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Preview 2016 : Stanford Cardinal

Mené par le candidat au trophée Heisman 2016, RB Christian McCaffrey, le Cardinal de Stanford tentera de remporter un 4ème titre de conférence Pac-12 en 5 ans.

Crédit photo : ROGER CHEN/The Stanford Daily

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Stanford Cardinal
Conférence Pac-12 – Division North
En 2015 : 12-2, 8-1 Pac-12. Champion de la conférence Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Iowa, 45-16.
Head coach : David Shaw, 6e année (54-14) – Résultats en carrière : 54-14.
Coordinateur offensif : Mike Bloomgren.
Coordinateur défensif : Lance Anderson.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 5 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Kevin Hogan, RB Remound Wright, WR Devon Cajuste, TE Austin Hooper, LT Kyle Murphy, OG Joshua Garnett, DE Aziz Shittu, DE Brennan Scarlett, LB Blake Martinez, LB Kevin Anderson, FS Kodi Whitfield.
Joueurs à suivre : QB Keller Chryst, RB Christian McCaffrey, WR Trenton Irwin, OT Casey Tucker, OL Johnny Caspers, DE Solomon Thomas, LB Noor Davis, CB Quenton Meeks, FS Justin Reid.

La saison passée, le Cardinal a terminé sur les chapeaux de roues : le prodige de l’équipe RB Christian McCaffrey est passé tout près de remporter le Heisman Trophy et Stanford a assommé USC en finale de conférence puis Iowa au Rose Bowl.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Avec les piètres prestations de Michigan State et Oklahoma en playoffs, certains estimaient même que les Californiens auraient dû participer à la lutte finale pour le titre universitaire.

Quoi qu’il en soit, Stanford apparaît cette année comme l’un des grands favoris pour prétendre à sa propre succession comme champion de conférence Pac-12. Depuis son intronisation comme head coach après le départ de Jim Harbaugh en NFL, David Shaw n’a pas déçu et a perpétué la récente tradition du Cardinal de former d’excellents offensive linemen et de s’appuyer sur une défense féroce et brutale.

Au sein d’une conférence Pac-12 qui a déçu l’an passé, Stanford apparaît néanmoins comme l’épouvantail du groupe. Surtout avec son recrutement réussi ; classée 19e du pays dans ce domaine par Rivals, l’université de Palo Alto attire des prospects de tout le pays du fait du prestige académique. Mais avec la profondeur de son effectif actuel, il semble peu probable qu’un des nouveaux arrivants ne dispose d’une occasion de prendre de l’envergure au sein de l’équipe.

ATTAQUE

Malgré le départ préjudiciable de Kevin Hogan pour la NFL, la véritable star offensive du Cardinal est toujours là. RB Christian McCaffrey (2019 yards au sol, 8 TD et 45 réceptions, 645 yards, 5 TD en 2015) est démoniaque, capable de marquer au sol, à la réception ou même sur retour de coups de pied comme il l’a prouvé au Rose Bowl. Pour beaucoup, il est même le meilleur joueur au niveau national et il devrait encore progresser pour sa saison junior. Il sera épaulé par RB Bryce Love (225 yards au sol, 2 TD en 2015) et RB Cameron Scarlett, deux jeunes éléments prometteurs.

Au poste de quarterback, la compétition est encore ouverte entre QB Keller Chryst et QB Ryan Burns. Fils du coordinateur offensif des 49ers et neveu du coach de Wisconsin, Chryst semble cependant le mieux placé pour prendre la suite de Kevin Hogan, surtout qu’il a grappillé quelques séquences de jeu en 2015. Pour l’heure, ni l’un ni l’autre n’a fait la différence au cours des spring practices mais David Shaw devrait rapidement prendre une décision pour que le reste de l’équipe s’habitue à son nouveau chef d’orchestre avant d’aborder la saison.

L’autre grosse interrogation en attaque, c’est la ligne offensive. Avec trois nouveaux titulaires et le passage de OT Casey Tucker de droite à gauche, les automatismes ne seront peut être pas évidents dès les premières rencontres. Heureusement, le talent est là. Pour remplacer son guard All-American Joshua Garnett, son left tackle All-Pac-12 Kyle Murphy et Graham Shuler, David Shaw pourra compter sur les vétéran RT David Bright, OG Brandon Fanaika et C Jesse Burkett, ainsi que le prometteur OG Nick Wilson, bien qu’aucun d’eux n’ait encore débuté un match en carrière.

Dans le domaine aérien, la perte de WR Devon Cajuste devrait être compensée par la montée en puissance de WR Trenton Irwin (12 réceptions, 150 yards en 2015), l’expérience de WR Francis Owusu (13 réceptions, 175 yards, 1 TD en 2015) et l’émergence de WR Isaiah Brandt-Sims. En revanche, il sera beaucoup plus difficile de remplacer l’imposante présence du tight end Austin Hooper, désormais en NFL. TE Dalton Schultz (10 réceptions, 121 yards, 1 TD en 2015), TE Greg Taboada et le true freshman TE Kaden Smith devraient se partager le ballon dans un schéma offensif du Cardinal qui s’appuie traditionnellement sur ses tight ends.

DÉFENSE

Pierre angulaire de la défense du Cardinal, la ligne défensive est quasiment décimée. Heureusement, David Shaw pourra s’appuyer sur DE Solomon Thomas, probablement un futur choix de premier tour NFL, ancienne recrue quatre étoiles, qui a tout de même compilé 10,5 TFL et 3,5 sacks en 2015. Il sera le leader de la defensive line. À ses côtés, l’ancien tight-end, DE Luke Kaumatule, fera son retour après avoir manqué la saison passée. Derrière, beaucoup d’inexpérience : le senior DT Jordan Watkins n’a joué que trois matches en carrière et le reste du groupe n’a encore jamais foulé le terrain.

Le son de cloche est totalement différent chez les linebackers avec une escouade très expérimentée. LB Joey Alfieri (39 plaquages, 7.5 pour perte, 3.5 sacks en 2015) et LB Peter Kalambayi (52 plaquages, 5.5 pour perte en 2015) seront de retour, comme LB Noor Davis (11 plaquages en 2015), dont la saison 2015 avait été écourtée sur blessure. Ce dernier pourrait devenir le leader d’un groupe orphelin de Blake Martinez. Derrière ces trois-là, on compte six éléments qui ont joué au moins la moitié des matches l’an dernier. De quoi rassurer les fans inquiets pour leur ligne défensive friable.

La secondary a subi quelques pertes avec les départs du titulaire Kodi Whitfield et du capitaine Ronnie Harris mais elle devrait s’en remettre, notamment parce que FS Zach Hoffpauir et FS Justin Reid (21 plaquages, 1 interception en 2015) pourront assurer la transition. SS Dallas Lloyd (56 plaquages, 1 interception en 2015), auteur d’une interception, deux passes déviées et un fumble forcé en 2015, sera le leader de la secondary avec CB Quenton Meeks (35 plaquages, 3 interceptions en 2015), le nickelback du Cardinal qui a intercepté trois passes l’an dernier. SS Ben Edwards (10 plaquages en 2015), SS Brandon Simmons (8 plaquages en 2015), CB Alijah Holder (37 plaquages, 1 interception en 2015), CB Alameen Murphy (44 plaquages en 2015) et CB Terrence Alexander (30 plaquages en 2015) sont autant de joueurs qui sauront également apporter une forte contribution.

En résumé, si la ligne défensive de Stanford peut s’avérer le point faible de cette équipe du fait de son manque de profondeur, c’était déjà le cas l’an dernier et l’équipe en a peu souffert. Avec une escouade de linebackers monstrueuse, probablement la meilleure de Pac-12 en terme de maturité, renforcée par la recrue cinq étoiles LB Curtis Robinson, et une secondary blindée, le Cardinal devrait à nouveau faire le malheurs des attaques adverses.

