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[CFP National Championship 2016] Le face-à-face à chaque poste

Présentation des faces-à-faces à chaque poste du CFP Championship Game 2016.

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@TBPChamp2016

Le numéro 1 contre le numéro 2 au pays. Si Ohio State avait créé la surprise la saison passée, la finale nationale 2016 opposera bien les deux programmes les plus en vue de l’année.

Un duel qui nous offrira une belle opposition de style, entre une attaque hyper explosive et une défense redoutablement agressive.

A trois jours du match tant attendu, The Blue Pennant vous propose une revue d’effectif, afin de déterminer quels sont les secteurs clés de cette rencontre au sommet.

Attaque

Quarterbacks

QB Deshaun Watson (Clemson) – Crédits photo : Tyler Smith/Getty Images North America

Clemson : C’est indéniablement la principale force des Tigers cette saison. Candidat au trophée Heisman, QB Deshaun Watson (3 699 yards, 31 TD) aura été le dynamiteur en chef d’une escouade déjà productive sous les ordres de coach Dabo Swinney. Un chef d’orchestre capable de découper une défense dans les airs, mais aussi de réaliser les jeux décisifs à l’aide de ses jambes. Le meilleur joueur de l’ACC 2015 a ainsi décroché une moyenne de 270 yards à la passe, de 68 yards à la course et de 3 touchdowns par match cette saison. Tout est dit ! Cette capacité de nuisance est accentuée par l’aspect imprévisible du personnage, capable de repérer le moindre trou de souris pour empocher un gain très longue distance. La défense des Sooners en sait quelque chose, elle qui lui a cédé 145 yards à la course, dont un sprint de 46 yards, lors de l’Orange Bowl. Une victoire de Clemson passerait donc par une belle prestation de son quarterback ? Elémentaire, mon cher Watson !

Alabama : Transféré de Florida State l’année dernière, Jake Coker (2 775 yards, 19 TD) est à l’image des quarterbacks coachés par Nick Saban : un parfait gestionnaire de l’attaque, faute de mieux. Le numéro 14 semble toutefois monter en puissance au fil des semaines et a su se montrer à la hauteur du casting de rêve qui l’entoure, tant offensivement que défensivement. En compétition avec Cooper Bateman en début de saison, Coker a finalement obtenu ses galons de titulaire après la défaite du Crimson Tide contre Ole Miss, la seule rencontre qu’il n’a pas démarré en 2015 … Depuis, une solide saison malgré quelques accrocs contre Arkansas ou Tennessee. Des trous d’airs qui ne l’ont pas empêché de malmener Michigan State, lors de la seconde période du Cotton Bowl. Une fiche de 286 yards et deux touchdowns, un parfait timing avec le true freshman WR Calvin Ridley et un titre de MVP de la demi-finale nationale.

Avantage : Clemson. D’un côté, un musicien appliqué à jouer sa partition. De l’autre, un chef d’orchestre inspiré et polyvalent. Watson mérite donc la meilleure note …

Running backs

RB Derrick Henry (Alabama) – Crédits photo : Mike Zarrilli/Getty Images

Clemson : A l’instar de son QB Deshaun Watson, RB Wayne Gallman (1510 yards, 12 TD) a véritablement explosé lors de sa deuxième année universitaire. Le coureur sophomore s’est peu à peu greffé au système de Tony Elliott et de Jeff Scott, au point de répondre systématiquement présent dans les matches importants. 111 yards contre Notre Dame, 103 yards et un touchdown face à Florida State, 187 yards et un touchdown contre North Carolina, et même 150 yards et deux touchdowns lors de l’Orange Bowl contre les Sooners. Sur les troisièmes tentatives, le natif de Loganville (Géorgie) est également précieux, avec plus de 7 yards en moyenne par porté. De quoi retirer un peu de pression à son quarterback vedette, et marcher sur les pas d’autres coureurs emblématiques du programme comme Andre Ellington et C.J. Spiller.

Alabama : Quels superlatifs peut-on encore trouver concernant le dernier Heisman Trophy ? Appelé à prendre les rênes de l’attaque, après le départ d’Amari Cooper chez les pros, RB Derrick Henry (25 touchdowns !) a largement répondu aux attentes, participant à la rédemption du Crimson Tide en deuxième partie de saison. Un physique hors normes, une capacité d’accélération et des mains relativement fiables en dehors du backfield, Henry a explosé les compteurs avec près de 2 000 yards déjà cumulés en 13 matches. Même Mark Ingram, autre meilleur joueur universitaire du programme de Tuscaloosa, n’avait pas franchi la barre des 1 700 yards en 2009 ! Assisté par une excellente ligne intérieure, le numéro 2 fait du grabuge sur des courses plein centre et ne manque pas d’accumuler les gros gains sur des appels de jeu bien choisis.

Avantage : Alabama, forcément.

Wide Receveurs – Tight Ends

WR Calvin Ridley (Alabama) – Crédits photo : Jamie Squire/Getty Images

Clemson : Sammy Watkins, DeAndre Hopkins, Martavis Bryant … Clemson aura formé d’excellents receveurs au cours des dernières années, 2015 ne faisant pas exception à la règle. Problème : les Tigers ont également subi pas mal de déboires à ce poste, avec la blessure de Mike Williams en début de saison, ou encore la récente suspension du true freshman Deon Cain. De quoi inquiéter Dabo Swinney ? Pas vraiment. Artavis Scott (868 yards, 5 TD) et Charone Peake (617 yards, 5 TD) auront été les cibles préférées de QB Deshaun Watson, tout au long de la saison. Le tight end Jordan Leggett (447 yards, 7 TD) est lui une véritable menace aérienne dans les 20 yards adverses. Ajoutez à cela les deux freshmen Hunter Renfrow et RayRay McCloud, et les Tigers ont de quoi ennuyer plus d’une équipe à l’échelon universitaire.

