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College Football Report

College Football Report 2016 – Semaine 12

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The College Football Report is presented by South Beach Sansa.

T’was the week Kate Upton totally lost it on Twitter…

Just because Mister Upton, Detroit pitcher Justin Verlander wasn’t awarded the Cy Young Award.

T’was the week Iggy Azalea said she had an « Award winning pussy ».

Kate, you know what to do to get an award… Sorry.

On to football…

T’was the week we had the Cheerleader of The Year at the very beginning of the teaser for the U Dub vs AZ State on Fox during the Wazzu game. I loved my Saturday…

T’was the week Kansas beat Texas for the first time since… since… the middle age ?


On a eu une semaine sans grand changement, mais qui pourrait amener son lot de changements.

Louisville est morte pour le playoff. Charlie Strong et Kliff Kingsbury vont se faire virer. Oklahoma a presque gagné la Big 12. Mark Dantonio a de très grosses couilles. Celles de Jim Harbaugh ont du rapetisser pour que ses Wolverines soient aussi près de se faire battre par Indiana. Colorado est là. Vraiment. Et Yale-Harvard devient n’importe quoi…

Où va le monde ? Dans ton…

AINSI PARLAIT VERCHAIN

Comme McKayla, le #NotImpressed a changé, mais il ne ressemble pas encore à un sosie de Kim K-West. Ou du moins, c’est que j’espère.

Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed : Le traducteur sonne toujours deux fois…

Bon, vu que nous n’avons pas une semaine folle en rebondissements (le cœur de certains ne le supporterait pas, c’est pour ça que la SEC a sa cupcake week avant la rivalry week), j’ai deux petites traductions d’articles à vous proposer.

La prolongation, de l’extase à l’agonie : 20 ans après sa création, les coaches se demandent encore quelle est la bonne stratégie.

By Joan Niesen – Sports Illustrated du 14 novembre 2016

Le 14 décembre 1995, Gary Pinkel et ses Rockets de Toledo parviennent à la fin du Las Vegas Bowl à égalité avec Nevada, 34 partout. Toledo emporte le toss et Pinkel choisit de commencer la prolongation en défense. Les fans de Toledo assemblés dans le Sam Boyd Stadium hurlent et sifflent. Pourquoi leur coach a-t-il décidé de laisser filer le match ?

En y repensant, Pinkel se marre. Ce match était la première fois que la prolongation était utilisée dans ce qui était alors appelée la Division 1-A – aujourd’hui la FBS, comme une expérimentation durant la saison des bowls. Les fans dans le stade pensaient que la prolongation allait se dérouler avec les mêmes règles qu’en NFL : la première équipe qui marque l’emporte.

Nevada fit avancer le ballon suffisamment pour tenter et réussir un field goal de 22 yards. Quelques minutes plus tard, le running back des Rockets Wasean Tait courait pour un TD de 2 yards, offrant à Toledo la victoire sur le score de 40 à 37 et rétablissant le jugement des fans au sujet de la santé mentale de Pinkel. Le coach se souvient avoir retrouvé sa famille après le match. « Mes enfants m’ont dit : ‘[les fans] étaient fous furieux après toi, papa’ » dit Pinkel, qui a quitté Toledo pour Missouri en 2000 et a pris sa retraite en 2015. « Ensuite, on a gagné le match »…

Cette victoire venait couronner une saison sans défaite pour les Rockets et, quelques mois plus tard, le 1- février, la NCAA décidait d’aligner les règles de la Division 1-A sur celles des divisions 1-AA, 2, 3, de la NFL et de la plupart des lycées en instaurant définitivement la prolongation. Les règles originales étaient quasiment les mêmes qu’aujourd’hui : chaque équipe a le ballon au moins une fois, débute son drive de la ligne des 25 yards adverses, et le gagnant du toss décide de jouer en attaque ou en défense en premier. L’ordre des possessions alterne à chaque nouvelle période de prolongation. Le seul changement est acté en 1997, lorsque la NCAA ordonne que les équipes tentent une conversion à deux points après chaque touchdown inscrit à partir de la troisième période de prolongation, afin d’éviter que les matchs ne durent trop longtemps.

Ce que Pinkel a choisi de faire ce jour de décembre, c’est ce que la plupart des coaches choisissent de faire de nos jours. Ils jouent en défense en premier, et la stratégie de la prolongation en découle. « En général, vous voulez voir ce que l’autre équipe a en réserve, ce qu’ils seront capables de faire » affirme l’ancien coach de Virginia Tech Frank Beamer, qui a disputé des prolongations au cours de huit matchs sur ses quatre dernières saisons. « S’ils ne marquent pas à la première possession, alors votre décision – doit-on simplement se mettre en place pour tenter un field goal ? – devient beaucoup plus facile ».

Plus simple, mais pas si simple. Dans les 20 ans qui se sont écoulés depuis la mise en place de la prolongation, les coaches ont développé des règles de base – certaines presque universelles, d’autres plus particulières – pour gérer le temps supplémentaire. Mais la prolongation, avec son format ramassé et ses enjeux élevés, ne se soumet pas si souvent aux règles, ce qui la rend frustrante pour les coaches et enivrante pour les fans.

Entre le début de la saison 2012 et la semaine 6 de 2016, 174 matchs se sont achevés en prolongation. Sur ce nombre, 111 n’ont eu qu’une seule période disputée, et l’équipe ayant joué en défense en premier a gagné 56% du temps. Au total, l’équipe qui a démarré les prolongations en défense sur l’ensemble de ces rencontres a gagné 54% du temps. Cet avantage statistique est suffisant pour que le coach de Nevada Brian Polian affirme qu’il n’imagine pas ne pas choisir de commencer la prolongation en défense. Peut-être, selon lui, si les conditions atmosphériques permettent de penser qu’il serait plus favorable de prendre des points de suite plutôt que d’attendre, il considérerait jouer en attaque en commençant, comme pour le cas où sa défense serait particulièrement épuisée à la fin d’un quatrième quart-temps très intense pour elle.

Bien entendu, une seule équipe peut gagner le toss. L’équipe qui le perd ne peut pas choisir quelle unité envoyer sur le terrain, mais peut choisir de quel côté du terrain le jeu va se disputer. Le coach de Utah Kyle Wittingham affirme qu’une équipe devrait jouer du côté des tribunes réservées aux étudiants à domicile, et du côté où se trouvent le plus grand nombre de ses fans à l’extérieur.

Voilà le genre de détails qui obsèdent les coaches universitaires, et la prolongation renforce encore leur côté compulsif. « Parce que nous sommes des cinglés, nous, les coaches » dit Polian. « On se concentre sur chaque petit détail avec toute la minutie possible. » De plus en plus, la minutie inclut des statistiques avancées qui recherchent des tendances. À quelle fréquence une équipe court du côté fermé du terrain sur deuxième down ? À quelle fréquence défend-t-elle en press avec un seul safety dans la profondeur sur les situations de passe ? Les données sont compilées dans les semaines précédent le match, prêtes à être retrouvées, triées et analysées à l’aide de deux ou trois clics, et disponibles sur la sideline. « Vous devez analyser méticuleusement le gars qui appelle les mises au jeu de votre adversaire » dit Pinkel. « Il faut regarder ses prolongations pour voir ce qu’il a fait et quelle était sa philosophie de jeu ».

A Missouri, Pinkel organisait des réunions avec les joueurs et le staff tous les jeudis, au cours desquelles ils discutaient toutes les situations envisageables dans un match, y compris les tendances stratégiques de l’adversaire en prolongation. Polian et le Wolf Pack démarrent les entraînements aux situations de prolongation encore plus tôt, insistant sur les bases de la prolongation durant la pré-saison. Par exemple, il n’y a pas de chronomètrage du match en prolongation, ce qui peut générer de la confusion. « Les joueurs vont tous lever le nez vers le tableau d’affichage, et ils n’y verront pas de temps de jeu. » dit-il. « Mais ils doivent quand même faire attention au chronomètre de mise au jeu… »

Durant la saison, Polian simule des prolongations à l’entraînement, peut-être pas toutes les semaines, mais occasionnellement. Le coach de Liberty Turner Gill fait la même chose. En 2008, alors que Gill était coach à Buffalo, son équipe a du disputer 4 prolongations sur une série de 6 matchs, finissant à 3-1. « Vous posez le ballon sur les 25 yards », explique Gill à propos de la routine d’entraînement, « vous dites à vos joueurs que c’est la prolongation pour les scénarios offensifs et défensifs, et vous mettez au jeu. C’est quelque chose qu’il faut faire sur le terrain, comme ça l’équipe est préparée physiquement et mentalement à la prolongation, à quoi ça ressemble, et comment on s’y sent ». Polian va même jusqu’à positionner l’entraînement à la prolongation après des exercices physiques, pour simuler au mieux la fatigue que ressentiront les joueurs si un match va en prolongation. « Je veux que mes gars soient dans une situation la plus réaliste possible quant à la fatigue », dit-il « parce que vous allez être épuisés en fin de match ».

Les coaches ont des approches différentes de la prolongation, mais certaines stratégies sont reconnues comme standard. Les coaches savent que leurs adversaires ont étudié toutes leurs décisions, mais Beamer et Pinkel, deux des coaches les plus victorieux des vingt dernières années, affirment bien haut que l’équipe doit s’en tenir à son identité. Les équipes aux défenses agressives qui peuvent mettre la pression sur le quarterback on souvent l’avantage, mais demander à une défense moyenne d’utiliser des schémas de blitz auxquels elle n’est pas habituée peut être une grave erreur. De même, la plupart des coaches déclare qu’ils ne conservent pas de jeux pour la prolongation. « Si vous avez un bon schéma de jeu dans la red zone, vous l’utiliserez dans le temps réglementaire » conclue Wittingham.

Les coaches prônent également de prendre la transformation au pied plutôt que de tenter les deux points (tant que les règles ne vous y obligent pas), de jouer de manière conservatrice si vous avez le ballon en premier, et de se concentrer sur le fait d’obtenir des first downs plutôt que directement tenter le touchdown. « Nous sommes arrivés à la conclusion que plus de downs nous donnaient une meilleure chance d’inscrire des points » dit Pinkel. « On lançait rarement le ballon en direction de l’endzone. » En défense, comme toujours, il faut chercher à générer une perte de yards sur first down, ce qui demeure le meilleur moyen de tuer un drive.

Cependant, les coaches sont unanimes pour affirmer que la meilleure stratégie de prolongation, c’est de faire qu’il n’y ait pas de prolongation : essayer de gagner dans le temps réglementaire, surtout si vous n’êtes pas le favori, ou que vous jouez à l’extérieur, ou avez peu de profondeur de banc, ou vous êtes fait remonter une belle avance au score. Bien que tout le monde imagine que c’est le cas, les coaches n’envisagent que rarement de jeter toutes leurs forces dans la bataille au quatrième quart-temps.

Quoi qu’il en soit, la prolongation tend à devenir plus fréquente. Durant les huit premières semaines de cette saison, nous avons eu 32 prolongations, soit 6,2% du total des matchs joués. De 2006 à 2015, on avait 4,1% des matchs qui allaient en prolongation. De plus, 2,1% des matchs sont allés en double prolongation, à comparer à 0,8% et 1,2% sont allés en trois prolongations ou plus, à comparer à 0,6% de 2006 à 2015. la plupart des coaches pensent que la fréquence plus importante de matchs allant en prolongation est le produit d’un équilibrage des forces en présence, mais ça pourrait aussi refléter une meilleure confiance des coaches par rapport à la prolongation, et l’idée que jouer plus de quatre quart-temps peut être quelque chose de bénéfique. Quand le College Football Playoff Selection Committee débat des classements, ils prennent souvent en considération que tel ou tel match avait un score serré. Dans le premier classement 2016 du comité, Wisconsin avec ses deux défaites était classée huitième, aidée par le fait qu’une de ses défaites a été concédée à Ohio State – en prolongation.

La prolongation en FBS est l’une des rares modifications de règles majeures parmi tous les sports qui ait fonctionné dès le début, avec un minimum de débats, qui n’ait quasiment pas été changée, et qui a été perçue comme améliorant le jeu. Pourquoi pas ? La prolongation est facile à comprendre, c’est juste et ça ajoute une dimension d’excitation et d’imprévisibilité. Souvenez-vous de la victoire de Boise State devant Oklahoma au Fiesta Bowl 2007, un petit miracle à 43-42 qui comprenait un hook and lateral, une passe de coureur, et le schéma ‘Statue de la Liberté’.

Deux ans avant la saison de Gill à quatre matchs allés en prolongation, son équipe de Buffalo jouait à Bowling Green en deuxième semaine. Le coup d’envoi était prévu pour 15 heures, et la météo annonçait une vraie belle tempête pour l’après-midi. Bien sur, les arbitres ont arrêté la rencontre par deux fois, une fois 68 minutes, une autre 39 minutes. Le temps réglementaire s’est achevé sur un score de 27 partout, et les équipes ont disputé trois périodes de prolongation avant que Bowling Green ne s’impose sur un touchdown. Il était 20h18. Ce qui a le plus marqué Gill de cette journée, c’est d’avoir du envoyer des assistants dans un magasin du quartier pour acheter de la nourriture – des barres chocolatées, à son souvenir – pour manger sur le bord du terrain car les joueurs n’étaient pas seulement épuisés, ils mourraient de faim.

Cette expérience a convaincu Gill que, peu importe à quel point un coach planifie les choses et entraîne ses joueurs, la prolongation est toujours une aventure. C’est pourquoi il a tendance à agir d’instinct, consultant rarement ses assistants sur les décisions importantes en prolongation, et à ne se servir que de quatre ou cinq statistique complexes. En prolongation, selon lui, tout se joue sur de l’instinct, des performances héroïques, de l’inattendu… et des barres chocolatées.

Et on enchaîne avec un autre article de SI.com, cette fois sur un joueur d’une fac qui n’a pas souvent les honneurs du CFR…

Le quarterback qui sauva USC : Croulant sous des attentes monumentales, Sam Darnold continue de s’épanouir.

Brian Hamilton – SI.com

Le match du 27 octobre dernier entre USC et Cal aura permis au quarterback des Trojans Sam Darnold de retourner à Capistrano Beach pour le weekend et de retrouver ces personnes qui ne se prosterneraient pas devant lui comme devant l’adolescent qui a sauvé le football à USC. Inclus dans la troupe : Libby, la chienne de la famille, une Labrador noir de 14 ans qui par le passé courait aux côtés de Darnold à travers les collines ou faisait office de gardien pendant que le jeune homme jouait au basket dans le jardin. Elle a encore des moments de folie, mais passe la plupart de ses journées à se prélasser autour de la maison, adoucie par son âge avancé, ce qui en fait la compagne idéale d’un joueur qui a appris à apprécier la sérénité là où il peut la trouver.

Darnold est le quarterback redshirt freshman qui a rendu un souffle à ce qui semblait il y a peu une saison perdue à Troie. Il est une star montante dans un environnement qui n’attend que de pouvoir s’enthousiasmer devant la dernière petite merveille. Fils d’un plombier et d’une professeur d’éducation physique, et propriétaire d’une chienne cool, il apprécie particulièrement son oasis de tranquillité et de calme qui ne se trouve qu’à une heure de trajet. « A vrai dire, j’ai les mêmes amis et la même famille qui ont toujours été autour de moi pour que je garde mon humilité, en me rappelant que je ne suis pas si fort que ça », dit Darnold. « C’est juste formidable de revenir et de respirer un grand coup, de pouvoir se relaxer un peu. Ils me gardent la tête froide ».

Ces gens appartiennent à la minorité qui tempère ce qu’il s’est passé depuis un mois et demi. Darnold a démarré les six derniers matchs, et les Trojans ont gagné les 5 derniers, et ce n’est pas exagérer que de considérer le garçon d’un mètre quatre vingt quinze pour 112 kilos comme le défibrillateur humain qui a ramené à la vie une saison donnée pour morte dès la fin septembre. Durant la série de cinq victoires, Darnold a complété 68,3% de ses passes, lançant 18 touchdowns pour seulement 3 interceptions. L’attaque des Trojans, qui totalisait seulement 43 points en trois matchs contre des adversaires power five inscrit en moyenne 40 points par rencontre depuis. Il est le seul quarterback dans l’histoire de la fac à réussir deux matchs de suite à cinq touchdowns et son ratio d’efficacité de 168,1 est susceptible de constituer un nouveau record, battant les 167,1 de Cody Kessler établi il y a seulement deux ans.

C’est une performance constante, chirurgicale, au milieu d’un maelstrom bouillonnant – la première titularisation de Darnold a eu lieu à l’occasion de la défaite à Utah qui a amené USC à une fiche de 1-3 – et cela suggère que ses amis et sa famille qui se chargèrent de faire garder les pieds sur terre à Darnold il y a deux semaines n’ont pas eu une tâche trop dure. Le prochain test ce samedi à #4 Washington, invaincue, qui présente la onzième défense du pays au scoring sera d’un autre niveau (NDT : les Huskies ont pris une bien belle branlée). Mais il y aune bonne raison pour qu’une équipe moribonde il n’y a pas si longtemps soit aujourd’hui considérée comme une candidate potentielle au titre de champion. « Il a gagné le respect des joueurs en traversant une grosse compétition pour le poste, et en ne faisant pas la gueule quand il n’a pas été choisi au départ » affirme le coordinateur offensif Tee Martin à propos de son quarterback. « Il a juste continué à travailler, et l’opportunité est revenue pour lui, il a pris la place de titulaire, mais c’est le même type qu’il a toujours été. Les joueurs aiment jouer avec lui. On sent une excitation, une énergie quand il entre sur le terrain. Il donne de la confiance à son attaque quand il prend sa place dans le huddle. »

Aujourd’hui, on connaît bien les détails de l’ascension de Darnold : avant la saison, le junior Max Browne a été nommé titulaire pour la saison. Et puis, USC s’est contentée de 16 points en deux matchs contre Alabama et Stanford (les 45 points contre Utah State en semaine 2 ont été considérés comme une anomalie, à la base). Alors que le head coach Clay Helton cherchait une étincelle – « on ne bougeait pas le ballon, et on ne marquait pas » rappelle Helton – la décision fut prise de donner le poste de titulaire à Darnold. Même pendant ses courtes apparitions durant les trois première semaines, pour un total de 22 passes lancées, il apparaissait évident qu’il fallait faire ce changement. « C’est le genre de chose que vous ne pouvez pas voir sur les entraînements de printemps, ou au camp d’avant saison : comment le joueur va réagir sous le feu des projecteurs ? » dit Helton. « J’ai pu voir comment il gérait la situation et c’était avec un calme olympien. On aurait dit qu’il était en match comme à l’entraînement. »

Martin utilise un bon vieux cliché pour expliquer la situation. Il affirme que Darnold considérait chaque entraînement comme s’il allait être titulaire, même durant sa saison de true freshman. Il y a vraiment quelque chose de spécial dans la façon dont Darnold se prépare. Ses performances l’automne passé quand il était le QB de la scout team qui affrontait la ligne de défense titulaire ont créé la discussion entre coaches. « Il réussissait des passes qui nous faisaient nous dire ‘nom de Dieu’… » rappelle Martin. « On se disait, dans le staff : ‘mais, les mecs, vous avez vu comment il joue, ce gamin ? »

Quand la place de titulaire échut malgré tout à Browne en débit de saison, l’approche de Darnold, bien sur, n’a pas changé. Son attitude a été forgée par Mike et Chris Darnold. Mike, un ancien joueur de l’Université de Redlands, faisait ‘des heures de malade’, comme le raconte Darnold, passant parfois des nuits entières dans des hopitaux pour réparer la plomberie, tout seul. Chris, ancienne joueuse de volley-ball au Long Beach City College, arrivait à l’école pour son boulot de prof d’EPS sur le coup de six heures du matin, tous les jours. Et leur fils a intégré la valeur d’une bonne journée de boulot. Comme la règle qu’ils ont édictée à propos du sport : ‘ne jamais s’avouer vaincu’, selon Sam Darnold.

