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Preview

Le guide de la semaine 1

C’est le grand retour du College Football avec une week 1 dominée par le duel au sommet entre #11 Oregon et #16 Auburn et l’entrée en lice des Tigers de #1 Clemson.
Bonne saison 2019 à tous !

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Football is back ! Après une Week Zero qui a servi d’hors-d’oeuvres, on passe au plat de résistance avec une alléchante première semaine de la saison 2019 marquée par le remake de la finale nationale 2010.

Le « Game of the Week » sera donc l’opposition entre les Tigers de #16 Auburn et les Ducks de #11 Oregon. Ce match pourrait – déjà – avoir une résonance sur les playoffs. Le vainqueur sera clairement un postulant tout désigné. Le vaincu devra poursuivre son parcours sans la moindre défaite pour rester dans la lutte.

On suivra aussi avec un grand intérêt le choc entre deux équipes qui auraient dû être classées pour ce match, Florida State vs Boise State. Le traditionnel Rivalry Game entre Utah et BYU va également mettre le feu au jeudi soir.

Voici le programme complet de cette 1ère semaine de la saison 2019 :

Le Match de la Semaine

#16 Auburn (0-0) vs #11 Oregon (0-0)

AT&T Stadium, Arlington, Texas
Samedi 31 aout 2019 à 19h30 (01h30 en France)

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C’est presque l’avenir de la Pac-12 en 2019 qui se joue dans ce match. Les Ducks de #11 Oregon sauront-ils faire tomber un ténor de la SEC pour remettre la West Coast sur la carte ? De son côté, coach Gus Malzahn ne peut se permettre de débuter la saison avec une défaite après une année 2018 très décevante. La clé du match sera surement la performance de l’expérimentée ligne offensive de #11 Oregon face à l’une des meilleures lignes défensives du pays, celle d’Auburn. Ce sera aussi un duel à distance entre le senior QB Justin Herbert (Oregon) et le true freshman QB Bo Nix (Auburn).
Pronostic : Auburn 24, Oregon 20.

Samedi 31 aout 2019

À partir de 18h00

Boise State (0-0) @ Florida State (0-0)

Doak Campbell Stadium, Tallahassee, Floride
Samedi 31 aout à 12h00 (18h00 en France)

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La ligne offensive des Seminoles a souffert l’an dernier. Elle sera testée à l’occasion de la venue des Broncos à Tallahassee : Boise State a réussi 39 sacks l’an dernier. DE/LB Curtis Weaver (Boise State) a l’occasion de briller en mettant sous pression un QB James Blackman (Florida State) qui devra faire bonne impression pour conserver sa place de titulaire.
Mais la vraie question : comment le true freshman QB Hank Bachmeier (Boise State) gèrera-t-il un environnement hostile comme celui du Doak Campbell Stadium ?
Pronostic : Florida State 27, Boise State 23.

Florida Atlantic (0-0) @ #5 Ohio State (0-0)

Ohio Stadium, Columbus, Ohio
Samedi 31 aout à 12h00 (18h00 en France)

Les Buckeyes sont largement favoris mais l’intérêt de ce match est ailleurs. Tous les yeux seront rivés sur le redshirt freshman QB Justin Fields pour ses débuts sous le maillot d’Ohio State.
Pronostic : Ohio State 52, Florida Atlantic 10.

James Madison (FCS) (0-0) @ West Virginia (0-0)

Milan Puskar Stadium, Morgantown, Virginia occidentale
Samedi 31 aout à 14h00 (20h00 en France)

West Virginia a réussi l’un des bons coups de l’intersaison en nommant Neal Brown (ex-Troy) à la tête des Mountaineers suite au départ à Houston de Dana Holgorsen. Toutefois, WVU est en mode reconstruction et James Madison (FCS) se présente à Morgantown en tant que #2 de la FCS. Gros #UpsetAlert.
Pronostic : James Madison 27, West Virginia 24.

Autres matchs à partir de 18h
– Northern Iowa @ #21 Iowa State à 18h00 (00h00 en France)
– South Alabama @ #24 Nebraska à 18h00 (00h00 en France)
– Akron @ Illinois à 18h00 (00h00 en France)
– Indiana @ Ball State à 18h00 (00h00 en France)
– Toledo @ Kentucky à 18h00 (00h00 en France)
– Ole Miss @ Memphis à 18h00 (00h00 en France)
– Mississippi State @ Louisiana à 18h00 (00h00 en France)
– East Carolina @ North Carolina State à 18h00 (00h00 en France)

À partir de 21h00

Duke (0-0) @ #2 Alabama (0-0)

Bryant-Denny Stadium, Tuscaloosa, Alabama
Samedi 31 aout à 15h30 (21h30 en France)

Malgré une défense déplumée et 4 titulaires suspendus en 1ère mi-temps, le Crimson Tide sera largement favori de ce match. QB Tua Tagovailoa et le meilleur groupe de receveurs du pays ont qu’une idée en tête : effacer l’affront de la déculottée reçue face à Clemson en finale nationale. Pas bon d’affronter en kickoff week un Nick Saban en mode rédemption.
Pronostic : Alabama 42, Duke 20.

Northwestern (0-0) @ #25 Stanford (0-0)

Stanford Stadium, Stanford, Californie
Samedi 31 aout à 16h00 (22h00 en France)

Nerd Bowl. Deux facs prestigieuses sur le plan académique. Un duel de quarterbacks potentiellement explosif. QB KJ Costello (Stanford) a pris feu en fin de saison dernière alors que QB Hunter Johnson est probablement le meilleur quarterback de l’Histoire recruté par Northwestern.
Pronostic : Stanford 30, Northwestern 23.