Alabama : Un freshman superstar peut en chasser un autre. Parti de Tuscaloosa, après avoir marqué les esprits dès sa première saison universitaire, Amari Cooper a vite vu sa fac lui trouver un successeur. WR Calvin Ridley n’était pourtant pas titulaire en début de saison, dans l’ombre notamment de Robert Foster. Mais la blessure de ce dernier a vite rebattu les cartes, en faveur du true freshman. Depuis, 120 yards et un touchdown contre Georgia, 102 yards contre Florida et surtout 138 yards et 2 touchdowns contre Michigan State. De belles prestations qui lui ont permis de franchir le cap des 1 000 yards à la réception, le meilleur chiffre pour un receveur freshman du programme. (« Amari who ? ») A ses côtés, Richard Mullaney et ArDarius Stewart se révèlent être de solides lieutenants. Principalement bloqueur, le tight end O.J. Howard peut avoir des mains fiables quand on fait appel à lui.

Avantage : Alabama. L’absence de Cain pourrait être préjudiciable, malgré une bonne profondeur chez les Tigers.

Ligne offensive

LT Mitch Hyatt (Clemson) – Crédits photo : ClemsonTigers.com

Clemson : Le remaniement total d’une ligne offensive laisse parfois craindre le pire d’une saison à l’autre. A Death Valley, cette problématique aura été indolore tout au long de la saison. Emmenée par l’excellent true freshman LT Mitch Hyatt, l’escouade de Robbie Caldwell n’aura concédé que 16 sacks en 14 rencontres, tout en ayant croisé la route de défenses piégeuses, comme Notre Dame, Florida State, Boston College ou encore Oklahoma. Plus en retrait depuis leur arrivée sur le campus, les seniors RT Joe Gore et LG Eric Mac Lain ont démontré toute leur valeur pour protéger efficacement Watson mais pour aussi ouvrir des brèches à la révélation RB Wayne Gallman. Les Tigers ont d’ailleurs enregistré plus de 500 yards offensifs par match lors de la deuxième moitié de la saison.

Alabama : Dans une conférence réputée pour ses défenses, le Crimson Tide a plus que mis les barbelés lors de ses 14 premières sorties. 20 sacks ont seulement été concédés par les coéquipiers de LT Cam Robinson, enfin épargné par les blessures cette année. A l’intérieur de la ligne, le trio RG Ross Pierschbacher- C Ryan Kelly- RG Adrian Taylor a largement contribué à la saison canon du Heisman Trophy, RB Derrick Henry. Ce n’est pas un hasard non plus si les hommes de Nick Saban ont décroché plus de 423 yards d’attaque cette saison. Sans compter les 50 touchdowns au compteur …

Avantage : Clemson a le dessus de très peu, mais jouera sans doute son plus gros test de la saison …

Défense

Ligne défensive

DL A’Shawn Robinson (Alabama) – Crédits photo : Marvin Gentry, USA TODAY

Clemson : Tout comme sur la ligne offensive, le premier rideau défensif a souffert de départs importants pendant l’intersaison. Mais la mission pour suppléer DE Vic Beasley et DT Grady Jarrett, partis chez les pros, a été plutôt réussie. Fer de lance de cette ligne, le DE Shaq Lawson est l’un des tous meilleurs pass rushers au pays, du haut de ses dix sacks et demi. Son compère DE Kevin Dodd (9 sacks, 18,5 plaquages pour perte) n’a pas grand-chose à lui envier. Contre la course, le premier rempart s’appelle DT Carlos Watkins (32 plaquages, 4 passes déflectées). Même avec un traitement de faveur à chaque rencontre, le run stopper des Tigers est un véritable poison pour les O-Lines. A surveiller aussi : l’ancienne recrue vedette, le DT freshman Christian Wilkins.

Alabama : C’est sans doute la ligne défensive la plus impressionnante du College Football. Sans doute la meilleure D-Line du Crimson Tide sous l’ère Nick Saban. Son efficacité est due en grande partie à deux colosses aussi puissants qu’explosifs. Le DT junior A’Shawn Robinson (3,5 sacks, 7,5 plaquages pour perte) est la principale force de perforation de ce premier rideau. Capable de concentrer plusieurs bloqueurs, il est une arme majeure qui permet de libérer des brèches sur des phases de blitz. Un brin moins véloce que son comparse, le DT senior Jarran Reed (56 plaquages) mise lui sur une présence et une réactivité dans les tranchées. Des qualités qui en ont fait une muraille du front seven d’Alabama, avec une aptitude à stopper le jeu au sol, même en étant au duel. Dernier larron de cette ligne défensive, et non des moindres : le DE junior Jonathan Allen. Principalement chargé du Contain, le numéro 93 est aussi un adepte de la poursuite et du pass rush. C’est d’ailleurs le meilleur sackeur de son programme (12 sacks). Outre son imposant trio de starters, le Crimson Tide peut compter sur une grosse rotation, avec la présence physique de DL Dalvin Tomlinson, DL Darren Lake, DL D.J. Pettway ou encore l’ancien recrue star de 2014, DE Da’Shawn Hand.

Avantage : Difficile de faire mieux qu’Alabama dans ce secteur de jeu.

Linebackers

LB Reggie Ragland (Alabama) – Crédits photo : Athlonsports

Clemson : Souvent sous-estimés, les linebackers de Clemson restent une valeur sûre de la défense de Tigers. Principal atout de cette escouade : le LB junior Ben Boulware (79 plaquages, 9 passes déflectées, 3 fumbles forcés). Force de dissuasion sur le run stop, le capitaine défensif sait aussi faire parler sa vitesse quand il faut rusher ou couvrir dans le domaine aérien. Cette polyvalence a d’ailleurs déteint sur B.J. Goodson (98 plaquages), devenu le plaqueur en chef du programme depuis le départ de Stephone Anthony chez les pros. Sa prestation face à Notre Dame avait marqué les esprits, avec notamment une interception et un fumble forcé. Pour les accompagner, le duo Dorian O’Daniel-Travis Blanks s’est parfaitement relayé tout au long de la saison pour cumuler un total de 66 plaquages, côté Will.