Darnold s’est présenté pour débuter sa saison de freshman dans l’équipe de baseball de San Clemente High juste après la fin de sa saison de basket, pas préparé comme peuvent l’être les gamins qui passent leur année sur le diamant. Il a à peine joué en début de saison. Alors, il a informé ses parents qu’il voulait arrêter le baseball. Ils lui ont répondu que c’était hors de question. Au milieu de la saison, dit Darnold, il se retrouva titulaire dans le champ extérieur. « Ton tour viendra quand ce sera le moment », dit-il. « Il faut juste le prendre quand l’opportunité se présente. »

Simplement, ça ne se transforme pas toujours en 1738 yards à la passe en une demi-douzaines de titularisations. La nécessité d’être performant tout de suite peut être insurmontable. Mais Darnold s’est reposé sur les conseils donnés par son mentor Jordan Palmer, ancien quarterback de UTEP qui a eu une petite carrière comme remplaçant en NFL, avant le match contre Utah : se contenter de faire ce qu’il sait faire.

« Il faut prendre le match comme il vient » affirme Darnold.

Mais ça ne suffit pas à expliquer sa maîtrise croissante de l’attaque de USC. Darnold avance les concepts de jeu de passe utilisés pour expliquer sa précision immédiate – « Il y a un gars libre sur chaque mise au jeu, et c’est à moi de trouver lequel » dit-il – mais la capacité de Darnold à anticiper ses lancers et sa capacité à distribuer le ballon suggèrent une approche bien plus complexe que simplement trouver le receveur libre. Ses 18 passes de TD comme titulaire ont été lancées à sept receveurs différents. Au cours de la leçon donnée à Cal le 27 octobre, 45-24, Darnold a lancé 25 passes et Helton affirme que son jeune quarterback a été ‘trompé’ par la défense une seule fois. « Certains joueurs se lèvent le matin et balancent le ballon là où ils veulent » dit Martin. « Sam est l’un de ces types. Vous pouvez observer ses pieds, son geste de lancer, et vous dire, oh, c’est pas normal – mais wow, regarde cette passe. Il fait ce genre de passes, avec le corps qui part dans une direction ou son corps qui s’affaisse un peu, ou tu penses que le ballon ne va pas aller bien loin et tout à coup… Wow ! »

Darnold n’a jamais été timide quant à ses exigences vis-à-vis de son groupe de receveurs expérimentés. Le groupe de receveurs des Trojans en a discuté avec Martin, qui est aussi leur position coach, le lundi précédent la fessée données à Oregon 45-20. Ils adorent le fait que Darnold dise ce qu’il a à dire. Même si c’est pour les rabrouer en leur disant de ne jamais recommencer tel ou tel truc.

« Si tu veux faire du bon boulot, si tu veux gagner des matchs, tu dois être directif envers tes receveurs, que ça leur plaise ou pas » dit Darnold. « Je leur ai dit quand on m’a nommé titulaire : je vais vous dire des choses qui ne vont pas vous plaire, et vous n’aurez qu’à vous en accommoder. Mais je vous promets que je vais faire de nous une meilleure équipe. »

Et il a tenu sa promesse. USC a une chance, cette semaine, de bouleverser les pronostics du College Football Playoff (NDT : l’article est sorti juste avant le match contre Washington) avec son quarterback qui n’est pas encore habitué au bruit assourdissant de la foule, pas encore habitué à être reconnu en dehors des bâtiments des sportifs tout en prenant en compte qu’il vit maintenant sous la lumière permanente des projecteurs. « Désolé pour le terme », dit-il, « mais tu ne peux pas te comporter comme un gros débile. »

Mais ses performances sur le terrain sont en train de devenir quelque chose qui ne pose plus de question à personne. Le quarterback qui a sauvé USC vous rappelle qu’il a joué au football depuis la maternelle, qu’il a aimé son sport dès qu’il l’a vu à la télé, et qu’il profitait de chaque occasion pour aller lancer des ballons à son père dans le jardin familial.

Darnold conclut : « Je suis né pour jouer au football»

Quickies (parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé)

  • Une petite perle pour vous. L’Idaho Statesman a obtenu il y a un moment une copie de la présentation faite par le président d’Idaho (qui est éligible pour un bowl, for crying out loud) à ses confrères de la Sun Belt pour que la conférence conserve les Vandals en son sein. Le truc est ici. Et franchement, c’est à se pisser dessus. Le truc digne d’une présentation pourrie dans une PME de la Creuse. Bon, finalement, Idaho redescendra en FCS à la fin de la saison prochaine…
  • It’s Baylor’s World, we only live in it… Cette semaine, au tour de Purdue de passer dans la rubrique agressions sexuelles en tous genres. Quatre joueurs des Boilermakers sont sur le grill, pour avoir agressé deux jeunes femmes en dehors du campus, le 13 octobre dernier. Les jeunes femmes affirment avoir prévenu la police locale et l’université, ont pris un avocat qui demande maintenant que les 4 joueurs soient expulsés du campus. Pour le moment, aucune charge criminelle n’a été retenue contre les joueurs. Classe. Ou pas.
  • #Wakeyleaks ? La rumeur veut que Louisville se serait procuré le plan de jeu de Wake avant leur rencontre de la semaine passée… Yeah, right… Ce match à Houston devait être une forme de punition divine, alors…

  • Stat of the season :

 

  • Career Stat of the season : We, the People, etc…

 

 

COLLEGE FOOTBALL LANDSCAPE

Comme chaque année à partir de la semaine 10, retrouvez ici tous les enjeux des conférences de la division FBS, et le pronostic de Verchain…

Il y a 40 bowls cette année, en comptant les demi-finales. Et à ce jour 64 places sur 80 sont attribuées.

Et tout à coup, tout redevient plus simple, les choses se mettent en place, on connaît presque les finales de conférence partout, certains champions, même, allez…

SouthEastern Conférence

C’est fini dans la SEC. Alabama a remporté l’Ouest. Florida a remporté l’Est en battant LSU. Mon prono de la semaine dernière n’a bien entendu jamais existé.

Games to watch ?
On attendra la finale…

Bowl Eligibles : Alabama, Texas A&M, Auburn, Florida, Tennessee, Arkansas, LSU, South Carolina, Kentucky, Georgia.

Forecast : Alabama – Florida en finale. 52-0.

Big Ten

Welcome to the clusterfuck conference.

A l’Est, c’est relativement simple.

Penn State, Michigan et Ohio State sont à égalité avec 7 victoires chacune. Penn State a perdu contre Michigan et gagné contre Ohio State. Les deux dernières nommées se rencontrent samedi prochain.

Si Michigan gagne, Harbaugh and Co seront champions.

Penn State doit absolument gagner son dernier match contre Michigan State pour prétendre au titre de champion. Si les Nittany Lions perdent, le vainqueur de « The Game » (rappelons que ce n’est pas une appellation originale, « The Game » est le surnom de la rivalité entre Stanford et Cal Berkeley) sera champion quoi qu’il advienne.

Si Penn State bat Sparty, ils sont champions si et seulement si Ohio State bat Michigan.

Si Penn State perd contre MSU et que Ohio State remporte The Game, les Buckeyes seront champions, #2 au CFP et en playoff. Ou presque. Il restera à battre l’équipe issue de la division Ouest…

Pour ma part, je pense que Michigan gagnera contre Ohio State. Et que Michigan State battra Penn State. Ou pas.

A l’Ouest, Wisconsin a son destin en main. Une victoire contre Minnesota à Madison, et les Badgers iront fièrement poser leur défense de feu contre le champion de l’Est.

Nebraska va à Iowa. Une victoire des Huskers leur donne le titre si Wisconsin perd.

Si Iowa et Minnesota gagnent, clusterfuck.

On aurait trois équipes à égalité avec un record de 6-3.
Et Wisconsin serait champion, au titre du meilleur record en division (5-1 contre des records de 4-2 pour toutes les autres).

Games to watch ?
25/11 : Nebraska at Iowa
26/11 : Michigan at Ohio State (The Game) et Minnesota at Wisconsin.

Bowl Eligibles : Michigan, Ohio State, Penn State, Nebraska, Wisconsin, Minnesota, Iowa

Forecast : Michigan – Wisconsin en finale, et on sait maintenant qu’un upset est tout à fait possible…

Atlantic Coast Conférence

Clemson remporte l’Atlantic Division.

Dans la Coastal, heureusement qu’il reste un match à jouer pour chacune des équipes en tête, dans cette division où personne ne semble vouloir le titre…

Si Virginia Tech gagne à la maison contre Virginia (forte probabilité), les Hokies sont champions.

S’ils perdent et que North Carolina bat NC State, ce seront les Tar Heels qui retourneront au championnat.

Games to watch ?
Euh… On se contentera de la finale de conférence, d’ici là…

Bowl Eligibles : Clemson, Louisville, North Carolina, Virginia Tech, Wake Forest, Florida State, Miami, Pittsburgh, Georgia Tech.

Forecast : Clemson – Virginia Tech. Tigers champions, et au playoff.

Big XII

La course à élimination continue, avec les Sooners qui broient tout sur leur passage.

Après Baylor, c’est maintenant West Virginia qui est hors course après sa défaite à la maison contre Oklahoma…

Seule Oklahoma State peut encore empêcher ses rivaux de remporter un nouveau titre. Il faudra pour cela aller gagner chez les Sooners. Après une semaine de repos pour les deux équipes.

Games to watch ?
3/12 : Oklahoma State at Oklahoma (Bedlam)

Bowl Eligibles : Oklahoma, Oklahoma State, Baylor, West Virginia, Kansas State.

Forecast : Oklahoma. Tout court.

Pac 12

Bon, bon, bon…

Beaucoup de mouvement potentiel dans la Pac12 South.

USC a terminé sa saison en disposant de UCLA. Les Trojans de Darnold sont à 7-2.

Colorado est toujours en tête à 7-1, et va croiser la route de Utah qui a perdu toutes ses chances en s’inclinant à la maison contre Oregon. Une victoire des Buffaloes, et McIntyre et ses boys disputeront la finale de conférence. Ce ne sera pas une finale de division, mais les Utes peuvent briser l’une des feel-good stories de cette saison.

Au Nord, c’étaient les corons… (oui, je sais, je la fais tous les ans, mais j’aime me souvenir de Pierre Bachelet…). Ou plutôt, c’est une finale de division que nous aurons vendredi prochain entre Wazzu et U-Dub. Winner takes all…

Games to watch ?
25/11 : Washington at Wazzu (Apple Cup)
26/11 : Utah at Colorado

Bowl Eligibles : Washington, Washington State, Colorado, Utah, Stanford, USC.
Arizona State et toutes ses bombasses doivent battre Arizona pour être éligibles.

Forecast : Washington – Colorado. Huskies win, and go to the Playoff.

American Athletic Conférence

Dans la division Est, Temple et South Florida iront donc jusqu’à la dernière journée pour qu’on connaisse l’identité du champion de division.

Les Owls doivent gagner contre East Carolina ou espérer une défaite des Bulls contre UCF pour s’assurer du titre. Si les Bulls gagnent et que Temple perd, les cheerleaders bonnasses du sud Floride iront en finale.

Dans l’Ouest, Navy jouera la finale de conférence.Les Midshipmen ont battu Tulsa et Houston, leurs deux concurrents. Au pire les trois équipes auront le même record, et une égalité à trois, qui ne saurait tenir.

Games to watch ?
26/11 : UCF at South Florida

Bowl Eligibles : South Florida, Temple, Houston, Tulsa, Memphis, Navy, UCF

SMU devra battre Navy pour être éligible.

Forecast : Temple contre Navy… Avec le titre pour les Midshipmen.

Mountain West

Farewell, Boise ?

Si Wyoming gagne, les Cowboys réussissent le coup de l’année, et vont en finale.

Les Broncos ont besoin d’une défaite de Wyoming à New Mexico pour espérer remporter la division Mountain.

Dans ce cas là, si Boise bat Air Force, les Broncos avancent vers la finale.

Si Boise perd à Air Force et que Wyoming perd contre New Mexico, nous aurons une égalité à trois. Boise aura battu UNM, et perdu contre Wyoming, qui aura perdu contre UNM…

Et selon les tiebreakers, UNM sera éliminée, ayant perdu deux matchs en division (Boise, Colorado State). On en reviendra donc à une égalité Boise-Wyoming, avec les Cowboys en tête au bénéfice de la victoire en confrontation directe.

Dans la West, San Diego State, champion depuis deux semaines, a pu se permettre d’être ridicule contre Wyoming.

Games to watch ?
25/11 : Boise State at Air Force
26/11 : Wyoming at New Mexico

Bowl Eligibles : Boise State, Wyoming, San Diego State, New Mexico, Air Force, Colorado State

Forecast : San Diego State – Wyoming. Et Western Michigan au Cotton Bowl.

MidAmerican Conférence

Dans la division West, status quo. Western RowTheBoat est toujours leader invaincu, et Toledo peut toujours compter lui piquer la première place à l’occasion de la dernière journée. Oui, je n’ai aucune honte à avoir recopié mon commentaire de la semaine dernière.

Dans l’East, Ohio a loupé l’opportunité d’être sacrée champion dès cette semaine, en perdant contre Central Michigan.

Les Bobcats devront battre les Zips d’Akron en dernière semaine pour remporter la division. En cas de défaite, une victoire de Miami of Ohio contre Ball State enverrait les Redhawks en finale.

Games to watch ?
25/11 : Toledo at Western Michigan

Bowl Eligibles : Western Michigan, Toledo, Ohio, Eastern Michigan, Central Michigan. All hail Directional Michigans !

Forecast : Western Michigan triomphera d’Ohio en finale. Et ira, invaincue, disputer le Cotton Bowl…

Conference USA

On sait depuis la semaine passée que Louisiana Tech a remporté la division Ouest.

Dans l’East, rien de nouveau. Une victoire de Western Kentucky contre Marshall envoie les Hilltoppers en finale. Une défaite d’Old Dominion envoie aussi WKU en finale. Une défaite couplée à une victoire des Monarchs envoie ces derniers en finale. Bon, vu l’état de Marshall cette saison, WKU est en position très favorable.

Games to watch ?
Euh, non en fait…

Bowl Eligibles : Western Kentucky, Middle Tennessee State, Louisiana Tech, Old Dominion,

Forecast : Normalement un Western Kentucky – Louisiana Tech, avec les Hilltoppers vainqueurs…

Sun Belt

La poule unique à 11 équipes, avec 8 matchs de conférence, que du bonheur… Au moins, ça évite quelques confrontations directes, et ça permet d’avoir à se pencher sur les modalités employées par la conférence pour départager ses équipes…

Il reste deux matchs à disputer. Arkansas State a pulvérisé Troy à la surprise générale ce samedi. Une victoire en deux matchs, et les Red Wolves seront champions. Ou co-champions, puisque les Mountaineers d’Appalachian ne tiennent qu’une seule défaite contre Troy. Une égalité à trois est encore possible. Bref, c’est toujours le bordel. Alors… On attendra encore un peu…

Games to watch ?
Pfffffff. Really ???

Bowl Eligibles : Troy, Appalachian State, Idaho (!!!!!), Arkansas State

Forecast : Arkansas State.

Independents


Games to watch ?
On s’en passera.

Bowl Eligibles : Brigham Young.

Forecast : Notre Dame ne jouera pas de bowl, ou sera repêchée si on n’atteint pas les 80 équipes éligibles.

Army peut se qualifier pour un bowl en battant Navy. Sinon, ils devront attendre pour être repêchés à 6-6 car deux FCS sont à leur programme.

BYU ira au San Diego County Credit Union Poinsettia Bowl. Super !

New Year’s Sux Forecast

Commençons par les Bowls hors playoff…


Orange Bowl (SEC ou B1G ou Notre Dame vs ACC) : Ohio State Buckeyes – Louisville Cardinals
La défaite de Louisville contre Houston ne remet pas en cause leur participation à l’Orange. Car je vois mal un finaliste malheureux de l’ACC classé devant les Cardinals. Si Clemson venait à perdre en finale de l’ACC (Clemsoning would be back, then), on aurait Virginia Tech ou North Carolina. Bon. Allez…

Dans mon scénario, Michigan sera champion de la B1G. De justesse en finale contre Wisconsin, ce qui explique le choix ci-dessous. Voilà donc deux équipes placées. La troisième équipe classée serait Ohio State en Big Ten, car j’imagine que Penn State va s’écrouler contre Sparty (souvenez-vous, « all predictions wrong or your money back ») et je ne vois pas d’équipe SEC mieux classée que les Buckeyes en fin de saison. Donc…

Rose Bowl (B1G vs Pac12) : Wisconsin Badgers vs Colorado Buffaloes
Avec une défaite honorable en finale de la B1G, dans ma construction, Wisconsin sera être mieux classée qu’Ohio State et Penn State. Colorado a tout pour être le finaliste malheureux de la Pac12.

Sugar Bowl (SEC vs Big XII) : Auburn Tigers vs Oklahoma Sooners
Du fait du contrat avec le Sugar, le bowl prendra le champion de la Big XII, Oklahoma dans mon scénario, qui ne devrait pas parvenir à s’incruster dans le Top 4 du comité et pourrait finir 6 ou 7°.

Comme vous l’avez peut-être vu, je n’ai pas envisagé que Florida pourrait battre LSU. Maintenant que c’est fait, si Auburn n’est pas ridicule contre Albama (disons, une défaite de moins de 10 points), les Tigers pourraient bien aller finalement au Sugar… Ou nous aurons Florida…

Cotton Bowl (pas d’affiliation) : Western Michigan Broncos (G5) – Penn State Nittany Lions
La place du G5 est toujours prise par WMU.

