait y rester avec la présence du productif et charismatique QB Will Grier (West Virginia). Le travail de reconstruction de coach Tom Herman à Texas paiera-t-il dès 2018 ? Diminué par de nombreuses pertes en défense, les finalistes de la saison passée, les Horned Frogs de Texas Christian, sont-ils réellement hors course ? Et les Cyclones d’Iowa State peuvent-ils mettre tout le monde d’accord en confirmant leurs exploits de l’an passé ?

Autant de questions qui rendent plus qu’incertaine l’issue de la lutte pour le titre de champion dans la conférence Big 12.

Prédictions 2018 dans la conférence Big 12

Champion 2018 : Oklahoma.
MVP : QB Will Grier, West Virginia.
Meilleur joueur offensif : RB Rodney Anderson, Oklahoma.
Meilleur joueur défensif : DE Ben Banogu, Texas Christian.
Freshman de l’année : CB Brendan Ridley-Hines, Oklahoma.
Prospects NFL à suivre : QB Will Grier (West Virginia), RB Rodney Anderson (Oklahoma), RB Justice Hill (Oklahoma State), WR KaVontae Turpin (Texas Christian), OT Bobby Evans (Oklahoma), OT Yodny Cajuste (West Virginia), DL Amani Bledsoe (Oklahoma), LB Dakota Allen (Texas Tech), CB Kris Boyd (Texas), S Jah’Shawn Johnson (Texas Tech).

Du 20 juillet au 25 juillet 2018, The Blue Pennant proposera les présentations des principaux programmes de la conférence Big 12 :
– Texas Christian Horned Frogs (20 juillet).
– Oklahoma Sooners (21 juillet).
– Texas Longhorns (22 juillet).
– West Virginia Mountaineers (23 juillet).
– Kansas State Wildcats (24 juillet).
– Oklahoma State Cowboys (25 juillet).

Tour d’horizon dans la conférence Big 12

Oklahoma reste l’équipe à battre

Privés de finale nationale par les Bulldogs de Georgia au terme d’un Rose Bowl épique, les Sooners ont perdu les playmakers QB Baker Mayfield et TE Mark Andrews ainsi que le leader de la ligne offensive, OT Orlando Brown. Toutefois, le rythme accéléré de l’attaque devrait être préservé en raison de l’éclosion de RB Rodney Anderson et celle annoncé du polyvalent QB Kyler Murray.

Certes, la défense a subi de nombreuses pertes mais les Sooners semblent tellement un ton au-dessus en terme de talent par rapport à la concurrence qu’il paraît irraisonnable d’imaginer qu’ils ne seront pas en finale de conférence pour la 2ème année d’affilée.

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Texas et West Virginia en lutte pour une place en finale de conférence ?

En seulement une saison, coach Tom Herman a permis à Texas de remporter deux victoires de plus qu’en 2016 et avec le retour d’une équipe plus expérimentée et ultra-talentueuse, tout semble indiquer que les Longhorns remporteront certains matchs serrés qu’ils ont perdu l’an passé. QB Sam Ehlinger est une star en devenir, le groupe de receveurs est explosif (WR Collin Johnson, WR Jerrod Heard, WR Devin Duvernay) et avec l’apport de l’ancien joueur de Cal, RB Tre Watson, l’attaque de Texas peut rapidement devenir incontrôlable. Les Longhorns auront aussi l’avantage de recevoir à domicile des concurrents directs (TCU, West Virginia, Iowa State).

Si vous aimez l’attaque, vous ne serez pas déçu avec les Mountaineers de West Virginia. QB Will Grier, RB Kennedy McKoy, WR David Sills and Co. vont offrir un festival offensif. Et étant donné la période de transition au poste de quarterback à travers la conférence, avoir un joueur établi comme QB Will Grier est une avantage indéniable.

Quarterbacks : la grande énigme

Baker Mayfield (ex-Oklahoma), Mason Rudolph (ex-Oklahoma State), Kenny Hill (ex-TCU), Nik Shimonek (Texas Tech), Jesse Ertz (Kansas State)… C’est la moitié des programmes de la conférence Big 12 qui seront forcés de trouver un successeur à leur leader offensif en 2018.