ÉQUIPES SPÉCIALES

L’un des points forts de l’équipe. K Conrad Ukropina est l’un des meilleurs kickers du pays, avec un pourcentage de conversion d’environ 90% en 2015. Le senior ne devrait pas trembler cette année, sauf blessure malencontreuse. P Alex Robinson est également un cador des special teams avec 13 punts dans les vingt derniers yards sur 38 tentatives. Derrière, le sophomore K/P Jake Bailey peut aussi assurer les punts et se partage les kickoffs avec Ukropina. Pour retourner les coups de pied, l’omniprésent Christian McCaffrey sera là encore mis à contribution. En 2015, il avait marqué sur retour de punt et de kickoff.

CALENDRIER

Si Stanford a programmé deux cupcakes avec Kansas State en ouverture et Rice en clôture, le déplacement à Notre Dame en milieu de saison sera forcément très compliqué. Tout comme le premier match de conférence contre USC et les visites du Cardinal à Washington, Oregon et UCLA, même si les champions de Pac-12 jouent presque à domicile au Rose Bowl Stadium désormais.

CONCLUSION

Stanford est une équipe rugueuse, dure au mal, qui ne s’appuie pas forcément sur un jeu offensif spectaculaire. Depuis ses débuts, coach David Shaw s’appuie sur une attaque traditionnelle mais explosive pour faire tourner l’horloge et inscrire des points. Il se repose également sur une défense intraitable et disciplinée pour conserver l’avantage. Malgré l’intronisation d’un nouveau quarterback aux commandes, la présence écrasante du junior RB Christian McCaffrey devrait assurer le spectacle. Défensivement, si la ligne s’avère solide, le reste devrait suivre. Malgré tout, le calendrier compliqué ne jouera pas en faveur du Cardinal. Le talent et l’expérience sont là après une saison 2015 magnifique et Stanford pourrait enfin se mêler à la lutte pour le titre universitaire en 2016.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Preview 2022 : Ohio State Buckeyes

Un effectif bourré de talent, plusieurs candidats au trophée Heisman et un coaching staff reboosté : les Buckeyes d’Ohio State sont armés pour retrouver leur statut au top de la Big Ten.

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Crédit photo : USA Today

Toute l’équipe TBP reprend la plume et vous propose une série de previews exclusives afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On continue aujourd’hui avec les Buckeyes d’Ohio State.

Ohio State Buckeyes

Big Ten

Division East
 

En 2021 : 11-2, 8-1 Big Ten. Victoire 48-45 face à Utah lors du Rose Bowl.
Head Coach : Ryan Day, 4ème année (34-4). Résultat en carrière : 34-4.
Coordinateur offensif : Kevin Wilson.
Coordinateur défensif : Jim Knowles.
Titulaires de retour : 14, 6 en attaque, 6 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : WR Garrett Wilson, WR Chris Olave, DT Haskell Garrett.
Joueurs à suivre : QB CJ Stroud, RB TreVeyon Henderson, WR Jaxon Smith-Njigba, WR Marvin Harrison Jr., LT Paris Johnson Jr, RT Dawand Jones, DL Zach Harrison, NC Tanner McCallister, CB Denzel Burke, S Ronnie Hickman. 

Pour n’importe quel autre programme du pays, un bilan de 11-2 et une victoire au Rose Bowl seraient synonymes de saison exceptionnelle. Pas pour Ohio State.

Après huit années d’une totale domination sur la rivalité avec Michigan, les Buckeyes se sont inclinés en novembre dernier à Big House mettant ainsi un terme à une série de quatre titres de champion de Big Ten consécutifs ainsi qu’aux espoirs d’une 2ème participation des Buckeyes au College Football Playoff d’affilée. Cette défaite face aux Wolverines aura eu le mérite de nous donner un avant-goût de la version 2022 de OSU.

Car le dernier Rose Bowl aura permis à coach Ryan Day de se plonger dans la saison qui s’en vient. Les 22 titulaires ayant débuté le match face à Utah seront de retour en septembre prochain avec plusieurs objectifs clairement annoncés : retrouver la suprématie sur la conférence Big Ten avant de viser le titre national.

QB C.J. Stroud, RB TreVeyon Henderson et WR Jaxon Smith-Njigba ont pris leur envol l’automne dernier et leur retour devrait plus que compenser les départs de WR Chris Olave et WR Garrett Wilson, deux receveurs draftés au 1er tour en avril dernier. Les Buckeyes possèdent des playmakers offensifs à profusion : tout indique donc que la meilleure attaque du pays en 2021 ne devrait pas ralentir en 2022.

L’an passé, la défense d’Ohio State a régulièrement souffert en raison d’un tackling parfois déficient et d’un pass rush sur courant alternatif. Ryan Day a pris les choses en main en débauchant l’un des meilleurs stratèges défensifs du pays, Jim Knowles, pour prendre la succession de Kerry Coombs au poste de coordinateur défensif.

QB CJ Stroud, Ohio State Buckeyes – Crédit photo : The Columbus Dispatch

Plus talentueux et revanchard que jamais, le programme d’Ohio State sera assurément l’un des animateurs de cette saison 2022. Tour d’horizon.

La meilleure attaque de l’Histoire des Buckeyes ?

Les Buckeyes ont conclu la saison passée avec la meilleure attaque du pays (45.7 points et 561.5 yards en moyenne par match) et il y a de bonnes raisons de croire que cela ne changera pas d’un pouce en 2022. Certains osent même la comparaison avec l’attaque de LSU en 2019 !

Après le regretté QB Dwayne Haskins et QB Justin Fields, le sophomore QB C.J. Stroud (71.9% d’efficacité à la passe, 4435 yards et 44 TDs en 2021) a explosé les compteurs la saison dernière pour sa première année comme quarterback titulaire. Contesté par la Buckeyes Nation en début de campagne, il a progressé tout au long de la saison, en même temps que sa ligne offensive comblait ses lacunes, jusqu’à devenir un sérieux prétendant au trophée Heisman. Il en sera l’un des favoris au coup d’envoi de cette saison 2022. S’il peut améliorer son rendement dans la red zone et se servir un peu plus souvent de ses jambes, il pourrait atteindre des sommets encore jamais vus par un quarterback des Buckeyes.

En cas de blessure de son leader offensif, Ohio State pourra compter sur une QB room exceptionnellement remplie malgré le départ du prodige QB Quinn Ewers à Texas. Lors de leur cycle de recrutement respectif, le sophomore 5-étoiles QB Kyle McCord (416 yards à la passe, 2 TDs, 2 INTs) et le true freshman 4-étoiles QB Devin Brown étaient courtisés par tous les grands programmes de l’élite du College Football.

Les forfaits de WR Chris Olave et WR Garrett Wilson pour le Rose Bowl, tous les deux des choix de 1er tour de draft NFL, ont fait craindre une baisse de régime dans le domaine aérien. Que nenni. Le junior WR Jaxon Smith-Njigba (95 réceptions, 1606 yards, 9 TDs) a rappelé à tout le monde pourquoi il avait été un prospect 5-étoiles en 2020. Ses 15 réceptions pour 347 yards et 3 TDs réussis contre Utah sont entrés dans l’Histoire du Rose Bowl et ont confirmé qu’il sera la première option du jeu aérien des Buckeyes en 2022. Il formera un excellent duo avec WR Marvin Harrison Jr. (11 réceptions, 139 yards, 3 TDs) tandis que le junior WR Julian Fleming (12 réceptions, 86 yards, 1 TD) et le sophomore WR Emeka Egbuka (9 réceptions, 192 yards, 2 TD) seront régulièrement impliqués dans le jeu aérien.

WR Jaxon Smith-Njigba, Ohio State Buckeyes – Crédit photo : The Columbus Dispatch

La ligne offensive, maillon faible de l’attaque ?

Année après année, le talent s’accumule sur la ligne offensive grâce à des cycles de recrutement exceptionnels. Pourtant, l’année 2021 restera comme l’une des plus décevantes de ces dernières saisons dans ce secteur sur le campus de Columbus (Ohio). Les Buckeyes ont régulièrement connu des difficultés à convertir des 3ème tentatives au sol en raison d’un run blocking suspect. Une nette amélioration dans ce secteur est attendue en 2022. Les départs de OT Nicholas Petit-Frère et OG Thayer Munford vers la NFL ne devraient pas être difficilement comblés. Le junior LT Paris Johnson Jr. et le senior RT Dawand Jones seront les points d’encrage d’une ligne qui pourra également compter sur C Luke Wypler et sur les deux guards, LG Donovan Jackson et RG Matthew Jones.

