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Preview 2020 : la fin de l’hégémonie d’Oklahoma sur la Big 12 ?

Avec la montée en puissance de Texas, d’Iowa State et d’Oklahoma State, la série de 5 titres de champion de conférence d’Oklahoma est plus que jamais menacée.

Crédit photo : Kevin Jairaj-USA TODAY Sports

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui une présentation ultra-complète de la conférence Big 12.

Si vous avez manqué nos rendez-vous estivaux, The Blue Pennant vous a proposé des présentations en détail des principaux programmes de la conférence Big 12 à l’aube de cette saison 2020 :

Baylor Bears
– Iowa State Cyclones
– Oklahoma Sooners
– Oklahoma State Cowboys
– Texas Longhorns
– Texas Christian Horned Frogs

Podcast

 

Tour d’horizon dans la conférence Big 12

La conférence la plus équilibrée du pays ?

Oklahoma a remporté les cinq derniers titres de conférence, la plus longue série des Sooners depuis l’époque Barry Switzer (1976-88) et l’attaque wishbone. Le programme de Norman est le seul de la Big 12 à avoir participé au College Football Playoff (2015, 2016, 2017, 2019) et les trois derniers quarterbacks titulaires des Sooners ont tous été invités à New York pour la remise du trophée Heisman (deux sont repartis avec le précieux sésame).

Toutefois, pour la première depuis 2015, le meilleur quarterback de la Big 12 ne joue peut-être pas du côté de l’Owen Field. Si sept quarterbacks titulaires feront leur retour au sein de leur programme respectif, les Sooners ne sont pas l’un d’entre-eux puisque le redshirt freshman QB Spencer Rattler fera ses débuts après, certes, le recrutement ultra-médiatisé de ce prospect 5 étoiles du recrutement 2019. QB Sam Ehlinger (Texas), QB Brock Purdy (Iowa State), QB Spencer Sanders (Oklahoma State) et QB Charlie Brewer (Baylor) ont au moins deux saisons d’expérience. Cela pourrait faire une différence décisive sur la durée d’une saison. Alors que les Sooners font face à de nombreux départs (transferts, opt-out) et blessures, c’est peut-être l’année de la fin de l’hégémonie des Sooners.

En 2019, la moitié des matchs intra-conférence Big 12 se sont terminés avec un écart de 7 points ou moins, symptôme évident d’une certaine parité qui nous a offert des matchs serrés mais aussi spectaculaires. Tout indique que la saison 2020 devrait être dans la même veine.

RB Chubba Hubbard, Oklahoma State – Crédit photo : David Stacy/Icon Sportswire via Getty Images

Le Heisman de retour dans la Big 12 ?

Après Baker Mayfield en 2017 et QB Kyler Murray en 2018 auxquels on peut ajouter QB Jalen Hurts (finaliste en 2019), on avait fini par s’habituer à ce que le vainqueur du trophée Heisman vienne de la conférence Big 12. Ce pourrait être de nouveau le cas en 2020…

Mais pour la première fois depuis Derrick Henry (Alabama) en 2015, le vainqueur du plus prestigieux trophée du College Football pourrait être un running back : le junior RB Chubba Hubbard (Oklahoma State). Le « Canadian Cowboy » a dépassé les 2000 yards au sol l’an dernier pour un total de 21 TD. Protégé par une solide ligne offensive, pourrait-il même venir chatouiller le record de 2628 yards au sol en une saison établi par un ancien d’Oklahoma State, Barry Sanders ?

Le match de l’année

Oklahoma vs. Texas

Où ? Cotton Bowl, Dallas (Texas).
Quand ? Samedi 10 octobre 2020.

Le choc habituel de la conférence. Pour la 116e fois de l’histoire, les Longhorns et les Sooners se retrouveront lors du Red River Showdown (au Cotton Bowl de Dallas) pour se disputer la suprématie de la conférence. Si Texas mène toujours la série 62 à 48 (pour 5 matches nuls), les pensionnaires de Norman ont repris la main sur la dernière décennie, avec huit victoires dans les années 2010, dont les deux dernières éditions. Entre deux programmes qui se détestent, ce duel pourrait être une répétition générale en vue d’une éventuelle finale de conférence qui les opposerait.

Calendrier

En raison de la pandémie de coronavirus, la conférence Big 12 a été contraint de réviser son calendrier. Ainsi, le principe d’une division unique où tout le monde affronte tout le monde est préservé mais les dates des matchs ont été modifiées (coup d’envoi : le 26 septembre). Chaque programme aura deux « open dates » afin de se donner une certaine flexibilité si certains matchs devaient être reportés. De plus, un seul match hors-conférence est autorisé, initialement prévu le 12 septembre (3 matchs ont été déjà été reportés à une date ultérieure : SMU-TCU, Baylor-Louisiana Tech, Oklahoma State-Tulsa).

Le calendrier révisé complet de la saison 2020 de football dans la conférence Big 12
Source : Big12Sports.com

Nos prédictions 2020

1. Texas Longhorns

En 2019 : 8-5, 5-4 Big 12.
Prédiction : 9-1.
Match décisif : contre Oklahoma, le 10 octobre
Joueurs-clés partis : WR Collin Johnson, WR Devin Duvernay, C Zach Shackelford, DL Malcolm Roach, S Brandon Jones.
Joueurs à suivre : QB Sam Ehlinger, RB Keontay Ingram, OT Samuel Cosmi, DE Joseph Ossai, S Caden Sterns, S B.J. Foster, CB Jalen Green.
Future star : RB Bijan Robinson.

Difficile de concevoir avec clarté le niveau de cette équipe des Longhorns. Mais avec près d’une quinzaine de titulaires de retour, et la fin de blessure du safety vedette Caden Sterns, Tom Herman pourrait enfin avoir son groupe à maturité pour rafler la mise. Sur les traces des Colt McCoy et Vince Young, dans l’histoire statistique de Texas, QB Colt Ehlinger devra avant tout trouver de nouvelles cibles crédibles pour suppléer Collin Johnson et Devin Duvernay, partis vers la NFL. L’ancien de Michigan, WR Tarik Black, arrive dans cette idée. En défense, la réorganisation en 4-3 sous la coupe de Chris Ash doit être rapidement assimilée mais le talent existe sur le premier rideau (Ossai, Coburn, Graham) pour faire des différences dans la poche adverse.

2. Oklahoma Sooners

En 2019 : 12-2, 8-1 Big 12. Champion de Conférence.
Prédiction : 9-1.
Match décisif : contre Texas, le 10 octobre
Joueurs-clés partis : QB Jalen Hurts, RB Trey Sermon, WR CeeDee Lamb, DT Neville Gallimore, LB Kenneth Murray, CB Parnell Motley.
Joueurs à suivre : WR Charleston Rambo, OT Adrian Ealy, C Creed Humphrey, DE Ronnie Perkins, DT Jalen Redmond, LB Nik Bonitto, LB DaShaun White, CB Tre Brown.
Future star : QB Spencer Rattler.

Qu’on ne s’y trompe pas : Oklahoma reste bien sûr l’épouvantail de cette conférence, après l’avoir décroché lors des cinq dernières campagnes. Coach Lincoln Riley devra tout de même gérer une intersaison mouvementée, marquée par les blessures de WR Jadon Haselwood et LB Caleb Kelly, le retrait pour cause de Covid de RB Kennedy Brooks ou encore les débuts du redshirt freshman QB Spencer Rattler pour prendre la suite de Jalen Hurts. L’attaque est une chasse gardée du technicien, mais la défense pose plus de question, et les départs de Neville Gallimore et Kenneth Murray ne sont pas négligeables, malgré le renfort de DT Perion Winfrey, l’une des top recrues de l’année en provenance du College Football.

QB Brock Purdy, Iowa State – Crédit photo : Kevin Jairaj-USA TODAY Sports

3. Iowa State Cyclones

En 2019 : 7-6, 5-4 Big 12.
Prédiction : 7-3.
Match décisif : @ Oklahoma State, le 24 octobre
Joueurs-clés partis : WR Deshaunte Jones, OT Julian Good-Jones, G Josh Knipfel, DL Ray Lima, S Braxton Lewis.
Joueurs à suivre : QB Brock Purdy, RB Breece Hall, WR Tarique Milton, DE JaQuan Bailey, LB O’Rien Vance, LB Mike Rose, CB Anthony Johnson, S Greg Eisworth.
Future star : WR Sean Shaw.

