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Preview 2017 : Colorado Buffaloes

Champions inattendus de la division Pac-12 South en 2016, les Buffaloes de Colorado possèdent plusieurs playmakers offensifs qui pourraient leur permettre d’être un trouble-fête dans une division promise aux Trojans de USC.

Credit photo : Justin Edmonds/Getty Images

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Colorado Buffaloes

Conférence Pac-12 – Division South
En 2016 :
10-4, 8-1 Pac-12.
Head Coach : Mike MacIntyre, 5e année (20-31 à Colorado et 32-52 en carrière).
Coordinateur offensif : Brian Lindgren, Darrin Chiaverini.
Coordinateur défensif : D.J. Eliot.
Titulaires de retour : 8 en attaque, 5 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Sefo Liufau, C Alex Kelley, RT Sam Kronshage, NT Josh Tupou, DE Jordan Carrell, LB Kenneth Olugbode, LB Jimmie Gilbert, CB Chidobe Awuzie, CB Ahkello Witherspoon, SS Tedric Thompson.
Joueurs à suivre : QB Steven Montez, RB Phillip Lindsay, WR Shay Fields, LT Jeromy Irwin, NT Javier Edwards, LB Derek McCartney, CB Isaiah Oliver, SS Afolabi Laguda.

Il y a deux façons d’aborder la saison des Buffaloes : avec optimisme ou avec pessimisme. Si l’on voit le verre à moitié plein, il faut souligner l’incroyable campagne de Colorado en 2016 ; avec 8 victoires en Pac-12, dont une finale de Division South face à Utah et une seule défaite, serrée, face à des Trojans en net regain de forme, les joueurs de Mike MacIntyre sont parvenus à s’inviter en finale de conférence.

Une improbable réussite pour un programme considérée auparavant comme un sparing-partner dans la Pac-12. Nul doute que les Buffaloes seront pris un peu plus au sérieux cette saison. En outre, l’attaque retrouve une bonne partie de ses titulaires, dont un excellent running back, et pourrait faire du dégât.

Maintenant, si l’on voit le verre à moitié vide, il y a plusieurs raisons de ne pas parier toutes ses économies sur une saison aussi réussie en 2017. Premièrement, les Buffaloes ont profité de la faiblesse de la Pac-12 l’an dernier pour s’imposer dans la Division South. Avec UCLA et Oregon en plein naufrage, Stanford handicapé par les blessures de ses meilleures joueurs, et les réceptions de Washington State et Utah en pleine euphorie, Colorado a su saisir sa chance. Mais face aux grosses écuries de la conférence, USC et Washington, le rappel à l’ordre a parfois été sévère.

Deuxièmement, la défense a subi des pertes abyssales, en l’occurence toute la ligne défensive titulaire, le linebacker Jimmie Gilbert (First-Team All-Pac-12), la paire de cornerbacks composée de Chidobe Awuzie (Second-Team All-Pac-12) et Ahkello Witherspoon (Second-Team All-Pac-12), ainsi que le safety Tedric Thompson (Second-Team All-Pac-12). Le chantier de la défense sera compliqué mais pas insurmontable, même s’il faudra affronter les quatre meilleurs quarterbacks de la conférence.

En somme, tout dépend de la façon dont on voit les choses. Si les fans de Colorado espèrent surfer sur le momentum créé avec ce bilan de 8-1 en conférence, les deux défaites contre Washington et Oklahoma State pour conclure la saison sont un indicateur de la valeur des Buffaloes à l’heure actuelle. Le premier match de conférence face aux Huskies devrait permettre de vite répondre à certaines interrogations au sujet de l’équipe.

Attaque

Tout de même poussif par intermittence l’an dernier, la faute aux changements multiples de quarterback titulaire au long de la saison, l’attaque de Colorado sera un peu plus expérimentée en 2017. RB Phillip Lindsay (1 252 yards au sol et 16 TD en 2016) sera évidemment la principale attraction offensive au sortir d’une saison où il a largement dépassé la barre des 1 000 yards au sol.

