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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2013 – Week 4

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#NotImpressed

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Deuxième rendez-vous avec la traduction de l’enquête de Sports Illustrated sur Oklahoma State, et les pratiques qui s’y déroulaient, cette semaine…

Oklahoma State, The Dirty Game

Partie 2 : L’aspect universitaire

Peu après l’arrivée de Les Miles en tant que head coach à la tête d’Oklahoma State en décembre 2000, il a introduit une « exhortation » (recommandation) qu’il allait souvent utiliser à la fin des réunions de l’équipe durant ses quatre ans à Stillwater. « Les études, en premier », disait Miles. « Le football en second. »

Les mots de Miles résumaient un des piliers centraux des mythes du football universitaire : rien, même les victoires ou les défaites, n’est plus important que d’éduquer de jeunes athlètes. La réalité, c’est que lorsque des emplois et de l’argent sont en jeu, les priorités sont vite faussées.

Lorsque Miles disait « Les études en premier », il levait deux doigts. Et lorsqu’il disait « Le football en second », il levait seulement un doigt.

« On entendait ses mots, mais on voyait aussi ses gestes », déclare Doug Bond, un lineman offensif des Cowboys de 2002 à 2004. « Donc, le système de pensée était qu’on allait à l’école juste pour pouvoir jouer au football ».

Compte tenu du message du coach à ses joueurs, il n’est pas surprenant que 13 Cowboys ayant joué entre 2000 et 2011 ont déclaré à SI qu’ils ont participé à une forme de fraude scolaire, et que 16 autres ont été désignés par leurs coéquipiers comme ayant bénéficié de travaux scolaires réalisés pour leur compte par d’autres étudiants. Les joueurs déclarent qu’ils avaient de manière routinière des membres du staff universitaire qui faisaient leur travail scolaire à leur place, qu’ils recevaient les réponses aux questions des examens et qu’ils avaient des notes leur permettant de valider leurs unités sans avoir travaillé un peu, voir pas du tout. Les joueurs affirment également que le conseiller scolaire du programme football les plaçait dans des classes avec des professeurs extrêmement laxistes et les orientait dans des matières dominantes sans même les consulter sur leurs choix. « La philosophie du programme, son objectif principal, était de garder [les meilleurs joueurs] éligibles académiquement, et par tous les moyens » affirme Fath Carter, un safety de 2000 à 2003. « Le but n’était pas l’éducation, mais qu’ils aient les notes suffisantes afin de continuer à jouer. C’était la seule chose qui comptait ».

Cette philosophie a pris naissance après que Miles ait été nommé coach avant la saison 2001 et a continué sous Mike Gundy, qui était le coordinateur offensif de Miles et l’a remplacé après la saison 2004, selon des joueurs et d’anciens membres du staff, de moins en moins d’importance était accordée à l’éducation, et l’université a commencé à accueillir de plus en plus de recrues qui n’étaient presque pas qualifiées académiquement. « Est-ce que les joueurs qui sont arrivés après la prise de fonction de Miles étaient des étudiants de bas niveau ? Oui », dit Carter. « Donc, des trucs devaient être mis en place pour les aider ».

Terry Henley, un conseiller scolaire pour le football depuis 2000, dément les accusations des joueurs selon lesquelles il les a inscrits dans ces cours faciles et les a inscrits dans des dominantes, mais admet que l’éducation n’était pas une priorité pour Miles. « Il n’y avait jamais de pression [pour tricher], mais Miles était comme la plupart des coaches qui ambitionnent de se retrouver ailleurs », déclare Henley. « Ils vont faire ce qu’ils doivent faire pendant deux ou trois ans, et ils n’auront pas à gérer les conséquences. Donc, non, il n’était pas dans une démarche de promotion de l’éducation ».

Miles, le coach de LSU depuis 2005, dément qu’il minorait l’importance de l’enseignement lorsqu’il était à Oklahoma State : « J’ai toujours dit, et toujours pensé, que l’éducation était la chose la plus importante ». Au sujet de ses gestes avec un ou deux doigts, Miles déclare que ça ne s’est produit qu’une seule fois, dans un ‘moment d’humour.’

Quatre joueurs et deux anciens assistants ont déclaré à SI qu’ils avaient des coéquipiers qui étaient selon eux quasiment illettrés, même après avoir fréquenté l’université durant plusieurs années. C’est une révélation particulièrement décourageante compte tenu de l’histoire d’Oklahoma State. En 1989, Dexter Manley, alors defensive end en NFL, a révélé qu’il n’était pas capable de lire mieux qu’un élève de 7 ou 8 ans pendant la plus grande partie de sa vie, bien qu’il ait joué 4 saisons pour les Cowboys. Sa confession a lancé un débat national sur la façon dont les facs gardent leurs joueurs éligibles. Cela a aussi déshonoré l’université, même si John Campbell, le président de l’université au moment de la révélation, n’a pas été sanctionné. « Certains vous diront que Dexter Manley a reçu exactement ce qu’il désirait de l’université », a dit Campbell. « Elle lui a permis de développer ses capacités athlétiques et sa technique, il a été remarqué par les pros, il a eu un contrat chez les pros. Alors, peut-être que nous lui avons fait une faveur en le laissant demeurer dans notre programme ». William Cole, un receveur en 2007 et 2008, déclare : « Si vous vouliez faire le travail scolaire, vous pouviez le faire vous-même. Mais si vous étiez un de ces types dont ils savaient qu’ils n’allaient pas faire le travail scolaire, [l’université] trouvait un moyen ».

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WR Dez Bryant, Oklahoma State (2007-09)

En 2008, le receveur d’Oklahoma State Dez Bryant a été nommé dans la deuxième équipe ‘academic All Big12″, une marque de reconnaissance des joueurs qui conjuguent au mieux les performances athlétiques et universitaires. On ne peut remettre en question les performances de Bryant sur le terrain lors de son année de sophomore — il était deuxième dans le pays avec 19 réceptions pour touchdown — mais plusieurs coéquipiers et deux anciens coaches assistants s’étranglent du fait qu’il ait pu être reconnu pour ses performances universitaires. « Vous ne pouviez pas faire autre chose qu’éclater de rire en entendant ça », déclare Victor Johnson, un safety des Cowboys de 2008 à 2010.

Selon Johnson et un des anciens coaches assistants, il était de notoriété publique que Bryant n’allait en classe que s’il y était escorté, souvent par un membre du staff football, et que des tuteurs faisaient la majorité de son travail scolaire. « Il n’aurait même pas du être là. Il n’y avait aucune chance qu’il puisse faire son travail scolaire », déclare l’ancien coach assistant. « Dès son arrivée, il a été mis en relation avec des gens qui étaient là pour l’aider ». Calvin Mickens, un cornerback de 2005 à 2007, affirme qu’il a vu des tuteurs faire le travail scolaire pour Bryant. Bryant, qui joue aujourd’hui chez les Dallas Cowboys, dément qu’on ait fait son travail à sa place, et a refusé de faire de plus amples commentaires.

Ses difficultés rapportées révèlent qu’une façade scolaire avait été créée pour de nombreux joueurs d’Oklahoma State. Au sein du programme, on savait que la moyenne d’un joueur et les unités qu’il validait n’étaient souvent que le reflet des pratiques qui permettaient de le garder éligible pour jouer.

Carter, Cole, Mickens, le defensive tackle Larry Brown (2005-06), le lineman offensif Jonathan Cruz (2002), le linebacker LeRon Furr (2009-10), le defensive tackle Brad Girtman (2003-04), le safety Chris Massey (1999-2002), le defensive end T.J. Minor (2005-06), le linebacker Marcus Richardson (2007), le running back Herschel Sims (2011), le wide receiver Artrell Woods (2006-08) et le defensive back Thomas Wright (2002 to ’04) ont tous declaré à SI qu’on avait fait leur travail scolaire à leur place et/ou qu’ils ont bénéficié d’autres aides scolaires non réglementaires. Une douzaine de joueurs en plus de ceux cités ci-dessus affirment avoir vu des coéquipiers prendre part à la fraude scolaire. Parmi ceux qui ont été cités : le running back Tatum Bell (2000-03), le wide receiver Prentiss Elliott (2004), le quarterback Josh Fields (2001-03), le safety Vernon Grant (2002-04), le cornerback Darrent Williams (2001-04) et le defensive end Kevin Williams (1998-2002). Darrent Williams et Grant sont décédés. Bell, Elliott, Fields et Kevin Williams démentent avoir jamais bénéficié de travail scolaire fait pour leur compte pendant leur présence à OSU.

Certains joueurs avaient quasiment l’ensemble de leurs tâches réalisé pour eux. « Vous vous foutez de moi ? Je ne suis pas allé là bas pour aller à l’école », affirme Girtman. « J’y suis allé pour jouer au football ! » Woods déclare qu’il n’a jamais écrit « un seul papier » durant ses trois ans à Stillwater ; il s’est contenté de taper ce que les tuteurs lui dictaient. D’autres joueurs faisaient la plupart de leur travail par eux-mêmes mais utilisaient les tuteurs ou d’autres pour recevoir une aide hors des limites des règlements pour se faire aider dans une matière dans laquelle ils avaient des difficultés. Richardson a raconté qu’il aimait bien rédiger des dissertations, mais qu’il avait des difficultés en mathématiques, de sorte que les tuteurs validaient ces unités à sa place.

La frontière est ténue entre un tuteur qui aide un joueur à écrire un dissertation et un qui écrit le texte à sa place, mais les joueurs qui ont parlé à SI disent que ce qui se déroulait était clairement la seconde opération. « Si votre professeur vous demandait d’écrire un texte au sujet de votre resto chinois préféré, tout ce que le tuteur vous demandait, c’était ‘Quel est ton restaurant chinois préféré ? ‘ » déclare Andre McGill, un quarterback en 2000 et 2001 qui dément avoir reçu une assistance non autorisée. « C’est tout. Ils s’occuperaient du reste ».

Cruz affirme : « Je les écrivais [les dissertations ou textes], et ils [les tuteurs] prenaient mon travail, et changeaient tout simplement l’ensemble, tellement c’était mauvais. Je n’ai jamais vraiment appris comment rédiger un dissertation, mais je devais avoir un B dans la matière X, et j’avais mon B dans la matière X ».

Les tuteurs n’étaient pas les seuls à apporter une aide non autorisée en matière scolaire. Carter affirme que, durant son année freshman, un coéquipier l’a présenté à Ronald Keys, un professeur assistant affecté à la bibliothèque. Keys a commencé à travailler à la bibliothèque en 1996 ; il a été coordinateur académique des athlètes d’avril 1998 à février 2001, date à laquelle il fut réaffecté à la bibliothèque. Carter affirme que plusieurs joueurs comme lui-même rendaient visite à Keys à la bibliothèque, déposaient leurs sujets de dissertation, et repassaient quelques jours plus tard pour récupérer des copies prêtes à être remises. Carter déclare que cela a continué jusqu’à sa saison senior, et que durant ses quatre années à Stillwater il estime qu’au moins 15 joueurs ont eu au moins une partie de leur travail scolaire réalisé par Keys. Massey affirme également que Keys a fait du travail pour lui et d’autres. « Je ne sais pas pourquoi il le faisait. Tout ce que je sais c’est que si vous vouliez qu’on vous fasse une dissertation, il vous suffisait d’appeler Keys… Son nom était tristement célèbre… », affirme Carter.