Gagner en constance ! C’est l’objectif de coach Matt Campbell pour sa quatrième saison sur le campus d’Ames. L’ancien de Toledo a clairement établi les fondations, notamment en attaque, mais sous la coupe de QB Brock Purdy et de RB Breece Hall, les Cyclones doivent être plus présents dans les grands rendez-vous pour mettre enfin la main sur une finale de conférence. La clé sera surtout défensive, avec un groupe jeune mais qui reste fragile, surtout sur la ligne, avec les récents déboires de DE JaQuan Bailey.

4. Oklahoma State Cowboys

En 2019 : 8-5, 5-4 Big 12.
Prédiction : 7-4.
Match décisif : contre Iowa State, le 24 octobre
Joueurs-clés partis : G Marcus Keyes, G Bryce Bray CB A.J. Green.
Joueurs à suivre : QB Spencer Sanders, RB Chubba Hubbard, WR Tylan Wallace, WR Dillon Stoner, WR Braydon Johnson, G Josh Sills, LB Malcolm Rodriguez, LB Amen Ogbongbemiga, S Kolby Harvell-Peel, CB Rodarius Williams.
Future star : DE Trace Ford.

Sur le papier, les Cowboys sont la troisième force de la conférence. Mais l’intersaison, marquée par les sérieux désaccords entre coach Mike Gundy et ses joueurs, laisse planer le doute sur la cohésion continue du programme. A n’en pas douter : avec le retour de blessure de QB Spencer Sanders, l’un des tous meilleurs coureurs du pays, RB Chubba Hubbard, et une escouade de receveurs toujours très fournie, l’équipe de Stillwater peut faire tomber n’importe qui. D’autant que le front-7 a un peu plus d’allure, avec l’émergence de pass rushers prometteurs et de l’expérience à en revendre sur le run stop.

5. Kansas State Wildcats

En 2019 : 8-5, 5-4 Big 12.
Prédiction : 6-5.
Match décisif : @ TCU, le 10 octobre
Joueurs-clés partis : RB James Gilbert, WR Dalton Schoen, OT Scott Frantz, DE Reggie Walker, DT Trey Dishon, LB Da’Quan Patton, S Denzel Goolsby.
Joueurs à suivre : QB Skylar Thompson, WR Malik Knowles, TE Nick Lenners, DE Wyatt Hubert, LB Elijah Sullivan, CB A.J. Parker.
Future star : S Wayne Jones.

Pour sa première année à la tête de Kansas State, Chris Klieman n’a pas mis longtemps à faire oublier le légendaire Bill Snyder aux locaux de l’étape. Un jeu au sol très bien huilé, conduit par le quarterback double-menace QB Skylar Thompson, clutch dans les moments décisifs. Les Wildcats sont d’ailleurs les seuls à avoir fait chuter Oklahoma dans la conférence en 2019 et, au vu d’un effectif relativement stable, cette surprise pourrait ne pas être la dernière. Ont-ils malgré tout la profondeur pour faire encore mieux ?

QB Charlie Brewer, Baylor – Crédit photo : Baylor Athletics

6. Baylor Bears

En 2019 : 11-3, 8-1 Big 12.
Prédiction : 5-5.
Match décisif : contre TCU, le 31 octobre
Joueurs-clés partis : RB JaMycal Hasty, WR Denzel Mims, DL James Lynch, DL Bravvion Roy, LB Clay Johnston, S Chris Miller.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, RB John Lovett, WR Tyquan Thornton, LB William Bradley-King, LB Terrel Bernard, CB Raleigh Texada.
Future star : CB Kalon Barnes.

Le départ de coach Matt Rhule vers la NFL a été une pilule difficile à avaler du côté de Waco. Certes, son remplaçant, Dave Aranda, est un nom séduisant, lui qui a drivé l’une des plus belles défenses de College Football ces dernières années, à LSU. Mais les fondations défensives pourraient prendre du temps, avec les départs de cadres comme DL James Lynch, DL Bravvion Roy ou LB Clay Johnston. La transition sera sûrement moins brutale en attaque, avec le retour d’un QB Charlie Brewer diminué en 2019 et l’arrivée comme coordinateur de Larry Fedora, connu pour avoir développé Marquise Williams et Mitchell Trubisky à North Carolina. Un style aérien intéressant à découvrir pour oublier plus rapidement que prévu le départ de Denzel Mims vers la NFL …

7. Texas Christian Horned Frogs

En 2019 : 5-7, 3-6 Big 12.
Prédiction : 5-5.
Match décisif : @ Baylor, le 31 octobre
Joueurs-clés partis : RB Darius Anderson, RB Sewo Olonilua, WR Jalen Reagor, OT Lucas Niang, DT Ross Blacklock, CB Jeff Gladney, S Innis Gaines, S Vernon Scott.
Joueurs à suivre : QB Max Duggan, WR Taye Barber, WR JD Spielman, DT Corey Bethley, LB Garret Wallow, LB Marcel Brooks, S Trevon Moehrig, S Ar’Darius Washington.
Future star : RB Zack Evans.

Habitué à rebondir, TCU est malgré tout dans le doute pour commencer cet exercice. Le sophomore QB Max Duggan, inconstant mais prometteur l’an passé, est sûr de manquer le début de saison, au moment où le backfield offensif fait peau neuve, avec les départs de Darius Anderson et Sewo Olonilua. Comme si ça ne suffisait pas, Texas Christian va aussi devoir composer sans Jalen Reagor et Lucas Niang, deux de leurs stars athlétiques de 2019. En défense, les forces sont plus marquées, surtout dans le back-7, mais il faudra bien plus de pression sur le quarterback pour permettre à cette formation de croire en ses chances jusqu’au bout.

8. West Virginia Mountaineers

En 2019 : 5-7, 3-6 Big 12.
Prédiction : 4-6.
Match décisif : contre Baylor, le 3 octobre
Joueurs-clés partis : RB Kennedy McKoy, OT Colton McKivitz, G Josh Sills, DL Reese Donahue, CB Keith Washington.
Joueurs à suivre : RB Leddie Brown, WR Sam James, DL Darius Stills, DL Dante Sills, S Sean Mahone.
Future star : LB/S Tykee Smith.

La reconstruction continue pour coach Neal Brown, qui a perdu sur le tard son coordinateur défensif Vic Koenning. Pas une mince affaire, au sein d’une escouade en manque cruelle de playmakers, derrière les deux frères Stills sur la ligne défensive. En attaque, plus de signes encourageants, avec l’émergence de RB Leddie Brown et de WR Sam James l’année dernière, mais il manque toujours un quarterback pour rassurer tout ce beau monde, un homme qui devrait être QB Jarrett Doege, faute de mieux. Passés près d’un bowl en 2019, les Mountaineers vont devoir un peu plus s’employer.

DL Darius Sills, West Virginia – Crédit photo : Sean McNamara

9. Texas Tech Red Raiders

En 2019 : 4-8, 2-7 Big 12.
Prédiction : 2-8.
Match décisif : contre Texas, le 26 septembre
Joueurs-clés partis : QB Jett Duffey, RB Ta’Zhawn Henry, OT Terrence Steele, DL Broderick Washington, LB Jordyn Brooks.
Joueurs à suivre : QB Alan Bowman, WR T.J. Vasher, OL Jack Anderson, DL Eli Howard, LB Riko Jeffers.
Future star : WR Erik Ezukanma.

Coach Matt Wells le savait : le chantier en défense s’annonce conséquent. Avec au moins 28 points concédés sur 9 des 12 matches de la saison passée, les Red Raiders ont du pain sur la planche et devront composer sans leur vedette défensive, Jordyn Brooks, désormais à Seattle, en NFL. La politique du « marquer plus pour gagner plus » n’est pas une première à Lubbock, mais il faudrait que tout soit au beau fixe en attaque. QB Alan Bowman tentera enfin de confirmer les attentes placées en lui après de nombreux pépins physiques, et RB Sa’Rodrick Thompson essaiera de valider sa belle saison freshman (765 yards, 12 TD). Sur un match à haut scoring, dans une telle conférence, Texas Tech peut avoir ses chances, mais ça n’arrivera pas aussi souvent qu’espéré.

10. Kansas Jayhawks

En 2019 : 3-9, 1-8 Big 12.
Prédiction : 2-8.
Match décisif : @ Kansas State, le 24 octobre
Joueurs-clés partis : QB Carter Stanley, RB Kahlil Hebert, OT Hakeem Adeniji, DE Azur Kamara, S Mike Lee.
Joueurs à suivre : RB Pooka Williams, WR Andrew Parchment, LB Kyron Johnson, CB Kyle Mayberry.
Future star : LB Gavin Potter.