Et le RB TreVeyon Henderson (1248 yards au sol, 15 TDs et 27 réceptions, 314 yards, 3 TDs) aura besoin d’un peu plus de constance de la part de cette ligne offensive. Le running back sophomore vedette des Buckeyes a émerveillé le monde du College Football grâce à sa vitesse et ses changements de direction. En une seule saison, il s’est affirmé comme l’un des deux meilleurs running backs du pays avec RB Bijab Robinson (Texas). Mais il ne sera pas le seul contributeur au sein du jeu au sol. Le coach de position Tony Alford aime varier les alignements ce qui donnera l’occasion au sophomore RB Miyan Williams (508 yards au sol, 3 TDs) et au redshirt freshman RB Evan Pryor d’avoir du temps de jeu.

Jim Knowles au secours d’une défense sous-performante

Si l’attaque était la meilleure du pays l’an dernier, on ne peut pas en dire autant d’une défense parfois gênante notamment contre la passe (246.2 yards à la passe, 12ème de la Big Ten). Pointé du doigt pour ces contre-performances, le coordinateur défensif Kerry Combs a pris la porte, remplacé par l’un des plus fins stratèges défensifs au niveau national, Jim Knowles (ex-Oklahoma State).

Après avoir fait de la défense des Cowboys d’Oklahoma State l’une des toutes meilleures du pays, Jim Knowles a une mission simple : rendre de nouveau respectable une escouade défensive des Buckeyes qui a accordé plus de 30 points à 5 reprises la saison dernière ! Sous la direction de l’ancien Cowboy, cette défense 4-2-5 sera probablement plus agressive et moins prédictible que l’an passé. La qualité du tackling devrait être également bien meilleure.

Jim Knowles (au centre), coordinateur défensif d’Ohio State – Crédit photo : Ohio State University

Les anciens prospects 5-étoiles, DE Zach Harrison (25 plaquages, 2 sacks en 2021), DE Jack Sawyer (11 plaquages, 3 sacks) et DE J.T. Tuimoloau (17 plaquages, 3.5 sacks en 2021), possèdent les atouts pour former le meilleur pass rush de la conférence tandis que l’intérieur de cette ligne bénéficiera de l’expérience acquise l’an dernier par les seniors DT Taron Vincent (23 plaquages, 3.5 pour perte) et DT Jerron Cage (12 plaquages, 1 sack) et le sophomore DT Ty Hamilton (13 plaquages, 2 sacks) qui tenteront de faire oublier DT Garrett Haskell.

Le second rideau ne possède pas le star power de ce front four mais l’éclosion de LB Tommy Eichenberg (17 plaquages lors du Rose Bowl et celle de l’ancien running back, LB Steele Chambers (47 plaquages, 1 sack), sont rassurantes d’autant que LB Chip Trayanum (ex-Arizona State) et le capitaine LB Teradja Mitchell (45 plaquages, 4.5 pour perte) apportent une profondeur intéressante.

Le développement du backfield défensif sera un élément moteur des progrès attendus de cette défense version Jim Knowles. Le talent individuel n’est pas une préoccupation. C’est plutôt la dynamique d’équipe qui est à revoir après la déception de l’an dernier. Le senior CB Cameron Brown (25 plaquages, 1 INT) et le sophomore CB Denzel Burke (35 plaquages, 1 INT) forment peut-être le meilleur duo de cornerbacks de la Big Ten. À eux de le démontrer. L’athlétique senior SS Josh Proctor sera de retour après une saison 2021 écourtée par une blessure. Jim Knowles n’est pas arrivé les mains vides sur le campus de Columbus puisqu’il a emmené avec lui le senior FS Tanner McCalister (123 plaquages en carrière à Oklahoma State) dont ce sera la dernière année d’éligibilité au niveau NCAA. Le junior DB Ronnie Hickman (99 plaquages, 1 sack, 2 INTs) devrait occuper le rôle hybride d' »adjuster ».

Sans faire de bruit, le senior K Noah Ruggles (20 sur 21 FG) s’est affirmé comme l’une des valeurs les plus sûres de la conférence à son poste. Il sera de retour pour une dernière saison NCAA. Le sophomore P Jesse Mirco est également fidèle au poste après une première saison satisfaisante (42.3 yards par punt).

Calendrier 

Les Buckeyes donneront le coup d’envoi de la 100ème saison de l’Ohio Stadium par la réception de Notre Dame dans un match blockbuster que l’on attend depuis des mois. Ohio State enchainera ensuite par 4 autres rencontres à domicile (Arkansas State, Toledo, Wisconsin, Rutgers) avant un premier déplacement crucial, à Michigan State, le 8 octobre, qui donnera le coup d’envoi d’une séquence de trois matchs pièges (Iowa, Penn State). Le début mois de novembre devrait se passer sans accroc (Northwestern, Indiana, Maryland) avant le traditionnel The Game face à Michigan qui, une fois encore, pourrait avoir comme enjeu une place en College Football PLayoff.

Conclusion 

Menés par une attaque de feu dirigée par le candidat au trophée Heisman, QB C.J. Stroud, les Buckeyes possèdent le talent et la vitesse nécessaire pour récupérer leur titre de champion de conférence Big Ten abandonné au rival Michigan, la saison dernière. Coach Ryan Day a pris les moyens d’améliorer un secteur défensif déficient l’an dernier en attirant le coordinateur défensif Jim Knowles dans son coaching staff. Si la défense retrouve son niveau habituel, rien ne pourra arrêter Ohio State sur le route d’un retour en College Football Playoff.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.6

Résumé

Points forts :
– Du talent à tous les postes.
– Une armada de playmakers offensifs.
– Une défense revancharde.

Points faibles :
– Manque de profondeur sur la ligne offensive.
– Un pass rush inconstant.
– Le second rideau défensif.

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Preview 2022 : Michigan Wolverines

Demi-finaliste des playoffs la saison dernière, Michigan a vécu la meilleure saison de l’ère Jim Harbaugh. Alors 2022, année de la confirmation ou douloureuse gueule de bois pour les Wolverines ?

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Crédit photo :

Toute l’équipe TBP reprend la plume et vous propose une série de previews exclusives afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On continue aujourd’hui avec les Wolverines de Michigan.

Michigan Wolverines

Big Ten

Division East
 

En 2021 : 12-2, 8-1 Big Ten. Défaite 34-11 face à Georgia lors de l’Orange Bowl.
Head Coach : Jim Harbaugh, 8ème année (61-24). Résultat en carrière : 119-51.
Coordinateur offensif : Matt Weiss, Sherrone Moore.
Coordinateur défensif : Jesse Minter.
Titulaires de retour : 12, 7 en attaque, 3 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : RB Hassan Haskins, DE Aidan Hutchinson, OLB David Ojabo, S Daxton Hill.
Joueurs à suivre : QB Cade McNamara, QB JJ McCarthy, RB Blake Corum, WR Ronnie Bell, TE Erick All, C Olusegun Oluwatimi, DT Mazi Smith, DT Mike Morris, LB Junior Colson, CB DJ Turner. 

Après six années loin des attentes qu’avaient engendré son arrivée à Ann Arbor, le consensus était partagé par l’ensemble des observateurs : l’expérience Jim Harbaugh à Michigan touchait probablement à sa fin. Les Wolverines n’avaient plus gagné le titre de champion de Big Ten depuis 2004 et ne s’étaient plus imposés face à l’ennemi Ohio State depuis 2011 sans mentionner que Michigan n’avait plus remporté de bowl game depuis… 2015.

Pourtant, l’année 2021 restera comme l’une des plus surprenante et satisfaisante de l’Histoire des Wolverines : un titre de champion de Big Ten, une participation au College Football Playoff et une superbe victoire (42-27) face aux Buckeyes. On en a même oublié le blowout subi face à Georgia lors du Bowl.