Bon… Pour l’équipe d’en face, je n’aime pas mon prono, mais Penn State est très aimée par le comité. On pourrait avoir une lutte à plusieurs équipes : Oklahoma si les Sooners ne sont pas champions. USC en fonction du reste du champ, surtout si les Trojans pulvérisent Notre Dame. Colorado si Washington ou Wazzu ne sont pas retenues pour le playoff. Wisconsin si Penn State ou Ohio State ou Michigan est le représentant de la B1G au Rose. Bref, ce sera purement un choix du comité.

And now, on to football that matters, the semi-finals :

Finalement, les difficultés d’Ohio State contre Sparty, couplées à celles de Michigan contre Indiana pourraient donner un peu d’air et faire oublier le ridicule classement de cette semaine avec Ohio State en #2. Selon moi, il y aura bien 4 champions de conférence en playoff. Sauf si Colorado ou Wazzu est champion de la Pac12 ET que Oklahoma State remporte la Big XII. Là, il y aurait de la place pour une deuxième B1G dans le carré final. Ce n’est pas l’essence de mon scénario. Mais qu’est-ce qu’on pourrait se marrer, dites donc…

Peach Bowl : #1 Alabama Crimson Tide – #4 Washington Huskies
Fiesta Bowl : #2 Michigan Wolverines – #3 Clemson Tigers

National Football Championship : Alabama – Michigan. Roll Tide !!!

VERCHAIN’S BILLBOARD

Le Verchain’s Selection Comittee, présidé et administré par Verchain, qui synthétise après de longs débats dans un garage luxueux du Nord de la France les réflexions d’un comité composé de Verchain et Verchain, vous offre son classement des 25 premières équipes du college football, sans vous donner d’explications pourries, mais avec du Verchain Style inside.

#1 Alabama Crimson Tide (1) : Puh-leeze, évitons le massacre…

#2 Washington Huskies (2) : Take that, Jourdan Lewis !

#3 Wisconsin Badgers (3) : Personne ne veut rencontrer les Badgers en ce moment. Personne. C’est le François Fillon du College Football.

Et en plus, ils postulent au championnat du monde de fist fucking…

#4 Clemson Tigers (5) : Time to celebrate. With Donuts. Get Diabetes, Tigers

#5 Ohio State Buckeyes (4) : Everybody in that college knows how to tackle…

#6 Michigan Wolverines (6) : La petite tournée de recrutement de Jim Harbaugh a coûté cette année environ 335 000 $. Soit 0,2% du revenu brut de Michigan Athletics. C’était l’instant pognon. À part ça, les cheerleaders des Wolverines font des snow angels après le match contre Indiana

#7 Oklahoma Sooners (9) : Yup. Une vrai belle branlée… Oklahoma est un peu le Ohio State de 2014. See you in the playoff, Bob.

#8 Colorado Buffaloes (11) : Yavait longtemps qu’on n’avait pas entendu parler de The Donald…


#9 Western Michigan Broncos (12) : Sam Ponder, la reine des neiges…

Whatever…

#10 USC Trojans (13) : Dans le top 10 des cheerleaders de l’année, Kendall de USC

#11 Auburn Tigers (14) : War Eag…. Boom.

#12 Nebraska Cornhuskers (16) : Mboff…

#13 Penn State Nittany Lions (17) : Pas si surprenant que les Lions aient perdu contre Pittsburgh, au fond…


#14 Louisville Cardinals (7) : Chut. Parlez pas trop fort, ils ont encore mal à la tronche. Et aux fesses…

#15 Florida Gators (22) : Faites la fête… Dans deux semaines, Saint Nicolas Saban va venir vous démolir l’arrière-train…


#16 West Virginia Mountaineers (8) : It was fun while it lasted…

#17 Utah Utes (10) : Allegory.

#18 Oklahoma State Cowboys (23) : Hormis le mullet de Mike Gundy, je m’ennuie devant les matchs des Pokes…

#19 Florida State Seminoles (21) : Félicitons Dalvin Cook, nouveau seul détenteur avec plus de 200 yards d’avance sur la légende Warrick Dunn du nombre de yards à la course dans l’histoire des Seminoles. Darkhorse Heisman candidate ?

#20 Boise State Broncos (20) : Félicitons Jeremy McNicholls, qui vient d’inscrire un TD dans son 23ème match de suite.

#21 Texas A&M Aggies (19) : #FireSumlin is trending again…

#22 LSU Tigers (18) : Vous pouvez acheter la maison de Les Miles à Baton Rouge. 1,8 millions de dollars.

Yes you can…

Mais si c’est pour finir comme ça…


#23 Washington State Cougars (15) : Wazzu fans be like…

#24 Navy Midshipmen (25) : Take THIS, Odell Beckhams of the world…

#25 Minnesota Gophers (NR) : Just because of Goldy I guess…

Dropped Out : San Diego State
Under consideration : Wyoming Cowboys, Temple Owls

THREE GAMES TO WATCH NEXT WEEK

It’s the final week of the regular season in conferences that play a final. So…

The Apple Cup : Washington Huskies at Washington State. With the Pac12 North title on the line.

The Game : Michigan Wolverines at Ohio State Buckeyes. With playoff implications…

Western Michigan Broncos at Toledo Rockets. Your MAC winner will be here…

Watchable : The Iron Bowl : Auburn at Alabama – LSU at Texas A&M, with Kevin Sumlin’s contract on the line – Utah at Colorado for the Pac12 South, or else…

VERCHAIN’S CRUSH OF THE WEEK – NON FOOTBALL EDITION

This week’s crush is Kate Bock. Just because.

NOT REALLY FOOTBALL STUFF… AND THEN WHAT  ??

Les trucs alakon autour du football. Pas forcément tous les trucs alakon. Certains trucs alakon.

Une semaine une nouvelle fois tranquille… Remarquez, quand le fait que Donald Trump aille au restaurant fait les gros titres sur Fox News…

Best AP Poll submission of the year. T’was last week.

Could have been an Iowa play…

Hey, Jim, need a QB ?

Apparemment, des fans avaient piqué le casque de QB CJ Beathard d’Iowa après la victoire contre Michigan pour aller le promener en ville, dans les bars. Il a finalement été rendu à la fac par la police…

Le casque a même son compte Twitter, maintenant…

Chad Kelly being Chad Kelly.

This week in « You had one job… »

#MACtion ?

South Carolina State a un joueur de 55 ans dans son effectif, à qui le coach a promis une apparition sur le terrain avant la fin de saison… Et qui a effectivement joué ce samedi… et couru pour 3 yards.

Please, Boise, sign Batman !!

Après avoir retiré les bancs de sous les fesses de ses joueurs, le coach d’Hawaii veut maintenant que le match annuel des Warriors contre Fresno State devienne une rivalry pour… le tournevis en or… #smh

Good reason to root for South Dakota State

 

GRAB ‘EM BY THE P***Y

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Voilà, les enfants, c’est tout pour aujourd’hui. Oui, je sais, ça fait court… C’est ce que ma femme me dit toujours… Bien, comme on dit là-bas en Amérique  :

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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4 commentaires

4 Comments

  1. louvressac

    21 novembre 2016 at 08h45

    j’ai pas le lien du truc d’idaho….
    d’autre part pour moi ce week-end c’etait « go ahead ducks,make my day » hahaha sacrés utes !
    et puis,comme j’étais pas a la maison, écouter la fin de wyoming-SDSU a la radio dans un streaming pourri via le site athletique des cowboys en buvant une bière…priceless !

  2. Verchain

    21 novembre 2016 at 11h51

  3. Loïc Baruteu

    22 novembre 2016 at 15h14

    Très cool cet article sur Sam the man. Il en a des grosses. C’est sans doute ça qui m’empêche d’écrire que je l’aime.

    • Loïc Baruteu

      22 novembre 2016 at 15h16

      Ça et Kendall.

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College Football Report

College Football Report – Semaine 15

Édition spéciale : le traditionnel classement des bowls avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report is presented by The Southern University Fabulous Dancing Dolls. Period.

Enfin, on en est à la dernière semaine de publication. J’entends les soupirs de soulagement dans le fond de la salle. On aura eu une saison éprouvante pour les nerfs. On a droit à un re-re-match de Clemson – Alabama en playoff.

Mais bon, il reste un peu de football à jouer (trois matchs) et beaucoup de cirque à voir ou ne pas voir d’ici le 8 janvier.

Verchain’s annual Bowl watchability ranking

Comme tous les ans, votre classement préféré des bowls, cet ensemble de trucs qui ne servent qu’à débloquer des primes de match pour les AD et les coaches, qui ne servent à rien pour les joueurs, sauf à leur faire risquer une blessure ridicule dans un match sans intérêt. Mais, ça fait partie du contrat, alors, classons !!

Comme chaque année, les matchs sont classés en catégories, des plus sexy aux plus ignobles. Avec une illustration de la catégorie, pour que vous compreniez bien ce classement. Ou pas, si comme moi vous vous en tamponnez totalement le coquillard, de ces trucs…

Nota bene : seuls les matchs des trois première catégories sont classés par ordre d’intérêt. Pour les quatre catégories suivantes, ils sont classés par date d’apparition sur vos écrans (ou de boycott). Parce que la bouse, ça ne se classe pas, ça s’entasse.

The Kate Upton Bowls

Comme madame Justin Verlander (qui ne m’a même pas invité à son mariage malgré tout ce que j’ai fait pour elle, avant même qu’elle n’ait le droit dans son pays de se saouler à mort, je vous jure, quelle ingratitude…), ces bowls sont assez fascinants. A ne pas manquer.

College Football Playoff at the Rose Bowl Game Presented by Northwestern Mutual : Georgia Bulldogs – Oklahoma Sooners (1er janvier).

Le match de l’année. Non seulement parce qu’il se trimbale l’un des noms les plus hallucinants possibles (et donc particulièrement ridicules, comme peut l’être un hommage national à un chanteur mort), mais aussi parce qu’il nous donnera à voir une vraie opposition de style entre l’attaque du Heisman Baker Mayfield, jolie à voir en Big XII qui va se frotter à la réalité de la meilleure défense du pays (Clemson a son mot à dire, certes). Opposition de style. Oklahoma flamboie. Georgia est allemande dans son approche. C’est froid, calculé, chiant. Go Sooners.

College Football Playoff at the Allstate Sugar Bowl : Clemson Tigers – Alabama Crimson Tide (1er janvier)

La revanche du retour du premier épisode de la mort qui tue. Dabo Skywalker. Nick Vader. La rébellion. L’empire. Le dernier Star Wars en date ne sort pas mercredi 13 décembre, mais lundi 1er. Ah, et je vous ai déjà fait remarquer que Clemson a perdu à Syracuse ? Roll Tide !

Chick-Fil-A Peach Bowl : Central Florida Knights – Auburn Tigers (1er janvier).

C’est une honte que le CFPSC, une nouvelle fois, n’ait montré aucun respect pour un champion invaincu du Group of Five. Auburn peut tellement faire tout et n’importe quoi, surtout avec Gus Malzahn qui a joué avec les nerfs des fans et de l’administration de la fac de Birmingham sur le mode ‘j’irai bien refaire un tour à Arkansas’… Expect the best. Ou pas.

The Verchain Bowl

Playstation Fiesta Bowl : Washington Huskies – Penn State Nittany Lions (30 décembre).

LE Verchain Bowl ! Imaginez un peu. Dans le coin mauve, toute en blondeur et en jambes interminables : Dani McGinnis ! Dans le coin bleu, brunette et callipyge : Chloe Schaeffer. Voilà, mesdames et mesdames : Le Verchain’s Bombasses Of The Year Bowl. Rien à foutre de ce qu’il y a sur le terrain. Regardez simplement pour espérer un clin d’oeil de Dani ou Chloe à la caméra.

Match made in heaven. Playstation bowl. Yep. Dani et Chloe, j’ai envie de jouer avec…

The Dani McGinnis Bowls

In and Out… Voilà une belle illustration de… oh, wait… PG18

Des matchs sortis de nulle part. Qu’on n’a pas vu venir. Et d’un coup, au détour d’un article, d’une photo. BOOM. Dani McGinnis.

Dollar General Bowl : Toledo Rockets – Appalachian State Mountaineers (23 décembre).

Dollar General, c’est un peu Lidl. Ou Aldi. Ou ED si ça existe encore. Un truc qui vend des trucs imbouffables sur le plan alimentaire, mais où tu trouves parfois des gadgets amusants qui ne durent pas longtemps, mais t’amusent un peu. Exactement comme ce match, entre champions de conférence.

Las Vegas Bowl : Oregon Ducks – Boise State Broncos (16 décembre).

Les matchs de Boise sont toujours fun. Ceux d’Oregon aussi la plupart du temps. C’est à Vegas, donc il fera chaud, donc les Duckettes en petite tenue qui se trémoussent, moi je dis banco.

Birmingham Bowl : Texas Tech Red Raiders – South Florida Bulls (23 décembre).

Un match exhibition entre deux équipes qui ne savent pas défendre et savent attaquer. 150 points au total au tableau d’affichage ? I’ll take that, please.

AutoZone Liberty Bowl : Iowa State Cyclones – Memphis Tigers (30 décembre).

L’équipe surprise de la saison, Iowa State, contre les si sympathiques et enthousiasmants Tigers. Au milieu d’un marasme de matchs qui ne servent à rien, celui là vaudra peut-être le coup d’œil.

Camping World Bowl : Oklahoma State Cowboys – Virginia Tech Hokies (28 décembre).

Il est toujours distrayant de voir Mason Rudolph and co envoyer le ballon aux quatre coins du terrain. Et, non, ce n’est pas un choix par défaut dans cette catégorie. Les Hokies sont exactement le genre d’adversaire qui peut transformer ce match en grand nawak.

The Scarlet Johannson Bowls

Scarlet Johannson a le regard d’une vache qui regarde passer les trains, a un acting digne des meilleures productions de Jacquie et Michel, et pourtant, la masse moutonnante la considère comme une des plus jolies filles du monde. Pas Verchain. Ditto for those bowls.

Valero Alamo Bowl : Texas Christian Horned Frogs – Stanford Cardinal (28 décembre).

Ça se joue en intérieur à San Antonio, avec les filles de TCU en jupettes, cool… Mais bizarrement, dès que Stanford apparaît, le football prend une couleur sepia digne d’un mauvais filtre sur Instagram. Je passe mon tour. Un jeudi soir, autant regarder une série alakon sur TF1. Quoique, là, ce seront les vacances scolaires, donc on aura sans doute la Septième Compagnie, ou Pouic-Pouic…

GoodYear Cotton Bowl Classic : Ohio State Buckeyes – USC Trojans (29 décembre)

Deux champions de conférence qui ont beaucoup chialé de ne pas aller au playoff. J’ai du supporter Urban Meyer et son cirque pendant 14 semaines. Pas une de plus. JT Barrett. Lol.

Capital One Orange Bowl : Miami Hurricanes – Wisconsin Badgers (30 décembre)

Le Woulda Shoulda Coulda Bowl. Entre les Chokers de Miami et les WeDidNotBeatAnybodys de Wisconsin. Un samedi soir ? Voilà qui ressemble furieusement à la virée d’un célibataire ordinaire en club pour adultes.

Outback Bowl : Michigan Wolverines – South Carolina Gamecocks (1er janvier)

Le Braillard Bowl : Muschamp – Harbaugh ? Je passe mon tour…

Citrus Bowl Presented By Overton’s: Notre Dame Fighting Irish – Louisiana State Tigers (1er janvier)

Overton’s vend des trucs pour aller à la pêche, faire du bateau, tout ça. Plutôt aller à la pêche que de voir Brian Kelly prendre des coups de soleil à Orlando.

The Random Girl On The Street Bowls

On dirait pas, comme ça, mais c’est une photo d’artiste. Eh oui, culture dans le CFR…

On est tous les mêmes, nous, les mecs. On est dans la rue, on va à un rendez-vous, faire une course, retrouver un pote pour boire un coup… ou même retrouver son épouse légitime pour dîner. Et pourtant, on ne peut pas s’empêcher d’avoir le radar en alerte. Toutes les filles passent au scanner. Ou presque. On jette un œil. Et on se dit, 90% du temps : « Mwouais, bof, non, aucun intérêt ». Idem ici.

R+L Carriers New Orleans Bowl : Troy Trojans – North Texas Mean Green (16 décembre)

Si tu n’as rien d’autre à faire un samedi à 19 heures que de regarder ça, c’est que vraiment ta vie est triste. Même si les deux équipes sont plutôt sympa.

Hawai’i Bowl : Fresno State Bulldogs – Houston Cougars (24 décembre)

Bulldogs et Cougars ont la chance de passer le réveillon de Noël à Hawai’i. Ya pire, genre Maubeuge. At least, Hawai’i gave us Alyssa Hoxie this year…

Zaxby’s Heart of Dallas Bowl : Utah Utes – West Virginia Mountaineers (26 décembre)

Si ce match avait été joué disons au bout de 8 journées de saison régulière, il aurait pu susciter mon intérêt. Là ? Non. Zaxby’s est une chaîne de fast foods. Dégueulasse. Le genre de truc qui a du inspirer la chaîne Cluckin’ Bell dans GTA…

Cactus Bowl : Kansas State Wildcats – UCLA Bruins (26 décembre)

Sans doute sans Josh Rosen. Sans doute sans intérêt.

Foster Farms Bowl : Arizona Wildcats – Purdue Boilermakers (27 décembre)

A réserver aux fans d’Anthony Mahoungou.

Academy Sports + Outdoors Texas Bowl : Texas Longhorns – Missouri Tigers (27 décembre)

Non seulement ce bowl a un nom ridicule, mais en plus les sélectionneurs se sont passés de choisir de nous donner un match à portée symbolique en invitant Texas A&M. Je passe.

San Diego County Credit Union Holiday Bowl : Washington State Cougars – Michigan State Spartans (28 décembre)

Le WhatIfYouWonThatGame Bowl… Au moins, Mike Leach et Mark Dantonio pourront se raconter comment la fin de saison aurait pu être belle s’ils avaient battu U-Dub et Ohio State, dans un bowl dont le nom fait tout pour rivaliser avec le College Football Playoff at The Rose Bowl Game Presented By Northwestern Mutual…

Military Bowl presented by Northrop Grumman : Navy Midshipmen – Virginia Cavaliers (28 décembre).

Le match de Navy à la maison, présenté par une firme qui vend des produits à la défense, entre deux équipes à 6-6. Aussi passionnant qu’un documentaire sur le Kakapo.

Hyundai Sun Bowl : Arizona State Sun Devils – North Carolina State Wolf Pack (29 décembre)

Au pire, regardez l’avant match, peut-être que vous parviendrez à comprendre ce que sera le job de l’ami Herm Edwards à Tempe… Moi, j’y ai renoncé…

Tax Slayer Bowl : Louisville Cardinals – Mississippi State Bulldogs (30 décembre)

Capables du pire. Les deux équipes. Le meilleur ? Si vous aimez les trucs un peu larmoyants, ce sera le dernier match de Lamar Jackson. Moi, j’irai manger un truc au restau…

The Kim Kardashian Bowls

Tout est dans le titre : juste pour l’argent de certains, dégueulasse, moche, sans le moindre intérêt.