Pour réitérer ses performances, il aura néanmoins besoin d’une ligne offensive solide, en dépit des départs du center Alex Kelley et du right tackle Sam Kronshage, deux joueurs d’expérience. Heureusement, Colorado conserve un groupe solide, mené par la vedette LT Jeromy Irwin, le senior LG Gerrad Kough et l’intriguant sophomore RG Tim Lynott. La ligne des Buffaloes n’était pas particulièrement performante l’an passé, encaissant notamment beaucoup de sacks. Une progression dans ce secteur est nécessaire pour permettre à cette équipe d’atteindre ses nouvelles ambitions.

Il y a néanmoins de quoi s’attendre à de belles choses en attaque si l’alchimie fonctionne entre QB Steven Montez (1 078 yards à la passe, 9 TD, 5 int en 2016) et l’effrayante escouade de receveurs de Colorado ; WR Bryce Bobo (44 réceptions, 548 yards et 2 TD), WR Shay Fields (56 réceptions, 883 yards et 9 TD), WR Devin Ross (69 réceptions, 787 yards et 5 TD) et WR Jay MacIntyre (32 réceptions, 412 yards et 1 TD), tous titulaires en 2016, reprendront leur place sur le terrain cette année.

L’an passé, Mike MacIntyre a remporté plusieurs rencontres serrées grâce à un jeu au sol redoutable lui permettant de contrôler l’horloge. Le jeu aérien s’est néanmoins avéré décisif et il ne sera pas délaissé au profit de la course, assurant à nouveau un équilibre parfait. Cette attaque a de quoi faire des étincelles si toutes ses pièces s’imbriquent.

Défense

L’an dernier, la défense de Colorado s’est classé à la 19e place nationale. Depuis, elle a perdu huit titulaires et trois coaches. La perte de nombreux éléments majeurs sera certainement difficile à faire passer, même si Mike MacIntyre empile les joueurs de talent au sein de son effectif depuis plusieurs années. Ainsi, le départ de Josh Tupou (45 plaquages, 4 pour perte, 2 sacks en 2016), devrait être comblé par le transfuge de Junior College NT Andrew Lewis, déjà en forme à l’entraînement. DE Timothy Coleman (8 plaquages et 1.5 sacks en 2016) devra quant à lui se montrer à la hauteur de son prédécesseur, l’excellent Jordan Carrell (46 plaquages, 6 pour perte et 5 sacks en 2016).

Le corps de linebackers pourra compter sur les retours de LB Rick Gamboa (76 plaquages, 3 pour perte, 1 INT et 1 TD en 2016) comme leader au milieu de la défense et LB Derek McCartney sur le flanc. Blessé lors du troisième match de la saison face à Michigan l’an passé, ce dernier a manqué la belle campagne des Buffaloes. Il sera donc de retour avec l’obligation de tout donner pour son année senior.

Mais la prochaine vedette de cette défense, ce pourrait bien être FS Ryan Moeller (64 plaquages, 4 pour perte, 2 fumbles forcés en 2016. Poussé à évoluer comme linebacker hybride évoluant entre le front seven et la secondary suite à la blessure de McCartney l’an dernier, le défenseur s’est pleinement révélé en électron libre. Son association avec SS Afolabi Laguda (69 plaquages, 2 pour perte, 1 INT en 2016) devrait poser des problèmes aux équipes adverses dans le jeu aérien.

Surtout avec le groupe de cornerbacks de Colorado. Réputé pour former d’excellents defensive backs, la fac du Midwest en a notamment placé trois lors de la dernière draft NFL entre les second et quatrième tours. Mike MacIntyre a cependant pris les devants pour assurer la longévité de sa défense aérienne; avec CB Isaiah Oliver (34 plaquages, 1 INT en 2016) prêt à briller en titulaire et l’addition à l’effectif de CB Dante Wigley, ancienne recrue de Georgia Tech exilé en Junior College, la secondary des Buffaloes semble avoir les épaules pour faire face aux attaques généreuses de la conférence pacifique, après avoir intercepté 15 ballons en 2016.

