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The Big Game : Washington @ Utah

Présentation du duel au sommet de la conférence Pac-12 entre les Huskies de #4 Washington et les Utes de #17 Utah.

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Crédit photo : Otto Greule Jr/Getty Images

#4 Washington (7-0) @ #17 Utah (7-1)

Salt Lake City, Utah
Rice-Eccles Stadium
Samedi 29 octobre 2016
15h30 (heure Est, 21h30 en France)

Voilà déjà venir la fin du mois d’octobre et chaque semaine qui passe apporte son lot de matchs improbables et de nouvelles surprises un peu partout dans le pays. Des têtes tombent, les rankings sont modifiés et rares sont les équipes qui font l’unanimité chez les observateurs (coucou Alabama). Mais s’il y a bien une conférence du Power Five où tout semble sens dessus dessous depuis le début de la saison, c’est bien la Pac-12.

Il y a encore quelques mois à peine, on en faisait la nouvelle meilleure conférence du football américain universitaire, on l’adoubait comme successeur de la toute-puissante SEC. Force est de constater aujourd’hui que ceux qui clamaient haut et fort cette passation de pouvoir se sont fourrés le doigt dans l’œil jusqu’au nombril. Au nord, les cadors des dernières saisons comme Stanford et Oregon voguent de désillusion en désillusion et tutoient le fond du classement. Au sud, les universités de Californie du sud (USC, UCLA) et de l’Arizona (Wildcats et Sun Devils) qui dominaient traditionnellement les débats se retrouvent propulsées en bas de tableau.

Depuis l’élargissement à 12 équipes en 2011, les finalistes de la conférence étaient à chaque fois issus de ces six équipes. Mais les temps changent, au nord les équipes de l’état de Washington (Huskies et Cougars) ont pris le pouvoir avec une fiche parfaite de 4-0 en matchs de conférence jusqu’à maintenant. Au sud, Utah et Colorado caracolent en tête et espèrent bien s’inviter en finale pour la toute première fois depuis leur accession à la conférence il y a 5 ans.

Et ce week-end, nous allons avoir droit à un vrai choc entre équipes classées, entre le leader de la division nord et le leader de la division sud : affiche que l’on pourrait donc revoir le 2 décembre prochain à Santa Clara pour la finale de conférence !

ENJEUX DU MATCH

D’un côté, une des 9 dernières équipes invaincues de la FBS, la seule dans la conférence Pac-12 et véritable sensation de ce début de saison : les Huskies de #4 Washington de coach Chris Petersen. Qui aurait pu s’imaginer ça il y a 8 ans à peine lorsque le programme de Seattle terminait la saison 2008 avec une fiche de 0-12 ? Malgré une saison dernière plutôt décevante (terminée avec une fiche de 7-6), nombreux sont ceux qui avaient anticipé un excellent cru pour la troisième saison de coach Chris Petersen à la tête de l’équipe et on ne peut que leur donner raison pour le moment.

Il faut dire qu’il peut s’appuyer sur une des révélations de ce début de saison, peut-être même le seul qui puisse soutenir la discussion avec l’ahurissant QB Lamar Jackson de Louisville, en la personne de QB Jake Browning (1709 yds, 26 TDs, 2 INTs, 69 yds au sol et 4 TDs), qui réalise un début de saison absolument fabuleux pour sa deuxième année universitaire. Car en plus du nombre de passes de touchdown qui le place au 3ème rang national et avec seulement 2 interceptions, il possède également l’un des meilleurs taux de réussite (68.6 % de passes complétées) ce qui le place au deuxième rang du pays au niveau de l’évaluation (rating de 199.6 !). Derrière Jackson, il fait pour le moment figure de principal outsider dans la course au trophée Heisman, rien que ça. Mais même s’il polarise toutes les éloges autour des performances offensives impressionnantes des Huskies (4ème attaque du pays avec une moyenne de 48.3 points/match), QB Jake Browning n’est pas le seul playmaker de l’attaque. Il peut compter sur la présence de RB Myles Gaskin (727 yds, 6 TDs) qui s’affirme comme un des meilleurs coureurs de la conférence, peut-être même du pays et reste sur trois matchs à plus de 100 yds au sol dont une énorme performance contre Oregon avec 197 yds ! On surveillera également RB Lavon Coleman (432 yds, 2 TDs) qui a la particularité de posséder la meilleure moyenne du pays (8.5 yds/course !) pour les joueurs avec au moins 50 tentatives. Sur les côtés, les cibles préférées de QB Jake Browning se nomment WR John Ross (486 yds, 9 TDs) et WR Dante Pettis (457 yds, 8 TDs) mais la défense adverse devra également garder un œil sur le rapide WR Chico McClatcher (313 yds, 4 TDs).

De l’autre côté du ballon, on retrouve une escouade défensive redoutable sous la houlette du coordinateur Pete Kwiatkowski, arrivé de Boise State avec coach Chris Petersen en 2014. Moins médiatisée que chez certains « gros » programmes du pays, la défense des Huskies n’en est pas moins l’une des toutes meilleures de la nation avec seulement 14.6 points encaissés/match depuis le début de l’année. Son point fort est vraisemblablement la ligne défensive avec des joueurs de gros gabarits mais également très mobiles tels que NT Elijah Qualls (20 plaquages, 2 sacks), DT Vita Vea (23 plaquages, 3.5 sacks, 1 fumble forcé) et DL Greg Gaines (19 plaquages, 3.5 sacks). Cela laisse plus de liberté au groupe de linebackers emmené par l’excellent rusher LB Joe Mathis (25 plaquages, 5 sacks), blessé et incertain pour ce week-end, qui compte également des joueurs polyvalents comme LB Azeem Victor (48 plaquages, meilleur de l’équipe, 1 FF), LB Keishawn Bierria (40 plaquages, 1 FF), LB Connor O’Brien (11 plaquages, 2 sacks, 1 INT) et LB Psalm Wooching (23 plaquages, 4.5 sacks, 1 FF). Le secondary semble solide mais n’a jusqu’à maintenant pas rencontré de véritable menace aérienne et aura sans doute davantage de travail au moment de rencontrer California ou Washington State en fin de saison. Pour le moment, S Budda Baker (31 plaquages, 0.5 sack, 1 INT, 1 FF) montre sereinement la voie à ses coéquipiers et la paire formée par CB Sidney Jones (19 plaquages, 1 INT) et CB Kevin King (18 plaquages, 1 INT) fait le travail.

Face à ces Huskies aux dents longues qui ne visent maintenant rien d’autre qu’une place au College Football Playoff, on retrouve les Utes de #17 Utah qui depuis deux saisons s’installent doucement mais sûrement parmi les meilleurs programmes de la division Sud. Malgré la perte de titulaires importants à l’intersaison, coach Kyle Whittingham est parvenu à reconstruire une équipe solide et semble en capacité d’atteindre le plateau des 10 victoires pour la seconde année consécutive, avec à la clef une qualification pour la toute première finale de conférence Pac-12 de l’histoire du programme.