Alabama : Véritable tour de contrôle de sa défense, l’ILB senior Reggie Ragland (97 plaquages, 7 passes déflectées, 2 fumbles forcés) n’a cessé de progresser tout au long de la saison, au point d’annihilier à chacune de ses sorties le jeu au sol de ses adversaires. La tâche lui est également facilité aux côtés d’un run stopper comme ILB Reuben Foster (64 plaquages). En position d’outside, Alabama a également de gros arguments à faire valoir. Parmi eux, le LB junior Tim Williams (10,5 sackss), révélation de la saison à Tuscaloosa, et deuxième chasseur attitré de quarterbacks, derrière Jonathan Allen. De l’autre côté, le LB junior Ryan Anderson assume parfaitement sa position d’homme à tout faire. De quoi mettre sous pression l’ancien titulaire du poste Denzel Devall, touché en cours de saison. Au poste de linebacker, la profondeur est également un élément clé pour Nick Saban, avec le très rapide OLB Dillon Lee, sur le côté fort de la ligne.

Avantage : Alabama. Un impact similaire pour les starters, mais une profondeur non négligeable du côté du Crimson Tide.

Defensive backs

CB Mackenzie Alexander (Clemson)

Clemson : A force de défier d’excellents receveurs aux entraînements, le backfield défensif s’est imposé comme un des tous meilleurs à l’échelon universitaire.  La présence de CB Mackensie Alexander n’y est sans doute pas étrangère. Le sophomore fait partie des shutdown corners en devenir, et intéresse déjà de nombreux scouts NFL. Son duel face à Calvin Ridley a d’ailleurs de quoi faire saliver. Un peu plus exposé, le senior Cordrea Tankersley n’en démérite pas pour autant, avec cinq interceptions au compteur cette année. Côté safety, le tandem en place ratisse large et cogne fort. Le strong safety Jayron Kearse (60 plaquages, 7 passes déflectées) est un playmaker dans l’âme et l’a déjà démontré, à l’image de son stop défensif à la dernière seconde face à Notre Dame, ou lors d’un coup de pied bloqué du côté de Syracuse. Et que dire du FS T.J. Green (84 plaquages, 2 fumbles forcés), joueur hybride capable de couvrir une large zone du backfield mais aussi d’aller rapidement au plaquage ? Jadar Johnson, joker de luxe, apporte à son tour une plus-value non négligeable …

Alabama : Longtemps considéré comme un point faible du Crimson Tide, le poste de defensive back a bénéficié de l’arrivée de sang neuf au cours de la dernière campagne de recrutement. Les deux cornerbacks Minkah Fitzpatrick et Marlon Humphrey (5 interceptions à eux deux) se sont ainsi rapidement installés au volant du camion, capables de coller les receveurs adverses, mais aussi de blitzer et de sacker le quarterback. L’émergence des deux hommes a notamment recentré Eddie Jackson, passé de cornerback à free safety. Un changement salvateur compte tenu de la réactivité et des bonnes mains de l’intéressé. 7 passes déflectées, 5 touchdowns et même 2 touchdowns inscrits au compteur : Jackson est devenu un binôme de choix pour un autre ancien cornerback, le SS Geno Matias-Smith, lequel a enregistré au moins trois plaquages lors de 11 des 13 matches de son équipe.

Avantage : Clemson. Sur le talent purement individuel, les Tigers ont un léger ascendant.

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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Preview 2021 : Arizona State

Un effectif expérimenté et affamé à l’image de l’explosif QB Jayden Daniels : et si les Sun Devils d’Arizona State étaient le prétendant numéro 1 au titre de champion de division Pac-12 South ?

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Crédit photo : Arizona State Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Sun Devils d’Arizona State.

Arizona State Sun Devils

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 2-2 (2-2 Pac-12).
Head Coach : Herm Edwards, 4e année (17-13). Résultat en carrière : 17-13.
Coordinateur offensif : Zak Hill.
Coordinateur défensif : Antonio Pierce.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Frank Darby.
Joueurs à suivre : QB Jayden Daniels, RB Rachaad White, WR Geordon Porter, OT Kellen Diesch, DT Jermayne Lole, DT DJ Davidson, DE Tyler Johnson, DE Travez Moore, LB Darien Butler, S Evan Fields.

Cette année, Arizona State est l’épouvantail de la conférence Pac-12. Si les grosses écuries comme Washington, Oregon ou USC font à nouveau figures de favoris pour le titre final à Las Vegas, leurs plans pourraient bien être déjoués par une éventuelle surprise venue du désert. Il faut dire que les Sun Devils ont montré des signes évidents de progression depuis l’arrivée d’Herm Edwards sur le campus de Tempe. L’ancien coach des New York Jets et des Kansas City Chiefs, réputé pour ses discours de vestiaire légendaires à la Al Pacino dans Any Given Sunday, a transformé une équipe correcte à son meilleur niveau en un contender de Division South en trois saisons.

Abandonné par sa défense et une attaque irrégulière l’an dernier, Arizona State a néanmoins bouclé son bilan de quatre matches à l’équilibre, avec deux victoires et autant de défaites, mais le potentiel de l’effectif actuel annonce de beaux jours sous le soleil de l’Arizona. Les médias sont unanimes : ces Sun Devils cuvée 2021 ont tout pour retourner la Pac-12 et s’inviter là où on ne les attend habituellement pas. Reste à voir si les planètes s’alignent, surtout dans une situation tendue alors que la NCAA conduit actuellement une enquête sur des violations dans le recrutement à Arizona State.

Une attaque portée par le QB le plus explosif de la Pac-12

À commencer par QB Jayden Daniels (701 yards à la passe, 5 TD, 1 INT et 223 yards au sol, 4 TDs en 4 matchs), dont les performances seront observées à la loupe. Titulaire pour la troisième année consécutive, le patron de l’attaque d’Arizona State est attendu comme l’un des meilleurs joueurs offensifs de Pac-12 si sa progression se déroule comme prévu.

