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Penn State Nittany Lions

Preview 2016 : Penn State Nittany Lions

Après le départ du charismatique QB Christian Hackenberg, les Nittany Lions de Penn State débutent un nouveau chapitre de leur riche Histoire avec pour ambition de faire mieux que les 7 victoires remportés à chacune des deux dernières saisons. La présence de la star montante RB Saquon Barkley pourrait leur permettre d’arracher une ou deux surprises dans une division Big Ten West compétitive.

Crédit photo : Matthew O'Haren, USA Today

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Penn State Nittany Lions
Conférence Big Ten – Division East
En 2015 : 7-6, 4-4 Big Ten. Taxslayer Bowl : défaite contre Georgia, 24-17.
Head coach : James Franklin, 3ème année (14-12) – Résultats en carrière : 38-27.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Brent Pry.
Titulaires de retour : 7 en attaque, 5 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Christian Hackenberg, TE Kyle Carter, DE Carl Nassib, DT Austin Johnson, DT Anthony Zettel, S Jordan Lucas.
Joueurs à suivre : QB Trace McSorley, RB Saquon Barkley, WR Chris Godwin, WR DaeSean Hamilton, LB Brandon Bell, LB Jason Cabinda, LB Nyeem Wartman-White, CB Grant Haley, S Marcus Allen.

Empêtré en 2012 dans un scandale de pédophilie, visant l’ancien coordinateur défensif Jerry Sandusky, Penn State retrouve doucement mais sûrement son rang parmi les places fortes de la conférence Big Ten. Le programme peine cependant à trouver une certaine stabilité depuis quelques mois, et ce malgré la fin des sanctions qui l’ont touché (interdiction de bowl, bourses limitées, etc…).

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Arrivé depuis deux ans, en provenance de Vanderbilt, le remuant head coach James Franklin n’a pas facilité les choses, choisissant de changer le système offensif des Nittany Lions, après le départ de Bill O’Brien pour la NFL. Deux ans plus tard, le bilan est d’ailleurs mitigé, avec une ligne offensive des plus poreuses (39 sacks concédés en 2015) et un manque de réalisme dans les moments clés (28% sur troisième tentative). Des déceptions qui ont poussé Franklin à modifier son coaching staff. Un an après le coach de la O-Line, c’est le coordinateur offensif, John Donovan, qui a officiellement pris la porte. Pour le remplacer, Joe Moorhead, head coach de Fordham (D2 universitaire) l’an dernier, et passé par Connecticut jusqu’en 2010, avec à la clé une participation des Huskies au Fiesta Bowl.

Changement de coordinateur également du côté de la défense. Auteur d’un bon travail en 2015, Bob Shoop a lui choisi de rallier la conférence SEC, et le programme de Tennessee. L’ancien coach des linebackers, Brent Pry, prendra le relais.

Au-delà des remplacements sur le bord de touche, Penn State a du potentiel à revendre. Sept titulaires offensifs font d’ailleurs leur retour cette saison, dont les stars montantes RB Saquon Barkley et WR Chris Godwin.

La moitié de la défense reste également inchangée, avec 5 starters de 2015 dans la rotation. Malgré ce ratio assez rassurant de revenants, le programme de Pennsylvanie devra apporter quelques garanties sur des postes clés, comme le poste de quarterback ou au sein de la ligne défensive..

Attaque

Recrue surprise de Bill O’Brien en 2013, Christian Hackenberg aura été à l’image de Penn State ces dernières années : une éternelle promesse sans réelle éclosion. Irrégulier mais sur la bonne voie sous les ordres du head coach des Houston Texans, le natif de Lehighton n’a cessé de plonger avec l’arrivée de James Franklin (21 interceptions en deux ans). Il n’a d’ailleurs pas manqué de critiquer son head coach au moment de s’inscrire à la draft.

Pour le remplacer, les Nittany Lions devraient s’appuyer sur le sophomore QB Trace McSorley (185 yards à la passe, 2 TD en 2015), entré en cours de match lors du dernier TaxSlayer Bowl (perdu 24-17 contre Georgia) et qui a montré de très bonnes choses lors du Spring Game d’avril (23 sur 27 à la passe, 4 touchdowns). De quoi pousser le redshirt freshman QB Jimmy Stevens au second plan. Ce dernier pourrait tout de même dépanner sur des jeux originaux, de par son profil de quarterback double-menace.