Autres matchs à partir de 21h
– Eastern Washington (FCS) @ #13 Washington à 15h00 (21h00 en France)
– Idaho @ #15 Penn State à 15h30 (21h30 en France)
– South Carolina @ North Carolina à 15h30 (21h30 en France)
– Georgia State @ Tennessee à 15h30 (21h30 en France)
– Colgate (FCS) @ Air Force à 15h30 (21h30 en France)
– Holy Cross (FCS) @ Navy à 15h30 (21h30 en France)
– Portland State (FCS) @ Arkansas à 16h00 (22h00 en France)
– Montana State (FCS) à Texas Tech à 16h00 (22h00 en France)
– Virginia Tech @ Boston College à 16h00 (22h00 en France)

À partir de minuit

#3 Georgia (0-0) @ Vanderbilt (0-0)

Vanderbilt Stadium, Nashville, Tennessee
Samedi 31 aout à 19h30 (01h30 en France)

Si #3 Georgia veut participer aux playoffs, aucun faux pas ne sera toléré dans ce match. Les Bulldogs menés par QB Jake Fromm et RB D’Andre Swift sont largement plus talentueux mais avec deux nouveaux coordinateurs et un solide trio offensif en face (RB Ke’Shawn Vaughn, TE Jared Pinkney et WR Kalija Lipscomb), #3 Georgia doit rester sur ses gardes.
Pronostic : Georgia 38, Vanderbilt 16.

Autres matchs à partir de minuit
– Georgia Southern @ #6 LSU à 19h30 (01h30 en France)
– Middle Tennessee @ #7 Michigan à 19h30 (01h30 en France)
– Louisiana Tech @ #10 Texas à 20h00 (02h00 en France)
– Miami (Ohio) @ #20 Iowa à 19h30 (01h30 en France)
– #22 Syracuse @ Liberty à 18h00 (00h00 en France)
– UC Davis @ California à 18h30 (00h30 en France)
– Stephen F. Austin (FCS) à Baylor 19h00 (01h00 en France)
– Missouri @ Wyoming à 19h30 (01h30 en France)
– Virginia @ Pittsburgh à 19h30 (01h30 en France)
– Arkansas-Pine Bluff @ TCU à 20h00 (02h00 en France)

À partir de 04h00

Fresno State (0-0) @ USC (0-0)

LA Memorial Stadium, Los Angeles, Californie
Samedi 31 aout à 22h30 (04h30 en France)

Coach Clay Helton (USC) joue sa tête en 2019. Il a nommé Graham Harrell (ex-North Texas) au poste de coordinateur offensif pour implanter l’attaque Air Raid. Le sophomore QB JT Daniels et les prometteurs receveurs de USC seront observés comme jamais face à l’une des meilleures défenses du Group of Five.
Pronostic : USC 41, Fresno State 27.

Autres matchs à partir de 04h00
– New Mexico State @ #23 Washington State à 22h00 (04h00 en France)

Dimanche 1er septembre 2019

À partir de 19h30

Houston (0-0) @ #4 Oklahoma (0-0)

Memorial Stadium, Norman, Oklahoma
Dimanche 1er septembre à 19h30 (01h30 en France)

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Deux attaques explosives face à face. Feu d’artifice offensif en perspective. Ce seront aussi les débuts de QB Jalen Hurts à la tête des Sooners. L’ancien QB d’Alabama lancera-t-il sa campagne vers le Heisman Trophy ? Réponse : dans la nuit de dimanche à lundi.
Pronostic : Oklahoma 48, Houston 27.

Lundi 2 septembre 2019

À partir de 20h00

#9 Notre Dame (0-0) @ Louisville (0-0)

Cardinal Stadium, Louisville, Kentucky
Lundi 2 septembre à 20h00 (02h00 en France)

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Notre Dame et Louisville mettront un terme à 5 jours de folie. QB Ian Book et les Fighting Irish repartent en mission après une saison régulière 2018 invaincue. Face à une ligne offensive qui a accordé 43 sacks l’an dernier, le front four dominant de ND pourrait mettre le feu au backfield offensif des Cardinals. Après avoir remplacé Bobby Petrino au poste de head coach, Scott Satterfield (ex-App State) aura besoin de plus de temps pour relancer un programme de Louisville en chute libre.
Pronostic : Notre Dame 38, Louisville 17.

Bonne saison 2019 à tous !

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et MLB. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Preview 2021 : Utah Utes

Avec l’arrivée de QB Charlie Brewer, les Utes de Utah possèdent peut-être le leader offensif qui manquait à un programme toujours aussi redoutable en défense.

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le

Crédit photo : Rick Bowmer, Associated Press

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Utes d’Utah.

Utah Utes

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-2, 3-2 Pac-12.
Head Coach : Kyle Whittingham, 17ème année (134-66). Résultat en carrière : 134-66.
Coordinateur offensif : Andy Ludwig.
Coordinateur défensif : Morgan Scalley.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Jake Bentley, RB Devin Brumfield, WR Bryan Thompson, S Nate Ritchie.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Britain Covey, TE Brant Kuithe, C Nick Ford, OG Sataoa Laumea, DE Mika Tafua, LB Devin Lloyd, LB Nephi Sewell, CB JaTravis Broughton, CB Clark Phillips.

« Je pense que nous aurons une équipe de football complète. Nous avions des interrogations à certains postes mais je pense que nous y avons répondu. » – Kyle Whittingham, head coach des Utes de Utah.