QB Jayden Daniels (#5), Arizona State – Crédit photo : Felix Mattos

Extrêmement athlétique, un peu frêle cependant pour se risquer trop souvent à courir, Daniels semble capable de monter en puissance après une saison 2020 décevante où il n’a pas été gâté par le manque de talent chez ses receveurs. Avec 60,7% de passes complétées en 2019 et 58,3% en 2020, sa précision fait tâche mais l’espoir est de mise avec une ligne offensive expérimentée et un groupe de receveurs enfin au niveau malgré l’absence d’un vrai numéro 1.

Malgré la relative inexpérience de cette escouade, qui a seulement perdu Frank Darby cette saison et tout de même renforcée par l’arrivée de WR Bryan Thompson sur transfert en provenance de Utah, le sophomore WR Geordon Porter (5 réceptions, 120 yards, 1 TD) et le freshman WR Elijhah Badger, déjà comparé à Brandon Aiyuk et révélation du spring practice, seront des soutiens de poids dans le jeu aérien.

Un jeu au sol dévastateur

Herm Edwards a déjà fait savoir que cette attaque misera sur l’équilibre entre jeu de passe et course, probablement à raison alors que les Sun Devils ont fini en première position en attaque au sol l’an dernier (234.2 yards en moyenne par match, #7 du pays). La ligne offensive retrouve quatre titulaires, dont le vétéran OT Kellen Diesch et la star montante OG Dohnovan West, 1st-Team All-Pac-12 en 2020, avec pour objectif de faire briller RB Rachaad White (42 courses, 420 yards, 5 TD, 8 réceptions, 151 yards, 1 TD), premier en yards à la course et à la réception l’an dernier, le mammouth RB Chip Trayanum (49 courses, 290 yards, 4 TD) et le bolide RB Daniyel Ngata. Sans oublier Jayden Daniels, capable de prendre ses jambes à son cou lorsqu’il le faudra. L’ancien joueur de North Carolina, OT Triston Miller, est également attendu comme une recrue de choix pour renforcer une ligne offensive prometteuse.

Il fait ainsi peu de doute quant au fait que l’attaque des Sun Devils, qui a fini la saison passée avec 70 points face à Arizona et 46 contre Oregon State, sera l’une des attractions de la saison sur la côte Ouest.

OLB Merlin Robertson, Arizona State – Crédit photo : Arizona State Athletics

Une défense opportuniste

L’ancien All Pro NFL Antonio Pierce sera donc à la tête de la défense des Sun Devils, pas forcément attendue au tournant car l’attaque devrait suffire à faire gagner des matches dans un football moderne où la défense ne gagne plus forcément le championnat. L’objectif sera ainsi de contenir suffisamment les attaques adverses pour permettre à Jayden Daniels et sa troupe de faire la différence.

Arizona State pourra compter sur un groupe solide, expérimenté, qui alignera un front four absolument effrayant, composé de DT DJ Davidson (19 plaquages, 1 sack) et DT Jermaine Lole (24 plaquages, 1.5 sacks), deux joueurs aux mensurations NFL qui semblent promis à une carrière future chez les pros. Assistés de DE Tyler Johnson (16 plaquages, 5 sacks), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020 et numéro un en sacks chez les Sun Devils l’an dernier, et de DE Travez Moore, transféré de LSU, ils devraient permettre au pass rush de progresser encore après une courte campagne prometteuse dans le système 4-3 de Robert Rodriguez, coach de la DL en provenance des Minnesota Vikings l’année passée.

Les vétérans LB Merlin Robertson (24 plaquages, 1 INT) et LB Darien Butler (15 plaquages), titulaires depuis quatre ans déjà, patrouilleront au milieu de la défense et feront profiter de leur expérience aux jeunes et futurs tauliers d’Arizona State. Malgré cet étalage de talent dans le front seven, c’est bel et bien la secondary des Sun Devils qui pourrait jouer les premiers rôles en 2021.

Le meilleur backfield défensif de la Pac-12

Avec la superstar CB Chase Lucas (15 plaquages, 5 passes défendues, 1 fumble forcé) et CB Jack Jones (5 plaquages) aux extrémités, soutenus par le duo de safeties S Evan Fields (38 plaquages, 3 fumbles forcés), meilleur plaqueur de l’équipe l’année dernière, et S DeAndre Pierce (24 plaquages, 1 INT), le potentiel est visiblement là pour continuer sur la lancée de l’année dernière, alors que cette défense était numéro un en Pac-12 en points inscrits sur des actions défensives.

DB Chase Lucas, Arizona State – Crédit photo : Jennifer Stewart, Getty Images

Double 1st-Team All-Pac-12, P Michael Turk est déjà considéré comme l’un des meilleurs punters de l’histoire d’Arizona State et il devrait logiquement reprendre sa place, sauf catastrophe majeure. Le poste de kicker demeure à l’inverse une réelle interrogation et la compétition se poursuivra durant le fall camp pour définir un titulaire. Enfin, le sophomore DJ Taylor reprendra son rôle de kick returner après avoir été nommé au sein de la 2nd-Team All-Pac-12 l’an dernier en tant que true freshman.

Calendrier

Arizona State devrait débuter tranquillement sa saison avec deux victoires, à la maison, face à Southern Utah puis UNLV. Le calme avant la tempête puisqu’il faudra affronter BYU à Provo dans un match déjà couperet. La réception de Colorado, le déplacement à UCLA et la rencontre contre Stanford à Tempe semblent des formalités pour une équipe attendue potentiellement en finale de conférence.

Les Sun Devils se déplaceront ensuite à Utah avant une bye week bienvenue avant d’affronter Washington State et surtout le grand rival pour le titre de Division South, USC. Arizona State n’aura pas le temps de souffler puisqu’il faudra ensuite aller jouer à Washington et Oregon State, pour finir sur la réception du rival Arizona qui voudra probablement prendre sa revanche après la raclée reçue en 2020.

La troupe de coach Edwards pourrait donc boucler la saison régulière avec un bilan très positif, nécessaire pour s’inviter en finale de conférence Pac-12 à Las Vegas le 3 décembre.