Si on y ajoute l’incertitude qui règne encore à Texas et à Kansas où la concurrence fait rage, seuls trois quarterbacks sont assurés de débuter la saison comme titulaire (QB Will Grier à West Virginia, QB Kyle Kempt à Iowa State et Charlie Brewer à Baylor). Cette situation rare sera-t-elle propice à un renversement complet de la hiérarchie dans la conférence Big 12 ? Réponse dans quelques semaines.

Le match de l’année

Oklahoma @ West Virginia
24 novembre 2018
Les Mountaineers affrontent Texas, Texas Christian et Oklahoma State lors des trois semaines précédant ce dernier match de la saison régulière. Si West Virginia est toujours vivant, ce choc face à Oklahoma pourrait décider de leur participation ou non à la finale de conférence Big 12 que les Mountaineers pourraient jouer la semaine suivante face… aux Sooners.

Calendrier complet de la conférence Big 12

Nos prédictions

1. Oklahoma Sooners

En 2017 : 12-2, 8-1 Big 12. Champion de Conférence.
Prédiction : 11-2, 7-2 Big 12. Champion de conférence.
Match décisif : vs Texas, le 6 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Baker Mayfield, OT Orlando Brown, TE Mark Andrews, DE Ogbonnia Okoronkwo, LB Emmanuel Beal.
Joueurs à suivre : QB Kyler Murray, RB Rodney Anderson, WR Marquise Brown, WR CeeDee Lamb, OT Bobby Evans, LB Kenneth Murray.
Future star : OL Creed Humphrey.

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Malgré une baisse attendue de production de leur attaque suite au départ du vainqueur du trophée Heisman, QB Baker Myafield, les Sooners débuteront la saison 2018 comme favoris pour remporter un 4ème titre consécutif de champion de conférence. Le junior QB Kyler Murray va prendre la succession et s’il devait être en difficulté dans le jeu aérien, Oklahoma peut toujours compter sur un jeu au sol ravageur derrière une ligne offensive robuste. Auteur de plus de 200 yards au sol lors du dernier Rose Bowl, RB Rodney Anderson a tout de la future star de cette attaque. Avec un secteur offensif en transition, les Sooners auront besoin du soutien d’une défense… qui a accordé 394 yards par match en 2017 (#67). Stopper l’attaque au sol adverse et limiter le nombre de big plays dans le jeu aérien sera le défi d’une escouade jeune menée par le duo SLB Caleb Kelly/WLB Kenneth Murray. Malgré toutes ces interrogations, Oklahoma reste la valeur sûre dans la conférence Big 12 en raison du recrutement récent de multiples talents.

2. West Virginia Mountaineers

En 2017 : 7-6, 5-4 Big 12.
Prédiction : 10-3, 7-2 Big 12.
Match décisif : vs Oklahoma, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Justin Crawford, FB Elijah Wellman, WR Ka’raun White, LB Al-Rasheed Benton, S Kyzir White.
Joueurs à suivre : QB Will Grier, RB Kennedy McKoy, WR David Sills, WR Gary Jennings, OT Yodny Cajuste, LB David Long.
Future star : RB Alec Sinkfield.

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Les Mountaineers ont tourné à une moyenne de 43.3 points lors de leurs 7 victoires remportées en 2017. C’est ce type de production que les joueurs de coach Dana Holgorsen devront répéter en 2018 pour s’affirmer comme de réels prétendants au titre de champion de conférence Big 12. Marquer des points – beaucoup de points – ne devrait pas être un problème pour une attaque menée par le candidat au trophée Heisman, QB Will Grier. Aidé par une ligne offensive expérimentée et une groupe de receveurs phénoménal (WR David Sills, WR Gary Jennings, WR Marcus Simms), il sera l’une des attractions de cette saison 2018 au niveau national. C’est donc en défense que le destin de West Virginia va se jouer. Il faudra faire mieux que les 445 yards accordés par match en 2017 (#107 du pays). LB David Long est l’un des meilleurs joueurs de la conférence Big 12 à son poste mais la ligne défensive a tout à prouver après avoir éprouvé de grandes difficultés contre la course l’an passé.