Après une saison 2020 tronquée en guise d’échauffement pour une équipe des Utes en transition, Kyle Whittingham est ressorti du spring practice confiant. Il faut dire qu’Utah a fait peau neuve à différents niveaux, depuis son quarterback jusqu’à son nouveau stade, le Rice-Eccles Stadium, rénové et agrandi.

Le coach des Utes, qui aborde sa dix-septième saison à la tête du programme de Salt Lake City, espère remporter son quatrième titre de Division South après ceux de 2015, 2018 et 2019, et même aller plus loin avec un couronnement en Pac-12, récompense qui échappe à Utah depuis son arrivée en 2011 dans la conférence Pacific.

Les Utes auront également à cœur d’honorer la mémoire du running back Ty Jordan, décédé à Noël dernier d’un tir à l’abdomen qu’il se serait infligé accidentellement. Le jeune joueur de 19 ans, Pac-12 Offensive Freshman of the Year en 2020, sera dans tous les esprits au moment de fouler la pelouse à la rentrée.

QB Charlie Brewer, Utah – Crédit photo : Kevin Cody, Daily Utah Chronicle

Charlie Brewer, meilleur QB depuis Alex Smith ?

Si les Utes n’ont pas été aussi dangereux l’an passé, c’est aussi parce que leur quarterback Jake Bentley n’avait rien d’un foudre de guerre. Désormais transféré à South Alabama, il devrait être remplacé par QB Charlie Brewer (9700 yards à la passe, 65 TDs, 28 INTs en carrière), titulaire pendant quatre ans à Baylor où il a obtenu ses lettres de noblesse. Ce dernier peut-il être le meilleur quarterback à Utah depuis Alex Smith ? Yes, he can. Sous son impulsion, Baylor était devenu un sérieux prétendant en Big 12 et il devrait être au sommet de ses capacités pour son ultime campagne universitaire. À moins de perdre la compétition pour le poste, avec QB Cameron Rising de retour de blessure, et les arrivées sur le campus du freshman QB Ja’Quinden Jackson, transféré de Texas, et de la recrue quatre étoiles QB Peter Costelli.

Brewer pourra compter sur le vétéran WR Britain Covey (19 réceptions, 264 yds, 3 TD), l’un des piliers de cette attaque des Utes, mais aussi sur le nouvel arrivant WR Theo Howard, ancien top prospect, passé par UCLA et Oklahoma. Malheureusement, Bryan Thompson est aussi passé par le portail des transferts pour déménager de Salt Lake City au désert, à Arizona State, mais les géants WR Devaughn Vele (1m95) et WR Solomon Enis (11 réceptions, 108 yards, 1 TD) devraient pouvoir assurer la transition. Le premier s’est d’ailleurs imposé comme l’une des stars du spring practice. Sans oublier TE Brant Kuithe (25 réceptions, 236 yards), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, capable d’aller chercher la profondeur si besoin.

Un jeu au sol au niveau d’un vrai prétendant ?

Tout ce beau monde sera bien entouré, avec une ligne offensive au potentiel monstre, qui retrouve ses cinq titulaires, dont C Nick Ford, 1st-Team All-Pac-12 l’an dernier et futur choix de premier tour grâce à ses qualités sur la ligne et sa polyvalence à tous les postes de l’OL. Il sera notamment épaulé par le sophomore OG Sataoa Laumea, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020.

De quoi paver une voie royale à une escouade de coureurs remplumée malgré la perte tragique de Ty Jordan, qui accueille ainsi RB TJ Pledger (695 yards au sol, 6 TDs en carrière) en provenance d’Oklahoma et RB Chris Curry débarqué de LSU. Avec le jeune RB Micah Bernard dans la rotation, les Utes devraient amortir sans souci les départs de Devin Brumfield à Tulane et Jordan Wilmore à Fresno State.

LB Devin Lloyd (#0), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Une défense surpuissante

Il ne fait absolument aucun doute que la défense des Utes devrait faire son retour en grâce après une saison médiocre en 2020, avec un monstre à deux têtes au milieu, en l’occurence le duo LB Devin Lloyd (48 plaquages, 10 pour perte, 2 sacks), 2nd-Team All-American, et LB Nephi Sewell (40 plaquages, 1 fumble forcé, 2 fumbles recouverts, 2 INT, 1 TD), deux joueurs au potentiel NFL évident. De quoi continuer à piétiner les coureurs adverses, surtout avec la ligne défensive effrayante composée du senior DT Viane Moala et de DE Mike Tafua (14 plaquages, 3 sacks) et DE Maxs Tupai (5 plaquages), trois immenses bonhommes qui poseront de vrais problèmes aux lignes offensives adverses.

Les errances défensives de l’an passé étaient surtout dues à une secondary en reconstruction quasi totale après de nombreux départs de joueurs chez les pros à l’issue de la campagne 2019. Avec une année d’expérience au compteur, les sophomores CB JaTravis Broughton (26 plaquages) et CB Clark Phillips (25 plaquages, 1 INT, 1 TD) devraient composer l’un des meilleurs duos de cornerbacks de Pac-12. S Vonte Davis (16 plaquages, 1 sack, 2 INT), omniprésent à l’arrière de la défense l’an dernier, reprendra sa place mais les Utes devront trouver un remplaçant à Nate Ritchie, désormais en mission pour son église pour les deux prochaines années.

La blessure du vétéran S RJ Hubert n’arrange donc pas les affaires de coach Whittingham et le true freshman S Cole Bishop devrait ainsi être lancé dans le grand bain plus tôt que prévu. Il ne sera pas la seule recrue à être impliqué dès ses débuts à la fac puisque le top prospect LB Ethan Calvert, l’une des meilleures recrues de l’histoire du programme, devrait passer pas mal de temps sur le terrain pour donner un coup de main à ses aînés.