Enfin un peu de stabilité pour Kansas ? Le coach Les Miles l’espère pour sa deuxième année aux commandes. Habitués aux bas-fonds, les Jayhawks ont marqué les esprits l’an passé, avec l’upset à Boston College et la rencontre à suspense perdue contre Texas. Mais le reste a été beaucoup moins glamour, avec une saison à 3-9 et le limogeage du coordinateur offensif Les Koenning. Cette saison, Kansas perd même un important contingent de titulaires, surtout au poste de quarterback et en défense. Il va donc falloir être créatif pour épauler efficacement la star locale, le coureur RB Pooka Williams, et permettre à Kansas de survivre dans une Big 12 homogène.

Champion et trophées

Champion 2020 : Texas.
MVP : QB Sam Ehlinger, Texas
Meilleur joueur offensif : RB Chubba Hubbard, Oklahoma State.
Meilleur joueur défensif : LB Terrell Bernard, Baylor.
Freshman de l’année : QB Spencer Rattler, Oklahoma.

QB Sam Ehlinger, Texas – Crédit photo : Getty Images

Top transfert

OL Josh Sills, de West Virginia à Oklahoma State

OL Josh Sills débarque à Oklahoma State via un grad transfer après deux saisons passées comme titulaire à West Virginia. Son arrivée ne pouvait tomber à un meilleur moment pour une ligne offensive des Cowboys qui comptaient déjà sur le retour de trois titulaires expérimentés. En bonus : il lui reste deux années d’éligibilité.

Les meilleurs prospects NFL

RB Chuba Hubbard, Jr, Oklahoma State

Surnommé le « Canada’s Cowboy », il a été éblouissant pour sa première saison comme RB#1 au sein de l’attaque d’Oklahoma State en successeur de Justice Hill. Résultat : 2094 yards au sol et le titre honorifique de meilleur coureur du pays en 2019 ! Son arme fatale ? Les longues chevauchées interminables comme le démontrent ses 7 TD de plus de 50 yards réussis l’an dernier.

OT Samuel Cosmi, Jr, Texas

Il a connu un début de carrière étincelant au poste de guard (Freshman All-American en 2018) avant de glisser avec autant de succès au poste de tackle gauche permettant à l’attaque de Texas de rester très compétitive en 2019 (35.2 points par match, 6.4 yards par course). Déjà 26 titularisations en deux saisons avec les Longhorns.

WR Tylan Wallace, Jr, Oklahoma State

Tout indiquait qu’il serait en course pour le trophée Biletnikoff avant qu’une blessure du genou subie lors d’entrainement le prive des 5 derniers matchs de la saison. Il est de retour à Oklahoma State en mode revanchard pour sa dernière année au niveau universitaire. 53 réceptions, 903 yards et 8 TD en 9 matchs joués en 2019.

C Creed Humphrey, Jr, Oklahoma

Attention, sensation ! L’automne dernier, il était le seul revenant de la fantastique ligne offensive 2018 des Sooners. Son leadership et sa combativité en ont fait le leader d’une escouade qui est restée l’une des meilleures de la conférence Big 12. Il sera encore cette année l’un des favoris pour l’obtention du Rimington Trophy.

S Caden Sterns, Jr, Texas

Considéré comme un prospect NFL depuis son arrivée à Austin (NFL), il a confirmé son statut grâce à une admirable régularité dans l’effort. 121 plaquages, 4 interceptions en 2 saisons sous le maillot des Longhorns.

Autres Prospects NFL à suivre : OL Jack Anderson (Texas Tech), LB Terrell Bernard (Baylor), QB Charlie Brewer (Baylor), QB Sam Ehlinger (Texas), S Kolby Harvel-Peel (Oklahoma State), DE Wyatt Hubert (Kansas State), TE Charlie Kolar (Iowa State), S Trevon Moehrig (TCU), DE Joseph Ossai (Texas), DE Ronnie Perkins (Oklahoma), QB Brock Purdy (Iowa State), S Caden Sterns (Texas), DL Darius Stills (West Virginia), WR T.J. Vasher (Texas Tech), LB Garret Wallow (TCU), LB DaShaun White (Oklahoma), RB Pooka Williams (Kansas).

Coach Mike Gundy, Oklahoma State – Crédit photo : SI

Sur la chaise chaude

Mike Gundy, Oklahoma State

14 participations consécutives à un bowl. 7 saisons terminées dans le Top 20 national. Coach le plus prolifique du programme d’Oklahoma State (129 victoires). Mais comment Mike Gundy pourrait-il être menacé ?

La raison principale : une intersaison calamiteuse. Mike Gundy a tout d’abord créé la controverse suite à des déclarations fracassantes demandant le retour des sportifs universitaires sur les campus dès le 1er mai, en pleine pandémie de coronavirus, même s’ils devaient prendre des risques pour leur santé. Puis, quelques semaines plus tard, il s’est attiré les foudres de plusieurs joueurs des Cowboys, dont le leader offensif RB Chubba Hubbard, après avoir été pris en photo avec un t-shirt à l’effigie du réseau TV américain d’extrême-droite One America News, qui a régulièrement pris pour cible le mouvement Black Lives Matter. Résultat : des remontrances de la direction athlétique et une baisse salarial de 1 millions de $ en plus d’une réduction de la durée de son contrat.

Son bilan des deux dernières saisons (15-11) n’est pas non plus en sa faveur alors qu’Oklahoma State avait pris l’habitude d’atteindre les 10 victoires depuis 2010. Et puis il y a toujours cette fiche catastrophique face au grand frère Oklahoma : 2-13. Lors des 5 derniers affrontement face aux Sooners, le programme de Lincoln s’est imposé par une écart moyen de 16.4 points.

Freshman à surveiller

RB Bijan Robinson, Texas

Le renfort le plus excitant au sein du programme de Texas durant l’intersaison aura été le running back #1 du recrutement national 2020 : RB Bijan Robinson. Après avoir tout détruit sur son passage dans son lycée de Salpointe Catholic en Arizona, il est le seul prospect 5-étoiles recruté par les Longhorns lors du précédent cycle et son impact pourrait être immédiat puisque la situation au poste de running back reste ouverte malgré le retour de RB Keontay Ingram. Les stats de RB Bijan Robinson au niveau lycée : plus de 7000 yards au sol et un total de 103 TDs. Absurde.

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Preview 2021 : UCLA Bruins

Chip Kelly possède son effectif le plus expérimenté depuis son arrivée à Westwood : les Bruins de UCLA menés par QB Dorian Thompson-Robinson seront-ils l’équipe surprise de la Pac-12 en 2021 ?

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Crédit photo : bruinsnation.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

UCLA Bruins

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-4 (3-4 Pac-12).
Head Coach : Chip Kelly, 4e année (10-21). Résultat en carrière : 56-28.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 19, 9 en attaque, 10 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Demetric Felton, DE Osa Odighizuwa, CB Elijah Gates.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Zach Charbonnet, RB Brittain Brown, WR Kyle Philips, TE Greg Dulcich, C Sam Marrazzo, LB Caleb Johnson, LB Bo Calvert, S Quentin Lake, DB Qwuantrezz Knight.

En 1919, le programme de football de la branche sud de l’Université de Californie à Westwood est créé, sous le nom de Southern Branch Grizzlies. Les débuts de l’équipe ne sont guère glorieux mais la fin des années 1920 et le changement d’appellation vers UCLA Grizzlies, puis UCLA Bruins, marque le début d’une longue tradition de victoires pour un programme qui remporte le titre national en 1954.

Quel rapport avec Chip Kelly, qui aborde sa quatrième saison sur un siège éjectable après une arrivée tonitruante à UCLA comme fils prodigue de la Pac-12 ? Sa série actuelle de trois saisons sans bilan de victoires positif est la plus longue depuis le début des années 20, quand les Bruins s’appelaient donc les Southern Branch Grizzlies. Autant dire une éternité.

On se souvient que Jim Mora, lui-aussi considéré à son arrivée comme le futur sauveur d’un programme en perte de vitesse, avait été renvoyé au terme de la conférence de presse suivant une défaite face à USC au Coliseum, le 18 novembre 2017. Kelly pourrait bien connaitre le même sort; l’ancien d’Oregon a eu carte blanche pour composer son staff, bâtir son équipe après trois cycles de recrutement et surtout distiller sa science du jeu offensif. Un échec jusque-là mais cette saison 2021 s’annonce comme un véritable tournant, qui conclura potentiellement le passage du coach à LA en cas de nouvelle défaillance ou qui lui permettra de sauver sa tête si la mayonnaise prend enfin.

La montée en puissance de DTR

Lorsque le célèbre Chip Kelly a signé à Westwood, il faut avouer qu’on s’attendait à une déferlante de points du côté de Pasadena. Il aura cependant fallu attendre 2020 pour retrouver un semblant de l’attaque explosive mise en place à Oregon, avec 455 yards et 35 points en moyenne par match.

