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The Big Game : Washington @ Utah

Présentation du duel au sommet de la conférence Pac-12 entre les Huskies de #4 Washington et les Utes de #17 Utah.

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Crédit photo : Otto Greule Jr/Getty Images

#4 Washington (7-0) @ #17 Utah (7-1)

Salt Lake City, Utah
Rice-Eccles Stadium
Samedi 29 octobre 2016
15h30 (heure Est, 21h30 en France)

Voilà déjà venir la fin du mois d’octobre et chaque semaine qui passe apporte son lot de matchs improbables et de nouvelles surprises un peu partout dans le pays. Des têtes tombent, les rankings sont modifiés et rares sont les équipes qui font l’unanimité chez les observateurs (coucou Alabama). Mais s’il y a bien une conférence du Power Five où tout semble sens dessus dessous depuis le début de la saison, c’est bien la Pac-12.

Il y a encore quelques mois à peine, on en faisait la nouvelle meilleure conférence du football américain universitaire, on l’adoubait comme successeur de la toute-puissante SEC. Force est de constater aujourd’hui que ceux qui clamaient haut et fort cette passation de pouvoir se sont fourrés le doigt dans l’œil jusqu’au nombril. Au nord, les cadors des dernières saisons comme Stanford et Oregon voguent de désillusion en désillusion et tutoient le fond du classement. Au sud, les universités de Californie du sud (USC, UCLA) et de l’Arizona (Wildcats et Sun Devils) qui dominaient traditionnellement les débats se retrouvent propulsées en bas de tableau.

Depuis l’élargissement à 12 équipes en 2011, les finalistes de la conférence étaient à chaque fois issus de ces six équipes. Mais les temps changent, au nord les équipes de l’état de Washington (Huskies et Cougars) ont pris le pouvoir avec une fiche parfaite de 4-0 en matchs de conférence jusqu’à maintenant. Au sud, Utah et Colorado caracolent en tête et espèrent bien s’inviter en finale pour la toute première fois depuis leur accession à la conférence il y a 5 ans.

Et ce week-end, nous allons avoir droit à un vrai choc entre équipes classées, entre le leader de la division nord et le leader de la division sud : affiche que l’on pourrait donc revoir le 2 décembre prochain à Santa Clara pour la finale de conférence !

ENJEUX DU MATCH

D’un côté, une des 9 dernières équipes invaincues de la FBS, la seule dans la conférence Pac-12 et véritable sensation de ce début de saison : les Huskies de #4 Washington de coach Chris Petersen. Qui aurait pu s’imaginer ça il y a 8 ans à peine lorsque le programme de Seattle terminait la saison 2008 avec une fiche de 0-12 ? Malgré une saison dernière plutôt décevante (terminée avec une fiche de 7-6), nombreux sont ceux qui avaient anticipé un excellent cru pour la troisième saison de coach Chris Petersen à la tête de l’équipe et on ne peut que leur donner raison pour le moment.

Il faut dire qu’il peut s’appuyer sur une des révélations de ce début de saison, peut-être même le seul qui puisse soutenir la discussion avec l’ahurissant QB Lamar Jackson de Louisville, en la personne de QB Jake Browning (1709 yds, 26 TDs, 2 INTs, 69 yds au sol et 4 TDs), qui réalise un début de saison absolument fabuleux pour sa deuxième année universitaire. Car en plus du nombre de passes de touchdown qui le place au 3ème rang national et avec seulement 2 interceptions, il possède également l’un des meilleurs taux de réussite (68.6 % de passes complétées) ce qui le place au deuxième rang du pays au niveau de l’évaluation (rating de 199.6 !). Derrière Jackson, il fait pour le moment figure de principal outsider dans la course au trophée Heisman, rien que ça. Mais même s’il polarise toutes les éloges autour des performances offensives impressionnantes des Huskies (4ème attaque du pays avec une moyenne de 48.3 points/match), QB Jake Browning n’est pas le seul playmaker de l’attaque. Il peut compter sur la présence de RB Myles Gaskin (727 yds, 6 TDs) qui s’affirme comme un des meilleurs coureurs de la conférence, peut-être même du pays et reste sur trois matchs à plus de 100 yds au sol dont une énorme performance contre Oregon avec 197 yds ! On surveillera également RB Lavon Coleman (432 yds, 2 TDs) qui a la particularité de posséder la meilleure moyenne du pays (8.5 yds/course !) pour les joueurs avec au moins 50 tentatives. Sur les côtés, les cibles préférées de QB Jake Browning se nomment WR John Ross (486 yds, 9 TDs) et WR Dante Pettis (457 yds, 8 TDs) mais la défense adverse devra également garder un œil sur le rapide WR Chico McClatcher (313 yds, 4 TDs).

De l’autre côté du ballon, on retrouve une escouade défensive redoutable sous la houlette du coordinateur Pete Kwiatkowski, arrivé de Boise State avec coach Chris Petersen en 2014. Moins médiatisée que chez certains « gros » programmes du pays, la défense des Huskies n’en est pas moins l’une des toutes meilleures de la nation avec seulement 14.6 points encaissés/match depuis le début de l’année. Son point fort est vraisemblablement la ligne défensive avec des joueurs de gros gabarits mais également très mobiles tels que NT Elijah Qualls (20 plaquages, 2 sacks), DT Vita Vea (23 plaquages, 3.5 sacks, 1 fumble forcé) et DL Greg Gaines (19 plaquages, 3.5 sacks). Cela laisse plus de liberté au groupe de linebackers emmené par l’excellent rusher LB Joe Mathis (25 plaquages, 5 sacks), blessé et incertain pour ce week-end, qui compte également des joueurs polyvalents comme LB Azeem Victor (48 plaquages, meilleur de l’équipe, 1 FF), LB Keishawn Bierria (40 plaquages, 1 FF), LB Connor O’Brien (11 plaquages, 2 sacks, 1 INT) et LB Psalm Wooching (23 plaquages, 4.5 sacks, 1 FF). Le secondary semble solide mais n’a jusqu’à maintenant pas rencontré de véritable menace aérienne et aura sans doute davantage de travail au moment de rencontrer California ou Washington State en fin de saison. Pour le moment, S Budda Baker (31 plaquages, 0.5 sack, 1 INT, 1 FF) montre sereinement la voie à ses coéquipiers et la paire formée par CB Sidney Jones (19 plaquages, 1 INT) et CB Kevin King (18 plaquages, 1 INT) fait le travail.

Face à ces Huskies aux dents longues qui ne visent maintenant rien d’autre qu’une place au College Football Playoff, on retrouve les Utes de #17 Utah qui depuis deux saisons s’installent doucement mais sûrement parmi les meilleurs programmes de la division Sud. Malgré la perte de titulaires importants à l’intersaison, coach Kyle Whittingham est parvenu à reconstruire une équipe solide et semble en capacité d’atteindre le plateau des 10 victoires pour la seconde année consécutive, avec à la clef une qualification pour la toute première finale de conférence Pac-12 de l’histoire du programme.

