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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Week 5

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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#NotImpressed

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Troisième rendez-vous avec la traduction de l’enquête de Sports Illustrated sur Oklahoma State, et les pratiques qui s’y déroulaient, cette semaine…

Oklahoma State, The Dirty Game

Partie 3 : La Drogue.

[NdT : vous retrouverez dans cet article certaines références juridiques. Notez qu’en matière pénale américaine, on distingue souvent les charges qui entrent dans la catégorie de ‘felony’ qui sont les crimes les plus graves de celles qui entrent dans la catégorie ‘misdemeanor’, plus légères.

Par ailleurs, il est plusieurs fois dans l’article fait référence à un terme qu’il est pratiquement impossible de traduire correctement en français en peu de mots : « counseling ». Il s’agit en fait de soutien à une personne qui a un problème. Ce n’est pas seulement de la psychologie, mais aussi coacher un peu cette personne, l’écouter parler de ses problèmes, essayer de lui apporter des solutions… J’ai donc décidé, pour ne pas faire une phrase de 4 lignes à chaque fois, de laisser ce terme de « counseling » tel qu’il est dans la traduction, pour éviter des formulations maladroites et incompréhensibles]

Le 8 février 2009, aux environs de 5h30 du matin, la police de Stillwater a effectué une perquisition sous mandat à la résidence (située hors du campus) du receveur junior d’Oklahoma State Bo Bowling. Une ex-petite amie, que les policiers avaient trouvée en état d’ébriété en dehors de l’appartement de Bowling, avait affirmé que Bowling était en possession de marijuana. Lors de la perquisition, ils ont trouvé 108.6 grammes d’herbe, des quantités non divulgées d’alprazolam (un anti-anxiolitique sous prescription médicale communément vendu sous la marque Xanax), de l’éphédrine (un stimulant), et le stéroïde anabolisant appelé stanozolol. Il y avait également plusieurs sacs en plastique (on a retrouvé des traces de marijuana dans certains d’entre eux), une balance électronique et plus de 1000$ en cash.

Après que la police ait inculpé Bowling pour possession de marijuana dans l’intention de la revendre (felony) et d’autres charges comme possession d’une substance délivrable sous ordonnance uniquement et d’un ensemble de matériels liés à la drogue (misdemeanor), le coach des Cowboys Mike Gundy l’a suspendu indéfiniment – Et voilà tout. Il n’y a eu aucune enquête interne [à l’université] pour essayer de découvrir si le deal de drogue dont on accusait Bowling concernait ses coéquipiers ou si les stéroïdes retrouvés chez lui étaient le signe d’un dopage plus grave dans l’équipe. Un an après, Bowling plaidait coupable sur deux des infractions mineures, la possession de marijuana et du matériel lié à la drogue, et fut condamné à 30 jours de prison, des travaux d’intérêt général et une obligation de suivi. Il a réintégré l’équipe pour la saison 2010.

La réponse d’Oklahoma State au cas Bowling était en ligne avec leur gestion des cas de drogue pendant la dernière décénnie. Alors que les Cowboys sont passés des profondeurs du classement de la Big12 au niveau d’une des équipes d’élite du pays, la consommation répandue de marijuana par les joueurs et même certains cas de deal de drogue sont resté généralement impunis, hors de contrôle, et même non examinés du tout par les autorités de la fac.

“Il y en avait partout, de la drogue”, affirme Donnell Williams, un linebacker de l’équipe 2006 qui déclare que lui-même ne consommait pas de drogue mais qu’il a observé d’autres joueurs en prendre. D’autres joueurs se sont fait l’écho de ces propos, déclarant qu’il était courant que des joueurs fument de l’herbe avant les matchs. « Contre les équipes dont on savait qu’on allait les exploser, quelques gars se permettaient d’être défoncés », déclare Calvin Mickens, un cornerback de 2005 à 2007. « D’autres gars, peu importe le match qu’on allait jouer, ils allaient être défoncés ». Le running back Herschel Sims affirme que, au cours des semaines précédant le Fiesta Bowl 2012, il avait tant de coéquipiers qui consommaient de la marijuana régulièrement que, si l’université avait suspendu ceux qui avaient des traces de drogue dans l’organisme « nous aurions probablement perdu 15-20 types qui ont disputé ce match ». (Selon l’université, 18 des joueurs sur la grosse centaine qui composait l’effectif ont été testé de manière aléatoire par la NCAA avant le match. Un seul a été déclaré positif et a été suspendu).

Bo Bowling, Oklahoma State (2008-10)

Trois anciens joueurs ont affirmé à SI qu’ils avaient vendu de la marijuana alors qu’ils étaient membres de l’équipe en 2001, 2004 et 2006. Des joueurs de sept autres saisons de la période 2001-2012 ont été accusés par des coéquipiers (et dans le cas de Bowling par la police) de dealer eux aussi de la drogue, ce qui fait que le programme avait en son sein un dealer de drogue déclaré au cours de 10 des 12 dernières saisons.

L’usage de drogue parmi les athlètes universitaires reflète souvent celle de l’ensemble de la population étudiante. Les équipes de football de Division 1 ont cependant mis en place différents codes de conduite ou des programmes pour s’occuper de la consommation de drogue par les joueurs. Les différents types de programme ou de codes de conduite et la façon dont ils sont mis en application en disent beaucoup sur l’importance que l’université accorde sur ce sujet. Oklahoma State avait un code de conduite des plus cléments – et pourtant les Cowboys passaient outre. Des tests positifs fréquents des stars étaient simplement ignorés alors que des joueurs de moindre qualité étaient suspendus ou renvoyés de l’équipe. Depuis 2007, le ‘conseiller pour l’abus de substances’ de l’équipe était un assistant coach chargé de la préparation physique sans expérience préalable de la gestion de consommateurs de drogue. Sa biographie sur le site web de l’université prétend à tort qu’il un diplôme de master en counseling.

Des joueurs déclarent que le coaching staff ne faisait pas grand chose pour dissuader les joueurs de consommer de la drogue. Certains membres du staff, y compris Gundy, se permettaient même de plaisanter sur le sujet. LeRon Furr, un linebacker en 2009-10, déclare qu’il a entendu un membre du staff lui balancer ‘s’il s’agissait d’aller attraper un joint, je suis sur que tu arriverais à soulever ces poids mieux que ça’.

Lorsque nous l’avons questionné sur l’efficience du programme anti-drogue d’Oklahoma State, le directeur des sports Mike Holder a déclaré : « je suis globalement content de ce que sont nos buts, nos intentions avec ce programme, mais nous n’avons de cesse d’évaluer ce que nous faisons. S’il y a une meilleure manière de gérer les questions de consommation de drogue, je serai heureux qu’on m’en parle, pour que j’y réfléchisse ».

Les 40 joueurs et plus qui ont parlé à SI de manière indépendante sur les questions de consommation de drogue dans le programme ont décrit un environnement qui avait un besoin criant de ces meilleurs manières de gérer la situation. Jonathan Cruz, un lineman offensif dans l’équipe 2020 déclare : « Je n’en croyais pas mes yeux, les gars pouvaient faire à peu près ce qu’ils voulaient… C’était juste fonction de ce que tu amenais sur le terrain. Si tu apportais quelque chose sur le terrain le samedi, on ne s’intéressait pas à ce que tu faisais (NDT : en terme de consommation) ».

[NdT : c’est tellement plus simple de dire les choses en anglais. La littérature n’est pas aussi poétique qu’en français, mais on te dit les trucs en quatre mots là où il faut 4 paragraphes dans la langue de Molière et de Nabila. Fuck it !]

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Andrew Alexander, un garçon un peu naïf de Lawton, Oklahoma, est arrivé à Stillwater en 2003, à l’été précédent son année freshman. « Je ne me suis jamais amusé au lycée », déclare-t-il, « c’était les livres, le sport, et retour à la maison. Rien d’autre. Je ne pouvais même pas aller danser. C’était strict. Mon grand-père me surveillait de près”.

Pendant sa première saison, Alexander, un défensive back, a pu observer beaucoup de ses coéquipiers fumer de la marijuana, sans prendre part. « Je n’essayais pas de m’intégrer à ce groupe, j’étais juste là pour les études et le football ». Mais, un an plus tard, durant les cours d’été, avec un campus presque vide et les possibilités de s’amuser limitées, Alexander s’est lassé d’être en dehors du cercle, du groupe, et il a essayé la marijuana pour la première fois. Au bout de quelques semaines, il fumait quotidiennement avec certains coéquipiers. « Je suis entré dans une spirale… Je faisais la fête de l’aube au crépuscule », déclare-t-il, « je n’aurai jamais cru que je m’engagerai dans un tel chemain ».

Les Miles, Oklahoma State (2001-04)

On ne sait pas bien à quel moment la marijuana est devenue tellement présente qu’un joueur comme Alexander puisse se sentir marginalisé parce qu’il ne fumait pas. Andre McGill, un quarterback en 2000-01, affirme que c’est arrivé au moment de l’arrivée de Les Miles, mais c’est globalement inexact. Des joueurs des années précédentes affirment que la marijuana était déjà consommée avant que Miles ne soit nommé coach en décembre 2000, bien qu’ils prétendent que l’usage de marijuana n’a fait que se répandre plus largement durant son règne. Un officier de police de Stillwater, qui a souhaité conserver l’anonymat parce qu’il n’a pas été autorisé à s’exprimer dans les médias, affirme que lorsque des policiers appelaient Miles pour lui parler de joueurs avec des problèmes de drogue, le coach répondait généralement « Mais qu’est ce que vous voulez que j’y fasse ? ». Rodrick Johnson, linebacker ou defensive end de 2004 à 2007 évoque la façon de voir de Miles : « Tant que vous étiez performant sur le terrain, il n’avait vraiment rien à faire de ce que vous faisiez en dehors ».

Dans une réponse écrite, Miles a déclaré : “C’est un point de vue extérieur, ou peut-être d’un joueur frustré qui voulait du temps de jeu mais était incapable de la gagner. Oui, je voulais que nos joueurs soient performants sur le terrain, mais ils devaient également être performants en cours et dans leur comportement social, sinon ils ne mettaient pas les pieds sur le terrain ». Il ajoute : « Je soutenais la police à 100% et j’ai apporté mon soutien aux autorités judiciaires en demandant ce que je pouvais faire pour les aider ».

Le defensive end William Bell a déclaré à SI qu’il était un ‘marginal fumeur’ quand il est arrivé en tant que freshman en 2004, et qu’il s’est rapidement rendu compte qu’il n’était pas seul dans ce cas. Il y a vu une opportunité et et il a commencé à ramener de la marijuana de sa ville d’origine de Belton, Texas, à Stillwater, vendant des joints pour 10$ et des barrettes pour 30. « Je m’assurais que Bennett Hall était toujours approvisionné » (NdT : traduction de libre de ‘I kept Bennett Hall hot’. Certain que vous pouvez faire mieux que ça, jeunes gens, mais je ne suis pas un specialiste du monde du shit…), dit-il au sujet du dortoir dans lequel il vivait avec plusieurs athlètes. Bell déclare qu’il a aussi ramené 3.5 grammes de métamphétamine, qu’il a vendue pour 120$ le gramme à des étudiants qui n’étaient pas des joueurs de football. « C’étaient des gars de la campagne qui aimaient ce genre de m**** », dit-il.

Bell affirme qu’il gagnait entre 300 et 400$ par semaine en vendant de la marijuana. « C’était juste mon gagne pain pour pouvoir sortir, manger, aller dans des clubs », déclare-t-il.

Un joueur de l’équipe 2001 a déclaré à SI qu’il gagnait 100$ par semaine en vendant de la marijuana à ses coéquipiers et à d’autres étudiants. « C’était la fac », dit-il, « il fallait bien se débrouiller ». Un joueur de l’effectif 2006 déclare qu’il a ramené des kilos de marijuana sur le campus depuis un Etat voisin et qu’il les a vendus à des joueurs et des étudiants ordinaires. Quatre autres joueurs – le safety Chris Massey (1999-2002), le wide receiver Eric Allen (2003-04), Rodrick Johnson et le lineman offensif Gerron Anthoney (2010-11) – déclarent que des coéquipiers vendaient de la drogue pendant au moins une des saisons au cours desquelles ils étaient dans l’équipe. Anthony, qui est resté à l’université jusqu’à la fin de 2012, déclare qu’il sait également qu’un joueur de l’équipe de l’an passé dealait.