Keys, qui a quitté OSU en septembre 2005 et est maintenant le directeur assistant par intérim de la bibliothèque de Texas Southern, a déclaré à SI qu’il n’a jamais fait le travail scolaire des athlètes à leur place, mais a pu les aider pour des questions de références bibliographiques.

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CB Darrent Williams, Oklahoma State (2001-04)

Terry Henley, 43 ans, est la personne qui a le plus de responsabilité dans la gestion de la scolarité des Cowboys de l’équipe de football. Actuellement le conseiller académique senior pour l’équipe de football, il a été embauché comme conseiller académique en juillet 2000, environ six mois avant que Miles ne prenne ses fonctions – Et un an avant qu’Henley ne reçoive un master en relations humaines de l’université d’Oklahoma. Bien que n’ayant jamais travaillé dans le conseil aux étudiants, il a été immédiatement affecté au programme football.

Des responsables de la scolarité de trois autres universités de Division 1 ont indiqué à SI que leurs facs n’embaucheraient jamais quelqu’un pour un poste de conseiller qui n’aurait aucune expérience préalable du conseil en scolarité. Le CV de Henley soulève une autre question : il était un defensive back à OSU de 1988 à 1993, et était alors coéquipier de Gundy. Parmi les 65 programmes des conférences BCS, en 2012, seulement 6 possèdent un ancien joueur de l’université comme conseiller scolaire principal de l’équipe de football.

De nombreux anciens joueurs qui ont parlé à SI ont loué l’intérêt de Henley pour leur bien être. Sa biographie sur le site web de l’université indique qu’il s’occupe également de ‘compétences de vie’ et de ‘problèmes personnels’, et les joueurs ont parlé d’avoir reçu le soutien de Henley lorsqu’ils étaient au plus mal, après des blessures ou même après s’être fait renvoyer de l’équipe. « J’ai presque perdu la raison [à Oklahoma State], » affirme McGill, qui a été diagnostiqué comme souffrant de désordre bipolaire après avoir quitté Stillwater. « Si Terry n’avait pas été là, je serai probablement dans un hôpital psychiatrique à l’heure qu’il est ».

Leur évaluation de Henley le conseiller scolaire, par contre, est moins favorable. « Je me souviens que Terry était très frustré, essayant de faire le point sur les étudiants, de les orienter vers des tuteurs. C’était un gros stress pour lui » déclare Carter. « L’éducation n’était pas quelque chose qui était mis en avant par le coaching staff ».

Henley avait en plus le challenge de devoir conseiller des joueurs qui n’étaient pas prêts à faire du travail scolaire de niveau universitaire, y compris des cas extrêmes. Carter, le wide receiver Eric Allen, et les defensive backs Ricky Coxeff et Daniel McLemore déclarent qu’il y avait des joueurs dans l’équipe entre 2001 et 2005 qui étaient quasiment illettrés. « Il y en avait certains, bon sang, dont on se demandait comment ils avaient réussi à aller au lycée », dit Allen. Coxeff se souvient d’une réunion de l’équipe en 2003 au cours de laquelle Miles a demandé à un de ses Cowboys d’écrire ‘maison’ (house) sur un tableau. « Il a écrit ça H-A-S », rapporte Coxeff. « C’était un truc comme… Mon Dieu, mais comment ça se fait que ce type se trouve dans cette pièce ? Comment quelqu’un qui ne sait pas écrire peut être inscrit dans un programme universitaire majeur ? »

Du fait, Henley conseillait parfois les joueurs comme s’ils étaient incapables d’effectuer le moindre travail scolaire. « J’ai eu une conversation ouverte avec [Terry] au sujet de Ron Keys. Terry n’encourageait pas à passer par Keys, mais il connaissait la situation «  déclare Carter.

Henley déclare qu’il a entendu des joueurs parler de Keys mais dément avoir su que Keys faisait le travail scolaire des joueurs à leur place. Il se demande également comment un joueur aurait pu savoir qu’un de ses coéquipiers était illettré. Il lui arrivait parfois de déterminer quels joueurs ne pourront probablement pas ‘survivre’ (scolairement parlant) à OSU, disant que ces joueurs allaient « prendre des matières faciles à la base. J’allais voir les coaches et je leur disais ‘attention, on a un problème potentiel… On ne pourra garder ce garçon qu’un moment ici, du fait de difficultés scolaires… Alors, pourquoi j’aurai envoyé ces gars dans des cours de mathématiques de niveau universitaire, ou en biologie ?? »

Ceci nous ramène à une autre critique que les joueurs ont formulé à l’encontre des conseils donnés par Henley. Ceux qui sont restés après leur année de sophomore se sont retrouvés coincés dans une dominante du fait des cours vers lesquels Henley les avait orientés au départ – une accusation rejetée par Henley. « Oklahoma State fait ça à beaucoup de gars », déclare Furr. « Les gars ont des matières à leur emploi du temps, et quand tu leur demandes ‘c’est quoi ta dominante ?’ ils répondent qu’ils ne savent pas, qu’ils ont juste les matières où on les a envoyés ».

Kevin White, un running back en 2005-2006, déclare qu’il voulait opter pour une dominante en business lorsqu’il était freshman, mais que Henley l’en a découragé. « Ils voulaient juste s’assurer que j’aurais des notes suffisantes pour demeurer éligible », selon White. Carter est arrivé à Stillwater peu de temps après que Henley ait été engagé, et il affirme qu’il n’a jamais eu la moindre discussion au sujet de sa dominante. Il prenait juste les matières que Henley lui conseillait de prendre et a finalement terminé dans une dominante en sociologie. « Quasiment tous les types que je connaissais avaient une dominante en sociologie. Qu’est ce que tu vas faire dans la vie avec un diplôme en sociologie ? », demande Carter, qui est retourné à Stillwater quelques années après sans bénéficier d’une bourse universitaire pour réussir un diplôme en éducation.

Henley déclare : “ce que je fais avec les diplômes et les matières, je le fais sur la base des aptitudes et des attitudes. Un gars aurait pu vouloir une dominante en business, mais il n’avait pas le niveau en maths. C’est une des principales raisons pour lesquelles nous ne déclarons pas tout de suite quelle dominante un joueur va prendre… J’aimerai dire à tous les gars qui viennent me voir qu’ils vont pouvoir se lancer dans la dominante qu’ils souhaitent, mais je dois avant tout considérer leurs aptitudes, leur attitude, et leur éthique de travail ».

Dans les dernières années, Henley a orienté les joueurs vers les cours en ligne. Le running back Dexter Pratt affirme que pour son premier semestre, en 2009, il n’a eu que des cours en ligne. « Les cours en ligne sont le moyen le plus facile pour les joueurs d’avoir des notes correctes », déclare Cole, « Si vous ne travailliez pas, vous pouviez presque envoyer un email au professeur et le convaincre quasiment de vous filer la note nécessaire pour valider le cours ».

Henley conteste que les cours en ligne sont plus faciles et déclare qu’il n’a jamais entendu parler d’un joueur qui aurait convaincu son professeur de lui donner une meilleure note. Il concède qu’il oriente plutôt les joueurs les plus faibles scolairement vers les cours en ligne car « en termes de logisitique, pour les gars à risque, on doit avoir un système de contrôle d’assiduité en place. Mais bon, ces contrôles ne sont pas toujours efficaces, et un gars peut donc sécher les cours. Donc, les cours en ligne nous ont permis de mieux suivre ces gars à risque ».

*****

Coach Mike Gundy, Oklahoma State

Selon les joueurs, il y avait quelque chose qui contribuait encore plus aux efforts du programme pour conserver l’éligibilité des joueurs : un groupe de professeurs qui donnaient des notes suffisantes aux joueurs qui pourtant travaillaient peu ou pas du tout. Il y avait assez de ces professeurs pour qu’un joueur puisse programmer un semestre de cours qui ne lui demanderaient aucun effort. « Tu te pointais en cours, tu avais un C », déclare Cruz. « Tu n’avais pas à passer d’examen. Tu n’avais pas à faire de devoirs à la maison. Tu n’avais rien à faire. Si tu allais en classe, ils te donnaient un C parce qu’ils prenaient à cœur le football à Oklahoma State ».

Carter déclaire que Bell et lui ont eu deux matières en commun qui étaient enseignées par le même professeur. Carter affirme qu’ils ont tous les deux reçu un A dans chacune des matières bien que n’ayant jamais mis les pieds en cours ou fait un quelconque travail. Au printemps 2004, après que leur éligibilité a expiré, les deux joueurs se sont de nouveau engagés dans une matière enseignée par ce professeur, et Carter affirme qu’ils n’ont alors reçu que des notes ne leur permettant pas de valider l’unité. « Je pense qu’il y avait une certaine pression sur le professeur pour nous donner ces A lorsque nous étions joueurs, mais qu’elle n’existait plus lorsque nous n’étions plus joueurs ». (Bell dément tous ces propos, affirmant qu’il n’a eu que des C et des D).

McGill et Bell ont eu différentes matières en commun et, selon McGill, un tuteur accompagnait Bell les jours d’examen. Le tuteur et Bell recevaient le sujet de l’épreuve tous les deux, et Bell remettait la copie rédigée par le tuteur comme étant la sienne. McGill affirme qu’il a vu le professeur qui voyait que le tuteur rédigeait les réponses à l’examen pour Bell, et que le professeur n’a « rien dit du tout. ». (Bell dément qu’un tuteur ait jamais fait son travail à sa place).

Woods déclare qu’après avoir subi une blessure sérieuse au dos en levant de la fonte en 2007, il a cessé d’aller en cours. A la fin d’un semestre, un professeur a demandé à le rencontrer. Woods affirme que le professeur lui a demandé « Que pensez vous mériter comme note dans cette matière ? ».

« Un F », a répondu Woods. « Je ne vais pas mentir »

Woods affirme que le professeur lui a répondu « Je vais vous donner un B ».

« Il avait de la peine pour moi », déclare Woods.

Après que Furr ait du être opéré en octobre 2010, il a séché un de ses cours pendant quelques mois. « Je n’aurai jamais du valider cette unité parce que j’ai beaucoup trop manqué la classe », déclare Furr, « mais le professeur m’a juste dit d’avoir de bonnes notes dans les autres matières et de les lui montrer, et qu’il me garantissait que je passerai ».

Cole affirme qu’il a séché un cours pour les trois premiers mois d’un semestre, et qu’ensuite il est allé en cours pendant le mois suivant et a négocié avec le professeur d’avoir une note suffisante pour passer. Une fois, en 2008, il a envoyé un email à un professeur, expliquant qu’il s’était blessé au genou et qu’il avait besoin de valider ses unités dans cette matière pour pouvoir transférer vers une autre fac. Il affirme qu’il a reçu un A bien que n’ayant fourni aucun travail durant un semestre entier.

“Vraiment, ils nous donnaient nos unités”, déclare Cole qui a transféré vers North Texas en 2009.