Et pour mener l’attaque des Utes dans cette saison de transition, rien d’autre qu’un ancien Huskie en la personne de QB Troy Williams (1725 yds, 7 TDs, 5 INTs, 145 yds au sol, 5 TDs) qui a porté le maillot de Washington en 2014 (5 matchs joués, 1 titulaire) avant de devoir passer par la case junior college en 2015 et de se voir offrir une seconde chance par coach Kyle Whittingham et son staff lors de la dernière intersaison. Chance qu’il a su saisir avec brio car même si les statistiques ne font pas tourner les têtes, QB Troy Williams a montré qu’il était capable de faire gagner son équipe depuis le début de la saison : nul doute que le match de ce week-end aura comme un air de revanche pour lui et qu’il aura a cœur de montrer à son ancienne équipe qu’il peut tout à fait jouer et gagner au plus haut niveau. Derrière lui, l’incroyable coureur RB Joe Williams (586 yds, 5 TDs) qui sort d’un match exceptionnel à UCLA : 332 yds au sol et 4 TDs, il totalise donc la bagatelle de 511 yds sur les deux dernières rencontres ! Absolument énorme, surtout lorsque l’on sait qu’il avait annoncé sa retraite en début de saison avant de revenir sur sa décision à la demande du staff suite aux blessures à la pelle à ce poste : la saison de RB Armand Shyne (373 yds, 4 TDs) est terminée suite à sa blessure au genou contre Arizona et RB Zach Moss (315 yds, 2 TDs) s’est également blessé lors du match contre Cal. De son côté, le groupe de receveurs est emmené par le senior WR Tim Patrick (429 yds, 5 TDs) qui domine largement ses équipiers au niveau statistique alors qu’il vient de rater les trois derniers matchs sur blessure, une véritable hécatombe chez les Utes ! Le staff espère cependant pouvoir l’aligner pour la réception des Huskies, mais rien n’indique qu’il sera à 100% de ses moyens. En son absence, QB Troy Williams peut compter sur WR Raelon Singleton (307 yds, 1 TD), WR Cory Butler-Byrd (263 yds) ou encore TE Evan Moeai (196 yds), mais aucun de ces joueurs ne semble capable d’endosser le costume de go-to guy de WR Tim Patrick, ce qui devrait augurer une attaque fortement orientée vers le jeu de course si l’absence de ce dernier se prolonge.

Du côté de la défense, l’escouade s’était montré particulièrement convaincante depuis le début de l’année avant de prendre l’eau contre UCLA malgré la victoire (52-45), une réaction est donc attendue ce week-end face à l’armada offensive des Huskies. La ligne défensive est particulièrement féroce du côté des Utes malgré la perte pour la saison de DE Kylie Fitts (4 plaquages, 1.5 sack) après seulement deux rencontres. En son absence, on assiste à la montée en puissance de DE Hunter Dimick (36 plaquages, 6 sacks, 1 FF), DE Pita Taumoepenu (22 plaquages, 3 sacks, 2 FF) et DT Filipo Mokofisi (30 plaquages, 4 sacks, 1 FF) qui supportent l’épatant NT Lowell Lotulelei (11 plaquages, 1 sack) souvent vu comme un futur premier tour de draft même si ses statistiques actuelles sont pour le moins modestes. Le groupe de linebackers est peut-être le point faible de cette escouade, mais possède néanmoins quelques éléments intéressants à commencer par LB Sunia Tauteoli (43 plaquages, 1 sack, 1 INT, 1 FF) qui vient néanmoins de manquer le dernier match face à UCLA après être sorti sur blessure la semaine précédente. Avec LB Cody Barton (38 plaquages, 1 sack) et LB Kavika Luafatasaga (20 plaquages), ce sont les trois seuls linebackers à compter plus de 10 plaquages dans l’équipe ! Le secondary, par contre, est aussi une véritable force du côté de Salt Lake City malgré la débâcle du week-end passé (464 yards et 5 TDs encaissés par le remplaçant QB Mike Fafaul de UCLA). Il faudra absolument resserrer les boulons au vu du calibre de l’adversaire à venir, mais nul doute que S Chase Hansen (49 plaquages, 1 sack, 1 INT, 2 FF), CB Reggie Porter (26 plaquages, 2 INTs), CB Brian Allen (22 plaquages, 1 sack, 4 INTs) et CB Justin Thomas (21 plaquages, 1 sack, 1 FF) auront à cœur de se rattraper après la dernière sortie ratée. Le gros coup dur dans ce groupe est la blessure du leader S Marcus Williams (32 plaquages, 3 INTs, 1 FF) aggravée lors du match à Oregon State et qui n’a pas joué depuis. Peu d’informations ont filtrés sur son état de santé mais il se pourrait qu’il soit absent pour une durée de plusieurs semaines, en espérant que sa saison ne soit tout simplement pas terminée.

DUELS CLES

D’un côté, un jeune quarterback qui explose cette saison et qui ne lance que 2 interceptions en sept rencontres tout en réussissant 26 touchdowns sur la même période. De l’autre, un secondary réputé pour son opportunisme et qui se trouve à la première place nationale pour le nombre d’interceptions réalisées (14). Avouez que l’opposition a du style !
Car c’est bien là que résidé la clef de cette rencontre : dans la capacité du secondary des Utes à ralentir au maximum, voir à stopper, la machine QB Jake Browning. Ce dernier reste sur une série de trois matchs (dont Stanford et Oregon) sans lancer la moindre interception. Dans le même temps, il a lancé pour… 12 touchdowns! Aucun quarterback dans les Power Five ne possède un meilleur ratio TD/INT, tout simplement.

Le secondary de Utah sort donc d’une performance aussi rare que misérable contre UCLA, où l’absence de S Marcus Williams s’est fait cruellement sentir : entre plaquages ratés et big plays accordés, le backup QB des Bruins s’est amusé tout l’après-midi et les Utes ne doivent la victoire qu’à la prestation hallucinante de RB Joe Williams… et à quelques big plays défensifs tout de même (4 interceptions réalisées). Pour ne pas rassurer les fans du côté de Salt Lake City, la seule rencontre de l’année où les joueurs de coach Kyle Whittingham ont rencontrés un quarterback de premier plan, en l’occurence QB Davis Webb de California, ils sont tombés pour la seule fois de la saison (défaite 23-28 avec 4 passes de TD encaissées). A ce titre, le rôle du jeune FS Jordan Fogal (12 plaquages 2 INTs, 1 FF) sera déterminant pour éviter de prendre l’eau, lui qui a su malgré tout se faire remarquer contre les Bruins avec 2 interceptions réussies.

Alors, toute l’issue du match repose sans doute là-dessus: même diminuée, la défense de Utah sera-t-telle capable de faire déjouer le prodige QB Jake Browning? Où bien celui-ci sera-t-il tout simplement trop fort, dans la continuité de son début de saison de folie? Réponse samedi soir!