Dans l’ensemble, avec une secondary potentiellement bien meilleure qu’en 2020, une ligne défensive monstrueuse et des superstars aux postes de linebacker, Utah devrait retrouver la solidité défensive qui faisait sa force ces dernières années.

CB Clark Phillips (#8), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Vainqueur de la compétition durant le fall camp 2020 pour le rôle de kicker titulaire, K Jadon Redding reprendra sa place après 100% de field goals réussis la saison dernière, portant son total en carrière à 18/21 et 73 conversions réussies sur 73. Le receveur vedette Briton Covey reprendra quant à lui son statut de returner numéro un après avoir été nommé au sein de la 1st-Team All-Pac-12 l’an passé avec une moyenne de 28,3 yards sur kick return et 16,1 sur punt return. P Jared March devrait démarrer comme titulaire mais il faudra patienter jusqu’au fall camp pour s’en assurer.

Calendrier

L’ouverture de la saison se déroulera donc le jeudi 2 septembre dans le stade flambant neuf des Utes, le Rice-Eccles Stadium de Salt Lake City, face à la modeste équipe de Weber State. Une rencontre qui devrait être riche d’enseignements, avant deux déplacements périlleux face au rival BYU à Provo, puis à San Diego State. Utah retrouvera ensuite son stade pour le début des rencontres de conférence Pac-12, avec la réception de Washington State avant une bye week précoce.

Les joueurs de Kyle Whittingham auront donc peu de répit à partir de début octobre, avec un enchaînement de matches incluant des déplacements à USC, Oregon State, Stanford, Arizona et des rencontres à domicile contre Arizona State, UCLA, Oregon et enfin Colorado. Un calendrier monstrueux, malgré l’absence de Washington, qui voit cependant Utah recevoir ses principaux rivaux de division, à savoir Arizona State et UCLA. Le déplacement à USC se fera ainsi après la bye week, avec des Utes frais et reposés.

Une victoire face aux Trojans et un parcours sans faute face aux prétendants à la Division South permettraient ainsi aux Utes de s’inviter pour la troisième fois en quatre ans en finale de conférence Pac-12, à Las Vegas, avec l’espoir de se voir enfin couronné champion de la côte Ouest.

Source : FBS Schedules

Conclusion

Avec ses 18 titulaires de retour cette année, il n’est pas déraisonnable de penser que cette équipe 2021 des Utes est peut être la meilleure qu’ait pu diriger Kyle Whittingham au cours de sa longue carrière à Utah. La défense paraît insubmersible, plus expérimentée en secondary et composée d’un front seven redoutable, et l’attaque devrait encore progresser avec une situation en net progrès au poste de quarterback. Charlie Brewer semble le favori pour le rôle de titulaire après son impressionnant parcours à Baylor mais il devra gagner la compétition au fall camp face à Cameron Rising, désigné titulaire avant la saison 2020 mais blessé rapidement.

Utah fait forcément office de contender pour le titre de division, et une victoire face à USC à Los Angeles en début de saison pourrait être déterminante, alors que les Utes n’ont pas gagné face aux Trojans à LA depuis 1916. Avec Arizona State au calendrier la semaine suivante, à la maison cette fois, les joueurs de Kyle Whittingham ont les cartes en main pour se révéler comme l’une des équipes surprises de la saison au niveau national, et pourquoi pas aller chatouiller des cadors dans un bowl majeur.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts :
– Un quarterback expérimenté.
– Un jeu au sol puissant.
– L’effectif le plus physique de la conférence.

Points faibles :
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un backfield défensif encore très jeune.

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Podcast Bowl – Episode 142 : Spécial Preview de la Pac-12

Traumatisée par une saison 2020 chaotique, la Pac-12 retrouve une certaine normalité… et espère placer une équipe en playoffs (Oregon ?) pour la 1ère fois depuis 2017.

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le

On poursuit nos previews 2021 avec notre présentation complète de la conférence de la côte ouest américaine, la Pac-12.

Grégory Richard et Morgan Lagrée vous présentent les 12 programmes de la Pac-12. Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?

Vous saurez tout à l’aube du début de saison 2021 dans la Pac-12.

Au programme :

  • Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?
  • Hot seat : quel coach de la Pac-12 est le plus menacé ?
  • Nos pronostics.

Bonne écoute !

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Preview 2021 : USC Trojans

Un effectif talentueux, de nombreux playmakers dans tous les secteurs, le meilleur QB de la Pac-12 : mais que manque-t-il aux Trojans de USC pour retrouver le premier plan national ?

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Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 5-1 (5-0 Pac-12).
Head coach : Clay Helton, 6e année (45-23). Résultat en carrière : 45-23.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 15, 8 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Stephen Carr, WR Amon-Ra St. Brown, WR Tyler Vaughns, OT Elijah Vera-Tucker, DT Marlon Tuipulotu, DT Jay Tufele, LB Palaie Gaoteote, CB Olaijah Griffin, S Talanoa Hufanga.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, RB Keaontay Ingram, WR Drake London, WR Bru McCoy, DT Ishmael Sopsher, DE Drake Jackson, DE Korey Foreman, CB Chris Steele, S Isaiah Pola-Mao.