Trente anciens joueurs d’Oklahoma State qui étaient membres de l’équipe entre 2000 et 2011 on déclaré à SI qu’ils ont consommé de la marijuana alors qu’ils jouaient dans l’équipe : Alexander, Anthony, Bell, Cruz, Furr, Rodrick Johnson, McGill, Mickens, wide receiver Eric Allen (2003-04), running back Tatum Bell (2000-03), offensive lineman Doug Bond (2002-04), wide receiver Jeremy Broadway (2005-08), wide receiver William Cole (2007-08), defensive back Ricky Coxeff (2003-04), wide receiver Damian Davis (2007-08), linebacker Victor DeGrate (2003-06), linebacker Ahmed Denson (2000), defensive tackle Brad Girtman (2003-04), safety Victor Johnson (2008-10), wide receiver Chijuan Mack (2003-06), wide receiver Isaac McCoy (2011), defensive lineman Richard Murphy (2000-01), running back Dexter Pratt (2009), linebacker Marcus Richardson (2007), running back Seymore Shaw (2002-04), defensive tackle Walter Thomas (2004-05), offensive lineman Javius Townsend (2010), linebacker Kevin White (2005-06), wide receiver Artrell Woods (2006-08), et le safety Thomas Wright (2002-04). La plupart déclarent qu’ils ont consommé de la drogue quotidiennement pendant certaines parties de leur carrière, et ces joueurs comme d’autres ont nommé plus de 20 autres membres de l’équipe, y compris certains des plus grands noms, qu’ils ont caractérisé comme des consommateurs réguliers.

William Bell et Thomas Wright déclarent qu’ils ont fumé de la marijuna avant l’entraînement et/ou les matchs avec d’autres joueurs. Anthony, Bond, Mickens et Woods affirment qu’ils savaient que des joueurs se défonçaient avant les entraînements et/ou les matchs, le plus souvent des rencontres contre des équipes « qu’on allait écraser » comme Kansas.

Un ancien assistant coach sous Gundy affirme : “Il y a un problème de drogue à OSU, sans aucun doute. On avait toute sorte de problèmes. »

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La marijuana était la drogue la plus usitée, selon les joueurs, mais ce n’était pas la seule drogue consommée. Thomas Wright affirme qu’après une victoire 55-20 à Kansas lors de sa saison freshman, un match au cours duquel il a récupéré un punt bloqué pour inscrire un touchdown, il est rentré à Stillwater et s’est rendu immédiatement après à une soirée dans une résidence proche du campus, où plusieurs coéquipiers et lui-même ont sniffé de la cocaïne. « Tout le monde le faisait, c’était une soirée cocaïne ». C’était la première fois qu’il prenait cette drogue après un match, et cela s’est reproduit à plusieurs occasions.

Larry Brown, un defensive tackle en 2006-06, déclare qu’il a vu pour la première fois des coéquipiers prendre de la cocaïne dans un dortoir au cours de sa première année à Stillwater. « Cela s’est produit plusieurs fois », déclare Brown à propos de la consommation de cocaïne de ses coéquipiers. Cruz et Woods déclarement également qu’ils savaient que des coéquipiers consommaient de la cocaïne fréquemment.

De plus, plusieurs joueurs affirment qu’ils buvaient, comme d’autres membres de l’équipe, du sirop à la codeïne et distribuaient des pilules d’hydrocodone qui leur avaient été prescrites par les médecins de l’équipe pour lutter contre la douleur, et qu’ils trempaient parfois la marijuana dans du formaldehyde avant de la fumer. Ils ont aussi consommé toute sorte de produits destinés à dissimuler leur consommation de marijuana. Lorsque des joueurs apprenaient d’un membre du département des sports qu’ils allaient subir un test de dépistage, ils se précipitaient pour acheter des agents masquants comme la niacine. Bond se souvient avoir vu un coéquipier inconscient boire de l’eau de javel en pensant que ça supprimerait le tétrahydrocanabinol (THC) de son organisme. « Il y avait des trucs totalement dingues qui se passaient, et on s’en foutait parce qu’on était grands et forts, jeunes et cons, et qu’on se croyait invincibles », déclare Bond.

Bond se souvient que Rob Glass, l’assistant du directeur des sports d’Oklahoma State pour la préparation physique, lui répétait régulièrement : “Hé, pourquoi tu ne viendrais pas t’entraîner un peu, et retourner à ton bong après ? ». [NdT : un ‘bong’, pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, est une pipe à hashisch classique… Ne me demandez pas comment je sais ça…] Glass a déclaré à SI ne pas se souvenir avoir fait ce commentaire. Shaw affirme que Gundy, alors coordinateur offensif, s’amusait à passer à côté de lui à l’entraînement, lorsqu’il était dans la salle de musculation, en portant ses doigts à ses lèvres pour mimer une taffe sur un joint en rigolant. (Gundy n’a pas été autorisé par la direction d’OSU à nous répondre, mais la direction a promis un communiqué du coach qu’elle n’a jamais fourni). Bien que c’était traité comme une plaisanterie, des joueurs ont fréquemment du quitter l’université ou être exclus du fait de leurs difficultés scolaires ou d’autres problèmes directement liés à leur consommation de drogue. Sept mois après avoir essayé la marijuana pour la première fois, en 2004, Alexander a appris qu’il avait échoué dans presque toutes ses matières durant le semestre d’automne. Quelques mois plus tard, il quittait l’université.

“C’était notre mode de vie”, dit Alexander “quand je me levais, j’avais déjà manqué deux cours. C’était… On se demandait à quoi ça servait d’aller en cours aujourd’hui. On avait qu’à attendre que les entraînements de football commencent ».

*****

Presque chaque mardi soir durant la saison 2003, un groupe de Cowboys – en général six ou plus – se réunissaient vers 19 heures dans une salle de classe. Les futurs joueurs NFL Tatum Bell et Darrent Williams étaient souvent de la partie, comme l’étaient DeGrate, Girtman, Thomas Wright et d’autres. C’était une session de counseling pour les joueurs qui avaient échoué à un dépistage de marijuana et certains des joueurs participants appelaient ce groupe le ‘Cercle de l’Herbe’. Quiconque n’avait pas respecté le code de conduite n’était pas nécessairement admis dans le Cercle de l’Herbe ; de nombreux joueurs ne savaient même pas que ce groupe existait. C’était réservé à quelques uns, la plupart des stars ou des prospects de haut niveau puisque , selon les membres du groupe, assister à ces réunions donnait un avantage extraordinaire : les joueurs qui se rendaient aux réunions pouvaient continuer à utiliser de la marijuana sans être punis.

“On avait tous fumé et on s’était fait prendre aux tests, mais pour les coaches c’était… ‘tant que tu es performant, on t’enverra au [Cercle de l’Herbe]”, déclare Thomas Wright.

Le département des sports d’Oklahoma State a, globalement, un code de conduite sur la drogue en quatre paliers. Un premier test positif n’entraîne pas de sanction. Un deuxième test amène une suspension de 10% de la saison régulière. Un troisième, une suspension de 50% de la saison. Après le quatrième test positif le joueur est renvoyé de l’équipe – ce qui fait un test positif de plus que ce qui est généralement autorisé dans la plupart des facs BCS.

En soi, l’existence du Cercle de l’Herbe n’était pas illégale. Dans le code de conduite d’Oklahoma State, il y a une clause assez rare (SI a trouvé des clauses équivalentes dans seulement 6 des 54 codes de conduite des universités BCS qui ont mis en ligne ces documents). La clause dit qu’un joueur ne risque pas d’être considéré comme ayant échoué à un test de dépistage tant qu’il est dans une démarche de counseling et que les tests qui suivant prouvent une diminution progressive de l’usage de drogue. Le but est de permettre aux joueurs de se faire aider et de ne pas les pénaliser le temps que la drogue soit purgée de leur organisme.

Cependant, des joueurs d’Oklahoma State ont déclaré à SI que, pendant qu’ils étaient en counseling, ils ont été testés positifs avec de forts taux et n’ont pas été sanctionnés. Par ailleurs, alors que la plupart des codes de conduite des autres facs précisent le temps maximum qu’un joueur peut passer en ‘counseling’ (généralement 30 jours), celui d’Oklahoma State n’avait pas de telles limites – certains Cowboys restaient inscrits en ‘counseling’ pour des saisons entières, voir plus. Girtman affirme que, bien qu’il ait été dans le Cercle de l’Herbe pendant la plus grande partie de l’année universitaire 2003-04, il n’a jamais réduit sa consommation de marijuana et qu’il a été testé positif avec de forts taux de THC sans jamais être sanctionné.

Mickens déclare qu’il est resté dans le Cercle la majeure partie de la saison 2005. Ensuite, à l’été, il affime qu’il a été testé positif à nouveau à la marijuana, ce qui aurait du déclencher une suspension de 10% de la saison 2006, mais que sa seule sanction aura été d’être une nouvelle fois orienté vers le Cercle de l’Herbe. « Il y avait des gars… j’ai entendu des préparateurs physiques affirmer ‘tes taux diminuent, tes taux diminuent’… Ouais, c’est ça… Vous truquiez les résultats pour ces gars parce que c’étaient des stars… », déclare Mickens.

Un conseiller diplômé en matière d’alcool et de drogue a dirigé le Cercle de l’Herbe de 2003 jusqu’au moins 2006. Dans les années précédentes, le conseiller rencontrait les joueurs individuellement les joueurs qui avaient été positifs au test et le joueurs affirment que les sessions étaient productives. Mais les tentatives du conseiller de créer un groupe de parole productif furent moins couronnées de succès, puisque d’après les joueurs, les membres du groupe assistaient souvent aux séances sous influence de la drogue et nombreux étaient ceux qui ne voyaient aucun intérêt à évoquer les problèmes qui se cachaient derrière leur consommation. Ils affirment qu’ils voyaient les séances comme un rassemblement de copains qui aimaient se défoncer. « C’était comme une fraternité », affirme Chijuan Mack.

Dans les premières années du Cercle de l’Herbe, les joueurs affirment que Miles se rendait parfois aux séances. Shaw affirme que Miles a entendu le conseiller poser des questions aux joueurs comme ‘quand avez-vous fumé pour la dernière fois ?’ L’une des pincipales raisons pour lesquelles les universités emploient des conseillers sur la drogue qui n’appartiennent pas au département des sports est le fait que les athlètes se sentent libres de se confier. « Avoir un coach présent met en péril ce qu’on tente de faire lors de ces séances », déclare un cadre qui supervise un programme anti-drogue dans une autre université BCS.

Dans une déclaration écrite, Miles affirme qu’il ne passait aux séances que pour ‘soutenir et aider ses joueurs qui avaient des problèmes’.

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Vers 2007, Joel Tudman, un assistant préparateur physique qui est également l’aumonier de l’équipe et a le titre de Conseiller en Développement Social et Problèmes de Vie pour le programme football – un poste de mentor qui est devenu de plus en plus répandu dans les départements des sports – a été chargé du programme de counseling sur la drogue pour l’équipe de football. Tudman est également le fondateur de Net Church, lancé en 2006. Cette congrégation a rapidement pris de l’ampleur, et les offices du dimanche soir ont du être déplacés depuis Bennett Chapel vers un auditorium du syndicat des élèves, où les sermons de Tudman sont écoutés par une assistance qui inclut souvent 40 joueurs de football ou plus.

Tudman, cela dit, n’a aucune formation en counseling sur la drogue. Alors que la bio de Tudman sur le site web du département des sports indiquait qu’il a reçu un « double master en santé et counseling » de Texas A&M – Commerce, il n’a en fait qu’un seul master en Santé, Kinesiologie et Etudes Sportives. (La bio de Tudman sur le site de Net Church proclamait également à tort que Tudman était titulaire de masters en counseling et en santé. Après l’entretien de Tudman avec SI, la bio a été corrigée). Sa bio sur le site d’Oklahoma State affirme qu’il a été « récompensé par deux fois par la Lone Star Conference en tant que running back et qu’il a été 3 fois All-american en tant que sprinter ». En fait, la conférence ne l’a récompensé qu’une fois (mention honorable en 2003) et il n’aura été All american comme sprinter qu’en 2004. (Après que SI ait commencé à étudier le cursus de Tudman, sa biographie a été retirée du site web de l’université).

Tudman déclare que, attendu qu’il a suivi des cours dans les deux matières de santé et de counseling à texas A&M Commerce il « pensait qu’il s’agissait d’un double master ». Il a fourni un document qui montrait qu’il avait validé cinq unités en counseling, mais aucune d’entre elles n’avait un lien avec l’abus de substances prohibées et il n’a jamais été inscrit dans les deux unités que Texas A&M Commerce propose dans ce domaine. Tudman reconnaît que ses réussites sportives ont été exagérées. « C’est une erreur de ma part, j’en assume toute la responsabilité ».