Et pour mener l’attaque des Utes dans cette saison de transition, rien d’autre qu’un ancien Huskie en la personne de QB Troy Williams (1725 yds, 7 TDs, 5 INTs, 145 yds au sol, 5 TDs) qui a porté le maillot de Washington en 2014 (5 matchs joués, 1 titulaire) avant de devoir passer par la case junior college en 2015 et de se voir offrir une seconde chance par coach Kyle Whittingham et son staff lors de la dernière intersaison. Chance qu’il a su saisir avec brio car même si les statistiques ne font pas tourner les têtes, QB Troy Williams a montré qu’il était capable de faire gagner son équipe depuis le début de la saison : nul doute que le match de ce week-end aura comme un air de revanche pour lui et qu’il aura a cœur de montrer à son ancienne équipe qu’il peut tout à fait jouer et gagner au plus haut niveau. Derrière lui, l’incroyable coureur RB Joe Williams (586 yds, 5 TDs) qui sort d’un match exceptionnel à UCLA : 332 yds au sol et 4 TDs, il totalise donc la bagatelle de 511 yds sur les deux dernières rencontres ! Absolument énorme, surtout lorsque l’on sait qu’il avait annoncé sa retraite en début de saison avant de revenir sur sa décision à la demande du staff suite aux blessures à la pelle à ce poste : la saison de RB Armand Shyne (373 yds, 4 TDs) est terminée suite à sa blessure au genou contre Arizona et RB Zach Moss (315 yds, 2 TDs) s’est également blessé lors du match contre Cal. De son côté, le groupe de receveurs est emmené par le senior WR Tim Patrick (429 yds, 5 TDs) qui domine largement ses équipiers au niveau statistique alors qu’il vient de rater les trois derniers matchs sur blessure, une véritable hécatombe chez les Utes ! Le staff espère cependant pouvoir l’aligner pour la réception des Huskies, mais rien n’indique qu’il sera à 100% de ses moyens. En son absence, QB Troy Williams peut compter sur WR Raelon Singleton (307 yds, 1 TD), WR Cory Butler-Byrd (263 yds) ou encore TE Evan Moeai (196 yds), mais aucun de ces joueurs ne semble capable d’endosser le costume de go-to guy de WR Tim Patrick, ce qui devrait augurer une attaque fortement orientée vers le jeu de course si l’absence de ce dernier se prolonge.

Du côté de la défense, l’escouade s’était montré particulièrement convaincante depuis le début de l’année avant de prendre l’eau contre UCLA malgré la victoire (52-45), une réaction est donc attendue ce week-end face à l’armada offensive des Huskies. La ligne défensive est particulièrement féroce du côté des Utes malgré la perte pour la saison de DE Kylie Fitts (4 plaquages, 1.5 sack) après seulement deux rencontres. En son absence, on assiste à la montée en puissance de DE Hunter Dimick (36 plaquages, 6 sacks, 1 FF), DE Pita Taumoepenu (22 plaquages, 3 sacks, 2 FF) et DT Filipo Mokofisi (30 plaquages, 4 sacks, 1 FF) qui supportent l’épatant NT Lowell Lotulelei (11 plaquages, 1 sack) souvent vu comme un futur premier tour de draft même si ses statistiques actuelles sont pour le moins modestes. Le groupe de linebackers est peut-être le point faible de cette escouade, mais possède néanmoins quelques éléments intéressants à commencer par LB Sunia Tauteoli (43 plaquages, 1 sack, 1 INT, 1 FF) qui vient néanmoins de manquer le dernier match face à UCLA après être sorti sur blessure la semaine précédente. Avec LB Cody Barton (38 plaquages, 1 sack) et LB Kavika Luafatasaga (20 plaquages), ce sont les trois seuls linebackers à compter plus de 10 plaquages dans l’équipe ! Le secondary, par contre, est aussi une véritable force du côté de Salt Lake City malgré la débâcle du week-end passé (464 yards et 5 TDs encaissés par le remplaçant QB Mike Fafaul de UCLA). Il faudra absolument resserrer les boulons au vu du calibre de l’adversaire à venir, mais nul doute que S Chase Hansen (49 plaquages, 1 sack, 1 INT, 2 FF), CB Reggie Porter (26 plaquages, 2 INTs), CB Brian Allen (22 plaquages, 1 sack, 4 INTs) et CB Justin Thomas (21 plaquages, 1 sack, 1 FF) auront à cœur de se rattraper après la dernière sortie ratée. Le gros coup dur dans ce groupe est la blessure du leader S Marcus Williams (32 plaquages, 3 INTs, 1 FF) aggravée lors du match à Oregon State et qui n’a pas joué depuis. Peu d’informations ont filtrés sur son état de santé mais il se pourrait qu’il soit absent pour une durée de plusieurs semaines, en espérant que sa saison ne soit tout simplement pas terminée.

DUELS CLES

D’un côté, un jeune quarterback qui explose cette saison et qui ne lance que 2 interceptions en sept rencontres tout en réussissant 26 touchdowns sur la même période. De l’autre, un secondary réputé pour son opportunisme et qui se trouve à la première place nationale pour le nombre d’interceptions réalisées (14). Avouez que l’opposition a du style !
Car c’est bien là que résidé la clef de cette rencontre : dans la capacité du secondary des Utes à ralentir au maximum, voir à stopper, la machine QB Jake Browning. Ce dernier reste sur une série de trois matchs (dont Stanford et Oregon) sans lancer la moindre interception. Dans le même temps, il a lancé pour… 12 touchdowns! Aucun quarterback dans les Power Five ne possède un meilleur ratio TD/INT, tout simplement.

Le secondary de Utah sort donc d’une performance aussi rare que misérable contre UCLA, où l’absence de S Marcus Williams s’est fait cruellement sentir : entre plaquages ratés et big plays accordés, le backup QB des Bruins s’est amusé tout l’après-midi et les Utes ne doivent la victoire qu’à la prestation hallucinante de RB Joe Williams… et à quelques big plays défensifs tout de même (4 interceptions réalisées). Pour ne pas rassurer les fans du côté de Salt Lake City, la seule rencontre de l’année où les joueurs de coach Kyle Whittingham ont rencontrés un quarterback de premier plan, en l’occurence QB Davis Webb de California, ils sont tombés pour la seule fois de la saison (défaite 23-28 avec 4 passes de TD encaissées). A ce titre, le rôle du jeune FS Jordan Fogal (12 plaquages 2 INTs, 1 FF) sera déterminant pour éviter de prendre l’eau, lui qui a su malgré tout se faire remarquer contre les Bruins avec 2 interceptions réussies.

Alors, toute l’issue du match repose sans doute là-dessus: même diminuée, la défense de Utah sera-t-telle capable de faire déjouer le prodige QB Jake Browning? Où bien celui-ci sera-t-il tout simplement trop fort, dans la continuité de son début de saison de folie? Réponse samedi soir!

FACTEUR X

Il est certain que le rôle de la défense des Utes sera crucial et même décisif face à l’attaque de feu des Huskies. Mais si le programme de Salt Lake City veut avoir sa chance, il va également falloir que son attaque soit productive et inscrive des points au tableau d’affichage. Au vu des dernières rencontres, un seul homme semble cristalliser tous les espoirs des fans de Utah et apparaît comme capable de porter l’équipe à lui tout seul comme il vient de le faire ces dernières semaines : l’ex-néo-retraité RB Joe Williams.

Après avoir annoncé sa retraite mi-septembre car il se sentait au bout du rouleau, tant physiquement que mentalement, il a accepté de revenir au bout d’un mois à la demande du coaching staff suite aux nombreuses blessures au sein de l’effectif. Et une semaine plus tard, le voilà qui pulvérise le record de l’université (332 yards en 29 portées) et réalise la meilleure performance au sol dans un match FBS depuis le record absolu de RB Samaje Perine avec Oklahoma en 2014 (427 yards) ! Accélération foudroyante, pointe de vitesse impressionnante, RB Joe Williams a offert un véritable récital aux spectateurs du Rose Bowl de Pasadena. Il est certain que la puissante ligne défensive des Huskies ne sera certainement pas aussi facile à traverser que celle des Bruins, mais depuis son retour le coureur semble en état de grâce. Et s’il continue sur cette folle lancée, qui sait comment le choc au sommet de la conférence Pac-12 pourrait bien se terminer ?