Pour prendre sereinement les rênes de son attaque, McSorley pourra compter sur la nouvelle pépite du campus d’University Park, le sophomore RB Saquon Barkley (1076 yards au sol, 7 TD, 20 réceptions, 161 yards, 1 TD en 2015). Pour sa première année, l’ancienne recrue 4 étoiles a cumulé 5 matches à plus de 100 yards, pour un bilan de 1076 yards et 7 touchdowns sur la saison. Le backfield offensif s’annonce d’ailleurs assez fourni, comme souvent ces dernières années. Le sophomore RB Mark Allen (98 yards au sol, 1 TD en 2015) et le redshirt freshman RB Andre Robinson seront mis à contribution, afin de faire souffler le coureur star. Recrue 4 étoiles en février dernier, le true freshman RB Miles Sanders pourrait également user de ses bonnes mains pour sortir du backfield et se montrer précieux à la réception.

L’arrivée de Joe Moorhead comme coordinateur devrait redistribuer certaines cartes dans le système offensif des Nittany Lions. Certes, le jeu au sol restera l’atout majeur du programme, surtout avec la confirmation attendue de Saquon Barkley. Mais le jeu aérien, dans un système « spread », ne sera pas en reste pour autant, avec un rôle plus important pour les tight ends. Ça tombe bien : malgré les départs de Jesse James et Kyle Carter ces deux dernières années, Penn State peut s’appuyer sur le junior TE Mike Gesicki (13 réceptions, 125 yards, 1 TD en 2015), dont les automatismes avec McSorley ont agréablement surpris lors des entraînements du printemps. Côté receveur, le junior WR Chris Godwin (69 réceptions, 1101 yards, 5 TD en 2015) va devenir la principale menace aérienne, après sa saison 2015 à plus de 1 000 yards. Moins explosif que son coéquipier, le junior WR DaeSean Hamilton (45 réceptions, 580 yards, 6 TD en 2015) misera lui sur des mains solides pour s’activer dans les intervalles. Le junior WR Saeed Blacknall (8 réceptions, 248 yards, 1 TD en 2015) et le sophomore WR Brandon Polk (6 réceptions, 57 yards, 1 TD en 2015) devraient compléter l’escouade. Le redshirt freshman WR Juwan Johnson pourrait également surprendre. Cela ne sera pas de trop pour faire oublier le départ de Geno Lewis vers Oklahoma.

Malgré tous ces motifs d’espoir, l’attaque de Penn State reste dépendante d’un secteur en perpétuelle débâcle : la ligne offensive. Depuis la nomination de coach Franklin, la O-Line n’a cessé d’être malmenée, avec un total de 83 sacks concédés en deux ans, dont 39 l’année passée. Point d’orgue de ce marasme ambiant : les dix sacks abandonnés à la défense de Temple en ouverture de la saison 2015. Bonne ou mauvaise nouvelle pour les fans du programme : le groupe reste sensiblement le même. Pour corriger le tir, le coaching staff mise sur l’expérience acquise au fil des mois, et sur quelques refontes en termes de position. Tackle droit en 2015, le junior LT Andrew Nelson devrait cette fois passé côté aveugle. Il sera épaulé de son côté par un autre junior, LG Brendan Mahon. Guard de formation, le senior C Brian Gaia a supplanté C Wendy Laurent pour snapper le ballon. Le côté droit de la ligne s’annonce plus jeune, avec le redshirt freshman RG Ryan Bates et le sophomore RT Noah Beh qui tiennent la corde. Recrue star arrivée du Junior College en 2015, RT Paris Palmer pourrait également avoir son mot à dire..

Défense

Si l’attaque a souvent été poussive l’an passé, la défense se sera clairement montrée au niveau. Problème pour le programme : outre le départ du coordinateur défensif, Bob Shoop, une grande partie de la ligne défensive s’est envolé pour la NFL. Carl Nassib, Austin Johnson et Anthony Zettel … Trois joueurs qui ont largement contribué aux 46 sacks des Lions en 2015.