GILDAN New Mexico Bowl : Marshall Thundering Herd – Colorado State Rams (16 décembre)

Quitte à regarder un truc avec plein de bonshommes verts, doit bien y avoir une rediffusion de Grinch à la télé…

Raycom Media Camellia Bowl : Middle Tennesse State Blue Raiders – Arkansas State Red Wolves (16 décembre)

Les bleus contre les rouges… On croirait du Tecmo Bowl… Ah, et Raycom Media est détenue par le fond de pension des retraités de l’Alabama. Voilà…

DXL Frisco Bowl : Louisiana Tech Bulldogs – Southern Methodist Mustangs (20 décembre)

DXL vend des produits pour les hommes ‘grands et forts’. Les trop gros, quoi. Oui, comme votre Verchain préféré. Alors, ce 20 décembre, tous au kebab pour fêter ça !

Bahamas Bowl : Ohio Bobcats – UAB Blazers (22 décembre)

Même pas foutus d’offrir la veillée de noël aux Bahamas aux joueurs des Blazers pour leur retour au football, et directement dans un bowl. Ça te laisse supposer l’intérêt à porter à ce truc…

Famous Idaho Potato Bowl : Central Michigan Chippewas – Wyoming Cowboys (22 décembre)

Les cowboys et les indiens, c’était bien quand on avait 6 ans. Là… Bon, ya le canon à patates qui lance des tee shirts… à part ça…

Lockheed Martin Armed Forces Bowl : San Diego State Bulldogs – Army Black Knights (23 décembre)

Le football sans une passe ? Très peu pour moi.

New Era Pinstripe Bowl : Iowa Hawkeyes – Boston College Eagles (27 décembre)

Un tournoi de fauconnerie dans un stade de baseball, avec un peu de chance sous la neige… Mais bien sur…

Franklin American Mortgage Music City Bowl : Northwestern Wildcats – Kentucky Wildcats (29 décembre)

Eh ben voilà, on l’a, le Wildcat Bowl. D’un côté les Wildcats qui savent écrire leur nom sans faute et compter jusqu’à 6. De l’autre, Kentucky. Pwouah. Sponsorisé par une boîte qui vend du crédit immobilier. Pwouah.

Nova Home Loans Arizona Bowl : Utah State Aggies – New Mexico State Aggies (29 décembre)

6-6 Aggies, meet 6-6 Aggies. Who the hell cares about that ? Et puis, bon, deuxième bowl de la journée sponsorisé par une boîte qui vend du crédit immbilier, donc, bon, on s’en passera aussi…

Belk Bowl : Texas A&M Aggies – Wake Forest Demon Deacons (29 décembre)

Belk ! (running gag).

The German Porn Bowls

Oui, il y a pire que Kim K. Ne vous exposez jamais à ça. Vous en resteriez traumatisé. Par respect pour notre public familial, cette catégorie sera la seule à ne pas être illustrée. Oh, et puis, si, tiens…

AutoNation Cure Bowl : Western Kentucky Hilltoppers – Georgia State Panthers (16 décembre)

L’une des premières étapes d’une longue cure de matchs sans intérêt, avec une équipe (Georgia State) pour laquelle j’ai du aller vérifier sur internet quel était leur nom de scène (Eagles, Lions, Cougars, Bulldogs, Panthers ? Ah, oui, Panthers…) et qui est issue de la Sun Belt, qui n’a disputé que 11 matchs, perdu en première semaine contre une FCS, etc, etc… Arrêtez de nous torturer, MAYRDE !!!

Cheribundi Tart Cherry Boca Raton Bowl : Akron Zips at Florida Atlantic Owls (19 décembre)

Quoi ? Lane Kiffin est parvenu à commencer la saison 2018 avec un match contre une cupcake de la MAC à domicile ? Il est temps de réduire la durée de la saison régulière, et d’étendre le champ du playoff à tous les champions de conférence.

Le bowl à la maison des Owls a sans doute le nom le plus pourri de tous les bowls. Sans doute.

Un truc sponsorisé par du jus de cerise… Un match qui ne vaut donc que des queues de cerise…

Bad Boy Mowers Gasparilla Bowl : Temple Owls – Florida International Golden Panthers (21 décembre)

On l’a, le bowl le plus ridicule niveau nom. Pour rappel, si vous avez manqué un épisode du college football report…

Bad Boy Mowers fabrique des tondeuses à gazon. Apparemment pour les types qui ont une grosse moto ou des rappeurs en survêt’ qui écoutent du Jul à fond, des mauvais garçons, quoi…

Vrai, ils ont même dans leur gamme une tondeuse baptisée ‘Outlaw’, « hors la loi » dans la langue de Jean d’Ormesson. Véridique.

Putain, je vais acheter ça, 8600 dollars, une paille. Et comme ça, j’aurai l’air de Johnny Halliday quand je passerai la tondeuse dans la pelouse de mon petit pavillon périurbain.

#SMH

Gasparilla. On pourrait croire que c’est du jus de salsepareille dans les Schtroumpfs. Ben non…

C’est un truc de… festival de pirates (whatever that is). Avec un site internet construit sous Netscape en 1995, on dirait…

Oh, wait…

 

En fait, c’est un truc entre l’enterrement de Johnny Halliday et le Carnaval de Dunkerque (hormis que ce sont des morues et pas du hareng qui sont jetées à la foule, on dirait). Bon Dieu, c’est un phénomène social, en fait, ce machin.

Ça doit être génial tellement c’est kitsch, beaufissime.


Et tout ça ensemble, ça sponsorise un match qui se joue dans le stade de baseball des Devil Rays de Tampa, à St Petersburg, Florida ?

Moi qui croyais que c’était ça, le cirque de St Petersbourg…

Quick Lane Bowl : Northern Illinois Huskies – Duke Blue Devils (26 décembre)

Comme si Feu Vert, ou Norauto sponsorisait un truc chez nous… Alors, le 26 décembre, si l’envie vous prend de voir un truc qu’on vous aura vendu comme un match de football, ouvrez votre frigo, sortez tous les restes de Noël : chapon, foie gras, saumon, caviar, fromages qui sentent fort, pommes de terre sous toutes leurs formes, magret de canard, marrons, boudin blanc, bûche glacée ou pas, champagne, vin blanc, vin rouge… Mettez le tout dans un blender. Tassez un peu si ça a du mal à rentrer. Mixez. Buvez. Allez vous coucher. Ça vous fera toujours moins mal que de regarder ça…

Walk On’s Independance Bowl : Florida State Seminoles – Southern Mississippi Golden Eagles (27 décembre)

Le bowl de la honte.

Florida State joue un bowl tous les ans depuis trouzemille ans. Et pour ne pas que la série s’arrête, les autorités de la fac ont tout fait pour reprogrammer le match contre Louisiana Monroe que l’amie Irma, ou l’ami José, ou Maurice, je ne sais plus, avait empêché de se tenir à la date prévue.

Pour que FSU ne finisse pas à 5-6, mais à 6-6. Pour que le DA touche sa prime. Pour que le head coach touche sa prime. Oh, wait… Le head coach a préféré se barrer plutôt que de cautionner ça.

Que de cautionner cet exemple ultime de lose. Tu joues un bowl alors que tu n’as battu que deux équipes qui joueront elles aussi des bowls tout aussi pourris que le tien (Wake et Duke). Sans head coach. Sans honneur. Sans rien.

Quitte à jouer un match pourri à Shreveport, Louisiana, Western Michigan, Buffalo ou UTSA, elles aussi éligibles à un bowl et pas invitées parce qu’elles ne sont pas une grande puissance du football universitaires, auraient tout aussi bien fait l’affaire.

Et puis, de toute façon, tous ces matchs…

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

FINAL EDITION.

ALL DANI MCGINNIS EDITION

Voilà, les enfants, c’est tout pour aujourd’hui.

  • That’s too short

  • That’s what she said.

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College Football Report

College Football Report – Semaine 14

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report is presented by The Southern University Fabulous Dancing Dolls. Period.

La semaine prochaine, la dernière édition du College Football Report : Verchain’s Complete Bowls Viewing Guide

Ah, tant qu’on y est : en début de saison, Verchain vous avait fait quatre prédictions…

  • Northwestern ou Stanford en finale de conférence
  • Deux équipes SEC en playoff.
  • Jarett Stidham sur le podium du Heisman
  • Un playoff sans l’ACC…

All predictions wrong or your money back… Vous êtes donc tous remboursés ! Cette pénible saison à suivre Verchain ne vous aura pas coûté un euro.

Merci qui ?

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain parle. C’est son côté Rain Man.

Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

J’aime pas les samedis comme celui là. J’aurai du me douter de quelque chose. J’ai été dans le brouillard (le vrai, pas celui du à la consommation de psychotropes ou de binouze en trop grandes quantités) toute la journée. Une sale journée, de celles où tu as froid, pas envie de faire grand chose.

Malgré tout, ça allait plutôt pas mal jusque 22h45 environ. Là, le monde a commencé à tourner dans le mauvais sens, avec toutes les conséquences que ça pouvait avoir sur ma digestion ou ma libido… Les résultats de la nuit de samedi ont presque tous servi le comité de sélection.

Trois champions de conférence avec une seule défaite au compteur… Avoir Wisconsin comme quatrième champion de conférence aurait grandement simplifié le dimanche du comité… Eh bien, tant pis pour vous… Le Power Five compte deux champions à deux défaites : USC et Ohio State.

Alors, qu’allait faire le Comité ? J’écris ces lignes avant la publication du dernier classement, et je terminerai cette partie d’article après la publication du classement.

Je me mets dans la peau d’un guignol du comité, et j’ai trois options pour la quatrième place en playoff.

USC, Ohio State et… Alabama…

Ben ouais, l’an passé, Ohio State avait eu droit de passer devant le champion de sa conférence, avec une seule défaite au compteur, contre ledit champion qui, lui, en comptait deux. Alors, inclure une équipe qui a fini deuxième de la plus difficile des divisions de la FBS, en ne perdant qu’un match contre le vainqueur de cette même division, pourquoi pas ?

Etudions donc les différentes candidatures…

Alabama :

Si on considère l’argument donné la semaine dernière pour justifier la place d’Auburn dans le top 4, Alabama n’a aucune chance. In hell. Aujourd’hui, Alabama est l’équipe qui perd presque contre Mississippi State et se fait démolir par Auburn.

Le calendrier du Tide n’est pas non plus quelque chose qui pourrait jouer en sa faveur. La sans grande importance, par ailleurs, défaite de Fresno State contre Boise en finale de la Mountain West joue même un peu en défaveur du bilan du Tide, puisqu’elle devrait pousser les Bulldogs hors du Top 25, laissant Alabama avec un record de 2-1 contre des équipes classées.

Aucune victoire contre une top 10. Bref, un tas de branlées foutues à des équipes moyennes ou médiocres. (7 victoires contre des équipes avec 6 victoires ou plus).

Ohio State :

Le seul argument qui semble jouer en faveur des Buckeyes, c’est ce foutu titre de Big Ten, difficilement gagné contre Wisconsin.

Ohio State a deux défaites : une branlée à la maison contre Oklahoma, et une branloutte (mélange de branlée et de déroute) contre Iowa. Oui, 7-5 Iowa. De 31 points.

Ohio State a au total trois victoires contre des équipes classées. Elle n’en avait que deux avant le B1G Championship.

Une équipe de playoff n’a jamais perdu par 15 points ou plus dans la saison, depuis le début du fonctionnement actuel. Oui, Ohio State en a pris 15 contre les Sooners. Et donc 31 contre Iowa. Iowa.

Remarquez #1 Clemson a perdu contre Syracuse, et personne n’en parle…

Les Buckeyes au playoff, ce ne serait rien d’autre, une nouvelle fois, qu’un power play politique instrumentalisé par Jim Delany (et les Illuminati, les Maçons, le FBI et Donald Trump).

Southern California :

Plutôt que d’épiloguer sur UCF (oui, Central Florida), sa saison parfaite, une équipe qui a battu deux fois Memphis, qui a battu Maryland à l’extérieur, et qui a finalement gagné plus de matchs contre des équipes qui disputeront un bowl que Ohio State, l’équipe que la logique vulcaine devrait proposer comme #4 et le playoff.

USC.

Contrairement à Ohio State, les deux défaites des Trojans se sont déroulées loin du Coliseum. Contre des équipes classées. De justesse contre Wazzu, dans des proportions Buckeyes-like à Notre Dame.

USC a battu plus d’équipes qualifiées pour un bowl que Ohio State, et affronté au moins autant d’équipes classées qu’Alabama.

Et ils sont champions, eux aussi.

CBS et USA Today envoient Alabama au playoff.

SB Nation et Sports Illustrated envoient Ohio State.

Vous connaissez mon choix. Voyons ce que le Comité a à dire pour sa défense…

Alabama !!!

Au moins, ce n’est pas Ohio State. Oublions donc Gene Smith, membre du comité et ancien AD de Colombus, et la théorie du complot…

Bah, ils devaient penser qu’il fallait une troisième édition à Clemson – Alabama.

Je ne suis pas particulièrement fan de USC (je préfère le bleu…). Aussi, je ne vais pas hurler.

Il n’y a donc qu’un enseignement à tirer : on ne joue pas le playoff quand on a perdu deux matchs en saison. Period.

Peu importe d’être champion, dans le fond.

Ne pas perdre un match.

Les explications moisies ne manqueront sans doute pas. Dans un mois, de toute façon, plein de choses seront différentes. La moitié de ton équipe peut se retrouver en prison ou disqualifiée pour cause de résultats universitaires pitoyables.

So what ?

See you in January…

Coaching Stuff

Un dimanche dernier de malade. Un vendredi digne de la psychiatrie.

En une semaine, on est passés d’avoir deux coaches quasiment avec des jobs à vie à Florida State et Mississippi State (compte tenu du buyout du premier, et des faibles attentes dans la fac du second), à une situation totalement délirante, avec Jimbo Fisher coach de Texas A&M, et un énorme chèque à la clé, et Dan Mullen à Florida, avec une vraie pression à la clé.

Bref, voici où nous en sommes au moment où ces lignes ont été écrites, en espérant que la nuit de dimanche à lundi ne vienne pas une nouvelle fois me faire passer pour un nul (et, non, je ne parle pas de ce qu’il se passe dans la chambre conjugale).

Arizona State a viré Todd Graham, et lui cherche un remplaçant qui conserverait ses coordinateurs… On croirait du soccer français…

Arkansas a viré Bret & Jen Bielema. Karma, bitch.

Georgia Southern a viré Troy Summers, et engagé Chad Lundsford. Wow.

Kent State a mis un terme à l’expérience Paul Haynes. Mmmh.

Nebraska a viré Mike Riley et son air de cocker triste pour faire revenir à la maison son quarterback Scott Frost, tout récent champion AAC.

Oregon State a trouvé un masochiste pour succéder à Gary Andersen. Il s’appelle Jonathan Smith (ex-coordinateur offensif de Washington).

Rice a rompu avec David Bailiff et South Alabama s’est séparée de Joey Jones.

En dehors de ça…

Mississippi State a choisi la voie de la raison, en prenant un coordinateur offensif ayant eu un certain succès dans une équipe Power Five. Bon, certes, on ne parle pas d’un coordinateur offensif d’une équipe championne SEC, mais le pitch est clair. Joe Moorehead de Penn State devra s’inscrire dans une certaine continuité. Il est relativement peu cher sur un marché un peu fou cette année. S’il y a bien un truc sur lequel il n’y a rien à dire, c’est bien ce choix.

Chip Kelly à UCLA, c’est tellement attendu depuis l’anniversaire de Jim Mora (et on en a déjà parlé ici, rapidement, donc, bon…), compte tenu du fait que Kelly n’a plus très envie d’une très forte exposition. Là, à UCLA, il a à peu près ce qu’il désire : hé, il n’est même pas dans la plus grosse fac de la ville, niveau football, tout en conservant une opportunité de piocher dans le terreau californien, qui produit chaque année des bonnes recrues bien vertes, qu’il pourra choisir à son goût. Match made in heaven. Bon, il faudra juste qu’il trouve le bon gars pour expliquer aux Bruins qu’il vaut mieux défendre un peu que pas du tout…

Dan Mullen à Florida : un coach offensif du temps où l’attaque de Florida faisait peur à tout le monde, appelé au chevet du patient floridien, qui souffre en attaque d’asthme chronique, d’ostéoporose et de la maladie de Charcot (oui, tout ça en même temps), c’est un pari. Parce que mine de rien, comme je l’ai dit 815 fois depuis le début de saison, Dan Mullen avait un vrai dream job à Mississippi State.

Tu es la plus petite fac de la SEC West en termes de potentiel et d’attentes. Tu gagnes 7 matchs dans la saison, tu as fait le boulot. 8, tu fais une très bonne saison. 9, tu as dépassé les attentes et mérites un bonus. 10 ? On te met une statue devant le stade, et tu ne paies plus dans aucun club de striptease pour le restant de tes jours. Alors… Florida paie mieux… Mais tu risques d’être viré beaucoup plus vite. Et puis, si au royaume des aveugles les borgnes sont rois, c’est pas gagné chez les types qui ont une vue de pilote de chasse…

Quand on voit que l’évènement de vendredi c’est…

Jimbo Fisher qui fout sont sapin de noël en l’air ! Merde alors, pas de pitié pour les sapins dans ce bas monde.

Bof… A College Station, il peut acheter 300 000 sapins de noël, sans les décorations (oui, j’ai vérifié les prix), avec son nouveau contrat à 7.5 millions de dollars sur 10 ans… Totalement garanti… Ouais… Même en sortant des saisons à 7-5 ou à 8-4 à la Kevin Sumlin. Ga-ran-ti. C’est à dire que tu es payé plus de 20 000 dollars par jour quoi qu’il arrive pendant dix ans. Le rêve.

De là à ce que ça apporte de grands bienfaits à Texas A&M… Pas certain du tout… Time will tell, ou pas…

Non, franchement, le plus amusant dans tout ce cirque, c’est que Tennessee n’a toujours pas de coach…

Tennessee, aujourd’hui, avec toutes mes excuses pour les copains de Vols France, c’est… une vraie bande dessinée…

Avec dans le rôle titre : Phillip Fulmer…

Oui, le type qui intrigue dans la coulisse, qui veut être calife à la place du calife… Comment s’appelle-t-il déjà… Iznogoud !!! Un si bon résumé en un seul nom, bravo…

Tennessee, aujourd’hui, n’a toujours pas de coach. Et a déjà claqué 13,8 millions de dollars pour en arriver là. Oui, c’est la somme des indemnités dues à Butch Jones et à l ‘AD John Currie, au titre de leurs licenciements (8,3 pour le premier, 5,5 pour le second). Et je ne compte pas les salaires restant dus au staff de Jones, ni les coûts de déplacement pour interviewer tel ou tel coach…

Tennessee avait presque Mike Leach… Presque… Jusqu’à ce que l’incroyable jeu de pouvoir digne de la politique politicienne la plus ridicule amène au dernier fiasco en date.

