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Les 10 candidats au trophée Heisman 2018

Présentation de tous les favoris et les prétendants pour l’obtention du trophée Heisman 2018.

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C’est bien connu, « There is no “I” in team, but there is one in win… ». Depuis 1935, le trophée Heisman récompense « un joueur universitaire exceptionnel dont la performance démontre le mieux la recherche d’excellence avec intégrité ». Mais n’est-ce pas plutôt simplement le meilleur joueur de la meilleure équipe ? Pure question de sémantique, sans doute…

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La liste des vingt derniers vainqueurs inclut seize quarterbacks et quatre running backs (en comptant Reggie Bush (USC), déchu de son titre de 2005 et qui, assez ironiquement, est le joueur ayant totalisé le plus grand pourcentage de points dans l’histoire du vote). Le dernier receveur à avoir remporté le trophée est Desmond Howard (Michigan) en 1991. Le dernier défenseur ? Charles Woodson (Michigan) en 1997, grâce en partie à ses prouesses en retour de punt. La vaste majorité des récents couronnés appartient à des équipes qui ont terminé dans le très haut du classement, Les dernières exceptions majeures sont Lamar Jackson (QB Louisville) en 2016 et Robert Griffin III (QB Baylor) en 2011 avant lui.

Les critères d’intégrité et de caractère exceptionnel sur et en-dehors du terrain semblent désormais accessoires comme l’a prouvé l’an dernier la victoire de Baker Mayfield (QB Oklahoma). Mais, après tout, qu’importe le chambrage et l’attitude, c’est avant tout la production sur le terrain qui compte. Il est également quasiment impossible de faire le doublé à l’Heisman. Le dernier à avoir conservé sa couronne est Archie Griffin (RB Ohio State) en 1974 et 1975, malgré quelques candidats sérieux à leurs propres successions, citons par exemple Tim Tebow (QB Florida) ou Lamar Jackson. Il semblerait que le tenant du titre soit tenu à des standards quasiment inaccessibles.

Autant dire que compiler la liste des prétendants à l’Heisman 2018 ne relève pas du génie : selon toute probabilité, le vainqueur sera le QB d’une équipe qui se qualifiera pour le playoff. Évidemment, comme tous les ans, un joueur inattendu crèvera les écrans de télévision de la Cote Est pour s’inviter dans la danse et se faire coiffer sur le poteau par un plus gros poisson. Quoiqu’il en soit, désolé Ed Oliver (DT Houston), être le meilleur joueur de College Football ne garantit plus de remporter le trophée Heisman mais offre peut-être néanmoins une invitation à New York début décembre pour assister au triomphe de…

RB Jonathan Taylor, Wisconsin

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Sixième de l’exercice 2017, le sophomore star de Wisconsin est le mieux placé pour remporter le trophée cette année. Fort de 1977 yards (à 6.6 yards de moyenne par course) et 13 TD l’an dernier, Jonathan Taylor pourra compter sur la meilleure ligne offensive de la B1G, et peut-être du pays, qui retourne quatre de ses cinq pièces maîtresses. Les Badgers se rendent à Iowa et à Northwestern dans la division Ouest et croisent avec Michigan et Penn State dans la division Est, à chaque fois loin de Madison. Même s’ils évitent les deux favoris de l’Est, Michigan State et Ohio State, les Badgers jouent leurs quatre adversaires les plus coriaces à l’extérieur mais restent tout de même favoris pour remporter leur division et valider, enfin, leur ticket pour le playoff. Si QB Alex Hornibrook parvient à améliorer son ratio touchdown/interception (25/15 en 2017), les défenses adverses devront davantage se méfier de son bras, ce qui laissera encore plus de place à Jonathan Taylor pour gambader joyeusement dans les backfields adverses. On connaît Wisconsin, ce sera une orgie de jeu au sol pour leur RB vedette et la barre des 2000 yards se présente plus comme une formalité que comme un objectif. Ajoutez à cela à un titre de conférence B1G et une qualification en playoff, et la statuette en bronze atterrira sur les bords du lac Mendota.

RB Bryce Love, Stanford

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2118 yards (8.1 yds/course) et 19 TD ont fait de Bryce Love le meilleur running back de FBS en 2017 et lui ont valu une deuxième place au vote de l’Heisman. Rien d’inconnu pour Stanford, qui place l’un des ses protégés sur la deuxième marche du podium pour la cinquième fois depuis 2009. 2018 sera-t-elle l’année où un joueur du Cardinal atteint enfin le Graal ? Bryce Love jouera derrière la même ligne offensive que l’an passé, déjà l’une des toutes meilleures du pays en 2017. Le senior du Cardinal, qui a fait la sourde oreille aux sirènes de la NFL pour terminer son cursus universitaire à Palo Alto, devrait à nouveau approcher les deux kilomètres à la course et recevoir son invitation à New York pour la cérémonie du 8 décembre. Sa place sur le podium dépendra en grande partie du parcours de Stanford, étant entendu qu’il est quasiment impératif pour un running back que son équipe brille lors de la saison. Avec la venue de USC et un déplacement à Oregon pour entamer le calendrier de la Pac-12, il ne faudra pas de raté à l’allumage, d’autant que le Cardinal se rend à Washington début novembre pour ce qui devrait constituer la finale de la division Nord. Le déplacement à Notre Dame fin septembre permettra aussi à Stanford de s’étalonner face à un autre gros candidat au playoff. Autant dire que si Bryce Love brille dans ces confrontations face aux solides défenses des Huskies et de l’Irish, il cimentera un peu plus sa voie royale vers l’Heisman.

Le quarterback d’Alabama

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On se permet de punter sur ce coup-là, attendant toujours le coup de fil de Nick Saban pour nous informer de son choix de QB titulaire pour la saison à venir. Tua Tagovailoa a certes électrisé le Mercedes-Benz Stadium d’un petit coup de poignet pour offrir le titre 2017 à Alabama mais rien ne laisse encore présager que Jalen Hurts (2081 yards et 17 TD à la passe / 855 yards et 8 TD à la course en 2017) ne sera pas le titulaire contre Louisville le 1er septembre. Si les fans du Tide réclame Tua à corps et à cris, le gourou Saban n’a qu’une ligne de conduite quand il s’agit du management offensif de son équipe : protéger le ballon. Et à ce petit jeu, Jalen Hurts n’a qu’une interception en 255 passes tentées en 2017 contre deux interceptions en 77 passes pour Tua Tagovailoa. Avec RB Damien Harris et RB Najee Harris, le Crimson Tide a peut-être la meilleure attaque de l’ère Saban à Alabama, ce qui devrait donner quelques cauchemars aux coordinateurs défensifs adverses, mais aussi permettre à Coach Saban d’y mettre aux commandes un manager à sang froid plutôt qu’un feu-follet. Même si un quarterback d’Alabama n’a jamais remporté le trophée Heisman, Bama pourrait terminer la saison invaincu avec un bazillion de points marqués à chaque rencontre. Donnez-en une petite moitié à son QB titulaire et l’Heisman pourrait suivre tout naturellement.

QB Will Grier, West Virginia

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L’ancien QB de Florida, transféré à West Virginia en 2016, devrait aligner cette année une feuille de stats comme vous n’en rêvez même pas en jeu vidéo. Pour sa seconde saison dans le système de Dana Holgersen et avec WR Gary Jennings et WR David Sills à qui lancer, le quarterback des Mountaineers (3490 yards et 34 TD en 2017) va faire flasher les tableaux d’affichage comme si c’était Noël toutes les semaines dans la Big 12. Cela provoquera évidemment un buzz incroyable mais ses chances à l’Heisman résident dans la capacité de WVU à bien figurer en conférence (ce qui n’est pas arrivé depuis que les Mountaineers ont rejoint la Big 12 en 2012) et pourquoi pas à aller chercher un titre de champion dans une conférence plus ouverte que jamais. Une solide performance contre Tennessee en ouverture de la saison serait le meilleur moyen de marquer les esprits mais tout se jouera en novembre avec les déplacements à Texas et Oklahoma State et la venue de TCU et Oklahoma, excusez du peu. Avant de peut-être rejouer l’une de ces quatre équipes lors du Big 12 Championship début décembre.

QB Trace McSorley, Penn State

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Sorti de l’ombre de Saquon Barkley (RB NY Giants), le prolifique quarterback de Penn State (3570 yards et 28 TD à la passe / 491 yards et 11 TD à la course en 2017) est bien décidé à continuer son impressionnant parcours footballistique (77 victoires pour 5 défaites en lycée et université) et à accumuler les records de passes et de touchdowns à PSU. Sa série de 28 matchs consécutifs avec au moins une passe de TD est un record de l’école et la plus longue série en cours en NCAA. Trace McSorley est l’un des meilleurs QB, si ce n’est le meilleur, dans le « money time » et son habilité à porter le ballon en fait une arme à double tranchant redoutable. Véritable poumon de l’attaque des Nittany Lions, même l’an passé avec Saquon à ses côtés, il devra composer avec pas mal de nouvelles têtes parmi les titulaires offensifs mais le calendrier pourrait lui être favorable puisque Ohio State, Michigan State et Wisconsin se rendront tous à Beaver Stadium cet automne. Si les Lions accrochent cette place en playoff qui les fuit depuis deux ans, il sera difficile de ne pas inviter Trace McSorley à la cérémonie de l’Heisman. Et le compétiteur qu’il est n’irait alors pas à New York pour faire de la figuration…

QB Jake Browning, QB Washington

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La majorité des observateurs vous dirait que la production de Jake Browning (2719 yards et 19 TD en 2017) a été à la baisse en 2017 par rapport à sa saison 2016, et ce malgré trois TD de plus et un nombre d’interceptions divisé par deux. Malgré cette relative « mauvaise » saison, le quarterback des Huskies à terminé à la sixième place de l’Heisman. Pour sa dernière année à Washington, on peut s’attendre à une amélioration dans toutes les catégories statistiques, ce qui ferait de Jake Browning un candidat plus que sérieux à un podium à New York. Évidemment, il faudra palier l’absence de Dante Pettis (WR SF 49ers) mais Washington pourra compter sur RB Myles Gaskin pour enlever de la pression des épaules de son QB. Les Huskies sont favoris pour remporter la division Nord de la Pac-12 et devront pour cela négocier un déplacement délicat à Oregon mi-octobre. Cette division se jouera sans doute avec la venue de Stanford début novembre et une place en playoff probablement contre USC à Santa Clara le 30 novembre, si les Huskies parviennent toutefois à battre Auburn en ouverture de leur saison le 1er septembre à Atlanta. Peu importe alors si UW se fait manger tout cru en demi-finale du playoff, comme en 2016 contre Alabama, puisque le vote de l’Heisman aura été décidé depuis longtemps.