Comment Jim Harbaugh a célébré ses superbes accomplissements ? En flirtant avec les Minnesota Vikings pour négocier son retour dans la NFL semant la panique parmi la Maize and Blue Nation. Finalement, le coach des Wolverines sera de retour à Ann Arbor. Car le meilleur est peut-être à venir.

QB Cade McNamara a prouvé qu’il peut faire gagner Michigan tandis que l’ancien prospect 5-étoiles QB JJ McCarthy est de retour de blessures. Le groupe de receveurs est également ultra-prometteur et le talent ne manque pas au poste de running back. Toutefois, les départs des deux pass rushers DE Aidan Hutchinson et OLB David Ojabo ne seront pas sans impact sur les performances défensives de l’équipe même si les excellents recrutements successifs pourraient protéger d’un déclin brutal.

Alors 2022, année de la confirmation ou douloureuse gueule de bois pour les Wolverines ?

QB Cade McNamara, Michigan Wolverines – Crédit photo : Tony Ding, AP

Une attaque plus équilibrée ?

L’an dernier, Michigan a construit ses succès à partir d’un jeu au sol agressif et efficace (214.4 yards de moyenne par match, #15 du pays), et ce, grâce à une ligne offensive dominante et aux exploits de RB Hassan Haskins (1327 yards au sol, 20 TDs dont 5 contre Ohio State). Le secteur offensif des Wolverines pourrait évoluer en 2022 en raison du départ du coordinateur offensif Josh Gattis, qui n’a pas pu refuser l’offre alléchante de Mario Cristobal et des Hurricanes de Miami. L’éclosion annoncée d’un groupe de receveurs prometteurs pourrait également forcer le duo de nouveaux coordinateurs offensifs, Sherrone Moore et Matt Weise, à passer davantage par les airs.

Après avoir porté son équipe jusqu’au titre de champion de conférence et à une qualification en playoffs, le senior QB Cade McNamara (2576 yards à la passe, 15 TDs, 6 INTs en 2021) aurait dû préparer cette saison 2022 avec l’assurance d’une place de titulaire d’autant qu’il a fait preuve d’un excellent leadership. Comme dirait Lee Corso : « Not so fast ! ». Le sophomore QB J.J. McCarthy (516 yards à la passe, 5 TDs, 2 INTs et 124 yards au sol, 2 TDs) a vu son développement perturbé par de multiples blessures dont une à l’épaule l’an passé. Il sera de retour en septembre avec la ferme intention de prendre le pouvoir qui lui était promis lors de son recrutement, en 2020. Ces deux-là pourraient même être intégrés dans un système intrigant à deux quarterbacks.

Quel que soit le quarterback, il aura à sa disposition une fabuleuse armada de receveurs. Le senior WR Ronnie Bell est de retour après avoir manqué l’intégralité de la précédente saison à cause du rupture du ligament antérieur du genou. On n’oublie pas qu’il a été le meilleur receveur des Wolverines en 2019 et 2020. Autour de lui et du senior WR Cornelius Johnson (40 réceptions, 627 yards, 3 TDs), évolueront plusieurs jeunes receveurs inexpérimentés mais bourrés de talent. Les juniors WR Ronnie Wilson (25 réceptions, 420 yards, 3 TDs) et WR AJ Henning (10 réceptions, 79 yards) ainsi que l’explosif sophomore WR Andre Anthony (12 réceptions, 248 yards, 3 TDs) sont de retour sans oublier les true freshmen 4-étoiles WR Tyler Morris et WR Darrius Clemons, qui pourraient être intégrés dans la rotation dès cette saison.

Comme l’an dernier, les tight ends seront impliqués dans le jeu aérien. Les seniors TE Erick All (38 réceptions, 437 yards, 2 TDs) et TE Luke Schoonmaker (17 réceptions, 264 yards, 3 TDs) feront leur retour pour une dernière danse au niveau universitaire.

RB Blake Corum, Michigan Wolverines – Crédit photo : Michigan Athletics

Un jeu au sol qui reste toujours primordial

Malgré l’excitation autour du potentiel de ce jeu aérien, ne nous trompons pas : l’attaque des Wolverines s’appuyera encore et toujours sur un jeu au sol affirmé. Le départ de RB Hassan Haskins est préjudiciable mais elle ouvre la voie au junior RB Blake Corum (952 yards au sol, 11 TDs) qui s’est approché des 1000 yards au sol l’an dernier malgré de multiples petites blessures. Il sera secondé par l’ancien prospect 5-étoiles, RB Donovan Edwards (174 yards au sol, 3 TDs et 20 réceptions, 265 yards, 1 TD), qui n’attend qu’une seule chose : avoir l’opportunité de montrer l’étendue de son talent. Ce dernier apporte une nouvelle dimension à l’attaque grâce à ses qualités sur réception.

La meilleure ligne offensive du pays l’an dernier a perdu deux titulaires (C Andrew Vastardis, RT Andrew Stueber) mais la présence du tackle gauche LT Ryan Hayes pour protéger le quarterback sur le côté aveugle sera crucial. Le retour du senior LG Trevor Keegan et du junior RG Zak Zinter stabilise l’intérieur d’une ligne très robuste qui pourra compter sur l’ajout du finaliste du Rimington Trophy, C Olsegun Oluwatimi, qui arrive de Virginia via le portail des transferts. L’ancien prospect 4-étoiles RT Trente Jones est prêt à prendre ses responsabilités à droite de la ligne.

Quels ajustements en défense ?

Le départ Mike Macdonald (qui a rejoint le frère de Jim Harbaugh chez les Baltimore Ravens) provoque un 3ème changement de coordinateur défensif à Michigan en trois ans. Son successeur, Jesse Minter (qui arrive des Ravens), n’a plus de DE Aidan Hutchinson, de OLB David Ojabo ou LB Josh Ross dans l’effectif. Les deux anciens pass rushers des Wolverines laissent un grand vide au sein du front seven des Wolverines car, malgré de solides recrutements en défense, il n’y a pas de candidats désignés à leur succession dans l’escouade défensive. Il se pourrait ainsi que Jesse Minter ajuste les schémas défensifs en réduisant le nombre de blitzes et en ayant une approche plus conservatrice que son prédécesseur.

Le pass rush devrait être confié à un trio de defensive ends composé des seniors DE Mike Morris (16 plaquages, 1 INT) et DE Taylor Upshaw (7 plaquages, 2.5 sacks), et du junior DE Jaylen Harrell Jr (15 plaquages, 2,5 pour perte), trois joueurs régulièrement utilisés la saison dernière. À l’intérieur, on attend la confirmation du senior DT Mazi Smith (37 plaquages) dont le leadership sera essentiel à la cohésion d’un front four moins dense et expérimenté que la saison dernière. Le junior DT Kris Jenkins Jr (22 plaquages) devrait compléter ce quatuor.

SS RJ Moten (#6) et Germon Green (#22), Michigan Wolverines – Crédit photo : Michigan Athletics

Le second rideau est un secteur de jeu plus rassurant pour les Wolverines. Le sophomore LB Junior Colson (60 plaquages) s’est révélé l’an dernier (7 titularisations) grâce à une combativité de tous les instants. Il formera un très solide duo de linebackers avec le junior LB Nikhai Hill-Green (50 plaquages) dans un rôle essentiel dans le système 4-2-5 de Jesse Minter.

Comme pour la ligne défensive, l’inquiétude est palpable au sujet du backfield défensif. S Daxton Hill et deux autres titulaires sont partis laissant le senior CB DJ Turner (33 plaquages, 2 INTs) comme seul titulaire de retour en 2022. Toutefois, le senior CB Germon Green (22 plaquages, 1 INT) n’est pas un novice tout comme le junior S RJ Moten (35 plaquages, 1 INT) que l’on a vu régulièrement la saison passée. Par contre, ce seront les premiers pas de l’ancien receveur, NB Mike Sainristil (21 réceptions, 305 yards, 2 TDs), en tant que défenseur dans son rôle de nickelback. Le sophomore FS Rod Moore est pressenti comme le dernier titulaire de ce secondary.