En 2008, après deux ans à conseiller les athlètes, Tudman déclare qu’il a commencé à prendre des cours de formation continue afin de pouvoir devenir un conseiller diplômé en dépendance chimique (traduction malheureuse, mais…). Quand on lui a demandé pourquoi il avait ressenti le besoin de suivre ces cours, Tudman a déclaré à SI : « je voulais faire les choses correctement ». Quand on lui a demandé s’il pensait ne pas avoir fait les choses correctement au cours des deux années précédentes durant lesquelles il a travaillé avec des consommateurs de drogue, Tudman a répondu : « Ce n’est pas ce que je voulais dire. Rien n’a changé. Je voulais simplement être légitimé [par un diplôme], comme ça, si quelque chose se passait, je pouvais assumer et répondre aux questions. Compétent. ». (Tudman n’est toujours pas diplômé pour traiter des consommateurs de drogue).

Lorsqu’il a été interrogé sur les qualifications de Tudman et son cursus, le directeur des sports Holder a déclaré : “Je n’ai pas regardé son curriculum vitae” quand il a décidé d’étendre ses missions pour inclure le counseling aux consommateurs de drogue et d’alcool. « Je crois en Joel, et en tout ce qu’il a pu faire avec ces jeunes hommes. J’entends beaucoup de commentaires positifs à son sujet. Nous évaluons en permanence ce que nous faisons, notre code de conduite, notre programme anti-drogie. Et ça ne veut pas dire qu’on ne pourra pas changer quelque chose à l’avenir. »

Même si Tudman était compétent pour traiter des consommateurs de drogue, la plupart des universités n’ont pas un membre du staff de l’équipe de football agissant en cette capacité. Certains joueurs affirment que Tudman leur conseillait d’arrêter la marijuana, tandis que d’autres déclarent qu’il employait d’autres méthodes. « Je jure qu’une fois, il m’a conseillé de commencer à fumer du papier », dit Isaac McCoy « un truc comme : essaie plutôt de fumer le filtre plutôt que le joint ».

Richardson a échoué à un test de drogue durant sa seule année dans l’équipe et a commencé à rencontrer Tudman. Il déclare qu’ils discutaient brièvement avant les entraînements, parlant de la quantité de marijuana que le joueur avait consommé la semaine précédente, et que Tudman lui conseillait ensuite une sorte de régime de la drogue, comme par exemple fumer deux joints un jour et aucun le lendemain. Alors qu’il était suivi par Tudman, Richardson affirme qu’il a été contrôlé quatre fois et qu’aucun d’entre eux n’affichait un taux de THC en diminution. Richardson déclare qu’on lui a dit qu’il risquait une suspension pour le premier match de la saison suivante mais qu’il ne serait pas suspendu s’il poursuivait son suivi (‘counseling’ again, saloperie de langue française).

« Je me suis dit, OK, tout est en place pour que je fume, alors j’ai juste continué à fumer », déclare Richardson.

Tudman dément avoir conseillé des joueurs sur la manière de continuer à consommer de la marijuana. « Mon boulot est de m’assurer que, quand un gars est positif à un test, que ce soit à 100 nanogrammes ou 67 nanogrammes ou peu importe, il finisse par arriver à zéro », dit-il. « Donc, pour en arriver à zéro, il faut que sa consommation diminue puis cesse ».

A l’été 2009, le running back Dexter Pratt a échoué à un test de drogue et a commencé à voir Tudman. (‘il n’y avait pas d’étape avant de passer chez lui pour du counseling’, affirme Pratt). Après un nouvel échec à un test en 2010, Pratt affirme qu’il n’a pas été suspendu mais que le manque de temps de jeu l’a conduit à quitter l’université. Par deux fois après avoir déménagé au Texas, en octobre 2010 et en avril 2011, Pratt a été arrêté pour possession de marijuana. La seconde fois, il a été pris avec 71 sachets de drogue. Il a été condamné à 6 mois de prison.

“Tout le monde pense que la marijuana n’est pas une mauvaise drogue, mais elle a vraiment détruit ma vie”, affirme Pratt. « Quand j’étais à Oklahoma State, je n’aurai pas dit que j’étais dépendant, mais je l’étais… Je pense que ça m’aurait été de bénéficier de vrais séances de counseling ».

*****

Bo Bowling a été autorisé à réintégrer l’équipe en 2010, juste au bon moment pour contribuer à ce qui était alors la plus belle saison dans l’histoire des Cowboys. Leurs 11 victoires ont constitué un record de la fac (qui a depuis été battu), et Bowling a joué un rôle crucial dans ces succès. Il a terminé troisième de l’équipe pour les réceptions (42) et contre Kansas State – une victoire 24-14 que le receveur vedette Justin Blackmon a manqué à cause d’une arrestation pour conduite en état d’ivresse – il a engrangé 8 réceptions pour 92 yards. Une semaine plus tard, au cours de la victoire contre Baylor 55-28, il a réussi 9 réceptions pour 101 yards. Au moment de débuter la saison, il y avait des doutes sur le fait que les receveurs des Cowboys pouvaient être performants dans le système du nouveau coordinateur offensif Dana Holgorsen, mais la performance de Bowling a suffi à dissiper ces doutes.

Juste avant le dernier match de cette saison – une victoire 36-10 devant Arizona à l’Alamo Bowl – le safety Victor Johnson, qui n’était pas en counseling à l’époque, a été testé positif à la marijuana. Johnson avait débuté la saison comme titulaire mais avait subi une blessure au genou qui avait mis un terme à sa saison dès le quatrième match. Il a rencontré Gundy, dont il affirme qu’il lui a dit « c’est ton second test positif à la drogue, donc je ne crois pas qu’on peut te conserver ici plus longtemps ».

Suivant le code de conduite du département des sports, Gundy aurait pu simplement suspendre Johnson pour 10 % de la saison. Mais le joueur avait déjà subi une blessure à la fin de 2009, au genou, et avait dégringolé dans l’effectif. « Si je n’avais pas été blessé, on aurait pu trouver des traces de marijuana dans mon urine et ils m’aurait juste dit d’arrêter de fumer. Mais à partir du moment où j’ai été blessé, ça a été une autre histoire… Ils étaient juste en train de chercher un moyen de me dégager de l’équipe. », affirme Johnson.

La différence de gestion des cas de Bowling et de Johnson avec la drogue représente bien ce qu’on peut appeler le code de conduite officieux d’Oklahoma State sur la drogue. Thomas Wright déclare : « Quand tu arrêtes d’être performant, ils cessent de prendre soin de toi. »

Enquête réalisée par Sports Illustrated et SI.com. Tous les crédits à Thayer Evans et George Dorhmann. Traduction libre par votre serviteur.

And In Other College Football News

  • Les temps changent, paraît-il…

Mark Emmert nous a gratifié la semaine passée d’une sortie dont il a le secret… De gros changements en perspective chez nos amis de la NCAA. Déclaration :

“J’ai dit publiquement à plusieurs occasions que la seule chose sur laquelle tout le monde est d’accord au niveau de la gouvernance de la Division 1, c’est que ça ne fonctionne pas »

« Je pense que le board envisage un grand nombre de changements. Ils iront aux réunions d’Octobre et Janvier pour travailler sur un modèle de gouvernance pour la Division 1 très différent. Alors, je pense que ça sera différent, de manière significative. »

Préparons-nous alors à voir les paiements de joueurs autorisés. Et tout le reste. Mais qu’est-ce qu’on va devenir s’il n’y a plus de scandales à répétition ???

  • Nada Surf had a song called ‘Popular’.

 

Et Johnny Manziel a lui aussi été populaire fut un temps.

Maintenant, Johnny Football est devenu un sujet de sondage

E Poll a donc lancé un sondage auprès d’un échantillon représentatif de 1100 personnes.

Et seulement 49% des sondés trouvent Johnny ‘attachant’. Contre 97% la saison passée. Ouch.

Et c’est pas fini…

Dans l’image ci-dessus, si vous baragouinez un peu l’anglais, vous pouvez voir que les gens trouvent maintenant Johnny ‘grossier’ (27%), ‘surexposé’ (49%), ‘de mauvaise foi’ (19%)… Ah, le jugement du peuple, quel bonheur…

  • C’est pas avec ce genre de trucs que All Players United va s’arrêter…

Si même la presse économique s’y met… Business Insider a préparé rapidement un petit graphique censé représenter ce que vaut un joueur ‘moyen’, au sens mathématique du terme, de chacun des 25 programmes ayant généré le plus de revenus l’an passé :

Texas arrive en tête pour avoir réalisé le plus gros revenu, bien sur. La formule de calcul de la ‘valeur moyenne du joueur’ est simple : On prend le total des revenus qu’on multiplie par 47% et qu’on divise par 85. Les 47% représentent la part de revenu total dédiée à la rémunération des joueurs de NFL. Les 85 représentent le nombre maximal de bourses universitaires pouvant être données dans une équipe de football.

L’article, à titre de comparaison, évoque ce qu’est aujourd’hui à Texas le montant d’une bourse d’études : 32 000 dollars. Pour un revenu moyen généré de 578 000 dollars. Je connais des traders qui ont un moins bon ratio…

  • And on the Eighth day, He had remorse…

Nos amis croyants ne m’en voudront pas d’avoir détourné la Bible sur ce coup. Parce que je trouve bizarre, quoique… pas tant que ça dans le contexte actuel dans lequel évolue la NCAA, que les autorités aient décidé de faire marche arrière sur les sanctions qui frappent Penn State. La fac de Happy Valley avait été lourdement sanctionnée suite à la découverte des agissements du pédophile Jerry Sandusky, ancien coordinateur défensif (la défense, çay le mal, je vous dis) du temps de Joe Paterno, avec des amendes et surtout une restriction féroce du nombre de scholarships qui pouvaient être accordées aux recrues.

La NCAA vient donc de décider, compte tenu des efforts de Penn State pour restaurer l’intégrité de son programme, d’accorder progressivement un retour au maximum de 85 joueurs sous scholarship un peu plus tôt que prévu initialement. Penn State aura ainsi droit à 20 recrues la saison prochaine et à un nombre de joueurs boursiers de 75, soit 5 et 10 de plus dans chaque catégorie respective que ce qui était initialement prévu. Au départ, Penn State devait être limité à 15 recrues et 65 scholarships jusqu’en 2017. La suspension de bowls et l’amende en cours de paiement demeurent inchangés, même si le Board of Directors a convenu qu’il serait possible de réduire la durée de suspension de bowls à l’avenir si Penn State continue sur la voie de la rédemption.

Je connais des fans de USC qui doivent se les mordre… Pat Haden a espéré un instant que USC ait droit elle aussi à une réduction de sanctions.

Une nouvelle fois, la NCAA se retrouve exposée. Peu de monde avait compris les sanctions contre Penn State. Le staff en place n’avait plus rien à voir avec le passé, et Sandusky n’était plus sur le campus au moment des révélations… Dans le cadre d’une émotion publique généralisée comme il en existe partout dès lors que des abus sur enfants sont mentionnés, et encore plus quand ces abus sont sexuels, il n’y a eu que peu de contestation au niveau global des sanctions imposées à Penn State (hormis des représentants ou des sénateurs de l’Etat de Pennsylvanie, ou la famille Paterno pour des raisons évidentes, ou quelques fans également).

Toujours est-il que ces sanctions qui frôlent le jamais vu n’avaient pas un fondement réglementaire ultra-solide. Le programme a héberé un pédophile notoire en son sein, qui a parfois utilisé les installations de la fac pour se livrer à ses pratiques dégueulasses. Limiter la possibilité actuelle d’une équipe parce que d’anciens agissements ont existé et ont été en quelque sorte couverts par des dirigeants précédents était relativement recevable tant qu’on en était à une grosse amende pour la fac et une suspension de bowls… De là à priver 10 jeunes gens d’avoir des études payées en limitant les scholarships, je trouvais ça vraiment nul.

La NCAA fait marche arrière… Ou comment tenter de redorer son blason…

Et l’abandon des sanctions contre The U, ça vient ??

  • Si même Jim Delany se met à dire des choses sensées…ou pas…

Oui, l’homme qui a inventé des divisions qui s’appellent Leaders et Legends dans la B1G peut aussi avoir de bonnes idées.

Jim Delany a indiqué récemment, si j’en crois nos amis de ESPN, qu’il était partisan de laisser les lycéens passer directement pros, afin d’éviter les enchaînements de scandales des dernières années, que ce soit financiers (avec par exemple la dernière sortie d’Arian Foster sur le fait d’avoir été payé quand il jouait à Tennessee) ou de toutes autres natures (The U, UNC, et bien sur tout le paquet d’infractions supposées d’Oklahoma State que vous pouvez découvrir en français chaque semaine in this very article).