QB Dorian Thompson-Robinson, UCLA – Crédit photo : Ashley Landis, AP

Le mérite en revient d’abord à une ligne offensive enfin efficace après des années de naufrage dans ce domaine. Il faut croire que Justin Frye, coordinateur offensif et coach de ligne, a fait du bon travail de ce côté-là.

L’an dernier, la ligne des Bruins a permis au jeu de course de s’installer à la 12ème place nationale au classement des meilleurs jeux au sol tout en protégeant efficacement QB Dorian Thompson-Robinson (1 120 yards à la passe, 65% d’efficacité, 12 TD, 4 INT et 306 yards au sol, 3 TD en 5 matchs joués en 2020), enfin en position de briller pour sa 3ème année comme titulaire à UCLA. Plus précis et efficace à la passe mais également redoutable pour progresser à la course, il sera l’un des éléments principaux de la réussite ou de l’échec des Bruins cette saison.

Un jeu au sol redoutable

Parmi les dix titulaires offensifs de retour figurent donc les cinq joueurs de ligne alignés l’an passé, dont le vétéran C Sam Marrazzo, leader incontesté et pilier de l’OL, et OT Sean Rhyan. Malgré le départ du meilleur coureur Demetric Felton vers la NFL, Chip Kelly pourra compter sur RB Brittain Brown (543 yards au sol, 4 TD) et RB Kazmeir Allen pour assurer la transition, avec en guest star RB Zach Charbonnet, ancien top prospect transféré de Michigan où il avait brillé pour sa saison freshman. Il ne fait aucun doute que les Bruins devraient donc à nouveau se reposer sur un jeu au sol très solide, en espérant être épargnés par les blessures.

Le jeu aérien, emmené par Thompson-Robinson donc, profitera de la présence de TE Greg Dulcich (26 réceptions, 517 yards, 5 TD), probable futur prospect NFL, et de l’imposant TE Mike Martinez, sans oublier évidemment le junior WR Kyle Philips (38 réceptions, 370 yards, 2 TD), leader au nombre de réceptions lors des saisons 2019 et 2020. Là encore, UCLA a su profiter d’un portail des transferts en plein effervescence pour attirer du talent avec WR Kam Brown, ancien de Texas A&M, destiné à rapidement contribuer au secteur offensif. Enfin, WR Logan Loya pourrait bien être la révélation de la saison s’il justifie son statut de jeune espoir, au sein d’une attaque qui devrait continuer sur sa belle lancée pour permettre aux Bruins de gagner enfin des matches.

LB Caleb Johnson (#40), UCLA – Crédit photo : UCLA Athletics

Un pass rush très agressif

Après deux saisons catastrophiques en 2018 et 2019, l’arrivée de Brian Norwood comme assistant au coach principal a changé la donne; si le coordinateur défensif Jerry Azzinaro, qui suit Chip Kelly depuis l’époque Oregon, avec un passage aux Eagles et aux Niners en NFL, semblait sur la sellette, il a finalement conservé son poste mais a pu profiter du souffle apporté par les systèmes de Norwood, ancien coordinateur défensif de Navy. En 2020, les Bruins ont ainsi dominé la Pac-12 en moyenne de sacks par match (3.29) et de yards concédés par portée (3.6).

De quoi envisager la saison 2021 avec des étoiles dans les yeux alors que la défense a perdu un seul titulaire, la superstar Osa Odighizuwa, sélectionné au troisième tour de la dernière draft, qui pourrait cependant manquer aux Bruins au centre de la ligne. Le staff espère trouver en NT Otito Ogbonnia (16 plaquages, 1.5 pour perte, 1.5 sacks), DT Tyler ManoaDE Mitchell Agude (24 plaquages, 9 pour perte dont 2.5 sacks, 3 fumbles forcés) et DE Datona Jackson (15 plaquages, 2.5 pour perte) une rotation capable de faire oublier l’ancien mastodonte.

Norwood et Azzinaro espèrent probablement capitaliser sur leur réussite défensive de l’an passée, basée sur des pass rushers agressifs et explosifs, en particulier le vétéran LB Caleb Johnson (44 plaquages, 7 pour perte, 5.5 sacks, 1 INT). UCLA s’est même arrangé pour faire venir du renfort de poids, en l’occurrence les linebackers LB Ale Kaho, ancien top prospect transféré d’Alabama, et LB Jordan Genmark Heath, en provenance de Notre Dame. Avec en plus un LB Bo Calvert (28 plaquages) taille patron pour contrôler le milieu de la défense et le vétéran LB Martell Irby, ancien running back absent en 2020 sur blessure, enfin de retour, la profondeur est assurée.

Une défense en déficit de turnovers en 2020

Au niveau de la secondary, le spring practice a montré la même tendance qu’en fin de saison dernière : un manque de capacité à créer des turnovers (seulement 11 en 7 matchs en 2020) et un manque de cohésion et d’automatisme responsables de beaucoup de yards accordés.

L’un des leaders de l’escouade, S Quentin Lake (33 plaquages, 1 INT), et la recrue DB Devin Kirkwood ont fait sensation, mais il ne fait aucun doute que S Stephan Blaylock (42 plaquages, 2 INT) et CB Obi Eboh (19 plaquages, 2 pour perte, 1 sack) sauront se mettre en valeur au sein d’une unité qui retrouve tous ses éléments de 2020. En particulier l’excellent DB Qwuantrezz Knight (39 plaquages, 4.5 pour perte, 1 sack, 1 fumble récupéré, 1 TD), leader vocal et tour de contrôle de cette secondary depuis son poste de nickelback.

DB Qwuantrezz Knight (#24), UCLA – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Cette défense est donc attendue comme l’une des plus féroces de Pac-12 cette année, avec des joueurs expérimentés qui ont montré une vraie progression en 2020 et qui espèrent ainsi s’affirmer comme la principale ressource de cette équipe de UCLA.

K Nicholas Barr-Mira a réussi 6 field goals sur 7 l’an dernier et 30 conversions de touchdown sur 31, de quoi lui assurer de conserver son rôle de titulaire en 2021. Même continuité au poste de punter où P Luke Akers, fils de l’ancien kicker NFL David Akers, reprendra sa place après sa première campagne comme titulaire l’an dernier. Reste à voir si la couverture et les retours feront mieux après une saison moyenne dans ces secteurs en 2020, avec un Kyle Philips qui n’a pas été transcendant sur retours de punt.

Calendrier

Malheureusement pour Chip Kelly, les Bruins n’auront pas le calendrier le plus simple du pays en 2021, loin de là. Si le match d’ouverture face à Hawaii à Pasadena est largement à la portée de UCLA, il faudra enchaîner face à LSU la semaine suivante pour la toute première apparition des Tigers au Rose Bowl, puis Fresno State, l’un des cadors du Group of Five. En ce qui concerne la Pac-12, les joueurs de Kelly se déplaceront à Stanford, Arizona, Washington, Utah et USC et un bilan positif à l’extérieur serait une superbe performance.

UCLA recevra également de gros clients au Rose Bowl outre LSU et Fresno State puisqu’il faudra affronter Arizona State à Pasadena début octobre et Oregon fin octobre pour le Homecoming. Enfin, les hommes de Kelly recevront Colorado mi-novembre après une semaine de repos pour ce qui devrait être une victoire, avant de conclure la saison régulière avec la réception de Cal.

Source : FBS Schedule

Conclusion

Débarqué en grandes pompes en 2017 pour un contrat de cinq ans, l’ancien coach d’Oregon était censé rendre au programme de Westwood sa gloire passée et se repositionner comme l’une des grosses écuries de la côte Ouest. Son bilan étant ce qu’il est après trois saisons, bien pâle, Kelly pourrait donc prendre la porte rapidement si la situation ne s’améliore pas, surtout au regard de ses nombreuses sorties de route, comme son obstination à conserver un defensive coordinator complètement largué depuis quatre ans.

Il convient cependant de laisser le bénéfice du doute à l’ancien artificier de génie de la Pac-12, qui a révolutionné le jeu offensif de la côte pacifique lors de son passage à Oregon. Premièrement, car les quatre défaites subies en 2020 l’ont été par six points d’écart maximum, avec une courte défaite contre Oregon au Autzen Stadium, face à USC, et au terme de deux prolongations contre Stanford. Deuxièmement, car l’attaque et la défense des Bruins ont énormément progressé l’an dernier. Et troisièmement, pour finir, parce que cette équipe construite patiemment par Chip Kelly ressemble enfin à quelque chose avec ses 19 titulaires de retour.