QB Jake Fromm, Georgia

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Il y a au moins trois obstacles majeurs sur la route de New York pour Jake Fromm. Sans aucun ordre particulier : QB Justin Fields, le fameux « sophomore slump » et Alabama. On pourrait ajouter à cette liste que Nick Chubb (RB Cleveland Browns) et Sony Michel (RB NE Patriots) sont partis avec la moitié de la production offensive des Bulldogs mais RB D’Andre Swift est sans doute le plus talentueux des trois, et également un candidat à l’Heisman. Après avoir pris les rênes de l’attaque des mains de QB Jacob Eason, Jake Fromm (2615 yards et 24 TD en 2017) a emmené ses Dawgs jusqu’en finale nationale après notamment un Rose Bowl épique contre Oklahoma. Mais un autre freshman, Justin Fields, attend dans l’ombre avec le mord aux dents. Si Jake Fromm connaît un déclin statistique, ce qui n’est pas à exclure après une solide saison de freshman, il pourrait très bien perdre sa place de titulaire et ne jamais la récupérer. S’il parvient à rester le numéro 1, Georgia est favori pour remporter la division Est de la conférence SEC (méfiance tout de même au Cocktail Party contre Florida) et la probable finale de conférence contre Alabama pourrait déterminer du sort de Jake Fromm dans cette course à l’Heisman.

QB Shea Patterson, Michigan

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Il est grand temps que Jim Harbaugh ait un quarterback digne de ce nom à Michigan. La solution était peut-être tout simplement d’en récupérer un déjà établi, et c’est ce dont les Wolverines héritent avec Shea Patterson. Le transfert d’Ole Miss (2259 yards et 17 TD en 2017) devrait instantanément améliorer l’attaque aérienne de Michigan qui retourne, en outre, ses huit meilleurs receveurs de la saison passée. Petit bémol néanmoins, l’ancien Rebel n’a gagné que 8 de ses 15 confrontations contre des équipes des conférences Power 5. Avec un gros rendez-vous le 1er septembre à Notre Dame, la venue de Penn State et Wisconsin à la Big House et les déplacements chez le « petit frère » Michigan State et chez l’ennemi juré Ohio State (qui a remporté 13 de leurs 14 derniers matchs !), la route de l’Heisman est semée d’embûches pour Shea Patterson, et les attentes seront d’un tout autre calibre à Ann Arbor qu’à Oxford. On ne joue pas pour le programme le plus victorieux du College Football sans un minimum de pression…

QB Jarrett Stidham, Auburn

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Après un début de saison 2017 délicat, l’ancien joueur de Baylor a trouvé son rythme de croisière et positionné Auburn dans la conversation du playoff malgré les deux défaites en saison régulière des Tigers. Les victoires convaincantes sur Georgia et Alabama ont bien évidemment pesé lourd dans cette balance et placé Jarrett Stidham (3158 yards et 18 TD en 2017) parmi les favoris au trophée Heisman cette saison. S’il veut succéder à Cam Newton, dernier joueur des Tigers à avoir soulevé le trophée, le QB d’Auburn devra à nouveau briller contre les Dawgs et le Tide, mais cette fois à Athens et Tuscaloosa. Il faudra aussi faire forte impression contre la solide défense de Washington le 1er septembre à Atlanta. Le tout sans le support au sol de Kerryon Johnson (RB Detroit Lions) et Kamryn Pettway (RB Minnesota Vikings) mais avec ses cinq principaux receveurs de la saison dernière.

QB Justin Herbert, Oregon

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S’il ne remporte pas le trophée Heisman en 2018, le massif quarterback d’Oregon (1m98 pour 108 kilos) pourra se consoler avec une sélection au premier tour de la Draft NFL 2019. Avant sa blessure à la clavicule contre Cal l’an passé, Justin Herbert (1983 yards et 15 TD en 2017) menait l’attaque la plus prolifique de FBS après quatre matchs. S’il conserve la santé cette saison, il devrait placer les Ducks dans la course à la Pac-12 pour la première saison de Mario Cristobal aux commandes de l’équipe. Le calendrier est plutôt favorable avec trois promenades de santé hors conférence (Bowling Green, Portland State et San Jose State) et les venues à Autzen Stadium de Stanford et Washington. Et, cerise sur le gâteau, Oregon évite USC en saison régulière. Si les Ducks marquent 40 points par match, en devant remplacer Royce Freeman (RB Denver Broncos), et s’avèrent être de sérieux prétendants au titre de la Pac-12, tout est possible pour leur QB.

Autres prétendants

(par ordre alphabétique)

RB AJ Dillon, Boston College : peut-être le meilleur running back du pays mais BC ne verra ni la finale de conférence de l’ACC ni le playoff. Rédhibitoire…

RB JK Dobbins, Ohio State : ses 1403 yards (à 7.2 yards de moyenne par course) en 2017 sont certainement honorables mais il y a de la compétition au poste dans la conférence (Hello, Jonathan Taylor !) et au sein même de sa propre équipe (Hello, Dwayne Haskins !).

QB Nick Fitzgerald, Mississippi State : avec Joe Moorhead désormais aux commandes, l‘attaque des Bulldogs devrait ronronner à plus de 35 points par match et Nick Fitzgerald devrait être une double-menace létale. Suffisant pour attirer les regards des votants de l’Heisman ? Sans doute. Suffisant pour glaner leurs votes ? Rien n’est moins sûr.

RB Myles Gaskin, Washington : le meilleur joueur de la meilleure équipe de la Pac-12 devrait être dans la discussion pour l’Heisman mais il partagera les votes avec son quarterback et n’aura pas las monstrueuse production de Bryce Love.

QB Dwayne Haskins, Ohio State : si JT Barrett n’a pas remporté le trophée Heisman, il sera difficile pour son remplaçant de convaincre le jury. Plus problématique encore, la vraie star de l’équipe est son running back titulaire.

QB Trevor Lawrence / Kelly Bryant, Clemson : l’un de ces deux-là mènera l’attaque de Clemson cet automne mais c’est avec leur défense (et leurs quatre premiers tours de Draft NFL 2019 en ligne défensive ?) que les Tigers vont dominer la conférence ACC.

QB Brian Lewerke, Michigan State : le QB de Sparty sera l’un des meilleurs de la B1G et Michigan State a tous les atouts pour remporter sa division (Michigan et Ohio State se rendant à East Lansing) mais un podium à l’Heisman semble hors de portée pour le peu flashy Brian Lewerke.

QB McKenzie Milton, Central Florida : le QB des champions en titre (cough, cough…) tentera de remettre le couvert en 2018, cette fois sans Scott Frost pour mener les troupes. Les 4000 yards devraient être au rendez-vous mais McKenzie Milton manquera celui de New York malgré une campagne de relations publiques commencée dès ce printemps par UCF.

QB Kyler Murray, Oklahoma : le prodige d’Oklahoma qui a signé un contrat avec les Oakland Athletics en MLB aura du mal à soutenir la comparaison avec Baker Mayfield, vainqueur de l’Heisman l’an passé.

QB Khalil Tate, Arizona : l’explosif QB des Wildcats va martyriser une défense ou deux mais il faudra être (trop ?) monstrueux pour compenser la faiblesse relative d’Arizona dans la Pac-12.

QB Brandon Wimbush, Notre Dame : ND devrait avoir sa meilleure attaque de l’ère Brian Kelly et pourrait pousser pour une place en playoff mais Brandon Wimbush doit encore prouver qu’il est l’homme de la situation à South Bend. Chaque chose en son temps, donc.

Il y a aussi ceux dont on entendra parler à un moment ou l’autre dans la saison mais qui n’ont que peu de chances de figurer dans les finalistes : RB Cam Akers (Florida state), QB Jake Bentley (South Carolina), QB Ryan Finley (NC State), RB Damien Harris (Alabama), QB Drew Lock (Missouri) ou encore QB Malik Rosier (Miami).

Membre de la Football Writers Association of America (FWAA), Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Preview 2022 : Ohio State, intouchable dans la Big Ten ?

Battus par Michigan la saison dernière, les Buckeyes n’ont jamais semblé aussi costauds avec le retour d’une attaque explosive et l’arrivée d’un stratège au poste de coordinateur défensif.

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Crédit photo : Orlando Ramirez, USA Today Sports

Après la conférence ACC dont nous avons fait le tour la semaine passée, nous enchainons avec l’une des conférences du Power Five en plein renouveau depuis quelques années : la Big Ten. 

Si vous avez manqué nos rendez-vous estivaux, The Blue Pennant vous a proposé des présentations en détail des principaux programmes de la conférence ACC à l’aube de cette saison 2022 :

Michigan Wolverines
Michigan State Spartans
Ohio State Buckeyes
Penn State Nittany Lions
Wisconsin Badgers

Podcast

 

Tour d’horizon dans la conférence Big Ten 

Une division toujours à l’Ouest ?

C’est un fait indéniable depuis la réorganisation de la conférence, en 2014, et la mise en place des divisions Ouest et Est, cette dernière ne cesse de trôner au sommet de la Big Ten.

En huit années, Ohio State a inscrit son nom cinq fois au palmarès, devant Michigan State (2015), Penn State (2016) et Michigan l’an passé. De quoi ne laisser que des miettes à l’autre division, Wisconsin en tête, qui court après le titre de conférence depuis 2012.

L’année dernière, Iowa n’avait eu que peu d’espoirs en finale de conférence, rapidement malmené par Michigan (42-3) et on est en droit de se demander si l’écart ne va pas être de nouveau significatif, malgré une région Ouest homogène et disputée au sommet de la hiérarchie. Le Purdue-Penn State début septembre, voire le Ohio State-Wisconsin du 24, le même mois, pourraient rapidement nous donner des indices à ce sujet. 

Sur la défensive ? 

L’autre élément qui saute aux yeux dans la Big Ten, c’est la rigueur défensive qui y sévit. Dans une conférence tout de même assez réputée dans ce secteur, en plus du jeu au sol, les attaques ont été pour le moins prises à la gorge, et quatre équipes figurent dans le top 10 de la saison passée en termes de points concédés par match (Wisconsin, Minnesota, Penn State et Michigan) sachant qu’Iowa se classe au 13e rang national.

De plus, Michigan State a fini 6e du pays en termes de sacks enregistrés (43) et Ohio State a embauché Jim Knowles comme coordinateur défensif, le même qui avait transfiguré la défense d’Oklahoma State ces dernières années, avec pas moins de 56 sacks au compteur en 2021, soit 4 sacks par rencontre, la meilleure moyenne de la première division universitaire.