Conclusion

En 2020, les Sun Devils ont manqué de mordant lorsqu’il le fallait, en attaque comme en défense. Du côté offensif, il faut souligner une irrégularité parfois décisive, comme dans la défaite face à USC après une seconde mi-temps plafonnée à trois points sur field goal, qui devrait cependant s’améliorer avec des playmakers en puissance à tous les postes. En face, défensivement, il faudra résister mieux qu’en 2020, alors que les adversaires du programme de Tempe ont converti 45% de leurs tentatives sur 3rd downs.

Le pedigree NFL du coach Herm Edwards semble commencer à porter ses fruits, à condition de voir l’éclosion annoncée du quarterback Jayden Daniels, nouveau messie du côté d’Arizona State. Si le joueur s’impose enfin comme le patron qu’il devrait être, cette attaque pourrait bien être presque inarrêtable, comme face à Arizona l’an dernier, quand les Sun Devils s’étaient imposés 70-7. En manœuvrant habilement un calendrier abordable, Arizona State pourrait ainsi remporter son second titre de Division South après celui de 2013, et même son premier titre de conférence Pac-12 depuis 2007.

Les chiffres records de ventes de billets à Tempe montrent en tout cas le fort engouement autour du programme de football, en dépit de l’atmosphère tendue actuellement suite à l’enquête de la NCAA concernant de multiples violations des règles concernant le recrutement. Même si Herm Edwards pourrait être évincé en fonction des conclusions de l’enquête, l’ancien coach NFL a tenu à rassurer les fans, expliquant que la situation ne perturbera pas les joueurs. À suivre, donc.

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Preview 2021 : Utah Utes

Avec l’arrivée de QB Charlie Brewer, les Utes de Utah possèdent peut-être le leader offensif qui manquait à un programme toujours aussi redoutable en défense.

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Crédit photo : Rick Bowmer, Associated Press

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Utes d’Utah.

Utah Utes

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-2, 3-2 Pac-12.
Head Coach : Kyle Whittingham, 17ème année (134-66). Résultat en carrière : 134-66.
Coordinateur offensif : Andy Ludwig.
Coordinateur défensif : Morgan Scalley.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Jake Bentley, RB Devin Brumfield, WR Bryan Thompson, S Nate Ritchie.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Britain Covey, TE Brant Kuithe, C Nick Ford, OG Sataoa Laumea, DE Mika Tafua, LB Devin Lloyd, LB Nephi Sewell, CB JaTravis Broughton, CB Clark Phillips.

« Je pense que nous aurons une équipe de football complète. Nous avions des interrogations à certains postes mais je pense que nous y avons répondu. » – Kyle Whittingham, head coach des Utes de Utah.

Après une saison 2020 tronquée en guise d’échauffement pour une équipe des Utes en transition, Kyle Whittingham est ressorti du spring practice confiant. Il faut dire qu’Utah a fait peau neuve à différents niveaux, depuis son quarterback jusqu’à son nouveau stade, le Rice-Eccles Stadium, rénové et agrandi.

Le coach des Utes, qui aborde sa dix-septième saison à la tête du programme de Salt Lake City, espère remporter son quatrième titre de Division South après ceux de 2015, 2018 et 2019, et même aller plus loin avec un couronnement en Pac-12, récompense qui échappe à Utah depuis son arrivée en 2011 dans la conférence Pacific.

Les Utes auront également à cœur d’honorer la mémoire du running back Ty Jordan, décédé à Noël dernier d’un tir à l’abdomen qu’il se serait infligé accidentellement. Le jeune joueur de 19 ans, Pac-12 Offensive Freshman of the Year en 2020, sera dans tous les esprits au moment de fouler la pelouse à la rentrée.

QB Charlie Brewer, Utah – Crédit photo : Kevin Cody, Daily Utah Chronicle

Charlie Brewer, meilleur QB depuis Alex Smith ?

Si les Utes n’ont pas été aussi dangereux l’an passé, c’est aussi parce que leur quarterback Jake Bentley n’avait rien d’un foudre de guerre. Désormais transféré à South Alabama, il devrait être remplacé par QB Charlie Brewer (9700 yards à la passe, 65 TDs, 28 INTs en carrière), titulaire pendant quatre ans à Baylor où il a obtenu ses lettres de noblesse. Ce dernier peut-il être le meilleur quarterback à Utah depuis Alex Smith ? Yes, he can. Sous son impulsion, Baylor était devenu un sérieux prétendant en Big 12 et il devrait être au sommet de ses capacités pour son ultime campagne universitaire. À moins de perdre la compétition pour le poste, avec QB Cameron Rising de retour de blessure, et les arrivées sur le campus du freshman QB Ja’Quinden Jackson, transféré de Texas, et de la recrue quatre étoiles QB Peter Costelli.

Brewer pourra compter sur le vétéran WR Britain Covey (19 réceptions, 264 yds, 3 TD), l’un des piliers de cette attaque des Utes, mais aussi sur le nouvel arrivant WR Theo Howard, ancien top prospect, passé par UCLA et Oklahoma. Malheureusement, Bryan Thompson est aussi passé par le portail des transferts pour déménager de Salt Lake City au désert, à Arizona State, mais les géants WR Devaughn Vele (1m95) et WR Solomon Enis (11 réceptions, 108 yards, 1 TD) devraient pouvoir assurer la transition. Le premier s’est d’ailleurs imposé comme l’une des stars du spring practice. Sans oublier TE Brant Kuithe (25 réceptions, 236 yards), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, capable d’aller chercher la profondeur si besoin.

Un jeu au sol au niveau d’un vrai prétendant ?

Tout ce beau monde sera bien entouré, avec une ligne offensive au potentiel monstre, qui retrouve ses cinq titulaires, dont C Nick Ford, 1st-Team All-Pac-12 l’an dernier et futur choix de premier tour grâce à ses qualités sur la ligne et sa polyvalence à tous les postes de l’OL. Il sera notamment épaulé par le sophomore OG Sataoa Laumea, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020.