STUFF

• Interrogé sur l’état d’esprit des défenseurs de UCLA après la victoire des Utes à Los Angeles la semaine dernière, RB Joe Williams a répondu :

« Je suis a peu près certain qu’ils étaient fatigués de regarder l’arrière de mon maillot traverser le terrain ».

Pan, dans les dents.

• Avec son match monstrueux (332 yards, 4 TDs), RB Joe Williams est le premier coureur de la conférence Pac-12 à passer la barre des 300 yards depuis la saison 2012 où deux coureurs avaient réussi cette performance (RB Ka’Deem Carrey de Arizona avec 366 yards contre Colorado, record de la conférence Pac-12 et RB Kenjon Barner de Oregon avec 321 yards contre USC). Il poste donc également la meilleure performance au niveau FBS depuis presque 2 ans et le record de RB Samaje Perine et explose au passage l’ancien record du programme de Utah établi en 1999 par RB Mike Anderson lors du Las Vegas Bowl (254 yards lors d’une victoire 17 à 16 contre Fresno State). Historique.

• Coïncidence amusante, les deux joueurs ayant connu une après-midi monumentale à Pasadena (RB Joe Williams et QB Mike Fafaul de UCLA) ont joué ensemble à l’académie militaire de Fork Union, en Virginie.

• C’est peu de dire que l’infirmerie de l’université de l’Utah est pleine à craquer: DE Kyle Fitts, LB Marcus Sanders-Williams, C Hiva Lutui, OL JJ Dielman, TE Siale Fakailoatonga, RB Armand Shyne sont blessés pour le reste de la saison. A divers degrés, S Marcus Williams, CB Dominique Hatfield, CB Reggie Porter, LB Sunia Tauteoli, NT Lowell Lotulelei, C Lo Falemaka, RB Zach Moss, RB Troy McCormick, RB Jordan Howard, WR Tim Patrick et WR Cory Butler-Byrd ont manqué où vont encore manquer du temps de jeu. Coach Kyle Whittingam, a la tête des Utes pour la 12ème année, est absolument consterné :

« Je n’ai pas le souvenir d’une année avec autant de blessures ».

• D’après ESPN Stats & Info, Washington est le programme qui a réussi le plus de sacks au niveau national lorsqu’ils envoient 4 pass rushers ou moins, depuis la prise de fonction de Chris Petersen en 2014 (96 réussis). C’est 5 de plus que le second, Alabama (91).

• Toujours d’après ESPN Stats and Info, QB Jake Browning et ses Huskies ont marqué un TD sur 15% des jeux joués en shotgun, le meilleur taux de tout le pays. RB Myles Gaskin est le leader de la conférence Pac-12 pour les yards au sol, tandis que son remplaçant RB Lavon Coleman possède la meilleure moyenne au niveau national avec minimum 50 portées de balles (8.5 yds/course). 10 joueurs différents ont réceptionné au moins 1 TD (meilleur du pays) et le rating de QB Jake Browning est de 30 points plus élevé que celui du deuxième meilleur quarterback de la conférence (QB Sam Darnold, USC). Feu d’artifice offensif!

• Les adversaires des Utes font en moyenne face à une 3ème tentative et 8.3 yards à parcourir. Seules les défenses de Michigan, Miami et Alabama arrivent à mettre leurs adversaires dans une position plus difficile.

• A égalité avec Clemson, Utah est l’équipe qui a remporté le plus de victoires décidées sur une possession (4) cette saison. Ce total grimpe à 8 depuis le début de la saison 2015, et 13 sur les trois dernières saison, trois de plus que la seconde équipe au niveau FBS. Gagner petit, mais gagner quand même.

• Classé #4 de l’AP Top 25 cette semaine, Washington connait son meilleur classement depuis plus de 15 ans (2000, saison terminée en tant que #3 national).

• La saison dernière, Utah avait remporté le duel face au Huskies pour la toute première fois dans l’histoire des deux programmes en 9 confrontations (victoire 34-23 des Utes à Seattle). Washington mène donc toujours largement la série 8 victoires à 1.

PRONOSTIC

Washington 41, Utah 17. Deuxième chance pour les Utes dans cinq semaines ?

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

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Jour de match : le programme de la week 8

Big Ten is back ! #5 Ohio State, #6 Penn State, #14 Wisconsin, #18 Michigan, #23 Minnesota sont de retour cette semaine !

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Crédit photo : Jamie Sabau/Getty Images

Big Ten is back !

Après avoir annoncé le report de ses compétitions automnales au mois d’aout dernier, la conférence Big Ten est finalement revenue sur sa décision (pour le football) et c’est ce week-end qu’elle donne le coup d’envoi d’une saison 2020 écourtée dont la calendrier a été réduit à 8 matchs intra-conférence.

#14 Wisconsin et Illinois ouvriront le bal dès vendredi soir tandis que le match #5 Ohio State vs Nebraska, suivi du rivalry game entre #23 Minnesota et #18 Michigan seront les moments forts de cette kickoff week pour la Big Ten.

Cette week 8 marque également le début de la saison dans la Mountain West, le favori Boise State accueillant Utah State sur son Smurf Turf.

En plus du match Minnesota-Michigan, deux autres affrontements entre équipes classées seront au programme ce week-end. #6 Oklahoma State reçoit #17 Iowa State dans ce qui pourrait bien être une répétition de la finale de conférence Big 12 et à Chapel Hill, #14 North Carolina et #23 North Carolina State seront opposés pour la 110ème édition d’une rivalité bouillante. Cette 8ème semaine de la saison aura des allures de Rivalry Week puisque #20 Kansas State reçoit Kansas lors du classique Sunflower Showdown.

À noter qu’à chaque fois lors des 4 dernières semaines, au moins une équipe du Top 10 a été battue par une équipe non-classée… Quelle sera la victime de la week 8 ? #2 Alabama à Tennessee ? #3 Notre Dame à Pittsburgh ? #8 Penn State à Indiana ?

Pour tout savoir de la week 8, suivez-le guide !

RB Spencer Sanders (#3), Oklahoma State – Crédit photo : SI

L’affiche de la semaine

#17 Iowa State (3-1) @ #6 Oklahoma State (3-0)

Où ? Boone Pickens Stadium, Stillwater, Oklahoma
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

Les Cowboys de #6 Oklahoma State et les Cyclones de #17 Iowa State sont peut-être les deux meilleures équipes de la conférence Big 12 depuis septembre dernier. #6 Oklahoma State, qui n’a pas joué depuis le 3 octobre, représente sans doute le dernier espoir de la Big 12 d’envoyer un de ses représentants en playoffs. Défaite interdite pour des Cowboys qui pourront compter sur le retour de blessure de QB Spencer Sanders. Face à la solide défense des Cowboys, RB Breece Hall et QB Brock Purdy ont une occasion en or de faire oublier la défaite surprise de #17 Iowa State face à Louisiana. Dans ce duel qui s’annonce serré, la clé du match sera surement la bataille des turnovers.
Pronostic : Iowa State 24, Oklahoma State 23.

Appalachian State football – Crédit photo : AppStateSports.com

Jeudi 22 octobre 2020

À partir de 01h30

Arkansas State (3-2) @ Appalachian State (2-1)

Où ? Kidd Brewer Stadium, Boone, Virginia occidentale
Quand ? Jeudi 23 octobre 2020 à 19h30 (01h30 en France)

Ça fait presque un mois qu’Appalachian State a joué son dernier match. Les Mountaineers savent qu’ils devront ralentir le jeu aérien d’Arkansas State qui a réussi 551 yards à la passe et 8 TD lors de son dernier match, contre Georgia State. RB Daetrich Harrington et le jeu au sol d’Appalachian State devraient faire la différence et ainsi permettre aux Mountaineers de retrouver le chemin de la victoire après leur défaite à Marshall.
Pronostic : Appalachian State 38, Arkansas State 28.