Lors de la dernière draft, trois défenseurs de la conférence ont été draftés au premier tour, le même nombre qu’en 2021, où figurait au passage le dernier rookie de l’année NFL (Micah Parsons). Et pas sûr que cette donnée soit contredite en 2023, au vu du nombre de prospects intéressants contre la passe ou contre la course.  

La guerre des quarterbacks est ouverte

Conséquence éventuelle du précédent état de fait : beaucoup de programmes de Big Ten connaissent encore quelques doutes sur leur titulaire en vue de la saison 2022 : quatre batailles claires semblent se dessiner, avec un duel Cade McNamara – JJ. McCarthy à Michigan, une passe d’armes Spencer Petras – Alex Padilla à Iowa, sans oublier la confrontation entre Connor Bazelak et Jack Tuttle à Indiana, voire celle entre Ryan Hilinski et le jeune Brendan Sullivan à Northwestern.

Dans d’autres équipes, le starter semble connu, mais pour combien de temps : à Penn State, Sean Clifford est très décrié et la pression mise par Christian Veilleux voire Drew Allar pourrait faire réfléchir le head coach James Franklin. Enfin, à Rutgers, Noah Vedral semble l’homme de la situation mais le côté flashy du jeune Gavin Wimsatt excite un peu plus le New Jersey.

A n’en pas douter, il devrait y aller du mouvement derrière le centre au cours de cette campagne 2022. 

Le match de l’année 

Michigan @ Ohio State

Où ? Ohio Stadium, Columbus (Ohio).
Quand ? Samedi 26 novembre.

Si beaucoup doutent de la capacité de Michigan à briller de nouveau en 2022, « The Game » a pris un tournant important l’an passé, avec la première victoire de Jim Harbaugh, en tant que head coach, face aux Buckeyes. Le début d’un déclic ? Tout sera conditionné par les campagnes respectives des deux programmes, mais en dominant de la tête et des épaules l’équipe de Colombus, en 2021, Michigan peut quelque peu oublier son complexe d’infériorité cultivé ces dernières saisons. Pas de quoi oublier pour autant que de 2012 à 2019, Ohio State a mené la vie dure à son voisin, avec huit succès de rang. Pas de quoi oublier que le programme d’Ann Arbor ne s’est plus imposé dans l’Ohio depuis 2000. Pas de quoi oublier enfin le challenge nécessaire pour stopper l’une des plus belles armadas offensives du pays. Le bilan global de la rivalité donne encore l’ascendant à Michigan avec un bilan de 59 victoires à 51. Une donnée que les hommes de Ryan Day entendent rectifier pour recoller un peu plus et potentiellement se réinviter en plaoffs à la fin de la saison.

Calendrier

Source : Big Ten

Nos prédictions 

Division East 

1. Ohio State Buckeyes 

En 2021 : 11-2, 8-1 Big Ten.
Prédiction : 11-1, 8-1 Big Ten. Champion de conférence.
Match décisif : vs. Michigan, 26 novembre.
Joueurs-clés partis : WR Chris Olave, WR Garrett Wilson, TE Jeremy Ruckert, OT Nicholas Petit-Frere, G Thayer Munford, DE Tyreke Smith, DT Haskell Garrett, CB Sevyn Banks.
Joueurs à suivre : QB CJ Stroud, RB TreVeyon Henderson, WR Jaxson Smith-Njigba, OT Dawand Jones, G Paris Johnson, C Luke Wypler, DE Zach Harrison, CB Denzel Burke, S Ronnie Hickman.
Future star : DE Jack Sawyer. 

Meilleure attaque du pays, avec 45,7 points de moyenne par match, Ohio State s’avance encore en rouleau-compresseur pour reprendre la main sur une conférence dominée perpétuellement entre 2017 et 2020. Si le jeu aérien semble rôdé entre CJ Stroud (4435 yards, 44 touchdowns et 6 interceptions) et sa nouvelle cible prioritaire Jaxson Smith-Njigba (1606 yards, 9 touchdowns), d’autres receveurs pourraient sortir du bois, avec les jeunes Marvin Harrison Jr., Emeka Egbuka et Julian Fleming pour participer à la fête. Impressionnant l’an passé, avec plus de 1500 yards cumulés à la course et à la réception, TreVeyon Henderson a le profil d’un JK Dobbins 2.0 pour rendre l’attaque de Colombus encore plus létal qu’elle ne l’est déjà. La vraie clé du succès des hommes de Ryan Day viendra sûrement de la défense et de l’aptitude à ne pas être trop permissif (22,8 points de moyenne concédés en 2021) et mettre la pression efficacement. L’arrivée du coordinateur Jim Knowles, en provenance d’Oklahoma State, s’est faite en ce sens. 

2. Michigan Wolverines 

En 2021 : 12-2, 8-1 Big Ten.
Prédiction : 10-2, 7-2 Big Ten.
Match décisif : @ Ohio State, 26 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Hassan Haskins, OT Andrew Stueber, DE Aidan Hutchinson, DE David Ojabo, S Daxton Hill, S Brad Hawkins.
Joueurs à suivre : QB Cade McNamara, QB JJ McCarthy, RB Blake Corum, WR Ronnie Bell, TE Erick All, C Victor Oluwatimi, DT Mazi Smith, LB Junior Colson, CB DJ Turner.
Future star : DE Derrick Moore. 

En passant du chasseur au chassé de la conférence, Michigan sait que cette saison sera forcément particulière. En défense, la force des Wolverines, en 2021, les deux pass rushers stars (Hutchinson et Ojabo) et les deux safeties titulaires (Hill et Hawkins) sont partis, ce qui incite la relève à vite se montrer au niveau. Offensivement, le changement de coordinateur est important, Josh Gattis ayant filé à Miami pour céder le cahier de jeu à Matt Weiss, ancien coach des quarterbacks. Son entente avec le binôme Cade McNamara-JJ McCarthy sera crucial pour limiter les pertes de balle, s’appuyer sur un jeu au sol excellent l’année dernière et bonifier une escouade de receveurs dense bien qu’en léger manque de référence. En accueillant Penn State et Michigan State, les joueurs de Jim Harbaugh peuvent nourrir des espoirs, mais comme évoqué plus tôt, « The Game » sera cette fois en terre hostile. 

3. Penn State Nittany Lions 

En 2021 : 7-6, 4-5 Big Ten.
Prédiction : 10-2, 7-2 Big Ten.
Match décisif : vs. Ohio State, 29 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Jahan Dotson, OT Rasheed Walker, DE Arnold Ebiketie, LB Ellis Brooks, LB Brandon Smith, CB Tariq Castro-Fields, S Jaquan Brisker, PK Jordan Stout.
Joueurs à suivre : QB Sean Clifford, WR Parker Washington, WR Mitchell Tinsley, C Juice Scruggs, DE Adisa Isaac, DT PJ Mustipher, LB Curtis Jacobs, CB Joey Porter Jr., S Ji’Ayir Brown.
Future star : RB Nick Singleton. 

Constance. C’est le maître-mot qui doit être actuellement placardé dans le vestiaire de Penn State. Car malgré un effectif de qualité, les Nittany Lions ont du mal à être pris au sérieux sur l’ensemble d’un exercice depuis 2020. Le quarterback Sean Clifford est attendu au tournant, pour sa deuxième année de collaboration avec le coordinateur Mike Yurcich et le rôle de la O-Line sera déterminant pour enfin ouvrir des brèches à un jeu au sol bien trop décevant. En défense, l’arrivée du coordinateur Manny Diaz, en remplacement de Brent Pry, est censé influer une nouvelle dynamique sur le pass rush, pour rendre cette escouade défensive de Pennsylvanie une nouvelle fois injouable. 

4. Michigan State Spartans 

En 2021 : 11-2, -7-2 Big Ten.
Prédiction : 9-3, 6-3 Big Ten.
Match décisif : @ Michigan, 29 octobre.
Joueurs-clés partis : RB Kenneth Walker III, WR Jalen Nailor, TE Connor Heyward, OT AJ Arcuri, G Kevin Jarvis, DE Jacub Panasiuk, LB Quavaris Crouch.
Joueurs à suivre : QB Peyton Thorne, RB Jalen Berger, RB Jarek Broussard, WR Jayden Reed, G J.D. Duplain, DT Simeon Barrow, DT Jacob Slade, LB Cal Haladay, LB Jacolby Windmon.
Future star : S Jaden Mangham. 

Après le rebond, Michigan State entend bien recamper dans les premières places d’une conférence que les Spartans ont remporté en 2013 et 2015. L’espoir offensif a été confirmé en 2021, avec la campagne stratosphérique de Kenneth Walker III au sol, et malgré son départ, le duo Jalen Berger-Jarek Broussard, tous deux arrivés via des transferts, peut laisser optimiste. La ligne offensive devra tout de même rester au même niveau que lors de la précédente campagne. Défensivement, si le pass rush a été collectivement performant, Michigan State va devoir apprendre à ne pas s’exposer à des big plays. L’intégration de l’ancien corner de Georgia, Ameer Speed, s’inscrit dans cette logique. 

5. Maryland Terrapins 

En 2021 : 7-6, 3-6 Big Ten.
Prédiction : 6-6, 3-6 Big Ten.
Match décisif : vs. Michigan State, 1er octobre.
Joueurs-clés partis : RB Tayon Fleet-Davis, TE Chigoziem Okonkwo, LB Sam Okuayinonu, S Nick Cross.
Joueurs à suivre : QB Taulia Tagovailoa, WR Dontay Demus, WR Rakim Jarrett, OT Spencer Anderson, OT Jaelyn Duncan, LB Reuben Hyppolite, LB Durrell Nchami, CB Tarheeb Still, CB Jakorian Bennett.
Future star : S Dante Trader. 

Sur la pente ascendante en attaque, Maryland doit être bien moins généreux défensivement, sous peine de s’avouer de nouveau vaincus à l’issue d’orgies offensives. Pour sa troisième saison à College Park, le quarterback Taulia Tagovailoa peut compter sur un quatuor de receveurs sexy sur le papier, avec notamment le transfert de Jacob Copeland (ex-Florida) et le retour de blessure de Dontay Demus. Le pass pro des Terrapins est l’un des plus intéressants de la conférence, ce qui pourrait donner du spectacle assez fréquemment. Reste qu’en défense, la perte du safety Nick Cross et le départ de transferts importants de ces dernières saisons limitent quelque peu la profondeur globale, une profondeur qui aurait fait le plus grand bien au vu d’une infirmerie parfois chargée en 2021. 

6. Rutgers Scarlet Knights 

En 2021 : 5-8, 2-7 Big Ten.
Prédiction : 4-8, 2-7 Big Ten.
Match décisif : vs. Indiana, 22 octobre.
Joueurs-clés partis : RB Isaiah Pacheco, WR Bo Melton, OT Raiqwon O’Neal, LB Tyshon Fogg, LB Ola Fatukasi.
Joueurs à suivre : QB Noah Vedral, WR Taj Harris, OT JD DiRenzo, CB Kessawn Abraham, CB Max Melton, S Avery Young.
Future star : QB Gavin Wimsatt. 