3. Texas Longhorns

En 2017 : 7-6, 5-4 Big 12.
Prédiction : 8-4, 6-3 Big 12.
Match décisif : vs Texas Christian, le 22 septembre.
Joueurs-clés partis : WR Reggie Hemphill-Mapps, DT Poona Ford, LB Malik Jefferson, S Deshon Elliott, P Michael Dickson.
Joueurs à suivre : QB Sam Ehlinger, WR Collin Johnson, DE Breckyn Hager, LB Gary Johnson, CB Kris Boyd.
Future star : S Caden Sterns.

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Les attentes étaient très élevées l’an passé pour la première saison de coach Tom Herman. Finalement, les Longhorns ont dû batailler pour s’assurer une participation à un bowl. Toutefois, cela n’a pas entamé le vent d’optimisme qui souffle sur le campus d’Austin (Texas) d’autant que la dernière promotion de recrues est prometteuse. L’incapacité à protéger la possession du ballon à des moments-clés ont tué les Longhorns en 2017. Une plus grande maturité de QB Sam Ehlinger devrait permettre à Texas de commettre moins de turnovers permettant à l’attaque de franchir un cap. Certes, le coordinateur défensif Todd Orlando devra remplacer certains éléments importants mais ce secteur devrait rester très solide en 2018. Ainsi, deux victoires de plus que l’an dernier parait un objectif raisonnable. Il faudra peut-être attendre encore un an avant de voir Texas lutter pour le titre de conférence.

4. Texas Christian Horned Frogs

En 2017 : 11-3, 7-2 Big 12.
Prédiction : 8-4, 6-3 Big 12.
Match décisif : @Texas, le 22 septembre.
Joueurs-clés partis : RB Kyle Hicks, WR John Diarse, DE Mat Boesen, LB Travin Howard, S Nick Orr.
Joueurs à suivre : RB Darius Anderson, WR Jalen Reagor, WR Kavontae Turpin, DE Ben Banogu, DT Ross Blacklock.
Future star : WR Tevailance Hunt.

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Seuls 9 titulaires de l’équipe finaliste de conférence Big 12 l’an passé sont de retour en 2018. Toutefois, la présence de coach Gary Patterson est la quasi-assurance que les Horned Frogs seront encore des concurrent sérieux à partir de septembre prochain. Malgré plusieurs interrogations à des postes-clés, la défense devrait encore être l’une des meilleures de la conférence en 2018 grâce au retour de DE Ben Banogu, LB Ty Summers et FS Niko Small. Il le faudra car l’inexpérience du sophomore QB Shawn Robinson (27 passes tentées en carrière) pourrait être problématique en début de saison. Du coup, on doit s’attendre à voir des Horned Frogs abuser du jeu au sol d’autant qu’ils peuvent compter sur un efficace duo de running backs (RB Darius Anderson/RB Sewo Olonilua).

5. Kansas State Wildcats

En 2017 : 8-5, 5-4 Big 12.
Prédiction : 7-5, 5-4 Big 12.
Match décisif : Oklahoma State, le 13 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Jesse Ertz, WR Byron Pringle, DT Will Geary, DB D.J. Reed, K Matt McCrane.
Joueurs à suivre : RB Alex Barnes, WR Isaiah Zuber, OL Dalton Risner, CB Denzel Goolsby, DB Duke Shelley.
Future star : CB Darreyl Patterson.

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Les Wildcats ont conclu la saison 2017 en boulet de canon avec 5 victoires lors de leurs 6 derniers matchs. Faire mieux que les 8 succès remportés l’an dernier est possible même si Kansas State évoluera avec deux nouveaux coordinateurs et fera face à un calendrier difficile (Mississippi State et 5 déplacements contre des équipes de la Big 12). On doit s’attendre à ce que le duel entre les deux quarterbacks, QB Alex Delton et QB Skylar Thompson, se prolonge jusqu’au coup d’envoi de la saison. Les deux joueurs ont plutôt bien fait lorsqu’ils ont été amenés à diriger l’attaque des Wildcats l’an passé. Leur capacité à courir a rendu inarrêtable le jeu sol de Kansas State. Ils bénéficieront en plus du retour des 5 titulaires de la meilleure ligne offensive de la conférence Big 12. Plus inquiétante est la défense (426.8 yards accordés par match en 2017, #91 du pays), qui a en plus perdu son leader, DB D.J. Reed.