Sixième année à la tête des Trojans pour le décrié Clay Helton, qui affiche un palmarès bien maigre de 45-23 à USC, dont un faible 2-3 en bowls : une hérésie pour les fans et les boosters. Si l’histoire entre le coach et la fac californienne avait bien débuté, avec une victoire épique au Rose Bowl en 2017 et un titre de conférence Pac-12 en 2018, la suite s’est nettement compliquée, au point que Helton est constamment pointé du doigt. Difficile cependant de casser le contrat du coach, protégé en 2020 par un parachute doré d’une valeur exorbitante de 20 millions de dollars, une somme impensable en période de pertes financières dues au Covid.

Néanmoins, USC pourrait finir par se séparer de Clay Helton en 2021 puisque ses indemnités en cas de licenciement s’élèveront à 10 millions de dollars cette saison, un montant plus abordable pour la riche fac privée de Los Angeles. En attendant, le coach bénéficiera du bénéfice du doute et d’un effectif à la fois expérimenté et extrêmement talentueux, malgré de nombreux départs pour la NFL ou sur transfert.

Avec une attaque annoncée comme renversante, blindée de playmakers et protégée par une OL en progrès, et une défense qui voit le retour de nombreux piliers, USC espère au moins remporter le titre de Division South, déjà acquis l’an passé, pour remporter cette fois-ci la Pac-12. Avec dans un coin de la tête l’objectif de s’inviter pour la première fois au College Football Playoff.

USC doit mieux protéger QB Kedon Slovis

Les Trojans vont jouer par les airs, beaucoup, passionnément, à la folie. Graham Harrell, disciple de Mike Leach et de l’attaque Air Raid, connait bien son groupe pour sa troisième année comme coordinateur offensif et il dispose surtout de QB Kedon Slovis (1921 yards à la passe, 17 TD, 7 INT en 6 matchs en 2020), l’un des favoris pour le Heisman Trophy, désormais junior et titulaire depuis 2019. Malgré un spring practice en dents de scie, le quarterback est devenu le vrai leader de cette attaque et ses qualités de passe en font un pion parfait dans le jeu de Harrell.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Keith Birmingham, Pasadena Star-News

Si le jeune quarterback n’a pas été franchement aidé par une ligne offensive un peu à la ramasse l’an dernier en protection de passe, les choses devraient s’améliorer cette saison avec des joueurs plus expérimentés et une concurrence saine à plusieurs postes, notamment celui de right tackle où le vétéran OT Jalen McKenzie a été bousculé pendant le spring practice par le redshirt freshman OT Jonah Monheim, top prospect en 2019. Le rôle de left tackle, précédemment occupé par Austin Jackson puis Elijah Vera-Tucker, deux choix de premier tour à la draft NFL, échoira au freshman OT Courtland Ford qui s’est révélé au printemps et qui aura donc la lourde tâche de succéder aux deux superstars.

Beaucoup de talent au skill positions

Comme d’habitude, le groupe de receveurs des Trojans est blindé en qualité, et ce malgré les pertes d’Amon-Ra St. Brown et Tyler Vaughns, deux des cibles les plus prolifiques de Slovis ces deux dernières années. Heureusement, la vedette WR Drake London sera là, promue au rang de cible numéro un, épaulé par l’ancien prospect cinq étoiles WR Bru McCoy et WR KD Nixon, transféré de Colorado. Les freshmen WR Gary Bryant et WR Michael Jackson devraient également apporter leur pierre à l’édifice.

Enfin, le jeu au sol ne sera encore qu’un prétexte pour surprendre l’adversaire, alors qu’il n’est absolument pas au centre du système offensif des Trojans (97.3 yards au sol, #120 National). Surtout après les départs de RB Stephen Carr à Indiana et RB Markese Stepp à Nebraska. Il ne reste désormais que le vétéran RB Vavae Malepeai et RB Keaontay Ingram, débarqué en provenance de Texas cette saison, pour faire souffler Slovis et ses receveurs. L’un des deux devrait émerger comme coureur principal alors que Mike Jinks, coach des running backs, envisage de changer sa stratégie qui consistait à impliquer plusieurs joueurs dans la rotation. Un volte-face qui s’explique par les médiocres résultats des Trojans au sol en 2020.

USC ajoute le prospect #1 du recrutement 2021 à un solide front four

USC voulait take back the West (« re-conquérir l’Ouest ») cette année au niveau du recrutement et l’objectif numéro un, le prospect cinq étoiles numéro un du pays, DE Korey Foreman, a rejoint les Trojans après une intense cour de Clay Helton. Il devrait vraisemblablement entrer dans la rotation mais il n’est pas assuré d’un rôle de titulaire puisque DE Drake Jackson est la superstar de cette défense californienne, attendu au premier tour de la prochaine draft et déjà ultra dominant au spring practice, et que le vétéran DE Nick Figueroa a assuré en 2020.

DL Drake Jackson (#99), USC – Crédit photo : Sean M. Haffey/Getty Images

Le plus gros chantier défensif se trouve ainsi à l’intérieur de la ligne, après les départs de Jay Tufele et Marlon Tuipulotu pour la NFL, celui de Caleb Tremblay pour Tennessee, sans oublier l’absence sur blessure de DT Brandon Pili. Le coaching staff travaillera donc avec un groupe quasi inédit, renforcé par le transfuge d’Alabama DT Ishmael Sopsher (#5 DT, #47 National du recrutement 2019), ancien top prospect du Crimson Tide. Le redshirt freshman DT Jamar Sekona a quant à lui retourné le spring practice et la recrue quatre étoiles NT Jay Toia est déjà prêt physiquement pour le jeu universitaire. Avec en outre un DT Tuli Tuipulotu impressionnant au printemps, cette ligne défensive pourrait finalement s’avérer le point fort de la défense, contre toute attente.