Delany a toujours été opposé à payer les joueurs (tu m’étonnes, ça ferait moins de pognon pour lui et ses congénères) au-delà du montant de la bourse universitaire standard, quoique la B1G réfléchirait également au fait de payer les 3500 $ environ de différence entre la scholarship et le ‘full cost of attendance’.

Delany suggère ainsi la mise en place d’un système de ligue mineure comme il en existe au baseball, où les équipes peuvent drafter des lycéens pour les faire grandir dans leur système de développement (‘farming system’). Pour suivre d’assez près le baseball (et pourtant, j’arrive aussi à avoir une vie sociale, dingue, non ?), on peut constater que ça marche relativement bien, avec quelques beaux succès.

Une chose sensée, donc, de la part du commissionner de la B1G. Ou pas.

Sensée, parce que ça permettrait de conserver le beau rêve de l’amateurisme.

Ou pas. Parce que, si vous regardez bien ce qu’il s’est produit dans le basket… Le basket pro a commencé à perdre de l’intérêt auprès de nombreux fans à partir du moment où les lycéens ont été admis chez les pros. Perte de la substance du jeu, baisse généralisée du niveau… Le basket pro est devenu une version jouée en salle du basket de playgrounds, délaissant de nombreux aspects tactiques ou de gestion du jeu au profit d’actions individuelles destinées à faire de jolies images à la télévision.

Si ça venait à se transmettre au football…

  • Toujours plus de problèmes pour remplir les tribunes…

Si seulement il n’y avait que des facs qui galèrent sur le terrain qui n’arrivent pas à remplir leur stade… Même des équipes qui gagnent constamment ou presque, qui peuvent quasiment chaque année envisager un bowl prestigieux ou BCS, ou une finale de leur conférence, ont du mal à remplir leur stade. Le Wall Street Journal a ainsi relevé que les Bulldogs de Georgia souffraient de l’absence de 40% environ de spectateurs potentiels dans la section des tribunes réservée aux étudiants. Même Alabama (dont on a pourtant l’impression à la télé que le Bryant Denny Stadium est plein jusqu’à la gueule) voit 32% de ses sièges étudiants rester inoccupés. Vendez de la bière, ça fera revenir les gens.

Lane Kiffin, ex-coach de USC

The Next Lane ?

Compte tenu de l’actualité, et pour ne pas donner dans la redondance avec l’ami Nicolas, auteur de l’excellent Non-AQ Football Report, j’ai décidé de passer mon tour quant à vous exposer les possibilités d’avoir un nouveau BCS Buster pour cette saison (mais ça reviendra sans doute un jour… ou pas). Pour le moment, Fresno est toujours bien placée. C’est tout ce qu’il y a à savoir. Moi, je garde les yeux fixés sur Northern Illinois.

Bien, pour qu’on ne m’accuse pas d’avoir tiré au flanc cette semaine, je vous propose donc à la place des Busters de vous donner mes favoris pour le poste de coach des Trojans la saison prochaine, maintenant que Lane Kiffin a enfin été viré. 10 noms, classés en trois catégories.

Favorites :

Pas certain que Pat Haden, le AD de USC, souhaiterait encore une fois tenter de recruter un coach avec des liens forts avec le régime Pete Carroll, qui aura malgré son succès sur le terrain (ou presque) laissé le paquet des sanctions Reggie Bush qui frappe encore durement le programme. Toutefois, on ne peut pas décemment laisser un nom de côté comme premier candidat…

Steve Sarkisian (head coach, Washington Huskies) : l’ancien assistant de Pete Carroll réalise un bon début de saison avec ses Huskies, et pourrait être un choix assez conservateur quoique trendy pour le poste. Pas certain qu’il ait envie de prendre le risque d’une énorme exposition à Los Angeles, pour un contrat qui ne lui permettrait pas de doubler son salaire. Washington a fait beaucoup d’efforts pour faire progresser le programme, notamment au niveau des installations, et paie bien.

Jack Del Rio (defensive coordinator, Denver Broncos, NFL) : Del Rio est un ancien joueur de la fac. Il est parfois parvenu à sortir de bonnes choses de la triste équipe de Jacksonville où il était head coach. Suffisant pour en faire un favori ? Mwouais…

Kirby Smart (defensive coordinator, Alabama Crimson Tide) : Il est peut-être temps de tuer le père, et de quitter le giron de Nick Saban. Les assistants d’Alabama sont toujours fortement demandés sur le marché des coaches.

James Franklin (head coach, Vanderbilt Comodores) : un bon recruteur dans un environnement pas évident (Vandy est la fac avec les plus hauts standards académiques dans la SEC), un motivateur, un type qui a une vraie présence, de la classe… Parfait pour Los Angeles. Franklin a su tirer le meilleur de son équipe qui manque toujours de recrues de haut niveau, sans pour autant avoir recours à des gimmicks comme une attaque accélérée en permanence… Seule ombre au tableau : l’affaire de viol dans laquelle sont impliqués certains joueurs de Vandy pourrait lui nuire.

Possibilities :

Chris Petersen (head coach, Boise State Broncos) : Depuis 2008, les Trojans ont eu 88 recrues de 4 ou 5 étoiles. Chris Petersen, à Boise, n’en a eu… aucune. Et pourtant, il n’a perdu que 10 matchs en carrière avec ses Broncos. Dès qu’une ouverture pour un job dans une grosse fac apparaît, le nom de Petersen n’est jamais très loin. Cette fois encore, l’entraîneur de Boise, qui ne semble pas trop aimer la lumière, pourrait refuser une offre des Trojans, à moins qu’elle ne soit totalement pharaonique. On indique dans certains milieux que Petersen ne serait plus aussi opposé à bouger que par le passé, notamment quand il avait refusé UCLA.

Mike Riley (head coach, Oregon State Beavers) : Riley a déjà l’habitude de recruter en Californie. Riley a acquis une certaine respectabilité sans faire les gros titres, à Corvallis. Engager Riley serait le signe d’un investissement supposé à long terme, le temps de finir de digérer les sanctions nées de l’affaire Bush avant de tenter de lancer une nouvelle ère de domination…

Greg Roman (offensive coordinator, San Francisco 49ers, NFL) : L’ancien coordinateur offensif de Jim Harbaugh à Stanford a suivi son patron à San Francisco. S’il juge qu’il est temps de s’affranchir de la tutelle du plus désagréable braillard du football, il pourrait être tenté par une offre de Pat Haden et compagnie, dans une conférence qu’il connaît bien.

Longshots :

Jeff Fisher (head coach, St Louis Rams, NFL) : Fisher a des liens forts avec USC en tant qu’ancien joueur. Fisher n’a jamais recruté au niveau universitaire, cela dit. Et pas certain qu’il en ait fini avec son projet de relancer les Rams qui ne sont pas idéalement partis cette saison.

Chip Kelly (head coach, Philadelphia Eagles, NFL) : L’attaque supersonique, au niveau pro, ça n’a pas l’air de trop fonctionner, à en juger par les résultats des Eagles sur le début de saison. Kelly pourrait bien faire une Petrino et plier les gaules un jour ou l’autre, surtout si USC était en mesure de lui donner ce qu’il veut, en mieux que ce qu’il avait avant. Toutefois, il est toujours sous le coup d’une ‘show cause’ de 18 mois dans le cadre de l’affaire du paiement de 25000 dollars à un intermédiaire qui se racontait spécialiste en recrutement, dans le but de faire venir Lache Seastrunk à Oregon, et l’engager supposerait que USC négocie avec la NCAA la levée de la sanction.

John Gruden (Commentateur sur ESPN) : Juste pour le fun, comme ça… A chaque ouverture d’un poste de coach, on parle de Gruden. Alors, je parle de Gruden. Non mais.

I Got Mail… Ou Pas…

Dans cette section, amis lecteurs, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez. Si vous avez des questions, à l’avenir… Pour cette semaine, on passe au-dessus de tout ça, on reviendra, peut-être… Ou pas…

Tuzz : Une question concernant le nouveau format post-BCS: quid? A quoi ça va ressembler, je me perds avec vos histoires de demi-finales-Rose-Orange-Chick-a-Fill…

A partir de la saison prochaine, on range le BCS sur une étagère. De préférence dans la cave. Là où on pourra l’oublier. Pour de bon. A la place, le Cartel a décidé d’instaurer un playoff à quatre équipes. C’est un beau début, mais ce College Football Playoff (sans ‘s’) a déjà un logo tout moche.

 

Comment ça va marcher ?

Un comité de sélection (dont on parlera en détail dans la question suivante) sera chargé de déterminer les quatre équipes qui seront classées de 1 à 4 dans leur idée de ce que sont les meilleures équipes de la saison.

Le comité considèrera les performances des équipes, si elles sont championnes de conférence notamment, les performances lors des rencontres directes seront également prises en compte, les performances contre des adversaires communs, mais aussi des critères un peu moins objectifs comme l’impact de blessures importantes sur les performances d’une équipe. Ahem…

Les rankings tels que nous les connaissons pour l’instant (la formule BCS qui combine le Harris Poll, le Coaches Poll et le Computer Poll) n’existeront plus. Le classement AP ne sera pas non plus pris en considération. Même si nous aurons sans doute toujours droit dans les médias à des publications de classements.

Le comité de sélection devrait se réunir une dizaine de fois par an, dont au moins 5 fois dans la saison, et il est attendu qu’il publie son classement provisoire à l’issue de chacune de ces réunions. On verra ce que ça donnera.

Le comité choisira donc les 4 équipes qui participeront aux demi-finales. Il choisira également qui jouera dans les bowls majeurs.

Les bowls majeurs ?

Six bowls ont été retenus pour héberger, par paire et donc tous les trois ans pour chaque bowl, les demi-finales.

Ces bowls sont, par paire :

  • Le Rose Bowl et le Sugar Bowl qui ouvriront la marche le 1er janvier 2015.

  • L’Orange Bowl et le Cotton Bowl pour 2016

  • Le Fiesta Bowl et le Chick Fill-A Peach Bowl pour 2017.

Et on recommence une nouvelle série en 2018 avec le Rose et le Sugar.

La finale du championnat, qui remplace le BCS Championship, avec un nouveau trophée, se déroulera le lundi suivant les demi-finales avec au moins 6 jours de préparation. Ainsi, si le 1er janvier tombe un vendredi, ce ne sera pas le lundi immédiatement suivant, mais le lundi d’après.

Les villes et les stades peuvent soumettre leur candidature pour accueillir la finale. La première se déroulera à Arlington au Texas. San Francisco et Minneapolis sont déjà candidates pour les éditions suivantes notamment.

Pour les années où les bowls majeurs ne sont pas retenus pour les demi-finales, ils opposeront des équipes choisies par le comité de sélection dans les limites fixées par les contrats entre les bowls et les conférences. En principe, les champions de conférence qui ne font pas partie du Playoff devront se rendre dans les bowls avec lesquels leur conférence est en contrat.

Rappelons rapidement pour mémoire la situation contractuelle des bowls :

  1. Le Rose est sous contrat avec la Pac12 et la B1G

  2. L’Orange est sous contrat avec l’ACC. Notre Dame a par ailleurs un pseudo-contrat qui lui permet d’y apparaître.

  3. Le Sugar a un contrat avec la SEC et la Big XII. Les deux conférences avaient à l’origine établi un nouveau bowl appelé le Champions Bowl qui a finalement été fusionné avec le Sugar.

  4. Le Fiesta a un contrat avec la Big XII, mais son devenir est assez incertain.

  5. Le Cotton n’a pas de contrat pour le futur, même s’il est censé traditionnellement opposer la Big XII et une équipe de la division Ouest de la SEC. Il n’est pas prévu que ce type d’affiche soit maintenu à l’avenir.

  6. Le Chick Fill-A Peach Bowl oppose généralement une équipe de l’ACC et une de la SEC. Normalement, ce ne devrait plus être nécessairement le cas au moment du playoff, et devrait être confirmé prochainement.

Pour le reste, il y a aura toujours des bowls mineurs la plupart du temps inintéressants, et ils sont de plus en plus nombreux.

J’espère avoir résumé correctement la situation, le temps est venu d’en dire un peu plus sur la grosse nouveauté de ce système, le Comité de Sélection :

Comité de sélection

Comme évoqué rapidement dans la réponse à la question précédente, ce sera un Comité de Sélection qui sera chargé de décider qui seront les 4 équipes qui participeront aux playoffs, en les ordonnant, ainsi que les affiches des quatre bowls majeurs qui ne seront pas les hôtes des demi-finales.