A l’accusation de notes injustifiées données par des professeurs aux joueurs, Henley répond : “on n’a jamais attiré mon attention à ce sujet, mais je ne suis pas certain qu’ils feraient ça, et, en plus, je n’ai aucun contrôle sur ce que font les professeurs ».

*****

En février 2003, Henley et d’autres membres du département des services universitaires ont revendiqué une grande victoire. Un article du Tulsa World a rapporté que tous les 18 seniors de l’équipe de football étaient sur le point de recevoir leur diplôme au printemps. « Cela prouve ce que j’ai toujours pensé depuis le premier jour – vous pouvez avoir des étudiants-athlètes diplômés tout en ayant une équipe qui gagne sur le terrain », a déclaré Henley au journal.

Mais ce n’est pas aussi simple que ça. Les joueurs de la promotion de recrutement 1998 sont arrivés sous la direction de Bob Simmons. Le vrai test de la croyance de Henley qui veut qu’Oklahoma State puisse gagner sur le terrain tout en diplômant des athlètes allait être le taux de réussite au diplôme des promos engagées par Miles et Gundy, pleines de recrues hautement considérées (NdT : dans le système de classement des promotions de joueurs de foot, on pourra en reparler si vous voulez) qui ont aidé le programme à atteindre un niveau d’élite.

Depuis l’année universitaire 2003-04, la NCAA utilise l’Academic Progress Rate (APR) pour déterminer la réussite d’un programme quant à l’éducation de ses athlètes. L’APR est un plus souple que le taux d’obtention de diplôme, car il prend en compte les transferts vers d’autres facs et les joueurs qui quittent la fac avant la fin de leur scolarité pour passer pros. La moyenne d’APR pour Oklahoma State de 2003-04 à 2011-12 est de 933, ce qui correspond à peu près à un taux d’obtention de diplôme de 50%. De 2008-09 à 2011-12 la période des plus gros succès sportifs de l’équipe – y compris sa victoire dans le Fiesta Bowl 2012 – la moyenne APR des Cowboys était de 926, le troisième plus mauvais score des 65 équipes des conférences BCS en 2012…

[NdT : le ratio de progrès académiques, ça se calcule en donnant un point par joueur sous scholarship qui est éligible et un point par joueur qui est toujours à l’école. On additionne les points, et on divise par le maximum de points qu’aurait pu atteindre l’équipe si tous ses joueurs avaient rempli les deux conditions, on multiplie par 1000 et on obtient l’APR. Par exemple, une équipe majeure avec le maximum de joueurs sous scholarship, soit 85, a 82 joueurs éligibles et toujours engagés, et 3 joueurs qui ont quitté la fac car ils n’étaient plus éligibles. L’APR de l’université en question sera de (82*2)/(85*2)*1000 soit 965. Il faut un APR de 925 pour ne pas risquer de sanctions de la part de la NCAA à terme, si l’APR ne remonte pas au-dessus de 925 après que des mesures aient été mises en place].

Alors, malgré toutes les dissertations rédigées par un ‘nègre’ (NdT : au sens figuré, bien sur, ‘ghost writer’ en VO), aux professeurs complices et aux étudiants jamais en cours qui ont fini avec des notes très hautes, la solicitude a ses limites. « Tout était mis en place pour s’assurer que les joueurs seraient sur le terrain le samedi – Et c’est tout », affirme un ancien assistant à OSU. “Ils sont sur le terrain ? On est bien. On s’occupera de tout le reste une autre fois”.

Non seulement l’affirmation de Henley que les Cowboys pouvait à la fois gagner des matchs et diplômer des joueurs est mise à mal par ces faits, mais le programme sous Miles et Gundy aura été un des moins efficaces pour remplir ce challenge. « Je ne sais pas si je n’ai rien appris à l’université simplement parce que c’était la fac et qu’on n’y apprend pas ce dont on a besoin dans le monde réel ou parce que tout n’était qu’une vaste blague, [à Oklahoma State] » déclare Woods. « Je ne sais pas. Je ne saurai jamais »

Tous les crédits et copyright à Sports Illustrated et SI.com. Enquête réalisée par Thayer Evans et George Dorhmann.

La semaine prochaine : La drogue.

And In Other College Football News

  • Johnny Cash !!! Sans doute sous le charme sans limites de Johnny Manziel, les donations vers Texas A&M ont atteint le montant record de 740 millions de dollars sur l’année dernière (le compteur du Aggie-thon a été relevé au 31 août). Amazing…

  • La CLC (qui attribue les licenses pour les produits dérivés des sports universitaires) et la NCAA ont demandé à être retirés de la liste des défendeurs visés dans le procès intenté en nom collectif par Ed O’Bannon sur l’utilisation de l’apparence des joueurs dans des jeux vidéos notamment sans rétribution des joueurs. EA Sports avait fait la même demande il y a deux semaines, après que la juge Wilken qui pilote le cas et doit encore se prononcer sur le fait que la plainte d’O’Bannon et compagnie est recevable et peut être jugée sous le régime de la ‘class action’, a autorisé les défendeurs à demander d’être retirés. Affaire à suivre, on espère une prise de position de Mme Wilken avant la fin de l’année.

  • In really related news to the Verchain is #NotImpressed stuff : Oklahoma State a engagé un enquêteur privé pour regarder de très près s’il y a du vrai dans les révélations de SI, dont vous pouvez lire la traduction complète dans la série d’articles dont fait partie celui que vous êtes en train de lire en ce moment. Le type s’appelle Charles Smrt. Ce qui est un très beau nom. Il est un ancien membre du comité des infractions de la NCAA et est aujourd’hui consultant spécialisé dans tout ce qui concerne les audits de compliance… Nice one…

  • Dans le bel Etat du Peach State, la Géorgie pour ceux qui se demandent de quoi je parle, une loi d’Etat vient d’être promulguée qui interdit que soient attribués des tickets pour les matchs de football au profit des élus qui passent les lois de l’Etat. Enfin une tentative de limiter la corruption tout à fait officielle de la part du Cartel. Rassurez-vous, amis du Cartel, en Alabama par exemple, on a toujours le droit d’inviter les élus…

  • Si vous vous intéressez un peu aux aspects business du coaching, USA Today met à votre disposition sa base de donnée sur les salaires des coaches. Bon, ce sont des données de la saison passée pour certaines, mais bon… Vastly overpaid : Mack Brown and Kirk Ferentz (Iowa). Grossly undervalued : Tim DeRuyter (Fresno) et Kyle Flood (Rutgers).

Flop Five

Ce sont les équipes dont on peut ou on a pu rigoler cette saison. Mes cinq préférées, en vous expliquant pourquoi. Et les autres, aussi, qui méritent mention…

  1. Oregon State Beavers

L’une des quatre équipes de l’histoire à perdre contre une FCS en étant dans le Top 25. Conserve pour le moment sa place dans le classement sur ce seul fait. Les Beavers ont pourtant gagné leurs trois matchs suivants, mais dans la douleur contre Utah et San Diego State. Si les hommes de Mike Riley continuent de gagner, ils seront en grande difficulté pour se maintenir à ce niveau. Disons qu’ils sont toujours là par défaut.

  1. Florida International University Golden Panthers

Toujours là par défaut, parce que certaines équipes de Floride sont au top en ce moment en termes de pitritude… Et en tête du groupe, Florida International. L’ère Ron Turner est décidément marquée du sceau de l’incompétence crasse et du ridicule absolu. Deux matchs sans inscrire le moindre point (contre Louisville et contre UCF), une défaite contre la surpuissante équipe de Bethune-Cookman, et une contre Maryland (qui ne semble plus aussi ridicule que l’an passé, par ailleurs). Pour le bien être des deux ou trois supporters qui doivent leur rester, les Golden Panthers sont au repos en semaine 5.

  1. University of South Florida Bulls

Huge. Avec l’arrivée de Willie Taggart pour prendre la suite de Skip Holtz qui était juste parvenu à reproduire des saisons de plus en plus médiocres, beaucoup de gens se disaient que le magicien de Western Kentucky allait pouvoir remettre les Bulls sur la carte de Floride. En attendant, les Bulls sont bien sur la carte, juste aux côtés de FIU, comme équipe floridienne de l’année en commençant par le bas du classement. La plus large défaite de l’histoire d’une FBS contre une FCS : les Bulls contre McNeese State. Et ont trouvé le moyen de perdre contre Florida Atlantic, ce qui constitue la seule victoire des Owls à ce jour.

  1. West Virginia Mountaineers

Deux victoires, deux défaites en quatre journées. Pas de quoi foutre le feu à un canapé… Sauf que les deux victoires sont contre des équipes FCS, dont la première au bout du bout de l’ennui contre la triste William & Mary. Et que les deux défaites sont de propres démontages aux mains des Sooners d’Oklahoma (pourquoi pas) et de Maryland… En marquant en tout sept points… Contre le Sooners seulement…

  1. Iowa State Cyclones :

Les Cyclones sont la seule équipe des cinq conférences du Cartel, qu’on présente parfois sous l’appellation ‘power conferences’ (c’est-à-dire les 6 BCS moins l’AAC) à ne pas avoir remporté le moindre match à ce moment de la saison. Et au compteur, une défaite contre Northern Iowa. Classy.

Also receiving votes :

– Kansas State pour avoir perdu en ouverture contre North Dakota State,
– South Alabama, perdant contre Southern Utah
– Georgia State, battue par Samford
– San Diego State, battue par Eastern Illinois
– Connecticut Huskies, battus par Towson
– U Mass, Massachussetts, battue par Maine
– Georgia State, battue par Chattanooga (Choo-Choo)
– Western Michigan, battue par Nicholls State.
– Temple, battue par Fordham.

I Got Mail… Ou Pas…

Dans cette section, amis lecteurs, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez. Si vous avez des questions, à l’avenir… Pour cette semaine, on passe au-dessus de tout ça, on reviendra, peut-être… Ou pas…

Kenny : J’aime beaucoup l’université d’Oregon alias Nike U et j’ai une question concernant leur recrutement. Ils disposent d’un centre d’entrainement ultra moderne, d’un staff compétent, d’une équipe performante depuis plusieurs années et d’uniformes super cool alors pourquoi leur recrutement n’est pas le meilleur du pays ? (ou au moins deuxième derrière Alabama ?)

Merci Verchain !

Ah, le recrutement… Un bon sujet sur lequel on ne peut être que #NotImpressed. Pour des raisons simples : comme pour la draft NFL, ce n’est pas AVANT que les joueurs soient sur le terrain qu’on peut savoir si oui ou non ils vont être performants et aider l’équipe à gagner des matchs. C’est une évaluation, qui est faite par des sites spécialisés (scout.com, rivals.com et 247sports.com sont les principaux et ils sont plus ou moins maqués avec des grands networks, respectivement Fox, Yahoo et CBS…), les fumeux rankings, qui sont censés nous indiquer qui a fait le meilleur recrutement… Mwouais… Le calcul est relativement simple : on additionne le nombre de recrues cinq étoiles – les meilleures supposément – quatre et trois étoiles, ont fait une moyenne et on envoie le classement.