FACTEUR X

Il est certain que le rôle de la défense des Utes sera crucial et même décisif face à l’attaque de feu des Huskies. Mais si le programme de Salt Lake City veut avoir sa chance, il va également falloir que son attaque soit productive et inscrive des points au tableau d’affichage. Au vu des dernières rencontres, un seul homme semble cristalliser tous les espoirs des fans de Utah et apparaît comme capable de porter l’équipe à lui tout seul comme il vient de le faire ces dernières semaines : l’ex-néo-retraité RB Joe Williams.

Après avoir annoncé sa retraite mi-septembre car il se sentait au bout du rouleau, tant physiquement que mentalement, il a accepté de revenir au bout d’un mois à la demande du coaching staff suite aux nombreuses blessures au sein de l’effectif. Et une semaine plus tard, le voilà qui pulvérise le record de l’université (332 yards en 29 portées) et réalise la meilleure performance au sol dans un match FBS depuis le record absolu de RB Samaje Perine avec Oklahoma en 2014 (427 yards) ! Accélération foudroyante, pointe de vitesse impressionnante, RB Joe Williams a offert un véritable récital aux spectateurs du Rose Bowl de Pasadena. Il est certain que la puissante ligne défensive des Huskies ne sera certainement pas aussi facile à traverser que celle des Bruins, mais depuis son retour le coureur semble en état de grâce. Et s’il continue sur cette folle lancée, qui sait comment le choc au sommet de la conférence Pac-12 pourrait bien se terminer ?

STUFF

• Interrogé sur l’état d’esprit des défenseurs de UCLA après la victoire des Utes à Los Angeles la semaine dernière, RB Joe Williams a répondu :

« Je suis a peu près certain qu’ils étaient fatigués de regarder l’arrière de mon maillot traverser le terrain ».

Pan, dans les dents.

• Avec son match monstrueux (332 yards, 4 TDs), RB Joe Williams est le premier coureur de la conférence Pac-12 à passer la barre des 300 yards depuis la saison 2012 où deux coureurs avaient réussi cette performance (RB Ka’Deem Carrey de Arizona avec 366 yards contre Colorado, record de la conférence Pac-12 et RB Kenjon Barner de Oregon avec 321 yards contre USC). Il poste donc également la meilleure performance au niveau FBS depuis presque 2 ans et le record de RB Samaje Perine et explose au passage l’ancien record du programme de Utah établi en 1999 par RB Mike Anderson lors du Las Vegas Bowl (254 yards lors d’une victoire 17 à 16 contre Fresno State). Historique.

• Coïncidence amusante, les deux joueurs ayant connu une après-midi monumentale à Pasadena (RB Joe Williams et QB Mike Fafaul de UCLA) ont joué ensemble à l’académie militaire de Fork Union, en Virginie.

• C’est peu de dire que l’infirmerie de l’université de l’Utah est pleine à craquer: DE Kyle Fitts, LB Marcus Sanders-Williams, C Hiva Lutui, OL JJ Dielman, TE Siale Fakailoatonga, RB Armand Shyne sont blessés pour le reste de la saison. A divers degrés, S Marcus Williams, CB Dominique Hatfield, CB Reggie Porter, LB Sunia Tauteoli, NT Lowell Lotulelei, C Lo Falemaka, RB Zach Moss, RB Troy McCormick, RB Jordan Howard, WR Tim Patrick et WR Cory Butler-Byrd ont manqué où vont encore manquer du temps de jeu. Coach Kyle Whittingam, a la tête des Utes pour la 12ème année, est absolument consterné :

« Je n’ai pas le souvenir d’une année avec autant de blessures ».

• D’après ESPN Stats & Info, Washington est le programme qui a réussi le plus de sacks au niveau national lorsqu’ils envoient 4 pass rushers ou moins, depuis la prise de fonction de Chris Petersen en 2014 (96 réussis). C’est 5 de plus que le second, Alabama (91).

• Toujours d’après ESPN Stats and Info, QB Jake Browning et ses Huskies ont marqué un TD sur 15% des jeux joués en shotgun, le meilleur taux de tout le pays. RB Myles Gaskin est le leader de la conférence Pac-12 pour les yards au sol, tandis que son remplaçant RB Lavon Coleman possède la meilleure moyenne au niveau national avec minimum 50 portées de balles (8.5 yds/course). 10 joueurs différents ont réceptionné au moins 1 TD (meilleur du pays) et le rating de QB Jake Browning est de 30 points plus élevé que celui du deuxième meilleur quarterback de la conférence (QB Sam Darnold, USC). Feu d’artifice offensif!

• Les adversaires des Utes font en moyenne face à une 3ème tentative et 8.3 yards à parcourir. Seules les défenses de Michigan, Miami et Alabama arrivent à mettre leurs adversaires dans une position plus difficile.

• A égalité avec Clemson, Utah est l’équipe qui a remporté le plus de victoires décidées sur une possession (4) cette saison. Ce total grimpe à 8 depuis le début de la saison 2015, et 13 sur les trois dernières saison, trois de plus que la seconde équipe au niveau FBS. Gagner petit, mais gagner quand même.

• Classé #4 de l’AP Top 25 cette semaine, Washington connait son meilleur classement depuis plus de 15 ans (2000, saison terminée en tant que #3 national).

• La saison dernière, Utah avait remporté le duel face au Huskies pour la toute première fois dans l’histoire des deux programmes en 9 confrontations (victoire 34-23 des Utes à Seattle). Washington mène donc toujours largement la série 8 victoires à 1.

PRONOSTIC

Washington 41, Utah 17. Deuxième chance pour les Utes dans cinq semaines ?

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

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Georgia vs Alabama : l’ultime preview

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The Blue Pennant vous propose une couverture exceptionnelle du CFP National Championship Game 2018 qui verra s’affronter les Bulldogs de #3 Georgia et le Crimson Tide de #4 Alabama, lundi 8 janvier prochain.

#3 Georgia (13-1) vs #4 Alabama (12-1)

CFP NATIONAL CHAMPIONSHIP
Atlanta, Géorgie
Mercedes-Benz Stadium
Lundi 8 janvier 2017
20h17 (heure Est, 02h17 en France)

Jusqu’au coup d’envoi, toute la rédaction se met sur le pont pour vous présenter une série d’articles quotidiens concernant ce duel 100% SEC entre les deux meilleures équipes de la saison 2017 :

– Présentation des deux coachs.
– Le face-à-face à chaque poste.
– Les media Days.
– Présentation du stade.
– Les clés du match.
– Les pronostics de la rédaction.

Morgan Lagrée, notre rédacteur en chef, est accrédité en tribune de presse au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta pour vous proposer un récit au plus près de l’action ! Tout au long de la journée, vous pourrez suivre de l’intérieur et en temps réel, l’avant et l’après-match via notre compte Twitter @thebluepennant et notre page Facebook pour des LIVE exclusifs.