Vainqueur du Lou Groza Award récompensant le meilleur kicker de la saison, le senior K Jake Moody (23/25 FG) est fidèle au poste pour une 5ème et dernière saison au niveau NCAA avant de faire le saut chez les professionnels. Son retour est uen belle police d’assurance dans les fins de matchs serrés.

Calendrier 

Après un mois de septembre clément (Colorado State, Hawaii, UConn, Maryland), on ne peut pas imaginer que les Wolverines ne se présenteront pas au Kinnick Stadium d’Iowa avec un bilan autre que 4-0. Une victoire chez les Hawkeyes et Michigan devrait accueillir Penn State, le 15 octobre, toujours invaincu, puis Michigan State, deux semaines plus tard, dans une bataille pour le trophée Paul Bunyan qui devrait être cruciale dans la course à une place en playoffs. Le mois de novembre pourrait être piégeux car à trop vouloir penser à The Game face à Ohio State, les Wolverines pourraient se faire surprendre à Rutgers ou à domicile face à Nebraska.

Source : FBS Schedule

Conclusion 

Les succès de la saison 2021 ont donné des ailes à un programme d’Ann Arbor qui se voit désormais comme l’un des principaux favoris pour le titre national. Il faut dire que Jim Harbaugh a vaincu le signe indien l’an dernier en battant le rival Ohio State en route vers le premier titre de conférence Big Ten depuis 2004. En 2022, la pression sera davantage sur QB Cade McNamara et sur une escouade offensive qui devra compenser le départ de nombreux leaders défensifs (DE Aidan Hutchinson, OLB David Ojabo, LB Josh Ross, S Daxton Hill). Car si les playmakers ne manquent pas en attaque, c’est bien en défense que l’inquiétude règne. Sans l’éclosion accélérée de la nouvelle génération, Michigan pourrait rapidement déchanter dans une division Big Ten East très compétitive. Le plateau des 10 victoires et un bowl du Nouvel An reste l’objectif minimum pour une équipe qui devrait être dans la course à une place en College Football Playoff.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.4

Résumé

Points forts :
– Stabilité au poste de quarterback.
– Un groupe de receveurs explosifs.
– Un duo de linebackers prometteurs.

Points faibles :
– Beaucoup de changement dans le coaching staff.
– Manque de profondeur en défense
– Incertitude concernant le pass rush.

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Preview

Preview 2022 : Wisconsin Badgers

Ça passe ou ça casse pour QB Graham Mertz dont le rendement dans le jeu aérien déterminera probablement le destin de Badgers toujours aussi redoutables dans le jeu au sol et en défense.

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Crédit photo : Jeff Hanisch-USA TODAY Sports

Toute l’équipe TBP reprend la plume et vous propose une série de previews exclusives afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On continue aujourd’hui avec les Badgers de Wisconsin.

Wisconsin Badgers

Big Ten

Division West
 

En 2021 : 9-4, 6-3 Big Ten. Victoire 20-13 face à Arizona State lors du Las Vegas Bowl.
Head Coach : 
Paul Chryst, 8ème année (65-23). Résultat en carrière : 84-42.
Coordinateur offensif : 
Bobby Engram.
Coordinateur défensif : 
Jim Leonhard.
Titulaires de retour : 
10, 6 en attaque, 3 en défense, punter.
Joueurs-clés partis : 
TE Jake Ferguson, OT Logan Bruss, DL Matt Henningsen, LB Leo Chenal, LB Jack Sanborn, CB Faion Hicks, S Scott Nelson.
Joueurs à suivre : 
QB Graham Mertz, RB Braelon Allen, OT Tyler Beach, C Joe Tippmann, DL Keeanu Benton, DL Isaiah Mullens, LB Nick Herbig, CB Jay Shaw, S John Torchio. 

Un arrière-goût amer. Si l’exercice 2021 a encore été en soi une réussite comptable pour coach Paul Chryst, avec un bilan de 9 victoires pour 4 défaites, cette simple fiche n’a pas gommé un sentiment d’inachevé du côté de Wisconsin. Auteur d’une première partie de saison manquée, et de prestations offensives pour le moins poussives, les Badgers ont cédé le trône de la division Ouest à Iowa, et ce n’est pas leur succès lors du Las Vegas Bowl contre Arizona State qui effacera efficacement cette déception.

Pendant l’intersaison, des décisions ont dû être prises. Après deux saisons au rendement moyen, le coordinateur offensif (et coach de la O-Line), Joe Rudolph n’a pas été retenu, au moment de rejoindre les Virginia Tech Hokies. Une ancienne vedette NFL arrive pour le suppléer, avec la nomination de Bobby Engram comme coordo, lui qui était juste-là coach des tight ends chez les Baltimore Ravens. Le départ de Rudolph permet également de confier la ligne offensive à Bob Bostad, spécialiste du secteur mais qui s’était contenté de gérer les inside linebackers, avec succès, depuis 2017.

Pas sûr que le playbook se retrouve en soi révolutionné, mais Wisconsin entend bien faire refonctionner ses fondamentaux et reconquérir la division, voire la conférence, malgré le retour de seulement 9 titulaires sur les escouades offensives et défensives. Tour d’horizon. 

QB Graham Mertz, Wisconsin – Crédit photo : Jeff Hanisch-USA TODAY Sports

Enfin de la constance à la passe ? 

Certains verront le verre à moitié plein. En inscrivant 25,4 points de moyenne par match en 2021, Wisconsin a fait à peine mieux que la saison précédente (25,1). Pourtant, cette performance les range à une bien triste 85e place au rang national. Il serait sans doute injuste de mettre l’entière responsabilité de ce résultat sur le coaching staff. Car très clairement, le junior QB Graham Mertz ne confirme pas toutes les attentes placées en lui. Pas vraiment mobile, en dépit de ses 4 touchdowns au sol marqués l’an passé, l’ancienne recrue 4 étoiles s’est contenté d’un bilan de 1 958 yards, pour 10 touchdowns et 11 interceptions, une régression par rapport à sa précédente campagne. Cette année s’annonce cruciale pour lui, mais pas sûr que Wisconsin soit déjà enclin à lui mettre un concurrent dans les pattes, malgré la présence du senior QB Chase Wolf et surtout celle du redshirt freshman QB Deacon Hill

Pour ne rien arranger à la situation de Mertz, le groupe de cibles s’est quelque peu dépeuplé pendant l’intersaison. Kendric Pryor et Danny Davis ne sont plus éligibles, de même que Jake Ferguson, le principal repère du quarterback en 2021. Pour faire simple, sans compter les running backs, c’est une production de 470 yards qui revient sur le campus de Madison, tous receveurs confondus ! 

Dans le secteur écarté, la principale cible devrait être le junior WR Chimere Dike, intéressant sur la possession mais pas encore assez explosif. Cette plus-value pourrait être apportée par le transfert de UCLA, WR Keontez Lewis, notamment sur du jeu profond. En replaçant son fils et ancien cornerback, WR Dean Engram, au poste de receveur, Bobby Engram, s’offre également deux autres profils de speedster intéressant avec le junior WR Stephan Bracey. Lancés dans le grand bain lors du dernier Las Vegas Bowl, les redshirt freshmen WR Markus Allen et WR Skyler Bell savent qu’ils ont une bonne carte à jouer, au vu d’une hiérarchie vacillante. 

Plein centre, c’est un duo qui devra prendre la suivre de Ferguson. Encore faut-il qu’il reste en forme, le senior TE Jack Eschenbach et le junior TE Clay Cundiff ayant tous deux manqués les camps printaniers après des blessures de longue date. Si le besoin s’en fait sentir, le junior TE Hayden Rucci et le senior TE Jaylan Franklin ont déjà dépanné en 2021. 