Pour Brent Pry, la mission sera donc de trouver des relais d’un niveau équivalent. Le junior DE Garrett Sickels (36 plaquages, 5.5 pour perte, 3 sacks en 2015) est le seul revenant au sein de cette escouade, lui qui reste sur une saison à 3 sacks et 2 fumbles recouverts. Pour l’accompagner, le sophomore DE Torrence Brown (11 plaquages, 1.5 sack en 2015) semble avoir les faveurs du coaching staff, mais le senior DE Evan Schwan (18 plaquages en 2015) reste en embuscade, de même que le true freshman DE Shane Simmons, recrue 4 étoiles de l’hiver dernier. Sur l’intérieur de la ligne, le chantier est plus important, mais le potentiel est omniprésent. Les 136 kilos du junior DT Parker Cothren (14 plaquages, 1.5 sack en 2015) ne seront pas de trop pour faire oublier le gros travail d’Austin Johnson, en tant que nose tackle. Il ne serait pas étonnant de retrouver le redshirt freshman DT Kevin Givens à ses côtés, lui qui s’est distingué lors du dernier Spring Game, avec deux sacks à son actif. Ex-pass rusher, le junior DT Curtis Cothran (15 plaquages, 1.5 sack en 2015) a développé son gabarit pour se recentrer. Le sophomore DT Antoine White (11 plaquages en 2015) et le redshirt freshman DT Robert Windsor fournissent un peu plus de profondeur sur le poste.

Si la D-Line va faire l’objet d’un re-lifting, la position de linebacker devrait redevenir la valeur sûre défensive du campus. Blessé au genou pendant l’intégralité de la saison 2015, le senior MLB Nyeem Wartman-White fera office de taulier en retrouvant son poste de middle linebacker. Son retour a poussé son ancien coéquipier Troy Reeder à rejoindre Delaware. Il devrait aussi re-décaler le junior OLB Jason Cabinda (98 plaquages, 2.5 sacks en 2015) sur l’extérieur. Ce dernier reste sur une saison à presque 100 plaquages. Homme à tout faire, et capable de rusher, le senior OLB Brandon Bell (66 plaquages, 12.5 pour perte, 5.5 sacks en 2015) complète le trio mais devra se méfier du sophomore OLB Manny Bowen, lui aussi polyvalent.

Auteurs de deux interceptions chacun en 2015, le junior CB Grant Haley (42 plaquages, 2 INTs en 2015) et le sophomore CB John Reid (29 plaquages, 2 INTs en 2015) sont des cornerbacks rapides et instinctifs. Grâce à son mètre 85, le junior CB Christian Campbell (16 plaquages en 2015) apporte lui plus de garanties sur le duel physique et aérien. Le junior FS Marcus Allen (81 plaquages, 1 sack en 2015) fait office de leader dans ce backfield défensif, malgré une dernière saison pourrie par les blessures. Sauf surprise, son futur binôme sera le senior SS Malik Golden (40 plaquages en 2015), dont l’importante progression devrait lui permettre de succéder à Jordan Lucas (NFL, Miami Dolphins).

Equipes spéciales

Autre secteur inquiétant pour James Franklin : les équipes spéciales. Un domaine sur courant alternatif depuis son arrivée sur le campus, et qui aura coûté cher sur certaines rencontres de 2015, comme lors de la courte défaite à Northwestern. Du coup, la fac de Pennsylvanie s’est activée lors de la dernière campagne de recrutement pour se renforcer en termes de botteur. Tous deux recrues 3 étoiles, P Andrew Gillikin et K Alex Barbir, étaient des joueurs très prisés à la sortie du lycée. La concurrence relativement faible pourrait leur permettre de rapidement devenir titulaire sur leur poste. N’en déplaise au junior australien, P Daniel Pasquariello, ou aux deux kickers de la saison passée, le junior K Tyler Davis et le sophomore K Joey Julius. Sur retour de coups de pied, le chantier est également vaste. Penn State n’a plus inscrit de touchdowns dans cet exercice depuis quatre ans. Les deux sophomores KR Koa Farmer et KR Nick Scott se sont montrés prometteurs sur les retours de kickoff, mais on en attend assurément plus. La pression sera encore plus lourde sur les épaules des punt returners. Les deux (autres) sophomores PR DeAndre Thompkins et PR Brandon Polk en ont bien conscience. Le true freshman RB Miles Sanders ne manquera pas de leur rappeler qu’ils sont sur la sellette.