Équipes spéciales

Bonne nouvelle, les special teams des Buffaloes n’ont pratiquement pas perdu de joueurs. Si elles n’ont pas forcément brillé l’an dernier, la stabilité est une bonne chose. Le cornerback Isaiah Oliver, auteur du seul touchdown inscrit en special teams en 2016, sera de nouveau chargé de retourner les punts. CB Tony Julmisse, qui s’occupait quant à lui des retours de kickoffs, reprendra également son poste.

Pour tirer, la situation au poste de kicker n’est pas encore très claire. Colorado a utilisé trois placekickers l’an dernier et deux sont toujours dans l’effectif. Entre K Davis Price, K Chris Graham et l’Australien K James Stefanou, signé en début d’année, la compétition sera intéressante durant le fall camp. À moins que Mike MacIntyre fasse à nouveau tourner ses kickers. Pour finir, pas de surprise au poste de punter où l’inamovible P Alex Kinney sera reconduit sans se poser de question.

Calendrier

Sans être insurmontable, le calendrier des Buffaloes n’est pas franchement réjouissant non plus. Après trois matches d’intérêt mineur pour ouvrir la saison, Colorado aura plusieurs sorties compliquées étalées sur la saison, à UCLA, Washington State et Utah. Heureusement, les ténors Washington, Stanford et USC se déplaceront à Boulder, où l’équipe de MacIntyre est invaincue depuis le 13 novembre 2015.

Match clé
vs. Washington, le 23 septembre 2017
La première journée de Pac-12 offrira une occasion de revanche aux Buffaloes sur les Huskies, qui les ont écrasés en finale de conférence l’an dernier. C’est surtout le premier match face à un adversaire relevé pour Colorado cette année et une bonne opportunité de frapper un grand coup pour s’affirmer rapidement comme une équipe sur qui compter.

Conclusion

Les Buffaloes promettent beaucoup de choses, mais sauront-ils tenir ces promesses ? L’attaque le devrait, alors que presque tous les artisans de la saison 2016 à 10 victoires seront de retour. Il reste à déterminer si la défense pourra faire aussi bien, en dépit de nombreux départs. Le talent accumulé dans l’effectif permettra-t-il de compenser la perte de nombreux leaders ? Il paraît bien difficile pour la modeste équipe de Colorado de faire son trou face aux programmes majeurs de sa conférence, à commencer par les favoris au sein même de sa propre division. Nommé coach de l’année au niveau national l’an dernier, le magicien Jim MacIntyre a encore du pain sur la planche pour imposer son programme comme une place forte.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Forces :
– Un jeune quarterback prometteur.
– Le groupe de receveurs.
– Un second rideau défensif expérimenté.

Faiblesses :
– Une ligne offensive en reconstruction.
– Le pass rush.
– La défense contre la passe.

Prédiction :

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Preview 2020 : USC Trojans

Les Trojans ont fait un grand ménage au sein du programme et ils comptent sur QB Kedon Slovis pour faire de nouveau de USC la forteresse du college football de la côte Ouest.

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Crédit photo : Stephen Dunn/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 8-5, 7-2 Pac-12. Holiday Bowl : défaite contre Iowa (24-49)
Head coach : Clay Helton, 5e année (40-22) – Résultats en carrière : 40-22.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 18, 8 en attaque, 9 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : WR Michael Pittman, OT Austin Jackson, OT Drew Richmond, DE Christian Rector, LB John Houston.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, WR Tyler Vaughns, WR Amon-Ra St Brown, OL Alijah Vera-Tucker, DT Jay Tufele, DE Drake Jackson, LB Palaie Gaoteote, CB Chris Steele, CB Isaac Taylor-Stuart, CB Olaijah Griffin, SS Talanoa Hufanga.