Je n’ai pas eu énormément de temps pour préparer cette réponse, et je me suis donc basé uniquement sur ce que j’avais sous la main, les rankings de Rivals.com.

Voici donc les ‘performances’ des Ducks selon Rivals sur les 5 dernières saisons :

Année

Classement

Moyenne

Numéro 1

Moyenne

2009

32

2.92

Alabama

3.81

2010

13

3.39

South California

4.2

2011

9

3.57

Alabama

3.91

2012

16

3.38

Alabama

3.77

2013

22

3.26

Alabama

3.86

C’es assez inconstant dans l’ensemble, non ? Tout le contraire du Crimson Tide, en fait…

Quels sont les facteurs qui limitent l’impact dans le recrutement des Ducks ?

  • L’empreinte territoriale de recrutement :

De plus en plus de facs recrutent nationalement. C’est le cas pour Oregon, qui a par exemple des joueurs du Texas ou de Floride dans son effectif 2013, et un quarterback d’Hawaii… Mais la vaste majorité des joueurs sont issus de Californie.

La Californie est l’un des trois premiers pourvoyeurs de recrues (voir l’article de la semaine passée) au niveau national, mais assez loin derrière les deux mastodontes de lycée que sont le Texas et la Floride, qui sont tous deux des états peuplés avec une vraie culture football touchant la majeure partie de la population, ce qui est un peu moins vrai en Californie, historiquement (en termes de densité de pratique par rapport à la population, en termes culturels aussi, du fait notamment de la composition ethnique de la population, les latinos préférant d’autres sports au football, à commencer par le soccer).

Et la Californie… Il y a un paquet de concurrence, tout de même, avec des facs prestigieuses comme USC (mais si…), UCLA, Stanford (qui a des critères d’admission plus compliqués, d’élite) et Cal-Berkeley. Quand vous avez la possibilité de jouer à proximité de chez vous dans une grosse fac, ou d’aller dans une grande ville comme Los Angeles ou San Francisco [il y a moins de 30 minutes de route de Berkeley à San Francisco], pourquoi aller s’enrhumer dans l’humidité d’Eugene, Oregon, où il n’y a franchement pas grand-chose à faire de ses journées à part jouer au foot et tenter de lutiner les cheerleaders qui passent ? Pas grand-chose à faire de ses journées hors campus, s’entend, donc… Quand on a la possibilité d’avoir une exposition télévisuelle équivalente en jouant près de grandes métropoles ?

Not so fast, my friend… Et quand on regarde le point suivant, on se trouve encore plus de bonnes raisons de ne pas aller à Eugene…

  • Les perspectives professionnelles :

Eh oui, il faut bien en parler… Historiquement, il y a peu de grands noms d’Oregon qui sont devenus des stars chez les pros. Haloti Ngata, le redoutable DE des Ravens de Baltimore ou Jonathan Stewart, qui n’est pas mieux qu’un backup au poste de coureur chez les Panthers de Charlotte, Carolina, malgré une saison au-dessus des 1000 yards sont les deux noms qui viennent immédiatement à l’esprit. LaMichael James n’est rien de plus qu’un change-of-pace back, alors qu’il était l’atout majeur de l’attaque des Ducks quand il jouait en vert… en jaune… en gris… en noir… Enfin, en toutes les couleurs duckiennes… Un bel uniforme aux couleurs et aux formes multiples ne suffit pas à attirer le chaland. Et c’est valable aussi pour les cheerleaders…

Not so fast, my friend, parce que, bon… Il y a bien une raison pour que ça ne marche pas trop en termes de conversion chez les pros…

  • Le système de jeu :

Eh oui… C’est bien joli, la read option à vitesse de la lumière, mais difficilement transposable chez nos amis de la NFL (take this, Chip Kelly !!). Oh, certes, le jeu pro a pris quelques bons vieux réflexes du football universitaire notamment depuis l’arrivée de Cam Newton dans la Ligue, et ça s’est encore renforcé avec un RG3 ou un Kaepernick (quoique lui n’est pas au mieux en ce début de saison, héhé…). Mais de savoir si c’est le système de jeu qui est à l’origine de la désaffection des pros pour les produits d’Oregon ou si Oregon a construit son jeu sur la base d’athlètes moins renommés que ceux recrutés tous les ans par Alabama… C’est un peu la question de l’œuf et de la poule…

Pour autant, il demeure quelques raisons d’espérer… Oregon est performant globalement depuis le milieu des années 90, avec des pics de performances qui ont coïncidé avec le début des années 2010. Haut classement, bowls BCS avec souvent de belles victoires à la clé, constance dans la performance quelle que soit l’équipe de coaching… Avec en plus une arme de séduction massive sous la forme du nouveau complexe d’entraînement payé par la générosité de Tonton Phil Knight. Je pense vraiment que la fac d’Eugene est en train de construire quelque chose de réellement durable.

Après tout, Alabama n’était pas encore devenue l’Etoile Noire de la division FBS lorsqu’un certain Nick Saban est arrivé à sa tête, et ce même si le Tide a une vraie histoire à travers le vingtième siècle (cf l’époque Bear Bryant), une tradition… Et une situation somme toute favorable dans le monde merveilleux du College Football. L’Alabama, c’est à la croisée des chemins entre la Floride et le Texas, avec le Mississippi entre les deux, la Géorgie qui n’est pas bien loin… Et ça joue un football pro-style aussi bien en attaque qu’en défense…

Et n’oublie jamais le principal : une recrue cinq étoiles, c’est du papier. C’est sur le terrain qu’on les gagne, ces étoiles. Et comme disaient les grands poètes africains de Magic System : ‘C’est ça qu’est la vérité !’.

Verchain’s Games To Watch This Week

L’équipe de rédaction de The Blue Pennant vous présentera demain les matchs les plus intéressants à suivre cette semaine. Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne moi aussi mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain…

La semaine nous propose un programme bien plus intéressant que celui de la semaine 4. Avec notamment quelques chocs ou demi-chocs en conference play. Dans le panier global, Verchain a choisi pour vous :

California Golden Bears @ Oregon Ducks

ORGASM ALERT
Le freshman des Bears contre le sophomore des Ducks. Deux gars qui ont le potentiel pour lancer plus de 4000 yards sur la saison, d’inscrire des touchdowns à la pelle. Du football offensif à en pleurer, à un rythme de malade. Il n’y a aucun doute a priori sur l’issue de la rencontre, les Ducks sont archi-favoris, mais ce match vaudra la peine selon Verchain de se caler les fesses dans le fauteuil, et de profiter du spectacle. On n’a rien inventé de mieux à la télévision que Cal-Oregon depuis l’avènement du film à regarder d’une seule main de Canal Plus le premier samedi du mois. Mais bon, heureusement qu’il n’y a pas que grâce à la télévision qu’on a des ‘orgasm alerts’, le contraire serait très, très, très préoccupant.

Wisconsin Badgers @ Ohio State Buckeyes

UPSET ALERT
Bon, pas vraiment… Mais il faut bien tenter de trouver quelques obstacles sur la route de la marche triomphante d’Urban Meyer vers le Coaches Trophy, ce foutu ballon de cristal. Tout le monde nous casse les pieds (et pour certains une autre partie de l’anatomie masculine que la décence m’empêche de mentionner sur un site familial) depuis la fin de l’an passé avec les Buckeyes programmés pour devenir champions de la galaxie… #NotImpressed !
Wisconsin n’impressionne pas vraiment. Mais n’a perdu qu’un match dans des circonstances douteuses à Arizona State. Alors, je me dis… Pourquoi pas… Après tout, les Badgers peuvent faire un hold up, priver Miller-Guyton (rayez la mention inutile, amis lecteurs) de ballon, contrôler le tempo, envoyer du James White dans tous les sens… C’est beau de rêver, non ?

South Carolina Gamecocks @ University of Central Florida Knights

UPSET ALERT
Non, sérieusement… Coach O’Leary a peut-être monté la seule équipe hormis Louisville dans l’AAC à pouvoir être compétitive contre des grosses équipes. J’y crois. Bon, pas vraiment, mais comme ça, je me dis qu’un bon petit upset des familles serait une bonne chose si on veut espérer un BCS Buster en fin de saison. Et donc, il nous faut des défaites de la SEC… Qui enverra de toute façon deux équipes dans les bowls BCS comme à chaque fois, mais bon…

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 15

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Je n’ai pas pu résister au plaisir de vous livrer mon #NotImpressed de la semaine dès dimanche dernier, atterré devant mon streaming d’ESPN. Entre Herbstreit, ancien d’Ohio State rappelons le qui se félicitait du choix du comité, Reece qui disait amen à tout, David Pollack qui avait un peu de retenue, Bob Fuckin’ Bowlsby au téléphone, Nick Saban qui disait tout le bien qu’il pensait d’Ohio State, etc, je n’ai pas pu m’empêcher de dégainer (oui, elle me le reproche souvent, aussi…).

Bref, je ne vais pas en remettre une couche.

Il y aura un CFR spécial la semaine prochaine pour vous proposer mes impressions sur les bowls qui ont été annoncés. Tous les bowls. Les 38.

C’était le dernier #NotImpressed de la saison. Merci pour votre fidélité.

Ah, tiens, Bowl-wise, voilà l’effet que ça fait au Président de l’Université du Tennessee de voir les Vols disputer le TaxSlayer.com Bowl, un bowl qui n’est que dans les rangs 3 à 8 du calendrier bowls SEC… Pauvre homme…

Bah, juste après, il a sorti le chéquier pour rallonger coach Butch Jones à 3,6 millions de dollars par saison jusqu’en 2020…

And In Other College Football News

Dernier rendez-vous avec les salaires des coaches. Cette semaine, donc, pour boucler la boucle, la Conférence USA.

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Florida Atlantic Charlie Partridge $500,000 $2,590,000 5 years $500,000 $30,000
Florida International Ron Turner $550,000 $2,700,000 5 years $500,000 $20,000
Louisiana Tech Skip Holtz $500,000 $2,500,000 5 years $200,000 $25,000 $150,000
Marshall Doc Holliday $600,000 $2,400,000 4 years $175,000 $20,000
Middle Tennessee Rick Stockstill $701,504.14 $4,209,024.84 6 years $10,000
North Texas Dan McCarney $710,000 $3,704,200 5 years $600,000 $500,000
Rice David Bailiff
Southern Miss Todd Monken $700,000 $2,800,000 4 years $700,000 $15,000
UAB Bill Clark $500,000 $1,500,000 3 years $450,000 $25,000 $50,000
UTEP Sean Kugler $500,000 $2,500,000 5 years $280,000 one month base salary $100,000
UTSA Larry Coker $425,000 $2,375,000 5 years $400,000
Western Kentucky Jeff Brohm $600,000 $2,400,000 4 years $600,000 $50,000
Old Dominion Bobby Wilder

Charlie Partridge : augmentation de 5% chaque 1er juillet à partir de 2015. Bonus de présence de 40000$ au 1/7/2016 et 20000$ au 1/7/2018. L’université fournit une voiture de fonction. Une loge au stade. 6 tickets à la saison pour le basket. 12 tickets pour les matchs à l’extérieur (première fois que je vois ça).