Un backfield défensif déplûmé

À moins que la secondary ne continue sur sa lancée, en dépit du départ de Talanoa Hufanga pour la NFL. L’ancien Pac-12 Defensive Player of the Year laisse un vide énorme au sein de la défense des Trojans mais le vétéran S Isaiah Pola-Mao devrait assurer la succession, avec ses 121 plaquages et 5 interceptions en carrière. Le renfort de S Xavion Alford sera le bienvenu, dans un groupe de defensive backs qui inclut de nombreux cadors de Pac-12 ; l’ancien prospect cinq étoiles CB Chris Steele et CB Isaac Taylor-Stuart formeront l’une des paires les plus solides du pays, avec CB Greg Johnson ou encore DB Max Williams en soutien. Il faudra également compter sur le top prospect CB Ceyair Wright pour donner un coup de main régulier.

Le milieu de la défense sera tenu par les vétérans LB Ralen Goforth et LB Kana’i Mauga suite au départ de Palaie Gaoteote pour Ohio State. Goforth prendra donc la place de ce dernier, déjà auréolé d’une grosse expérience avec USC. Cette défense paraît en tout cas suffisamment équilibrée et expérimentée pour progresser sous la direction du defensive coordinator Todd Orlando, dans sa seconde année à LA, et s’imposer comme l’une des meilleures de la conférence. Du côté des Trojans, on espère évidemment faire mieux dans la red zone, le point faible en 2020, tout en conservant les habitudes de turnovers prises l’an passé.

S Isaiah Pola-Mao (#21), USC – Crédit photo : Harry How, Getty Images

Les Trojans ne manquent jamais de joueurs explosifs à faire évoluer sur retours de coups de pied et une solide rotation devrait s’établir, même si les titulaires dans l’exercice en 2020 sont tous partis, à l’exception de Gary Bryant.

Chez les spécialistes, l’Australien P Ben Griffiths sera de retour pour une troisième saison comme titulaire alors que sa moyenne de 46,4 yards par punt en 2020 est la meilleure à USC depuis 2003. Le sophomore K Parker Lewis sera le kicker des Trojans pour la seconde année consécutive, après avoir terminé 20e au rang national en field goals en tant que true freshman, avec 60% de touchbacks sur ses kickoffs. Pour finir, le vétéran LS Damon Johnson sera long snapper pour une cinquième saison en 2021.

Calendrier

Pour la première fois depuis 2009, les Trojans joueront tous leurs matches de saison régulière les samedis. En apparence accessible, ce calendrier ne le sera pas tant que ça, avec trois opposants hors-conférence tous classés dans le top 25 l’an dernier. Cependant, avec sept matches à domicile contre cinq à l’extérieur, USC espère bien profiter de l’avantage du terrain, bien que les déplacements à Notre Dame et Arizona State s’annoncent périlleux, avec de possibles surprises à Washington State, Colorado ou California, des équipes en forme récemment.

Si les Trojans éviteront Oregon et Washington au calendrier cette année, le match d’ouverture face au champion régnant de Mountain West San Jose State ne sera pas une partie de plaisir. En conférence, USC recevra Stanford, Oregon State, Utah, Arizona et UCLA, avant de conclure la saison régulière face à BYU, qui s’était imposé en 2019 contre les joueurs de Clay Helton.

La fac de LA peut espérer s’inviter en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas, même si les Trojans perdent une ou deux rencontres au calendrier, mais il faudra sans doute être quasi parfait pour accrocher l’une des quatre places disponibles pour des playoffs qui se jouent presque traditionnellement sans équipe de Pac-12.

Source : FBS schedules

Conclusion

Après une saison régulière 2020 réussie, conclue par cinq victoires en cinq matches, USC s’est écrasé en finale de conférence Pac-12 face à une équipe d’Oregon qui remplaçait Washington, privé de match pour cause de Covid. Cette année, avec un groupe expérimenté, un quarterback dans la meilleure forme de sa carrière et des systèmes de jeu bien établis, l’objectif est clair : remporter la conférence Pac-12. Il faudra déjà s’imposer au sein d’une division robuste, qui compte Arizona State, Utah et potentiellement UCLA comme outsiders sérieux.

Les Trojans espèrent ainsi faire du bruit au niveau national et se rapprocher d’une place en playoffs qui leur échappe depuis la création du CFP en 2014. Il faudra pour ça se montrer plus réguliers que lors des campagnes précédentes et éviter les erreurs de débutant de la part d’un coach dans sa sixième année à la tête du programme. En cas de nouvelle désillusion, Clay Helton devrait ainsi faire ses adieux à la cité des anges, pour le plus grand bonheur de fans qui n’attendent qu’une seule chose : le retour au premier plan national de USC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la Pac-12.
– De nombreux playmakers offensifs.
– Un front fort intimidant.

Points faibles :
– Une ligne offensive dysfonctionnelle.
– Un backfield défensif en chantier.
– Un coach condamné.

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Preview

Preview 2021 : UCLA Bruins

Chip Kelly possède son effectif le plus expérimenté depuis son arrivée à Westwood : les Bruins de UCLA menés par QB Dorian Thompson-Robinson seront-ils l’équipe surprise de la Pac-12 en 2021 ?

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Crédit photo : bruinsnation.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-4 (3-4 Pac-12).
Head Coach : Chip Kelly, 4e année (10-21). Résultat en carrière : 56-28.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 19, 9 en attaque, 10 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Demetric Felton, DE Osa Odighizuwa, CB Elijah Gates.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Zach Charbonnet, RB Brittain Brown, WR Kyle Philips, TE Greg Dulcich, C Sam Marrazzo, LB Caleb Johnson, LB Bo Calvert, S Quentin Lake, DB Qwuantrezz Knight.

