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Michigan State Spartans

Michigan State se prépare à subir le même sort que Penn State

La condamnation de l’ancien ostéopathe de l’université Michigan State, Larry Nassar, a déjà fait une première victime de premier ordre : la présidente de l’université, Lou Anna Simon.

Crédit photo : MSU Today

Manque de contrôle institutionnel… Échec dans sa mission de protection des étudiants-athlètes… le scandale actuel à Michigan State a tout pour rappeler celui de Penn State il y a quelques années.

Pendant 7 jours, l’ancien médecin de l’équipe nationale américaine de gymnastique, Larry Nassar, qui était également ostéopathe à l’université Michigan State, a fait face à plusieurs des 150 victimes d’agressions sexuelles qui ont mené des actions judiciaires contre lui et dont l’issue était un procès retentissant.

Mercredi 24 janvier 2018, Larry Nassar a finalement été condamné à une peine de 45 à 150 ans d’emprisonnement.

En juillet dernier, cet ancien médecin avait déjà plaidé coupable. Ses victimes l’accusaient de les avoir abusé sexuellement sous le prétexte de traitement médical suite à des blessures sportives. Plusieurs de ses victimes ont également accusé l’université Michigan State d’avoir ignoré (intentionnellement ?) leurs plaintes initiales ce qui a conduit à la démission de la présidente de la fac d’East Lansing, Lou Anna Simon, mercredi 24 janvier.

« Cette tragédie prenant une tournure politique, le blame est inévitable. En tant que présidente, il est naturel que je sois au centre de cette colère » – Lou Anna Simon, présidente démissionnaire de l’université Michigan State.

En début de semaine, la NCAA a envoyé une lettre listant plusieurs violations potentielles. C’est généralement la première étape avant une enquête préliminaire de ses instances disciplinaires. Encore marquée par sa gestion de l’affaire Sandusky, la NCAA sera assurément sous pression.

« C’est exactement la même situation qu’à Penn State. » – Scott Tompsett, avocat qui a représenté des coaches, des directeurs athlétiques, étudiants-athlètes et universités dans une centaine d’affaires récentes.

Seule différence : ce n’est pas le programme de football qui est visé mais les conséquences pour la direction athlétique des Spartans pourraient être similaires.

Plusieurs victimes de Larry Nassar ont indiqué avoir rapporté les abus qu’elles ont subis à divers membres du staff de l’université Michigan State. Le médecin Larry Nassar a continué d’être employé par l’université même après le dépôt des premières plaintes judiciaires. L’ancien coach de l’équipe nationale américaine de gymnastique, Kathie Klages, a même pris la défense de l’ancien médecin de l’équipe avant de démissionner l’an passé.

« Ce qu’a fait Nassar est horrible et épouvantable. C’est bien pire que de payer un prospect pour se joindre à un programme sportif ou de se mettre d’accord avec un équipementier pour que celui-ci fasse du lobbying pour attirer des prospects… Je ne suis pas convaincu qu’enquêter dans une affaire jugée au civil fasse partie des prérogatives de la NCAA. Toutefois, les actions de l’université Michigan State doivent être évaluées au regard des règlements NCAA, et seulement au regard des règlements NCAA » – Joséphine Potuto, professeur de droit de l’université Nebraska.

Cette enquête à venir sera d’ailleurs au coeur d’une session de travail du conseil d’administration de l’université Michigan State. L’avenir du directeur athlétique Mark Hollis pourrait être également un sujet abordé.

Pour rappel, le haut management de l’université Penn State n’avait pas survécu à l’affaire Sandusky.

En 2012, la NCAA avait – lourdement – sanctionné l’université Penn State dans l’affaire Sandusky. L’ancien coordinateur défensif du coach légendaire Joe Paterno avait été condamné pour avoir abusé sexuellement de 45 mineurs dans les locaux même de l’université sur une période de 10 ans. La NCAA n’a jamais enquêté sur les faits mais plutôt sur les agissements de l’autorité de l’université Penn State qui n’aurait pas géré la situation adéquatement après avoir pris connaissance des accusations envers Joe Sandusky. L’enquête a été dirigée par l’ancien directeur du FBI, Louis Freeh dont le rapport avait été largement contesté.

Penn State a été suspendu de bowls pendant 4 ans et a perdu un total de 30 bourses sur une période de quatre ans. L’université a également été contraint de payer une amende de 60 millions de $. 112 des victoires de Joe Paterno ont également été annulées… avant d’être restaurées par la suite. L’université Penn State ayant fait preuve de bonne volonté en implantant de nombreuses réformes sans son fonctionnement, la durée des sanctions a finalement été réduite.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis près de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le podcast TBP/Radiossa - Made in US. Expert NFL et NHL. Grand amateur de la NBA et du College Basketball. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Louvressac

    26 janvier 2018 à 21h21

    Penn state c’etait Clairement le programme de foot qui était en cause, ici c’est un programme périphérique ! Est ce que le foot et le basket doivent en pâtir ? Personnellement je ne le pense pas !

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