Avec une ligne offensive digne d’un programme majeur de Pac-12 et des playmakers en nombre, UCLA pourrait finalement renverser la situation et signer sa première saison au bilan positif sous l’ère Chip Kelly, à condition d’afficher une solidité défensive qui a longtemps manqué aux Bruins de l’ancien coach d’Oregon et de maîtriser un calendrier qui s’annonce déjà épuisant. Il faudra au minimum se qualifier pour un bowl de fin de saison, un objectif qui échappe au programme de Westwood depuis 2017 et une défaite au Cactus Bowl contre Kansas State.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le QB le plus explosif de la Pac-12.
– Une ligne offensive expérimentée.
– Un pass rush dominant.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Une inconstance générale.
– La défense aérienne.

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Preview

Preview 2021 : Washington Huskies

Portés par un jeu au sol au fort potentiel et une défense de fer, les Huskies de Washington ont les armes pour jouer les premiers rôles dans la Pac-12 North.

Publié

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Pac-12

Division North
 

En 2020 : 3-1.
Head Coach : Jimmy Lake, 2e année (3-1). Résultat en carrière : 3-1.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Bob Gregory.
Titulaires de retour : 17, 9 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Puka Nacua, DT Levi Onwuzurike, LB Joe Tryon, CB Elijah Molden, CB Keith Taylor.
Joueurs à suivre : QB Dylan Morris, TE Cade Otton, OT Jaxson Kirkland, LB Edefuan Ulofoshio, LB Ryan Bowman,CB Brendan Radley-Hiles, CB Trent McDuffie.

Si le programme de football de Washington est aujourd’hui une référence au sein de la conférence Pac-12, il revient de loin. Un an après leur second titre national en 1991, les Huskies ont subi de lourdes sanctions imposées par la NCAA et la Pac-10 pour une affaire on ne peut plus classique à cette époque du College Football de joueurs payés par les boosters. S’ensuit une période de disette, avant un retour aux premiers rangs de Pac-10 sous Rick Neuheisel entre 1999 et 2004, coach finalement accusé de multiples violations des règles universitaires concernant le recrutement. Les Huskies touchent définitivement le fond en 2008 sous Tyrone Willingham, avec un affreux bilan de 0-12. À cette période où la conférence Pacific réfléchit à l’intégration de nouveaux programmes, Washington semble menacé de céder sa place. Heureusement, la Pac-10 décide de s’étendre et devient la Pac-12 en 2012, alors que Steve Sarkisian a déjà remis le programme des Huskies sur les bons rails.

En 2014, Chris Petersen, coach de Boise State convoité par de grands programmes à travers le pays, est embauché pour remplacer Sarkisian avec la réussite que l’on connait aujourd’hui; champion de conférence Pac-12 en 2016 et 2018, invité au College Football Playoff en 2016, Washington s’impose désormais comme un cador sur la côte ouest, champion de Division North l’an dernier sous la direction de Jimmy Lake, successeur de Petersen.

Les Huskies ont dû céder leur place en finale de conférence à Oregon au terme d’une saison 2020 galère minée par la pandémie mais le retour à un calendrier plus commun devrait leur permettre de laisser exprimer tout leur talent après plusieurs années d’un recrutement de haut niveau.

Incertitude au poste de quarterback…

Depuis l’exceptionnelle saison 2016 de Jake Browning, les Huskies n’ont pas été gâtés au poste de quarterback; Browning a finalement régressé en 2017 et 2018, tandis que son successeur Jacob Eason n’a pas su reprendre le flambeau en 2019. Convaincant lors des quatre sorties de Washington l’an dernier, QB Dylan Morris semble néanmoins en mesure de mettre fin à cette mauvaise série, dans un système offensif très conservateur porté sur le jeu au sol en 2020. Dans sa deuxième année, le coordinateur offensif John Donovan pourrait cependant donner plus de responsabilités au quarterback sophomore.

QB Dylan Morris, Washington – Crédit photo : Ted Warren, AP

Menacé pendant le spring practice par deux nouveaux quarterbacks, la recrue cinq étoiles QB Sam Huard et le transfuge de Colorado State QB Patrick O’Brien, Morris semble cependant le mieux armé pour conserver le poste de titulaire. Le fall camp permettra de trancher, même si le fils de Damon Huard et neveu de Brock Huard, deux anciens quarterbacks des Huskies avec une belle carrière NFL, semble encore trop inexpérimenté tandis qu’O’Brien sort d’une saison décevante en 2020.

Le quarterback titulaire sera en tout cas bien protégé derrière la ligne offensive la plus imposante de l’histoire de Washington, qui retrouve ses cinq titulaires, dont le gigantesque OG Ulumoo Ale, le vétéran C Luke Wattenberg, de retour pour une sixième saison, et OT Jaxson Kirkand, 1st-Team All-Pac-12 l’an passé. Avec TE Cade Otton, également 1st-Team All-Pac-12 et considéré comme l’un des meilleurs bloqueurs du pays à son poste, le backfield offensif des Huskies semble extrêmement bien entouré.

…compensée par un jeu au sol ultra-dominant

Le jeu au sol sera au centre de l’attention après une campagne 2020 où Washington s’est beaucoup reposé sur ce secteur pour l’animation offensive. Les Huskies ont utilisé quatre running backs l’an dernier dans leur rotation, et tous sont de retour. Le junior RB Richard Newton apparaît comme le chouchou du coach, après 11 touchdowns en 2019 comme freshman, mais il devra s’imposer comme numéro un face aux seniors RB Sean McGrew et RB Kamari Pleasant, tous deux dans leur sixième année, sans oublier RB Cameron Davis, impliqué dans les quatre rencontres disputées par les Huskies l’an dernier.

John Donovan devrait donc se reposer à nouveau sur son jeu au sol, porté par quatre coureurs expérimentés et une ligne offensive en béton armé, en attendant peut être de trouver une vraie cible numéro un dans le jeu aérien. Le départ de Puka Nacua sur transfert a fait mal mais WR Ja’Lynn Polk, transféré de Texas Tech, espère bien s’affirmer dans ce rôle, à moins que l’un des vétérans WR Terrell BynumWR Jalen McMillan ou WR Rome Odunze ne s’impose comme go-to guy du quarterback titulaire. On suivra attentivement le développement de la recrue WR Jabez Tinae, potentiel joyau d’une solide classe 2021.

TE Cade Otton, Washington – Crédit photo : Ben Margot, AP

Cette attaque des Huskies semble donc en mesure de continuer à gagner des matches au sein d’une Division North qui s’annonce disputée, avec presque l’intégralité de ses titulaires de retour et une marge de progression intéressante aux postes clés dans le jeu aérien.

Du changement dans la continuité en défense

La nouveauté en défense, c’est surtout le départ du coordinateur défensif Pete Kwiatkowski pour Texas, où exerce désormais l’ancien coach des Huskies Steve Sarkisian. Washington a néanmoins choisi la continuité avec la promotion de Bob Gregory au poste; l’ancien coach des linebackers et des special teams depuis 2016 est membre du staff depuis l’arrivée de Chris Petersen à Seattle, en 2014. Reste à voir si la philosophie défensive sera chamboulée ou si Gregory continuera sur la lancée de son prédécesseur.

Malheureusement, il faudra se passer de LB Zion Tupuola-Fetui, l’une des révélations en 2020, après sa blessure au tendon d’Achille durant le spring practice, synonyme de fin de saison précoce. Attendu comme l’un des pass rushers les plus féroces du pays après sept sacks en quatre matches, il devrait faire son retour en 2022. Washington pourra néanmoins se reposer sur des joueurs de qualité pour le pass rush, avec l’expérimenté LB Ryan Bowman dans sa sixième année, l’ancienne recrue cinq étoiles LB Sav’ell Smalls prêt à assumer son statut et le transfuge de Texas A&M DE Jeremiah Martin, révélation du spring practice.

Au milieu de la défense, Bob Gregory aura à disposition un tandem de choc, entre la star montante et ancien walk-on LB Edefuan Ulofoshio, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, et LB Jackson Sirmon. Titulaires l’an dernier, tous deux sophomores, ils seront d’une importance capitale pour soutenir une secondary en chantier.

S Asa Turner, Washington – Crédit photo : AP Photo/Ted S. Warren

Effectivement, les Huskies ont besoin de deux nouveaux cornerbacks titulaires suite aux départs d’Elijah Molden et Keith Taylor. CB Trent McDuffie et CB Kyler Gordon devraient prendre leurs responsabilités, après une sélection 2nd-Team All-Pac-12 pour le premier, tandis que CB Brendan Radley-Hiles, transféré d’Oklahoma après trois saisons comme titulaire, est un renfort de poids pour le rôle de nickel cornerback orphelin du génie Molden. Les postes de safeties seront sans doute soumis à une rotation intensive, tant les deux titulaires S Asa Turner et S Alex Cook n’ont pas convaincu la saison passée. Avec DB Kyler Gordon et le redshirt freshman S Jacobe Covington en embuscade, il faut ainsi s’attendre à voir tourner les joueurs à ces postes.