En 1919, le programme de football de la branche sud de l’Université de Californie à Westwood est créé, sous le nom de Southern Branch Grizzlies. Les débuts de l’équipe ne sont guère glorieux mais la fin des années 1920 et le changement d’appellation vers UCLA Grizzlies, puis UCLA Bruins, marque le début d’une longue tradition de victoires pour un programme qui remporte le titre national en 1954.

Quel rapport avec Chip Kelly, qui aborde sa quatrième saison sur un siège éjectable après une arrivée tonitruante à UCLA comme fils prodigue de la Pac-12 ? Sa série actuelle de trois saisons sans bilan de victoires positif est la plus longue depuis le début des années 20, quand les Bruins s’appelaient donc les Southern Branch Grizzlies. Autant dire une éternité.

On se souvient que Jim Mora, lui-aussi considéré à son arrivée comme le futur sauveur d’un programme en perte de vitesse, avait été renvoyé au terme de la conférence de presse suivant une défaite face à USC au Coliseum, le 18 novembre 2017. Kelly pourrait bien connaitre le même sort; l’ancien d’Oregon a eu carte blanche pour composer son staff, bâtir son équipe après trois cycles de recrutement et surtout distiller sa science du jeu offensif. Un échec jusque-là mais cette saison 2021 s’annonce comme un véritable tournant, qui conclura potentiellement le passage du coach à LA en cas de nouvelle défaillance ou qui lui permettra de sauver sa tête si la mayonnaise prend enfin.

La montée en puissance de DTR

Lorsque le célèbre Chip Kelly a signé à Westwood, il faut avouer qu’on s’attendait à une déferlante de points du côté de Pasadena. Il aura cependant fallu attendre 2020 pour retrouver un semblant de l’attaque explosive mise en place à Oregon, avec 455 yards et 35 points en moyenne par match.

QB Dorian Thompson-Robinson, UCLA – Crédit photo : Ashley Landis, AP

Le mérite en revient d’abord à une ligne offensive enfin efficace après des années de naufrage dans ce domaine. Il faut croire que Justin Frye, coordinateur offensif et coach de ligne, a fait du bon travail de ce côté-là.

L’an dernier, la ligne des Bruins a permis au jeu de course de s’installer à la 12ème place nationale au classement des meilleurs jeux au sol tout en protégeant efficacement QB Dorian Thompson-Robinson (1 120 yards à la passe, 65% d’efficacité, 12 TD, 4 INT et 306 yards au sol, 3 TD en 5 matchs joués en 2020), enfin en position de briller pour sa 3ème année comme titulaire à UCLA. Plus précis et efficace à la passe mais également redoutable pour progresser à la course, il sera l’un des éléments principaux de la réussite ou de l’échec des Bruins cette saison.

Un jeu au sol redoutable

Parmi les dix titulaires offensifs de retour figurent donc les cinq joueurs de ligne alignés l’an passé, dont le vétéran C Sam Marrazzo, leader incontesté et pilier de l’OL, et OT Sean Rhyan. Malgré le départ du meilleur coureur Demetric Felton vers la NFL, Chip Kelly pourra compter sur RB Brittain Brown (543 yards au sol, 4 TD) et RB Kazmeir Allen pour assurer la transition, avec en guest star RB Zach Charbonnet, ancien top prospect transféré de Michigan où il avait brillé pour sa saison freshman. Il ne fait aucun doute que les Bruins devraient donc à nouveau se reposer sur un jeu au sol très solide, en espérant être épargnés par les blessures.

Le jeu aérien, emmené par Thompson-Robinson donc, profitera de la présence de TE Greg Dulcich (26 réceptions, 517 yards, 5 TD), probable futur prospect NFL, et de l’imposant TE Mike Martinez, sans oublier évidemment le junior WR Kyle Philips (38 réceptions, 370 yards, 2 TD), leader au nombre de réceptions lors des saisons 2019 et 2020. Là encore, UCLA a su profiter d’un portail des transferts en plein effervescence pour attirer du talent avec WR Kam Brown, ancien de Texas A&M, destiné à rapidement contribuer au secteur offensif. Enfin, WR Logan Loya pourrait bien être la révélation de la saison s’il justifie son statut de jeune espoir, au sein d’une attaque qui devrait continuer sur sa belle lancée pour permettre aux Bruins de gagner enfin des matches.

LB Caleb Johnson (#40), UCLA – Crédit photo : UCLA Athletics

Un pass rush très agressif

Après deux saisons catastrophiques en 2018 et 2019, l’arrivée de Brian Norwood comme assistant au coach principal a changé la donne; si le coordinateur défensif Jerry Azzinaro, qui suit Chip Kelly depuis l’époque Oregon, avec un passage aux Eagles et aux Niners en NFL, semblait sur la sellette, il a finalement conservé son poste mais a pu profiter du souffle apporté par les systèmes de Norwood, ancien coordinateur défensif de Navy. En 2020, les Bruins ont ainsi dominé la Pac-12 en moyenne de sacks par match (3.29) et de yards concédés par portée (3.6).

De quoi envisager la saison 2021 avec des étoiles dans les yeux alors que la défense a perdu un seul titulaire, la superstar Osa Odighizuwa, sélectionné au troisième tour de la dernière draft, qui pourrait cependant manquer aux Bruins au centre de la ligne. Le staff espère trouver en NT Otito Ogbonnia (16 plaquages, 1.5 pour perte, 1.5 sacks), DT Tyler ManoaDE Mitchell Agude (24 plaquages, 9 pour perte dont 2.5 sacks, 3 fumbles forcés) et DE Datona Jackson (15 plaquages, 2.5 pour perte) une rotation capable de faire oublier l’ancien mastodonte.