De quoi paver une voie royale à une escouade de coureurs remplumée malgré la perte tragique de Ty Jordan, qui accueille ainsi RB TJ Pledger (695 yards au sol, 6 TDs en carrière) en provenance d’Oklahoma et RB Chris Curry débarqué de LSU. Avec le jeune RB Micah Bernard dans la rotation, les Utes devraient amortir sans souci les départs de Devin Brumfield à Tulane et Jordan Wilmore à Fresno State.

LB Devin Lloyd (#0), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Une défense surpuissante

Il ne fait absolument aucun doute que la défense des Utes devrait faire son retour en grâce après une saison médiocre en 2020, avec un monstre à deux têtes au milieu, en l’occurence le duo LB Devin Lloyd (48 plaquages, 10 pour perte, 2 sacks), 2nd-Team All-American, et LB Nephi Sewell (40 plaquages, 1 fumble forcé, 2 fumbles recouverts, 2 INT, 1 TD), deux joueurs au potentiel NFL évident. De quoi continuer à piétiner les coureurs adverses, surtout avec la ligne défensive effrayante composée du senior DT Viane Moala et de DE Mike Tafua (14 plaquages, 3 sacks) et DE Maxs Tupai (5 plaquages), trois immenses bonhommes qui poseront de vrais problèmes aux lignes offensives adverses.

Les errances défensives de l’an passé étaient surtout dues à une secondary en reconstruction quasi totale après de nombreux départs de joueurs chez les pros à l’issue de la campagne 2019. Avec une année d’expérience au compteur, les sophomores CB JaTravis Broughton (26 plaquages) et CB Clark Phillips (25 plaquages, 1 INT, 1 TD) devraient composer l’un des meilleurs duos de cornerbacks de Pac-12. S Vonte Davis (16 plaquages, 1 sack, 2 INT), omniprésent à l’arrière de la défense l’an dernier, reprendra sa place mais les Utes devront trouver un remplaçant à Nate Ritchie, désormais en mission pour son église pour les deux prochaines années.

La blessure du vétéran S RJ Hubert n’arrange donc pas les affaires de coach Whittingham et le true freshman S Cole Bishop devrait ainsi être lancé dans le grand bain plus tôt que prévu. Il ne sera pas la seule recrue à être impliqué dès ses débuts à la fac puisque le top prospect LB Ethan Calvert, l’une des meilleures recrues de l’histoire du programme, devrait passer pas mal de temps sur le terrain pour donner un coup de main à ses aînés.

Dans l’ensemble, avec une secondary potentiellement bien meilleure qu’en 2020, une ligne défensive monstrueuse et des superstars aux postes de linebacker, Utah devrait retrouver la solidité défensive qui faisait sa force ces dernières années.

CB Clark Phillips (#8), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Vainqueur de la compétition durant le fall camp 2020 pour le rôle de kicker titulaire, K Jadon Redding reprendra sa place après 100% de field goals réussis la saison dernière, portant son total en carrière à 18/21 et 73 conversions réussies sur 73. Le receveur vedette Briton Covey reprendra quant à lui son statut de returner numéro un après avoir été nommé au sein de la 1st-Team All-Pac-12 l’an passé avec une moyenne de 28,3 yards sur kick return et 16,1 sur punt return. P Jared March devrait démarrer comme titulaire mais il faudra patienter jusqu’au fall camp pour s’en assurer.

Calendrier

L’ouverture de la saison se déroulera donc le jeudi 2 septembre dans le stade flambant neuf des Utes, le Rice-Eccles Stadium de Salt Lake City, face à la modeste équipe de Weber State. Une rencontre qui devrait être riche d’enseignements, avant deux déplacements périlleux face au rival BYU à Provo, puis à San Diego State. Utah retrouvera ensuite son stade pour le début des rencontres de conférence Pac-12, avec la réception de Washington State avant une bye week précoce.

Les joueurs de Kyle Whittingham auront donc peu de répit à partir de début octobre, avec un enchaînement de matches incluant des déplacements à USC, Oregon State, Stanford, Arizona et des rencontres à domicile contre Arizona State, UCLA, Oregon et enfin Colorado. Un calendrier monstrueux, malgré l’absence de Washington, qui voit cependant Utah recevoir ses principaux rivaux de division, à savoir Arizona State et UCLA. Le déplacement à USC se fera ainsi après la bye week, avec des Utes frais et reposés.

Une victoire face aux Trojans et un parcours sans faute face aux prétendants à la Division South permettraient ainsi aux Utes de s’inviter pour la troisième fois en quatre ans en finale de conférence Pac-12, à Las Vegas, avec l’espoir de se voir enfin couronné champion de la côte Ouest.

Source : FBS Schedules

Conclusion

Avec ses 18 titulaires de retour cette année, il n’est pas déraisonnable de penser que cette équipe 2021 des Utes est peut être la meilleure qu’ait pu diriger Kyle Whittingham au cours de sa longue carrière à Utah. La défense paraît insubmersible, plus expérimentée en secondary et composée d’un front seven redoutable, et l’attaque devrait encore progresser avec une situation en net progrès au poste de quarterback. Charlie Brewer semble le favori pour le rôle de titulaire après son impressionnant parcours à Baylor mais il devra gagner la compétition au fall camp face à Cameron Rising, désigné titulaire avant la saison 2020 mais blessé rapidement.

Utah fait forcément office de contender pour le titre de division, et une victoire face à USC à Los Angeles en début de saison pourrait être déterminante, alors que les Utes n’ont pas gagné face aux Trojans à LA depuis 1916. Avec Arizona State au calendrier la semaine suivante, à la maison cette fois, les joueurs de Kyle Whittingham ont les cartes en main pour se révéler comme l’une des équipes surprises de la saison au niveau national, et pourquoi pas aller chatouiller des cadors dans un bowl majeur.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts :
– Un quarterback expérimenté.
– Un jeu au sol puissant.
– L’effectif le plus physique de la conférence.

Points faibles :
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un backfield défensif encore très jeune.

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Preview

Podcast Bowl – Episode 142 : Spécial Preview de la Pac-12

Traumatisée par une saison 2020 chaotique, la Pac-12 retrouve une certaine normalité… et espère placer une équipe en playoffs (Oregon ?) pour la 1ère fois depuis 2017.