Nom de plombier, allure de plombier, job de plombier

 

Ron Turner : prime de présence de 50000$ chaque 1er mars jusqu’en 2017. 20 tickets pour les matchs à domicile.

Skip Holtz : 0,3 million chaque année garantis versé par la Louisiana Tech University Foundation, pour les apparitions médias et de levée de fonds. Permission de négocier son propre contrat équipementier pour ses chaussures et ses fringues (bon, apparemment, il n’a pas eu de contrat avec Armani…). Une voiture de fonction, possibilité d’une deuxième (hey, il est donc célibataire). Cotisation payée à un country club.

‘OK Corral’, c’était mieux avant…

 

Doc Holliday : ouais, il a le nom du personnage joué par Val Kilmer dans Tombstone, où Kurt Russell joue Wyatt Earp. 0,3 million pour les apparitions médias, 0,1 million pour les opérations de levée de fonds. 25000$ versés par le Marshall University Football Enhancement Fund. Deux voitures de fonction avec l’assurance et l’entretien payés. Cotisation payée à un country club. 20 tickets pour les matchs à domicile et 4 tickets pour le basket. Buyout de 2 millions de dollars s’il devient le coach de West Virginia.

Rick Stockstill : augmentation de salaire de 100 000$ si l’APR est de 930 ou plus (Academic Progress Rate, ou une mesure des chances d’obtention du diplôme des étudiants athlètes), si l’équipe a un record positif et gagne 5 matchs de conférence, si aucune violation de niveau 1 ou 2 des règlements NCAA n’est relevée pendant la saison. Si ces mêmes critères sont remplis, prolongation automatique d’un an du contrat. 75000$ de revenu annuel pour les apparitions TV, radio et Internet (bizarre, on n’a pas vu de une de Paper avec Rick Stockstill – Breaking The Internet…). 5000$ de primes par tranche d’augmentation des revenus des tickets de 100000$. 4000$ de prime par tranche d’augmentation des donations de boosters de 100000$. Une voiture de fonction ou allocation mensuelle de 600$. Défraiement de 400$ par mois pour ses menues dépenses. 20 tickets pour les matchs à domicile. J’adore son contrat. Rien que le montant de son salaire garanti qui se termine par 14 cents me fait tripper…

Dan McCarney : 50000$ pour les apparitions télé. Primes de présence s’il termine chaque saison de 60000$ en 2014 puis 70k, 90k, 110k pour finir à 124200$ s’il termine la saison 2018. 15000$ de prime pour chaque saison à plus de 7 victoires. Voiture de fonction PLUS allocation de 900$ par mois pour payer l’assurance, le carburant et l’entretien. Cotisation payée à un country club.

Todd Monken : une voiture de fonction avec l’assurance payée. Loge privée dans la tribune de presse, plus 20 tickets pour les matchs à domicile. 6 tickets pour le basket. Cotisation payée à un country club.

Bill Clark : 25000$ pour les apparitions médias et le ‘talent’ (no kidding), 25000$ pour les opérations de promotion et de levée de fonds. 10000$ de prime pour des abonnements entre 5000 et 7499, 20000$ de 7500 à 9999 et 30000$ pour plus de 10000 abonnements à la saison vendus. 25000$ pour 7 victoires et 5000$ par victoire supplémentaire jusque 10. 10000 dollars de prime pour une victoire contre une Power Five. Deux voitures de fonction ou allocation de 750$ par mois par véhicule loué. Cotisation payée à un country club.

Sean Kugler : 220000$ pour les apparitions médias et les discours en public. Toutes les primes de bowl et autres sont exprimées en mois de salaire. Par exemple, un mois de salaire pour plus de 6 victoires dans la saison. Deux voitures de fonction fournies par un concessionnaire local. Cotisation payée à un country club.

Larry Coker : 25000$ pour les apparitions médias et les discours en public. Augmentation annuelle de 25000$. Une voiture de fonction ou 600$ par mois d’allocation. 24 tickets pour les matchs à domicile, plus une loge privative. Cotisation payée à un country club. Jusqu’à 185000$ de primes liées à la performance de l’équipe (non détaillées).

Jeff Brohm : prime de 50000$ pour gagner plus de 6 matchs, prime de 25000$ si l’affluence moyenne au stade est supérieure à 12000. L’université fournit une voiture de fonction et paie l’assurance, avec la possibilité d’une deuxième voiture (ce qui, selon les standards habituels, implique que Brohm est célibataire, mesdemoiselles…). 10 tickets pour les matchs à domicile. S’il est viré, il ne peut pas entraîner une équipe du Kentucky pendant deux ans.

Rice a refusé de communiquer les éléments salariaux de David Bailiff puisque la faculté est totalement privée.

Les éléments salariaux du coach d’Old Dominion Bobby Wilder n’ont pas été examinés par Newsday, dont la base de données vous a été traduite ici dans le cadre de cette suite de news sur les salaires des coaches. Cependant, comme votre ami Verchain ne recule devant rien (ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît), il vous a trouvé le package de Bobby.

Salaire de base de 220000$ pour cette saison, 239500$ la saison prochaine et 270000$ en saison suivante. Salaire complémentaire versé par des fonds privés de 180000$ et prime pour les apparitions médias de 75000$ (qui passera à 100000$ en 2016-2017). Wilder a négocié une clause de licenciement sans cause à hauteur de 1,8 millions en 2013, somme qui diminue de 0,2 million à chacune des saisons suivantes. Ainsi, s’il est viré en 2015, il recevra 1,4 millions.

Par contre, je n’ai pas trouvé les autres trucs qui m’amusent comme les primes à la con et les cotisations à un club de strip…

Verchain’s Game To Watch This Week

Bah, cette semaine, rien, juste le match habituel qui clôture la saison entre les Midshipmen de Navy et les Black Knights d’Army. Si vous aimez la triple option, ou si le simple nom de Ken Niumatalolo vous amuse, vous pouvez regarder. Si vous êtes totalement drogué au football, vous pouvez regarder… Moi, je pense que je regarderai ce truc. Parce que ce ne sera pas pire que certains des bowls qui nous attendent.

L’édition spéciale Viewer’s Guide du College Football Report vous attendra en début de semaine prochaine. Ensuite, la voix de Verchain s’éteindra. Enfin, celle qui venait vous chatouiller hebdomadairement. Elle reviendra, ponctuellement, ne serait-ce que dans les commentaires. Ne serait-ce que parce que j’ai une copie du Wainstein Report sur North Carolina à vous dévoiler…

Et puis, il y a aura une nouvelle saison qui débutera fin août, non ?

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 : Special CFP Edition

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed. CFP Edition.

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Devant les caméras d’ESPN, avec Reece Davis derrière le micro et tous les guignols comme votre serviteur qui regardent le truc par des moyens détournés, Jeff Long, le chef d’une nouvelle mafia qui vient remplacer le Cartel, vient d’annoncer les demi-finales du premier College Football Playoff de l’histoire.

#1 Alabama Crimson Tide (SEC Champion, 12-1) face à #4 Ohio State (Big Ten Champion, 12-1)

#2 Oregon Ducks (Pac12 Champion, 12-1) face à #3 Florida State Seminoles (ACC Champion, 13-0)

Are you kidding me ????

Rien à dire sur la demi-finale qui opposera Oregon à FSU, elle était attendue, elle était programmée, il était écrit qu’elle devait se produire.

Rien à dire sur le choix d’Alabama comme numéro 1 du classement. Le Tide a remporté la plus difficile conférence du paysage, la plus difficile conférence du paysage, avec une défaite qui est tout sauf humiliante au compteur contre Ole Miss, une équipe de la SEC West, qui a également battu Mississippi State qui ne comptait qu’une défaite contre Alabama au moment de croiser la route des Rebels. Un accident de parcours, à l’extérieur, ça arrive.

Ohio freakin’ State ????

Shoot me in the head, right now.

On parle d’une équipe qui a été battue A DOMICILE, dans l’imprenable Horseshoe, par VIRGINIA FUCKIN’ STATE. Une équipe avant-dernière de sa division, l’ACC Coastal, dont le champion, Georgia Tech, a terminé avec un record de 6-2 en conférence. Une équipe qui a perdu contre East Carolina de l’AAC, contre Miami, Pittsburgh, Georgia Tech, le Boston College et WAKE FOREST, dans le cadre du pire match de la saison en Power Five, un lavement à 6-3 EN PROLONGATION !!!!!!

Big Ten bias !!!!

Bob Bowlsby, commissionnaire de la Big 12

Sortez les théoriciens du complot !!! Il n’y a pas eu d’avion dans le Pentagone ??? Il y a eu, alors, un jeu de pouvoir, avec deux des ex-coaches faisant partie du CFP Selection Committee liés à la Big Ten : Barry Alvarez de Wisconsin et Tom Osborne de Nebraska. De qui se moque-t-on ? Sans compter que le tristement célèbre Jim Delany, le commish de la Big Ten, a sans doute du trouver un moyen de pousser son jeu de pouvoir suffisamment loin pour avoir une quelconque forme d’influence.

Le grand perdant de l’année dans la course au playoff est donc la Big 12. Paie ta crédibilité. Tu t’appelles Big Twelve et t’as que 10 équipes dans ta conférence. Non mais allo quoi. C’est comme si je disais tu t’appelles Big Ten et t’as 14 équipes dans ta conférence.

Que les présidents des universités de Texas, Oklahoma, Texas Christian, Baylor, Iowa State, West Virginia, Texas Tech, Kansas, Oklahoma State et Kansas State se réunissent et licencient sur le champ Bob Bowlsby. Le commissionner de la Big 12 est autant responsable que le comité de ne pas avoir de représentant de la conférence en playoff. Oui, d’une des deux seules conférences à jouer 9 matchs en conférence, avec la Pac12.

Bowlsby est le pitre en chef qui a refusé de nommer ONE TRUE CHAMPION dans la Big 12, alors que le règlement de sa conférence indique qu’en cas d’égalité, l’équipe qui remporte la confrontation entre deux équipes est nommée championne. Et cette équipe est Baylor. Alors, en croyant favoriser sa conférence par rapport à la perception que TCU était plus appréciée du comité que son VRAI CHAMPION Baylor, Bobby nous l’a jouée ‘co-champions’. Et ça vient de lui péter à la face comme à n’importe quel terroriste qui essaie de se fabriquer sa propre petite bombinette. Ridicule.

Les explications de Bowlsby sur ESPN sont à pleurer de rire. ‘Le comité ne nous a pas dit que c’était important d’avoir un match de championnat, si on avait su on aurait fait autrement’. Mais combien ce type est-il payé pour dire ça ? Le tiebreaker prévu par le règlement n’est pas pour désigner un champion, mais le représentant de la Big12 pour le Bowl avec lequel elle est sous contrat, le Sugar. Alors, ça s’appliquera l’an prochain. Non mais. Je ne savais pas que n’importe quel comédien de stand-up pouvait devenir commish d’une Power Five ! Gad Elmaleh comme commish de la Big 12.