Le comité sera composé de 12 à 18 ou 20 membres, avec une représentativité supposée au niveau national. Il devrait être composé d’au moins un Director of Athletics représentant une conférence majeure, les fameuses ‘Power Conferences’ (SEC, Pac12, B1G, BigXII, ACC), ce qui nous donnerait donc déjà 5 places occupées. Ensuite, d’anciens coaches, AD, joueurs, et peut-être au moins un ancien membre des médias devraient compléter le panel. En seraient exclus les coaches, joueurs, et membres des médias actuellement en exercice.

Bill Hancock, le ‘patron’ du College Football Playoff (CFP) – qui est accessoirement le boss du Cartel connu sous le nom de BCS – a promis que la liste serait composée de personnes ‘indiscutables’ compte tenu de leur curriculum vitae. On verra bien… On parle de ‘personnes de grande intégrité qui connaissent le football’… Ahem…

Les conférences ont envoyé des listes de noms pour arriver à un total de candidats d’environ 100 noms au sein de laquelle seront piochés les membres du comité de sélection, qui s’inspirerait grandement de ce qui est fait en basket pour déterminer les affiches de la March Madness, les playoffs de la grosse boule orange. Les candidats ont déjà été contactés par Hancock ou les membres du comité de gestion du CFP.

Hancock et d’autres voix autorisées (dont notre grand ami, le leader, la légende, Jim Delany) affirment que la composition du comité pourrait être connue pour la fin de l’actuelle saison.

Je n’ai pas trouvé d’indiscrétions de sources crédibles sur le sujet quant à l’identité des membres qui auraient déjà accepté d’en faire partie.

Nul doute qu’il y aura du commentaire dans l’air au moment de l’annonce de la liste des membres du comité.

Stay tuned.

Verchain’s Games To Watch This Week

L’équipe de rédaction de The Blue Pennant vous présentera demain les matchs les plus intéressants à suivre cette semaine. Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne moi aussi mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain…

Maryland Terrapins at Florida State University Seminoles

UPSET ALERT

Oui, je ne pensais jamais écrire ça avant le début de saison. Mais bon… Florida State a du batailler sérieusement pour se défaire du Boston College, qui ne sont pas des foudres de guerre, et Maryland est invaincue, après avoir donné la leçon à West Virginia il y a deux semaines. Comme rien n’est jamais certain dans l’ACC, je me dis qu’il y a du potentiel…

Texas Christian University Horned Frogs at Oklahoma Sooners

UPSET ALERT

Deuxième gros test d’affilée pour les Sooners après Notre Dame. Une autre belle défense qui n’est plus tout à fait au niveau de celle de l’an passé au eye test (je ne m’amuse pas à vérifier les statistiques, de toute manière) face à l’attaque retrouvée des Sooners. Pas certain que les hommes de Bob Stoops pourront scorer 21 points sur des pertes de balle adverses cette fois, cela dit. D’où l’upset alert…

Washington Huskies at Stanford Cardinal

UPSET ALERT

Oui, je sais, c’est un peu le thème de la semaine, l’upset alert, même celles qui ne sont pas super-crédibles. Je me refuse à mettre Miami en upset alert contre Georgia Tech, et il me fallait donc un troisième match susceptible de rentrer dans la catégorie. Je suis donc allé chercher cette rencontre. Comme cela a déjà été dit, Washington a pour l’instant battu quatre équipes invaincues avant de croiser la route des Huskies (oui, c’est en comptant Boise au cours du premier match), et les hommes de Sark ont battu Stanford l’an dernier… Bon, OK, ce n’était pas du côté de Palo Alto, mais tout de même…

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 15

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Je n’ai pas pu résister au plaisir de vous livrer mon #NotImpressed de la semaine dès dimanche dernier, atterré devant mon streaming d’ESPN. Entre Herbstreit, ancien d’Ohio State rappelons le qui se félicitait du choix du comité, Reece qui disait amen à tout, David Pollack qui avait un peu de retenue, Bob Fuckin’ Bowlsby au téléphone, Nick Saban qui disait tout le bien qu’il pensait d’Ohio State, etc, je n’ai pas pu m’empêcher de dégainer (oui, elle me le reproche souvent, aussi…).

Bref, je ne vais pas en remettre une couche.

Il y aura un CFR spécial la semaine prochaine pour vous proposer mes impressions sur les bowls qui ont été annoncés. Tous les bowls. Les 38.

C’était le dernier #NotImpressed de la saison. Merci pour votre fidélité.

Ah, tiens, Bowl-wise, voilà l’effet que ça fait au Président de l’Université du Tennessee de voir les Vols disputer le TaxSlayer.com Bowl, un bowl qui n’est que dans les rangs 3 à 8 du calendrier bowls SEC… Pauvre homme…

Bah, juste après, il a sorti le chéquier pour rallonger coach Butch Jones à 3,6 millions de dollars par saison jusqu’en 2020…

And In Other College Football News

Dernier rendez-vous avec les salaires des coaches. Cette semaine, donc, pour boucler la boucle, la Conférence USA.

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Florida Atlantic Charlie Partridge $500,000 $2,590,000 5 years $500,000 $30,000
Florida International Ron Turner $550,000 $2,700,000 5 years $500,000 $20,000
Louisiana Tech Skip Holtz $500,000 $2,500,000 5 years $200,000 $25,000 $150,000
Marshall Doc Holliday $600,000 $2,400,000 4 years $175,000 $20,000
Middle Tennessee Rick Stockstill $701,504.14 $4,209,024.84 6 years $10,000
North Texas Dan McCarney $710,000 $3,704,200 5 years $600,000 $500,000
Rice David Bailiff
Southern Miss Todd Monken $700,000 $2,800,000 4 years $700,000 $15,000
UAB Bill Clark $500,000 $1,500,000 3 years $450,000 $25,000 $50,000
UTEP Sean Kugler $500,000 $2,500,000 5 years $280,000 one month base salary $100,000
UTSA Larry Coker $425,000 $2,375,000 5 years $400,000
Western Kentucky Jeff Brohm $600,000 $2,400,000 4 years $600,000 $50,000
Old Dominion Bobby Wilder

Charlie Partridge : augmentation de 5% chaque 1er juillet à partir de 2015. Bonus de présence de 40000$ au 1/7/2016 et 20000$ au 1/7/2018. L’université fournit une voiture de fonction. Une loge au stade. 6 tickets à la saison pour le basket. 12 tickets pour les matchs à l’extérieur (première fois que je vois ça).

Nom de plombier, allure de plombier, job de plombier

 

Ron Turner : prime de présence de 50000$ chaque 1er mars jusqu’en 2017. 20 tickets pour les matchs à domicile.

Skip Holtz : 0,3 million chaque année garantis versé par la Louisiana Tech University Foundation, pour les apparitions médias et de levée de fonds. Permission de négocier son propre contrat équipementier pour ses chaussures et ses fringues (bon, apparemment, il n’a pas eu de contrat avec Armani…). Une voiture de fonction, possibilité d’une deuxième (hey, il est donc célibataire). Cotisation payée à un country club.

‘OK Corral’, c’était mieux avant…

 

Doc Holliday : ouais, il a le nom du personnage joué par Val Kilmer dans Tombstone, où Kurt Russell joue Wyatt Earp. 0,3 million pour les apparitions médias, 0,1 million pour les opérations de levée de fonds. 25000$ versés par le Marshall University Football Enhancement Fund. Deux voitures de fonction avec l’assurance et l’entretien payés. Cotisation payée à un country club. 20 tickets pour les matchs à domicile et 4 tickets pour le basket. Buyout de 2 millions de dollars s’il devient le coach de West Virginia.

Rick Stockstill : augmentation de salaire de 100 000$ si l’APR est de 930 ou plus (Academic Progress Rate, ou une mesure des chances d’obtention du diplôme des étudiants athlètes), si l’équipe a un record positif et gagne 5 matchs de conférence, si aucune violation de niveau 1 ou 2 des règlements NCAA n’est relevée pendant la saison. Si ces mêmes critères sont remplis, prolongation automatique d’un an du contrat. 75000$ de revenu annuel pour les apparitions TV, radio et Internet (bizarre, on n’a pas vu de une de Paper avec Rick Stockstill – Breaking The Internet…). 5000$ de primes par tranche d’augmentation des revenus des tickets de 100000$. 4000$ de prime par tranche d’augmentation des donations de boosters de 100000$. Une voiture de fonction ou allocation mensuelle de 600$. Défraiement de 400$ par mois pour ses menues dépenses. 20 tickets pour les matchs à domicile. J’adore son contrat. Rien que le montant de son salaire garanti qui se termine par 14 cents me fait tripper…

Dan McCarney : 50000$ pour les apparitions télé. Primes de présence s’il termine chaque saison de 60000$ en 2014 puis 70k, 90k, 110k pour finir à 124200$ s’il termine la saison 2018. 15000$ de prime pour chaque saison à plus de 7 victoires. Voiture de fonction PLUS allocation de 900$ par mois pour payer l’assurance, le carburant et l’entretien. Cotisation payée à un country club.

Todd Monken : une voiture de fonction avec l’assurance payée. Loge privée dans la tribune de presse, plus 20 tickets pour les matchs à domicile. 6 tickets pour le basket. Cotisation payée à un country club.

Bill Clark : 25000$ pour les apparitions médias et le ‘talent’ (no kidding), 25000$ pour les opérations de promotion et de levée de fonds. 10000$ de prime pour des abonnements entre 5000 et 7499, 20000$ de 7500 à 9999 et 30000$ pour plus de 10000 abonnements à la saison vendus. 25000$ pour 7 victoires et 5000$ par victoire supplémentaire jusque 10. 10000 dollars de prime pour une victoire contre une Power Five. Deux voitures de fonction ou allocation de 750$ par mois par véhicule loué. Cotisation payée à un country club.

Sean Kugler : 220000$ pour les apparitions médias et les discours en public. Toutes les primes de bowl et autres sont exprimées en mois de salaire. Par exemple, un mois de salaire pour plus de 6 victoires dans la saison. Deux voitures de fonction fournies par un concessionnaire local. Cotisation payée à un country club.

Larry Coker : 25000$ pour les apparitions médias et les discours en public. Augmentation annuelle de 25000$. Une voiture de fonction ou 600$ par mois d’allocation. 24 tickets pour les matchs à domicile, plus une loge privative. Cotisation payée à un country club. Jusqu’à 185000$ de primes liées à la performance de l’équipe (non détaillées).

Jeff Brohm : prime de 50000$ pour gagner plus de 6 matchs, prime de 25000$ si l’affluence moyenne au stade est supérieure à 12000. L’université fournit une voiture de fonction et paie l’assurance, avec la possibilité d’une deuxième voiture (ce qui, selon les standards habituels, implique que Brohm est célibataire, mesdemoiselles…). 10 tickets pour les matchs à domicile. S’il est viré, il ne peut pas entraîner une équipe du Kentucky pendant deux ans.

Rice a refusé de communiquer les éléments salariaux de David Bailiff puisque la faculté est totalement privée.

Les éléments salariaux du coach d’Old Dominion Bobby Wilder n’ont pas été examinés par Newsday, dont la base de données vous a été traduite ici dans le cadre de cette suite de news sur les salaires des coaches. Cependant, comme votre ami Verchain ne recule devant rien (ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît), il vous a trouvé le package de Bobby.

Salaire de base de 220000$ pour cette saison, 239500$ la saison prochaine et 270000$ en saison suivante. Salaire complémentaire versé par des fonds privés de 180000$ et prime pour les apparitions médias de 75000$ (qui passera à 100000$ en 2016-2017). Wilder a négocié une clause de licenciement sans cause à hauteur de 1,8 millions en 2013, somme qui diminue de 0,2 million à chacune des saisons suivantes. Ainsi, s’il est viré en 2015, il recevra 1,4 millions.

Par contre, je n’ai pas trouvé les autres trucs qui m’amusent comme les primes à la con et les cotisations à un club de strip…

Verchain’s Game To Watch This Week

Bah, cette semaine, rien, juste le match habituel qui clôture la saison entre les Midshipmen de Navy et les Black Knights d’Army. Si vous aimez la triple option, ou si le simple nom de Ken Niumatalolo vous amuse, vous pouvez regarder. Si vous êtes totalement drogué au football, vous pouvez regarder… Moi, je pense que je regarderai ce truc. Parce que ce ne sera pas pire que certains des bowls qui nous attendent.

L’édition spéciale Viewer’s Guide du College Football Report vous attendra en début de semaine prochaine. Ensuite, la voix de Verchain s’éteindra. Enfin, celle qui venait vous chatouiller hebdomadairement. Elle reviendra, ponctuellement, ne serait-ce que dans les commentaires. Ne serait-ce que parce que j’ai une copie du Wainstein Report sur North Carolina à vous dévoiler…

Et puis, il y a aura une nouvelle saison qui débutera fin août, non ?