Pour finir avec le nerf de la guerre, les tranchées, malgré la perte préjudiciable du mammouth Levi Onwuzurike, le retour de DT Tuli Letuligasenoa après sa blessure en 2020 devrait être extrêmement bénéfique pour une ligne défensive qui alternera avec DT Sam Taimani et DT Faatui Tuitele. Avec plus de 400 kg au total pour ces trois beaux specimens, c’est un euphémisme de conclure que l’avant-garde défensive sera solidement ancrée sur sa ligne de scrimmage.

Les Huskies ont investi en special teams ces dernières années, avec deux joueurs boursiers aux postes de kicker et punter. K Peyton Henry est déjà titulaire depuis trois saisons alors que P Race Porter reprendra son statut de titulaire pour une seconde année consécutive et Washington n’a pas vraiment de souci à se faire pour ses équipes spéciales.

Calendrier

Après une mise en jambe face à un sparring-partner largement à la portée des Huskies, Montana en l’occurrence, le déplacement à Michigan pourrait s’avérer très délicat. Malgré tout, les principales difficultés au calendrier de Washington, Oregon et Arizona State, deux favoris pour le titre de leur division respective, se joueront à domicile sous la pluie de Seattle. Reste à voir si les Huskies feront un sans faute en conférence, au sein d’une Pac-12 qui se cannibalise chaque année. Oregon State, Stanford et Arizona à l’extérieur pourraient poser problème mais Washington évitera USC et Utah, deux adversaires coriaces que l’équipe de Jimmy Lake pourrait retrouver en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas.

Conclusion

Champion de Division North avec un bilan de 3-1 en 2020, la saison passée tronquée a ressemblé à un tour de chauffe pour un programme des Huskies en transition suite au départ de Chris Petersen. Blindé à tous les postes après des années d’un recrutement judicieux et qualitatif, avec presque tous les titulaires de retour, grâce notamment à l’extension de l’éligibilité des seniors à six ans suite au Covid, il ne reste plus aux Huskies qu’à maîtriser un calendrier homogène. À condition d’affirmer son identité offensive, entre philosophie conservatrice portée sur le jeu au sol et adaptation au football moderne tourné vers la passe.

Le changement de direction défensive, avec le passage de témoin entre Pete Kwiatkowski et Bob Gregory, ne devrait pas entraîner de profonde révolution pour un groupe qui s’est affirmé comme l’atout des Huskies en 2020. Avec l’émergence annoncée de différents jeunes joueurs à tous les niveaux, Washington fait peur à la Pac-12 et cherchera évidemment à s’inviter en playoffs. Au sein d’une conférence visiblement plus compétitive que la saison dernière, le programme de Seattle devra éviter les erreurs de parcours, souvent synonymes de game over, en dépit de son coaching staff paradoxalement expérimenté mais jeune sur divers postes à responsabilité.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts :
– Une ligne offensive All-conference.
– Un backfield offensif fourni.
– Du leadership sur le second rideau défensif.

Points faibles :
– Incertitude au poste de quarterback.
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un pass rush en chantier.

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Preview

Preview 2021 : Oregon Ducks

Renforcés par d’excellentes promotions de recrues successives, les Ducks d’Oregon seront-ils la première équipe de la Pac-12 à participer aux playoffs depuis 2017 ?

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Pac-12

Division North
 

En 2020 : 4-3 (3-2 Pac-12). Pac-12 Champions.
Head Coach : Mario Cristobal, 4e année (25-10). Résultat en carrière : 52-57.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Tim DeRuyter.
Titulaires de retour : 15, 9 en attaque, 6 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Tyler Shough, OT Penei Sewell, DT Austin Faoliu, CB Thomas Graham, CB Deommodore Lenoir, S Jevon Holland, S Brady Breeze.
Joueurs à suivre : QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, C Alex Forsyth, DE Kayvon Thibodeaux, LB Noah Sewell, LB Mase Funa, LB Isaac Slade-Matautia, CB Mykael Wright.

Depuis les débuts de la Pac-12 en 2011 et le passage à deux divisions au sein de la conférence Pacific, Oregon s’est adjugé quatre fois le titre de champion, c’est le record, avec un doublé ces deux dernières années. À l’image de la Pac-12, les Ducks ont connu des fortunes diverses au cours de la décennie écoulée et peu de réussite en playoffs, malgré une finale nationale disputée en 2014, et perdue face à Ohio State. C’est donc évidemment l’objectif numéro un pour la saison 2021, après un back-to-back en Pac-12 (2019-20).

La fac du boss de Nike, Phil Knight, est attendue au tournant, avec un match de gala face aux Buckeyes, à Columbus, dès la week 2. Invités surprise en finale de conférence 2020 malgré leur saison médiocre, suite à l’abandon de Washington dû au Covid, les Ducks se sont vautrés au Fiesta Bowl face à une surprenante écurie d’Iowa State et il faudra gommer les défauts de cette équipe dans l’espoir d’un triplé historique, alors que Stanford avait déjà réussi le doublé en 2012 et 2013. À commencer par l’animation offensive.

Le recrutement indécent de Nike U, avec quatre classes de recrues consécutives dans le top 15 national depuis 2018, devrait fournir les armes nécessaires au coach Mario Cristobal, désormais éprouvé à Eugene (Oregon), dans le but de conserver le titre de champion de conférence Pac-12 et de retrouver le College Football Playoff. Une ambition à la hauteur du talent d’un effectif pléthorique.

Anthony Brown peut-il vraiment porter les Ducks jusqu’en playoffs ?

Habitués à des scores de fête foraine, les fans des Ducks ont déchanté en 2020 avec une moyenne de 413 yards et 31 points par match. Loin d’être famélique mais loin des standards offensifs élevés auxquels nous avaient habitués les joueurs d’Oregon depuis plus d’une décennie, surtout en deuxième partie de saison où le mécanisme s’est enrayé.

Le titulaire de l’an dernier, QB Tyler Shough, ayant été transféré à Texas Tech, les Ducks débutent donc leur campagne 2021 avec la recherche capitale d’un quarterback. Impliqué dans une rotation avec Shough en fin de saison passée, QB Anthony Brown (15/23, 164 yds, 2 TD), transfuge de Boston College en 2020, est annoncé comme favori mais le coaching staff attend patiemment le fall camp pour juger des capacités de la recrue cinq étoiles QB Ty Thompson, débarqué l’hiver dernier, notamment comme scramble quarterback.

QB Anthony Brown, Oregon – Crédit photo : SI

C’est le feuilleton de l’été à Oregon, celui qui excite les médias, notamment car le reste de la hiérarchie offensive est quasiment immuable. Le tandem de choc RB CJ Verdell (285 yards, 3 TD) et RB Travis Dye (443 yards, 1 TD) promet déjà beaucoup, considéré comme l’un des meilleurs duos de coureurs au pays, derrière une ligne offensive presque intacte dirigée par C Alex Forsyth, 2nd-Team All-Pac-12 l’année passée, et OG Malaesala Aumavae-Laulu. La perte de Penei Sewell n’en est finalement pas vraiment une puisque le left tackle des Ducks avait choisi de ne pas jouer en 2020, pour préparer une draft au cours de laquelle il a été sélectionné dans le top 10.

La présence de Joe Moorhead dans le rôle de coordinateur offensif, déjà auréolé d’une longue carrière qui lui a permis notamment de développer Saquon Barkley et Kylin Hill, et de son système RPO devrait garantir un festival en attaque, avec en outre le remuant RB Sean Dollars capable d’adapter ses qualités explosives aux consignes.

Dotée d’un groupe de receveurs expérimentés blindé qui comprend WR Johnny Johnson (19 réceptions, 267 yards, 2 TD), WR Mycah Pittman (8 réceptions, 123 yards) et WR Jaylon Redd (25 rec, 281 yds, 1 TD), renforcé par les jeunes WR Devon Williams (15 réceptions, 286 yards, 2 TD), ancien de USC, WR Troy Franklin et WR Dont’e Thornton ainsi que le tight end vedette TE DJ Johnson (10 réceptions, 113 yards, 3 TD), l’attaque des Ducks possède tous les atouts pour permettre au prochain quarterback d’Oregon de s’imposer dans le jeu aérien et offrir un spectacle pyrotechnique à la hauteur des attentes de l’audience du Autzen Stadium d’Eugene.