Publié

le

On poursuit nos previews 2021 avec notre présentation complète de la conférence de la côte ouest américaine, la Pac-12.

Grégory Richard et Morgan Lagrée vous présentent les 12 programmes de la Pac-12. Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?

Vous saurez tout à l’aube du début de saison 2021 dans la Pac-12.

Au programme :

  • Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?
  • Hot seat : quel coach de la Pac-12 est le plus menacé ?
  • Nos pronostics.

Bonne écoute !

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Preview 2021 : USC Trojans

Un effectif talentueux, de nombreux playmakers dans tous les secteurs, le meilleur QB de la Pac-12 : mais que manque-t-il aux Trojans de USC pour retrouver le premier plan national ?

Publié

le

Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 5-1 (5-0 Pac-12).
Head coach : Clay Helton, 6e année (45-23). Résultat en carrière : 45-23.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 15, 8 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Stephen Carr, WR Amon-Ra St. Brown, WR Tyler Vaughns, OT Elijah Vera-Tucker, DT Marlon Tuipulotu, DT Jay Tufele, LB Palaie Gaoteote, CB Olaijah Griffin, S Talanoa Hufanga.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, RB Keaontay Ingram, WR Drake London, WR Bru McCoy, DT Ishmael Sopsher, DE Drake Jackson, DE Korey Foreman, CB Chris Steele, S Isaiah Pola-Mao.

Sixième année à la tête des Trojans pour le décrié Clay Helton, qui affiche un palmarès bien maigre de 45-23 à USC, dont un faible 2-3 en bowls : une hérésie pour les fans et les boosters. Si l’histoire entre le coach et la fac californienne avait bien débuté, avec une victoire épique au Rose Bowl en 2017 et un titre de conférence Pac-12 en 2018, la suite s’est nettement compliquée, au point que Helton est constamment pointé du doigt. Difficile cependant de casser le contrat du coach, protégé en 2020 par un parachute doré d’une valeur exorbitante de 20 millions de dollars, une somme impensable en période de pertes financières dues au Covid.

Néanmoins, USC pourrait finir par se séparer de Clay Helton en 2021 puisque ses indemnités en cas de licenciement s’élèveront à 10 millions de dollars cette saison, un montant plus abordable pour la riche fac privée de Los Angeles. En attendant, le coach bénéficiera du bénéfice du doute et d’un effectif à la fois expérimenté et extrêmement talentueux, malgré de nombreux départs pour la NFL ou sur transfert.

Avec une attaque annoncée comme renversante, blindée de playmakers et protégée par une OL en progrès, et une défense qui voit le retour de nombreux piliers, USC espère au moins remporter le titre de Division South, déjà acquis l’an passé, pour remporter cette fois-ci la Pac-12. Avec dans un coin de la tête l’objectif de s’inviter pour la première fois au College Football Playoff.

USC doit mieux protéger QB Kedon Slovis

Les Trojans vont jouer par les airs, beaucoup, passionnément, à la folie. Graham Harrell, disciple de Mike Leach et de l’attaque Air Raid, connait bien son groupe pour sa troisième année comme coordinateur offensif et il dispose surtout de QB Kedon Slovis (1921 yards à la passe, 17 TD, 7 INT en 6 matchs en 2020), l’un des favoris pour le Heisman Trophy, désormais junior et titulaire depuis 2019. Malgré un spring practice en dents de scie, le quarterback est devenu le vrai leader de cette attaque et ses qualités de passe en font un pion parfait dans le jeu de Harrell.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Keith Birmingham, Pasadena Star-News

Si le jeune quarterback n’a pas été franchement aidé par une ligne offensive un peu à la ramasse l’an dernier en protection de passe, les choses devraient s’améliorer cette saison avec des joueurs plus expérimentés et une concurrence saine à plusieurs postes, notamment celui de right tackle où le vétéran OT Jalen McKenzie a été bousculé pendant le spring practice par le redshirt freshman OT Jonah Monheim, top prospect en 2019. Le rôle de left tackle, précédemment occupé par Austin Jackson puis Elijah Vera-Tucker, deux choix de premier tour à la draft NFL, échoira au freshman OT Courtland Ford qui s’est révélé au printemps et qui aura donc la lourde tâche de succéder aux deux superstars.

Beaucoup de talent au skill positions

Comme d’habitude, le groupe de receveurs des Trojans est blindé en qualité, et ce malgré les pertes d’Amon-Ra St. Brown et Tyler Vaughns, deux des cibles les plus prolifiques de Slovis ces deux dernières années. Heureusement, la vedette WR Drake London sera là, promue au rang de cible numéro un, épaulé par l’ancien prospect cinq étoiles WR Bru McCoy et WR KD Nixon, transféré de Colorado. Les freshmen WR Gary Bryant et WR Michael Jackson devraient également apporter leur pierre à l’édifice.

Enfin, le jeu au sol ne sera encore qu’un prétexte pour surprendre l’adversaire, alors qu’il n’est absolument pas au centre du système offensif des Trojans (97.3 yards au sol, #120 National). Surtout après les départs de RB Stephen Carr à Indiana et RB Markese Stepp à Nebraska. Il ne reste désormais que le vétéran RB Vavae Malepeai et RB Keaontay Ingram, débarqué en provenance de Texas cette saison, pour faire souffler Slovis et ses receveurs. L’un des deux devrait émerger comme coureur principal alors que Mike Jinks, coach des running backs, envisage de changer sa stratégie qui consistait à impliquer plusieurs joueurs dans la rotation. Un volte-face qui s’explique par les médiocres résultats des Trojans au sol en 2020.

USC ajoute le prospect #1 du recrutement 2021 à un solide front four

USC voulait take back the West (« re-conquérir l’Ouest ») cette année au niveau du recrutement et l’objectif numéro un, le prospect cinq étoiles numéro un du pays, DE Korey Foreman, a rejoint les Trojans après une intense cour de Clay Helton. Il devrait vraisemblablement entrer dans la rotation mais il n’est pas assuré d’un rôle de titulaire puisque DE Drake Jackson est la superstar de cette défense californienne, attendu au premier tour de la prochaine draft et déjà ultra dominant au spring practice, et que le vétéran DE Nick Figueroa a assuré en 2020.