Vague de fraîcheur sur la Californie alors que de gros efforts ont été réalisés pour débarrasser USC de sa réputation sulfureuse ; nouveau président de l’université, nouveau directeur des sports et refonte complète du coaching staff défensif. Le seul qui échappe à la moulinette jusqu’ici, c’est bel et bien l’éternel coach Clay Helton, prêt à entamer sa cinquième saison à la tête des Trojans.

Aussi bien apprécié de sa hiérarchie et de ses joueurs pour son caractère que conspué par la fanbase des Trojans pour sa mauvaise gestion sportive, il sera l’une des attractions de la saison en college football. En cas de nouvelle campagne décevante, Helton devrait finalement faire ses valises. Si le programme de LA a bouclé 2019 avec des victoires sur chaque équipe de la Division South, il manque encore la recette pour s’imposer face aux grosses oppositions, comme Washington, Notre Dame, Oregon ou Iowa.

Avec son bilan famélique de 13-12 sur les deux dernières saisons et deux classes de recrutement consécutives bien en-dessous des standards à USC, l’objectif minimum pour Clay Helton sera de remporter le titre de Division South qu’il n’a remporté qu’une seule fois, en 2017, en dépit d’un des rosters les plus talentueux du pays chaque saison. Avec des vétérans et des playmakers plein l’effectif, les Trojans ont les ressources pour aller encore plus loin, à condition de progresser significativement en défense et de ne pas s’effondrer à nouveau sous la pression.

QB Kedon Slovis (#9) – Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

L’attaque aérienne comme plan de bataille

L’arrivée de Graham Harrell comme coordinateur offensif l’an dernier a bousculé l’attaque traditionnelle de USC. Le système Air Raid établi par l’ancien disciple de Mike Leach, bien qu’extrêmement basique et composée surtout de passes courtes, a complètement explosé dès sa première année d’instauration, malgré un quarterback titulaire true freshman aux manettes.

Il faut dire que QB Kedon Slovis (3 502 yards, 30 TD, 9 INT en 2019 est le candidat parfait pour diriger cette attaque et il a pu le montrer dès l’an dernier. Désormais sophomore, probablement plus malin et patient, des qualités qui lui ont parfois manquées l’an dernier, il figure déjà parmi les prétendants au Heisman Trophy. Le jeune premier avait raflé le poste l’an dernier après la blessure de JT Daniels, aujourd’hui transféré à Georgia. Légère inquiétude cependant concernant la capacité à rester entier toute la saison, alors que Slovis a manqué plusieurs rencontres l’an dernier sur blessure. Malgré les départs de Daniels et Jack Sears (Boise State), la présence du vétéran QB Matt Fink (648 yards, 4 TD, 5 INT) en doublure et le transfert du senior QB Mo Hasan en provenance de Vanderbilt devraient cependant rassurer les pessimistes

Évidemment, si le système Air Raid a fonctionné aussi bien à USC avec un quarterback sans expérience, c’est aussi grâce au talent délirant de l’escouade de receveurs. Réputé ces dernières années pour avoir sorti Robert Woods, Marqise Lee, Nelson Agholor, Juju Smith-Schuster et Michael Pittman, USC pourra encore compter sur un groupe de très haut niveau. Comme en 2019, l’attaque devrait s’articuler sur des passes courtes avant de profiter des qualités de playmaker des receveurs pour remonter le ballon au maximum.