En revenant à Rutgers, le programme qu’il a placé sur la carte de la première division universitaire, coach Greg Schiano recommence bon an mal an à remettre les Scarlet Knights sur les bons rails. Reste à trouver une certaine régularité en attaque, avec un quarterback Noah Vedral (7 touchdowns, 7 interceptions) pas toujours irréprochable. Les transferts ont été nécessaires pour booster le secteur offensif, avec le receveur Taj Harris et le lineman offensif JD DiRenzo. En défense, le coordinateur Joe Haramysiak arrive, auréolé de la belle campagne de Minnesota, où il officiait en 2021. Charge à lui de trouver des relais dans une défense pas mal renouvelée, à l’exception du secondary. 

7. Indiana Hoosiers 

En 2021 : 2-10, 0-9 Big Ten.
Prédiction : 3-9, 1-8 Big Ten.
Match décisif : vs. Purdue, 26 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Michael Penix, WR Ty Fryfogle, LB Micah McFadden, DB Reese Taylor, DB Marcelino Ball.
Joueurs à suivre : QB Connor Bazelak, RB Shaun Shivers, WR D.J. Matthews, WR Emery Simmons, OT Luke Haggard, LB Cam Jones, CB Tiawan Mullen, CB Jaylin Williams, S Devon Matthews.
Future star : LB Dasan McCullough. 

Indiana, ou le syndrome des montagnes russes. A l’image de leur désormais ex-quarterback Michael Penix, parti à Washington, Indiana a soufflé le chaud et le froid avec un exercice historique en 2020 et une saison suivante calamiteuse. La clé sera de trouver le nouveau quarterback titulaire, Connor Bazelak (ex-Missouri) arrivant pour concurrencer Jack Tuttle. Beaucoup de transferts sur les skill positions offensives (Shaun Shivers d’Auburn au sol, Emery Simmons de North Carolina en receveur) pour mettre moins au supplice une défense redevenue quelconque l’an passé. 

Division West 

1. Minnesota Golden Gophers 

En 2021 : 9-4, 6-3 Big Ten.
Prédiction : 9-3, 6-3 Big Ten.
Match décisif : vs. Purdue, 1er octobre.
Joueurs-clés partis : OT Daniel Faalale, G Blaise Andries, G Connor Olsen, OT Sam Schlueter, DE Boye Mafe, DL Esezi Otomewo, DT Nyles Pinckney, LB Jack Gibbens, CB Coney Durr.
Joueurs à suivre : QB Tanner Morgan, RB Mohamed Ibrahim, RB Trey Potts, WR Daniel Jackson, WR Chris Autman-Bell, G Axel Ruschmeyer, C Jon Michael Schmitz, DE Thomas Rush, LB Mariano Sori-Marin.
Future star : CB Justin Walley.   

Souvent placé, mais jamais gagnant dans la conférence, depuis la nomination de P.J. Fleck comme head coach, Minnesota veut miser sur une complicité qui a fonctionné par le passé. Le retour de Kirk Ciarocca, coordinateur de l’équipe jusqu’en 2019, a pour but de redonner du peps à un Tanner Morgan devenu amorphe à la passe, à l’image de sa prestation indigente en 2021, contre Bowling Green. Avec une ligne offensive toujours intimidante et un jeu au sol capable de sortir n’importe quelle pépite, les Golden Gophers ont les moyens d’être cohérents et de bonifier une défense capable de s’appuyer sur des revenants sur les postes de linebackers et de safeties, tout en misant sur des transferts intrigants sur les cornerbacks.  

2. Wisconsin Badgers 

En 2021 : 9-4, 6-3 Big Ten.
Prédiction : 8-4, 5-4 Big Ten.
Match décisif : @ Iowa, 12 novembre.
Joueurs-clés partis : TE Jake Ferguson, OT Logan Bruss, DL Matt Henningsen, LB Leo Chenal, LB Jack Sanborn, S Scott Nelson, CB Faion Hicks.
Joueurs à suivre : QB Graham Mertz, RB Braelon Allen, WR Chimere Dike, OT Tyler Beach, NT Keeanu Benton, LB Nick Herbig, CB Jay Shaw.
Future star : LB Darryl Peterson. 

Sans titre de division en 2020 et 2021, Wisconsin doit mettre fin à une série qui, à son échelle, paraît déjà une éternité. Si sa grosse défense et son jeu au sol ne sont plus à tester, l’attaque aérienne est globalement le gros point noir du programme de Madison, et l’arrivée du nouveau coordinateur Bobby Engram a pour but d’enfin focaliser Graham Mertz, bien trop irrégulier depuis son arrivée sur le campus (9 touchdowns, 10 interceptions en 2021). Un simple rendement honnête du jeu à la passe ferait de Wisconsin une équipe pénible à jouer pour n’importe quelle formation de la conférence. 

3. Purdue Boilermakers 

En 2021 : 9-4, 6-3 Big Ten.
Prédiction : 8-4, 5-4 Big Ten.
Match décisif : vs. Penn State, 1er septembre.
Joueurs-clés partis : WR David Bell, WR Milton Wright, DE George Karlaftis, LB Jaylan Alexander, CB Dedrick Mackey.
Joueurs à suivre : QB Aidan O’Connell, WR Broc Thompson, TE Payne Durham, G Spencer Holstege, C Gus Hartwig, DT Bronson Deen, LB Jalen Graham, CB Cory Trice.
Future star : WR Deion Burks.   

Comme Minnesota, Purdue est souvent en embuscade ces dernières années mais tarde à mettre la main sur la couronne de l’Ouest. Cela pourrait changer en 2022, avec l’émergence d’Aidan O’Connell au poste de quarterback (28 touchdowns, 11 interceptions l’an dernier) et une ligne offensive qui récupère certains cadres. Sans faire de bruit, la défense était aussi besogneuse la saison passée et elle peut compter sur des retours notables, comme le defensive lineman Bronson Deen ou le cornerback Cory Trice, blessé en 2021. 

4. Iowa Hawkeyes 

En 2021 : 10-4, 7-2 Big Ten.
Prédiction : 8-4, 5-4 Big Ten.
Match décisif : vs. Wisconsin, 12 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Tyler Goodson, WR Tyrone Tracy, WR Charlie Jones, C Tyler Linderbaum, CB Matt Hankins, S Dane Belton.
Joueurs à suivre : QB Spencer Petras, TE Sam LaPorta, DL Noah Shannon, LB Jack Campbell, LB Jestin Jacobs, CB Riley Moss, CB Jermari Harris
Future star : WR Keagan Johnson. 

Hyper opportuniste en défense, l’année passée, avec 25 interceptions, Iowa va devoir de nouveau s’employer en défense, derrière son nouveau leader, le linebacker Jack Campbell, au vu des points d’interrogation offensifs. Le quarterback titulaire n’est pas encore désigné, entre Spencer Petras et Alex Padilla, le jeu au sol perd sa principale menace, avec la fin d’éligibiité de Tyler Goodson (1 151 yards et 6 touchdowns l’année passée) et l’escouade de receveurs perd des transferts notables (Tyrone Tracy et Charlie Jones). Les clés offensives devraient malgré tout rester les mêmes, avec un jeu à la course et une O-Line qui doit être plus redoutable que ce qu’elle a pu montrer lors du précédent exercice. 

5. Nebraska Cornhuskers 

En 2021 : 3-9, 1-8 Big Ten.
Prédiction : 7-5, 5-4 Big Ten.
Match décisif : vs. Minnesota, 5 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Adrian Martinez, WR Samori Touré, TE Austin Allen, C Cam Jurgens, DL Ben Stille, CB Cam Taylor-Britt, DB JoJo Domann.
Joueurs à suivre : QB Casey Thompson, WR Omar Manning, OT Turner Corcoran, DL Garrett Nelson, DL Ochaun Mathis, LB Luke Reimer, S Myles Farmer, CB Omar Brown.
Future star : WR Decoldest Crawford. 

Si Nebraska ne valait pas vraiment, intrinsèquement, sa fiche de 3-9 de 2021, il semble encore prématuré de s’enthousiasmer pour le programme de Lincoln. Offensivement, coach Scott Frost joue en tout cas son va-tout en misant sur l’ancien quarterback de Texas, Casey Thompson, pour apporter de la variété dans les airs. Il sera désormais dirigé par Mark Whipple, ancien coordinateur de Kenny Pickett à Pittsburgh. Malgré la jeunesse sur le sol, le potentiel est présent pour apporter de l’alternance et bonifier le bon travail déjà réussi l’an passé par la défense du coordinateur Erik Chinander. 

6. Illinois Fighting lllini 

En 2021 : 5-7, 4-5 Big Ten.
Prédiction : 5-7, 2-7 Big Ten.
Match décisif : vs. Purdue, 12 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Brandon Peters, OT Vederian Lowe, C Doug Kramer, DE Owen Carney, LB Khalan Tolson, LB Jake Hansen, CB Tony Adams, S Kerby Joseph.
Joueurs à suivre : QB Tommy DeVito, RB Chase Brown, WR Isaiah Williams, OT Alex Palczeweski,, DL Keith Randolph, LB Calvin Hart, CB Devon Witherspoon, S Sydney Brown
Future star : G Zach Barlev.   

Coach Bret Bielema n’a pas tardé à installer ses fondamentaux du côté de Champaign, avec un solide jeu au sol et une défense agressive. En attaque, si le transfert de Syracuse, Tommy DeVito, est attendu comme une plus-value sur le poste de quarterback, c’est bien le coureur Chase Brown qui sera la boussole offensive des Fighting Illini, derrière une ligne offensive encourageante. Défensivement, des cadres sont partis, mais une certaine rotation salvatrice s’est installée, et peut permettre à Illinois d’être un trouble-fête permanent pour espérer viser la fiche d’au moins six victoires. 

7. Northwestern Wildcats 

En 2021 : 3-9, 1-8 Big Ten.
Prédiction : 4-8, 1-8 Big Ten.
Match décisif : vs. Nebraska, 27 août.
Joueurs-clés partis : WR Stephon Robinson, DT Jeremy Meiser, LB Peter McIntyre, LB Chris Bergin, S Brandon Joseph
Joueurs à suivre : QB Ryan Hillinski, WR Malik Washington, OT Peter Skoronki, OT Ethan Wiederkehr, DE Adetomiwa Adebawore, LB Bryce Gallagher, CB Cameron Mitchell, S Coco Azema.
Future star : DE Najee Story. 