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Playoffs

[Preview] Rose Bowl 2018 : #2 Oklahoma vs #3 Georgia

Coup d’envoi du College Football Playoff de la saison 2017 à l’occasion de ce Rose Bowl entre les champions de conférence Big 12, les Sooners de #2 Oklahoma, et les champions de conférence SEC, les Bulldogs de #3 Georgia.

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#2 Oklahoma (12-1) vs #3 Georgia (12-1)

ROSE BOWL
Pasadena, Californie
Rose Bowl
Lundi 1er janvier 2018
17h00 (heure Est, 23h00 en France)

Pas de traditionnelle opposition entre équipes des conférences Big Ten et Pac-12 lors de cette 104ème édition du « Granddaddy of Them All » mais un choc entre le champion de la conférence Big 12, #2 Oklahoma, et celui de la SEC, #3 Georgia, avec pour enjeu une place assurée au National Championship Game 2018.

Si les Sooners de #2 Oklahoma ont croisé le chemin d’un programme de la conférence SEC à 163 reprises, ils n’ont jamais affronté les Bulldogs de Georgia ! Ce Rose Bowl 2018 sera donc une grande première pour ces deux programmes historiques du College Football.

On doit s’attendre à une opposition de style entre des Bulldogs qui voudront surement utiliser leur jeu au sol puissant pour contrôler le rythme de la rencontre afin de limiter le temps de possession de l’attaque des Sooners menée par le récent vainqueur du trophée Heisman, QB Baker Mayfield.

De son côté, #2 Oklahoma aura pour objectif de prendre rapidement les commandes du match en accélérant au maximum le tempo afin de forcer l’attaque de Georgia à passer par les airs.

Comment sont-ils arrivés là ?

#2 Oklahoma (12-1, 8-0 Big 12)

Pour la première depuis 1999, les Sooners ont débuté une saison sans Bob Stoops sur la sideline. Parti à la retraite au début du mois de juin, ce dernier a laissé sa place à son jeune coordinateur offensif de 34 ans, Lincoln Riley. Malgré ce changement important dans le coaching staff et le départ de plusieurs playmakers (WR Dede Westbrook, RB Joe Mixon), la recette est restée la même : attaque Air Raid agressive dirigée de main de maître par le flamboyant QB Baker Mayfield. Époustouflant à Ohio State lors de la week 2, le quarterback de #2 Oklahoma a célébré cette victoire chez les Buckeyes en plantant un drapeau des Sooners au centre du Horseshoe. L’une des images de la saison 2017.

Toutefois, le programme de Norman (Oklahoma) a subi une légère baisse de régime en milieu de saison s’imposant difficilement face à Baylor avant de subir la Loi des Cyclones d’Iowa State à Ames (Iowa) dans leur seule défaite de la saison. Les Sooners ont finalement rebondi en prenant le dessus – difficilement – sur leur rival, Texas, puis sur Kansas State.

L’assaut final sera royal. 49 points contre Texas Tech, 62 contre Oklahoma State dans le derby, puis deux victoires face à Texas Christian (38-20 et 41-17 en finale de conférence Big 12) pour finir avec un bilan de 12-1.
On se souviendra aussi de cette saison des Sooners pour les quelques frasques de son quarterback vedette : insultes, trash talk et « prise de paquet » auront fait la Une des journaux tout au long de la campagne 2017 de QB Baker Mayfield. Une chose est sûre : sur le terrain, ce dernier aura été irréprochable !

#3 Georgia (12-1, 7-1 SEC)

Plusieurs points d’interrogation en début de saison laissaient planer le doute sur la capacité des Bulldogs d’être de réels candidats au titre national : un head coach de 2ème année (Kirby Smart), un QB sophomore (Jacob Eason) titularisé derrière une ligne offensive pillée lors de l’intersaison… et une réputation de s’écrouler dans les moments importants.

Pourtant, un voyage réussi à Notre Dame ponctué par une victoire 20-19 en week 2 et l’émergence d’un secteur défensif dominant ont rassuré tout le monde du côté d’Athens (Géorgie)… mais malgré une série de 9 succès consécutifs, les doutes persistaient. 31-3 face à Mississippi State ? Les Bulldogs sont sur-côtés. Le 41-0 à Tennessee ? Bof. Vanderbilt, Missouri, Florida, South Carolina… pas de quoi impressionner qui que ce soit.

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Après avoir pris la place d’un QB Jacob Eason blessé en cours de saison, QB Jake Fromm montait alors en puissance mais rien ne semblait convaincre le jury dans une conférence SEC en déclin. La raclée 40-17 subie à Auburn dans la « Deep South’s Oldest Rivalry » ne confirmait-elle pas ces doutes ? Au contraire. #3 Georgia rebondit avec brio infligeant deux corrections à Kentucky et Georgia Tech avant de détruire les Tigers d’Auburn en finale de conférence SEC dans une revanche implacable. Direction playoffs pour la troupe de Kirby Smart.

Les clés du match

La santé de QB Baker Mayfield

Le quarterback senior des Sooners a encore réussi une fantastique saison. La plus belle de sa carrière universitaire ce qui lui a valu de remporter le trophée Heisman et d’être nommé « Meilleur joueur de l’année » par The Blue Pennant. QB Baker Mayfield a réussi 4340 yards à la passe pour 41 TD contre seulement 5 INT. Il a également complété 71% de ses passes. Il peut également créer le danger au sol (310 yards et 5 TD en 2017) grâce à sa mobilité. Avec QB Baker Mayfield au commandes, l’attaque des Sooners a terminé avec plus de 40 points par match pour une 3ème saison d’affilée. Avec une moyenne de 8.4 yards par jeu, c’est tout simplement la meilleure attaque du pays.

Or, QB Baker Mayfield a été ennuyé par une maladie mystérieuse tout au long de la semaine précédant ce Rose Bowl. Absent de deux conférences de presse quotidiennes, il a fait une apparition inattendue devant les médias, samedi 30 décembre, le teint blême. Pas très rassurant. Sans son leader à 100%, l’attaque des Sooners pourrait déjouer. Elle devra alors se reposer sur un jeu au sol qui s’est tout de même révélée en fin de saison grâce à une ligne offensive dominante et un RB Rodney Anderson en feu.

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Malgré tout, sans un QB Baker Mayfield en pleine possession de ses moyens, il est difficile d’imaginer une victoire des Sooners dans cette demi-finale nationale.

Le jeu au sol de Georgia face à la défense d’Oklahoma

De ce duel dépendra la rythme de ce Rose Bowl. Ce n’est pas un secret : #3 Georgia veut imposer son jeu au sol afin de laisser l’attaque Air Raid des Sooners sur le banc de touche. Pour y arriver, la ligne offensive des Bulldogs doit prendre l’avantage sur la ligne de scrimmage. Dans le cas contraire, la défense de #2 Oklahoma permettrait à QB Baker Mayfield et Co. de donner le tempo au match tout en mettant sous pression le jeu aérien des Dawgs. Le pire cauchemar de coach Kirby Smart.