Si Pittman est parti, WR Amon-Ra St Brown (77 réceptions, 1 042 yards, 6 TD) et WR Tyler Vaughns (74 réceptions, 912 yards, 6 TD) sont largement capables d’assurer, avec le retour sur l’extérieur du jeune WR Drake London (39 réceptions, 567 yards, 5 TD), également joueur de basketball à USC et true freshman en 2019. L’ancien prospect cinq étoiles et équipier de St Brown à Mater Dei, WR Bru McCoy, est attendu au tournant après une année redshirt imposée pour son histoire rocambolesque de transfert depuis USC vers Texas, avant de faire le chemin inverse quelques semaines plus tard. Le true freshman WR Gary Bryant, l’une des deux seules recrues quatre étoiles de l’équipe en 2020, devrait rapidement jouer un rôle au sein de cette attaque.

Bien que secondaire, le jeu au sol pourra compter sur un groupe blindé avec les vétérans RB Vavae Malepeai (503 yds, 6 TD) et RB Stephen Carr (396 yds, 5 TD), ainsi que les sophomores RB Markese Stepp (307 yds, 3 TD) et RB Kenan Christon (373 yds, 2 TD). L’approche initiale devrait être celle d’un running back by committee avec des portées partagées équitablement en attendant l’hypothétique émergence d’un coureur comme titulaire. On s’attend évidemment à pas mal de passes à destination des running backs  pour ouvrir des espaces.

WR Amon-Ra St Brown (#8) – Crédit photo : USC Athletics

L’OL fait également peau neuve avec le retour de Tim Drevno comme coach, après un exil à Michigan. La protection de passe sera déterminante dans la réussite offensive des Trojans alors qu’il s’agissait du gros point faible de USC en 2019 et la lourde perte d’Austin Jackson à gauche devrait être compensée par l’ancien guard All-Pac-12 OL Alijah Vera-Tucker, qui assurera donc le rôle de left tackle. Avec OT Jalen McKenzie désormais indéboulonnable à droite et C Brett Neilon et OG Andrew Vorhees à l’intérieur, cette ligne doit montrer des progrès significatifs si les huit freshmen en réserve contribuent efficacement à la rotation.

Plus d’expérience et toujours autant de talent en défense

La défense retrouve presque tous ses titulaires, avec une relève déjà assurée pour compenser les quelques départs. Le coaching staff a cependant subi un lifting radical. Clancy Pendergast a donc été remercié et l’ancien coordinateur défensif de Texas Todd Orlando sera chargé de remettre sur pieds une défense apathique en 2019. Vu comme un choix par défaut par la fanbase californienne, l’embauche d’Orlando s’accompagne d’un changement de système, avec le passage à une défense 3-4.

Impopulaire à Texas où les fans et les joueurs des Longhorns attendaient son éviction, le nouveau DC des Trojans pourra faire ses débuts en Californie avec un groupe complet et talentueux à disposition. DT Jay Tufele (42 plaquages, 6.5 pour perte dont 4.5 sacks), l’un des meilleurs à son poste à l’Ouest, et DE Drake Jackson (46 plaquages, 11.5 pour perte dont 5.5 sacks), Freshman All-American en 2019, auront pour objectif de limiter les big plays pour une défense qui a terminé l’an passé au 101e rang national.

Le départ du titulaire de longue date John Houston pourrait être préjudiciable, à moins que l’ancien prospect cinq étoiles LB Palaie Gaoteote (58 plaquages, 3 pour perte) ne passe le cap espéré pour sa troisième saison. Il sera accompagné d’une constellation d’anciennes recrues quatre ou cinq étoiles, avec LB Jordan Iosefa (38 plaquages, 4 pour perte dont 2 sacks, 4 passes défendues en 2018) et LB Kana’i Mauga (59 plaquages, 7 pour perte dont 3 sacks, 1 INT) pour contrôler le milieu de la défense. Ce dernier avait assuré l’intérim l’an passé en l’absence sur blessure de Iosefa.