Sur le jeu au sol, les Badgers espèrent ne pas vivre les mêmes péripéties que l’an passé. Car en perdant coup sur coup Jalen Berger (parti à Michigan State via le portail des transferts), en raison d’une suspension, puis l’ancien de Clemson RB Chez Mellusi (815 yards, 5 TD), sur blessure, ils n’ont pas toujours été aidés dans ce domaine. Pourtant, l’éclosion du sophomore RB Braelon Allen a transformé la saison du programme de Madison. Recruté en tant que safety, puis replacé dans le backfield offensif, le natif de Fond du Lac a été une vraie patte de lapin en 2021 : à chaque fois qu’il a franchi la barre des 100 yards au sol, Wisconsin s’est imposé. Avec des prestations à 228 yards contre Nebraska, la jeune pépite semble en avoir sous le pied, et suivre la lignée des dernières stars locales Melvin Gordon et Jonathan Taylor. L’expérience est assez notable derrière le quarterback, car hormis Allen et Mellusi, les seniors RB Isaac Guerendo et RB Brady Schipper ainsi que le junior RB Julius Davis ont au moins cumulé 100 yards au sol sur le dernier exercice. 

RB Braelon Allen, Wisconsin – Crédit photo : Jeff Hanisch-USA TODAY Sports

Pour aider Graham Mertz et le jeu au sol dans leur quête respective, Wisconsin s’appuiera comme toujours sur une ligne offensive de qualité, avec des recrues de standing au fil des dernières saisons. Certes, le départ du tackle gauche, Logan Bruss, troisième tour de la dernière draft (Los Angeles Rams) va devoir être compensé, mais Paul Chryst et sa bande ont sérieusement anticipé cela. Le senior LT Tyler Beach est pressenti pour passer durablement à gauche et aura à ses côtés le sophomore LG Jack Nelson, déjà solidement ancré dans le quintet. A droite, s’il a rendu d’excellents services sur l’extérieur, le polyvalent sophomore RG Tanor Bortolini devrait être plus à l’aise en tant que guard et laisser les coudées franches à l’éternel espoir RT Logan Brown en tackle, si ce dernier réussit à enfin rester en forme. S’il déçoit de nouveau, Wisconsin possède deux forces de la nature et anciennes recrues 4 étoiles en réserve, avec les redshirt freshmen OT Nolan Rucci et OT Riley Mahlman. Le junior C Joe Tippmann complétera le groupe de titulaires, OL Michael Furtney et OL Trey Wedig servant d’options supplémentaires sur la rotation. 

Un backfield défensif tout neuf 

S’il est bien une satisfaction constante sur le campus de Madison, c’est bien la défense. Constamment dans le top 10 du pays, en termes de points concédés, depuis 2019, le groupe de Jim Leonhard s’est montré capable de mettre une pression permanente sur le quarterback adverse. Les 39 sacks enregistrés l’an passé en attentent, malgré le départ de joueurs cadres, notamment sur la position de linebacker. 

Le duo Leo Chenal – Jack Sanborn a en effet rejoint la NFL, sur l’intérieur du deuxième rideau. La nouvelle star défensive se trouve pourtant sur l’extérieur de celui-ci, avec le supersonique junior OLB Nick Herbig. Meilleur sackeur des siens la saison dernière, avec 9 unités, il sera épaulé par le polyvalent senior OLB C.J. Goetz, même si le sophomore OLB Aaron Witt et les deux pépites redshirt freshmen OLB Darryl Peterson et OLB T.J. Bollers attendent leur heure. 

Le poste d’inside linebacker est désormais celui avec le moins d’expérience, mais il a rarement été une déception sous la coupe de Paul Chryst et Jim Leonhard. Le junior MLB Tatum Grass part en pole position pour occuper le poste de run stopper, du haut de ses 63 petits snaps en 2021. Il devrait être en concurrence avec l’autre junior ILB Spencer Lytle. Sur le rôle plus hybride occupé par Chenal, le sophomore WLB Jordan Turner semble avoir marqué de précieux points sur son faible temps de jeu de 2021. Son aptitude à être un playmaker (2 interceptions en 4 matches) pourrait le placer devant le junior ILB Maema Njongmeta dans la hiérarchie pour le moment.  

DL Keeanu Benton (#95), Wisconsin – Crédit photo : Sports Illustrated

Si le deuxième rideau est prépondérant pour créer de la pression, la ligne défensive s’est également améliorée dans ce domaine. Avec 2 sacks et demi et 5 plaquages pour perte en 2021, le senior NT Keeanu Benton est l’un des nose tackles les plus aptes à percer la poche adverse. Le départ à ses côtés d’un vaillant Matt Henningsen n’est pas négligeable, mais la rotation a été préparée au niveau du recrutement. Le senior DE Isaiah Mullens et le junior DE Rodas Johnson devraient être le plus souvent sollicités, mais le junior DE Gio Paez, le sophomore DE James Thompson, voire l’ancien transfert d’Oregon, DE Isaac Townsend, ont des arguments pour faire souffler leurs partenaires. 

Le backfield défensif est un cas particulier de cette intersaison. Malgré le départ de ses quatre titulaires de la dernière campagne, le groupe ne s’est pas particulièrement affaibli. Il faut dire que le portail des transferts a rendu de fiers services. Révélé la saison dernière, comme le cornerback numéro 1 de UCLA, CB Jay Shaw (4 passes défendues, 2 interceptions) a exporté ses talents dans le nord-est du Etats-Unis et devrait avoir comme binôme le senior CB Alexander Smith, le junior CB Semar Melvin voire CB Justin Clark, transfuge de Toledo et vieille connaissance du coach des defensive backs, Hank Poteat. Ancien de Kentucky, DB Cedrick Dort a lui les aptitudes pour dépanner sur le poste de nickelback sur des formations adaptées. 

Plein centre, la déchirure des ligaments du senior S Travian Blaylock a été un coup dur au printemps, annihilant d’avance son exercice 2022. Mais l’ancien walk-on SS John Torchio a gagné peu à peu ses galons dans l’arrière-garde des Badgers et devrait chapoter l’ancienne recrue 4 étoiles FS Hunter Wohler, grand espoir local. Au cas où, Wisconsin a attiré l’ancien safety de Utah FS Kamo’i Latu, plus expérimenté et encore un poil plus aguerri contre la passe. 

Un kicker prêt à sortir de l’ombre 

Sur les phases d’équipes spéciales, le principal changement est le remplacement du kicker K Collin Larsh. Un rôle de botteur désormais endossé par l’ancien d’Arkansas, K Vito Calvaruso, barré par Cam Little à Fayetteville et qui s’occupait jusque-là des coups de pied d’engagement. Le senior P Andy Vujnovich reprend du service sur les phases de punt, et les receveurs KR Stephan Bracey et PR Dean Engram devraient continuer de sévir sur les retours. 

Calendrier 

Niveau programme, Wisconsin n’a pas forcément été gâté. En croisant avec Ohio State et Michigan State, dans la division Est, les Badgers n’avaient déjà pas en soi un cadeau, mais le fait de jouer ces deux formations en déplacement entre début septembre et mi-octobre va les obliger à ne pas reproduire les mêmes erreurs que l’année dernière. Le mois de novembre s’annonce extrêmement costaud, dans une division Ouest qui apparait plus disputé qu’il n’y parait, avec trois finalistes potentiels, Iowa, Nebraska et Minnesota au menu de l’équipe de Madison. 

Source : FBS Schedule

Conclusion 

Pour remettre la main sur le titre de division Big Ten West, Wisconsin ne devrait pas forcément tout révolutionner, et misera sur les clés du succès habituels : une grosse défense et un jeu au sol inarrêtable. La seule variable par rapport à 2021 sera incontestablement le niveau du quarterback des Badgers, car limiter les erreurs à la passe sera sans doute un élément déterminant pour le bon rendement des joueurs de Paul Chryst. Malgré un calendrier pas toujours indulgent, les Badgers ont de quoi aller chercher au moins neuf succès et devront mieux gérer les confrontations face à des gros poissons. 

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.1

Résumé

Points forts :
– Un des meilleurs coureurs du pays.
– Une ligne offensive à fort potentiel.
– Une pression défensive permanente.

Points faibles :
– L’inconstance de QB Graham Mertz.
– Le manque d’expérience des inside linebackers.
– Le changement de kicker.

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Preview

Preview 2022 : Penn State Nittany Lions

Après deux saisons décevantes, les Nittany Lions devront retrouver leurs fondamentaux – et leur jeu au sol ! -afin de redevenir un prétendant dans une division Big Ten East compétitive.