Crédit photo : Fred Zwicky, UI Public Affairs

Vendredi 23 octobre 2020

À partir de 01h00

Illinois (0-0) @ #14 Wisconsin (0-0)

Où ? Camp Randall Stadium, Madison, Wisconsin
Quand ? Vendredi 24 octobre 2020 à 20h00 (02h00 en France)

Début de l’ère QB Graham Mertz à Wisconsin suite à la blessure de QB Jack Coan. Le quarterback prodige des Badgers devra faire ses premiers pas sans RB Jonathan Taylor et WR Quintez Cephus, qui jouent désormais en NFL. Du côté d’Illinois, QB Brandon Peters et WR Josh Imatorbhebhe sont de retour après avoir infligé une défaite surprise aux Badgers l’an passé. Bis repetita ?
Pronostic : Wisconsin 34, Illinois 20.

Autres matchs à partir de 01h00

– Jacksonville State @ Florida International (01h00 en France)
– Tulsa @ South Florida (01h00 en France)
– Louisiana @ UAB (01h00 en France)

QB Justin Fields, Ohio State – Crédit photo : Steven Branscombe/Getty Images

Samedi 24 octobre 2020

À partir de 18h00

Nebraska (0-0) @ #5 Ohio State (0-0)

Où ? Ohio Stadium, Columbus, Ohio
Quand ? Samedi 24 octobre à 12h00 (18h00 en France)

Nebraska a été au premier rang de la contestation à travers la conférence Big Ten lorsque cette dernière a annoncé le report de sa saison de football au printemps. Du coup, cadeau : les Cornhuskers ont récupéré #5 Ohio State à Columbus pour débuter une saison qui se veut celle de la concrétisation pour coach Scott Frost. Nebraska reste sur un bilan de 9-15 lors des deux dernières saisons et les Cornhuskers n’ont pas rendu une fiche positive depuis 2016. De leur côté, les Buckeyes de #5 Ohio State restent sur une saison régulière 2019 invaincue. La courte défaite contre #1 Clemson en 1/2 finale des playoffs a donné un gout amer à l’intersaison. QB Justin Fields voudra débuter sa saison par une mise au point. Ça pourrait être douloureux pour Nebraska.
Pronostic : Ohio State 45, Nebraska 17.

#23 North Carolina State (4-1) @ #14 North Carolina (3-1)

Où ? Kenan Stadium, Chapel Hill, Caroline du Nord
Quand ? Samedi 24 octobre à 12h00 (18h00 en France)

On attendait avec impatience le duel à distance entre QB Sam Howell et QB Devin Leary… le quarterback de NC State sera finalement absent en raison d’une fracture de la jambe. La défense et le pass rush du Wolfpack ne suffiront peut-être pas pour faire subir aux Tar Heels une seconde défaite d’affilée après leur revers surprise à Florida State. L’an passé, North Carolina s’était imposé 41-10.
Pronostic : North Carolina 38, North Carolina State 17.

Autres matchs à partir de 18h00

– Syracuse @ #1 Clemson (18h00 en France)
– Kansas @ #20 Kansas State (18h00 en France)
– Florida Atlantic @ #22 Marshall (20h30 en France)
– Georgia Southern @ #25 Coastal Carolina (18h00 en France)
– Auburn @ Ole Miss (18h00 en France)
– TCU @ Oklahoma (18h00 en France)
– Temple @ Memphis (18h00 en France)
– Florida State @ Louisville (18h00 en France)
– Rutgers @ Michigan State (18h00 en France)
– Tulane @ UCF (20h00 en France)

WR Jaylen Waddle (#17), Alabama – Crédit photo : Donald Page, Getty Images

À partir de 21h30

#2 Alabama (4-0) @ Tennessee (2-2)

Où ? Neyland Stadium, Knoxville, Tennessee
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

L’attaque du Crimson Tide de #2 Alabama est irresistible depuis le début de la saison. QB Mac Jones marche dans les pas de Tua Tagovailoa et WR Jaylen Waddle, WR DeVonta Smith et RB Najee Harris semblent tout simplement inarrêtables. Le jeu au sol de Tennessee pourra-t-il profiter de la seule faille de Bama : la défense contre la course ? Nah. Le Crimson Tide en route vers une 14ème victoire contre son rival historique.
Pronostic : Alabama 45, Tennessee 17.

#3 Notre Dame (4-0) @ Pittsburgh (2-2)

Où ? Heinz Field, Pittsburgh, Pennsylvanie
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

L’absence de QB Ryan Pickett a été dramatique pour une attaque de Pittsburgh privée de son leader. Problème pour les Panthers : il devrait encore manquer le match de cette semaine en raison de sa blessure de la cheville. Du côté de #3 Notre Dame, QB Ian Book et l’attaque aérienne ont été horribles depuis le début de la saison. Les Fighting Irish sont restés invaincus en raison de l’émergence de RB Kyren Williams au poste de running back. La clé du match sera assurément l’opposition entre la ligne offensive des Fighting Irish (la meilleure du pays ?) et le pass rush dévastateur de Pittsburgh. Pour justifier sa 3ème place de l’AP Poll, #3 Notre Dame se doit de s’imposer largement dans ce match. L’équipe de coach Brian Kelly en est-elle capable ? Pas sûr.
Pronostic : Notre Dame 24, Pittsburgh 20.

Autres matchs à partir de 21h30

– #8 Penn State @ Indiana à 15h30 (21h30 en France)
– #19 Virginia Tech @ Wake Forest à 15h30 (21h30 en France)
– Houston @ Navy à 15h30 (21h30 en France)
– Baylor @ Texas à 15h30 (21h30 en France)
– Iowa @ Purdue à 15h30 (21h30 en France)
– Georgia Tech @ Boston College à 16h00 (22h00 en France)
– Kentucky @ Missouri à 16h00 (22h00 en France)
– West Virginia @ Texas Tech à 17h30 (23h30 en France)

Crédit photo : John Autey / Pioneer Press

À partir de 01h00

#18 Michigan (0-0) @ #23 Minnesota (0-0)

Où ? Doak Campbell Stadium, Tallahassee, Floride
Quand ? Samedi 17 octobre à 19h30 (01h30 en France).

6ème saison de coach Jim Harbaugh chez les Wolverines et toujours autant d’incertitude au poste de quarterback. QB Joe Milton devrait débuter la saison derrière une ligne offensive très rajeunie. Le groupe de receveurs manquant d’expérience, on devrait retrouver RB Zach Charbonnet comme fer de lance de l’attaque. Menée par le duo DE Kwity Paye et DE Aidan Hutchinson, la défense de #18 Michigan tentera de ralentir le duo infernal, QB Tanner Morgan / WR Rashod Bateman, qui a permis à #23 Minnesota de terminer la saison dernière avec un bilan étonnant de 11-2. Une victoire des Golden Gophers mettrait déjà l’équipe de DB Benjamin St-Juste en excellente position pour se lancer à l’attaque du titre de division Big Ten West.
Pronostic : Minnesota 27, Michigan 24.

#9 Cincinnati (3-0) @ #16 SMU (5-0)

Où ? Gerald J. Ford Stadium, Dallas, Texas
Quand ? Samedi 24 octobre à 21h00 (03h00 en France).