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 : Special CFP Edition

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed. CFP Edition.

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Devant les caméras d’ESPN, avec Reece Davis derrière le micro et tous les guignols comme votre serviteur qui regardent le truc par des moyens détournés, Jeff Long, le chef d’une nouvelle mafia qui vient remplacer le Cartel, vient d’annoncer les demi-finales du premier College Football Playoff de l’histoire.

#1 Alabama Crimson Tide (SEC Champion, 12-1) face à #4 Ohio State (Big Ten Champion, 12-1)

#2 Oregon Ducks (Pac12 Champion, 12-1) face à #3 Florida State Seminoles (ACC Champion, 13-0)

Are you kidding me ????

Rien à dire sur la demi-finale qui opposera Oregon à FSU, elle était attendue, elle était programmée, il était écrit qu’elle devait se produire.

Rien à dire sur le choix d’Alabama comme numéro 1 du classement. Le Tide a remporté la plus difficile conférence du paysage, la plus difficile conférence du paysage, avec une défaite qui est tout sauf humiliante au compteur contre Ole Miss, une équipe de la SEC West, qui a également battu Mississippi State qui ne comptait qu’une défaite contre Alabama au moment de croiser la route des Rebels. Un accident de parcours, à l’extérieur, ça arrive.

Ohio freakin’ State ????

Shoot me in the head, right now.

On parle d’une équipe qui a été battue A DOMICILE, dans l’imprenable Horseshoe, par VIRGINIA FUCKIN’ STATE. Une équipe avant-dernière de sa division, l’ACC Coastal, dont le champion, Georgia Tech, a terminé avec un record de 6-2 en conférence. Une équipe qui a perdu contre East Carolina de l’AAC, contre Miami, Pittsburgh, Georgia Tech, le Boston College et WAKE FOREST, dans le cadre du pire match de la saison en Power Five, un lavement à 6-3 EN PROLONGATION !!!!!!

Big Ten bias !!!!

Bob Bowlsby, commissionnaire de la Big 12

Sortez les théoriciens du complot !!! Il n’y a pas eu d’avion dans le Pentagone ??? Il y a eu, alors, un jeu de pouvoir, avec deux des ex-coaches faisant partie du CFP Selection Committee liés à la Big Ten : Barry Alvarez de Wisconsin et Tom Osborne de Nebraska. De qui se moque-t-on ? Sans compter que le tristement célèbre Jim Delany, le commish de la Big Ten, a sans doute du trouver un moyen de pousser son jeu de pouvoir suffisamment loin pour avoir une quelconque forme d’influence.

Le grand perdant de l’année dans la course au playoff est donc la Big 12. Paie ta crédibilité. Tu t’appelles Big Twelve et t’as que 10 équipes dans ta conférence. Non mais allo quoi. C’est comme si je disais tu t’appelles Big Ten et t’as 14 équipes dans ta conférence.

Que les présidents des universités de Texas, Oklahoma, Texas Christian, Baylor, Iowa State, West Virginia, Texas Tech, Kansas, Oklahoma State et Kansas State se réunissent et licencient sur le champ Bob Bowlsby. Le commissionner de la Big 12 est autant responsable que le comité de ne pas avoir de représentant de la conférence en playoff. Oui, d’une des deux seules conférences à jouer 9 matchs en conférence, avec la Pac12.

Bowlsby est le pitre en chef qui a refusé de nommer ONE TRUE CHAMPION dans la Big 12, alors que le règlement de sa conférence indique qu’en cas d’égalité, l’équipe qui remporte la confrontation entre deux équipes est nommée championne. Et cette équipe est Baylor. Alors, en croyant favoriser sa conférence par rapport à la perception que TCU était plus appréciée du comité que son VRAI CHAMPION Baylor, Bobby nous l’a jouée ‘co-champions’. Et ça vient de lui péter à la face comme à n’importe quel terroriste qui essaie de se fabriquer sa propre petite bombinette. Ridicule.

Les explications de Bowlsby sur ESPN sont à pleurer de rire. ‘Le comité ne nous a pas dit que c’était important d’avoir un match de championnat, si on avait su on aurait fait autrement’. Mais combien ce type est-il payé pour dire ça ? Le tiebreaker prévu par le règlement n’est pas pour désigner un champion, mais le représentant de la Big12 pour le Bowl avec lequel elle est sous contrat, le Sugar. Alors, ça s’appliquera l’an prochain. Non mais. Je ne savais pas que n’importe quel comédien de stand-up pouvait devenir commish d’une Power Five ! Gad Elmaleh comme commish de la Big 12.

Jeff Long, le Parrain lui-même, a avoué à ce cher Reece (qui est d’accord avec tout ce qui vient d’une quelconque forme de pouvoir) que le fait de ne pas avoir de champion unique a pu coûter à la Big 12.

De même, le membre du comité de sélection lié à la Big 12, le Director of Athletics de West Virginia, ne devrait pas pouvoir sortir de la prochaine réunion des AD de la Big 12 autrement que couvert de goudron et de plumes.

WR Devin Smith, Ohio State

Même Paul Finnebaum est d’accord pour dire que ce comité vient de poser sa première bouse. Pas mal pour une première édition, gentlemen (and lady Condi, oeuf corse). Comment expliquer que TCU, classé troisième la semaine passée, se retrouve soudainement dehors, sans perdre ?

C’est le retour du BCS, dans une nouvelle forme. Lou Holtz est d’accord avec le comité. Voilà qui devrait suffire à vous convaincre que ces messieurs et madame ont fait n’importe quoi.

C’est le retour du What have you done for me lately ! Une victoire impressionnante en dernière semaine, et on oublie tout.

Ohio State a joué Navy, Kent State et Cincinnati hors conférence en plus de la sublime défaite A DOMICILE contre Virginia Tech. Voilà de quoi vous impressionner ?

Au moins, Florida State a joué Notre Dame, Oklahoma State et Florida en plus de Citadel. Et ils sont invaincus. Oui, ils gagnent moche, oui ils ont eu du mal à battre Georgia Tech. Mais ils sont là à 13-0, devant Ohio State.

Ohio State est le champion de la sixième division du college football. La Big 12 à division unique est la quatrième division du truc.

Retournez le problème dans tous les sens, et vous arrivez à la même réponse : This is an outrage !

Manquerait plus que la B1G nous ressorte ses divisions Leaders et Legends, tiens, pour que la fête soit totale.

Et Verchain est #NotImpressed.

Just two words for you : Suck it ! Pardon. ROLL TIDE !

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 14

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Eh bien voilà.

Voilà la dernière livraison du College Football Playoff Selection Committee. Pas dans sa version Verchain. Dans celle qui passe sur ESPN…

So, what ?

En bon avocat des causes impossibles (comme le maintien de Brady Hoke à la tête de Michigan. Just joking), Verchain is #NotImpressed. Non, pas impressionné… Verchain is #Outraged !!!

Plus que jamais, il est temps de se demander ce que fout ce comité.

Les fans de Florida State sont fous furieux de voir leur équipe descendre lentement au classement à chaque victoire arrachée de manière de plus en plus moche et/ou de plus en plus limite (que ce soient Louisville, Miami, Boston College ou Florida…). Ils ont raison, quand on est fan on ne voit pas les limites de son équipe (et on désigne Duke Johnson parmi les trois meilleurs coureurs de la division FBS…). Mais vu de l’autre côté du Sunshine State (la Floride, jeunes gens), Verchain trouve que, si FSU mérite d’être dans les 4, elle ne mérite pas mieux que sa quatrième place.

Non, la raison de l’énervement de votre ami Verchain (et il vaut mieux ne pas réveiller le dragon…), c’est le cas de Baylor.

Mais personne n’aime Baylor. PERSONNE N’AIME BAYLOR !!!!!

1) TCU est classée devant Baylor.

Oui, alors que TCU a été battue par Baylor, qui a remonté 20 points pour passer devant les Frogs… A se demander où est soudainement passé le critère des victoires face à face ?

Alors, on va nous raconter que le calendrier des Frogs était beaucoup plus difficile que celui des Bears. Alors… Ouais, pour le moment, Baylor n’a pas encore battu Kansas State, ce que TCU a fait… Les deux équipes partageront au soir de la dernière journée de la saison BiG 12 un total de 10 adversaires en commun.

Baylor a eu du mal à terminer le match contre Texas Tech cette semaine, pendant que TCU écrabouillait Texas. Alors, le comité, on fait comme les votants du BCS ? On reste sur la dernière impression ? On préfère la dernière fille facile au meilleur coup de sa vie, qui a juste eu une petite migraine du côté de Morgantown ? Please…

Jusqu’à la semaine dernière, le sémillant Jeff Long, chairman du comité (qui ressemble de plus en plus à Vince McMahon de la WWE tellement il est ridicule à chaque apparition, il ne lui manque que la démarche de canard, en fait…) affirmait que TCU méritait d’être mieux classée que Baylor car elle avait une belle victoire contre une équipe du Top 25 du CFP : Minnesota.

Cette semaine, Minnesota ne fait plus partie du Top 25 du CFPSC… Donc, Jeffy Jeff affirme que TCU mérite d’être mieux classée que Baylor car elle a une belle victoire contre une équipe non classée mais qui a un record positif. Pardon ?

Jeff Long examine la candidature de Baylor au CFP

La Big 12 n’aime pas Baylor non plus. Qu’est ce que c’est que cette histoire de proclamer des co-champions en cas de records identiques ? Hé, les enfants, dans un round robin où toutes les équipes se rencontrent (oui, pas un truc comme l’American ou la Sun Belt) comment une victoire face à face ne peut-elle pas favoriser l’équipe victorieuse, en cas de records finaux identiques ?

HEY !!!! C’EST POURTANT CE QUE VOUS AVEZ ECRIT SUR VOTRE SITE INTERNET !!!!!!!!!!!

And I quote : « 

  1. If two teams are tied, the winner of the game between the two tied teams shall be the representative. »

On se fout de nous. Vraiment.

Donc, le comité a sans doute du trouver un formidable argument pour classer TCU devant Baylor.

Verchain, lui, n’en voit qu’un (indice : l’argument se trouve au milieu de la photo…)

2. Ohio State est classée devant Baylor !!!

Encore pire, peut-être, la présence d’Ohio State devant Baylor.

C’est sans doute du au fait que les Buckeyes ont battu Minnesota ? Je ne vois pas trop d’autre explication…

Pas de victoire face à face, mais de toute façon ça ne compte pas…

Alors, regardons un peu les calendriers des deux équipes, puisque selon Saint Jeff ça compte… (NB : tous les classements sont issus des stats de Sagarin, pour pouvoir classer les équipes qui ne sont pas dans le classement du CFPSC…)

Meilleure victoire des Bears : contre #3 TCU.

Meilleure victoire des Buckeyes : contre #10 Sparty.

Deuxième meilleure victoire des Bears : contre #9 Oklahoma.

Deuxième meilleure victoire des Buckeyes : contre #34 Minnesota (quand je vous dis que c’est là que ça se passe…).

Défaite des Bears : contre #28 West Fucking Virginia à Morgantown.

Défaite des Buckeyes : contre #50 Virginia Tech dans le foutu Horseshoe de Colombus !!!

Bah, après tout, Ohio State est une institution, un grand nom dans le monde du football. Baylor, c’est juste une bande de foutus baptistes illuminés de Waco au Texas, quoi. Des David Koresh en puissance. Alors que bon, Ohio State, c’est la fac où a fumé de l’herbe étudié le formidable Lil Jon.

Théorie de la conspiration : des sources bien informées sur ce qu’il se passe derrière les murs de la salle de réunion du CFPSC affirment que les plus ‘vocaux’ des membres du comité, ceux qui s’expriment le plus, cherchent à convaincre les autres sont les ‘coaches’.

Les ‘coaches’, c’est à dire :

  • Barry Alvarez : ancien coach de Wisconsin et AD des Badgers.
  • Tom Osborne : ancien coach et AD de Nebraska
  • Ty Willingham : ancien coach de Stanford, Notre Dame et Washington.

Bref, BIG TEN BIAS ALL OVER THE PLACE !!!

Nous aurons donc droit à des grands moments de vérité en cette fin de semaine, avec le climax dans la nuit de dimanche à lundi chez nous pauvres européens : Kansas State tient la crédibilité du College Football Playoff Selection Committee entre ses petites mains.

Si cette image ne vous fait pas peur…

And In Other College Football News

Avant dernier épisode du détail des salaires et autres avantages des coaches, avec cette semaine l’avant-dernier épisode : la Mid-American Conference.