Champion de conférence en 2020, Northwestern est retombé dans l’anonymat, la faute à un poste de quarterback bien trop décevant. Si Ryan Hilinski est de retour, c’est le jeune Brendan Sullivan qui pourrait lui damer le pion et préparer l’avenir des Wildcats dès cette année. Pour le reste, coach Pat Fitzgerald entend bien miser sur des recettes connues au sein de la conférence : un comité chargé et efficace à la course, et une défense qui doit se montrer plus musclée qu’en 2021. 

Nos prédictions 

Champion 2022 : Ohio State.
MVP : QB CJ Stroud, Ohio State.
Meilleur joueur offensif : RB Blake Corum, Michigan.
Meilleur joueur défensif : LB Nick Herbig, Wisconsin.
Freshman de l’année : RB Nick Singleton, Penn State. 

Media Poll de pré-saison

Top transfert 

QB Casey Thompson, de Texas à Nebraska 

Il est l’un des éléments qui pousse donc à l’optimisme du côté de Lincoln. Espoir lors de la saison 2020, chez les Longhorns, avec six touchdowns sans le moindre pick, Casey Thompson n’a pas su s’imposer comme l’homme de la situation à Austin, même en ayant repris les rênes de l’attaque au jeune Hudson Card. Malgré ses 2 113 yards, ses 24 touchdowns et 9 interceptions, l’intéressé a été invité à aller voir ailleurs, après l’arrivée à Texas de l’enfant du pays, le prometteur Quinn Ewers. Entouré par Mark Whipple, qui a clairement développé Kenny Pickett à Pittsburgh, il a tout à gagner à Nebraska, dans une équipe ambitieuse et qui attend enfin son sauveur au poste de quarterback, après les trop nombreux sabordages en règle d’Adrian Martinez. 

Prospects NFL à suivre 

DT Simeon Barrow (Michigan State), NT Keeanu Benton (Wisconsin), RB Chase Brown (Illinois), LB Jack Campbell (Iowa), RB Blake Corum (Michigan), WR Dontay Demus (Maryland), OT J.D. DiRenzo (Rutgers), TE Payne Durham (Purdue), DE Zach Harrison (Ohio State), LB Nick Herbig (Wisconsin), G Parris Johnson (Ohio State), OT Dawand Jones (Ohio State), TE Sam LaPorta (Iowa), CB Tiawan Mullen (Indiana), LB Garrett Nelson (Nebraska), QB Aidan O’Connell (Purdue), CB Joey Porter Jr. (Penn State), WR Jayden Reed (Michigan State),  C Jon Michael Schmitz (Minnesota), OT Peter Skoronski (Northwestern), WR Jaxson Smith-Njigba (Ohio State), QB C.J. Stroud (Ohio State), QB Taulia Tagovailoa (Maryland), WR Mitchell Tinsley (Penn State), CB DJ Turner (Michigan), WR Parker Washington (Penn State), CB Jaylin Williams (Indiana). 

Sur la chaise chaude 

Scott Frost, Nebraska 

Epargné en 2021, du fait de circonstances accablantes pour Nebraska, souvent au coude à coude mais rarement gagnant, Scott Frost joue clairement son dernier joker à Lincoln. En misant notamment sur Casey Thompson pour redynamiser l’attaque, son secteur de prédilection, celui qui a été quarterback des Cornhuskers dans les années 90 se sait attendu au tournant et doit au moins capitaliser sur une saison à sept victoires et sur un contenu rassurant pour sauver sa tête. 

Freshman à surveiller 

DE Derrick Moore, Michigan 

Dans une année où Michigan a laissé partir ses deux principaux pass rushers, la mission sera clairement de leur trouver des successeurs dignes de ce nom pour compenser les 25 sacks du duo Aidan Hutchinson – David Ojabo. Et bien qu’il ne soit pas attendu dans un rôle immédiat de titulaire, beaucoup de regards seront braqués sur Derrick Moore, l’une des principales attractions de la dernière campagne de recrutement des Wolverines et appelé à devenir un joueur d’impact dans les mois à venir. Dans le sillage de Taylor Upshaw et Mike Morris, avec Jaylen Harrell et Braiden McGregor capables d’apporter de la rotation, Moore devrait être utilisé sporadiquement mais a le potentiel athlétique pour surprendre et grimper plus vite que prévu dans une hiérarchie qui ne semble pas si figée que cela. Une bataille de position intrigante en somme à Ann Arbor, outre celles pour les postes de quarterback ou de receveur titulaire. 

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Preview 2022 : Ohio State Buckeyes

Un effectif bourré de talent, plusieurs candidats au trophée Heisman et un coaching staff reboosté : les Buckeyes d’Ohio State sont armés pour retrouver leur statut au top de la Big Ten.

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Crédit photo : USA Today

Toute l’équipe TBP reprend la plume et vous propose une série de previews exclusives afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On continue aujourd’hui avec les Buckeyes d’Ohio State.

Ohio State Buckeyes

Big Ten

Division East
 

En 2021 : 11-2, 8-1 Big Ten. Victoire 48-45 face à Utah lors du Rose Bowl.
Head Coach : Ryan Day, 4ème année (34-4). Résultat en carrière : 34-4.
Coordinateur offensif : Kevin Wilson.
Coordinateur défensif : Jim Knowles.
Titulaires de retour : 14, 6 en attaque, 6 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : WR Garrett Wilson, WR Chris Olave, DT Haskell Garrett.
Joueurs à suivre : QB CJ Stroud, RB TreVeyon Henderson, WR Jaxon Smith-Njigba, WR Marvin Harrison Jr., LT Paris Johnson Jr, RT Dawand Jones, DL Zach Harrison, NC Tanner McCallister, CB Denzel Burke, S Ronnie Hickman. 

Pour n’importe quel autre programme du pays, un bilan de 11-2 et une victoire au Rose Bowl seraient synonymes de saison exceptionnelle. Pas pour Ohio State.

Après huit années d’une totale domination sur la rivalité avec Michigan, les Buckeyes se sont inclinés en novembre dernier à Big House mettant ainsi un terme à une série de quatre titres de champion de Big Ten consécutifs ainsi qu’aux espoirs d’une 2ème participation des Buckeyes au College Football Playoff d’affilée. Cette défaite face aux Wolverines aura eu le mérite de nous donner un avant-goût de la version 2022 de OSU.

Car le dernier Rose Bowl aura permis à coach Ryan Day de se plonger dans la saison qui s’en vient. Les 22 titulaires ayant débuté le match face à Utah seront de retour en septembre prochain avec plusieurs objectifs clairement annoncés : retrouver la suprématie sur la conférence Big Ten avant de viser le titre national.

QB C.J. Stroud, RB TreVeyon Henderson et WR Jaxon Smith-Njigba ont pris leur envol l’automne dernier et leur retour devrait plus que compenser les départs de WR Chris Olave et WR Garrett Wilson, deux receveurs draftés au 1er tour en avril dernier. Les Buckeyes possèdent des playmakers offensifs à profusion : tout indique donc que la meilleure attaque du pays en 2021 ne devrait pas ralentir en 2022.

L’an passé, la défense d’Ohio State a régulièrement souffert en raison d’un tackling parfois déficient et d’un pass rush sur courant alternatif. Ryan Day a pris les choses en main en débauchant l’un des meilleurs stratèges défensifs du pays, Jim Knowles, pour prendre la succession de Kerry Coombs au poste de coordinateur défensif.

QB CJ Stroud, Ohio State Buckeyes – Crédit photo : The Columbus Dispatch

Plus talentueux et revanchard que jamais, le programme d’Ohio State sera assurément l’un des animateurs de cette saison 2022. Tour d’horizon.

La meilleure attaque de l’Histoire des Buckeyes ?

Les Buckeyes ont conclu la saison passée avec la meilleure attaque du pays (45.7 points et 561.5 yards en moyenne par match) et il y a de bonnes raisons de croire que cela ne changera pas d’un pouce en 2022. Certains osent même la comparaison avec l’attaque de LSU en 2019 !

Après le regretté QB Dwayne Haskins et QB Justin Fields, le sophomore QB C.J. Stroud (71.9% d’efficacité à la passe, 4435 yards et 44 TDs en 2021) a explosé les compteurs la saison dernière pour sa première année comme quarterback titulaire. Contesté par la Buckeyes Nation en début de campagne, il a progressé tout au long de la saison, en même temps que sa ligne offensive comblait ses lacunes, jusqu’à devenir un sérieux prétendant au trophée Heisman. Il en sera l’un des favoris au coup d’envoi de cette saison 2022. S’il peut améliorer son rendement dans la red zone et se servir un peu plus souvent de ses jambes, il pourrait atteindre des sommets encore jamais vus par un quarterback des Buckeyes.

En cas de blessure de son leader offensif, Ohio State pourra compter sur une QB room exceptionnellement remplie malgré le départ du prodige QB Quinn Ewers à Texas. Lors de leur cycle de recrutement respectif, le sophomore 5-étoiles QB Kyle McCord (416 yards à la passe, 2 TDs, 2 INTs) et le true freshman 4-étoiles QB Devin Brown étaient courtisés par tous les grands programmes de l’élite du College Football.

Les forfaits de WR Chris Olave et WR Garrett Wilson pour le Rose Bowl, tous les deux des choix de 1er tour de draft NFL, ont fait craindre une baisse de régime dans le domaine aérien. Que nenni. Le junior WR Jaxon Smith-Njigba (95 réceptions, 1606 yards, 9 TDs) a rappelé à tout le monde pourquoi il avait été un prospect 5-étoiles en 2020. Ses 15 réceptions pour 347 yards et 3 TDs réussis contre Utah sont entrés dans l’Histoire du Rose Bowl et ont confirmé qu’il sera la première option du jeu aérien des Buckeyes en 2022. Il formera un excellent duo avec WR Marvin Harrison Jr. (11 réceptions, 139 yards, 3 TDs) tandis que le junior WR Julian Fleming (12 réceptions, 86 yards, 1 TD) et le sophomore WR Emeka Egbuka (9 réceptions, 192 yards, 2 TD) seront régulièrement impliqués dans le jeu aérien.

WR Jaxon Smith-Njigba, Ohio State Buckeyes – Crédit photo : The Columbus Dispatch

La ligne offensive, maillon faible de l’attaque ?

Année après année, le talent s’accumule sur la ligne offensive grâce à des cycles de recrutement exceptionnels. Pourtant, l’année 2021 restera comme l’une des plus décevantes de ces dernières saisons dans ce secteur sur le campus de Columbus (Ohio). Les Buckeyes ont régulièrement connu des difficultés à convertir des 3ème tentatives au sol en raison d’un run blocking suspect. Une nette amélioration dans ce secteur est attendue en 2022. Les départs de OT Nicholas Petit-Frère et OG Thayer Munford vers la NFL ne devraient pas être difficilement comblés. Le junior LT Paris Johnson Jr. et le senior RT Dawand Jones seront les points d’encrage d’une ligne qui pourra également compter sur C Luke Wypler et sur les deux guards, LG Donovan Jackson et RG Matthew Jones.