Conclusion

Si Penn State sera comme souvent très attendu, de par son prestige et son potentiel, difficile d’avoir des certitudes sur ce programme. QB Trace McSorley a montré de bonnes choses au printemps et pourrait composer un duo de choc avec RB Saquon Barkley à ses côtés. Mais à l’instar de Christian Hackenberg, il ne pourra pas faire de miracles si la ligne offensive l’abandonne. Le calendrier n’est pas démentiel pour les Nittany Lions, mais il reste quand même semé d’embûches. Après deux saisons à 7-6, PSU peut espérer une année à neuf victoires minimum, si tous les voyants sont au vert. Les Lions joueront beaucoup de matches cruciaux à domicile, comme contre Iowa, Michigan State ou encore Ohio State. Le déplacement à Michigan devrait être plus problématique. Pas sûr que les visites de Pittsburgh et d’Indiana soient plus reposantes, surtout avec la fiche de 0-4 enregistré loin du Beaver Stadium en 2015.

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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Penn State Nittany Lions

Penn State offre un contrat de 38.2 millions de $ à James Franklin

Trois mois après l’annonce de la prolongation du contrat de James Franklin à Penn State, les détails de cette nouvelle entente de 6 ans ont été rendus publiques.

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Crédit photo : Barry Reeger, AP

Jamais un contrat si important n’avait été accordé à un coach des Nittany Lions : une moyenne de 6.3 millions de $ par saison jusqu’au terme de la saison 2025 !

À 48 ans, James Franlin touchera un salaire de 5.4 millions de $ en 2020 (+ un bonus de rétention de 300 000 $). Cette rémunération annuelle grimpera jusqu’à 6.5 millions de $ + 500 000 $ lors de la saison 2025. Une assurance-vie de 1 millions de $ a également été ajouté à ce contrat.

Si James Franklin quitte Penn State pour rejoindre la NFL, il devra payer une indemnité de départ de 5 millions de $. Enfin, ce contrat est garanti. Ce qui veut dire que s’il était renvoyé sans faute grave, le coach des Nittany Lions toucherait l’intégralité de ces 38.2 millions de $.

En 6 saisons à Penn State, le bilan de James Franklin est de 56-23 dont une fiche de 34-18 en match de conférence Big Ten. Plus impressionnant, les Nittany Lions ont conclu leur saison avec un bilan de 11-2 et une victoire en bowl game du Nouvel An lors de trois des quatre dernières saisons.

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Penn State Nittany Lions

QB Tommy Stevens reste finalement à Penn State

Le quarterback junior avait laissé entendre qu’il pourrait être transféré au cours du printemps.

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Crédit photo : Joe Hermitt, PennLive

QB Tommy Stevens, dont il reste deux années d’éligibilité au niveau universitaire, sera le backup de QB Trace McSorley en 2018 avant d’être le favori pour le poste de titulaire en 2018.

« J’ai parlé avec plusieurs facs mais en faisant le tour, je dois dire que Penn State reste la meilleure place pour moi » – Tommy Stevens, quarterback backup des Nittany Lions de Penn State.

Dans un rôle limité jusqu’à présent, QB Tommy Stevens a démontré une certaine polyvalence au poste de quarterback mais également de running back et de receveur. L’an passé, il a lancé pour 158 yards et 3 TD. Il a aussi réussi 190 yards au sol pour 4 TD et 2 TD sur réception dans un rôle de finisseur dans la red zone.

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Penn State Nittany Lions

Penn State accorde un contrat record à coach James Franklin

Avec un total de 34.3 millions de $ pour 6 ans, coach James Franklin est assuré de conserver son poste à la tête des Nittany Lions de Penn State jusqu’en 2022.