Jeff Long, le Parrain lui-même, a avoué à ce cher Reece (qui est d’accord avec tout ce qui vient d’une quelconque forme de pouvoir) que le fait de ne pas avoir de champion unique a pu coûter à la Big 12.

De même, le membre du comité de sélection lié à la Big 12, le Director of Athletics de West Virginia, ne devrait pas pouvoir sortir de la prochaine réunion des AD de la Big 12 autrement que couvert de goudron et de plumes.

WR Devin Smith, Ohio State

Même Paul Finnebaum est d’accord pour dire que ce comité vient de poser sa première bouse. Pas mal pour une première édition, gentlemen (and lady Condi, oeuf corse). Comment expliquer que TCU, classé troisième la semaine passée, se retrouve soudainement dehors, sans perdre ?

C’est le retour du BCS, dans une nouvelle forme. Lou Holtz est d’accord avec le comité. Voilà qui devrait suffire à vous convaincre que ces messieurs et madame ont fait n’importe quoi.

C’est le retour du What have you done for me lately ! Une victoire impressionnante en dernière semaine, et on oublie tout.

Ohio State a joué Navy, Kent State et Cincinnati hors conférence en plus de la sublime défaite A DOMICILE contre Virginia Tech. Voilà de quoi vous impressionner ?

Au moins, Florida State a joué Notre Dame, Oklahoma State et Florida en plus de Citadel. Et ils sont invaincus. Oui, ils gagnent moche, oui ils ont eu du mal à battre Georgia Tech. Mais ils sont là à 13-0, devant Ohio State.

Ohio State est le champion de la sixième division du college football. La Big 12 à division unique est la quatrième division du truc.

Retournez le problème dans tous les sens, et vous arrivez à la même réponse : This is an outrage !

Manquerait plus que la B1G nous ressorte ses divisions Leaders et Legends, tiens, pour que la fête soit totale.

Et Verchain est #NotImpressed.

Just two words for you : Suck it ! Pardon. ROLL TIDE !

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 14

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Eh bien voilà.

Voilà la dernière livraison du College Football Playoff Selection Committee. Pas dans sa version Verchain. Dans celle qui passe sur ESPN…

So, what ?

En bon avocat des causes impossibles (comme le maintien de Brady Hoke à la tête de Michigan. Just joking), Verchain is #NotImpressed. Non, pas impressionné… Verchain is #Outraged !!!

Plus que jamais, il est temps de se demander ce que fout ce comité.

Les fans de Florida State sont fous furieux de voir leur équipe descendre lentement au classement à chaque victoire arrachée de manière de plus en plus moche et/ou de plus en plus limite (que ce soient Louisville, Miami, Boston College ou Florida…). Ils ont raison, quand on est fan on ne voit pas les limites de son équipe (et on désigne Duke Johnson parmi les trois meilleurs coureurs de la division FBS…). Mais vu de l’autre côté du Sunshine State (la Floride, jeunes gens), Verchain trouve que, si FSU mérite d’être dans les 4, elle ne mérite pas mieux que sa quatrième place.

Non, la raison de l’énervement de votre ami Verchain (et il vaut mieux ne pas réveiller le dragon…), c’est le cas de Baylor.

Mais personne n’aime Baylor. PERSONNE N’AIME BAYLOR !!!!!

1) TCU est classée devant Baylor.

Oui, alors que TCU a été battue par Baylor, qui a remonté 20 points pour passer devant les Frogs… A se demander où est soudainement passé le critère des victoires face à face ?

Alors, on va nous raconter que le calendrier des Frogs était beaucoup plus difficile que celui des Bears. Alors… Ouais, pour le moment, Baylor n’a pas encore battu Kansas State, ce que TCU a fait… Les deux équipes partageront au soir de la dernière journée de la saison BiG 12 un total de 10 adversaires en commun.

Baylor a eu du mal à terminer le match contre Texas Tech cette semaine, pendant que TCU écrabouillait Texas. Alors, le comité, on fait comme les votants du BCS ? On reste sur la dernière impression ? On préfère la dernière fille facile au meilleur coup de sa vie, qui a juste eu une petite migraine du côté de Morgantown ? Please…

Jusqu’à la semaine dernière, le sémillant Jeff Long, chairman du comité (qui ressemble de plus en plus à Vince McMahon de la WWE tellement il est ridicule à chaque apparition, il ne lui manque que la démarche de canard, en fait…) affirmait que TCU méritait d’être mieux classée que Baylor car elle avait une belle victoire contre une équipe du Top 25 du CFP : Minnesota.

Cette semaine, Minnesota ne fait plus partie du Top 25 du CFPSC… Donc, Jeffy Jeff affirme que TCU mérite d’être mieux classée que Baylor car elle a une belle victoire contre une équipe non classée mais qui a un record positif. Pardon ?

Jeff Long examine la candidature de Baylor au CFP

La Big 12 n’aime pas Baylor non plus. Qu’est ce que c’est que cette histoire de proclamer des co-champions en cas de records identiques ? Hé, les enfants, dans un round robin où toutes les équipes se rencontrent (oui, pas un truc comme l’American ou la Sun Belt) comment une victoire face à face ne peut-elle pas favoriser l’équipe victorieuse, en cas de records finaux identiques ?

HEY !!!! C’EST POURTANT CE QUE VOUS AVEZ ECRIT SUR VOTRE SITE INTERNET !!!!!!!!!!!

And I quote : « 

  1. If two teams are tied, the winner of the game between the two tied teams shall be the representative. »

On se fout de nous. Vraiment.

Donc, le comité a sans doute du trouver un formidable argument pour classer TCU devant Baylor.

Verchain, lui, n’en voit qu’un (indice : l’argument se trouve au milieu de la photo…)

2. Ohio State est classée devant Baylor !!!

Encore pire, peut-être, la présence d’Ohio State devant Baylor.

C’est sans doute du au fait que les Buckeyes ont battu Minnesota ? Je ne vois pas trop d’autre explication…

Pas de victoire face à face, mais de toute façon ça ne compte pas…

Alors, regardons un peu les calendriers des deux équipes, puisque selon Saint Jeff ça compte… (NB : tous les classements sont issus des stats de Sagarin, pour pouvoir classer les équipes qui ne sont pas dans le classement du CFPSC…)

Meilleure victoire des Bears : contre #3 TCU.

Meilleure victoire des Buckeyes : contre #10 Sparty.

Deuxième meilleure victoire des Bears : contre #9 Oklahoma.

Deuxième meilleure victoire des Buckeyes : contre #34 Minnesota (quand je vous dis que c’est là que ça se passe…).

Défaite des Bears : contre #28 West Fucking Virginia à Morgantown.

Défaite des Buckeyes : contre #50 Virginia Tech dans le foutu Horseshoe de Colombus !!!

Bah, après tout, Ohio State est une institution, un grand nom dans le monde du football. Baylor, c’est juste une bande de foutus baptistes illuminés de Waco au Texas, quoi. Des David Koresh en puissance. Alors que bon, Ohio State, c’est la fac où a fumé de l’herbe étudié le formidable Lil Jon.

Théorie de la conspiration : des sources bien informées sur ce qu’il se passe derrière les murs de la salle de réunion du CFPSC affirment que les plus ‘vocaux’ des membres du comité, ceux qui s’expriment le plus, cherchent à convaincre les autres sont les ‘coaches’.

Les ‘coaches’, c’est à dire :

  • Barry Alvarez : ancien coach de Wisconsin et AD des Badgers.
  • Tom Osborne : ancien coach et AD de Nebraska
  • Ty Willingham : ancien coach de Stanford, Notre Dame et Washington.

Bref, BIG TEN BIAS ALL OVER THE PLACE !!!

Nous aurons donc droit à des grands moments de vérité en cette fin de semaine, avec le climax dans la nuit de dimanche à lundi chez nous pauvres européens : Kansas State tient la crédibilité du College Football Playoff Selection Committee entre ses petites mains.

Si cette image ne vous fait pas peur…

And In Other College Football News

Avant dernier épisode du détail des salaires et autres avantages des coaches, avec cette semaine l’avant-dernier épisode : la Mid-American Conference.

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Akron Terry Bowden $400,000 $2,000,000 5 years $300,000 $50,000  
Ball State Pete Lembo $475,000 $2,500,000 5 years $475,000 $15,000  
Bowling Green Dino Babers $400,000 $2,000,000 5 years $400,000 $15,000  
Buffalo Jeff Quinn $325,000 $1,625,000 5 years $250,000 $25,000  
Central Michigan Dan Enos $360,000 $1,440,000 4 years $285,000 $15,000  
Eastern Michigan Chris Creighton $425,000 $2,125,000 5 years $400,000 $20,000  
Kent State Paul Haynes $375,000 $1,875,000 5 years $250,000   $100,000
Massachusetts Mark Whipple $450,000 $2,250,000 5 years $250,000 $15,000  
Miami (OH) Chuck Martin $450,000 $2,250,000 5 years $400,000 win conference title: 8.333% of guaranteed annual payment 40% of guaranteed annual payment
Northern Illinois Rod Carey $400,000 $2,375,000 6 years $400,000 $25,000  
Ohio Frank Solich $495,000 $2,700,000 5 years $370,000 10% of base salary  
Toledo Matt Campbell $465,000 $2,375,000 5 years $275,000 $15,000 for appearing, $30,000 for winning  
Western Michigan P.J. Fleck $392,500 $1,962,500 5 years $210,000 $25,000  

Robin Williams n’est pas mort !!

Terry Bowden : 50000$ pour les apparitions médias, 25000 issus du contrat équipementier, 25000 pour des apparitions publiques. 15000$ de prime s’il est élu coach de l’année de sa conférence. Une voiture de fonction avec l’assurance payée. Cotisation payée à un country club.

Pete Lembo : 25000$ de prime annuelle de présence. Une voiture de fonction avec l’assurance, l’entretien et le carburant payés. 10 tickets pour les matchs à domicile. 10 tickets pour tous les autres évènements sportifs de l’université.

Dino Babers : 3000 dollars pour 5 victoires en conférence, 10000$ pour 6 victoires ou plus en conférence. Si un joueur de l’équipe est nommé joueur de l’année de la MAC : prime de 2000$. Si l’équipe dispute un match contre une équipe BCS (Power Five?) qui lui garantit 400000$ de recette, prime de 10000$. Une voiture de fonction ou allocation de 450$ par mois pour en louer une. Un nombre de tickets non précisé pour les matchs à domicile. Entrée gratuite dans un club de golf. Nombre non précisé de tickets pour le basket. 5000$ d’équipement fourni dans le cadre du contrat équipementier.

Jeff Quinn : 75000 dollars pour les apparitions publiques et dans les médias y compris prime équipementier. 5000$ pour 6 victoires, et 2500$ par victoire supplémentaire. 2500$ pour une victoire contre une équipe Power Five. 5000$ pour une victoire contre une équipe du Top 25. 7500$ de prime si l’assistance moyenne aux matchs à domicile dépasse les 15000. Deux voitures fournies par un concessionnaire ou 800$ d’allocation par mois. 15 tickets pour les matchs à domicile, plus une loge pour la famille.