Ce sont les deux meilleures équipes du Group of Five qui s’affrontent à l’occasion de ce duel intra-AAC entre #9 Cincinnati et #16 SMU. Qui sortira vainqueur entre la défense de fer des Bearcats et l’attaque explosive des Mustangs ? #16 SMU reste sur deux succès acquis à l’arrâché (30-27 contre Memphis et 37-34 en overtime contre Tulane). Ce sera le premier match en déplacement de la saison pour #9 Cincinnati après trois victoires à domicile (Austin Peay, Army et South Florida).
Pronostic : SMU 23, Cincinnati 20.

Autres matchs à partir de 01h00

– Virginia @ #11 Miami à 19h00 (01h00 en France)
– South Carolina @ LSU à 19h00 (01h00 en France)
– Utah State @ Boise State à 19h00 (01h00 en France)
– Wyoming @ Nevada à 19h00 (01h00 en France)
– Hawai’i @ Fresno State à 19h30 (01h30 en France)
– Maryland @ Northwestern à 19h30 (01h30 en France)

QB Zach Wilson (#1), BYU – Crédit photo : USA Today Sports

À partir de 04h00

Texas State (1-5) @ #12 Brigham Young (5-0)

Où ? LaVell Edwards Stadium, Provo, Utah
Quand ? Samedi 24 octobre à 22h00 (04h00 en France).

Face à des Bobcats de Texas State qui mériteraient mieux que leur bilan actuel de 1-5, les Cougars de #12 Brigham Young viseront une 6ème victoire en autant de match. QB Zach Wilson semble avoir franchit un cap lors de ce début de saison. Difficile d’imaginer une défaite des Cougars dans ce match… qui se jouera à l’heure de #Pac12AfterDark ! Donc…
Pronostic : BYU 45, Texas State 20.

Autres matchs à partir de 04h00

– UNLV @ San Diego State à 22h30 (04h30 en France)
– Air Force @ San Jose State à 22h30 (04h30 en France)

Matchs annulés

– New Mexico @ Colorado State

Bonne semaine à tous !

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Preview

Preview 2020 : Ohio State Buckeyes

Menés par un candidat au trophée Heisman, QB Justin Fields, et une attaque de feu, ces Buckeyes d’Ohio State sont-ils l’équipe la plus complète du pays ?

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Buckeyes d’Ohio State.

Ohio State Buckeyes

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 13-1, 9-0 Big Ten. Champion de conférence Big Ten. Demi-finale du College Football Playoff : défaite contre Clemson (23-29).
Head coach : Ryan Day, 2ème année (13-1). Résultats en carrière : 16-1 (3 matchs en intérim en 2019).
Coordinateur offensif : Kevin Wilson 4ème année).
Co-cordinateur défensif : Greg Mattison (2ème année).
Co-coordinateur défensif : Kerry Coombs (1ère année).
Titulaires de retour : 15 (6/11 en attaque, 5/11 en défense, 4/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : CB Damon Arnette, TE Rashod Berry, OL Brandon Bowen, DT Jashon Cornell, RB J.K. Dobbins, S Jordan Fuller, DT DaVon Hamilton, LB Malik Harrison, WR K.J. Hill, OL Jonah Jackson, WR Austin Mack, CB Jeff Okudah, WR Binjinmen Victor, DE Chase Young.
Joueurs à suivre : QB Justin Fields, WR Chris Olave, OT Thayer Munford, OG Wyatt Davis, RB Trey Sermon, DB Shaun Wade, DE Zach Harrison, LB Pete Werner, LB Tuf Borland, LB Baron Browning.

Depuis un demi-siècle, 1971 précisément, Ohio State carbure à la moyenne impressionnante de 9.67 victoires et 2.75 défaites par saison. Depuis leur titre national de 1970, les Buckeyes ont remporté près de la moitié des titres de conférence Big Ten (23) mais, malgré cette domination quasiment sans partage dans le Midwest et quasiment inégalée dans le pays, ils n’ont accroché à leur tableau de chasse que deux bagues de champions nationaux (2002 et 2014 – NDLR : l’équipe de 2012 (12-0, 8-0) était inéligible à la post-saison pour raison de « Tattoogate » en 2010). Le dernier titre national de THE Ohio State University remonte au premier College Football Playoff en 2014 et, si OSU a participé à la moitié d’entre eux (3/6) depuis, il est temps pour les « Scarlet and Gray » de mettre fin à la domination récente d’Alabama (5 participations, 2 titres) et de Clemson (5 participations, 2 titres).

En 2019, après un blanchissage en saison régulière, Ohio State semblait bien parti pour faire perdre sa couronne à Clemson et aller défier LSU et son ancien poulain QB Joe Burrow. Mais, grâce à une interception cruciale dans l’en-but en toute fin de match, le champion en titre a privé OSU du voyage à La Nouvelle-Orléans (23-29). Un goût d’inachevé que les Buckeyes auront à cœur d’effacer en 2020.

Avec dix joueurs sélectionnés à la dernière draft NFL, dont deux des trois premiers choix (DE Chase Young, 1er, et CB Jeff Okudah, 3ème), et cinq autres vétérans embauchés en agents libres, 2020 est à nouveau une année où il faut remplacer une tonne de talent du coté de Columbus. L’an passé, pour sa première saison à la tête des Buckeyes, Ryan Day a hérité d’une écurie de course : la majorité de ses joueurs étaient issus des superbes cycles de recrutement des classes de 2017 et 2018, toutes deux classées deuxièmes dans le pays. Ses propres recrues forment la cinquième meilleure classe de 2020. Sur le papier, Ohio State version 2020 apparait plus talentueuse que la version 2019. Quand on sait que les meilleures classes sont signées par Alabama, Clemson, Georgia et autre Oklahoma, force est de constater la solide corrélation entre talent des recrues et performance sur le terrain. Il faudra attendre quelques années pour juger Ryan Day sur ses propres mérites mais, cette année, son escouade est suffisamment talentueuse pour décrocher le titre national 2020.

QB Justin Fields – Crédit photo : Jamie Sabau, Getty Images

Le meilleur quarterback du pays ?

Sans vouloir manquer de respect à Trevor Lawrence (QB, Clemson), QB Justin Fields est le favori pour le Trophée Heisman 2020. Ses statistiques 2019 (238/354, 3273 yards, 41 TD, 3 INT / 137 courses, 484 yards, 10 TD) devraient gonfler cette année et le positionner idéalement pour la fameuse cérémonie new-yorkaise et la Draft NFL 2021. Avec son arsenal offensif complet, Justin Fields est difficilement maitrisable sur un terrain, ce qui donne un avantage conséquent à Ohio State sur la majorité de ses adversaires. Comme si les Buckeyes avaient, en plus, besoin de ça…

Un jeu au sol tributaire de Justin Fields et Trey Sermon

Peut-on vraiment parler de faiblesses à Ohio State…?

Le challenge principal des Buckeyes en attaque est de remplacer RB J.K. Dobbins et trois de leurs cinq receveurs majeurs (K.J. Hill, Binjimen Victor et Austin Mack). A eux quatre, c’est 52% de la production offensive et 46% des touchdowns d’OSU qui regardera désormais les « Scarlet and Gray » à la télévision le samedi en attendant ses matchs du dimanche.