Toutefois, #3 Georgia peut compter sur l’une des lignes offensives qui a le plus progressé en 2017 (de 4.6 yards par course en 2016 à 5.8 yards cette saison). Elle a permis aux seniors RB Nick Chubb (1175 yards, 13 TD) et RB Sony Michel (948 yards, 13 TD) de briller tout au long de l’année. Ce duo a même reçu de l’aide de la future star offensive des Dawgs, le freshman RB D’Andre Swift (597 yards).

Cette attaque au sol sera opposée à une défense qui a parfois pris l’eau contre la course en 2017 (144 accordés en moyenne par match). Bien que le front seven des Sooners mené par DE Ogbonnia Okoronkwo (70 plaquages, 8 sacks) et LB Emmanuel Beal (89 plaquages, 6 pour perte) soit la force de cette défense, elle a concédé 268 yards contre Kansas State, 251 yards contre West Virginia et 213 contre Oklahoma State… Pas très rassurant.

Le jeu aérien de QB Jake Fromm

Le quarterback des Bulldogs est LE facteur X de ce match. #3 Georgia doit impérativement dominer dans les tranchées et imposer son jeu au sol afin de ne pas déjouer sous la pression d e la défense des Sooners. Si le front seven de #2 Oklahoma réussit à stopper le duo RB Nick Chubb / RB Sony Michel, l’inexpérimenté QB Jake Fromm fera face à de nombreuses situations de longues 3ème tentatives.

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Comment le quarterback true freshman des Dawgs va-t-il se comporter sous la pression ? Jusqu’à présent, il a passé tous ses tests avec brio. Titularisé à la hâte suite à la blessure du genou de QB Jacob Eason, il a parfaitement joué son rôle de gestionnaire en terminant la saison avec 2173 yards à la passe pour 21 TD et 5 INT (63% de réussite). La présence d’un groupe de running backs performants à ses côtés pourrait lui permettre d’allonger ses passes face à un backfield défensif des Sooners qui a accordé 17 passes de plus de 40 yards en 2017.

Joueurs à suivre

QB Baker Mayfield, Oklahoma
En remportant le trophée Heisman au début du mois de décembre, QB Baker Mayfield a rejoint le légendaire Herschel Walker en devenant le 2ème joueur de l’Histoire à terminer dans le Top 4 du prestigieux trophée à trois reprises. Le quarterback des Sooners a également établi un nouveau record FBS avec ses 71% de réussite à la passe en 2017. Son bilan en carrière comme titulaire ? 39-7. Sensationnel. Leader incontesté de l’attaque de #2 Oklahoma, il sera l’élément d’une éventuelle qualification des Sooners en finale nationale.

RB Rodney Anderson, Oklahoma

Pour sa 2ème saison avec les Sooners, il a marché dans les pas de son prédécesseur : RB Samaje Perine. Laissé côté au mois de septembre, il a complètement explosé face à Kansas State (147 yards, 1 TD et 1 TD sur réception) après une performance prometteuse face à Texas. Dès lors, il est devenu l’un des éléments importants de l’attaque des Sooners. Avec un total de 960 yards au sol pour 11 TD, il a conclu la saison avec une moyenne de 5.9 yards par course. Il est également capable d’apporter du soutien dans le jeu aérien comme il l’a démontré avec 139 yards sur réception pour 2 TD face à Texas Christian.

WR Marquise Brown

A l’intersaison, #2 Oklahoma a perdu WR Dede Westbrook mais a récupéré son successeur, WR Marquise Brown. Rapidement, ce dernier s’est révélé comme le receveur de profondeur privilégié de QB Baker Mayfield. Phénoménal face à Oklahoma State (9 réceptions, 265 yards, 2 TD), il semble monter en puissance plus la pression est importante. Dans un match qui se jouera sur des détails, il pourrait avoir un rôle crucial.

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LB Roquan Smith, Georgia
LB Roquan Smith est l’un des meilleurs défenseurs du pays ce qui lui a valu de remporté récemment le Butkus Award au terme d’une saison 2017 étincelante (113 plaquages, 10.5 pour perte, 5.5 sacks). Sa prestation en finale de conférence SEC avec notamment un fumble recouvert sur le premier jeu du 4ème quart-temps a confirmé son statut de game-changer au sein de la meilleure défense de la conférence SEC. Son duel avec QB Baker Mayfield et la révélation RB Rodney Anderson s’annonce épique.

RB Nick Chubb, Georgia

Running back infatigable, il a atteint le plateau des 1000 yards au sol pour la 3ème fois de sa carrière. Seule une blessure du genou subie à Tennessee en 2015 l’a ralenti dans son développement. On avait craint que cette absence forcée aurait pu mettre en péril son statut de #1 mais sa combativité, sa capacité beaucoup de yards après le premier contact et son instinct de tueur dans la redzone lui ont permis de rester le leader d’une groupe de running backs très profonds. 4599 yards au sol et 42 TD en carrière.

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Facteur X

WR CeeDee Lamb
En 2017, WR CeeDee Lamb a été l’un des receveurs freshman les prolifiques du pays (40 réceptions, 741 yards, 7 TD). Mais il a souffert sur la fin de sa campagne. Toutefois, attendez-vous à le voir davantage à l’occasion de ce Rose Bowl. Alors que la défense des Bulldogs pourrait multiplier les doubles-couvertures sur l’explosif WR Marquise Brown et sur le puissant All-American TE Mark Andrews, WR CeeDee Lamb pourrait tirer son épingle du jeu en devenant la cible préférée de QB Baker Mayfield.

Historique

Ce sera le premier match entre les Sooners de #2 Oklahoma et les Bulldogs de #3 Georgia.

Blessés

#2 Oklahoma
Absent : CB Jordan Parker (genou), LB Curtis Bolton (cheville), WR Nick Basquine (talon d’Achille), OL Alex Dalton (genou).
Incertain : Aucun.
Probable : QB Baker Mayfield (maladie).

#3 Georgia
Absent : LB Natrez Patrick (raisons personnelles).
Incertain : WR Jayson Stanley (suspension), DB Deangelo Gibbs.
Probable : RB Sony Michel (genou), DB Malkom Parrish (bas du corps).

Pronostic

Oklahoma 34, Georgia 31.

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Playoffs

[Preview] Sugar Bowl 2018 : #1 Clemson vs #4 Alabama

Clemson vs Alabama. Acte III. Les Tigers et le Crimson Tide se rencontrent pour la 3ème fois en 3 ans dans les playoffs. Qui sortira vainqueur de cette rivalité naissante pour rejoindre le gagnant du Rose Bowl en finale nationale ?

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#1 Clemson (12-1) vs #4 Alabama (11-1)

SUGAR BOWL
La Nouvelle-Orléans
Sugar Bowl
Lundi 1er janvier 2018
20h45 (heure Est, 02h45 en France)

Clemson vs Alabama, Acte III. Pour la 3ème année consécutive, les Tigers et le Crimson Tide se retrouvent lors du College Football Playoff. Le contexte est différent cette saison : si les deux premiers affrontements avaient eu lieu dans le cadre du National Championship Game, ce 3ème duel en trois ans se jouera lors du Sugar Bowl avec pour enjeu une place pour la finale nationale de lundi prochain.