On ne reparlera pas ici du fiasco sur le terrain qu’a été la dernière saison de l’ère Butch Jones. Elle nous a tellement servi à nous faire sourire tout au long de la saison à coup de « Fire Butch » dans toutes ses variations plus improbables les unes que les autres que ce ne serait pas lui rendre hommage…

Premier fiasco avec la vraie fausse (ou fausse vraie, va savoir) embauche de Greg Schiano et sa propension à se fâcher tout rouge comme un vulgaire Butch Jones. Bon, le gars était « accusé » d’avoir couvert les agissements du pire pédophile du College Football, Jerry Sandusky, durant son temps à Penn State. C’est ce qu’aurait dit un gars à un autre gars qui en aurait parlé sous serment. Et le gars sous serment est roux, en plus…

Bref, les fans des Vols ont hurlé, vitupéré, tapé du pied…Et John Currie a fait marche arrière. Pas plus mal, sans doute, vu ce que Schiano a fait à Rutgers… Pas grand chose… Et que sa défense de fer a pris 55 points à Iowa…

 

Bref, alors que Currie allait signer Mike Leach, et peut-être sauver sa tête, Phillip Fulmer venait l’exécuter pour récupérer son poste…

La SEC est un vaste merdier aujourd’hui. Entre Texas A&M où un administrateur dézingue le head coach en cours de saison, alors que ce dernier reçoit des menaces à caractère raciste et Florida où le head coach s’invente des histoires de menaces de mort pour négocier son départ… Manquerait plus que Gus Malzahn signe à Arkansas, tiens…

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • Ole Miss a mangé chaud auprès de la NCAA. Une suspension d’un bowl de plus que ce que l’université s’était elle-même infligée… Les Rebels veulent faire appel de cette décision. Mais, hey, c’est dans l’intérêt des étudiants-athlètes de ne pas jouer de bowls pourris. Donc, arrêtez avec cette connerie. Faites plutôt appel de ce qui peut vraiment foutre en l’air vos saisons à venir : la réduction du nombre de scholarships (13 de moins) et également l’autorisation pour les seniors de transférer sans avoir à passer une année sans jouer. Les amendes, ce sont les boosters qui paieront, comme pour les joueurs, donc OSEF.
  • Ce qui est peut-être passé inaperçu, c’est que Leo Lewis, le linebacker de Mississippi State dont je vous avais conté l’histoire cette saison, a révélé avoir reçu du cash de la part des Bulldogs pour signer avec l’équipe alors entraînée par Dan Mullen… De là à voir une raison pour Mullen de foutre le camp…

Verchain’s Funny Names All Star Team

Entraînée comme chaque année par Ken Niumatalolo (Navy), voici le lineup de la VFNAST.

QB Chad President (Tulsa)

RB Squally Canada (BYU)
RB Hekili Keliiliki (Hawaii)

RB Squally Canada (BYU)

WR Equanimeous St Brown (Notre Dame)
WR Lil’Jordan Humphrey (Texas)
WR Ke’undre Azakytu (Texas A&M)

WR Lil’Jordan Humphrey, Texas

TE Ceejhay French-Love (Arizona State). Almost made the team : Calvin Kline (Texas A&M)

OL Bearooz Yacobi (Purdue)
OL Poutasi Poutasi (Cal)
OL Popo Aumavae (Oregon)
OL Layth Friekh (Arizona)
OL Kingjames Taylor (Hawaii)

OL Bearooz Yacobi (Purdue)

DL Big Cat Bryant (Auburn)
DL Lion King (Eastern Michigan)
DL Bunmi Rotimi (Old Dominion)
DL My-King Johnson (Arizona)

LB Zach Sandwisch (West Virginia)
LB Fa’avae Fa’avae (Wazzu)
LB Re’Lik and Re’Naz Wilson (Louisiana Monroe)

DB Chaz Ah You (BYU)
DB Hasan Defense (Kansas)
DB Dicaprio Bootle (Nebraska)
DB Sir Patrick Scott (Marshall)
(almost made it : Khane Pass, Louisville – Verkedric Vaughns, Baylor – Boobi Hobbs, Utah)

P Kaare Vedvik (Marshall)
K Maximilian Schulze-Geisthovel (Boston College)

Verchain’s Billboard – Final Edition

Le Verchain’s Selection Comittee, présidé et administré par Verchain, qui synthétise après de longs débats dans un garage luxueux du Nord de la France les réflexions d’un comité composé de Verchain et Verchain, vous offre son classement des 12 premières équipes du College Football, sans justification moisie.

Oui, 12 équipes seulement cette semaine. Pourquoi ? Pourquoi pas… Surtout, avec 10 équipes, on a de quoi remplir les 6 matchs du New Year’s Six.

#1 Oklahoma Sooners (Big 12) : Numéro 1 ? Ouais. Eux, au moins, n’ont pas de défaite contre Syracuse.

#2 Clemson Tigers (ACC) : Eux, en plus, ont une défaite contre Syracuse. Mêmes s’ils viennent d’exploser Miami.

#3 Georgia Bulldogs (SEC) : Oh que la vengeance est douce. Je pleure.

#4 USC Trojans (Pac12) : Le College Football Report vous révèle la dernière vidéo de Loïc à USC, en exclusivité. Les chirurgiens mexicains ont fait du boulot, quand même…

#5 Ohio State Buckeyes (B1G) : Iowa vous salue bien.

#6 Auburn Tigers (SEC) : On aurait du se douter, à l’échauffement, que ça allait mal se passer, les gars…

#7 Alabama Crimson Tide (SEC) : This week in Lane is a troll…

 

#8 UCF Knights (AAC) : Un champion invaincu. Pas au playoff ? Oui, c’est possible…

#9 Wisconsin Badgers (B1G) : Merde, où est ce que j’ai foutu cette victoire impressionnante, là…

#10 Texas Christian Horned Frogs (Big 12) : Voilà. Pas de surprise.

#11 Miami Hurricanes (ACC) : La cachette de la honte.

#12 Washington Huskies (Pac12) : Bah oui, un dimanche sans Dani, c’est comme…


Also receiving consideration : Penn State, Stanford, Notre Dame…

 


Verchain’s Committee’s New Year’s Six Preview

Le Comité de Sélection a rendu son verdict, qui est commenté en début d’article. Verchain, qui n’a peur de rien, en fait de même. Il serait temps que ces gens du CFP prennent en considération le Billboard de Verchain, mayrde !!

Les matchs qui comptent :

Sugar Bowl : Oklahoma (1) – USC (4)
Rose Bowl : Clemson (2) – Georgia (3)

Soyons clairs : je n’y crois pas un instant. La quatrième place va se résumer à un duel entre Alabama et Ohio State. Vous avez sans doute déjà entendu depuis samedi soir chacun plaider sa cause sur le mode de ‘nous, on mérite plus que l’autre d’y aller’.

Bref. Dans la tête de Verchain, USC est le moins mauvais des champions à deux défaites. Et Alabama version actuelle ne mérite pas d’en être. Alors…

Le Folklore :

Orange Bowl (ACC vs SEC ou Big10 ou Notre Dame) : Miami (ACC) – Alabama (SEC)
Fiesta Bowl : Auburn (at large) – Ohio State (at large)
Peach Bowl : Wisconsin (at large) – UCF (Group of Five)
Cotton Bowl : TCU (at large) – Washington (at large)

Jesus. Christ. Dans la projection ci-dessus, comme Alabama ou Ohio State sera choisie par le comité pour disputer le playoff, tout le reste du programme changerait. Si Alabama est choisie, Ohio State devrait aller à l’Orange, USC au Fiesta. Si c’est Ohio State qui est choisie, dans ce scénario aussi.

Il y a longtemps que je n’ai pas détesté mon lineup à ce point…

 

Imperialism Map

 

Verchain’s Crush of the week – Non-football Edition

Semaine bizarre de la maison bizarre, je n’ai quasiment pas vu de jolies filles cette semaine. Alors, j’ai tapé ‘Crush of the week’ dans Google. Et j’ai trouvé Diana Melison, qui en fait ne s’appelle même pas Diana Melison puisqu’elle est russe à la base. Bref.

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.


Voilà, les enfants, c’est tout pour aujourd’hui.

  • That’s too short

  • That’s what she said.

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College Football Report

College Football Report – Semaine 13

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report is presented by The Southern University Fabulous Dancing Dolls. Period.

On y est enfin, à la fin de la saison 2017. Qui ressemble furieusement à 2007.

TOTAL MAYHEM.

#1 et #2 sont tombées. Qui est le nouveau numéro 1 ? Un playoff avec une ou deux équipes à deux défaites, c’est possible ?

HELL YEAH…

La semaine prochaine, les Verchain Awards, le pronostic final pour le New Year’s Six, des cheerleaders, sans doute quelques petites bêtises, avant la Special Edition de la semaine 15, dédiée à votre programme télé de décembre et janvier : le Verchain’s Bowl Rankings. Expect the worse…

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain parle. C’est son côté Rain Man.

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#NotImpressed

Cette semaine, comme c’est la fin de saison, un petit point sur le caroussel des coaches. Avec une petite explication de comment se passe, normalement, le processus de recherche et d’engagement d’un coach, et les dernières spéculations sur l’avenir…

En fait, se faire engager, pour un coach, c’est un peu comme pour vous ou moi. Un processus assez standardisé, hormis qu’il n’y a pas d’annonce chez Paul Emploi, mais que même certaines facs postent leur offre sur leur site Internet, comme l’a fait Ole Miss cette saison, en cours d’année, après le fiasco Hugh Freeze, DSK style ou presque, lors de l’intersaison.

En général, il n’y a pas de réunion secrète dans un petit salon d’un country club où le coach rencontre les boosters, ce genre de trucs un peu à la Soprano (la série, pas le chanteur alakon). La seule différence avec notre vie de salarié (pour ceux qui le sont), c’est qu’il y a, en plus, quasiment tout le temps un agent sportif dans l’affaire. Un peu comme si vous vous trouvez sur un poste à responsabilités, où la cooptation fait plus que les annonces sur Internet. De toute façon, les vrais postes à responsabilité se recherchent en chasse de tête ou par cooptation. Et si vous êtes dans les bons papiers d’un chasseur de têtes, en général il y a toujours un ou deux jobs pour vous dans l’année…

Bref. Le boulot d’un agent est de faire émerger l’idée chez les décideurs des facs que monsieur Untel, leur client, est le gars qu’il leur faut pour faire de leur programme le meilleur de la galaxie. Ou presque.

Parce que, comme dans beaucoup de boîtes pour des postes à responsabilité, les patrons des universités pensent souvent que, pour rebondir après un échec, ils doivent prendre une direction totalement opposée à celle qui n’a pas fonctionné.

Par exemple, si le coach viré était avant son poste un coordinateur offensif afro-américain, il est peu probable que la fac se tourne de nouveau vers ce genre de profil pour son nouveau coach. Ajoutez à cela aussi certaines perceptions à la limite du racisme (dans certaines facs du sud, par exemple… ahem… on pourrait penser qu’un coach noir ne serait pas à même de matcher correctement avec les boosters dans les pince-fesses organisés…), et vous avez une idée de ce qu’il peut se passer.

En plus des ‘comités de recrutement’ qu’affirment mettre en place certaines facs (comme dernièrement UCLA par exemple), l’agent au aussi un boulot de confirmer ou contrebalancer ce qui pourrait sortir des ‘contrôles du background’ de monsieur Untel qui est ciblé comme coach potentiel (un truc qui est assez souvent réalisé par des firmes spécialisées, en plus).

Le rôle de l’agent, également, est d’identifier dans chaque fac qui a le vrai pouvoir de décision sur l’engagement d’un coach. Dans certaines facs, et nous pauvre mortels ne sommes pas nécessairement au courant, le Directeur des Sports n’est rien d’autre qu’un facilitateur, un type qui peut ‘glisser un nom’ au Président de l’université qui sera le décisionnaire final. Dans d’autres, convaincre le Directeur des Sports est la chose à faire, parce que c’est lui qui a le vrai pouvoir décisionnel en matière d’engagement d’un coach. Ou carrément de séduire les chasseurs de tête mandatés par la fac, qui fait des fois sacrément confiance à la boîte qu’elle paie bien cher pour trouver le bon candidat…

Le tout, en plus, avec la nécessité pour l’agent de ne pas survendre son coach. Difficile, par exemple, de convaincre Alabama d’engager un coach qui n’est pas (selon l’appréciation de l’agent) prêt pour le job. Par exemple, toujours, imaginons un coordinateur offensif prometteur… Il y a tellement de trucs à gérer pour un coach dans un programme phare comme ‘Bama ou Florida ou Notre Dame ou Michigan ou USC que ce n’est pas dans l’intérêt de l’agent d’aller proposer un type qui ne serait pas prêt à gérer tous ces trucs…

Les négociations peuvent ensuite débuter. On parle de longueur de contrat, de prime de départ (le fameux buyout qui a tant retardé le départ de Bret Bielema ou de Butch Jones et aussi ce que coûterait à un entraîneur de racheter son contrat pour partir dans une autre fac), mais également généralement du salaire des assistants. La fac envoie en général un message au moment de convenir des salaires des assistants. C’est ainsi qu’on considère que Wisconsin ne peut pas réellement prétendre à faire partie de l’élite, car elle a tendance à sous-payer le coaching staff hors head coach.

Chip Kelly vient de signer à UCLA ce samedi. Relativement peu de choses sont sorties dans les médias, franchement, et on était plus dans le ‘s’il n’a pas encore signé à Florida, c’est qu’il y a des autres offres qui sont étudiées’, que dans la vraie info ‘il va signer à UCLA’. En tout cas, ça nous fait une place de prise. Et un cadeau d’anniversaire pour Chip. Oui, UCLA l’a signé le jour de son anniversaire. Jim Mora a du un peu moins apprécier le sien, le jour de son licenciement…

Que nous reste-t-il ?

Florida est le job sans doute dans l’absolu, compte tenu de la puissance de la fac, le plus désirable sur un plan purement sportif. Parce que niveau entourage, il y a une forme de pression comme dans toutes les grandes organisations sportives qui ont un maximum d’exposition, à la fois médiatique, en termes d’attente des fans, et des boosters… Apparemment, selon les rumeurs, Florida veut Scott Frost. Mais Frost n’est pas disponible pour l’instant, trop occupé à préparer la finale de l’AAC et une éventuelle participation au NY6.

Scott Frost est aussi le nom le plus murmuré à Nebraska. L’ancien quarterback des Blackshirts est le ‘hot name’ de la saison, un peu comme l’était le brillant coach de Houston Tom Herman l’an passé. On a vu ce que ça donnait à Austin cette saison… Pas super brillant. Il se murmure que Nebraska aurait proposé 5 millions à la saison sur 7 ans. Frost a nié.

On dit aussi que les Huskers auraient contacté le coach de Georgia Tech Paul Johnson dans l’optique de mettre en place un jeu différenciant, la triple option. Johnson ne devrait pas bouger (et il n’est plus de première jeunesse) mais pourrait pousser le coach de Navy et de la Verchain’s All American Funny Names Team, Ken Niumatololo ou celui d’Army Jeff Monken, tous les deux ayant servi comme assistants sous Johnson. La triple option ferait sens à Nebraska, qui peine à recruter (petit marché, plus de matchs contre les équipes du Texas depuis le passage en B1G, etc…).

Arkansas pourrait être au centre du plus gros caroussel de l’intersaison. On prête aux Razorbacks l’envie de sonder Bobby Petrino mais surtout Gus Malzahn. Le coach d’Auburn est originaire de l’Arkansas, il y a entraîné en lycée et était même venu à Arkansas State lorsqu’Auburn s’était débarrassé de Gene Chizik et de son staff. Si ça se produit, Auburn serait sur… Jimbo Fisher, et son contrat doré à Florida State…

Pour le reste, oui, bien sur, il y a Tennessee. Un poste relativement peu enviable. Oh, certes, il y a -beaucoup – de passion autour de Rocky Top… Parfois même un peu trop… De quoi effrayer beaucoup de monde. Bien sur, il y a tout le délire autour de Jon Gruden. Not happening. Des noms plus certains à considérer : Greg Schiano, ancien HC de Rutgers (Oui, Rutgers…) et DC d’Ohio State. On parle aussi de Dan Mullen. Comme on pourrait parler de lui à Florida. Mais Mullen a quasiment un job à vie à Mississippi State. Une saison à 8 victoires est quasiment considérée comme une réussite chez les Bulldogs. Alors, pourquoi aller risquer un traquenard comme Tennessee ou Florida ?

Derrière, rien de bien passionnant. En power five, Oregon State est disponible, comme Ole Miss (qui ne peut pas signer de contrats de plus de 5 ans, il me semble, suivant la loi du Mississippi…)… Pas de quoi se lever la nuit…

Au fait, quelqu’un veut du job à UTEP ?

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • Le retour de Lane Kiffin à Tennessee demeure du domaine du possible…

  • Dans la série « les comités de sélection font nawak »… En FCS, ça ne va pas beaucoup mieux qu’en FBS dans ce domaine.

La feel-good story de la saison, en FCS, c’est cette bonne vieille fac d’Austin Peay, qui détenait le ‘record’ peu enviable de la plus longue série de matchs sans victoire avec 29 défaites de suite avant d’y mettre un terme en troisième semaine, a été laissée de côté dans les playoffs de la FCS.

Les playoffs de la FCS, où il n’y a pas de bowl ridicule ce qui pourrait laisser à penser que c’est un monde utopique auquel il ne manquerait qu’une armée de clones de Dani McG dans mon jacuzzi, c’est comme en FBS : il y a un comité de sélection, qui attribue les places.

Les huit premières équipes sont dispensées de premier tour, un peu comme en NFL, mais en plus vaste. Elles sont placées de manière à avoir, après le deuxième tour, potentiellement des matchs 1-8, 2-7, etc… Sauf surprise et qualification des ‘wild cards’ qui disputent le premier tour.

Ça ressemble à ça :

Oui, il y avait des matchs ce weekend.

Stony Brook, Kennesaw State et The Plank, South Dakota, Weber State, Furman, UNI, New Hampshire et San Diego avancent pour le premier tour après avoir remporté leur tour préliminaire.

Et donc, dans le tableau de base, ce pauvre Austin Peay, qui joue tout seul comme je le dis tout le temps, n’apparaît pas. Malgré une saison à 8-4.