Dan Enos : 35000$ de prime pour les apparitions médias, 40000$ de prime pour des apparitions publiques et promotionnelles. 6000$ de prime pour 7 victoires, et 6000$ par victoire supplémentaire. 5000$ de prime si l’assistance moyenne aux matchs est de plus de 20000, et 5000$ de supplément par tranche de 5000 supplémentaires, jusqu’à +30000 personnes. Une voiture de fonction. 10 tickets en loge et 10 tickets classiques à la saison. 4 tickets à la saison pour les autres sports. Abonnement mensuel de téléphone mobile pour 75$. Si 60% de l’effectif est originaire du Michigan, prime de 5000$.

Chris Creighton : 25000$ pour une émission de radio hebdomadaire. Prolongation d’un an si le coach est toujours sous contrat au 1/1/2015. 50000 dollars si l’équipe participe au college football playoff (LOL). 5000$ pour 7 victoires, 7500$ pour 8, 10000$ pour 9, 15000$ pour 10, 20000$ pour 11, 30000$ pour 12. 15000$ si l’affluence payante moyenne est supérieure à 10000, 20000$ si elle est supérieure à 15000. Voiture de fonction avec l’assurance payées par l’université ou allocation mensuelle de 750$. 20 tickets pour les matchs à domicile, 10 tickets pour le basket masculin et féminin.

La blague de ‘tire mon doigt’, vraiment ?

Paul Haynes : 125000$ par an pour les apparitions médias, les levées de fonds, les apparitions marketing et promotionnelles. 5000$ par victoire au-delà de 6 contre des équipes FBS. Une voiture de fonction au choix. Si 60% de l’effectif est composé de joueurs originaires de l’Ohio : prime de 10000$.

Nouveau spinoff : Les Cordier, coach et flic !

Mark Whipple : 200000$ pour les apparitions médias et des allocutions. Permission de négocier son propre deal avec un équipementier. 16 tickets pour les matchs à domicile.

Chuck Martin : 50000$ de prime pour les apparitions médias. Les primes sont exprimées en pourcentages du salaire (dont un 4,167% du salaire s’il est nommé coach de l’année de la MAC). 9 victoires : prime de 10000$, 10 victoires : prime de 15000$, 11 victoires : prime de 25000$. 12 victoires : 8,333% du salaire annuel. Voiture de fonction fournie par l’université avec l’assurance payée. 25 tickets pour les matchs à domicile, 4 tickets pour le basket et le hockey.

Rod Carey : une voiture de fonction fournie par l’université. 30 tickets pour les matchs à domicile. 8 tickets pour les autres sports, avec deux places de parking VIP. Accès libre à un parcours de golf à l’année.

Gollum ??

Frank Solich : 30000$ par saison de contrat avec Ohio Bobcat Sports Network. 15000 $ du contrat équipementier. 30000$ de salaire pour un job d’assistant AD chargé des projets spéciaux (no matter what it is…). 275000$ de prime de présence au 31/12/2012 puis 50000$ à la fin de chacune des saisons suivantes. 5000$ de prime par victoire de 7 à 9 et 10000$ de prime par victoire au-delà de 10. Voiture de fonction avec carburant payé. Cotisation payée à un country club.

Matt Campbell : 10000$ d’augmentation annuelle. 165000$ par an de revenu marketing. Abondement d’un plan épargne retraite à hauteur de 25000 dollars par an. 7500$ de prime pour 7 victoires et 2500$ de prime par victoire supplémentaire. Coach régional de l’année (whatever that is…) : prime de 30000$. Une voiture de luxe. Cotisation payée à un country club.

PJ Fleck : 91250$ pour les apparitions médias, 91250$ pour les apparitions publiques. 6000$ par victoire au-delà de 7. 2000$ si un joueur fait partie de la première équipe MAC de l’année (sportive ou universitaire), 1500$ s’il fait partie de la deuxième équipe. 15000$ s’il est désigné coach régional de l’année (whatever… oh, forget it…). Si l’affluence est supérieure à 20000 : 8000$ de prime. Si elle est supérieure à 25000 en moyenne annuelle : 15000$ de prime. Voiture de fonction avec l’assurance et l’entretien payés ou allocation de 400$ par mois. Une loge de 34 places au stade. Cotisation payée à un country club.

La semaine prochaine : la conférence USA !

Verchain’s Games To Watch This Week

Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain… Et puis tiens, tant qu’à se ridiculiser, Verchain vous donne son pronostic…

Bon, au-delà de l’introduction habituelle, c’est une semaine de finales, alors…

Alabama Crimson Tide vs Missouri Tigers : Alabama s’est bonifiée toute l’année. Au lieu de la rébarbative habitude de défendre et courir, la venue de Lane Kiffin a -presque – rendu le Tide sympathique. Sympa à regarder, en tout cas… The Pick : Alabama.

J’ai bien dit PRESQUE sympathique…

Oregon Ducks vs Arizona Wildcats : Les Ducks veulent une revanche. Oregon a déjà gagné le match des cheerleaders. Alors… The Pick : Oregon.

Ohio State Buckeyes vs Wisconsin Badgers : UPSET ALERT. Sans JT Barrett, ça s’annonce totalement plus compliqué que ce qu’on pouvait penser quand les hommes de Meyer ont décroché la place en finale. Et c’est peut-être une finale qui ne servira à rien au moment de distribuer les places en playoff dimanche prochain… The Pick : Wisconsin.

Florida State Seminoles vs Georgia Tech Yellow Jackets : J’ai longtemps hésité avant de mettre ce match comme l’upset alert de la semaine. Merde, enfin. Ça va bien finir par arriver, non, la première défaite de Florida State, qui ne convainc personne semaine après semaine et demeure invaincue. J’ai bien peur qu’il faille attendre la demi-finale pour que ça se produise, cela dit… The Pick : Florida State.

Almost made the Cut : Baylor accueille Kansas. Si les Bears gagnent, ils remportent la Big12 et selon moi une place au CFP. S’ils perdent, ce sera TCU, en playoff sans doute également. Boise State – Fresno State pour la Mountain West, avec à la clé pour les Broncos en cas de victoire une place dans un des New Year Six.

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 13

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Bon, et bien… Nouveau classement de notre comité de sélection, dans lequel rien ne bouge, ou presque, Ole Miss dégringolant comme pour rigoler.

La seule vraie nouveauté dans la perspective des New Year’s Six est l’arrivée dans le classement de Boise State et de Marshall, représentant respectivement la Mountain West et la Conference USA. Il manque, selon moi, un petit Colorado State pour refléter véritablement ce qu’est l’état des troupes dans le Group of Five (oui, c’est à dire tout ce qui n’est pas le Power Five), mais les Rams pourraient bien de toute manière ne pas avoir droit aux spotlights du Peach ou du Cotton car seul le meilleur champion des Group of Five est qualifié automatiquement pour un des bowls autour du nouvel an qui n’accueillent pas le Playoff.

Alors, on ne va pas épiloguer plus longtemps, même s’il pourrait être amusant d’essayer de comprendre pourquoi TCU, BCS Style, est toujours devant Baylor alors que les Bears ont mangé les grenouilles, mais on aura peut-être l’occasion d’y revenir.

De toute façon, le classement évoluera sans doute lorsque la messe sera dite par Jeff Long au soir du 7 décembre, et qu’il prononcera son homélie au nom du Head to Head, du Strength of Schedule et du Game Control (tiens, voilà une belle nouveauté…).

Bref, autant se divertir un peu et vous remettre à l’esprit que le football universitaire se dispute entre des universités. Il y a des classements sur le terrain et des classements… dans les amphis, aussi. Le US News and World Report a publié comme tous les ans son classement des universités. Je me suis donc amusé à vous trouver laquelle des divisions de la FBS est la plus costaud dans les amphis, en comparant ensuite ce classement avec le classement Sagarin des divisions les plus costaudes de première division. Les résultats sont parfois surprenants.

Dans un premier temps, la méthode utilisée est simpliste comme l’humour à la Verchain. US News classe les facs de 1 à 200. Chaque fac de chaque division (hormis les indépendants, qui seront mentionnés mais pas classés) reçoit donc des points en fonction du classement US News (une fac classée 12 marque 12 points) et on fait la moyenne simple des points de toutes les équipes d’une division pour déterminer le ranking moyen de la division.

Je n’ai pas considéré les Indépendants comme une division, mais mentionné dans ma grande générosité les rangs dans le classement universitaire des facs concernées. A noter que si une fac qui joue au football n’est pas dans les 200 meilleures facs du pays, elle reçoit le score de 201 points. C’est comme ça… Les 4 premières sont Princeton, Harvard, Yale et Columbia. Ivy League Power !!

On attaque par les classements par conférence, avec en premier celles qui sont organisées en deux divisions :

SouthEastern Conférence
SEC West SEC East
University Ranking University Ranking
Texas A&M 68 Vanderbilt 16
Alabama 88 Florida 48
Auburn 103 Georgia 62
LSU 129 Missouri 99
Arkansas 135 Tennessee 106
Mississippi 149 South Carolina 113
Mississippi State 156 Kentucky 129
Moyenne 126,67 Moyenne 81,86
Pacific 12 Conference
Pac12 North Pac12 South
University Ranking University Ranking
Stanford 4 UCLA 23
Cal-Berkeley 20 USC 25
Washington 48 Colorado 88
Oregon 106 Arizona 121
Oregon State 138 Utah 129
Washington State 138 Arizona State 129
Moyenne 75,67 Moyenne 85,83
Atlantic Coast Conference
Atlantic Coastal
University Ranking University Ranking
Wake Forest 27 Duke 8
Boston College 31 Virginia 23
Syracuse 58 North Carolina 30
Clemson 62 Georgia Tech 35
Florida State 95 Miami 48
North Carolina State 95 Pittsburgh 62
Louisville 161 Virginia Tech 71
Moyenne 75,57 Moyenne 39,57
Big Ten
B1G West B1G East
University Ranking University Ranking
Northwestern 13 Michigan 29
Illinois 42 Penn State 48
Wisconsin 47 Ohio State 54
Purdue 62 Maryland 62
Minnesota 71 Rutgers 70
Iowa 71 Indiana 76
Nebraska 99 Michigan State 85
Moyenne 57,86 Moyenne 60,57
Mid American Conference
MAC West MAC East
University Ranking University Ranking
Western Michigan 173 Massachussetts 76
Ball State 173 Miami of Ohio 76
Northern Illinois 194 Buffalo 103
Central Michigan 194 Ohio 129
Toledo 201 Bowling Green 173
Eastern Michigan 201 Kent State 194
    Akron 201
Moyenne 189,33 Moyenne 136,00
Mountain West
Mountain West
University Ranking University Ranking
Colorado State 121 San Diego State 149
Wyoming 161 Hawaii 168
New Mexico 189 Nevada 194
Utah State 194 San Jose State 201
Boise State 201 Fresno State 201
Air Force 201 UNLV 201
Moyenne 177,83 Moyenne 185,67
Conference USA
C-USA West C-USA East
University Ranking University Ranking
Rice 19 UAB 149
Louisiana Tech 201 Marshall 201
UTEP 201 Middle Tennessee State 201
North Texas 201 Western Kentucky 201
Texas San Antonio 201 Florida International 201
Southern Miss 201 Florida Atlantic 201
    Old Dominion 201
Moyenne 170,67 Moyenne 193,57