Et le RB TreVeyon Henderson (1248 yards au sol, 15 TDs et 27 réceptions, 314 yards, 3 TDs) aura besoin d’un peu plus de constance de la part de cette ligne offensive. Le running back sophomore vedette des Buckeyes a émerveillé le monde du College Football grâce à sa vitesse et ses changements de direction. En une seule saison, il s’est affirmé comme l’un des deux meilleurs running backs du pays avec RB Bijab Robinson (Texas). Mais il ne sera pas le seul contributeur au sein du jeu au sol. Le coach de position Tony Alford aime varier les alignements ce qui donnera l’occasion au sophomore RB Miyan Williams (508 yards au sol, 3 TDs) et au redshirt freshman RB Evan Pryor d’avoir du temps de jeu.

Jim Knowles au secours d’une défense sous-performante

Si l’attaque était la meilleure du pays l’an dernier, on ne peut pas en dire autant d’une défense parfois gênante notamment contre la passe (246.2 yards à la passe, 12ème de la Big Ten). Pointé du doigt pour ces contre-performances, le coordinateur défensif Kerry Combs a pris la porte, remplacé par l’un des plus fins stratèges défensifs au niveau national, Jim Knowles (ex-Oklahoma State).

Après avoir fait de la défense des Cowboys d’Oklahoma State l’une des toutes meilleures du pays, Jim Knowles a une mission simple : rendre de nouveau respectable une escouade défensive des Buckeyes qui a accordé plus de 30 points à 5 reprises la saison dernière ! Sous la direction de l’ancien Cowboy, cette défense 4-2-5 sera probablement plus agressive et moins prédictible que l’an passé. La qualité du tackling devrait être également bien meilleure.

Jim Knowles (au centre), coordinateur défensif d’Ohio State – Crédit photo : Ohio State University

Les anciens prospects 5-étoiles, DE Zach Harrison (25 plaquages, 2 sacks en 2021), DE Jack Sawyer (11 plaquages, 3 sacks) et DE J.T. Tuimoloau (17 plaquages, 3.5 sacks en 2021), possèdent les atouts pour former le meilleur pass rush de la conférence tandis que l’intérieur de cette ligne bénéficiera de l’expérience acquise l’an dernier par les seniors DT Taron Vincent (23 plaquages, 3.5 pour perte) et DT Jerron Cage (12 plaquages, 1 sack) et le sophomore DT Ty Hamilton (13 plaquages, 2 sacks) qui tenteront de faire oublier DT Garrett Haskell.

Le second rideau ne possède pas le star power de ce front four mais l’éclosion de LB Tommy Eichenberg (17 plaquages lors du Rose Bowl et celle de l’ancien running back, LB Steele Chambers (47 plaquages, 1 sack), sont rassurantes d’autant que LB Chip Trayanum (ex-Arizona State) et le capitaine LB Teradja Mitchell (45 plaquages, 4.5 pour perte) apportent une profondeur intéressante.

Le développement du backfield défensif sera un élément moteur des progrès attendus de cette défense version Jim Knowles. Le talent individuel n’est pas une préoccupation. C’est plutôt la dynamique d’équipe qui est à revoir après la déception de l’an dernier. Le senior CB Cameron Brown (25 plaquages, 1 INT) et le sophomore CB Denzel Burke (35 plaquages, 1 INT) forment peut-être le meilleur duo de cornerbacks de la Big Ten. À eux de le démontrer. L’athlétique senior SS Josh Proctor sera de retour après une saison 2021 écourtée par une blessure. Jim Knowles n’est pas arrivé les mains vides sur le campus de Columbus puisqu’il a emmené avec lui le senior FS Tanner McCalister (123 plaquages en carrière à Oklahoma State) dont ce sera la dernière année d’éligibilité au niveau NCAA. Le junior DB Ronnie Hickman (99 plaquages, 1 sack, 2 INTs) devrait occuper le rôle hybride d' »adjuster ».

Sans faire de bruit, le senior K Noah Ruggles (20 sur 21 FG) s’est affirmé comme l’une des valeurs les plus sûres de la conférence à son poste. Il sera de retour pour une dernière saison NCAA. Le sophomore P Jesse Mirco est également fidèle au poste après une première saison satisfaisante (42.3 yards par punt).

Calendrier 

Les Buckeyes donneront le coup d’envoi de la 100ème saison de l’Ohio Stadium par la réception de Notre Dame dans un match blockbuster que l’on attend depuis des mois. Ohio State enchainera ensuite par 4 autres rencontres à domicile (Arkansas State, Toledo, Wisconsin, Rutgers) avant un premier déplacement crucial, à Michigan State, le 8 octobre, qui donnera le coup d’envoi d’une séquence de trois matchs pièges (Iowa, Penn State). Le début mois de novembre devrait se passer sans accroc (Northwestern, Indiana, Maryland) avant le traditionnel The Game face à Michigan qui, une fois encore, pourrait avoir comme enjeu une place en College Football PLayoff.

Conclusion 

Menés par une attaque de feu dirigée par le candidat au trophée Heisman, QB C.J. Stroud, les Buckeyes possèdent le talent et la vitesse nécessaire pour récupérer leur titre de champion de conférence Big Ten abandonné au rival Michigan, la saison dernière. Coach Ryan Day a pris les moyens d’améliorer un secteur défensif déficient l’an dernier en attirant le coordinateur défensif Jim Knowles dans son coaching staff. Si la défense retrouve son niveau habituel, rien ne pourra arrêter Ohio State sur le route d’un retour en College Football Playoff.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.6

Résumé

Points forts :
– Du talent à tous les postes.
– Une armada de playmakers offensifs.
– Une défense revancharde.

Points faibles :
– Manque de profondeur sur la ligne offensive.
– Un pass rush inconstant.
– Le second rideau défensif.

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Preview 2022 : Michigan Wolverines

Demi-finaliste des playoffs la saison dernière, Michigan a vécu la meilleure saison de l’ère Jim Harbaugh. Alors 2022, année de la confirmation ou douloureuse gueule de bois pour les Wolverines ?

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Toute l’équipe TBP reprend la plume et vous propose une série de previews exclusives afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On continue aujourd’hui avec les Wolverines de Michigan.

Michigan Wolverines

Big Ten

Division East
 

En 2021 : 12-2, 8-1 Big Ten. Défaite 34-11 face à Georgia lors de l’Orange Bowl.
Head Coach : Jim Harbaugh, 8ème année (61-24). Résultat en carrière : 119-51.
Coordinateur offensif : Matt Weiss, Sherrone Moore.
Coordinateur défensif : Jesse Minter.
Titulaires de retour : 12, 7 en attaque, 3 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : RB Hassan Haskins, DE Aidan Hutchinson, OLB David Ojabo, S Daxton Hill.
Joueurs à suivre : QB Cade McNamara, QB JJ McCarthy, RB Blake Corum, WR Ronnie Bell, TE Erick All, C Olusegun Oluwatimi, DT Mazi Smith, DT Mike Morris, LB Junior Colson, CB DJ Turner. 

Après six années loin des attentes qu’avaient engendré son arrivée à Ann Arbor, le consensus était partagé par l’ensemble des observateurs : l’expérience Jim Harbaugh à Michigan touchait probablement à sa fin. Les Wolverines n’avaient plus gagné le titre de champion de Big Ten depuis 2004 et ne s’étaient plus imposés face à l’ennemi Ohio State depuis 2011 sans mentionner que Michigan n’avait plus remporté de bowl game depuis… 2015.

Pourtant, l’année 2021 restera comme l’une des plus surprenante et satisfaisante de l’Histoire des Wolverines : un titre de champion de Big Ten, une participation au College Football Playoff et une superbe victoire (42-27) face aux Buckeyes. On en a même oublié le blowout subi face à Georgia lors du Bowl.

Comment Jim Harbaugh a célébré ses superbes accomplissements ? En flirtant avec les Minnesota Vikings pour négocier son retour dans la NFL semant la panique parmi la Maize and Blue Nation. Finalement, le coach des Wolverines sera de retour à Ann Arbor. Car le meilleur est peut-être à venir.

QB Cade McNamara a prouvé qu’il peut faire gagner Michigan tandis que l’ancien prospect 5-étoiles QB JJ McCarthy est de retour de blessures. Le groupe de receveurs est également ultra-prometteur et le talent ne manque pas au poste de running back. Toutefois, les départs des deux pass rushers DE Aidan Hutchinson et OLB David Ojabo ne seront pas sans impact sur les performances défensives de l’équipe même si les excellents recrutements successifs pourraient protéger d’un déclin brutal.

Alors 2022, année de la confirmation ou douloureuse gueule de bois pour les Wolverines ?

QB Cade McNamara, Michigan Wolverines – Crédit photo : Tony Ding, AP

Une attaque plus équilibrée ?

L’an dernier, Michigan a construit ses succès à partir d’un jeu au sol agressif et efficace (214.4 yards de moyenne par match, #15 du pays), et ce, grâce à une ligne offensive dominante et aux exploits de RB Hassan Haskins (1327 yards au sol, 20 TDs dont 5 contre Ohio State). Le secteur offensif des Wolverines pourrait évoluer en 2022 en raison du départ du coordinateur offensif Josh Gattis, qui n’a pas pu refuser l’offre alléchante de Mario Cristobal et des Hurricanes de Miami. L’éclosion annoncée d’un groupe de receveurs prometteurs pourrait également forcer le duo de nouveaux coordinateurs offensifs, Sherrone Moore et Matt Weise, à passer davantage par les airs.

Après avoir porté son équipe jusqu’au titre de champion de conférence et à une qualification en playoffs, le senior QB Cade McNamara (2576 yards à la passe, 15 TDs, 6 INTs en 2021) aurait dû préparer cette saison 2022 avec l’assurance d’une place de titulaire d’autant qu’il a fait preuve d’un excellent leadership. Comme dirait Lee Corso : « Not so fast ! ». Le sophomore QB J.J. McCarthy (516 yards à la passe, 5 TDs, 2 INTs et 124 yards au sol, 2 TDs) a vu son développement perturbé par de multiples blessures dont une à l’épaule l’an passé. Il sera de retour en septembre avec la ferme intention de prendre le pouvoir qui lui était promis lors de son recrutement, en 2020. Ces deux-là pourraient même être intégrés dans un système intrigant à deux quarterbacks.