L’an passé, le fall camp avait tourné court avec la mise à sac du College Football par la pandémie et Joe Moorhead n’avait finalement pas eu le temps nécessaire pour préparer ses joueurs au système RPO. Il n’en sera pas de même cette fois et il faut donc s’attendre à une progression spectaculaire de l’attaque des Ducks dès la rentrée.

Kayvon Thibodeaux en route vers le Heisman ?

Le départ d’Andy Avalos vers la direction de Boise State a contraint les Ducks à un changement de tête pensante en défense, avec l’arrivée de Tim DeRuyter. Spécialiste défensif depuis ses débuts comme coordinateur défensif à Ohio en 1995, il arrive à Oregon avec une réputation de faiseur de miracles; partout où il est passé, qu’il s’agisse de Texas A&M entre 2010 et 2011 ou de Cal entre 2017 et l’an dernier, le nouveau DC de Nike U a fait progresser la défense sous ses ordres. L’ambition est donc la même à Eugene, après une saison 2020 décevante du côté défensif.

DE Kayvon Thibodeaux, Oregon – Crédit photo : Oregon Athletics

Il faudra tout le talent de l’ancienne recrue cinq étoiles pour soutenir une ligne défensive un peu frêle après le départ des immenses Jordon Scott et Austin Faoliu, qui seront remplacés par des gabarits plus légers avec DT Popo Aumavae (10 tackles, 4 solo) et DT Brandon Dorlus (12 plaquages, 7 solo, 2 pour perte, 1 sack), en attendant l’éclosion du gigantesque freshman NT Jayson Jones. Si la ligne défensive ne sera donc pas la pièce maîtresse de cette défense, elle pourra se reposer sur une secondary capable de gêner le jeu aérien adverse pour donner plus de temps aux rushers afin de pénétrer le backfield.

Un back seven intimidant

DeRuyter aura à disposition un effectif effrayant, avec le Pac-12 Defensive Lineman of the Year 2020 DE Kayvon Thibodeaux (38 plaquages, 23 solo, 9.5 pour perte, 3 sacks) et le Pac-12 Defensive Freshman of the Year l’an dernier LB Noah Sewell (45 plaquages, 24 solo, 6.5 pour perte, 2 sacks, 1 FF) aux commandes. L’escouade de linebackers, organisée en 3-4, aligne ainsi deux des meilleurs joueurs du pays, soutenus par deux des meilleurs linebackers de Pac-12 LB Isaac Slade-Matautia (45 plaquages, 23 solo, 3.5 pour perte, 1 sack) et LB Mase Funa (31 plaquages, 18 solo, 3.5 pour perte), sans oublier le jeune LB Justin Flowe dans la rotation. Le redoutable Thibodeaux, qui fait ses armes en attendant la NFL, bien que promis à un rôle de defensive end dans la ligue, est ainsi capable d’être aligné à l’aile comme linebacker à Oregon et sa polyvalence sera un atout.

CB Mykael Wright (25 plaquages, 9 passes défendues) est déjà l’une des références à son poste, 1st-Team All-Pac-12 en 2020, de même que DB Jamal Hill (20 plaquages, 14 solo, 2 INT), auteur de deux interceptions en finale de conférence 2020 face à USC. L’objectif de DeRuyter étant de multiplier les turnovers en défense pour prendre le contrôle, il faudra donc compter sur CB DJ James (14 plaquages), largement impliqué dans la rotation l’an dernier, mais également sur du sang neuf avec l’ancienne recrue cinq étoiles CB Dontae Manning et la recrue CB Jaylin Davies, déjà en jambes pendant le spring practice. Sans oublier les vétérans S Verone McKinley (41 plaquages, 1 INT) et CB Bryan Addison, ancien receveur quatre étoiles reconverti avec brio en défense.

L’ambition pour la défense des Ducks est donc d’éviter les nombreux big plays qui ont fendu leur arrière-garde l’an passé, en essayant au passage de récupérer le ballon sur turnovers. Face à l’une des escouades de linebackers les plus effrayantes du pays et une secondary capable de faire mieux qu’en 2020, les adversaires du champion régnant auront donc du fil à retordre pour progresser aussi bien dans le jeu au sol que par les airs.

LB Noah Sewell (#1), Oregon – Crédit photo : Sean Meagher, Oregonlive

Mario Cristobal l’a souligné, Oregon doit faire mieux en couverture sur les retours adverses. Un objectif affiché, probablement travaillé en priorité à l’entraînement. Travis Dye et Mykael Wright devraient se charger des retours, respectivement sur punts et kickoffs, avec leurs qualités athlétiques phénoménales.

Chez les spécialistes, on retrouvera deux têtes connues, à savoir P Tom Snee et K Henry Katleman, affublé de sa désormais célèbre moustache. Auteur d’un parfait 4/4 sur field goals en 2020 après sa titularisation en cours de saison, Katleman est déjà l’un des chouchous du public d’Eugene.

Calendrier

Au rang des futures victimes qui se présenteront dans l’enfer du chaudron d’Eugene, le renommé Autzen Stadium, se trouvent majoritairement des adversaires à la portée des Ducks, surtout au regard des ambitions d’Oregon ; Fresno State, Stony Brook, Arizona, Cal, Colorado, Washington State et Oregon State. C’est au niveau des déplacements que la difficulté se présentera principalement, avec un voyage à Columbus pour affronter Ohio State, puis des séjours à Stanford, UCLA, Washington et Utah.

Les Ducks éviteront donc les deux plus grosses écuries de Division South cette année, à savoir USC et Arizona State. Le titre de division est donc à la portée d’Oregon, avec la finale de Pac-12 comme objectif principal, le 3 décembre à Las Vegas.

Conclusion

En dépit de ses deux titres de conférence consécutifs, de son coaching staff talentueux et de son effectif de très grande qualité, Oregon est considéré à l’heure actuelle selon les points de vue soit comme un outsider pour le titre de Pac-12 en 2021, soit comme un futur rouleau-compresseur. Il faut dire que les Ducks n’auraient pas été invités en finale de conférence l’an dernier sans le forfait du rival de division Washington et que les performances globales de la fac d’Eugene n’ont pas été au niveau des attentes. 

L’optimisme est pourtant de mise, étant donné la profondeur et le talent incroyable de l’effectif, avec une vraie préparation cet été au programme afin de satisfaire aux ambitions de grandeur nationale des Ducks. La situation est claire : les Ducks doivent s’imposer comme une référence dès cette saison pour s’installer durablement à la table des grands du college football, c’est-à-dire ceux qui font les playoffs régulièrement. Il manque cependant encore ce grain de folie pour faire du programme d’Oregon l’un des tauliers sur la côte Ouest et enfin retrouver le CFP.

Une victoire face aux Buckeyes dès les prémices de la saison pourrait donner le ton alors que Mario Cristobal espère bien rouler sur la Pac-12 avec sa troupe de vedettes, dans l’espoir de remporter à nouveau un titre national qu’il possède déjà à son palmarès en tant que joueur puis coach assistant. À condition de trouver un quarterback efficace dans le système RPO de Joe Moorhead et une véritable solidité défensive sous l’impulsion de Tim DeRuyter.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4
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Preview 2021 : California Golden Bears

Menés par QB Chase Garbers à la tête de l’effectif le plus expérimenté de la Pac-12, les Golden Bears de Cal veulent tirer un trait sur une triste campagne 2020… et se mêler à la lutte dans la division North ?

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Cr/dit photo : Thearon W. Henderson/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Golden Bears de California.

California Golden Bears

Pac-12

Division North
 

En 2020 : 1-3.
Head coach : Justin Wilcox, 5e année (21-21).
Coordinateur offensif : Bill Musgrave.
Coordinateur défensif : Peter Sirmon.
Titulaires de retour : 18, 10 en attaque, 8 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : OT Jake Curhan, DL Zeandee Johnson, CB Camryn Bynum.
Joueurs à suivre : QB Chase Garbers, RB Christopher Brown, WR Nikko Remigio, LB Kuony Deng, LB Cameron Goode, DB Elijah Hicks.

Une dynamique brisée par la pandémie. En 2020, peu de formations ont autant souffert sportivement de la Covid que California. Programme en plein boom depuis la prise de fonctions de Justin Wilcox, en 2017, Cal s’est contenté d’à peine quatre rencontres la saison passée, et n’a pas pu bonifier un groupe au quasi-complet en raison d’un changement de coaching staff et d’automatismes qui n’ont jamais pu se trouver.

Les Golden Bears n’en demeurent pas moins dangereux pour cette nouvelle campagne, d’autant que 18 titulaires sont de retour sur le campus, dont 10 joueurs offensifs. Leur dernier exercice a mis en exergue tout le paradoxe et le potentiel de cette formation. Capables de perdre leurs trois premiers matches de la saison, dont deux d’une courte tête contre Oregon State et Stanford, les joueurs de Berkeley avaient trouvé le moyen de réagir en s’offrant le scalp d’Oregon, champion en titre et futur vainqueur de la conférence.