Comment sont-ils arrivés là ?

#1 Clemson (12-1, 7-1 ACC)

Les Tigers ont débuté la saison 2017 avec une cible sur le front qu’ont toujours les champions en titre… ce qui n’a pas empêché #1 Clemson de participer à ses playoffs 2018 avec l’intention de devenir la 2ème équipe depuis 1998 à réussir un back-to-back. Coach Dabo Swinney avait la lourde tâche de remplacer la superstar QB Deshaun Watson. Il a fait le choix de QB Kelly Bryant, préféré à QB Hunter Johnson, le sensationnel prospect 4 étoiles. Bien lui en a pris. QB Kelly Bryant a parfaitement assuré la transition jusqu’à devenir une pièce importante de l’attaque grâce à sa maturité et son efficacité.

Comme d’habitude depuis l’arrivée de Brent Venables au poste de coordinateur défensif, c’est par la défense que les Tigers ont construit l’essentiel de leur succès. Ils ont limité leurs adversaires à 12.8 points par match grâce à une ligne défensive au talent exceptionnel.

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Pourtant, #1 Clemson n’avait pas un début de calendrier facile : Auburn, Louisville et Virginia Tech au programme des 5 premières semaines avant d’affronter North Carolina State et Florida State au mois de novembre… que des victoires ! Seul un passage à vide irrationnel à Syracuse (défaite 27-24), un vendredi soir d’octobre, est venu assombrir un parcours parfait. #1 Clemson a finalement rebondi terrassant le rival South Carolina et Miami en finale de conférence ACC pour s’assurer un billet dans cette demi-finale nationale.

#4 Alabama (11-1, 7-1 ACC)

Ultra-favori en début de saison, le Crimson Tide n’a pas manqué son entrée en matière en remportant le Big Game de la week 1 de la saison 2017 face à Florida State (24-7). La troupe de coach Nick Saban semblait alors promis à une saison invaincue jusqu’à ce qu’à une défaite à Auburn lors de l’Iron Bowl privant ainsi #4 Alabama d’une 4ème finale de conférence SEC consécutive.

Malgré cet échec, le programme de Tuscaloosa (Alabama) a atteint le plateau des 10 victoires pour la 10ème année d’affilée et le Crimson Tide est la seule équipe à avoir participé aux quatre éditions du College Football Playoff.

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Toutefois, c’est moins dominant que #1 Alabama va tenter de récupérer son titre national perdu face à #1 Clemson au mois de janvier 2017. Parfois en difficulté face aux équipes robustes défensivement (LSU, Mississippi State, Texas A&M), le Crimson Tide semble plus vulnérable que les années précédentes. Ce n’est pas l’avis de Vanderbilt, d’Ole Miss, d’Arkansas ou de Tennessee qui ont sombré face à la puissance athlétique d’une équipe impitoyable. Alors quel visage sera celui de #1 Alabama lors de ce Sugar Bowl ?

Les clés du match

L’attaque au sol de #4 Alabama face au front four de #1 Clemson

Force contre force. Face à face l’une des meilleures attaques au sol du pays et le meilleur front four du pays. L’équipe vainqueur de cette guerre des tranchées aura pris un net ascendant sur la victoire finale

L’attaque du Crimson Tide, c’est avant tout la puissance d’une attaque au sol qui tourne à 265 yards en moyenne par match et à 6 yards par course. Seules les défenses de LSU et de Florida State ont limité #4 Alabama à moins de 200 yards au sol. L’an passé, #1 Clemson a accordé 221 yards au sol et 3 TD en 34 courses lors de la finale nationale. Le coordinateur offensif Brian Daboll a un problème de riche : trop de talent au poste de running back. Ainsi, le junior RB Damien Harris (906 yards au sol, 11 TD) devrait rester la 1ère option mais RB Bo Scarbrough (549 yards au sol, 8 TD) et les étoiles montantes, RB Joshua Jacobs et RB Najee Harris, seront probablement utilisés. Sans oublier que le quarterback, QB Jalen Hurts (768 yards au sol, 8 TD), est avant tout un quarterback qui brille par sa capacité à sortir de la poche pour créer des big plays au sol.

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Face à cette attaque au sol terrifiante se présente une ligne défensive exceptionnelle. Depuis l’arrivée du coordinateur défensif Brent Venables, le front four des Tigers n’a cessé de produire des joueurs de talent. Plus impressionnant encore, on a le sentiment que ce front four est meilleur année après année. Ainsi, les quatre joueurs de cette ligne défensive ont été nommés par les jurys sélectionnant les All-American. Le leader charismatique DT Christian Wilkins (52 plaquages, 9 pour perte, 5 sacks) et les defensive ends, DE Clellin Ferrell (62 plaquages, 17 pour perte, 8.5 sacks) et DE Austin Bryant (47 plaquages, 15 pour perte, 8 TD) n’ont cessé de venir mettre de la pression dans les backfields offensifs adverses tout au long de la saison (8 plaquages pour perte en moyenne par match). Le sophomore DT Dexter Lawrence (32 plaquages) a été l’âme et le coeur d’une défense contre la course qui n’a accordé que 112 yards en moyenne par match en 2017.

QB Kelly Bryant face à la défense du Crimson Tide

Malgré les lourdes pertes de QB Deshaun Watson, RB Wayne Gallman et WR Mike Williams, l’attaque de #1 Clemson est restée l’une des meilleures de la conférence ACC (35.4 points par match). Si la production est demeurée élevée, le style de jeu a quelque peu évolué. Ainsi, le jeu aérien a laissé sa place à un jeu au sol plus important (204,1 yards en moyenne par match en 2017). Le freshman RB Travis Etienne (744 yards au sol, 13 TD) et le sophomore RB Tavien Feaster (659 yards au sol, 7 TD) ont sonné la charge tout au long de la saison. Mais face à cette attaque au sol des Tigers se dresse l’une des plus redoutables défenses contre la course du pays. Certes, moins impressionnante que les années précédentes, elle a limité ses adversaires à une moyenne de 94.1 yards par match. Son objectif sera toujours le même : être performant sur le run stop afin de forcer les Tigers à sur-utiliser QB Kelly Bryant (2678 yards à la passe, 13 TD, 6 INT et 646 yards au sol, 11 TD) dans les airs. En 2017, ce dernier a réussi plus de 300 yards à la passe qu’à une seule reprise. Malgré la présence de WR Deon Cain (52 réceptions, 659 yards, 6 TD) en profondeur et de WR Hunter Renfrow (55 réceptions, 571 yards, 3 TD) dans le slot, remporter la victoire en passant par les airs serait un vrai défi pour le successeur de Deshaun Watson.