DL Jay Tufele (#78) – Crédit photo : Alicia de Artola/Reign of Troy

Très efficace contre la passe l’an dernier malgré de nouveaux titulaires, la secondary des Trojans doit cependant faire mieux dans les plaquages pour éviter les nombreux big plays encaissés en 2019. Heureusement, les trois vedettes CB Olaijah Griffin (37 plaquages, 9 passes défendues), CB Chris Steele (35 plaquages, 5 passes défendues) et CB Isaac Taylor-Stuart (36 plaquages, 1 INT) ont plus d’expérience et devraient provoquer bien plus de turnovers. DB Greg Johnson (35 plaquages, 1 sack, 4 passes défendues, 2 INT) sera de retour comme nickelback où il s’était imposé, avec l’hydre à deux têtes FS Isaiah Pola-Mao (73 plaquages, 5.5 pour perte, 1.5 sack, 4 INT) – SS Talanoa Hufanga (90 plaquages, 7.5 pour perte dont 3.5 sacks, 3 passes défendues) en couverture. Trop souvent blessé, ce dernier reste l’un des tout meilleurs safeties du pays et un joueur polyvalent capable d’évoluer un peu partout sur le terrain.

Les special teams pourraient également passer un cap avec le recrutement du réputé Sean Snyder comme entraîneur, tandis que le kicker, le punter et le long snapper des Trojans seront tous de retour. Le nombre impressionnant de joueurs explosifs dans l’effectif laisse envisager une importante rotation pour retourner les coups de pieds afin de conserver les joueurs frais.

Conclusion

Après des années à faire les gros titres des journaux pour un tas de frasques extra-sportives, USC est déterminé à faire le ménage et un grand coup de balai a été donné au sein de l’encadrement. L’objectif de revenir au plus haut niveau a également engendré de profonds changements dans le coaching staff. Encore rescapé, Clay Helton aura besoin de résultats sur le terrain cette année avec un titre de division. C’est le minimum pour un effectif pétri de playmakers et de talents à tous les postes. Pour rêver en grand, il faudra forcément faire mieux contre les programmes majeurs au calendrier, face à qui USC n’a absolument pas à rougir en termes de qualité d’effectif et de star power. En difficulté dans le recrutement et au niveau sportif, le programme de LA se doit de retrouver son niveau historique de forteresse du college football de la côte Ouest. Même si Helton est l’incarnation parfaite de la devise des Trojans, “Fight On”, alors qu’il se bat pour son poste depuis des années, il lui manque sans doute ce truc qui différencie un bon coach d’un grand coach et ses heures semblent compter à LA, sauf progression notoire et résultats à la hauteur en 2020. Le principal espoir des fans de USC demeure ainsi Kedon Slovis, qui pourrait sauver son coach et son équipe avec ses performances comme l’avait fait Sam Darnold il y a quelques années.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’attaque aérienne dévastatrice de Graham Harrell et Kedon Slovis.
– Une secondary au potentiel délirant.
– Beaucoup de titulaires de retour en 2020.

Points faibles
– Des remplaçants inexpérimentés au sein de l’OL.
– Le front seven devra vite s’adapter au nouveau système 3-4.
– Un recrutement bancal lors des deux dernières saisons.

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Preview

Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

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Crédit photo : Scott Chandler

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 10, 7 en attaque, 3 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Demetric Felton, WR Kyle Philips, WR Chase Cota, DE Osa Odighizuwa, NT Otito Ogbonnia, CB Jay Shaw, SS Stephan Blaylock, FS Quentin Lake.

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

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Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

Publié

le

Crédit photo : Scott Boldt

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts
– Une défense pleine de playmakers à tous les postes.
– Le groupe de running backs le plus effrayant à l’Ouest du Mississippi.
– Un coaching staff qui maîtrise recrutement et développement.

Points faibles
– La ligne offensive à reconstruire rapidement.
– Un nouveau quarterback pour prendre la relève de Justin Herbert.
– Éviter les erreurs de parcours habituelles.

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Preview

Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

Publié

le

Crédit photo : Washington Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

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