DL Drake Jackson (#99), USC – Crédit photo : Sean M. Haffey/Getty Images

Le plus gros chantier défensif se trouve ainsi à l’intérieur de la ligne, après les départs de Jay Tufele et Marlon Tuipulotu pour la NFL, celui de Caleb Tremblay pour Tennessee, sans oublier l’absence sur blessure de DT Brandon Pili. Le coaching staff travaillera donc avec un groupe quasi inédit, renforcé par le transfuge d’Alabama DT Ishmael Sopsher (#5 DT, #47 National du recrutement 2019), ancien top prospect du Crimson Tide. Le redshirt freshman DT Jamar Sekona a quant à lui retourné le spring practice et la recrue quatre étoiles NT Jay Toia est déjà prêt physiquement pour le jeu universitaire. Avec en outre un DT Tuli Tuipulotu impressionnant au printemps, cette ligne défensive pourrait finalement s’avérer le point fort de la défense, contre toute attente.

Un backfield défensif déplûmé

À moins que la secondary ne continue sur sa lancée, en dépit du départ de Talanoa Hufanga pour la NFL. L’ancien Pac-12 Defensive Player of the Year laisse un vide énorme au sein de la défense des Trojans mais le vétéran S Isaiah Pola-Mao devrait assurer la succession, avec ses 121 plaquages et 5 interceptions en carrière. Le renfort de S Xavion Alford sera le bienvenu, dans un groupe de defensive backs qui inclut de nombreux cadors de Pac-12 ; l’ancien prospect cinq étoiles CB Chris Steele et CB Isaac Taylor-Stuart formeront l’une des paires les plus solides du pays, avec CB Greg Johnson ou encore DB Max Williams en soutien. Il faudra également compter sur le top prospect CB Ceyair Wright pour donner un coup de main régulier.

Le milieu de la défense sera tenu par les vétérans LB Ralen Goforth et LB Kana’i Mauga suite au départ de Palaie Gaoteote pour Ohio State. Goforth prendra donc la place de ce dernier, déjà auréolé d’une grosse expérience avec USC. Cette défense paraît en tout cas suffisamment équilibrée et expérimentée pour progresser sous la direction du defensive coordinator Todd Orlando, dans sa seconde année à LA, et s’imposer comme l’une des meilleures de la conférence. Du côté des Trojans, on espère évidemment faire mieux dans la red zone, le point faible en 2020, tout en conservant les habitudes de turnovers prises l’an passé.

S Isaiah Pola-Mao (#21), USC – Crédit photo : Harry How, Getty Images

Les Trojans ne manquent jamais de joueurs explosifs à faire évoluer sur retours de coups de pied et une solide rotation devrait s’établir, même si les titulaires dans l’exercice en 2020 sont tous partis, à l’exception de Gary Bryant.

Chez les spécialistes, l’Australien P Ben Griffiths sera de retour pour une troisième saison comme titulaire alors que sa moyenne de 46,4 yards par punt en 2020 est la meilleure à USC depuis 2003. Le sophomore K Parker Lewis sera le kicker des Trojans pour la seconde année consécutive, après avoir terminé 20e au rang national en field goals en tant que true freshman, avec 60% de touchbacks sur ses kickoffs. Pour finir, le vétéran LS Damon Johnson sera long snapper pour une cinquième saison en 2021.

Calendrier

Pour la première fois depuis 2009, les Trojans joueront tous leurs matches de saison régulière les samedis. En apparence accessible, ce calendrier ne le sera pas tant que ça, avec trois opposants hors-conférence tous classés dans le top 25 l’an dernier. Cependant, avec sept matches à domicile contre cinq à l’extérieur, USC espère bien profiter de l’avantage du terrain, bien que les déplacements à Notre Dame et Arizona State s’annoncent périlleux, avec de possibles surprises à Washington State, Colorado ou California, des équipes en forme récemment.

Si les Trojans éviteront Oregon et Washington au calendrier cette année, le match d’ouverture face au champion régnant de Mountain West San Jose State ne sera pas une partie de plaisir. En conférence, USC recevra Stanford, Oregon State, Utah, Arizona et UCLA, avant de conclure la saison régulière face à BYU, qui s’était imposé en 2019 contre les joueurs de Clay Helton.

La fac de LA peut espérer s’inviter en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas, même si les Trojans perdent une ou deux rencontres au calendrier, mais il faudra sans doute être quasi parfait pour accrocher l’une des quatre places disponibles pour des playoffs qui se jouent presque traditionnellement sans équipe de Pac-12.

Source : FBS schedules

Conclusion

Après une saison régulière 2020 réussie, conclue par cinq victoires en cinq matches, USC s’est écrasé en finale de conférence Pac-12 face à une équipe d’Oregon qui remplaçait Washington, privé de match pour cause de Covid. Cette année, avec un groupe expérimenté, un quarterback dans la meilleure forme de sa carrière et des systèmes de jeu bien établis, l’objectif est clair : remporter la conférence Pac-12. Il faudra déjà s’imposer au sein d’une division robuste, qui compte Arizona State, Utah et potentiellement UCLA comme outsiders sérieux.

Les Trojans espèrent ainsi faire du bruit au niveau national et se rapprocher d’une place en playoffs qui leur échappe depuis la création du CFP en 2014. Il faudra pour ça se montrer plus réguliers que lors des campagnes précédentes et éviter les erreurs de débutant de la part d’un coach dans sa sixième année à la tête du programme. En cas de nouvelle désillusion, Clay Helton devrait ainsi faire ses adieux à la cité des anges, pour le plus grand bonheur de fans qui n’attendent qu’une seule chose : le retour au premier plan national de USC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la Pac-12.
– De nombreux playmakers offensifs.
– Un front fort intimidant.

Points faibles :
– Une ligne offensive dysfonctionnelle.
– Un backfield défensif en chantier.
– Un coach condamné.

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