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Preview 2017 : USC Trojans

Menés par le quarterback le plus prometteur du pays, QB Sam Darnold, les Trojans de USC sont de retour parmi l’élite d’une conférence Pac-12 dont ils sont les favoris en 2017.

Credit photo : Jayne Kamin-Oncea/Getty Images

Preview 2017 : USC Trojans

USC Trojans

Conférence Pac-12 – Division South
En 2016 : 
10-3, 7-2 Pac-12. Victoire 52-49 lors du Rose Bowl face à Penn State.
Head Coach : Clay Helton, 3e année (bilan de 16-7). Résultats en carrière : 16-7.
Coordinateur offensif : Tee Martin.
Coordinateur défensif : Clancy Pendergast.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 7 en défense, punter.
Joueurs-clés partis : WR Juju-Smith Schuster, WR Darreus Rodgers, LT Chad Wheeler, RT Zach Banner, DT Stevie Tu’ikolovatu, LB Michael Hutchings, CB Adoreé Jackson, FS Leon McQuay, K Matt Boermeester.
Joueurs à suivre : QB Sam Darnold, RB Ronald Jones, WR Deontay Burnett, TE Cary Angeline, LT Chuma Edoga, LB Porter Gustin, DE Rasheem Green, LB Cameron Smith, LB Uchenna Nwosu, CB Iman Marshall, FS Isaiah Pola-Mao.

Mi-septembre 2016, USC est au plus mal, humilié par Alabama, battu à Stanford. 1er janvier 2018, au terme d’une rencontre débridée dont l’issue s’est décidée au forceps, les Trojans remportent le Rose Bowl face à une équipe de Penn State que beaucoup souhaitaient voir en playoffs.

Entre ces deux périodes, USC a subi une transformation radicale, sous la forme d’un second souffle impulsé par le phénoménal QB Sam Darnold. Si certains experts relativisent l’importance du jeune joueur, force est de constater que les Trojans n’ont pas eu un quarterback aussi talentueux depuis Matt Leinart et que Darnold a démonté chacune des défenses qui s’est présentée à lui avec un sang froid impérieux.

À l’heure d’aborder les hostilités, les Trojans vont surfer sur le momentum d’une fin de saison en boulet de canon, symbolisée par neuf victoires consécutives, dont une face à Washington pour empêcher les Huskies de finir invaincus, et une autre contre Penn State au Rose Bowl. USC n’a plus perdu depuis son déplacement à Utah le 23 septembre dernier, soit la date de titularisation de Sam Darnold, qui a notamment évité à son coach de chercher un nouvel emploi.

Néanmoins, les Trojans ont fait leurs adieux à plusieurs joueurs majeurs et devront impérativement les remplacer pour espérer faire aussi bien que la fin de saison passée. USC n’a pas remporté le titre de conférence depuis 2008, année marquée par les sanctions et le départ de Pete Carroll mais, pour la première fois depuis longtemps, tout semble aller pour le mieux sur le campus californien. Tant que Clay Helton gardera ses joueurs concentrés.

Attaque

Au premier coup d’œil, il y a de quoi s’interroger sur cette attaque, qui a perdu une majorité de titulaires cette saison. Pourtant, USC était très loin de briller offensivement en début de saison 2016, avant que le sophomore QB Sam Darnold (3086 yards à la passe, 31 TD, 9 INT en 2016) ne soit titularisé et ne se mette à distribuer des passes dans tous les sens, faisant briller ses receveurs un par un jusqu’à un Rose Bowl mémorable, où le junior WR Deontay Burnett (56 réceptions, 622 yards, 7 TD en 2016) a pénétré trois fois dans la end zone avec le ballon. On connait désormais bien le quarterback, qui garde la tête froide malgré sa soudaine médiatisation, qui préfère notamment partager le ballon entre tous ses receveurs plutôt que de se concentrer sur une cible en particulier. Une révolution à USC, où les passages successifs de Robert Woods, Marqise Lee, Nelson Agholor et Juju Smith-Schuster ont conditionné les coaches offensifs à se focaliser sur un seul receveur.

Même inexpérimenté, le groupe de receveurs des Trojans est blindé de talent et la probabilité est forte que plusieurs éléments, tels que le vétéran WR Steven Mitchell (24 réceptions, 226 yards, 1 TD), l’électrique redshirt freshman WR Velus Jones, le sophomore WR Michael Pittman (6 réceptions, 82 yards en 2016) ou le redshirt freshman WR Tyler Vaughns ne se révèlent cette saison. Sans oublier le top prospect WR Joseph Lewis, qui pourrait s’inviter sur le terrain à la rentrée si son potentiel se confirme déjà durant le fall camp. Même si aucun de ces noms n’a fait sensation durant le spring practice, le fall camp qui se déroule actuellement et l’approche de la saison devraient donner quelques pistes sur les receveurs capables de jouer les premiers rôles. Sans Juju Smith-Schuster pour attirer les défenses et Darreus Rogers avec ses mains sûres, il ne reste qu’à espérer l’émergence d’un ou plusieurs noms pour faire briller Sam Darnold.