Quel que soit le quarterback, il aura à sa disposition une fabuleuse armada de receveurs. Le senior WR Ronnie Bell est de retour après avoir manqué l’intégralité de la précédente saison à cause du rupture du ligament antérieur du genou. On n’oublie pas qu’il a été le meilleur receveur des Wolverines en 2019 et 2020. Autour de lui et du senior WR Cornelius Johnson (40 réceptions, 627 yards, 3 TDs), évolueront plusieurs jeunes receveurs inexpérimentés mais bourrés de talent. Les juniors WR Ronnie Wilson (25 réceptions, 420 yards, 3 TDs) et WR AJ Henning (10 réceptions, 79 yards) ainsi que l’explosif sophomore WR Andre Anthony (12 réceptions, 248 yards, 3 TDs) sont de retour sans oublier les true freshmen 4-étoiles WR Tyler Morris et WR Darrius Clemons, qui pourraient être intégrés dans la rotation dès cette saison.

Comme l’an dernier, les tight ends seront impliqués dans le jeu aérien. Les seniors TE Erick All (38 réceptions, 437 yards, 2 TDs) et TE Luke Schoonmaker (17 réceptions, 264 yards, 3 TDs) feront leur retour pour une dernière danse au niveau universitaire.

RB Blake Corum, Michigan Wolverines – Crédit photo : Michigan Athletics

Un jeu au sol qui reste toujours primordial

Malgré l’excitation autour du potentiel de ce jeu aérien, ne nous trompons pas : l’attaque des Wolverines s’appuyera encore et toujours sur un jeu au sol affirmé. Le départ de RB Hassan Haskins est préjudiciable mais elle ouvre la voie au junior RB Blake Corum (952 yards au sol, 11 TDs) qui s’est approché des 1000 yards au sol l’an dernier malgré de multiples petites blessures. Il sera secondé par l’ancien prospect 5-étoiles, RB Donovan Edwards (174 yards au sol, 3 TDs et 20 réceptions, 265 yards, 1 TD), qui n’attend qu’une seule chose : avoir l’opportunité de montrer l’étendue de son talent. Ce dernier apporte une nouvelle dimension à l’attaque grâce à ses qualités sur réception.

La meilleure ligne offensive du pays l’an dernier a perdu deux titulaires (C Andrew Vastardis, RT Andrew Stueber) mais la présence du tackle gauche LT Ryan Hayes pour protéger le quarterback sur le côté aveugle sera crucial. Le retour du senior LG Trevor Keegan et du junior RG Zak Zinter stabilise l’intérieur d’une ligne très robuste qui pourra compter sur l’ajout du finaliste du Rimington Trophy, C Olsegun Oluwatimi, qui arrive de Virginia via le portail des transferts. L’ancien prospect 4-étoiles RT Trente Jones est prêt à prendre ses responsabilités à droite de la ligne.

Quels ajustements en défense ?

Le départ Mike Macdonald (qui a rejoint le frère de Jim Harbaugh chez les Baltimore Ravens) provoque un 3ème changement de coordinateur défensif à Michigan en trois ans. Son successeur, Jesse Minter (qui arrive des Ravens), n’a plus de DE Aidan Hutchinson, de OLB David Ojabo ou LB Josh Ross dans l’effectif. Les deux anciens pass rushers des Wolverines laissent un grand vide au sein du front seven des Wolverines car, malgré de solides recrutements en défense, il n’y a pas de candidats désignés à leur succession dans l’escouade défensive. Il se pourrait ainsi que Jesse Minter ajuste les schémas défensifs en réduisant le nombre de blitzes et en ayant une approche plus conservatrice que son prédécesseur.

Le pass rush devrait être confié à un trio de defensive ends composé des seniors DE Mike Morris (16 plaquages, 1 INT) et DE Taylor Upshaw (7 plaquages, 2.5 sacks), et du junior DE Jaylen Harrell Jr (15 plaquages, 2,5 pour perte), trois joueurs régulièrement utilisés la saison dernière. À l’intérieur, on attend la confirmation du senior DT Mazi Smith (37 plaquages) dont le leadership sera essentiel à la cohésion d’un front four moins dense et expérimenté que la saison dernière. Le junior DT Kris Jenkins Jr (22 plaquages) devrait compléter ce quatuor.

SS RJ Moten (#6) et Germon Green (#22), Michigan Wolverines – Crédit photo : Michigan Athletics

Le second rideau est un secteur de jeu plus rassurant pour les Wolverines. Le sophomore LB Junior Colson (60 plaquages) s’est révélé l’an dernier (7 titularisations) grâce à une combativité de tous les instants. Il formera un très solide duo de linebackers avec le junior LB Nikhai Hill-Green (50 plaquages) dans un rôle essentiel dans le système 4-2-5 de Jesse Minter.

Comme pour la ligne défensive, l’inquiétude est palpable au sujet du backfield défensif. S Daxton Hill et deux autres titulaires sont partis laissant le senior CB DJ Turner (33 plaquages, 2 INTs) comme seul titulaire de retour en 2022. Toutefois, le senior CB Germon Green (22 plaquages, 1 INT) n’est pas un novice tout comme le junior S RJ Moten (35 plaquages, 1 INT) que l’on a vu régulièrement la saison passée. Par contre, ce seront les premiers pas de l’ancien receveur, NB Mike Sainristil (21 réceptions, 305 yards, 2 TDs), en tant que défenseur dans son rôle de nickelback. Le sophomore FS Rod Moore est pressenti comme le dernier titulaire de ce secondary.

Vainqueur du Lou Groza Award récompensant le meilleur kicker de la saison, le senior K Jake Moody (23/25 FG) est fidèle au poste pour une 5ème et dernière saison au niveau NCAA avant de faire le saut chez les professionnels. Son retour est uen belle police d’assurance dans les fins de matchs serrés.

Calendrier 

Après un mois de septembre clément (Colorado State, Hawaii, UConn, Maryland), on ne peut pas imaginer que les Wolverines ne se présenteront pas au Kinnick Stadium d’Iowa avec un bilan autre que 4-0. Une victoire chez les Hawkeyes et Michigan devrait accueillir Penn State, le 15 octobre, toujours invaincu, puis Michigan State, deux semaines plus tard, dans une bataille pour le trophée Paul Bunyan qui devrait être cruciale dans la course à une place en playoffs. Le mois de novembre pourrait être piégeux car à trop vouloir penser à The Game face à Ohio State, les Wolverines pourraient se faire surprendre à Rutgers ou à domicile face à Nebraska.

Source : FBS Schedule

Conclusion 

Les succès de la saison 2021 ont donné des ailes à un programme d’Ann Arbor qui se voit désormais comme l’un des principaux favoris pour le titre national. Il faut dire que Jim Harbaugh a vaincu le signe indien l’an dernier en battant le rival Ohio State en route vers le premier titre de conférence Big Ten depuis 2004. En 2022, la pression sera davantage sur QB Cade McNamara et sur une escouade offensive qui devra compenser le départ de nombreux leaders défensifs (DE Aidan Hutchinson, OLB David Ojabo, LB Josh Ross, S Daxton Hill). Car si les playmakers ne manquent pas en attaque, c’est bien en défense que l’inquiétude règne. Sans l’éclosion accélérée de la nouvelle génération, Michigan pourrait rapidement déchanter dans une division Big Ten East très compétitive. Le plateau des 10 victoires et un bowl du Nouvel An reste l’objectif minimum pour une équipe qui devrait être dans la course à une place en College Football Playoff.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.4

Résumé

Points forts :
– Stabilité au poste de quarterback.
– Un groupe de receveurs explosifs.
– Un duo de linebackers prometteurs.

Points faibles :
– Beaucoup de changement dans le coaching staff.
– Manque de profondeur en défense
– Incertitude concernant le pass rush.

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Preview

Preview 2022 : Wisconsin Badgers

Ça passe ou ça casse pour QB Graham Mertz dont le rendement dans le jeu aérien déterminera probablement le destin de Badgers toujours aussi redoutables dans le jeu au sol et en défense.

Publié

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Crédit photo : Jeff Hanisch-USA TODAY Sports

Toute l’équipe TBP reprend la plume et vous propose une série de previews exclusives afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On continue aujourd’hui avec les Badgers de Wisconsin.

Wisconsin Badgers

Big Ten

Division West
 

En 2021 : 9-4, 6-3 Big Ten. Victoire 20-13 face à Arizona State lors du Las Vegas Bowl.
Head Coach : 
Paul Chryst, 8ème année (65-23). Résultat en carrière : 84-42.
Coordinateur offensif : 
Bobby Engram.
Coordinateur défensif : 
Jim Leonhard.
Titulaires de retour : 
10, 6 en attaque, 3 en défense, punter.
Joueurs-clés partis : 
TE Jake Ferguson, OT Logan Bruss, DL Matt Henningsen, LB Leo Chenal, LB Jack Sanborn, CB Faion Hicks, S Scott Nelson.
Joueurs à suivre : 
QB Graham Mertz, RB Braelon Allen, OT Tyler Beach, C Joe Tippmann, DL Keeanu Benton, DL Isaiah Mullens, LB Nick Herbig, CB Jay Shaw, S John Torchio. 

Un arrière-goût amer. Si l’exercice 2021 a encore été en soi une réussite comptable pour coach Paul Chryst, avec un bilan de 9 victoires pour 4 défaites, cette simple fiche n’a pas gommé un sentiment d’inachevé du côté de Wisconsin. Auteur d’une première partie de saison manquée, et de prestations offensives pour le moins poussives, les Badgers ont cédé le trône de la division Ouest à Iowa, et ce n’est pas leur succès lors du Las Vegas Bowl contre Arizona State qui effacera efficacement cette déception.

Pendant l’intersaison, des décisions ont dû être prises. Après deux saisons au rendement moyen, le coordinateur offensif (et coach de la O-Line), Joe Rudolph n’a pas été retenu, au moment de rejoindre les Virginia Tech Hokies. Une ancienne vedette NFL arrive pour le suppléer, avec la nomination de Bobby Engram comme coordo, lui qui était juste-là coach des tight ends chez les Baltimore Ravens. Le départ de Rudolph permet également de confier la ligne offensive à Bob Bostad, spécialiste du secteur mais qui s’était contenté de gérer les inside linebackers, avec succès, depuis 2017.

Pas sûr que le playbook se retrouve en soi révolutionné, mais Wisconsin entend bien faire refonctionner ses fondamentaux et reconquérir la division, voire la conférence, malgré le retour de seulement 9 titulaires sur les escouades offensives et défensives. Tour d’horizon. 

QB Graham Mertz, Wisconsin – Crédit photo : Jeff Hanisch-USA TODAY Sports

Enfin de la constance à la passe ? 