Ohio State a un riche héritage de porteurs de ballons, depuis le double-Heisman Archie Griffin jusqu’à Ezekiel Elliott en passant par Eddie George, Maurice Clarrett, Antonio Pittman ou encore Chris « Beanie » Wells. Avec un QB mobile comme Justin Fields, le jeu au sol sera encore l’un des points forts de l’attaque des Buckeyes. RB J.K. Dobbins est désormais chez les pros et RB Master Teague III (789 yards, 4 TD) était son successeur naturel pour prendre position cinq yards derrière la ligne de mêlée avant qu’une blessure au talon d’Achille ne mette en péril sa participation à la saison 2020. Ainsi, le poste de titulaire devrait revenir à RB Trey Sermon, fraichement débarqué d’Oklahoma après avoir manqué le dernier tiers de la saison 2019 suite à une blessure au genou. Le meilleur coureur des Sooners en 2018 (968 yards, 12 TD) apporte des munitions supplémentaires à ce qui s’annonce à nouveau comme un rouleau compresseur dévastateur à la course (5ème de FBS en 2019).

Dans les airs, OSU conserve son meilleur receveur de 2019 en la personne de WR Chris Olave (840 yards, 12 TD). A l’opposé de la ligne offensive, WR Garrett Wilson (432 yards, 5 TD) devrait capitaliser sur sa production 2019 à Columbus où il s’est imposé comme receveur #4 lors de sa première saison.

WR Chris Olave – Crédit photo : Cori Wade, The Lantern

La meilleure ligne offensive de la Big Ten

L’an dernier, la ligne offensive a permis à Ohio State de dramatiquement améliorer sa production au sol : +56% de yards et +70% de TD. Évidemment, Justin Fields est autrement mobile que QB Dwayne Haskins mais, même sans la contribution de son QB, le progrès de la ligne offensive est notable. Le talent de RB J.K. Dobbins n’est sans doute également pas étranger au succès 2019.

Néanmoins, les 35 sacks accordés en 2019 représentent moitié plus qu’en 2018. Cette année, la ligne perd OL Brandon Bowen et OL Jonah Jackson mais OG Wyatt Davis, OT Thayer Munford, OT Nicholas Petit-Frere et C Josh Myers ont tous un avenir professionnel et le groupe a le potentiel d’être le meilleur de la conférence Big Ten.

Un pass rush et un backfield défensif renouvelés

L’an passé, la défense au sol d’Ohio State a terminé huitième de FBS. En 2020, le groupe de linebackers perd son meilleur élément, LB Malik Harrison, mais les trois autres meilleurs plaqueurs à la position, LB Pete Werner (65 plaquages), LB Baron Browning (11 plaquages pour perte et 5 sacks) et LB Turf Borland (55 plaquages), sont tous de retour pour leur dernière année universitaire. C’est donc un deuxième rideau défensif très expérimenté qui devrait être l’atout principal de la défense des Buckeyes.

En revanche, la grande question est de savoir comment Ohio State va générer de la pression défensive. Le secondaire d’OSU est désormais à 75% en NFL et seul CB Shaun Wade reprend du service cette année. CB Sevyn Banks et CB Cameron Brown vont donc devoir se mettre au niveau de la meilleure défense contre la passe du pays en 2019.

La meilleure façon de les mettre à l’aise serait encore d’harasser le quarterback adverse mais, petit problème, l’inarrêtable et intraitable DE Chase Young est, lui aussi, devenu un joueur du dimanche. Exit également DT Jashon Cornell, DT DaVon Hamilton et LB Malik Harrison qui ont fourni l’an dernier la majorité des sacks et plaquages pour perte laissés en cadeau par Chase Young. En tout, ce sont cinq des six meilleurs « pass rushers » et sept des dix meilleurs plaqueurs qui ont terminé leurs carrières universitaires. DE Zach Harrison et DE Tyreke Smith vont donc se retrouver aux commandes, épaulés, ils l’espèrent, par DE Jonathon Cooper, de retour de blessure pour sa dernière saison à Columbus.

La plus grosse incertitude à Ohio State demeure néanmoins sa capacité à rester concentré pendant trois mois… Cela pourrait éviter un nouvel épisode de gelage de cerveau comme ceux qui ont provoqué les naufrages à Iowa en 2017 (24-55) et à Purdue en 2018 (20-49).

Conclusion

Depuis 2004, Ohio State n’a perdu plus de deux matchs de saison régulière qu’une seule fois, en 2011, l’année du limogeage de Jim Tressell suite au « Tattoogate ». Lors des huit saisons régulières qui ont suivi ce passage à vide temporaire, les Buckeyes n’ont perdu que six fois. Autant dire qu’il n’est pas très populaire du coté de Las Vegas de miser contre les hommes de Ryan Day.

Si les Buckeyes ont perdu un paquet de joueurs lors de la draft NFL, le talent n’a pas diminué d’un pouce. L’équipe a quelques points d’interrogation (« pass rush », secondaire, remplacement de la production offensive) mais pas vraiment de points d’inquiétude. En outre, Ohio State possède le meilleur (?) quarterback de la ligue ce qui, sauf blessure ou maladie, donne l’avantage théorique aux Buckeyes dans toutes leurs confrontations de la saison.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.6

Résumé

Points forts
– Le meilleur quarterback du pays
– Un jeu au sol prometteur
– Une défense barrage contre la course

Points faibles
– Un secondaire relativement inexpérimenté
– Un « pass rush » à reconstruire
– Plus de la moitié de la production offensive à remplacer

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Preview

Preview 2020 : Michigan Wolverines

Un effectif rajeuni, de nouveaux leaders en défense et un nouveau quarterback titulaire : les Wolverines sont-ils suffisamment armés pour survivre dans l’impitoyable division Big Ten East ?

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Crédit photo : Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Wolverines de Michigan.

Michigan Wolverines

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 9-4, 6-3 Big Ten. Citrus Bowl : défaite contre Alabama (16-35).
Head Coach : Jim Harbaugh, 6ème année (47-18). Résultats en carrière : 105-45.
Coordinateur offensif :  Josh Gattis (2ème année).
Coordinateur défensif : Don Brown (5ème année).
Titulaires de retour : 12 (5/11 en attaque, 6/11 en défense, 1/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : WR Tarik Black, OL Ben Bredeson, DL Michael Danna, LB Jordan Glasgow, CB Lavert Hill, LB Khaleke Hudson, S Josh Metellus, OL Michael Onwenu, QB Shea Patterson, WR Donovan Peoples-Jones, OL Cesar Ruiz, OL Jon Runyan Jr, LB Josh Uche, CB Ambry Thomas.
Joueurs à suivre : WR Ronnie Bell, RB Zach Charbonnet, WR Nico Collins, OT Jalen Mayfield, QB Joe Milton, S Brad Hawkins, DE Aidan Hutchinson, LB Cameron McGrone, DE Kwity Paye.

Pour tout le mal que l’on dit de Jim Harbaugh, l’ancien head coach des San Francisco 49ers a gagné 47 matchs en cinq saisons à Michigan. Peu d’entraineurs encore en activité peuvent se targuer d’un tel bilan. Depuis 2015, les Wolverines ont aussi battu cinq équipes du Top 25 par plus de 31 points, mieux que Clemson ou Alabama (4).

Le reste du tableau est néanmoins moins rose… Dans l’ère Harbaugh, Michigan a une fiche de 10-14 contre des équipes classées, 2-10 contre le Top 10, 1-4 en post-saison (dont quatre défaites de rang) et, surtout, 0-5 contre Ohio State. Gagner dix matchs par saison, oui, perdre contre le grand rival et en bowl, non !

Michigan peut se vanter de posséder chaque année l’une des meilleures défenses de FBS mais les Wolverines peinent en attaque, saison après saison. En 2019, Michigan était 11ème du pays en défense mais 68ème attaque. Il a fallu attendre la seconde mi-temps du match à Penn State (21-28) pour que l’attaque des Wolverines semble enfin cliquer. Notre Dame, balayée 45-14 à Ann Arbor, en a fait les frais. Mais Michigan a terminé sa saison régulière par une nouvelle déroute contre Ohio State (27-56) avant d’oublier de sortir du vestiaire au Citrus Bowl contre Alabama (16-35).