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Crédit photo : USA Today Sports

Toute l’équipe TBP reprend la plume et vous propose une série de previews exclusives afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On continue aujourd’hui avec les Nittany Lions de Penn State.

Penn State Nittany Lions

Big Ten

Division East
 

En 2021 : 7-6, 4-5 Big Ten.
Head coach : James Franklin, 9ème année (67-34). Résultats en carrière : 91-49.
Coordinateur offensif : Mike Yurcich.
Coordinateurs défensifs : Manny Diaz, Anthony Poindexter.
Titulaires de retour : 11 (6 en attaque, 4 en défense), kicker.
Joueurs clés partis : WR Jahan Dotson, OT Rasheed Walker, DE Arnold Ebiketie, LB Brandon Smith, LB Ellis Brooks, CB Tariq Castro-Fields, S Jaquan Brisker, P Jordan Stout.
Joueurs à suivre : QB Sean Clifford, WR Mitchell Tinsley, WR Parker Washington, WR KeAndre Lambert-Smith, C Juice Scruggs, DT PJ Mustipher, DE Adisa Isaac, LB Curtis Jacobs, CB Joey Porter Jr., S Ji’Ayir Brown. 

Les ressources malgré l’inconstance. Auteur d’une belle fin de saison 2020, dans une campagne tronquée par la Covid et démarrée par un affreux bilan de 0-5, Penn State pensait bien avoir trouvé la bonne formule la saison passée, en commençant par cinq succès en autant de rencontres et en s’offrant le scalp de programmes comme Wisconsin et Auburn. Que nenni. Le manque de rendement offensif et un calendrier pas vraiment indulgent ont vite eu raison des Nittany Lions, auteurs d’une fiche peu flatteuse de 2-6 à partir de début octobre. 

De l’aveu même du head coach James Franklin, cette irrégularité chronique sur le terrain s’explique en partie par une instabilité globale au niveau des instances du programme. Dans cette optique, l’arrivée de l’ancien directeur athlétique de Boston College, Patrick Kraft, en remplacement de la néo-retraitée Sandy Barbour, apparait comme une bonne nouvelle. Celui qui a notamment contribué au développement sportif de Temple à la fin des années 2010, collaborant efficacement avec Matt Rhule au sein du programme de foot, arrive avec plein d’ambitions pour renforcer les infrastructures d’University Park et se montrer compétitif avec les autres places fortes de la conférence Big Ten, dans la course au recrutement et aux contrats NIL. 

D’un point de vue sportif, le programme de Pennsylvanie peut compter sur de solides arguments, malgré un énième changement dans le coaching staff, avec le départ du coordinateur défensif Brent Pry vers Virginia Tech et le retour de 10 titulaires sur 22 sur les positions offensives et défensives. Penn State peut-il réellement croire à la reconquête d’un titre de conférence, glané en 2016 ? Eléments de réponse. 

QB Sean Clifford, Penn State – Crédit photo : Barry Reeger, AP

Des Lions enfin dans la course ? 

Pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné chez les Nittany Lions en 2021, il ne faut malheureusement pas aller bien loin. Car offensivement, pour la première année du coordinateur Mike Yurcich, les prestations ont été décevantes voire pire. 90e attaque du pays, en termes de points marqués par sortie (25), Penn State a composé avec une ligne en perdition, un backfield sans réelle vedette et un poste de quarterback parfois affligeant, surtout après les pépins physiques du « super-senior » QB Sean Clifford (3 107 yards, 21 touchdowns, 8 interceptions en 2021). La défaite subie à Iowa est en soi un résumé presque caricatural de la saison des joueurs de James Franklin, entre solidité défensive et offrandes permanentes de l’attaque. 

Souvent décrié depuis sa nomination comme titulaire, Clifford va enfin pouvoir préparer cette nouvelle saison avec un cahier de jeu connu. Avant Mike Yurcich, le quarterback avait ainsi travaillé sous les ordres Joe Moorehead, Ricky Rahne et Kirk Ciarrocca lors de ses quatre premières années sur le campus. Difficile de trouver de vrais automatismes pour celui qui apparait avant tout comme un game manager. Si coach Franklin semble lui maintenir sa confiance, le recrutement indique qu’il n’a plus beaucoup de droits à l’erreur. Auteur d’une belle prestation contre Rutgers, en 2021, le Canadien QB Christian Veilleux a marqué des points précieux, mais devra lui-même se méfier du freshman QB Drew Allar, ancienne recrue 4 étoiles et appelé à devenir le futur playcaller de l’attaque locale. 

Quel que soit l’homme fort derrière le centre, il devrait pouvoir composer avec une escouade de cibles séduisante sur le papier. Certes, la star Jahan Dotson est partie rejoindre la NFL, du haut de son statut de premier tour de draft, mais il existe des solutions pour compenser son impact. A l’aise dès sa première année, le sophomore WR Parker Washington (820 yards, 4 TD) semble en passe de devenir le nouveau go-to-guy de l’équipe, épaulé dans cette tâche par WR KeAndre Lambert-Smith (521 yards, 3 TD) et l’un des transferts offensifs les plus intrigants de l’intersaison, WR Mitchell Tinsley, auteur de 1 402 yards et 14 touchdowns l’an passé à Western Kentucky, en faisant l’un des receveurs les plus productifs du pays ! Auteur d’un touchdown sur ses 3 seules réceptions de 2021, le sophomore WR Malick Meiga pourrait être un peu plus incorporé dans le système de jeu, de même que le mobile WR Mason Stahl. Historiquement, les armes aériennes ne se limitent pas aux extérieurs à Penn State, et un solide trio de tight ends pourra aussi se démarquer pour Clifford et sa bande. Le junior TE Brenton Strange et le sophomore TE Theo Johnson ont tous les deux franchi la barre des 200 yards malgré le faible rendement offensif et les autres cibles présentes, et ils auront à cœur de progresser un peu plus statistiquement. Utilisé avec parcimonie, TE Tyler Warren a la taille pour poser des problèmes en homme à homme et être utile en zone rouge. 

WR Parker Washington, Penn State – Crédit photo : Matthew O’Haren, USA Today

Si dans les airs, il y a des signes encourageants, le jeu au sol alerte beaucoup plus. Dans un programme réputé pour ses porteurs de ballon, les départs successifs de Saquon Barkley et Miles Sanders ont laissé un trou béant. Pour preuve, aucun coureur n’a franchi la barre des 100 yards sur un match en 2021. Une aberration ! Joueur le plus productif dans cet exercice l’an passé (530 yards, 2 touchdowns), le sophomore RB Keyvone Lee doit encore gagner en constance malgré quelques fulgurances. Son pendant de l’an dernier, Noah Cain, a mis les voiles pour LSU, ce qui devrait redistribuer les cartes. Les anciennes recrues 4 étoiles RB Devyn Ford et RB Caziah Holmes auront leur mot à dire, mais tous les regards sont déjà braqués sur les true freshmen RB Kaytrone Allen et RB Nick Singleton, ce dernier ayant été une des principales recrues de la dernière cuvée nationale ! Vous avez parlé d’ambition ? 

Pour être pris au sérieux, Penn State devra afficher plus de rigueur sur la ligne offensive. Longtemps un point noir du début de mandat de James Franklin, la O-Line avait montré des signes de progression, avant de s’écrouler de nouveau au fil des derniers mois. Outre les lacunes pour libérer des brèches au sol, d’où les chiffres du backfield, le pass pro a été exposé face à des programmes réputés dans la conférence, cédant 34 sacks sur l’ensemble de l’exercice, soit le 94e rang national dans ce domaine. Le fait que 3 titulaires sur 5 soient partis n’apparait donc pas forcément comme une mauvaise nouvelle, mais il va falloir que la nouvelle garde, recrutée avec beaucoup d’attente, confirme. Le premier remaniement au sein du quintet, c’est le repositionnement du « super-senior » C Juice Scruggs de guard à centre. Son rôle de leader sera crucial pour entourer le sophomore LT Olu Fashanu et le redshirt freshman LG Landon Tengwall à sa gauche. A droite, l’expérience est plus notable, avec les juniors RG Sal Wormley et RT Caedan Wallace. Mais le transfert du guard de Cornell, RG Hunter Nourzad et l’arrivée du massif lineman RT JB Nelson, en provenance du Junior College, incitera les concernés à ne pas s’endormir sur leurs lauriers. 