Certains verront le verre à moitié plein. En inscrivant 25,4 points de moyenne par match en 2021, Wisconsin a fait à peine mieux que la saison précédente (25,1). Pourtant, cette performance les range à une bien triste 85e place au rang national. Il serait sans doute injuste de mettre l’entière responsabilité de ce résultat sur le coaching staff. Car très clairement, le junior QB Graham Mertz ne confirme pas toutes les attentes placées en lui. Pas vraiment mobile, en dépit de ses 4 touchdowns au sol marqués l’an passé, l’ancienne recrue 4 étoiles s’est contenté d’un bilan de 1 958 yards, pour 10 touchdowns et 11 interceptions, une régression par rapport à sa précédente campagne. Cette année s’annonce cruciale pour lui, mais pas sûr que Wisconsin soit déjà enclin à lui mettre un concurrent dans les pattes, malgré la présence du senior QB Chase Wolf et surtout celle du redshirt freshman QB Deacon Hill

Pour ne rien arranger à la situation de Mertz, le groupe de cibles s’est quelque peu dépeuplé pendant l’intersaison. Kendric Pryor et Danny Davis ne sont plus éligibles, de même que Jake Ferguson, le principal repère du quarterback en 2021. Pour faire simple, sans compter les running backs, c’est une production de 470 yards qui revient sur le campus de Madison, tous receveurs confondus ! 

Dans le secteur écarté, la principale cible devrait être le junior WR Chimere Dike, intéressant sur la possession mais pas encore assez explosif. Cette plus-value pourrait être apportée par le transfert de UCLA, WR Keontez Lewis, notamment sur du jeu profond. En replaçant son fils et ancien cornerback, WR Dean Engram, au poste de receveur, Bobby Engram, s’offre également deux autres profils de speedster intéressant avec le junior WR Stephan Bracey. Lancés dans le grand bain lors du dernier Las Vegas Bowl, les redshirt freshmen WR Markus Allen et WR Skyler Bell savent qu’ils ont une bonne carte à jouer, au vu d’une hiérarchie vacillante. 

Plein centre, c’est un duo qui devra prendre la suivre de Ferguson. Encore faut-il qu’il reste en forme, le senior TE Jack Eschenbach et le junior TE Clay Cundiff ayant tous deux manqués les camps printaniers après des blessures de longue date. Si le besoin s’en fait sentir, le junior TE Hayden Rucci et le senior TE Jaylan Franklin ont déjà dépanné en 2021. 

Sur le jeu au sol, les Badgers espèrent ne pas vivre les mêmes péripéties que l’an passé. Car en perdant coup sur coup Jalen Berger (parti à Michigan State via le portail des transferts), en raison d’une suspension, puis l’ancien de Clemson RB Chez Mellusi (815 yards, 5 TD), sur blessure, ils n’ont pas toujours été aidés dans ce domaine. Pourtant, l’éclosion du sophomore RB Braelon Allen a transformé la saison du programme de Madison. Recruté en tant que safety, puis replacé dans le backfield offensif, le natif de Fond du Lac a été une vraie patte de lapin en 2021 : à chaque fois qu’il a franchi la barre des 100 yards au sol, Wisconsin s’est imposé. Avec des prestations à 228 yards contre Nebraska, la jeune pépite semble en avoir sous le pied, et suivre la lignée des dernières stars locales Melvin Gordon et Jonathan Taylor. L’expérience est assez notable derrière le quarterback, car hormis Allen et Mellusi, les seniors RB Isaac Guerendo et RB Brady Schipper ainsi que le junior RB Julius Davis ont au moins cumulé 100 yards au sol sur le dernier exercice. 

RB Braelon Allen, Wisconsin – Crédit photo : Jeff Hanisch-USA TODAY Sports

Pour aider Graham Mertz et le jeu au sol dans leur quête respective, Wisconsin s’appuiera comme toujours sur une ligne offensive de qualité, avec des recrues de standing au fil des dernières saisons. Certes, le départ du tackle gauche, Logan Bruss, troisième tour de la dernière draft (Los Angeles Rams) va devoir être compensé, mais Paul Chryst et sa bande ont sérieusement anticipé cela. Le senior LT Tyler Beach est pressenti pour passer durablement à gauche et aura à ses côtés le sophomore LG Jack Nelson, déjà solidement ancré dans le quintet. A droite, s’il a rendu d’excellents services sur l’extérieur, le polyvalent sophomore RG Tanor Bortolini devrait être plus à l’aise en tant que guard et laisser les coudées franches à l’éternel espoir RT Logan Brown en tackle, si ce dernier réussit à enfin rester en forme. S’il déçoit de nouveau, Wisconsin possède deux forces de la nature et anciennes recrues 4 étoiles en réserve, avec les redshirt freshmen OT Nolan Rucci et OT Riley Mahlman. Le junior C Joe Tippmann complétera le groupe de titulaires, OL Michael Furtney et OL Trey Wedig servant d’options supplémentaires sur la rotation. 

Un backfield défensif tout neuf 

S’il est bien une satisfaction constante sur le campus de Madison, c’est bien la défense. Constamment dans le top 10 du pays, en termes de points concédés, depuis 2019, le groupe de Jim Leonhard s’est montré capable de mettre une pression permanente sur le quarterback adverse. Les 39 sacks enregistrés l’an passé en attentent, malgré le départ de joueurs cadres, notamment sur la position de linebacker. 

Le duo Leo Chenal – Jack Sanborn a en effet rejoint la NFL, sur l’intérieur du deuxième rideau. La nouvelle star défensive se trouve pourtant sur l’extérieur de celui-ci, avec le supersonique junior OLB Nick Herbig. Meilleur sackeur des siens la saison dernière, avec 9 unités, il sera épaulé par le polyvalent senior OLB C.J. Goetz, même si le sophomore OLB Aaron Witt et les deux pépites redshirt freshmen OLB Darryl Peterson et OLB T.J. Bollers attendent leur heure. 

Le poste d’inside linebacker est désormais celui avec le moins d’expérience, mais il a rarement été une déception sous la coupe de Paul Chryst et Jim Leonhard. Le junior MLB Tatum Grass part en pole position pour occuper le poste de run stopper, du haut de ses 63 petits snaps en 2021. Il devrait être en concurrence avec l’autre junior ILB Spencer Lytle. Sur le rôle plus hybride occupé par Chenal, le sophomore WLB Jordan Turner semble avoir marqué de précieux points sur son faible temps de jeu de 2021. Son aptitude à être un playmaker (2 interceptions en 4 matches) pourrait le placer devant le junior ILB Maema Njongmeta dans la hiérarchie pour le moment.  

DL Keeanu Benton (#95), Wisconsin – Crédit photo : Sports Illustrated

Si le deuxième rideau est prépondérant pour créer de la pression, la ligne défensive s’est également améliorée dans ce domaine. Avec 2 sacks et demi et 5 plaquages pour perte en 2021, le senior NT Keeanu Benton est l’un des nose tackles les plus aptes à percer la poche adverse. Le départ à ses côtés d’un vaillant Matt Henningsen n’est pas négligeable, mais la rotation a été préparée au niveau du recrutement. Le senior DE Isaiah Mullens et le junior DE Rodas Johnson devraient être le plus souvent sollicités, mais le junior DE Gio Paez, le sophomore DE James Thompson, voire l’ancien transfert d’Oregon, DE Isaac Townsend, ont des arguments pour faire souffler leurs partenaires. 

Le backfield défensif est un cas particulier de cette intersaison. Malgré le départ de ses quatre titulaires de la dernière campagne, le groupe ne s’est pas particulièrement affaibli. Il faut dire que le portail des transferts a rendu de fiers services. Révélé la saison dernière, comme le cornerback numéro 1 de UCLA, CB Jay Shaw (4 passes défendues, 2 interceptions) a exporté ses talents dans le nord-est du Etats-Unis et devrait avoir comme binôme le senior CB Alexander Smith, le junior CB Semar Melvin voire CB Justin Clark, transfuge de Toledo et vieille connaissance du coach des defensive backs, Hank Poteat. Ancien de Kentucky, DB Cedrick Dort a lui les aptitudes pour dépanner sur le poste de nickelback sur des formations adaptées. 

Plein centre, la déchirure des ligaments du senior S Travian Blaylock a été un coup dur au printemps, annihilant d’avance son exercice 2022. Mais l’ancien walk-on SS John Torchio a gagné peu à peu ses galons dans l’arrière-garde des Badgers et devrait chapoter l’ancienne recrue 4 étoiles FS Hunter Wohler, grand espoir local. Au cas où, Wisconsin a attiré l’ancien safety de Utah FS Kamo’i Latu, plus expérimenté et encore un poil plus aguerri contre la passe. 

Un kicker prêt à sortir de l’ombre 

Sur les phases d’équipes spéciales, le principal changement est le remplacement du kicker K Collin Larsh. Un rôle de botteur désormais endossé par l’ancien d’Arkansas, K Vito Calvaruso, barré par Cam Little à Fayetteville et qui s’occupait jusque-là des coups de pied d’engagement. Le senior P Andy Vujnovich reprend du service sur les phases de punt, et les receveurs KR Stephan Bracey et PR Dean Engram devraient continuer de sévir sur les retours. 

Calendrier 

Niveau programme, Wisconsin n’a pas forcément été gâté. En croisant avec Ohio State et Michigan State, dans la division Est, les Badgers n’avaient déjà pas en soi un cadeau, mais le fait de jouer ces deux formations en déplacement entre début septembre et mi-octobre va les obliger à ne pas reproduire les mêmes erreurs que l’année dernière. Le mois de novembre s’annonce extrêmement costaud, dans une division Ouest qui apparait plus disputé qu’il n’y parait, avec trois finalistes potentiels, Iowa, Nebraska et Minnesota au menu de l’équipe de Madison. 

Source : FBS Schedule

Conclusion 

Pour remettre la main sur le titre de division Big Ten West, Wisconsin ne devrait pas forcément tout révolutionner, et misera sur les clés du succès habituels : une grosse défense et un jeu au sol inarrêtable. La seule variable par rapport à 2021 sera incontestablement le niveau du quarterback des Badgers, car limiter les erreurs à la passe sera sans doute un élément déterminant pour le bon rendement des joueurs de Paul Chryst. Malgré un calendrier pas toujours indulgent, les Badgers ont de quoi aller chercher au moins neuf succès et devront mieux gérer les confrontations face à des gros poissons. 

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.1

Résumé

Points forts :
– Un des meilleurs coureurs du pays.
– Une ligne offensive à fort potentiel.
– Une pression défensive permanente.

Points faibles :
– L’inconstance de QB Graham Mertz.
– Le manque d’expérience des inside linebackers.
– Le changement de kicker.

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