Dans une Pac-12 qui s’annonce donc encore homogène, que peuvent résolument espérer les Californiens ? Eléments de réponse.

Enfin un rythme offensif ?

Symbole du manque de repères de California en 2020 : le poste de quarterback. Et ce pour plusieurs raisons. Depuis l’arrivée de Justin Wilcox, le programme traditionnellement tourné vers l’offensive s’est mué en défense de fer au détriment des points et des yards engrangés.

QB Chase Garbers, Cal – Crédit photo : Cal Athletics

Pour remédier à ce problème, le head coach de Berkeley avait embauché Bill Musgrave, coordinateur offensif réputé de NFL. Sur le papier, la collaboration avec le quarterback senior, QB Chase Garbers (771 yards, 6 TD, 3 INT en 2020), avait de quoi faire saliver. Mais au-delà de la préparation faussée par la pandémie, le nouveau système pro-style n’a manifestement pas été assimilé par le playmaker des Bears. Il y a bien eu une bonne sortie contre Oregon State, ponctuée au passage de deux interceptions, dont celle de la défaite, mais les trois autres matches ont paru assez quelconque, au vu du rendement entrevu lors de la saison 2019. On suivra aussi avec attention l’état de forme du quarterback, souvent blessé il y a deux ans, notamment à la clavicule. Derrière lui, la concurrence n’est pas folle, de par l’inexpérience de QB Zach Johnson et le transfert tardif de QB Ryan Glover, en provenance de Penn (FCS). Pas de quoi s’alarmer pour autant, mais le duo Garbers-Musgrave devrait de nouveau détenir la clé de la bonne saison de Cal.

D’autant que l’escouade de receveurs prend forme peu à peu. Le senior WR Nikko Remigio (90 yards, 2 TD) revient revanchard pour démontrer toute son explosivité et sa faculté à casser les plaquages. Il formera un solide duo de titulaires avec l’ancien de Michigan, WR Kekoa Crawford (232 yards, 2 TD). Derrière, les seniors WR Trevon Clark et WR Mason Mangum ont eu de bonnes séquences en 2020. Mais c’est bien le duo de sophomores WR Jeremiah Hunter et WR JR Baker qui offrent le plus de promesses dans le domaine aérien. Plein centre, les seniors TE Jake Tonges et TE Gavin Reinwald sont de retour pour apporter de l’aide au bloc et sur courte distance.

Pour retrouver de sa superbe, California pourra aussi compter sur le senior RB Christopher Brown Jr. (65 yards, TD) dans le backfield offensif. Depuis ses débuts comme titulaire en 2019, les Bears n’ont jamais perdu quand il a franchi la barre des 55 yards. Son association avec le sophomore RB Damien Moore, déjà pleinement intégré l’an passé pour son arrivée sur le campus, voire avec RB DeCarlos Brooks, auteur d’un bon Spring Game, augure de bonnes choses, avec une ligne offensive globalement stable.

Hormis Jake Curhan, parti chez les pros, il n’y a que des revenants, à commencer par RT Valentino Daltoso, blessé toute la saison passée, et qui fera figure de leader dans cette escouade de jeunes loups. Un groupe où LT Will Craig, enfin en forme, a pu faire ses preuves sur le pass pro. LG McKade Mettauer et RG Matthew Cindric devraient compléter le quintet pour faire des Golden Bears une formation dure à manoeuvrer dans les tranchées.

LB Kuony Deng, California – Crédit photo : Getty Images

Terrible tandem sur le pass-rush

On l’a dit : la défense a souvent été le principal poumon de Cal, sous la coupe de Justin Wilcox. Mais c’est une intersaison mouvementée à laquelle a dû faire face l’ancien coordinateur défensif de USC et Wisconsin. L’un de ses patrons défensifs, justement, Tim DeRuyter, a mis les voiles au Nord, pour rallier Oregon. Le cornerback vedette du programme, Camryn Bynum, a été drafté par les Minnesota Vikings. Enfin, Brett Johnson, star en devenir sur le premier rideau, a été victime d’un accident de voiture en avril dernier et doit tirer un trait sur la saison pour soigner sa hanche.

Fort heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles, à commencer par les linebackers, sans doute l’un des tous meilleurs groupes de la conférence Pac-12. Machines à plaquage et à jeux décisifs, les seniors OLB Kuony Deng et OLB Cameron Goode (50 plaquages, dont 10 et demi pour perte à eux deux) formeront un duo détonnant sur le pass rush, le premier quittant son rôle habituel de mike pour montrer aux scouts NFL sa vitesse et son explosivité. Comme si cela ne suffisait pas, le junior OLB Braxten Croteau et le sophomore OLB Orin Patu sont des solutions alternatives pour le coordinateur, et spécialiste des linebackers, Peter Sirmon.

Dans l’axe, le junior ILB Evan Tattersall (14 plaquages) a pleinement la main sur le run stop et a longtemps été présenté comme le nouveau Evan Weaver. Son pendant devrait être un sophomore. ILB Muelu Iosefa a démarré le match contre Oregon et s’est montré très actif sur l’ensemble de la campagne. Mais ILB Trey Paster, safety avancé sur le deuxième rideau, a aussi beaucoup plus au coaching staff dès ses débuts en 2020.

Sur la ligne défensive, avec l’absence de Brett Johnson, avec la fin d’éligibilité de son homonyme, Zeandee, Justin Wilcox doit compenser au mieux. Le junior DE John Henry Tevis (18 plaquages, 2 sacks) est le plus expérimenté du plateau et s’est montré agressif au duel. Son rôle sera crucial car la jeunesse est à l’honneur sur le reste de l’escouade. De retour de blessure, DE Aaron Maldonado devrait hériter d’un rôle de titulaire sur l’extérieur et assistera à une autre bataille de sophomore sur la position de nose guard, entre NG Stanley McKenzie et NG Ricky Correia.

DB Elijah Hicks (#3), California – Crédit photo : Cal Athletics

Comme souvent ces dernières années, et en dépit du départ de Bynum, le backfield défensif est aussi fourni que talentueux. Plein centre, FS Elijah Hicks (28 plaquages, une interception) a confirmé qu’il était aussi efficace en safety qu’en cornerback, et a composé un duo performant avec SS Daniel Scott, même si SS Craig Woodson s’est montré plus intéressant contre la passe. Transfert de Florida State, FS Raymond Woodie III vient apporter une profondeur intéressante sur la position. Sur les extérieurs, CB Josh Drayden (4 passes défendues) devrait quitter son poste de nickelback pour surveiller les principaux receveurs adverses. CB Chigozie Anusiem l’assistera dans cette tâche, tout comme le sophomore CB Collin Gamble, petite pépite annoncée, à qui le poste de nickelback devrait convenir dans un premier temps.

Comme sur le reste des escouades, la stabilité est de mise au sein des équipes spéciales. L’ancien punter K Dario Longhetto (9/10 sur FG, 4/5 sur XP) est de retour aux coups de pied après une saison encourageante, plein que marquée par son extra-point bloqué, en fin de match, contre Stanford. L’Australien P Jamieson Sheahan (39,9 yards de moyenne) rempile aussi au punt. KR/PR Nikko Remigio devrait garder un rôle important sur les phases de retour, à moins que KR/PR Marcel Dancy ne le fasse souffler pour le préserver offensivement.

Calendrier

Conclusion

Peu d’équipes de première division peuvent compter sur un tel nombre de titulaires de retour. Et c’est bien ce qui fera de California un véritable poil-à-gratter en 2021. Capable de compter sur une véritable ossature, surtout en défense, le programme de Berkeley doit surtout relever la tête offensivement et rappeler que c’est en son sein que sont sortis des quarterbacks superstars comme Steve Bartkowski, Aaron Rodgers ou Jared Goff. Avec Chase Garbers, une ligne stable et un groupe de receveurs plus étoffé, Cal peut avoir les moyens de ses ambitions. Mais ce sera aussi sans compter sur un calendrier démentiel, avec par exemple des déplacements à Oregon, Washington et UCLA, ainsi que la réception de USC. Un bilan positif serait, dans un premier temps, un bon moyen de tirer un trait sur une triste campagne 2020 tout en construisant des bases solides pour les années à venir, au vu de l’important contingent de seniors qui composent ce groupe.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.1

Résumé

Points forts :
– Un groupe inchangé et expérimenté.
– Un front seven incisif.
– Une profondeur intéressante.

Points faibles :
– Des réglages à trouver en attaque.
– Une ligne défensive décimée.
– Un calendrier défavorable.

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