Norwood et Azzinaro espèrent probablement capitaliser sur leur réussite défensive de l’an passée, basée sur des pass rushers agressifs et explosifs, en particulier le vétéran LB Caleb Johnson (44 plaquages, 7 pour perte, 5.5 sacks, 1 INT). UCLA s’est même arrangé pour faire venir du renfort de poids, en l’occurrence les linebackers LB Ale Kaho, ancien top prospect transféré d’Alabama, et LB Jordan Genmark Heath, en provenance de Notre Dame. Avec en plus un LB Bo Calvert (28 plaquages) taille patron pour contrôler le milieu de la défense et le vétéran LB Martell Irby, ancien running back absent en 2020 sur blessure, enfin de retour, la profondeur est assurée.

Une défense en déficit de turnovers en 2020

Au niveau de la secondary, le spring practice a montré la même tendance qu’en fin de saison dernière : un manque de capacité à créer des turnovers (seulement 11 en 7 matchs en 2020) et un manque de cohésion et d’automatisme responsables de beaucoup de yards accordés.

L’un des leaders de l’escouade, S Quentin Lake (33 plaquages, 1 INT), et la recrue DB Devin Kirkwood ont fait sensation, mais il ne fait aucun doute que S Stephan Blaylock (42 plaquages, 2 INT) et CB Obi Eboh (19 plaquages, 2 pour perte, 1 sack) sauront se mettre en valeur au sein d’une unité qui retrouve tous ses éléments de 2020. En particulier l’excellent DB Qwuantrezz Knight (39 plaquages, 4.5 pour perte, 1 sack, 1 fumble récupéré, 1 TD), leader vocal et tour de contrôle de cette secondary depuis son poste de nickelback.

DB Qwuantrezz Knight (#24), UCLA – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Cette défense est donc attendue comme l’une des plus féroces de Pac-12 cette année, avec des joueurs expérimentés qui ont montré une vraie progression en 2020 et qui espèrent ainsi s’affirmer comme la principale ressource de cette équipe de UCLA.

K Nicholas Barr-Mira a réussi 6 field goals sur 7 l’an dernier et 30 conversions de touchdown sur 31, de quoi lui assurer de conserver son rôle de titulaire en 2021. Même continuité au poste de punter où P Luke Akers, fils de l’ancien kicker NFL David Akers, reprendra sa place après sa première campagne comme titulaire l’an dernier. Reste à voir si la couverture et les retours feront mieux après une saison moyenne dans ces secteurs en 2020, avec un Kyle Philips qui n’a pas été transcendant sur retours de punt.

Calendrier

Malheureusement pour Chip Kelly, les Bruins n’auront pas le calendrier le plus simple du pays en 2021, loin de là. Si le match d’ouverture face à Hawaii à Pasadena est largement à la portée de UCLA, il faudra enchaîner face à LSU la semaine suivante pour la toute première apparition des Tigers au Rose Bowl, puis Fresno State, l’un des cadors du Group of Five. En ce qui concerne la Pac-12, les joueurs de Kelly se déplaceront à Stanford, Arizona, Washington, Utah et USC et un bilan positif à l’extérieur serait une superbe performance.

UCLA recevra également de gros clients au Rose Bowl outre LSU et Fresno State puisqu’il faudra affronter Arizona State à Pasadena début octobre et Oregon fin octobre pour le Homecoming. Enfin, les hommes de Kelly recevront Colorado mi-novembre après une semaine de repos pour ce qui devrait être une victoire, avant de conclure la saison régulière avec la réception de Cal.

Source : FBS Schedule

Conclusion

Débarqué en grandes pompes en 2017 pour un contrat de cinq ans, l’ancien coach d’Oregon était censé rendre au programme de Westwood sa gloire passée et se repositionner comme l’une des grosses écuries de la côte Ouest. Son bilan étant ce qu’il est après trois saisons, bien pâle, Kelly pourrait donc prendre la porte rapidement si la situation ne s’améliore pas, surtout au regard de ses nombreuses sorties de route, comme son obstination à conserver un defensive coordinator complètement largué depuis quatre ans.

Il convient cependant de laisser le bénéfice du doute à l’ancien artificier de génie de la Pac-12, qui a révolutionné le jeu offensif de la côte pacifique lors de son passage à Oregon. Premièrement, car les quatre défaites subies en 2020 l’ont été par six points d’écart maximum, avec une courte défaite contre Oregon au Autzen Stadium, face à USC, et au terme de deux prolongations contre Stanford. Deuxièmement, car l’attaque et la défense des Bruins ont énormément progressé l’an dernier. Et troisièmement, pour finir, parce que cette équipe construite patiemment par Chip Kelly ressemble enfin à quelque chose avec ses 19 titulaires de retour.

Avec une ligne offensive digne d’un programme majeur de Pac-12 et des playmakers en nombre, UCLA pourrait finalement renverser la situation et signer sa première saison au bilan positif sous l’ère Chip Kelly, à condition d’afficher une solidité défensive qui a longtemps manqué aux Bruins de l’ancien coach d’Oregon et de maîtriser un calendrier qui s’annonce déjà épuisant. Il faudra au minimum se qualifier pour un bowl de fin de saison, un objectif qui échappe au programme de Westwood depuis 2017 et une défaite au Cactus Bowl contre Kansas State.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le QB le plus explosif de la Pac-12.
– Une ligne offensive expérimentée.
– Un pass rush dominant.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Une inconstance générale.
– La défense aérienne.

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