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Credit photo : Matthew OHaren/USA Today Sports

Le conseil d’administration de l’université Penn State a validé la proposition de contrat de 6 ans faite à coach James Franklin par la direction athlétique des Nittany Lions.

Son salaire passe donc de 4.7 millions de $ (contrat précédent) à une moyenne de 5.8 millions de $ devenant ainsi le 5ème coach le mieux rémunéré du pays derrière Nick Saban (Alabama), Jim Harbaugh (Michigan), Urban Meyer (Ohio State) et Jimbo Fisher (Florida State).

Après deux saisons moyennes à Happy Valley (7-6 en 2014 et 2015), les Nittany Lions ont été la grande sensation de la saison passée remportant le titre de champion de conférence Big Ten en battant au passage les Buckeyes d’Ohio State avant de conclure l’année par un bilan de 11-3 et une place de #7 dans le dernier classement AP Top 25.

Malgré la défaite 52-49 face à USC lors du dernier Rose Bowl, il s’agissait de la meilleure saison de Penn State post-Joe Paterno. Pourtant une lourde défaite subie face à Michigan au mois de septembre avait laissé planer le doute sur ses capacités à redresser un programme qui sort de plusieurs années de sanctions suite au scandale Sandusky.

Successeur de Bill O’Brien (Houston Texans, NFL) en 2014, le natif de la Pennsylvanie possédait un surprenant bilan de 24-15 à Vanderbilt avant son arrivée à Happy Valley. L’an passé, Penn State a débuté la saison par un fiche de 2-2 avant de connaitre une 2ème partie de campagne explosive remportant 9 matchs d’affilée ce qui a valu à James Franklin l’honneur de remporté le titre de Coach of the Year dans la conférence Big Ten.

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Penn State Nittany Lions

La famille Paterno abandonne les poursuites judiciaires envers la NCAA

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Credit photo : Michael Kubel

C’est la fin d’une saga qui aura marqué les années les plus sombres du programme de Penn State : la famille Paterno a annoncé l’abandon de son action en justice contre la NCAA entreprise en 2013 après la publication du rapport Freeh.

La famille du légendaire coach des Nittany Lions contestait les résultats de l’enquête de l’ancien directeur du FBI, Louis Freeh, qui avait accusé Joe Paterno, en juillet 2012, d’avoir couvert les abus sexuels sur mineurs de Jerry Sandusky pour protéger le programme de football de Penn State.

En effet, quelques semaines après les accusations de pédophilie contre l’ancien coordinateur défensif de Joe Pa, Louis Freeh avait publié un rapport explosif de 267 pages qui dénonçait le laxisme de plusieurs hauts dirigeants de l’université Penn State. Le président Graham Spanier, le directeur athlétique Tim Curley et coach Joe Paterno auraient renoncé à avertir la police des soupçons qu’ils avaient envers Jerry Sandusky afin de protéger l’image de l’université.

La famille Paterno contestait ces faits devant la Justice avançant les preuves que l’ancien coach de Penn State avait alerté sa hiérarchie de ses doutes vis-à-vis de son assistant coach après qu’un graduate student ait surpris Jerry Sandusky avec un jeune garçon. La famille Paterno demandait également la suppression des sanctions qui visaient l’ancien coach des Nittany Lions.

« La famille Paterno avait qualifié cette affaire de recherche de la vérité. Après des mois d’enquête et de recherche, la décision de retirer cette plainte plutôt que de contester les faits avancés veut tout dire. Nous pensons que la force de notre argumentation développée tout au long de l’enquête a confirmé ce que nous avons toujours avancé : la NCAA a agi de manière raisonnée en adoptant les conclusions de l’enquête menée par Louis Freeh » – Donald Remy, responsable légal de la NCAA.

En juillet 2012, la NCAA avait annoncé de lourdes sanctions à l’encontre du programme de football de l’université Penn State : 60 millions de $ d’amende, 4 années sans bowls de fin de saison, suppression de 20 scholarships et suppression rétroactive de toutes les victoires depuis 1998.

Joe Paterno est décédé d’un cancer à 85 ans, en janvier 2012, quelques semaines après avoir été renvoyé de son poste de head coach qu’il occupait depuis 55 ans.

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