6. Oklahoma State Cowboys

En 2017 : 10-3, 6-3 Big 12.
Prédiction : 7-5, 4-5 Big 12.
Match décisif : Texas, le 27 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Mason Rudolph, WR James Washington, C Brad Lundblade, OG Zach Crabtree, S Tre Flowers.
Joueurs à suivre : RB Justice Hill, WR Jalen McCleskey, DE Jordan Brailford, LB Justin Phillips, LB Calvin Bundage.
Future star : WR LC Greenwood.

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Le défi de coach Mike Gundy sera immense : remplacer les leaders offensifs, QB Mason Rudolph et WR James Washington ! Toutefois, le coach des Cowboys a régulièrement démontré sa capacité à recharger les batteries d’un programme quia remporté moins de 8 victoires qu’une seule fois depuis 10 ans. Les fondations sont d’ailleurs solides grâce au retour du junior RB Justice Hill et l’éclosion annoncé d’une nouvelle génération de receveurs. Au poste de quarterback, l’ancien joueur d’Hawaii, QB Dru Brown, devrait assurer la transition avant l’envol du freshman, QB Spencer Sanders. En défense, l’arrivée du coordinateur Jim Knowles (ex-Duke) pourrait faire du bien à un secteur en grande difficulté la saison dernière, notamment dans les airs (268.6 yards par match, #117 du pays). Le manque de profondeur dans le backfield défensif pourrait être problématique au sein de la nouvelle défense 4-2-5 prônée par Knowles. Un début de calendrier favorable pourrait permettre à tout le monde de s’ajuster… avant une dernière ligne droite infernale (à Oklahoma, West Virginia, à TCU).

7. Iowa State Cyclones

En 2017 : 8-5, 5-4 Big 12.
Prédiction : 6-6, 4-5 Big 12.
Match décisif : @Oklahoma State, le 6 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Allen Lazard, OL Jake Campos, LB Joel Lanning, FS Kamari Cotton-Moya, P Colin Downing.
Joueurs à suivre : RB David Montgomery, WR Hakeem Butler, DE Jaquan Bailey, DT Ray Lima, CB Brian Peavy.
Future star : WR Tarique Milton.

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Iowa State aura été l’équipe surprise de la saison 2017 en atteignant le plateau des 8 victoires pour la première fois depuis 2000 et en battant au passage Oklahoma et Texas Christian. Malgré la difficulté de sa tâche au sein d’un programme mineur, coach Matt Campbell a réussi un travail incroyable faisant des Cyclones les vrais épouvantails de la conférence Big 12… probablement un ou deux ans en avance sur son plan initial. RB David Montgomery est de retour pour sonner la charge à partir d’un backfield offensif qui a reçu une excellente nouvelle lorsque le senior QB Kyle Kempt a obtenu une année d’éligibilité supplémentaire pour raisons médicales. Iowa State est d’autant plus optimiste que 6 titulaires de l’une des meilleures défenses de la conférence Big 12 (20.9 points accordés par match, #2 de la Big 12) seront fidèles au poste en 2018. Toutefois, le leadership des anciens playmakers WR Allen Lazard et LB Joel Lanning sera difficile à remplacer. Si l’objectif d’une participation à un bowl semble raisonnable, une nouvelle saison à 8 victoires n’est pas à écarter.

8. Baylor Bears

En 2017 : 1-11, 1-8 Big 12.
Prédiction : 6-6, 3-6 Big 12.
Match décisif : Kansas State, le 6 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Zach Smith, RB Terence Williams, OT Mo Porter, DE Brian Nance, LB Taylor Young.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Denzel Mims, WR Jalen Hurd, DT Ira Lewis, CB Grayland Arnold.
Future star : OT Jake Fruhmorgen.