L’effet Diaz en défense ? 

Une défense qui plie mais ne rompt pas. Symbolisée par un mental à tout épreuve et une faculté à réaliser des jeux clés quand il le faut, l’escouade défensive des Nittany Lions a été une vraie force de dissuasion, et ce malgré un pass rush pas toujours incisif. En 2021, Penn State a décroché 27 sacks, dont le tiers par le seul Arnold Ebiketie, lui aussi parti chez les rangs professionnels. 

En perdant son coordinateur défensif, Brent Pry, devenu head coach de Virginia Tech, James Franklin avait sans doute l’envie que son successeur booste plus le premier rideau. Place donc à Manny Diaz, devenu persona non grata en tant que head coach de son programme des Miami Hurricanes, mais qui en tant que stratège, a toujours su générer des lignes défensives de qualité. Cela tombe bien, car malgré le départ d’Ebiketie, la rotation ne manque pas dans ce secteur de jeu. 

Manny Diaz, coordinateur défensif de Penn State – Crédit photo : Reading Eagle

La première nouvelle importante, c’est le retour de blessure du junior DE Adisa Isaac, blessé au tendon d’Achille lors des camps d’été 2021 et rapidement out pour la saison. Son apport sur le pass rush sera déterminant, de même que celui d’un autre junior, DE Smith Vilbert, auteur de trois sacks lors du dernier Outback Bowl contre Arkansas. Le senior DE Nick Tarburton (29 plaquages) apportera sa contribution sur le jeu au sol, encadrant par la même occasion pas mal de jeunes aux dents longues, comme les sophomores DE Amin Vanover et DE Chop Robinson, ce dernier étant une recrue 4 étoiles transfuge de Maryland. Le freshman DE Rodney McGraw pourra aussi avoir voix au chapitre, après la fin de saison prématurée de DE Zuriah Fisher

Plein centre, le retour qui fait plaisir, c’est celui du senior DT PJ Mustipher. Incapable de finir la dernière campagne à la suite d’une blessure au genou gauche, le roc défensif semble bien de retour pour faciliter l’intégration des ouailles du front seven. Il devrait retrouver un visage connu, avec la réintégration prévue du junior DT Hakeem Beamon, suspendu pendant toute la campagne 2021 par James Franklin. Derrière eux, le junior DT Dvon Ellies et le sophomore DT Coziah Izzard (36 plaquages à eux deux) ont su profiter du temps de jeu offert lors de leurs absences et ont acquis une expérience salvatrice. On gardera également un œil sur le true freshman DT Zane Durant, pas mal utilisé dans la rotation lors des camps printaniers et qui semble beaucoup plaire à Manny Diaz. 

Si sur la ligne, des solutions existent pour compenser les départs, cela parait moins évident sur le groupe de linebackers, qui perd deux joueurs importantissimes avec Ellis Brooks et Brandon Smith. Un double exode qui fait désormais du sophomore LB Curtis Jacobs (61 plaquages) le nouveau taulier du deuxième rideau. Homme à tout faire, Jacobs s’est mué en playmaker au fil de la saison passée et sera l’une des attractions défensives de cette année. Des choix devront être faits pour l’épauler, et si l’ancien safety LB Jonathan Sutherland devrait être plus proche de la boite dans le nouveau système défensif, le poste de Mike devrait se jouer entre le sophomore LB Tyler Elsdon et le redshirt freshman LB Kobe King

S Ji’Ayir Brown et LB Jonathan Sutherland, Penn State – Crédit photo : Rich Graessle, Getty Images

Sur le secondary, beaucoup vont regretter le départ de Jaquan Brisker, désormais chez les Chicago Bears, et qui était aussi productif que respecté. Son impact a failli éclipser la campagne épatante de l’ancienne recrue de Junior College, le senior SS Ji’Ayir Brown (63 plaquages). Redoutable en homme-à-home face aux tight ends, le natif du New Jersey a décroché six interceptions en 2021, soit tout simplement le meilleur bilan comptable du pays ! Son binôme reste à identifier : si le junior FS Keaton Ellis a une longueur d’avance et plus de snaps au compteur, le retour du junior S Sebastian Costantini et surtout l’émergence attendue du redshirt freshman S Zakee Wheatley seront suivis de près. 

Sur les extérieurs, le junior CB Joey Porter Jr. a été moins clinquant qu’en 2020, la faute à des pénalités fâcheuses, mais le potentiel athlétique est indéniable pour lui permettre de devenir l’un des meilleurs cornerbacks du pays et potentiellement un premier tour de la prochaine draft. Le sophomore CB Kalen King, frère de Kobe, semble favori pour l’épauler, au nez et à la barbe des juniors CB Marquis Wilson et CB Johnny Dixon. Un autre junior, DB Daequan Hardy, devrait rester sur une position de nickelback qui semblait lui convenir l’an passé. 

Un seul être vous manque … ? 

Il n’est jamais évident de remplacer son kicker et son punter la même année. Surtout quand il s’agit de la même personne, à savoir Jordan Stout, sélectionné par les Baltimore Ravens, au quatrième tour de la dernière draft. Son rendement était tel que le senior K Jake Pinegar a dû redshirter l’an passé pour avoir la voie libre cette saison. En 2020, le bilan de l’intéressé était de 69% sur field goal, donc il faudra assurer et rassurer en tant que successeur. Côté punt, c’est le transfuge de Colgate, P Barney Amor qui a un léger ascendant dans la hiérarchie au début des camps, mais le true freshman P Alex Bacchetta a déjà une belle cote en Pennsylvanie. 

Sur les retours de coup de pied, stop ou encore ? KR Devyn Ford est de retour, et a amélioré sa moyenne de yards en 2021 (21 contre 18 l’année précédente) malgré un zéro pointé sur touchdown. Avec le départ de Jahan Dotson, préposé aux punts ces dernières années, le cornerback PR Marquis Wilson a le profil explosif pour sévir, surtout avec un temps de jeu plus limité que d’autres sur sa position défensive. 

Calendrier 

Certes, le calendrier de Penn State apparait moins démentiel qu’en 2021, mais comme l’an passé à Wisconsin, c’est en déplacement que les Nittany Lions vont démarrer leurs confrontations intra-conférence, au grand dam de James Franklin et Pat Kraft. Gare à l’erreur d’entrée donc, car le déplacement à Michigan arrive également très vite, à la mi-octobre. Toujours dans les visites périlleuses, « PSU » sera de passage chez les Auburn Tigers de Jeffrey M’Ba dès le 17 septembre et une victoire en terre SEC pourrait être bien vu à l’échelon national. Quoiqu’il en soit, le début de calendrier sera crucial, car les quatre dernières rencontres (Indiana, Maryland, Rutgers, Michigan State) paraissent clairement prenables pour finir sur les chapeaux de roues.

Source : FBS Schedule

Conclusion

Puncheur en 2021, Penn State va devoir devenir endurant et régulier pour être plus crédible dans sa conférence. Car avec deux bilans de 4-5 consécutifs intra-Big Ten, il apparait compliqué de jouer les premiers rôles. Les forces sont là, et le développement de jeunes stars est espéré sur des positions clés, comme running back ou les lignes. Mais il faudra avant tout jouer à l’unisson pour ne pas de nouveau se retrouver trop dépendant d’une escouade ou d’une individualité. James Franklin et Patrick Kraft savent qu’ils ont un chantier à ne pas négliger devant eux. Aller chercher au moins neuf succès serait une bonne manière de le démarrer efficacement. 

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Un groupe de receveurs chevronné.
– Un pass rush capable d’éclore avec Manny Diaz.
– Une profondeur globale intéressante.

Points faibles :
– Un gros turnover de titulaires.
– L’énigme jeu au sol et ligne offensive.
– La page qui se tourne sur équipes spéciales.

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