On continue avec les conférences à division unique, et les Indépendants en bonus :

Big 12
   
Texas 53
Baylor 71
Texas Christian 76
Iowa State 106
Kansas 106
Oklahoma 106
Kansas State 142
Oklahoma State 145
Texas Tech 156
West Virginia 168
Moyenne 112,90
American Athletic
   
Memphis 201
Cincinnati 129
Central Florida 173
East Carolina 201
Connecticut 58
Houston 189
Temple 121
South Florida 161
Tulsa 88
Tulane 54
Southern Methodist 58
Moyenne 130,27
Sun Belt
   
Georgia Southern 201
Georgia State 201
Louisiana Lafayette 201
Louisiana Monroe 201
Appalachian State 201
South Alabama 201
Texas State 201
Arkansas State 201
Troy 201
Idaho 166
New Mexico State 201
Moyenne 197,82
Independants
   
Notre Dame 16
Brigham Young 62
Navy NR
Army NR
Moyenne 39,00

Et ceci nous amène au classement des divisions de la première division :

# Division Moyenne Sagarin
1 ACC – Coastal 39,57 8
2 B1G West 57,86 6
3 B1G East 60,57 7
4 ACC – Atlantic 75,57 9
5 Pac12 North 75,67 5
6 SEC East 81,86 3
7 Pac12 South 85,83 2
8 Big 12 112,90 4
9 SEC West 126,67 1
10 American Athletic 130,27 11
11 MAC East 136,00 17
12 CUSA – West 170,67 15
13 MWC – Mountain 177,83 10
14 MWC – West 185,67 13
15 MAC West 189,33 12
16 CUSA – East 193,57 14
17 Sun Belt 197,82 16

Surprise ???

And In Other College Football News

On continue à dérouler, rassurez vous, il n’en restera plus que deux après ça. Et de toute façon, la saison sera finie pour le #NotImpressed. Non mais…

Cette semaine : la Mountain West !!

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Air Force Troy Calhoun $825,000 $3,712,000 5 years   7.5% of annual pay 30% of annual pay
Boise State Bryan Harsin $1,000,000 $6,583,000 5 years $800,000 $50,000 $100,000
Colorado State Jim McElwain $1,350,000 $6,750,000 5 years $1,350,000    
Fresno State Tim DeRuyter $650,000 $3,250,000 5 years $258,168 $150,000 $250,000
Hawaii Norm Chow $550,000 $2,750,000 5 years $550,000 $50,000  
Nevada Brian Polian $550,000 $2,800,000 5 years $525,000    
New Mexico Bob Davie $763,600 $5,345,200 7 years $363,600 $50,000  
San Diego State Rocky Long $800,000 $4,000,000 5 years $210,000 $75,000 for title or $25,000 for making championship game $400,000
San Jose State Ron Caragher $525,000 $2,625,000 5 years $258,168 $40,000  
UNLV Bobby Hauck $850,000 $2,250,000 3 years $250,000    
Utah State Matt Wells $575,000 $3,475,000 5 years $320,000 $50,000 $200,000
Wyoming Craig Bohl $800,000 $4,546,250 5 years $300,000 one month’s salary  

Troy Calhoun : le coach d’Air Force bénéficie de différents bonus tous exprimés en pourcentage du salaire annuel de la saison considérée. Par exemple, le Commander In Chief Trophy lui rapporte 5% de son salaire annuel. Et c’est tout. Je ne sais pas si Air Force a refusé d’en communiquer plus, mais apparemment on n’y paie pas le loyer comme à Navy ou Army.

Oui mon grand, tu peux avoir le sourire… Tu as bien géré la négo de ton contrat…

 

Bryan Harsin : 0,3 million d’augmentation en 2016, 0,25 en 2017, 0,1 en 2019. 0,2 million par an pour avoir autorisé l’université à utiliser et mettre sous licence commerciale ses ‘nom, voix, manières, image, gestes, etc…’ (only in America…). Prolongation automatique d’un an à l’issue de chaque saison à 9 victoires ou plus. Une voiture de fonction. Un certain nombre de tickets pour les matchs à domicile. Cotisation payée à un country club.

Jim McElwain : aucune prime (gné?). Deux voitures de fonction ou allocation équivalente. 20 tickets pour les matchs à domicile, et une suite privée. Cotisation payée à un country club. 4 tickets à la saison pour le basket (masculin et féminin).

Tim DeRuyter : Environ 312000 dollars payés par ‘Athletic Corporation’ (whatever THAT is) pour amener son salaire à 0,65 million cette saison. Trois types de primes pour les résultats académiques, ce qui est plutôt rare (passons le détail, mais l’atteinte des trois meilleurs paliers peut amener un supplément de revenu de 0,6 million environ). Une voiture de fonction, avec l’assurance, le carburant et la maintenance payés. Les 12 meilleures places non vendues sont attribuées au coach à chaque match, plus 20 places assises au niveau du banc. Cotisation payée à un country club.

Hawaii Five O, c’était mieux avec Michelle Borth…

 

Norm Chow : autorisé à négocier ses droits à l’image pour son compte (a reçu en 2013 environ 0,1 million à ce titre). Si les ventes d’abonnement à la saison dépassent 25000 : 75000$. Si elles dépassent les 27500 : 75000 de plus. Si elles dépassent les 30000 : 75000$ de plus. Victoire à la télé nationale dans un match à domicile : 25000$. Dans un match à l’extérieur : 40000$. 30 tickets pour les matchs à domicile, et 8 places de parking. 8 tickets pour les autres évènements sportifs.

Brian Polian : 25000$ de prime pour une émission de télé hebdomadaire. 15000$ pour une émission hebdomadaire de radio. 10000$ pour des apparitions en public. 15000$ de prime pour un match de semaine joué à la télé nationale. 25000$ pour un match du samedi joué devant les caméras de la télé nationale. 10000$ par tranche de 5000 abonnements à la saison vendus au-delà de 10000. 5000$ de prime pour chaque joueur sélectionné Academic All American. Voiture de fonction avec l’assurance payée ou une allocation équivalente non précisée. 12 tickets dans une loge du plus haut niveau. Autorisation de négocier des contrats personnels avec un équipementier. 4 tickets à la saison pour les autres sports. Cotisation payée à un country club dans la limite de 10000$ par an.

Bob Davie : 0,2 million pour les apparitions médias. 0,1 million pour porter les vêtements de la marque qui équipe l’université. 0,1 million pour les apparitions publiques. 10000$ pour une victoire contre une équipe du Top 25. Si l’affluence moyenne sans tenir compte des étudiants dépasse les 19000 sur la saison : 25000$ de prime. Complément de 25000$ si la moyenne est supérieure à 21000. Une voiture de fonction. Cotisation payée à un country club.

L’homme qui valait 3 milliards, Lee Majors ?

 

Rocky Long : 0,59 million versés chaque année par une ‘organisation auxiliaire’. 25000 dollars de prime pour deux victoires contre des équipes du Top 25. Une voiture de fonction avec l’assurance payée. Cotisation payée à un country club pour le coach et son épouse.

Ron Caragher : 266832$ versés chaque saison par la Tower Foundation pour les opérations de relations publiques et les apparitions publiques. 40000$ de primes pour 8 victoires ou plus. 500$ par mois pour louer une voiture.

Bobby Hauck

 

Bobby Hauck : 0,225 million pour les apparitions publiques, 0,225 million pour les apparitions TV. 0,15 million de prime de présence au 1/7/2014. 5000$ pour 7 victoires, 2500$ par victoire complémentaire. 5000$ de prime si plus de 5099 abonnements à la saison sont vendus. 5000$ complémentaires pour 400 abonnements de plus. 5000$ pour 500 abonnements en plus des 400. Deux voitures de fonction de valeurs de 54895$ et 36324$, assurance payée. 18 tickets et 10 tickets de catégorie supérieure. 4 places pour le basket masculin et d’autres sports.

Matt Wells : augmentations de 0,3575 million en 2015, 0,3825 en 2016, 0,4075 en 2017 et 0,4325 en 2018. Compensation annuelle pour les apparitions médias : 0,2555 en 2014, 0,2925 en 2015, 0,3175 en 2016, 0,3425 en 2017 et 0,3675 en 2018. 0,1 million pour atteindre le college football playoff (lolilol). 5000$ par victoire contre BYU ou Utah. Une voiture de fonction ou 500 dollars par mois d’allocation. Assurance payée à hauteur de 75$ par mois, carburant à hauteur de 125$ par mois. 12 tickets pour les matchs à domicile et 5 tickets pour les autres sports. Cotisation payée à un country club.

Star Trek Next Generation. Le Capitaine Jean-Luc Picard.

 

Craig Bohl : Pour les apparitions médias : 0,45 million la première saison, plus 50000$ à chaque saison suivante, payé par un fonds non public. 50000$ par saison pour des discours. 20000$ par victoire en conférence. Pour plus de 5000 abonnements à la saison : 20000 dollars. 10000$ par tranche de 1000 abonnements supplémentaires jusqu’à 70000$ pour plus de 10000 abonnements. Voiture de fonction payée par l’université, l’assurance est payée par des boosters. 12 tickets pour les matchs à domicile. Cotisation payée à un country club. 750$ par mois de participation au loyer de l’habitation du coach.

Les Semaines suivantes : le reste du monde (MAC, Conf’ USA) !

Verchain’s Games To Watch This Week

Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain… Et puis tiens, tant qu’à se ridiculiser, Verchain vous donne son pronostic…

Alabama vs Auburn, The Iron Bowl

 

Auburn Tigers at Alabama Crimson Tide : ou le retour de la mort qui tue de l’Iron Bowl, avec Gameday à Tuscaloosa pour la deuxième fois en trois semaines. Blame the SEC’s schedule, people… Bon, alors : make or break (or hope Ole Miss wins the Egg Bowl) game. The Pick : Roll Tide.

UCLA Bruins at Stanford Cardinal : Jim Mora’s Team contrôle son destin dans la Pac12 south. Une victoire dans la Silicon Valley et c’est direction Santa Clara pour la finale de la Pac12. Si le match part en travers dès le début, changez de chaîne sur votre streaming pour vous concentrer sur Arizona State at Arizona, parce que c’est là que se trouvera le champion. The Pick : Arizona State… Euh, non… UCLA…

Minnesota Golden Gophers at Wisconsin Badgers : le match pour la division West de la B1G. La finale avant la lettre. Enfin, avant d’aller se faire fesser par Ohio State… The Pick : Wisconsin.

Almost made the Cut : Utah State at Boise State, pour la Mountain Division. Florida at Florida State, pour que FSU tombe enfin hors des 4 premiers du CFPSC. Pittsburgh at Miami : Conner meets The Duke. Lousiana Monroe at Georgia Southern, pour la Sun Belt. Mississippi State at Mississippi, parce que c’est là que pourrait se jouer la SEC West, en fait. Arizona State at Arizona, pour le cas où UCLA se trouerait.

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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