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Akron Terry Bowden $400,000 $2,000,000 5 years $300,000 $50,000  
Ball State Pete Lembo $475,000 $2,500,000 5 years $475,000 $15,000  
Bowling Green Dino Babers $400,000 $2,000,000 5 years $400,000 $15,000  
Buffalo Jeff Quinn $325,000 $1,625,000 5 years $250,000 $25,000  
Central Michigan Dan Enos $360,000 $1,440,000 4 years $285,000 $15,000  
Eastern Michigan Chris Creighton $425,000 $2,125,000 5 years $400,000 $20,000  
Kent State Paul Haynes $375,000 $1,875,000 5 years $250,000   $100,000
Massachusetts Mark Whipple $450,000 $2,250,000 5 years $250,000 $15,000  
Miami (OH) Chuck Martin $450,000 $2,250,000 5 years $400,000 win conference title: 8.333% of guaranteed annual payment 40% of guaranteed annual payment
Northern Illinois Rod Carey $400,000 $2,375,000 6 years $400,000 $25,000  
Ohio Frank Solich $495,000 $2,700,000 5 years $370,000 10% of base salary  
Toledo Matt Campbell $465,000 $2,375,000 5 years $275,000 $15,000 for appearing, $30,000 for winning  
Western Michigan P.J. Fleck $392,500 $1,962,500 5 years $210,000 $25,000  

Robin Williams n’est pas mort !!

Terry Bowden : 50000$ pour les apparitions médias, 25000 issus du contrat équipementier, 25000 pour des apparitions publiques. 15000$ de prime s’il est élu coach de l’année de sa conférence. Une voiture de fonction avec l’assurance payée. Cotisation payée à un country club.

Pete Lembo : 25000$ de prime annuelle de présence. Une voiture de fonction avec l’assurance, l’entretien et le carburant payés. 10 tickets pour les matchs à domicile. 10 tickets pour tous les autres évènements sportifs de l’université.

Dino Babers : 3000 dollars pour 5 victoires en conférence, 10000$ pour 6 victoires ou plus en conférence. Si un joueur de l’équipe est nommé joueur de l’année de la MAC : prime de 2000$. Si l’équipe dispute un match contre une équipe BCS (Power Five?) qui lui garantit 400000$ de recette, prime de 10000$. Une voiture de fonction ou allocation de 450$ par mois pour en louer une. Un nombre de tickets non précisé pour les matchs à domicile. Entrée gratuite dans un club de golf. Nombre non précisé de tickets pour le basket. 5000$ d’équipement fourni dans le cadre du contrat équipementier.

Jeff Quinn : 75000 dollars pour les apparitions publiques et dans les médias y compris prime équipementier. 5000$ pour 6 victoires, et 2500$ par victoire supplémentaire. 2500$ pour une victoire contre une équipe Power Five. 5000$ pour une victoire contre une équipe du Top 25. 7500$ de prime si l’assistance moyenne aux matchs à domicile dépasse les 15000. Deux voitures fournies par un concessionnaire ou 800$ d’allocation par mois. 15 tickets pour les matchs à domicile, plus une loge pour la famille.

Dan Enos : 35000$ de prime pour les apparitions médias, 40000$ de prime pour des apparitions publiques et promotionnelles. 6000$ de prime pour 7 victoires, et 6000$ par victoire supplémentaire. 5000$ de prime si l’assistance moyenne aux matchs est de plus de 20000, et 5000$ de supplément par tranche de 5000 supplémentaires, jusqu’à +30000 personnes. Une voiture de fonction. 10 tickets en loge et 10 tickets classiques à la saison. 4 tickets à la saison pour les autres sports. Abonnement mensuel de téléphone mobile pour 75$. Si 60% de l’effectif est originaire du Michigan, prime de 5000$.

Chris Creighton : 25000$ pour une émission de radio hebdomadaire. Prolongation d’un an si le coach est toujours sous contrat au 1/1/2015. 50000 dollars si l’équipe participe au college football playoff (LOL). 5000$ pour 7 victoires, 7500$ pour 8, 10000$ pour 9, 15000$ pour 10, 20000$ pour 11, 30000$ pour 12. 15000$ si l’affluence payante moyenne est supérieure à 10000, 20000$ si elle est supérieure à 15000. Voiture de fonction avec l’assurance payées par l’université ou allocation mensuelle de 750$. 20 tickets pour les matchs à domicile, 10 tickets pour le basket masculin et féminin.

La blague de ‘tire mon doigt’, vraiment ?

Paul Haynes : 125000$ par an pour les apparitions médias, les levées de fonds, les apparitions marketing et promotionnelles. 5000$ par victoire au-delà de 6 contre des équipes FBS. Une voiture de fonction au choix. Si 60% de l’effectif est composé de joueurs originaires de l’Ohio : prime de 10000$.

Nouveau spinoff : Les Cordier, coach et flic !

Mark Whipple : 200000$ pour les apparitions médias et des allocutions. Permission de négocier son propre deal avec un équipementier. 16 tickets pour les matchs à domicile.

Chuck Martin : 50000$ de prime pour les apparitions médias. Les primes sont exprimées en pourcentages du salaire (dont un 4,167% du salaire s’il est nommé coach de l’année de la MAC). 9 victoires : prime de 10000$, 10 victoires : prime de 15000$, 11 victoires : prime de 25000$. 12 victoires : 8,333% du salaire annuel. Voiture de fonction fournie par l’université avec l’assurance payée. 25 tickets pour les matchs à domicile, 4 tickets pour le basket et le hockey.

Rod Carey : une voiture de fonction fournie par l’université. 30 tickets pour les matchs à domicile. 8 tickets pour les autres sports, avec deux places de parking VIP. Accès libre à un parcours de golf à l’année.

Gollum ??

Frank Solich : 30000$ par saison de contrat avec Ohio Bobcat Sports Network. 15000 $ du contrat équipementier. 30000$ de salaire pour un job d’assistant AD chargé des projets spéciaux (no matter what it is…). 275000$ de prime de présence au 31/12/2012 puis 50000$ à la fin de chacune des saisons suivantes. 5000$ de prime par victoire de 7 à 9 et 10000$ de prime par victoire au-delà de 10. Voiture de fonction avec carburant payé. Cotisation payée à un country club.

Matt Campbell : 10000$ d’augmentation annuelle. 165000$ par an de revenu marketing. Abondement d’un plan épargne retraite à hauteur de 25000 dollars par an. 7500$ de prime pour 7 victoires et 2500$ de prime par victoire supplémentaire. Coach régional de l’année (whatever that is…) : prime de 30000$. Une voiture de luxe. Cotisation payée à un country club.

PJ Fleck : 91250$ pour les apparitions médias, 91250$ pour les apparitions publiques. 6000$ par victoire au-delà de 7. 2000$ si un joueur fait partie de la première équipe MAC de l’année (sportive ou universitaire), 1500$ s’il fait partie de la deuxième équipe. 15000$ s’il est désigné coach régional de l’année (whatever… oh, forget it…). Si l’affluence est supérieure à 20000 : 8000$ de prime. Si elle est supérieure à 25000 en moyenne annuelle : 15000$ de prime. Voiture de fonction avec l’assurance et l’entretien payés ou allocation de 400$ par mois. Une loge de 34 places au stade. Cotisation payée à un country club.

La semaine prochaine : la conférence USA !

Verchain’s Games To Watch This Week

Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain… Et puis tiens, tant qu’à se ridiculiser, Verchain vous donne son pronostic…

Bon, au-delà de l’introduction habituelle, c’est une semaine de finales, alors…

Alabama Crimson Tide vs Missouri Tigers : Alabama s’est bonifiée toute l’année. Au lieu de la rébarbative habitude de défendre et courir, la venue de Lane Kiffin a -presque – rendu le Tide sympathique. Sympa à regarder, en tout cas… The Pick : Alabama.

J’ai bien dit PRESQUE sympathique…

Oregon Ducks vs Arizona Wildcats : Les Ducks veulent une revanche. Oregon a déjà gagné le match des cheerleaders. Alors… The Pick : Oregon.

Ohio State Buckeyes vs Wisconsin Badgers : UPSET ALERT. Sans JT Barrett, ça s’annonce totalement plus compliqué que ce qu’on pouvait penser quand les hommes de Meyer ont décroché la place en finale. Et c’est peut-être une finale qui ne servira à rien au moment de distribuer les places en playoff dimanche prochain… The Pick : Wisconsin.

Florida State Seminoles vs Georgia Tech Yellow Jackets : J’ai longtemps hésité avant de mettre ce match comme l’upset alert de la semaine. Merde, enfin. Ça va bien finir par arriver, non, la première défaite de Florida State, qui ne convainc personne semaine après semaine et demeure invaincue. J’ai bien peur qu’il faille attendre la demi-finale pour que ça se produise, cela dit… The Pick : Florida State.

Almost made the Cut : Baylor accueille Kansas. Si les Bears gagnent, ils remportent la Big12 et selon moi une place au CFP. S’ils perdent, ce sera TCU, en playoff sans doute également. Boise State – Fresno State pour la Mountain West, avec à la clé pour les Broncos en cas de victoire une place dans un des New Year Six.

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 13

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Bon, et bien… Nouveau classement de notre comité de sélection, dans lequel rien ne bouge, ou presque, Ole Miss dégringolant comme pour rigoler.

La seule vraie nouveauté dans la perspective des New Year’s Six est l’arrivée dans le classement de Boise State et de Marshall, représentant respectivement la Mountain West et la Conference USA. Il manque, selon moi, un petit Colorado State pour refléter véritablement ce qu’est l’état des troupes dans le Group of Five (oui, c’est à dire tout ce qui n’est pas le Power Five), mais les Rams pourraient bien de toute manière ne pas avoir droit aux spotlights du Peach ou du Cotton car seul le meilleur champion des Group of Five est qualifié automatiquement pour un des bowls autour du nouvel an qui n’accueillent pas le Playoff.

Alors, on ne va pas épiloguer plus longtemps, même s’il pourrait être amusant d’essayer de comprendre pourquoi TCU, BCS Style, est toujours devant Baylor alors que les Bears ont mangé les grenouilles, mais on aura peut-être l’occasion d’y revenir.

De toute façon, le classement évoluera sans doute lorsque la messe sera dite par Jeff Long au soir du 7 décembre, et qu’il prononcera son homélie au nom du Head to Head, du Strength of Schedule et du Game Control (tiens, voilà une belle nouveauté…).

Bref, autant se divertir un peu et vous remettre à l’esprit que le football universitaire se dispute entre des universités. Il y a des classements sur le terrain et des classements… dans les amphis, aussi. Le US News and World Report a publié comme tous les ans son classement des universités. Je me suis donc amusé à vous trouver laquelle des divisions de la FBS est la plus costaud dans les amphis, en comparant ensuite ce classement avec le classement Sagarin des divisions les plus costaudes de première division. Les résultats sont parfois surprenants.

Dans un premier temps, la méthode utilisée est simpliste comme l’humour à la Verchain. US News classe les facs de 1 à 200. Chaque fac de chaque division (hormis les indépendants, qui seront mentionnés mais pas classés) reçoit donc des points en fonction du classement US News (une fac classée 12 marque 12 points) et on fait la moyenne simple des points de toutes les équipes d’une division pour déterminer le ranking moyen de la division.

Je n’ai pas considéré les Indépendants comme une division, mais mentionné dans ma grande générosité les rangs dans le classement universitaire des facs concernées. A noter que si une fac qui joue au football n’est pas dans les 200 meilleures facs du pays, elle reçoit le score de 201 points. C’est comme ça… Les 4 premières sont Princeton, Harvard, Yale et Columbia. Ivy League Power !!