Avec dix joueurs sélectionnés en NFL et un nouveau quarterback aux manettes, Michigan est dans une année de transition mais conserve toujours un avantage conséquent au niveau du talent sur la majorité des équipes de la Big Ten.

RB Zach Charbonnet (#24) – Credit photo : Associated Press

Un jeu au sol salvateur

Le jeu de course enregistre le retour de RB Zach Charbonnet (726 yards, 11 TD) et RB Hassan Haskins (622 yards, 4 TD). L’an passé, l’attaque au sol de Michigan s’est progressivement amélioré une fois qu’Hassan Haskins a intégré la rotation. Aucun des deux joueurs ne sera dans la lutte au trophée Doak Walker mais le duo forme un solide « 1-2 punch ».

Après une saison de suspension (problèmes académiques), RB Chris Evans (1722 yards et 14 TD en trois ans) apportera son expérience et sa polyvalence. Plus léger que ses deux cadets, il est aussi plus à l’aise en réception et pourrait être utilisé sur jeu de passe.

Les Wolverines sont bien équipés dans le secteur de la course mais tout dépendra aussi de la ligne devant eux !

Le meilleur tandem de pass rushers de la Big Ten

L’extérieur de la ligne défensive pourrait avoir le meilleur tandem de la conférence avec DE Aidan Hutchinson (69 plaquages dont 10 pour perte et 3.5 sacks, 6 passes défendues) et DE Kwity Paye (50 plaquages dont 12.5 pour perte et 6.5 sacks), ce qui placerait encore Michigan tout prêt du Top 10 défensif de la ligue et du podium en conférence Big Ten. A l’intérieur, DT Christopher Hinton et DT Carlo Kemp sont également des murs contre la course, ce qui sera crucial contre les gros jeux de course de Wisconsin, Ohio State ou Penn State.

Le secondaire perd CB Lavert Hill (9 passes défendues, 3 INT) et S Josh Metellus (74 plaquages, 2 INT) mais S Brad Hawkins est entouré par pléthore de talent, à commencer par DB Daxton Hill, la recrue cinq étoiles et future star de la ligne arrière des Wolverines. DB Vincent Gray, déjà bien en place dans la rotation défensive en 2019, devrait voir son temps de jeu augmenter en 2020.

Un effectif amoindri par de nombreux départs

Quatre joueurs de la ligne offensive joueront désormais les dimanches après-midi. OT Jalen Mayfield est le seul titulaire de retour et il y a peu d’expérience autour de lui. Quand on connait l’importance de la ligne offensive et du temps qu’il faut pour la développer…

Le meilleur plaqueur, LB Khaleke Hudson (101 plaquages), et le meilleur sackeur, LB Josh Uche (7.5 sacks), de l’équipe sont désormais en NFL. LB Cameron McGrone (65 plaquages, 9 pour perte dont 2.5 sacks) a fait du bon boulot l’an dernier et mais il aura besoin que le « All-Big Ten 2018 » LB John Ross, blessé en 2019, revienne à son meilleur niveau.

DE Kwity Paye – Crédit photo : Associated Press

K Quinn Nordin (28/29 XP / 10/13 FG), P Will Hart (44.2 yards par punt, 23ème de FBS) et WR/PR Donovan People-Jones ont tous quitté Ann Arbor. Les spécialistes auront donc peu d’expérience en 2020 même si K Jake Moody (18/18 XP / 6/9 FG) a pris un tiers des coups de pieds placés et si le vétéran P Brad Robbins a déjà eu une solide expérience du terrain en 2017.

Des Wolverines toujours à la recherche d’un QB

Qui pour remplacer QB Shea Patterson ? Le titulaire à Michigan en 2018 et 2019, ancien transfuge d’Ole Miss, n’a pas eu une mauvaise carrière à Ann Arbor mais il n’a pas non plus été le David qui fait tomber le Goliath Buckeye. On ne peut guère lui jeter la pierre, les derniers quarterbacks des Wolverines (Jake Rudock, Wilton Speight, John O’Korn, Shane Morris, Brandon Peters ou encore Shea Patterson) n’ont pas vraiment marqué les annales, sans toutefois avoir été des catastrophes. Mais le coordinateur offensif Josh Gattis et les Wolverines attendent un peu plus de la position la plus importante sur le terrain. QB Joe Milton saura-t-il élever son niveau de jeu ?

WR Ronnie Bell (758 yards, 1 TD) et WR Nico Collins (729 yards, 7 TD) les leaders respectifs au nombre de yards et touchdowns en 2019 sont de retour pour mener le groupe des receveurs. Les pertes de WR Donovan Peoples-Jones et de WR Tarik Black seront délicate à mitiger compte tenu de la peu de profondeur du banc à la position qui comptera tout de même sur le vétéran TE Nick Eubanks comme soupape de sécurité.

Conclusion

Pour espérer détrôner Ohio State, Michigan va devoir s’améliorer dans deux catégories statistiques. Offensivement, Michigan est 1-5 ces trois dernières années quand son taux de réussite sur troisième tentative est inférieur à 30%. Défensivement, les Wolverines ont accordé plus de 4.7 yards par jeu à quatre reprises en 2019 (Wisconsin, Penn State, Ohio State et Alabama) pour autant de défaites. La défense de UM a perdu les sept derniers matchs dans lesquels la défense a accordé plus de six yards par jeu et est 28-1 lorsqu’elle en accorde mois de quatre.

Autre statistique intéressante pour l’une des meilleures défenses de la ligue : dans la zone rouge, l’attaque produit en moyenne 4.9 yards par jeu (34ème de FBS) mais la défense concède en moyenne 5.0 yards par jeu (115ème de FBS). Chiffres et lettres mis à part, Michigan luttera pour le titre de conférence Big Ten en 2020, il ne sera juste pas favori. Comme tous les ans depuis que Jim Harbaugh est aux commandes à Ann Arbor, Michigan va gagner dix matchs, perdre contre Ohio State, et tout le monde réclamera sa tête. A moins que…

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– Le meilleur groupe de porteurs de ballon de l’ère Harbaugh.
– Le meilleur tandem de defensive ends de la Big Ten.
– Un secondaire qui mixe expérience et talent prometteur.

Points faibles
– Une ligne offensive qui perd 80% de ses joueurs pour la NFL.
– Des linebackers clés à remplacer.
– Des équipes spéciales décimées.

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Preview

Preview 2020 : Wisconsin Badgers

Wisconsin a tourné la page « Jonathan Taylor » mais les Badgers sauront-ils préserver leur suprématie sur la division Big Ten West malgré le départ pour la NFL de leur running back superstar ? Éléments de réponse.

Publié

le

Crédit photo : Andy Lyons, Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Badgers de Wisconsin.

Wisconsin Badgers

Conférence Big Ten

Division West
 

En 2019 : 10-4, 7-2 Big Ten. Champion de division Big Ten West. Rose Bowl : défaite contre Oregon (27-28).
Head coach : Paul Chryst, 6ème année (52-16). Résultats en carrière : 71-35.
Coordinateur offensif : Joe Rudolph (6ème année).
Coordinateur défensif : Jim Leonhard (4ème année).
Titulaires de retour : 18 (6/11 en attaque, 9/11 en défense, 3/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Zach Baun, OL Tyler Biadasz, WR Quintez Cephus, P Anthony Lotti, OL David Moorman, LB Chris Orr, WR A.J. Taylor, RB Jonathan Taylor,
Joueurs à suivre : QB Jack Coan, RB Jalen Berger, OT Logan Bruss, OT Colan Van Lanen, TE Jake Ferguson, DE Isaiahh Loudermilk, LB Jack Sanborn, S Eric Burrell, CB Rachad Wildgoose, CB Faion Hicks.