L’autre problématique concernant cette attaque, c’est la ligne offensive. Avec le départ de trois titulaires, elle devra rapidement trouver une cohésion pour protéger efficacement son quarterback et permettre au junior RB Ronald Jones (1 082 yards au sol, 12 TD en 2016) de briller pleinement. LT Chuma Edoga n’est encore qu’un sophomore, même si son potentiel est énorme. Heureusement pour le chantier de la ligne, Clay Helton possède plusieurs joueurs expérimentés et polyvalents capables de s’ajuster, comme le junior OL Toa Lobendahn, qui devrait débuter au poste de center qu’il occupait avant sa grave blessure, le senior OL Nico Falah de retour de blessure également, le senior OL Viane Talamaivao, le junior OL Chris Brown et le sophomore OL Roy Hemsley. Autour d’eux, les jeunes OT Austin Jackson, OT Clayton Johnston, C Cole Smith et OG Jordan Austin s’inviteront dans la rotation. Sans oublier la surprenante recrue OT Andrew Vorhees, dont les performances à l’entraînement pourraient le propulser titulaire comme right tackle.

Si la ligne offensive est efficace rapidement, USC devrait également beaucoup compter sur son jeu au sol. Outre Ronald Jones, le junior RB Aca’Cedric Ware (607 yards au sol et 2 TD en 2016) attend sa chance de se mettre en avant. Helton pourrait également s’appuyer plus que prévu sur son running polyvalent, le redshirt freshman RB Vavae Malepeai, séduisant par ses capacités à courir, recevoir et bloquer.

Une alternative possible aux traditionnels tight ends, même si USC en possède un redoutable en la personne du sophomore TE Daniel Imatorbhebhe (250 yards sur réception et 4 TD en 2016). Le junior TE Tyler Petite (156 yards et 2 TD) sera également mis à contribution après ses belles promesses. Mais la sensation pourrait venir du redshirt freshman TE Cary Angeline, loué par Imatorbhebhe qui affirme qu’il pourrait devenir le plus grand tight end de l’histoire de USC.

Défense

Les Trojans sont désormais orphelins de Stevie Tu’ikolavatu. Transfuge d’Utah, le senior de 25 ans était en effet une figure presque paternelle pour les jeunes joueurs. L’enjeu de combler le trou imposant laissé par sa présence physique a été le moteur de la dernière classe de recrutement de Clay Helton. Le top prospect NT Marlon Tuipulotu, arrivé en janvier, a déjà fait sensation au spring practice et il sera certainement titulaire à l’ouverture de la saison. Il devrait néanmoins partager ses fonctions avec le senior NT Josh Fatu (21 tackles, 1.5 TFL, 1 sack en 2016), un vétéran capable de le faire souffler.

À côté, on pourrait retrouver un visage familier, le senior DT Kenny Bigelow, un de ces talents brisés par les blessures. Pour sa cinquième et dernière saison à USC, le brillant défenseur aura peut être enfin une chance d’exprimer son talent. Sinon, l’intérimaire junior DT Malik Dorton, qui occupait le poste l’an dernier, devrait rempiler. Enfin, le junior DE Rasheem Green (55 plaquages, 6 sacks en 2016) avec son potentiel extraordinaire complètera cette ligne défensive composée de trois joueurs sur le papier.

Sur le papier, car les Trojans évoluent plutôt avec cinq joueurs très proches de la ligne de scrimmage dont le junior LB Porter Gustin (68 plaquages, 13 pour perte, 5.5 sacks en 2016). Dans son rôle de predator, ce dernier a pleinement laissé son potentiel s’exprimer l’an dernier. S’il peut encore élever son niveau de jeu, Gustin pourrait rendre cette défense de USC vraiment spéciale.

De l’autre côté, le senior LB Uchenna Nwosu (53 plaquages, 7.5 pour perte, 3 sacks, 1 fumble forcé en 2016) a également montré une progression importante la saison passée, amenant naturellement le senior à occuper un des rôles de leader défensif cette année. Les supporters attendent beaucoup du sophomore LB Oluwole Betiku, recrue cinq étoiles en 2016, qui aura enfin le temps de jeu nécessaire pour s’épanouir.

Au centre de la défense, le junior LB Cameron Smith (83 plaquages, 1 sack en 2016) prendra une nouvelle dimension. Pour sa troisième année comme titulaire, il occupera la fonction de leader vocal qui revenait auparavant à Michael Hutchings. Considéré comme un futur choix de premier tour, Smith sait qu’il doit désormais diriger toute la défense d’une équipe qui vise le titre national. La pression est d’autant plus grande que son partenaire au milieu, le junior LB John Houston Jr (16 plaquages en 2016), sera titulaire uniquement par manque de concurrence. Une situation préoccupante avec la blessure du true freshman LB Tayler Katoa, qui a forcé Helton à déplacer le senior LB Olajuwon Tucker de son ancien poste de pass rusher. Les coaches espèrent probablement que l’arrivée du top prospect LB Levi Jones pour le fall camp ne rebatte les cartes.