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Le jeu aérien de #1 Alabama

QB Jalen Hurts est-il devenu un meilleur pocket passer ? Avec un total de 15 TD à la passe pour une seule interception, le quarterback junior du Crimson Tide a semblé plus à l’aise dans la poche que lors de sa première saison, en 2016. Sa principale cible ? WR Calvin Ridley (55 réceptions, 896 yards, 3 TD) qui est toujours sa première option. Or, le receveur junior est bien esseulé au sein d’un groupe de receveurs qui manque cruellement de profondeur. Résultat : QB Jalen Hurts a le défaut de faire confiance en ses jambes dès que l’option Ridley tombe à l’eau ce qui rend unidimensionnel le système de jeu offensif du Crimson Tide. Inquiétant alors que la défense aérienne des Tigers (#5 du pays) menée par  S Tanner Muse, S Isaiah Simmons et CB Ryan Carter, s’est montrée intraitable tout au long de la saison n’accordant que 14 TD à la passe en 2017. Pour s’en sortir dans ce match, QB Jalen Hurts devra impérativement obtenir du soutien de ses options secondaires comme avait pu l’être TE OJ Howard pour QB Jake Coker lors du titre national en 2015. Le senior WR Cam Sims ou le freshman WR Jerry Jeudy peuvent-ils être les game-changers de ce Sugar Bowl ?

Joueurs à suivre

QB Kelly Bryant
Pendant deux saisons, il a sagement appris dans l’ombre de QB Deshaun Watson. Lancé dans le grand bain en septembre dernier, il a impressionné par sa maturité et son calme. Hormis un match manqué contre Boston College, QB Kelly Bryant (2678 yards, 13 TD, 6 INT) a enchainé les excellentes prestations. La seule défaite de #1 Clemson est arrivée à Syracuse… un soir où le quarterback junior des Tigers était diminué par une blessure de la cheville. Un hasard ?

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RB Travis Etienne
Si la défense contre la course de #4 Alabama reste la meilleure de la conférence SEC avec une moyenne de 94.1 yards accordés par match, elle a souffert en fin de saison, notamment face à Mississippi State et Auburn, et a concédé plus de 100 yards au sol lors de ses 4 derniers matchs. A l’inverse, le true freshman RB Travis Etienne est monté en puissance tout au long de la saison pour terminer l’année en force avec un total de 744 yards au sol pour 13 TD (7.2 yards par course !). Sa capacité à trouver l’en-but adverse en fait un playmaker redoutable.

DT Christian Wilkins, Clemson
Toujours le sourire. Toujours prêt à faire une blague. Le polyvalent DT Christian Wilkins est surtout un fantastique joueur de ligne défensive. Capable d’évoluer à l’intérieur comme pur run stopper, il excelle également sur les extérieurs comme pass rusher. Le rêve de tout coordinateur défensif. Sa grande force ? Être au meilleur de son potentiel dans les grands rendez-vous comme il l’a démontré cette saison face à Auburn (10 plaquages, 2 sacks), Florida State (7 plaquages, 2.5 pour perte) et Miami (7 plaquages, 2 pour perte).

QB Jalen Hurts, Alabama
Révélation de la saison passée, QB Jalen Hurts a montré ses limites lors des playoffs 2016. Le nouveau coordinateur offensif Brian Daboll avait pour mission de développer son jeu aérien en 2017. Certes, ses statistiques ont progressé mais c’est encore grâce à ses courses qu’il est le plus dangereux. Dans les bons jours, il est inarrêtable. Pourtant, si sa ligne offensive flanche face au front four surpuissant des Tigers, il pourrait connaître une soirée difficile.

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WR Calvin Ridley, Alabama
Il se sent parfois un peu seul au sein du groupe de receveurs du Crimson Tide. Malgré des doubles-couvertures constantes, il s’est imposé comme l’un des meilleurs receveurs du pays grâce à sa vitesse et à sa capacité de se séparer de son défenseur direct. Il possède également des mains en or qui lui ont permis de réussir 55 réceptions pour 896 yards et 3 TD. Dans un Sugar Bowl au cours duquel les deux attaques au sol pourraient être contenues, son rôle pourrait être critique dans l’optique d’une victoire de #1 Alabama.

S Minkah Fitzpatrick, Alabama
Le quarterback des Tigers de #1 Clemson, QB Kelly Bryant, n’a pas encore rencontré de defensive backs ayant le talent de S Minkah Fitzpatrick (52 plaquages, 6 pour perte, 1.5 sacks, 1 INT en 2017). Joueur polyvalent, il est capable d’évoluer sur les extérieurs comme un vrai shutdown corner ou au centre du backfield défensif comme safety en man-to-man sur les tight-ends adverses. Sa puissance athlétique et son instinct en font aussi un excellent défenseur sur le run support. Véritable playmaker, il a le profil du défenseur typique du Crimson Tide, capable de faire basculer un match comme ce Sugar Bowl.

Facteur X

WR Hunter Renfrow
Meilleur receveur des Tigers en 2017, le receveur de poche junior sera surveillé par la défense du Crimson Tide comme le lait sur le feu. En effet, WR Hunter Renfrow a réussi ses deux meilleurs matchs en carrière… contre Alabama ! C’est sur sa 10ème réception du dernier National Championship fait au Crimson Tide que #1 Clemson a remporté son premier titre de champion national depuis 1981. L’année précédente, malgré la défaite des Tigers contre les joueurs de coach Nick Saban, il avait réussi 2 TD. La défense d’Alabama trouvera-t-elle une réponse au poison Hunter Renfrow ou ce dernier continuera-t-il à trouver les espaces pour offrir à QB Kelly Bryant une option précieuse ?

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Historique

C’est donc le 3ème affrontement en trois ans entre #1 Clemson et #4 Alabama. Le Crimson Tide a remporté le titre national 2015 en s’imposant 44-40 face aux Tigers avant que ces derniers prennent leur revanche l’an passé en mettant la main sur leur premier titre de champion national depuis 1981 au terme d’une fin de match complètement folle, QB Deshaun Watson se connectant avec WR Hunter Renfrow dans l’en-but d’Alabama à 0:01 de la fin.

#1 Alabama mène la série 13-4. #4 Clemson avait remporté les trois premiers matchs en 1900, 1904 et 1905 avant d’attendre 112 ans avant de battre de nouveau le Crimson Tide. Pendant cette période, #1 Alabama a enchainé 13 victoires contre les Tigers dont un mémorable 56-0 à Tuscaloosa en 1975.

A noter que ce sera la première participation de #4 Clemson au Sugar Bowl depuis 1959. La dernière fois que #1 Alabama a joué le Sugar Bowl ? 2014. Une défaite contre Ohio State lors du 1er tour des playoffs.

Blessés

#1 Clemson
Absent : K Greg Huegel (genou), DE Richard Yeargin (nuque).
Incertain : LB Tre Lamar (épaule), LB Chad Smith (mollet).
Probable : CB Mark Fields (pied).

#4 Alabama
Absent : LB Dylan Moses (pied), LB Shaun Dion Hamilton (genou), CB « Hootie » Jones (genou), TE Miller Forristall (genou).
Incertain : DE Labryan Ray (pied).
Probable : CB Deionte Thompson (pied), S Minkah Fitzpatrick (cuisse).