On ne devient pas meilleur en attaque en perdant un joueur du calibre de RB Jonathan Taylor (320 courses, 2003 yards, 21 TD / 6 réceptions, 252 yards, 5 TD). Tout ce qu’a fait le néo Colt d’Indianapolis est d’être le premier joueur de Division 1 (FBS et FCS confondus) à atteindre la barre des 6000 yards au sol en trois saisons. Ses 6174 yards en carrière universitaire sont le deuxième plus gros total à Wisconsin (derrière Ron Dayne et ses 7125 yards) et le placent au sixième rang de la D1 de NCAA.

En 2019, les Badgers ont terminé 10-2 en saison régulière et remporté au moins dix victoires pour la quatrième fois en cinq ans. Une courte défaite au Rose Bowl contre Oregon (27-28) a ponctué une saison satisfaisante amis néanmoins marquée par deux nouveaux échecs contre Ohio State (7-38 et 21-34), dont le second en finale de conférence Big Ten, et un improbable revers à Illinois (23-24).

En 2020, Wisconsin est armé pour conserver son titre de division Big Ten West et espère évidemment s’adjuger la couronne de conférence qui lui échappe depuis 2012 malgré quatre voyages à Indianapolis ces sept dernières années. Pour la petite histoire, les Badgers n’ont jamais terminé au-delà de la deuxième place de la Big Ten West depuis ses débuts en 2014…

QB Jack Coan, Wisconsin – Crédit photo : AP

QB Jack Coan (236/339, 2727 yards, 18 TD, 5 INT) s’est montré plus que décent en 2019 avec quelques prestations contre Michigan et Michigan State dignes de l’échelon supérieur… mais aussi des performances assez douteuses contre Illinois et Oregon. QB Graham Mertz (9/10, 73 yards), qui est sans doute la meilleure recrue au poste de l’histoire des Badgers, est juste sur ses talons pour offrir un peu de compétition au poste qui devrait faire la différence entre un nouveau titre de la Big Ten West et une place en playoff.

Une robuste défense… orpheline des ses deux leaders de 2019

La défense de Wisconsin était 4ème de FBS en 2019. La vaste majorité des pièces majeures est de retour, ce qui inclut 18 des 20 meilleurs plaqueurs. Néanmoins, les deux leaders manquantes, LB Zach Baun (75 placages dont 19.5 pour perte et 12.5 sacks) et LB Chris Orr (78 placages dont 14 pour perte et 11.5 sacks) étaient, de très loin, les principaux perturbateurs derrière la ligne de mêlée adverse. À LB Jack Sanborn (80 placages, 5.5 sacks, 3 INT) et LB Noah Burks de prendre la relève.

DE Isaiahh Loudermilk (24 placages dont 5 pour perte et 3 sacks) et DL Garrett Rand (27 placages dont 3 pour perte) ne sont pas exactement des adeptes de la mise sous pression du quarterback adverse mais ils sont performants contre la course. Les Badgers étaient 5ème de FBS au niveau des sacks l’an dernier mais 50% de leur production s’envole avec Zach Braun et Nick Orr. DE Matt Henningsen (24 placages dont 5 pour perte et 4 sacks) apportera sa pierre à l’édifice pour un groupe qui pourrait partager la tâche. Certes, s’il n’est pas idéal de perdre autant de production de la part du « front seven », cela pourrait ne pas avoir grande incidence puisque…

Au fond du terrain, le secondaire récupère tout son beau monde, à commencer par CB Caesar Williams (9 passes défendues), CB Rachad Wildgoose, S Reggie Pearson (60 placages) et S Eric Burrell (2 INT). CB Faion Hicks et S Colin Wilder procurent de solides secondes options pour la 12ème défense contre la passe du pays en 2019 et qui peut légitimement viser le Top 10 en 2020 avec tout le monde de retour.

LB Jack Sanborn (#57) – Crédit photo : Stacy Revere, Getty Images

À quoi va ressembler l’attaque des Badgers sans Jonathan Taylor ?

Wisconsin perd son meilleur receveur, WR Quintez Cephus (901 yards, 7 TD), et, avec les départs de Jonathan Taylor et WR A.J. Taylor (263 yards, 2 TD), ce sont quatorze des dix-huit touchdowns aériens de 2019 qui s’envolent pour d’autres cieux. TE Jake Ferguson (407 yards, 2 TD) est donc la cible la plus expérimentée pour QB Jack Coan en 2020. Derrière lui, RB Garrett Groshek, WR Kendric Pryor et WR Danny Davis sont les seuls joueurs avec plus de six réceptions en 2019. Pas idéal.

La ligne offensive, qui n’a accordé que 1.43 sacks par match en 2019, perd trois titulaires mais Wisconsin n’a jamais trop de mal à remplacer ce côté des tranchées. Mis sur orbite par OL Cole Van Lanen et OL Logan Bruss, le jeu au sol devrait à nouveau être le fer de lance de l’attaque des Badgers, quelle surprise…

La question est davantage de savoir qui remplacera Jonathan Taylor derrière cette ligne. RB Nakia Watson (331 yards, 2 TD) et Garrett Groshek pourraient fort bien regarder le nouvel arrivant RB Jalen Berger porter la majorité des ballons et devenir la prochaine star des Badgers.

La protection du ballon a couté à Wisconsin cette risible défaite à Illinois (trois balles perdues dont deux dans le dernier quart temps) et le Rose Bowl (quatre balles perdues dont la dernière sur ses propres 30 yards). Au final, la saison des Badgers n’aurait pas été différente (sauf dans les tablettes de la NCAA et sur les brochures médias de l’école) s’ils avaient été plus précautionneux avec ces sept ballons mais control what you can control

WR Danny Davis (#6) – Crédit photo : Jeff Hanish, USA Today Sports

Un kicking game inquiétant

Autre point d’inquiétude, K Collin Larsh (12/18 FG) a manqué la moitié de ses tentatives entre 30 et 39 yards (3/6) en 2019. Et le titulaire P Anthony Lotti a quitté Madison. Ses 39.7 yards par punt l’ont placé au 105ème rang de la FBS l’an passé. Son remplaçant, P Connor Allen a tapé trois coups de pied en 2019 pour une moyenne encore plus faible de 38.3 yards. Beaucoup de marge de progression du côté des équipes spéciales donc…

Conclusion

Wisconsin a, à nouveau, l’équipe pour remporter la Big Ten West et menacer la suprématie d’Ohio State au Big Ten Championship Game. Les Badgers perdent Jonathan Taylor, 60% de leur ligne offensive et leur meilleur receveur mais l’intégralité de la ligne défensive et du backfield défensif reprend du service. La défense de Wisconsin était l’une des cinq meilleures du pays en 2019 et ne devrait pas perdre un poil de son efficacité contre la course ou le jeu aérien. Madison est une fabrique à joueurs de ligne offensive et porteurs de ballons. L’an passé, le temps de possession des Badgers (59.5%) était le plus haut du pays, plus d’une minute trente supérieur au second de FBS, Utah. Il faudra s’attendre au même plan de jeu cette saison, on ne change pas une recette qui gagne…

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.1

Résumé

Points forts
– Une défense aérienne qui récupère toutes ses pièces maitresses.
– La défense au sol.
– La promesse de continuité.

Points faibles
– Un groupe de receveurs inexpérimenté.
– Des équipes pas si spéciales.
– Une première partie de calendrier meurtrière.

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