On attaque par les classements par conférence, avec en premier celles qui sont organisées en deux divisions :

SouthEastern Conférence
SEC West SEC East
University Ranking University Ranking
Texas A&M 68 Vanderbilt 16
Alabama 88 Florida 48
Auburn 103 Georgia 62
LSU 129 Missouri 99
Arkansas 135 Tennessee 106
Mississippi 149 South Carolina 113
Mississippi State 156 Kentucky 129
Moyenne 126,67 Moyenne 81,86
Pacific 12 Conference
Pac12 North Pac12 South
University Ranking University Ranking
Stanford 4 UCLA 23
Cal-Berkeley 20 USC 25
Washington 48 Colorado 88
Oregon 106 Arizona 121
Oregon State 138 Utah 129
Washington State 138 Arizona State 129
Moyenne 75,67 Moyenne 85,83
Atlantic Coast Conference
Atlantic Coastal
University Ranking University Ranking
Wake Forest 27 Duke 8
Boston College 31 Virginia 23
Syracuse 58 North Carolina 30
Clemson 62 Georgia Tech 35
Florida State 95 Miami 48
North Carolina State 95 Pittsburgh 62
Louisville 161 Virginia Tech 71
Moyenne 75,57 Moyenne 39,57
Big Ten
B1G West B1G East
University Ranking University Ranking
Northwestern 13 Michigan 29
Illinois 42 Penn State 48
Wisconsin 47 Ohio State 54
Purdue 62 Maryland 62
Minnesota 71 Rutgers 70
Iowa 71 Indiana 76
Nebraska 99 Michigan State 85
Moyenne 57,86 Moyenne 60,57
Mid American Conference
MAC West MAC East
University Ranking University Ranking
Western Michigan 173 Massachussetts 76
Ball State 173 Miami of Ohio 76
Northern Illinois 194 Buffalo 103
Central Michigan 194 Ohio 129
Toledo 201 Bowling Green 173
Eastern Michigan 201 Kent State 194
    Akron 201
Moyenne 189,33 Moyenne 136,00
Mountain West
Mountain West
University Ranking University Ranking
Colorado State 121 San Diego State 149
Wyoming 161 Hawaii 168
New Mexico 189 Nevada 194
Utah State 194 San Jose State 201
Boise State 201 Fresno State 201
Air Force 201 UNLV 201
Moyenne 177,83 Moyenne 185,67
Conference USA
C-USA West C-USA East
University Ranking University Ranking
Rice 19 UAB 149
Louisiana Tech 201 Marshall 201
UTEP 201 Middle Tennessee State 201
North Texas 201 Western Kentucky 201
Texas San Antonio 201 Florida International 201
Southern Miss 201 Florida Atlantic 201
    Old Dominion 201
Moyenne 170,67 Moyenne 193,57

On continue avec les conférences à division unique, et les Indépendants en bonus :

Big 12
   
Texas 53
Baylor 71
Texas Christian 76
Iowa State 106
Kansas 106
Oklahoma 106
Kansas State 142
Oklahoma State 145
Texas Tech 156
West Virginia 168
Moyenne 112,90
American Athletic
   
Memphis 201
Cincinnati 129
Central Florida 173
East Carolina 201
Connecticut 58
Houston 189
Temple 121
South Florida 161
Tulsa 88
Tulane 54
Southern Methodist 58
Moyenne 130,27
Sun Belt
   
Georgia Southern 201
Georgia State 201
Louisiana Lafayette 201
Louisiana Monroe 201
Appalachian State 201
South Alabama 201
Texas State 201
Arkansas State 201
Troy 201
Idaho 166
New Mexico State 201
Moyenne 197,82
Independants
   
Notre Dame 16
Brigham Young 62
Navy NR
Army NR
Moyenne 39,00

Et ceci nous amène au classement des divisions de la première division :

# Division Moyenne Sagarin
1 ACC – Coastal 39,57 8
2 B1G West 57,86 6
3 B1G East 60,57 7
4 ACC – Atlantic 75,57 9
5 Pac12 North 75,67 5
6 SEC East 81,86 3
7 Pac12 South 85,83 2
8 Big 12 112,90 4
9 SEC West 126,67 1
10 American Athletic 130,27 11
11 MAC East 136,00 17
12 CUSA – West 170,67 15
13 MWC – Mountain 177,83 10
14 MWC – West 185,67 13
15 MAC West 189,33 12
16 CUSA – East 193,57 14
17 Sun Belt 197,82 16

Surprise ???

And In Other College Football News

On continue à dérouler, rassurez vous, il n’en restera plus que deux après ça. Et de toute façon, la saison sera finie pour le #NotImpressed. Non mais…

Cette semaine : la Mountain West !!

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Air Force Troy Calhoun $825,000 $3,712,000 5 years   7.5% of annual pay 30% of annual pay
Boise State Bryan Harsin $1,000,000 $6,583,000 5 years $800,000 $50,000 $100,000
Colorado State Jim McElwain $1,350,000 $6,750,000 5 years $1,350,000    
Fresno State Tim DeRuyter $650,000 $3,250,000 5 years $258,168 $150,000 $250,000
Hawaii Norm Chow $550,000 $2,750,000 5 years $550,000 $50,000  
Nevada Brian Polian $550,000 $2,800,000 5 years $525,000    
New Mexico Bob Davie $763,600 $5,345,200 7 years $363,600 $50,000  
San Diego State Rocky Long $800,000 $4,000,000 5 years $210,000 $75,000 for title or $25,000 for making championship game $400,000
San Jose State Ron Caragher $525,000 $2,625,000 5 years $258,168 $40,000  
UNLV Bobby Hauck $850,000 $2,250,000 3 years $250,000    
Utah State Matt Wells $575,000 $3,475,000 5 years $320,000 $50,000 $200,000
Wyoming Craig Bohl $800,000 $4,546,250 5 years $300,000 one month’s salary  

Troy Calhoun : le coach d’Air Force bénéficie de différents bonus tous exprimés en pourcentage du salaire annuel de la saison considérée. Par exemple, le Commander In Chief Trophy lui rapporte 5% de son salaire annuel. Et c’est tout. Je ne sais pas si Air Force a refusé d’en communiquer plus, mais apparemment on n’y paie pas le loyer comme à Navy ou Army.

Oui mon grand, tu peux avoir le sourire… Tu as bien géré la négo de ton contrat…

 

Bryan Harsin : 0,3 million d’augmentation en 2016, 0,25 en 2017, 0,1 en 2019. 0,2 million par an pour avoir autorisé l’université à utiliser et mettre sous licence commerciale ses ‘nom, voix, manières, image, gestes, etc…’ (only in America…). Prolongation automatique d’un an à l’issue de chaque saison à 9 victoires ou plus. Une voiture de fonction. Un certain nombre de tickets pour les matchs à domicile. Cotisation payée à un country club.

Jim McElwain : aucune prime (gné?). Deux voitures de fonction ou allocation équivalente. 20 tickets pour les matchs à domicile, et une suite privée. Cotisation payée à un country club. 4 tickets à la saison pour le basket (masculin et féminin).

Tim DeRuyter : Environ 312000 dollars payés par ‘Athletic Corporation’ (whatever THAT is) pour amener son salaire à 0,65 million cette saison. Trois types de primes pour les résultats académiques, ce qui est plutôt rare (passons le détail, mais l’atteinte des trois meilleurs paliers peut amener un supplément de revenu de 0,6 million environ). Une voiture de fonction, avec l’assurance, le carburant et la maintenance payés. Les 12 meilleures places non vendues sont attribuées au coach à chaque match, plus 20 places assises au niveau du banc. Cotisation payée à un country club.

Hawaii Five O, c’était mieux avec Michelle Borth…

 

Norm Chow : autorisé à négocier ses droits à l’image pour son compte (a reçu en 2013 environ 0,1 million à ce titre). Si les ventes d’abonnement à la saison dépassent 25000 : 75000$. Si elles dépassent les 27500 : 75000 de plus. Si elles dépassent les 30000 : 75000$ de plus. Victoire à la télé nationale dans un match à domicile : 25000$. Dans un match à l’extérieur : 40000$. 30 tickets pour les matchs à domicile, et 8 places de parking. 8 tickets pour les autres évènements sportifs.

Brian Polian : 25000$ de prime pour une émission de télé hebdomadaire. 15000$ pour une émission hebdomadaire de radio. 10000$ pour des apparitions en public. 15000$ de prime pour un match de semaine joué à la télé nationale. 25000$ pour un match du samedi joué devant les caméras de la télé nationale. 10000$ par tranche de 5000 abonnements à la saison vendus au-delà de 10000. 5000$ de prime pour chaque joueur sélectionné Academic All American. Voiture de fonction avec l’assurance payée ou une allocation équivalente non précisée. 12 tickets dans une loge du plus haut niveau. Autorisation de négocier des contrats personnels avec un équipementier. 4 tickets à la saison pour les autres sports. Cotisation payée à un country club dans la limite de 10000$ par an.

Bob Davie : 0,2 million pour les apparitions médias. 0,1 million pour porter les vêtements de la marque qui équipe l’université. 0,1 million pour les apparitions publiques. 10000$ pour une victoire contre une équipe du Top 25. Si l’affluence moyenne sans tenir compte des étudiants dépasse les 19000 sur la saison : 25000$ de prime. Complément de 25000$ si la moyenne est supérieure à 21000. Une voiture de fonction. Cotisation payée à un country club.

L’homme qui valait 3 milliards, Lee Majors ?

 

Rocky Long : 0,59 million versés chaque année par une ‘organisation auxiliaire’. 25000 dollars de prime pour deux victoires contre des équipes du Top 25. Une voiture de fonction avec l’assurance payée. Cotisation payée à un country club pour le coach et son épouse.

Ron Caragher : 266832$ versés chaque saison par la Tower Foundation pour les opérations de relations publiques et les apparitions publiques. 40000$ de primes pour 8 victoires ou plus. 500$ par mois pour louer une voiture.

Bobby Hauck

 

Bobby Hauck : 0,225 million pour les apparitions publiques, 0,225 million pour les apparitions TV. 0,15 million de prime de présence au 1/7/2014. 5000$ pour 7 victoires, 2500$ par victoire complémentaire. 5000$ de prime si plus de 5099 abonnements à la saison sont vendus. 5000$ complémentaires pour 400 abonnements de plus. 5000$ pour 500 abonnements en plus des 400. Deux voitures de fonction de valeurs de 54895$ et 36324$, assurance payée. 18 tickets et 10 tickets de catégorie supérieure. 4 places pour le basket masculin et d’autres sports.

Matt Wells : augmentations de 0,3575 million en 2015, 0,3825 en 2016, 0,4075 en 2017 et 0,4325 en 2018. Compensation annuelle pour les apparitions médias : 0,2555 en 2014, 0,2925 en 2015, 0,3175 en 2016, 0,3425 en 2017 et 0,3675 en 2018. 0,1 million pour atteindre le college football playoff (lolilol). 5000$ par victoire contre BYU ou Utah. Une voiture de fonction ou 500 dollars par mois d’allocation. Assurance payée à hauteur de 75$ par mois, carburant à hauteur de 125$ par mois. 12 tickets pour les matchs à domicile et 5 tickets pour les autres sports. Cotisation payée à un country club.

Star Trek Next Generation. Le Capitaine Jean-Luc Picard.

 

Craig Bohl : Pour les apparitions médias : 0,45 million la première saison, plus 50000$ à chaque saison suivante, payé par un fonds non public. 50000$ par saison pour des discours. 20000$ par victoire en conférence. Pour plus de 5000 abonnements à la saison : 20000 dollars. 10000$ par tranche de 1000 abonnements supplémentaires jusqu’à 70000$ pour plus de 10000 abonnements. Voiture de fonction payée par l’université, l’assurance est payée par des boosters. 12 tickets pour les matchs à domicile. Cotisation payée à un country club. 750$ par mois de participation au loyer de l’habitation du coach.

Les Semaines suivantes : le reste du monde (MAC, Conf’ USA) !

Verchain’s Games To Watch This Week

Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain… Et puis tiens, tant qu’à se ridiculiser, Verchain vous donne son pronostic…

Alabama vs Auburn, The Iron Bowl

 

Auburn Tigers at Alabama Crimson Tide : ou le retour de la mort qui tue de l’Iron Bowl, avec Gameday à Tuscaloosa pour la deuxième fois en trois semaines. Blame the SEC’s schedule, people… Bon, alors : make or break (or hope Ole Miss wins the Egg Bowl) game. The Pick : Roll Tide.

UCLA Bruins at Stanford Cardinal : Jim Mora’s Team contrôle son destin dans la Pac12 south. Une victoire dans la Silicon Valley et c’est direction Santa Clara pour la finale de la Pac12. Si le match part en travers dès le début, changez de chaîne sur votre streaming pour vous concentrer sur Arizona State at Arizona, parce que c’est là que se trouvera le champion. The Pick : Arizona State… Euh, non… UCLA…

Minnesota Golden Gophers at Wisconsin Badgers : le match pour la division West de la B1G. La finale avant la lettre. Enfin, avant d’aller se faire fesser par Ohio State… The Pick : Wisconsin.

Almost made the Cut : Utah State at Boise State, pour la Mountain Division. Florida at Florida State, pour que FSU tombe enfin hors des 4 premiers du CFPSC. Pittsburgh at Miami : Conner meets The Duke. Lousiana Monroe at Georgia Southern, pour la Sun Belt. Mississippi State at Mississippi, parce que c’est là que pourrait se jouer la SEC West, en fait. Arizona State at Arizona, pour le cas où UCLA se trouerait.

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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