Pronostic

Clemson 27, Alabama 23.

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Preview

College Gameday : le guide des bowls du jeudi 28 décembre

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A peine remis de nos émotions de la soirée d’hier, marquée par les exploits d’Anthony Mahoungou, que nous nous plongeons dans la suite du programme de cette saison de bowls 2017.

Les choses sérieuses commencent véritablement avec trois matchs entre programmes classés. À partir de 17h15 (23h15 en France), #19 Oklahoma State rencontre #22 Virginia Tech lors du Camping World Bowl dans un choc de style. Puis, à 21h (3h00 du matin en France), ce sera l’Holiday Bowl entre #16 Michigan State et #18 Washington State.

Mais la soirée débutera à 13h30 (19h30 en France) avec le Military Bowl entre Navy et Virginia. Elle se conclura par le second match organisé à 21h (3h00 du matin en France) mettant aux prises #13 Stanford et TCU dans le cadre d’un Alamo Bowl rarement décevant.

Voici le programme complet des matchs de ce jeudi 28 décembre 2017 :

A partir de 13h30 (19h30 en France)

Navy (6-6) vs. Virginia (6-6)
MILTARY BOWL
Navy-Marine Corps Memorial Stadium, Annapolis, Maryland
Jeudi 28 décembre 2017 à 13h30 (19h30 en France)

Anciens rivaux dans les années 80 et 90, ces deux équipes ne se sont plus affrontées depuis 1994. La recette ne change pas pour les Midshipmen de Navy : jeu au sol et encore jeu au sol (347.5 yards de moyenne par match en 2017). Toutefois, cette attaque au sol sera opposée à l’excellent front seven des Cavaliers mené par le linebacker vedette, Micah Kiser (134 plaquages). Un duel direct à ne pas manquer. S Quin Blanding (121 plaquages) sera également amené à apporter son soutien dans la boite pour ralentir QB Malcolm Perry, QB Zach Abey et autre RB Chris High. Si l’attaque des Cavaliers ne tourne qu’à 23.8 points par match, elle peut compter sur l’excellent QB Kurt Benkert (3062 yards, 25 TD), qui fera face à l’une des plus mauvaises défenses contre la passe de la conférence AAC.

Pronostic : Navy 24, Virginia 20.

A partir de 17h15 (23h15 en France)

#19 Oklahoma State (9-3) vs. #22 Virginia Tech (9-3)
CAMPING WORLD BOWL
Camping World Stadium, Orlando, Floride
Jeudi 28 décembre 2017 à 17h15 (23h15 en France)

C’est assurément l’un des matchs les plus intrigant de cette saison de cette semaine pré-bowl du Nouvel An. Face à face, l’attaque explosive de #19 Oklahoma State de coach Mike Gundy (46.3 points par match) et la défense de fer du coordinateur défensif de #22 Virginia Tech, Bud Foster (13.5 points accordés en moyenne par match). Les Cowboys peuvent aussi bien briller dans les airs avec le tandem QB Mason Rudolph / WR James Washington qu’au sol grâce au sophomore RB Justice Hill. De leur côté, les Hokies peuvent compter sur un pass rusher agressif (29 sacks en 2017) mené par la duo DL Tim Settle / DL Ricky Walker. Objectif de #22 Virginia Tech : mettre le maximum de pression sur un QB Mason Rudolph dont le tempo est essentiel pour le succès des Cowboys. Offensivement, Virginia Tech doit être capable d’imposer son jeu au sol pour laisser le quarterback de #19 Oklahoma State sur la sideline. Or, le front seven des Cowboys est leur force en défense. QB Josh Jackson pourrait forcé de passer par les airs malgré les absences de WR Cam Phillips et WR Sean Savoy.
La défense de VT saura-t-elle ralentir le feu d’artifice de #19 Oklahoma State ? Ou l’armada offensive des Cowboys a-t-elle simplement trop d’options ?

Pronostic : Oklahoma State 34, Virginia Tech 24.

A partir de 21h00 (03h00 en France)

#13 Stanford (9-4) vs. #15 Texas Christian (10-3)
ALAMO BOWL
Alamodome, San Antonio, Texas
Jeudi 28 décembre 2017 à 21h00 (03h00 en France)

Cet Alamo Bowl voit s’affronter deux équipes battues en finale de conférence : #13 Stanford par #8 USC lors du Pac-12 Championship Game et #15 Texas Christian par #2 Oklahoma dans la Big 12. Deux équipes également privées de bowl du Nouvel An. On surveillera avant tout le duel entre le meilleur running back du pays, RB Bryce Love (1973 yards, 17 TD, 8.3 yards par course en 2017), et la défense des Horned Frogs de #15 TCU (99.9 yards au sol accordés par match, #1 de la Big 12) dirigée par le stratège défensif, le head coach, Gary Patterson. Ralenti par une blessure de la cheville, le running back vedette de #13 Stanford ne sera peut-être pas remis à 100% ce qui pourrait forcer QB KJ Costello (1361 yards, 11 TD) à passer davantage par les airs. Le quarterback sophomore du Cardinal est-il capable de mener son équipe à la victoire grâce à ses passes ? Pas sûr. La tâche de #13 Stanford pourrait être d’autant plus difficile que sa défense contre la course a montré quelques signes de faiblesse… pas rassurant avant d’affronter l’un des meilleurs jeux au sol de la conférence Big 12. Si QB Kenny Hill parvient à protéger la possession du ballon, les texans pourraient avoir une voie royale jusqu’à la victoire.

Pronostic : Texas Christian 34, Stanford 26.

#16 Michigan State (9-3) vs. #18 Washington State (9-3)
HOLIDAY BOWL
SDCCU Stadium, San Diego, Californie
Jeudi 28 décembre 2017 à 21h00 (03h00 en France)

Pour la 2ème année consécutive, les Cougars de #18 Washington State se retrouvent à l’Holiday Bowl. Et pour la 2ème saison d’affilée, ils rencontrent une équipe de la Big Ten avec une défense rugueuse et puissante. Après une saison 2016 décevante (3-9), les Spartans de #16 Michigan State ont réussi un fantastique revirement et ont la possibilité d’atteindre le plateau des 10 victoires en s’imposant dans ce match. Pour y arriver, ils devront imposer leur jeu au sol avec RB LJ Scott et QB Brian Lewerke afin de laisser sur le banc l’explosif QB Luke Falk, qui voudra réussir une grande performance pour son dernier match en carrière sous le maillot des Cougars après une Apple Cup râté il y a un mois. Ce dernier ne sera pas aidé par l’absence de ses deux meilleurs receveurs de la saison 2017. La clé du match sera peut-être l’opposition entre le pass rush agressif des Spartans (28 sacks en 2017) et l’imposante ligne offensive des Cougars menée par OG Cody O’Connell.

Pronostic : Michigan State 24, Washington State 23.

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