Ahem…

Dans ces quatre défaites, Austin Peay compte… 3 défaites contre des FBS. Soit, donc, une seule contre des FCS (contre Jacksonville State, par ailleurs classée #3)… Et l’argument, on dirait du Jeffy Jeff Long tellement c’est beau, c’est que l’ami Austin n’a pas de victoire hors conférence. Fuck… What the…

Et on lui préfère donc South Dakota, avec trois défaites contre des FCS, et Nicholls State, avec deux défaites contre des FCS. Mmmmmkay…

Je pense donc que le college football de la saison prochaine, s’il revient, sera dédié à la Division 3. Ou au football de lycée.

  • Give that guy the Heisman.

  • UTEP est notre grand gagnant du 0-12 Challenge.

  • U Connerie of the day : les Huskies finiront par perdre ce match. Juste avant l’action ci-dessous, ils reviennent à un point de Cincinnati. Mais leur receveur perd ses nerfs.

Pénalité, et la transformation à deux points que souhaitait tenter le coach Randy Edsall devient trop compliquée. On envoie le kicker pour égaliser… #CollegeKickers…

  • ‘Nuff said…

 

College Football Landscape – Final Edition

Comme chaque année à partir de la semaine 10, retour sur les forces en présence dans chaque conférence, avec le prono à la fin… Et on a les classements finaux en Power Five (ouais, parce que la Sun Belt fait de la m****)… On attend les finales, pour lesquels Verchain vous donne son pronostic. Et comme de coutume : All Predictions Wrong Or Your Money Back.

SouthEastern Conference

Situation :

L’impossible est arrivé. Le dingue, l’Iron Bowl. Le Kick-Ass après le Kick-Six. Auburn. Auburn. Auburn !

La première équipe à pouvoir prétendre au CFP avec deux défaites au compteur.

Ah, oui, il reste un match à jouer avant ça…

La finale :

Georgia Bulldogs – Auburn Tigers. Expect the unexpected.

War Eagle !

Bowl Eligble (9) :

Georgia, South Carolina, Kentucky, Missouri, Alabama, Auburn, Mississippi State, LSU, Texas A&M.

Ole Miss (6-6) a le record pour prétendre à un bowl, mais les Rebels se sont auto-suspendus pour la fin de saison dans l’attente des sanctions de la NCAA.

Atlantic Coast Conference

Situation :

Finalement, perdre contre 5-7 Pittsburgh à la dernière journée, c’est un truc qu’avait déjà fait #2 West Virginia en 2007. C’est toujours moins mauvais que de perdre à Syracuse (4-8)…

La Finale :

Clemson Tigers – Miami Hurricanes. Même si mon cœur hurlera avec Katy Alem, la prime à la constance dans ce genre de rendez-vous.

Clemson. By 14 points.

Bowl Eligible (9) :

Miami, Virginia Tech, Virginia, Duke, Clemson, North Carolina State, Wake Forest, Louisville, Boston College.

Florida State peut encore devenir éligible en battant Louisiana Monroe la semaine prochaine, dans un match reprogrammé suite à l’ouragan Irma… Et surtout uniquement dans le but de rendre FSU éligible…

Oui, cette FSU là…

Big Ten

Situation :

State of Michigan Football :

La Finale :

Ohio State – Wisconsin… Ah, oui, sans doute un caméraman de Madison qui a blessé JT Barrett, le premier QB de FBS avec 100 TD à la passe et 40 à la course depuis… Dan LeFevour. Quand on voit la carrière en pro du premier…

Wisconsin. Et le Playoff.

Bowl Eligible (8) :

Michigan State, Ohio State, Michigan, Penn State, Wisconsin, Northwestern, Iowa, Purdue.

Pac-12

Situation :

Désolé, ça fait trop mal aux yeux…

La Finale :

Stanford – USC.

Sans Dani. Vengez-là, Trojans.

USC.

Bowl Eligble (9) :

Washington, Washington State, Stanford, USC, Arizona, Oregon, UCLA, Utah, Arizona State.

Big XII

Situation :

Comme prévu, une dernière semaine qui n’a servi à rien d’autre qu’à sauver la place de Ryan Gosling en tant que coach des Red Raiders de Texas Tech.

La Finale :

Le truc improbable de disputer une finale dans une conférence de 10 équipes à poule unique. Ridicule. Oui, en américain ça se dit Big 12…

Oklahoma-TCU.

Les Showgirls de TCU envoient du bois avec leurs bottines. Mais bon, en face, ça joue.

Oklahoma.

Bowl Eligible (8) :

Oklahoma, TCU, Oklahoma State, West Virginia, Iowa State, Texas, Kansas State, Texas Tech

American Athletic Conference

Situation :

La Guerre de l’I4 a rendu son verdict, dans ce qui était sans doute le meilleur match Group of Five de la saison. Avant la semaine prochaine ?

La Finale :

UCF-Memphis. La logique :

Central Florida.

Bowl Eligble (7) :

Memphis, Houston, SMU, UCF, South Florida, Navy, Temple

Mountain West Conference

Situation :

La Finale  :

Boise State – Fresno State, épisode 2. De là à croire que les Broncos en ont gardé sous la pédale…

Boise State.

Bowl Eligble (6) :

Boise State, Wyoming, Colorado State, Fresno State, San Diego State, Utah State.

Conference USA

Situation :

Yep, this is Conference USA…

La Finale :

Florida Atlantic Owls – North Texas Mean Green. Avec le cœur au Texas, la raison en Floride.

Florida Atlantic

Bowl Eligble (11) :

FAU, FIU, Marshall, North Texas, UAB, Southern Mississippi, Western Kentucky, UTSA, Middle Tennessee State, Louisiana Tech.

Mid American Conference

Situation :

Elle est loin, la MAC « little conference that could ». Redevenue une aimable plaisanterie…

La Finale  :

Toledo – Akron. Fin de la plaisanterie.

Toledo.

Bowl Eligble (7) :

Toledo, Northern Illinois, Ohio, Central Michigan, Western Michigan, Akron, Buffalo.

Forecast :

Toledo – Akron, normalement sans surprise : Rockets.

Sun Belt

Situation :

La bonne nouvelle ?

Il ne reste qu’une journée à disputer.

La mauvaise ?

On se dirige sans doute vers un titre partagé.

Appalachian State jouera Louisiana Lafayette la semaine prochaine. Les Cajuns joueront pour une éligibilité en bowl. Les Mountaineers, eux, pour le titre.

Troy retrouve Arkansas State… Pour le titre également. Le vainqueur du match sera champion en cas de défaite des Mountaineers.

En cas de victoire d’Appalachian, le titre sera partagé, car ni Troy ni les Red Wolves n’ont croisé les Mountaineers cette saison, dans cette conférence du grand Nawak.

Games to Watch :

2 décembre : Troy at Arkansas State et Louisiana Lafayette at Appalachian State .

Bowl Eligble (4) :

Troy, Georgia State, Appalachian State, Arkansas State.

Louisiana Lafayette et New Mexico State peuvent devenir éligibles en gagnant leur dernier match de la saison.

Forecast :

Arkansas State. Ou Appalachian State. Ou Troy. Un titre partagé, sans doute…

 

Indépendants

Situation :

BYU a gagné à Hawaii. Repeat : BYU a gagné à Hawaii.

Game to Watch :

9 décembre : Army – Navy, pour le Commander In Chief Trophy.

Bowl Eligble (2) :

Notre Dame, Army.

Bowling : Il y a 80 équipes éligibles à des Bowls à ce jour, et potentiellement 83. Nous n’aurons donc pas de ces équipes à 5-7 qui s’affronteront dans un Gasparilla Mower Truc Bowl de Mayrde.

Le classement complet des bowls selon Verchain, ce sera après les finales.

New Year’s Six Preview

Les matchs qui comptent :

Sugar Bowl : Oklahoma (1) – Wisconsin (4)
Rose Bowl : Auburn (2) – Clemson (3)

La dernière semaine de saison régulière a fait mieux que redistribuer les cartes. Elle les a éparpillées aux quatre coins de la pièce. Total WTF pour deviner ce qui va se produire…

Le Folklore :

Orange Bowl (ACC vs SEC ou Big10 ou Notre Dame) : Miami (ACC) – Georgia (SEC)
Fiesta Bowl : USC (at large) – Ohio State (at large)
Peach Bowl : Alabama (at large) – UCF (Group of Five)
Cotton Bowl : TCU (at large) – Stanford (at large)

Jesus. Christ.

Verchain’s Billboard

Le Verchain’s Selection Comittee, présidé et administré par Verchain, qui synthétise après de longs débats dans un garage luxueux du Nord de la France les réflexions d’un comité composé de Verchain et Verchain, vous offre son classement des 25 premières équipess du college football, sans justification moisie.

#1 Oklahoma Sooners (Big 12) : Lots of style points for having pornstar Jesse Jane in your camp, Baker…

#2 Auburn Tigers (SEC) : Hell yeah. Best game of the year.


 

#3 Wisconsin Badgers (B1G) : Moi, je me méfierai, ces types sont armés…

#4 Clemson Tigers (ACC) : Good ol’ troll playing Gamecocks’ entrance song in the locker room…

#5 Georgia Bulldogs (SEC) : Ce truc avec une chaîne, au fond, pas sur que ce soit une bonne idée…

#6 Central Florida Knights (AAC) : They want ‘Bama ?

#7 Alabama Crimson Tide (SEC) : No comment.

#8 Ohio State (B1G) : Lol, ou pas, par les temps qui courent…

#BalanceTonBuckeye

#9 Texas Christian Horned Frogs (Big 12) : Stiffling defense. Sort of.

 

#10 Miami Hurricanes (ACC) : Un dernier match de saison régulière dégueulasse, comme des sushis…

#11 Memphis Tigers (AAC) : Rien à déclarer.

#12 USC Trojans (Pac12) : C’est cool, d’être sur le canapé pour le dernier weekend de compétition…

#13 Stanford Cardinal (Pac12) : 1925 all over again. Who cares ?

#14 Notre Dame Fighting Irish (Independant) : Résumé de la saison des Irish…

#15 Penn State Nittany Lions (B1G) : Le match contre Maryland. Illusté par Chloe Schaeffer.

#16 LSU Tigers (SEC) : Ainsi donc, LSU Cheer fait des hype videos. Why not ?

#17 Washington Huskies (Pac12) : Que vont devenir mes semaines sans Dani ?

#18 Oklahoma State Cowboys (Big 12) : ‘Nuff said.

#19 Michigan State Spartans (B1G) : Oui, oui, le titre de la B1G, il est là bas, très loin…

#20 Mississippi State Bulldogs (SEC) : Sympa, de laisser vos amis des Rebels d’Ole Miss gagner un bowl cette saison…

#21 Washington State Huskies (Pac12) : Les conseils de tonton Mike

#22 Northwestern Wildcats (B1G) : Au moins un truc aura valu le détour contre Illinois…

#23 Florida Atlantic Owls (C-USA) : Pickaboo.

#24 South Florida Bulls (AAC) : Oh so close… Charlie Strong might be going to Florida…

#25 Fresno State Bulldogs (Mountain West) :

Also receiving consideration : Toledo, Missouri, Austin Peay.

Et donc un classement final des conférences qui nous donnerait :

1 – SEC et Big 10 : 5 équipes
3 – Pac12 : 4 équipes
4 – Big 12 : 3 équipes
5 – AAC & reste du monde: 3 équipes
6 – ACC : 2 équipes

Imperialism Map

Eh oui les enfants, en cette fin de saison, le sportif prend le pas sur la couennerie et la gaudriole. Alors, Verchain aussi.

 

Verchain’s Crush of the Week – Non-Football Edition

Ne me demandez pas pourquoi le nom de Rose Bertram m’a traversé l’esprit quand est venu le moment de me dire « tiens, tiens, qui pourrait bien être mon crush de la semaine ». Vous devinerez facilement…

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

We are still randomizing.

Voilà, les enfants, c’est tout pour aujourd’hui.

  • That’s too short

  • That’s what she said.

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College Football Report

College Football Report – Semaine 12

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report is presented by The Southern University Fabulous Dancing Dolls. Period.

Sopalin pleure la mort de Shyla Stylez. Juste comme ça.

Et, en plus, difficile de s’enthousiasmer pour une semaine qui compte en tout et pour tout un seul match entre équipes classées à son programme. Et un match sans grand enjeu, en plus. Bref, on s’est bien reposés… avant la semaine de la mort qui nous attend la semaine prochaine…

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain parle. C’est son côté Rain Man.

Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

Dans la série « Tonton Verchain préfère vous traduire un bon article plutôt que de se plaindre d’un CFPSC qui fait nawak », cette semaine plongeons dans l’univers des cupcakes, avec un très bon article de Mickael McKnight paru cette semaine sur SI.com :

Lutter avec Goliath : Dans les vestiaires des équipes FCS payées pour se prendre une dérouillée.

Appelez- les cupcakes ou chair à canon, mais ne les croyez pas désespérées : les équipes FCS rémunérées pour des matchs contre les superpuissances du football universitaire ne veulent qu’une seule chose.

“Alors sortit du camp des Philistins un champion nommé Goliath de Gath, dont la taille était de six coudées et un empan… Il se tenait debout et criait vers les troupes d’Israël, “Pourquoi vous rangez vous pour une bataille ?… Choisissez un de vos hommes, et laissez le venir à moi”
—I Samuel 17:4–8
À 6h30 du matin, le dernier mercredi d’août, une rangée de joueurs de Florida A&M, les yeux cernés, portant des sacs à dos embarquèrent dans quatre bus de tourisme qui les attendaient dans l’obscurité de l’aube naissante.

Chaque joueur portait une bouteille, ou deux, d’eau ou de Powerade. La plupart en avaient d’autres dans leurs sacs. S’hydrater était chose importante, car dans un peu moins de 35 heures ils allaient affronter Arkansas, une équipe avec des joueurs plus grands, plus rapides, plus doués techniquement, et également plus de coaches, des structures d’entraînement supérieures, de l’équipement et tant d’autres avantages, y compris en matière de transport.

La question du ‘pourquoi n’avoir pas opté pour l’avion’ avait circulé durant les quelques jours menant au match. Jay Bilas d’ESPN avait même tweeté au sujet du voyage de 12 heures en bus vers Little Rock. “Tous les joueurs sont habitués à faire gagner de l’argent à leur fac. Un voyage démentiel en bus vers l’Arkansas… pour 750 000$”. Il faisait référence aux chèques à six ou sept chiffres que les universités de FCS recoivent après ces matchs appelés ‘pour l’argent’. D’abord, pour être tout à fait juste, le contrat entre Arkansas et FAMU était de 700 000$. L’université aurait reçu les 750 000 si les Rattlers étaient venus accompagnés de leur très célèbre marching band. Mais louer plus de bus et de chambre d’hôtel pour les Marching 100 aurait coûté bien plus que cinquante mille. De plus, comme l’explique le directeur des sports de FAMU Milton Overton “on n’est pas dans une situation où on empoche l’argent nous mêmes. On ne se précipite pas pour s’acheter des bagnoles avec cet argent à la sortie du match”.

Overton a 44 ans et a toujours la carrure du lineman offensif qu’il fut à Oklahoma de 1992 à 1995. Voilà deux ans qu’il est le boss à FAMU, après des passages réussis à Texas A&M et Alabama, cette dernière étape lui ramenant trois bagues de champion national. [Overton a pris le poste de AD à Kennesaw State le 31/10]. “Le budget des sports d’une Power Five est de 100 ou 125 millions”, nous explique Overton. “Ici, on est beaucoup plus proche de l’amateurisme…”, ajoutant que le budget de FAMU est d’environ 10 millions de dollars. La plus importante partie de ce montant, aux yeux d’Overton, est les 2,7 millions qu’ils versent aux athlètes au titre des bourses universitaires. “Ce match va couvrir environ un quart de ce montant” ajoute-t-il fièrement. “Lorsque vous êtes dans une Power Five, vous ne vous demandez pas qui pourra aller aux cours d’été, qui aura des bouquins… Tout ça, c’est acquis. Ici, rien ne l’est”.

Le match entre Arkansas et FAMU allait être l’une des 98 rencontres convenues cette saison entre des FBS et des FCS – des matchs considérés comme totalement déséquilibrés, ne serait-ce que pour les 85 bourses universitaires accordées en FBS, contre seulement 63 en FCS. Assis au-dessus du passage de roues dans le bus numéri 3, le coach des receveurs Steven Jerry, qui en est à sa huitième saison chez les Rattlers, affirme que ces matchs peuvent avoir un vrai intérêt lorsque des scouts NFL sont présents sur le campus. “Ils veulent voir deux choses : les vidéos des matchs que nous jouons contre les FBS, et les vidéos de nos gars alignés en face de prospects NFL”. Il n’y a pas d’équipe FBS dans la Mid-Eastern Athletic Conference, et les prospects NFL peuvent s’y compter sur les doigts d’une main, mais au cours de chacune de ses huit saisons, il a eu au moins un enregistrement d’un ‘match pour l’argent’ à montrer aux scouts.

Jerry cite le déplacement de FAMU à Oklahoma en 2012 lorsque le receveur des Rattlers Travis Harvey a réussi quatre réceptions pour 118 yards au cours de la défaite de FAMU par 69-13. Avoir été désigné dans la première équipe all-stars de la MEAC était sympa, mais ce n’est pas ce qui a fait gagner à Harvey yne invitation au camp d’entraînement des Titans en 2013, ce qui a débouché sur des passages aux Giants, aux Bills et aux Cardinals. “C’était ce match à Oklahoma”, affirme-t-il en pointant du doigt ses joueurs endormis. “Tout ce que veulent ces gars, c’est une opportunité”.

Le meilleur prospect NFL de FAMU se trouve dans le bus numéro 2, vautré en travers de deux sièges pendant que ses équipiers regardent tranquillement ‘Batman contre Superman’ en vidéo. Brandon Norwood est un receveur senior d’un mètre quatre vingt six, virtuose en route-running qui pourrait sans doute être titulaire dans une moitié des 130 équipes de FBS. Deux heures avant le coup d’envoi, lorsque je lui demande ce que ça lui fait de jouer dans un match qui contribue à payer sa bourse universitaire, il semble un peu confus. Pas parce qu’il n’a pas compris la question, mais parce qu’il est préoccupé. “Tout ce que je sais, c’est qu’il y a un match, et que je vais jouer”, me répond-t-il.

Loubens Polinice, un tackle offensif de 1m93 et 130 kilos de FAMU, l’un des rares Rattlers à pouvoir espérer rivaliser avec les titulaires d’Arkansas, affirme que “être considéré comme un opprimé [le] fait marrer”. Au sujet de l’argent en jeu, le majorant en kinésithérapie prêt pour un troisième cycle universitaire rigole et dit “je n’ai pas le sentiment que nous sommes exploités”.

La pluie tombe dru alors que nous approchons de la Tennessee, l’eau qui s’écoule sur les vitres projette des ombres sur les visages des joueurs assoupis. “On prendra l’avion pour trois matchs de conférence cette saison”, me dit le directeur de la communication Vaughn Wilson. “Deux matchs en Virginie [contre Norfolk State et Hampton] et un au Maryland [Morgan State]. Pour que ce soit possible, on fait ce voyage en bus”.