La secondary n’est pas épargnée par les inquiétudes. Malgré la présence du potentiel meilleur cornerback de Pac-12 CB Iman Marshall (52 plaquages, 3 INT en 2016), la perte d’Adoreé Jackson sera difficile à faire passer. L’explosif sophomore CB Jack Jones (13 plaquages en 2016) et le vétéran CB Isaiah Langley seront en compétition durant le fall camp pour le second poste de cornerback, avec CB Ajene Harris (27 plaquages, 2 INT et 1 TD en 2016) comme nickelback. Le senior CB Jonathan Lockett (17 plaquages, 1 INT en 2016) devrait prochainement revenir de blessure pour apporter la profondeur au groupe, qui devrait aussi impliquer le jeune mais prometteur true freshman CB Greg Johnson.

Derrière, le senior SS Chris Hawkins (44 plaquages, 1 sack en 2016) reprendra le rôle qu’il occupait déjà la saison dernière en alternance. Il sera soutenu par FS Marvell Tell (43 plaquages, 1 INT en 2016), lui-aussi titulaire l’an passé, dont les performances plus passables qu’excitantes forceront peut être à impliquer un jeune joueur comme le sophomore FS Ykili Ross ou le true freshman FS Isaiah Pola-Mao, recrue très attendue à USC.

Équipes spéciales

Héros du Rose Bowl avec son field goal réussi dans les dernières secondes pour donner la victoire à USC, Matt Boermeester a depuis quitté le campus pour d’obscures raisons. Le freshman K Michael Brown a donc été précipité dans le grand bain alors que personne ne s’attendait à ce qu’il débute cette saison. Les coaches ont néanmoins loué sa capacité à être régulier, le point faible de Boermeester. Pas de surprise au poste de punter où P Chris Tilbey reprendra ses fonctions.

Pour les retours de coups de pied, WR Deontay Burnett, CB Jack Jones et CB Ajene Harris se partageront les tâches mais il ne fait aucun doute que les Trojans pourront moins compter sur les special teams pour marquer des points, tant Adoreé Jackson était monstrueux dans l’exercice des retours.

Calendrier

USC n’a jamais un calendrier facile puisque les Trojans affrontent chaque année UCLA, Stanford et Notre Dame. En outre, la fac californienne ne programme jamais de rencontres face à des équipes FCS. Ainsi, USC affrontera Texas à la mi-septembre après avoir ouvert face à Western Michigan et Stanford, trois matches à domicile. Les déplacements à Washington State, Notre Dame et Colorado pourraient être périlleux, ainsi que les réception de Utah et UCLA pour le dernier match de saison régulière.

Néanmoins, si les Trojans remportent le titre de Division South, ils disposeront d’une heureuse semaine off afin de souffler avant la finale de conférence. Reste à voir si USC conserve son invincibilité à Los Angeles depuis l’arrivée de Clay Helton à la tête de l’équipe, Rose Bowl compris, sachant qu’une des demi-finales de playoffs s’y jouera cette saison.

Match clé
vs UCLA, le 18 novembre.
La rivalité intense entre USC et Notre Dame dépasse généralement l’enjeu global de la saison pour les deux équipes et le déplacement des Trojans chez les Irish sera dangereux. Malgré tout, l’autre rivalité qui dépasse l’entendement est celle qui agite USC et UCLA. Une émulation qui devrait marquer la saison tant les deux ennemis ont un objectif commun : le titre de division. Si les deux équipes maintiennent le bon cap toute la saison avec leur quarterback vedette respectif à la barre, ce dernier match du calendrier pourrait bien être une finale de Division South.

Conclusion

USC reste sur une série de neuf victoires consécutives et une invincibilité à Los Angeles depuis que Clay Helton a hérité du programme. Si le groupe de receveurs éclôt, que le pass rush se développe dans la bonne direction pour la deuxième saison de la défense 5-2 de Clancy Pendergast et que les Trojans sont épargnés par les blessures, il n’y a aucune raison pour que USC ne surfe pas sur le momentum créé en 2016. Si Sam Darnold et ses coéquipiers restent sur la même trajectoire, le programme de LA devrait tout écraser sur son passage et remporter enfin un titre de conférence pour s’inviter au College Football Playoff.

Taulier du blog USC Trojans FR pendant quelques années, Loïc Baruteu aka Bartholomeo a rejoint définitivement l'équipe de The Blue Pennant en septembre 2013 après plusieurs collaborations fructueuses.

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