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Après avoir été l’une des plus jeunes équipes de la conférence l’an passé et avoir été malchanceux en perdant 5 matchs par moins de 10 points, Baylor pourrait être le programme ayant le plus progressé au terme de la saison 2018. La bonne nouvelle pour coach Matt Ruhle : l’éclosion du sophomore QB Charlie Brewer et de sa cible préférée, WR Denzel Mims. QB Charlie Brewer pourra aussi compter sur l’arrivée de deux joueurs transférés : WR Jalen Hurd (ex-Tennessee) et OL Jake Fruhmorgen (ex-Clemson). Toutefois, une participation à un bowl dépendra des progrès d’un secteur défensif en grande difficulté l’an passé (456.9 yards accordés par match, #112 du pays). Sous les ordres du coordinateur défensif Phil Snow, cette escouade ne peut que faire mieux, et ce, même si seulement 5 titulaires sont de retour. Les efforts de reconstruction de coach Ruhle seront-ils récompensés par une participation à un bowl ? Tel est l’enjeu de cette saison 2018 pour les Bears.

9. Texas Tech Red Raiders

En 2017 : 6-7, 3-6 Big 12.
Prédiction : 5-7, 3-6 Big 12.
Match décisif : @Oklahoma State, le 22 septembre.
Joueurs-clés partis : RB Justin Stockton, WR Keke Coutee, WR Dylan Cantrell, WR Cameron Batson, NT Mych Thomas.
Joueurs à suivre : DE Eli Howard, LB Dakota Allen, LB Jordyn Brooks, CB Justus Parker, S Jah’Shawn Johnson.
Future star : WR Antoine Wesley.

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La victoire surprise, 27-23, à Texas en novembre dernier a probablement sauver la tête de coach Kliff Kingsbury… qui sera encore sur un siège éjectable avant le début de la saison 2018. En 5 ans sur le campus de Lubbock, il a été incapable de développer une défense efficace même certains signes encourageants ont été entrevus l’an dernier grâce au travail du coordinateur défensif David Gibbs (43 points accordés en 2016, 32.2 en 2017). Avec le retour de 9 titulaires, une nette progression dans ce secteur n’est pas à exclure. Ce serait une bonne nouvelle pour des Red Raiders dont l’attaque agressive pourrait tourner au ralenti en début de saison en raison de l’incertitude qui règne au niveau des postes de quarterback et de receveur. Le départ de QB Nik Shimonek laisse un grand vide. Avec un match d’ouverture contre Ole Miss et 5 déplacements en match de conférence Big 12, Texas Tech a peu de marge de manoeuvre pour s’assurer une participation à un bowl.

10. Kansas Jayhawks

En 2017 : 1-11, 0-9 Big 12.
Prédiction : 2-10, 0-9 Big 12.
Match décisif : Rutgers, le 15 septembre.
Joueurs-clés partis : OL Mesa Ribordy, OL Zach Hannon, TE Ben Johnson, DE Dorance Armstrong, P Cole Moos.
Joueurs à suivre : RB Khalil Herbert, WR Steven Sims, DL Daniel Wise, LB Joe Dineen, S Mike Lee.
Future star : CB Corione Harris.

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Avec son bilan effarant de 3-33 et une seule victoire en match de conférence Big 12 depuis 2015, coach David Beatty sait qu’il est sur un siège éjectable d’autant qu’un nouveau directeur athlétique vient d’arriver en la personne de Jeff Long. Pour parvenir à doubler leur nombre de victoire de l’an dernier, il faudra aux Jayhawks un sérieux réveil au sein d’une défense qui a terminé bonne dernière de la conférence Big 12 en 2017 (43.4 points accordés par match)… et ce, pour la 8ème année d’affilée. RB Khalil Herbert a le potentiel pour atteindre la barre des 1000 yards au sol et les receveurs menés par WR Steven Sims sont prometteurs mais la préoccupation majeure de l’attaque reste le poste de quarterback. QB Peyton Bender et QB Carter Stanley ont commis 17 INTs à eux-deux en 2017. Malgré certains signes d’amélioration, les Jayhawks semblent encore loin derrière leurs concurrents dans la conférence Big 12.

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