“Les bus nous coûtent environ 20 000$”, explique Overton. “Réserver un avion [pour Little Rock] nous aurait coûté environ 80 000$. Une différence de 60 000. Devinez un peu combien ça nous coûte d’envoyer nos gars en cours d’été ? 60 000$. Aller en cours d’été, c’est plus important que de prendre l’avion pour ce match”.

Dans le bus 3, le coach des defensive ends Todd Middleton affiche sur son téléphone une liste des victoires surprises d’équipes FCS et la partage avec ses collègues : Appalachian State contre Michigan (2007), Jacksonville State contre Ole Miss (2010) et Georgia Southern face à Florida (2013).

La liste comprend la victoire de FAMU contre Miami en 1979, mais les coaches de FAMU savent bien que ces victoires sont des aberrations. Ces matchs sont durs pour les coaches, aussi. Durant des semaines comme celle-ci, les joueurs étudient les visages de leurs coaches, y cherchant des signes de résignation, espérant voir dans leurs yeux d’hommes qui en on vu d’autres quelque chose qui leur dirait qu’ils ont une chance, qu’on ne les ramassera pas à la petite cuiller à la fin du match. Les coaches parlent du match à venir contre Arkansas en hésitant, en se souvenant peut-être de la déroute 70-3 de l’an passé contre Miami, utilisant des euphémismes comme “si tout se passe comme tout le monde l’attend…” ou “si on peu conserver un score serré…” et un malicieux “sait-on jamais…”

Cet après-midi là, alors que les joueurs d’Arkansas tour à tour mangent, s’hydratent, s’étirent et regardent des vidéos de la victoire de FAMU en ouverture de la saison contrre Texas Southern, les Rattlers font la queue, debout, par 30 degrés, pour attendre leur tour aux toilettes d’une aire de repos proche de Forrest City, Arkansas.

Lorsque l’équipe arrive finalement à Little Rock sur les coups de 19 heures, le préparateur physique Parker Brooks propose une séance improvisée d’étirements dans la vaste salle à manger aux tapis rouges du Four Points Sheraton. Elle est suivie par une prière collective et un dîner sur des tables couvertes de nappes en papier dans une salle de balle adjacente. Le head coach Alex Woods répète son slogan de la semaine : “Jouez au football, simplement. Jouez à votre meilleur niveau. Engagez vous au maximum de vos capacités, jusqu’à ce que quelqu’un vous dise d’arrêter.”

Le jour du match, le directeur des sports d’Arkansas Jeff Long (qui sera renvoyé deux mois plus tard), s’installe dans une des loges du War Memorial Stadium. “J’ai joué au football en division III”, dit-il. “J’ai été directeur des sports à Eastern Kentucky, une fac de FCS, alors je connais ces matchs des deux points de vue. Florida A&M… Ils peuvent perdre aujourd’hui, mais si un de leurs joueurs fait une réception contre un de nos corners qui finira par passer pro…. Il pourra dire ‘hé, j’ai joué contre ce mec là, et je l’ai eu…’ J’ai des frissons rien qu’à y penser, parce que j’ai été dans cette position. Jouer une équipe comme Arkansas, ç’aurait été un rêve devenu réalité pour moi.” En plus des 3 millions de dollars de recette brute et de la victoire probable que le match génère pour Arkansas, Long affirme que la raison pour démarrer la saison contre une FCS est “d’avoir déjà joué un match avant de commencer notre calendrier plus difficile hors conférence et en conférence”.

Pendant ce temps, Overton et Wood discutaient avec les arbitres dans le tunnel des vestiaires. Ces derniers informaient que les Rattlers seraient pénalisés d’un temps mort par quart temps car leurs maillots blanc sur blanc étaient en infraction avec une règle NCAA vieille de trois ans stipulant que les numéros de maillots devaient contraster avec le reste du maillot. “C’est de ma faute”, avoue Overton, gêné, à la fin de la discussion, “mais voilà ce qui peut arriver quand vous n’avez qu’un responsable des équipements pour toute la fac…”

Arkansas réceptionna le coup d’envoi. Confrontés à leur premier troisième down, les Razorbacks appelaient un jeu de course qui fut bloqué sur la ligne, les forçant à un punt. La défense de FAMU en pleine célébration était à peine sortie du terrain qu’elle devait déjà y retourner, après le premier de six three and out pour l’attaque des Rattlers. Au début du second quart temps, FAMU n’était menée que 7-0, mais deux drives impliquant énormément de jeu de course amenèrent le score à 21-0 à la mi-temps. Mais les Rattlers avaient encore envie de combattre.

Dans le vestiaire, des cris “On les a bougés, ces mecs !” proviennent du groupe des DB. Norwood, le receveur vedette qui n’a eu que quelques petites trajectoires à tenter en première mi-temps du fait du désavantage de taille des Rattlers en protection de passe, est assis sur le sol, les jambes écartées formant un V, étirant ses mollets fatigués. Avant que les Rattlers ne retournent sur le terrain, le receveur de 2 mètres Chaviss Murphy bouscule ses coéquipiers : “On s’en fout du score ! On continue à se battre ! Qu’ils essaient de venir nous manger le coeur !”

Sur la troisième mise au jeu du troisième quart temps, une passe-écran sur une troisième et longue, le coureur de 80 kilos Hans Supre se retrouve pris en sandwich entre un linebacker de 110 kilos et un défensive end de 130 kilos et laisse le ballon s’échapper dans les mains d’un corner qui sera employé dans une équipe NFL dans quelques mois et qui semblait courir vers son futur professionnel en franchissant la ligne pour donner un avantage aux Hogs de 28 à rien.
On en est à 42-0 au dernier quart quand un mauvais snap sur le septième punt des Rattlers sur le match contraint le punter Chris Fadoul à courir pour sa vie – et pour 26 yards et un first down au passage. Après une paire de réceptions de Norwood, FAMU se retrouve avec une troisième et goal sur les 7 yards d’Arkansas. Norwood crie vers ses coaches, assez fort pour que les DB d’Arkansas l’entendent pour un tracé en fade pour lui.

Alors que la foule hurle, assoiffée de voir un blanchissage, Norwood s’aligne sur la gauche. Au snap, il sprinte vers le fond de l’endzone, bloque sa course énergiquement et effectue un demi-tour qui le met à distance des défenseurs. Polinice, le tackle gauche noyé par la sueur, fait ce qu’il peut pour protéger son QB Vince Jeffries de la charge d’un defensive end de 125 kilos, qui avait choisi les Hogs au milieu d’un tas de facs Power Five qui voulaient le recruter. Jeffries, qui était le QB de Santa Rosa (Californie) Junior College l’automne dernier, envoie une passe assez basse que Norwood attrape en se mettant en glissade à l’ombre des poteaux.

La sideline des visiteurs explose. À quelques pas de l’endroit où Norwood effectue une célébration silencieuse, un Overton déchaîné ditribue les hig-five au président de l’université et à quelques boosters de premier plan. Des bouquins pour les cours d’été, des bourses universitaires à distribuer, et un touchdown contre une équipe SEC ?

Ouais, ça valait bien le voyage en bus…

 

JOHN BUNCH/ICON SPORTSWIRE VIA GETTY IMAGES

 

Liberty est une “université de recherche chrétienne” privée, avec un budget de 1,1 milliards de dollars. Les Flames ne planifient pas des matchs contre des FBS pour l’argent, mais pour augmenter leur réputation et se préparer à la transition vers la FBS à plein temps à compter de 2018. S’aligner contre des équipes des conférences puissantes comme Baylor permet aussi de suivre la vision du fondateur de Liberty, Jerry Falwell Sr, qui voulait que son programme de football soit le même genre de monument pour les chrétiens évangélistes qu’est Notre Dame pour les Catholiques ou Brigham Young pour les Mormons.

Le campus de l’université, à Lynchburg, est pour le moment un immense chantier de construction d’équipements sportifs. L’installation couverte pour le football qui vient de se construire et a coûté 29 millions de dollars est supérieure à nombre d’autres dans les facs FBS. Contre les Bears, Liberty a un autre avantage, que peu d’autres facs FCS peuvent avoir. Les Flames ont 75 joueurs dotés d’une bourse universitaire, un palier avant d’atteindre les 85 en passant en FBS l’an prochain. Ils ont aussi une arme secrète dissumulée dans le Boeing 737 affrêté pour le match (pas de long voyage en bus à Liberty, merci pour eux), un quarterback sophomore de 85 kilos nommé Stephen Buckshot Calvert – et, oui, c’est vraiment son nom. Il a à la fois un bras droit et un sens du jeu qui rappelle un peu Lamar Jackson, même si son corps ressemble plus à celui d’Andrew Jackson. Et Buckshot a deux receveurs – Damian King et Antonio Gandy-Golden, ce dernier étaint un velociraptor de 1m95 pour 100 kilos – qui allaient inscrire leurs noms sur les listes de prospects de la NFL avant la fin de la nuit.
Parmi les 45784 fans présents au McLane Stadium ce 2 septembre, peu savaient que Buckshot et Gandy-Golden étaient camarades de chambrée depuis leur année freshman et avaient répété ensemble chaque soir dans le stade de football déserté l’intégralité des routes des receveurs présentes dans le plan de jeu, avant d’échanger leur position et de recommencer, quatre fois chacun.

Baylor, pour sa part, a un coaching staff entièrelement renouvélé qui essaie de bricoler pour reconstruire une secondary dévastée par les blessures. Néanmoins, les bookmakers ont fait des Bears le favori, pour 34,5 points.

 

COOPER NEILL/GETTY IMAGES

S’il y a bien une chose qui m’est apparue durant cette plongée de trois semaines dans la Vallée d’Elah du football universitaire, c’est que l’écart entre les titulaires de FBS et ceux de FCS n’est pas aussi immense que ce que la plupart des fans peuvent penser. Gandy-Golden a déclaré après la rencontre qu’il a senti qu’il avait l’avantage sur la secondary de Baylor dès le premier quart-temps. “J’avais l’impression qu’ils n’avaient pas envie de défendre sur moi. Je m’attendais à des types plus costauds.”

Au quatrième quart-temps, alors que Liberty menait 34-31, le directeur des sports de Baylor Mack Rhoades s’est présenté dans la tribune de presse pour un rendez-vous avec un journaliste. Rhoades était assez à l’aise mais semblait préoccupé par le tableau d’affichage et l’horloge qui égrénait les secondes. “Vous êtes surpris ?” lui demanda-t-on.

“Non, pas du tout”, répondit Rhoades alors que Buckshot venait de compléter une nouvelle passe laser par delà les mains d’un corner des Bears. “Nous savions que Liberty est vraiment une belle équipe. Regardez leur quarterback et leurs deux receveurs… Ils peuvent absolument jouer au plus haut niveau”.

Alors que la passe Ave Maria de Baylor est interceptée et le temps était écoulé – score final : Flames 48 – Bears 45 – une demi-douzaine de coaches de Liberty se rue hors de la tribune vers l’ascenceur. “Nous avons rêvé de ce moment depuis huit mois” rugit l’un d’entre eux dans l’ascenceur. “Rendons grâce à Dieu”.
Sur un weekend qui a vu Wake Forest découper Presbyterian 51-7, Kansas Stat disposer de Central Arkansas 55-19, TCU et Mississippi State se débarrasser de Jackson State et Charleston Southern, respectivement, sur un score combiné de 112-0, Liberty a réalisé l’exploit d’une victoire surprise qui couvrait l’un des plus grands écarts de l’histoire au betting. Juste deux heures après, il y a eu un exploit plus grand encore, lorsque Howard était sur le point de battre UNLV 43-40. Si le Bison s’était rendu sur le Strip avant le match pour parier sur leur propre chance les 600 000$ que UNLV leur a donné pour ce match, ils auraient remporté 429 millions de dollars. Vous parlez d’un match pour l’argent…

 

MICHAEL CHANG/GETTY IMAGES

Le 15 septembre à Macon, Géorgie, le coordinateur défensif de Mercer Mike Kolakowski commence sa réunion avec les joueurs du vendredi en projetant une photo du Jordan-Hare Stadium d’Auburn, débordant de 87500 fans, sur le grand écran au bout de la pièce. Dans une trentaine d’heures, les Bears joueront le premier de leurs deux matchs de la saison contre une équipe FBS, ce qui leur rapportera au total des deux rencontres 1,05 millions qui viendront alimenter le budget de 18,7 millions du département des sports. D’un clic, le sexagénaire Kolakowski remplace à l’écran le state d’Auburn par celui de Mercer, et ses 10200 places.

“Qu’ont ces deux endroits en commun ?”, demande Kolakowski à ses joueurs.
“Le terrain”, répond le senior DE Isaiah Buehler.
“Exact”, un clic, “100 yards de long et 53 1/3 de large. Les poteaux font la même hauteur et la même largeur que les notres. Tout ce qui est en dehors du terrain, c’est quoi ?”
Silence.
“C’est du bordel, les gars. Et on doit oublier le bordel.” Kolakowski désigne les tribunes hautes, massives, du stade d’Auburn, avec sa tribune de presse en gratte-ciel. “Rien de tout ça ne compte”.

Gagner la bataille des pertes de balle compterait, voilà ce dont Kolakowski est persuadé, ce qui explique les affiches un peu partout autour du vestiaire qui disent : LE BALLON, C’EST LE PROBLEME.

“Je ne sais pas si j’ai déjà vu 90 000 personnes assemblées dans un endroit de toute ma vie”, plaisante le QB Kaelan Riley après l’entraînement. Mais ses yeux de 19 ans ont vu les highlights de la victoire de Liberty, et de celle d’Howard aussi. “Tout es possible” affirme-t-il.

Le voyage de trois heures en bus pour Auburn le lendemain est accompagné d’une escorte de police qui bloque les intersections principales dans les petites villes comme Midland, Géorgie et Smiths Station, Alabama. Daniel Tate, le directeur adjoint des sports, porte le même gilet bleu et orange qu’il portait lors de la victoire surprise de Mercer contre Duke au cours du tournoi de basket de 2014. “Nous avons créé un algorythme que nous appelons le Duke Effect”, dit Tate, “pour déterminer l’effet que ce match a eu sur notre image au plan national et sur notre enrôlement”. La synthèse des résultats selon le coach Bobby Lamb n’a rien de bien scientifique… “Les demandes ont crevé le plafond”, dit-il avec son fort accent du sud, “On n’avait pas assez de monde pour toutes les traiter.”

Les officiels de Mercer vous diront que c’est pour ça que l’équipe de football joue des matchs pour l’argent. Pas pour financer les bourses universitaires ou parce que l’équipe aspire à une respectabilité en division 1 mais parce que, selon les mots du président de l’université Bill Underwood, “nous sommes l’une des six premières universités de recherche dans le sud-est, mais nous ne sommes pas aussi connus que les cinq autres. Lorsque des gens pensent à des facs comme Vanderbilt, Duke, Wake Forest, je voudrais qu’ils pensent aussi à nous.”

Mais on n’était pas à un match de basket. Les corps des joueurs de FCS, faibles par rapport à ceux des adversaires, allaient bientôt se faire violemment percuter à chaque mise au jeu. “Oui, j’y ai pensé”, dit Lamb, “dans des matchs comme ça, les douleurs du dimanche matin sont bien plus grandes que lorsqu’on joue contre une équipe de notre conférence, simplement à cause de la taille des adversaires”.

Le silence régnait dans le vestiaire de Mercer, où 70 joueurs se glissaient dans des protections recouvertes de nouveaux maillots blancs. À la surprise des joueurs, leurs noms avaient été attachés dans le dos pour la première fois. Mais combien avaient noté que leur probabilité de victoire était de l’ordre de 0,7% et qu’Auburn était donné favorite par 41,5 points- des chiffres encore plus grands que ce auxquels Liberty ou Howard avaient été confrontés ?

“On doit oublier quoi ?” demande Kolakowski à sa défense.
“Le bordel”, répondent-ils.
“C’est ça, et c’est quoi, le bordel ?”
Les joueurs désignent du doigt les tribunes pleines, au-dessus d’eux, grondantes des fans de Birmingham.

“Regardez moi tous dans les yeux”, dit Lamb à ses joueurs. “On a mis vos noms au dos de vos maillots aujourd’hui, parce que ça vous représente. Ça représente votre maman, votre papa, vos frères, vos soeurs… Voilà ce que je vous demande aujourd’hui, les gars. Allez sur le terrain, et attendez-vous à gagner ce match quand vous franchirez cette porte. Laissez vos tripes sur le terrain ! Pendant 60 minutes ! J’ai besoin de vos tripes pendant quatre quart-temps, vous comprenez ? Jouez l’un pour l’autre ! Bear Down ! On y va !”

Les joueurs se lèvent et rugissent, chacun donnant une petite tape sur l’affichette que quelqu’un avait collé avec du scotch au-dessus de la porte du vestiaire (BEAR DOWN EVERY DOWN) alors qu’il se rue dehors dans le bruit assourdissant de la foule.

Ajoutez le public de FAMU – Arkansas (36055) et de Liberty – Baylor (45784), et il vous manquera encore environ 5000 personnes pour appréhender la horde déchaînée de 87033 fans qui accueille les joueurs de mercer. Sur la première série d’Auburn, le linebacker de 90 kilos LeMarkus Bailey arrache la balle à un receveur d’Auburn pourtant plus lourd que lui, puis tombe au sol, sur le ballon. Le premier des cinq pertes de balle que les Bears allaient forcer dans la journée.

“Qu’est ce que je vous ai dit ?” martèle Lamb dans le vestiaire, son équipe simplement menée 10-3 à la mi-temps. “On joue mieux qu’eux aujourd’hui. Notre défense leur fracasse la tronche. On court sur zone intérieure comme on veut, on arrive à leur mettre des prises à deux à leurs foutus gros culs, merde ! On est là où on voulait être. Le terrain fait 100 yards, le ballon est ovale ! Les poteaux ont le même écartement ! Vous avez une chance, les gars !!!”

Les coaches d’Auburn étaient peut être tombés dans l’embuscade en première mi-temps, mais ils n’allaient pas se laisser surprendre en seconde. Ils ont envoyé sur la défense de Mercer une grosse dose de Kam Pettway à partir du premier drive de la deuxième mi-temps, le coureur de 115 kilos des Tigers terminant un drive de dix mises au jeu avec une course de TD qui donnait l’avantage de 17-3 aux Tigers. “Au troisième quart, vous pouvez voir la différence entre une équipe avec 85 joueurs sous scholarship avec celle de 63”, devait reconnaître Lamb après coup.

Alors qu’Auburn en train de monter un nouveau drive, le cornerback de Mercer Kam Lott – un joueur que Kolakowski avait secoué à la mi-temps “on a besoin de toi à ton meilleur niveau, Kam !” – se jetait sur une trajectoire intérieure entre le ballon et le receveur et interceptait le ballon à la manière de Malcolm Butler au Super Bowl XLIV. Quatre passes de Riley plus tard, Mercer se retrouvait avec une troisième et goal sur les 6 yards d’Auburn, avec une chance de revenir à sept points d’écart. La pendule affichait 13:50.

Riley reçoit le ballon dans le shotgun, place tranquillement ses pieds, et envoie une passe vers l’intérieur que le receveur Marquise Irvin attrape dans l’endzone, transformant le petit coin de tribune où les fans de Mercer avaient pris place en une véritable émeute orange et blanche. “Nous avons un match, ici”, s’exclame Joel Meyers au micro du SEC Network. “90 secondes depuis le début du quatrième quart, et la foule est hébétée, ici à Auburn, Alabama”.
Une tentative de field goal des 36 yards du kicker All America d’Auburn Daniel Carlson passe bien à gauche des poteaux avec neuf minutes à jouer. Le bordel s’est tu lorsque Lamb est rejoint par ses joueurs offensifs au bord du terrain, menés 17-10. “Les gars, je vous l’avait dit. En cemoment, ESPN doit afficher ‘Upset Alert – Mercer Bears’”. Les joueurs se marent. Lamb aussi. Sur, ils en avaient rêvé, mais là, comme le dira plus tard un joueur “le truc était en train de se passer”.

Malheureusement pour ceux qui soutiennent David contre Goliath, ce qui suivit était la “pire série du match” de Mercer, comme la décrirait Lamb plus tard. “Et aussi notre pire punt de la soirée, et puis on se prend une pénalité de 15 yards sur le retour de punt…”

Avec une bonne position de départ, Pettway reprend son pilonnage de la ligne adverse, jusqu’à ce que sa 34ème course de le soirée l’emmène dans l’enbut, scellant la victoire 24-10. “Mon pote, tu as une sacrée équipe”, dit Gus Malzahn, le coach d’Auburn, à Lamb, lors de leur poignée de main au milieu du terrain, la durée du moment impliquant qu’il ne pensait pas seulement qu’à leur talent.

Dans le bus illuminé par la nuit qui le ramenait à la maison, Lamb alluma son I Pad pour voir le résumé de la victoire contre Texas State de son fils Taylor, quarterback à Appalachian State, le programme qui avait réssucité l’idée d’une victoire surprise pour une FCS dix ans plus tôt. Au fond du bus, quelqu’un commença à diffuser une playlist de R&B des années 90 qui eut le don de taper sur les nerfs de quelques linemen offensif épuisés.

Lorsque le bus arriva à Macon, Lamb se leva pour annoncer que la Règle de Voyage #4 (« gardez votre musique pour vous ») avait été violée, mais il ne pouvait se résigner à punir quiconque, pas après la somme d’efforts à laquelle il avait assisté l’après-midi même.

« Pas si terrible », dit-il, conscient que son équipe allait avoir droit à un test encore plus dur, le 18 novembre, en échange de 600 000$ et d’encore plus de publicité pour la fac, lorsque le bus prendrait la route pour Tuscaloosa.

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week in « Lane’s Kiffin’s Trolling Life Is Better Than Yours » :

  • This Week in « Mike Riley’s Stand-Up Comedy Show » :

 

  • Supprimez ces bowls qui ne servent à rien.

On a appris cette semaine que New Mexico State pourrait décider de refuser une invitation à un bowl si elle y est éligible, en fonction de l’endroit où se déroulerait ce bowl.

Les bowls mineurs ne rapportent rien aux universités. Pire, ils leur coûtent de l’argent, entre les frais de voyage et les tickets d’entrée que doivent acheter les facs pour les revendre à leurs fans.

La fac a vu son budget se réduire de 12 millions cette année, et 1 million a été sucré du budget des sports.

Les bowls ne servent qu’à enrichir les organisateurs, et aussi à donner l’occasion aux DA ou aux coaches de toucher une prime de qualification. Oh, sur, ça fait de beaux voyages et quelques cadeaux alakon pour les joueurs (là, c’est autorisé), mais franchement, ça n’intéresse pas grand monde.

Alors, merde, arrêtez de nous emmerder avec ça. Même si ça donnera à votre ami Verchain l’occasion d’écrire son dernier article (de la saison ? ) sur le sujet, avec le classement annuel des bowls…

Avis à la population, je cherche, comme chaque année, des noms de donzelles pour illustrer le propos (si vous ne le savez pas, les bowls sont classés par catégorie, des plus regardables [l’an passé, il me semble que c’était les « Kate Upton Bowls »] aux plus dégueulasses et sans intérêt [les Kardashian Bowls]… alors, si vous avez des idées…)

  • Is that Division III ?

  • This is Division III !

 

  • Heureusement, le Pharmacien a de quoi se soigner…

  • Conference Ineptitude : la semaine prochaine Vanderbilt et Tennessee se rencontre pour le titre de seule équipe SEC à zéro victoire en conférence cette saison. Illinois, Oregon State et Kansas sont les autres équipes sans victoire en conférence cette saison.

  • Recordman : Johnnt Townsend, le punter de Florida, décroche le record le moins envié sans doute de sa fac, avec 234 yards à son actif en carrière. Ah… Florida a des problèmes en attaque ?

  • Football.

  • Oregon. You were oh so funny in years past… Now… You’re Hanouna-esque.

College Football Landscape

Comme chaque année à partir de la semaine 10, retour sur les forces en présence dans chaque conférence, avec le prono à la fin…

SouthEastern Conference

Situation :

60 minutes nous séparent de la Vérité. Alabama. Auburn. C’est beau comme un 30 for 30. Je dis.

 

Ça nous donnera le vainqueur de l’Ouest.

Georgia attend patiemment de savoir qui sera son adversaire. What, you don’t want ‘Bama ?

Game to Watch :

25 novembre : Alabama at Auburn – Iron Bowl.

Bowl Eligble (8) :

Georgia, South Carolina, Kentucky, Alabama, Auburn, Mississippi State, LSU, Texas A&M, .

Forecast :

J’en sais rien. Sérieusement, au fond de mon petit garage, je pousse à mort pour une victoire d’Auburn la semaine prochaine. Pour que ce playoff à 4 devienne un playoff à 8. Et plus vite que ça.

Alabama – Georgia en finale. Roll Tide.

Atlantic Coast Conference

Situation :

On attend Miami – Clemson avec impatience, ici à Coral… dans le Verchain land, en fait…

Seul enjeu la semaine prochaine : une saison régulière sans défaite pour Miami (vs Pittsburgh) et un upset special pour Clemson face à South Carolina, qui poussera peut-être enfin le Selection Committe à se souvenir que Clemson a perdu contre Syracuse GODDAMMIT !!!!!

Games to Watch :

On attend la finale

Bowl Eligble (7) :

Miami, Virginia Tech, Virginia, Clemson, North Carolina State, Wake Forest, Louisville.

Forecast :

Big Ten

Situation :

Et voilà donc 416 jours que Michigan n’a pas battu une équipe ayant un record positif…

Avec tout ça, Ohio State a donc empoché la Big 10 East.

Et les Buckeyes affronteront les Badgers en finale, mais ça on le savait déjà.

Games to Watch :

25 novembre : Ohio State at Michigan (pour vous échauffer en attendant LE match de la semaine)

Bowl Eligble (7) :

Michigan State, Ohio State, Michigan, Penn State, Wisconsin, Northwestern, Iowa, .

Forecast :

Wisconsin – Ohio State : allez savoir… Wisconsin par 6-3.

Pac-12

Situation :

Au Sud, USC est championne depuis une semaine.

Au Nord, l’Apple Cup décidera de tout. Une victoire de Wazzu donne le titre aux Cougars, au Pirate, au drapeau, tout ça. Sinon, ben, on aura Stanford, et le « triomphe » du fooball moche.

Games to Watch :

25 novembre : Apple Cup : Wazzu at U Dub

Bowl Eligble (5) :

Washington, Washington State, Stanford, USC, Arizona, .

Forecast :

USC – Wazzu. Désolé, mais je serai du côté des Cougars. Parce que Mike Leach.

Big XII

Situation :

La course à l’échalote continue. Oklahoma est assurée de la finale.

West Virginia est éliminée.

TCU a besoin d’une victoire contre Baylor, qui ne connaît de pire que Kansas dans la conférence, pour nous offrir un rematch qui pourrait être sanglant. Et nous éviter d’avoir mal au crâne.

Games to Watch :

Euh, non, rien…

Bowl Eligble (7) :

Oklahoma, TCU, Oklahoma State, West Virginia, Iowa State, Texas, Kansas State

Forecast :

Oklahoma – TCU, épisode 2 en finale. Oklahoma championne. Et au playoff.

American Athletic Conference

Situation :

La finale de l’Est, c’est cette semaine, la « Guerre de l’I4 », South Florida, pâle vainqueur de Tulsa contre UCF, dont le punter soulève une tonne de fonte toutes les semaines.

À l’Ouest : Memphis a lâché les chevaux (jeu de mot pourri, check) contre les Mustangs, et s’assure donc la victoire finale dans la division.

Games to Watch :

24 novembre : South Florida à UCF

Bowl Eligble (6) :

Memphis, Houston, SMU, UCF, South Florida, Navy

Forecast :

Une finale UCF – Memphis, avec le même résultat qu’en saison régulière, soit une victoire des Knights, au record immaculé (dans un coin sombre).

Mountain West Conference

Situation :

Bon, ben, on connaît la finale : Boise State contre Fresno State (pour rappel, les Bulldogs étaient à 1-11 l’an passé…). Avec un aperçu dès la semaine prochaine.

Games to Watch :

25 novembre : Boise State à Fresno State (je crois que c’est à la même heure que l’Iron Bowl, donc, en fait, ne regardez pas)

Bowl Eligble (6) :

Boise State, Wyoming, Colorado State, Fresno State, San Diego State, Utah State.

Forecast :

Boise State vainqueur de Fresno State.

Conference USA

Situation :

Eh bien voilà : FAU au battu FIU, et les Owls de Lane vont en finale contre le Méchant Vert de North Texas.

Games to Watch :

Nope.

Bowl Eligble (8) :

FAU, FIU, Marshall, North Texas, UAB, Southern Mississippi, Western Kentucky, UTSA.

Forecast :

Lane Atlantic – North Texas. Ce serait tellement drôle de voir les Texans gagner…

Mid American Conference

Situation :

La MAC, c’est plus fort que n’importe quoi.

Franchement. Dernière illustration en date, les Zips d’Akron battent des Bobcats d’Ohio qui sont totalement en mode dégringolade. Du coup, les Zips, avec leur nouveau logo qui ne ressemble plus à un lièvre sous LSD, deviennent favoris en recevant Kent State la semaine prochaine. Une victoire leur donne la division. Sinon, Ohio ira à Buffalo qui a besoin d’une victoire pour assurer la prime du coach et du AD en se qualifiant pour un bowl. Pas gagné, donc. Une défaite des Zips (on ne sait jamais) et une victoire de Bobcats donnerait la division à Ohio.

Toledo n’a plus qu’un match à gagner contre la piteuse Bowling Green qui faisait encore rêver les idéalistes comme Verchain il y a deux ans… En cas de défaite des Rockets, Northern Illinois pourrait l’emporter sur le poteau en battant Central Michigan. Mais bon…

Games to Watch :

Bah, non, en fait, non. On attendra la finale.

Bowl Eligble (6) :

Toledo, Northern Illinois, Ohio, Central Michigan, Western Michigan, Akron

Forecast :

Toledo – Akron, normalement sans surprise : Rockets.

Sun Belt

Situation :

Bon, ben… C’est toujours le même merdier. Quatre équipes avec un record de 5-1 : Troy, Appalachian State, Arkansas State, Georgia State. Et Lousiana Lafayette en embuscade à 4-2.

Pour rappel, tout le monde joue 8 matchs de conférence dans la Sun Belt. Qui compte 12 équipes en poule unique. Donc tout le monde ne se rencontre pas. Et c’est la foire pour le classement.

Games to Watch :

25 novembre : Appalachian State at Georgia State .

Bowl Eligble (4) :

Troy, Georgia State, Appalachian State, Arkansas State.

Forecast :

Arkansas State. Ou Appalachian State. Ou Troy. Ou Georgia State. Je ne sais même pas si on aura un gagnant dans ce truc… Sachant que bon, légalement, le titre peut être partagé entre plusieurs équipes…

Indépendants

Situation :

Notre Dame ne devrait pas aller au playoff. Héhé.

Games to Watch :

25 novembre : Notre Dame – Stanford

9 décembre : Army – Navy, pour le Commander In Chief Trophy.

Bowl Eligble (2) :

Notre Dame, Army.

Bowling : Il y a 66 équipes éligibles à des Bowls à ce jour. Il reste donc 14 places à prendre pour les 40 bowls (dont 38 qui ne servent à rien) au programme cette année.

New Year’s Six Preview

Les matchs qui comptent :

Sugar Bowl : Alabama (1) – Wisconsin (4)
Rose Bowl : Miami (2) – Oklahoma (3)

Il y a lieu d’attendre et de ne rien changer. Le CFPSC se permet de classer Clemson devant Miami et Wisconsin. Clemson qui a perdu contre Syracuse. Syracuse. Syracuse. Qui n’aura peut-être même pas 6 victoires en fin de saison. Syracuse. Tssss…

College Football Championship : Alabama – Miami. Parce que je suis toujours un fanboy et que c’est beau de rêver…

Le Folklore :

Orange Bowl (ACC vs SEC ou Big10 ou Notre Dame) : Clemson (ACC) – Georgia (SEC)
Fiesta Bowl : USC (at large) – Ohio State (at large)
Peach Bowl : Auburn (at large) – Notre Dame (at large)
Cotton Bowl : TCU (at large) – UCF (Group of Five)

Aucun changement non plus dans le folklore, puisque rien n’a changé cette semaine dans mon classement secret du VFCFPC (Verchain’s Fuckin’ College Football Playoff Clusterfuck).

 

Verchain’s Billboard

Le Verchain’s Selection Comittee, présidé et administré par Verchain, qui synthétise après de longs débats dans un garage luxueux du Nord de la France les réflexions d’un comité composé de Verchain et Verchain, vous offre son classement des 25 premières équipess du college football, sans justification moisie.

#1 Alabama Crimson Tide (SEC) : So, it’s what you call The Process, right ?

Voilà l’effet que Mercer fait sur un homme triste au possible d’habitude…

#2 Oklahoma Sooners (Big 12) : La classe absolue : Baker Mayfield.


#3 Miami Hurricanes (ACC) : Toutes les belles équipes ont un match pourri. Au moins, ce n’est pas une défaite contre Syracuse. Ahem…

Et la Turnover Towel a presque eu raison de l’équipe à la Turnover Chain…


#4 Wisconsin Badgers (B1G) : The Donald promised a thorough investigation…


#5 Clemson Tigers (ACC) : I am Verchain, and I agreee with this message.

#6 Auburn Tigers (SEC) : Expect more casualties next week…

#7 Georgia Bulldogs (SEC) : I am Verchain and I approve this message.


#8 Ohio State Buckeyes (B1G) : Lulz.

#9 Texas Christian Horned Frogs (Big 12) : Super les gars, vous avez gagné la selle, waouh…

Thanks, #CollegeKicker


#10 Central Florida Knights (AAC) : Ou comment se ruiner une nouvelle fois, à Orlando…

 


#11 Notre Dame Fighting Irish (Independant) : Pas assez pour battre Miami…


#12 Washington State Cougars (Pac12) : le drapeau de Wazzu est partout. Même à Washington, une semaine à l’avance, sans doute.

#13 Penn State Nittany Lions (B1G) : Vous n’avez sans doute pas eu suffisamment de Chloe la semaine passée…

#14 USC Trojans (Pac12) : Cette bonne vieille feinte sur retour de punt…


#15 Memphis Tigers (AAC) : Yep, that’s targeting for you, ref… And, sorry, I gotta go… Just have Dani McG and Kate U waiting for me in the jacuzzi…

#16 Stanford Cardinal (Pac12) : Pffff…


#17 LSU Tigers (SEC) : Apocalypse à Tennessee. Sans que les Tigers y soient pour grand chose…

#18 South Florida Bulls (AAC) : The War is coming.

#19 Michigan State Spartans (B1G) : At least basketball season is underway…

#20 Boise State Broncos (MWC) : Yeah, sort of…

#21 Mississippi State Bulldogs (SEC) : Mmh-mmh…

#22 Northwestern Wildcats (B1G) : At least they can dance…

#23 Washington Huskies (Pac12) : Avoir Dani garantit une place dans le Billboard, quelle que soit la misère sur le terrain…


#24 Oklahoma State Cowboys (Big 12) : Ainsi meurt une saison…

#25 Florida Atlantic Owls (C-USA) : Oui, il fallait oser. Et alors ? Extra Style Points, Lane…

Also receiving consideration : Wake Forest, South Carolina, Virginia Tech, Fresno State.

Three games to watch next week

Rivalry week. And I love it.

IRON BOWL – Alabama Crimson Tide at Auburn Tigers : si vous avez prévu d’emmener madame au ciné, de voir un match de soccer, d’aller prendre un verre avec des potes samedi prochain vers 21h, annulez tout. MAINTENANT. Parce que c’est le match de l’année, parce que ça peut démolir le College Football Playoff. Parce que Jordan-Hare sera plus bruyant qu’un jet militaire au décollage. Parce que merde !

APPLE CUP – Washington State Cougars at Washington Huskies : Parce que l’Apple Cup de cette saison peut donner le titre de Pac12 North à Wazzu. Parce qu’il peut donner le titre à Stanford aussi. Parce que c’est la dernière fois que vous verrez Dani McG sur le terrain avant un bowl pourri. Parce que.

South Florida Bulls at UCF Knights : Parce que c’est quasiment pour la place du Group of Five dans un bowl du nouvel an.

Also worth a look…

Boise State at Fresno State : un peu la première manche de la finale de la MWC.
Ohio State at Michigan : pour loler comme si vous aviez 10 ans.
Clemson at South Carolina : upset special.

Not really football stuff… and then what ?

Les trucs alakon autour du football. Pas forcément tous les trucs alakon. Certains trucs alakon.

Imperialsm Map. Updated.

Jeu du moyen-âge. Chaussures du moyen-âge. On point, Notre Dame.

All hail Group of Five…

And FCS too.

Quand je vous disais qu’on a eu une semaine pas excitante du tout… La preuve. Rien sur le marché du fun à tout prix. Rien. Alors, j’en reste là pour cette partie. Et je pleure tranquillement dans mon coin.

Verchain’s Crush of the week – Non-football Edition

Il y a deux semaines, Shameless, l’impayable copie américaine d’une série british, était de retour sur nos écrans. Je ne vais pas vous refourguer un des crushs permanents de Verchain, Emmy Rossum, mais apparaît au casting Jessica Szohr, au nom improbable…

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

We are still randomizing.

Voilà, les enfants, c’est tout pour aujourd’hui.

  • That’s too short

  • That’s what she said.

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