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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 28

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

Crédit photo : Dylan Buell/Getty Images

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Vingt-huitième édition (2019 – Semaine 12) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que la carrière universitaire de Tua Tagovailoa (QB Alabama) soit terminée, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Temple, mais la cinquième saison consécutive à plus de six victoires pour la première fois depuis 1971-1975 n’intéresse personne…

Tua, la tuile

La petite sortie du week-end à Starkville a tourné au cauchemar pour Alabama. Pas au tableau d’affichage puisque le Crimson Tide a facilement disposé de Mississippi State (38-7) mais QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD) s’est déboîté la hanche sur un placage juste avant la mi-temps et, un transport à l’hôpital et un diagnostic médical plus tard, la saison du quarterback titulaire de Bama est terminée. Après la rencontre, Nick Saban a expliqué qu’il avait prévu de sortir son quarterback titulaire à la fin de la série qui devait lui servir d’entrainement live au « 2-minute drill ». 

Même s’il n’est que dans sa troisième année à Tuscaloosa, il est probable que l’on ne revoit plus Tua dans un uniforme pourpre. Ou, pire, peut-être jamais dans un uniforme tout court. Avec, en plus, ses blessures précédentes aux deux chevilles, les scouts NFL pourraient estimer le risque trop grand. Ce serait une fin cruelle pour l’un des meilleurs QB à évoluer à Alabama et, sans doute, le meilleur de l’ère Saban.

La carrière de Tua Tagovailoa n’aura pas duré deux saisons, entre sa sortie du banc pour offrir le titre national à Bama contre Georgia (26-23) en 2017 et cette blessure (Tua a remplacé QB Jalen Hurts dans quelques matchs en 2017, mais qui s’en souvient ?). Et bien que Tua n’a pas mené le Crimson Tide au titre de SEC contre Georgia (35-28) en 2018 (Jalen Hurts a remplacé Tua, blessé à la cheville) et a perdu la finale du College Football Playoff 2019 contre Clemson (16-44), sa place est assurée au panthéon des quarterbacks d’Alabama.

Le cas LSU

LSU a dominé Ole Misss (50-38) pour rester invaincu (10-0, 6-0). Les Tigers ont terminé un quatrième match à 50 points ou plus cette saison, ce qui n’était plus arrivé dans le Bayou depuis 1908. QB Joe Burrow (32/42, 489 yards, 5 TD, 2 INT / 9 courses, 26 yards) continue de battre tous les records de passe à Baton Rouge : 268 passes complétées, 3687 yards, 41 TD dont 38 à la passe et huit matchs à plus de 300 yards à la passe, tous records sur une saison. En outre, son pourcentage de passes complétés en 2019 (78.5%) serait le plus haut de l’histoire de la NCAA si Joe Burrow parvient à le maintenir.

Louisiana State glane plus de 550 yards et marque près de 48 points en moyenne par match, ce qui paraît improbable pour quiconque a suivi le College Football ces dix-quinze dernières années.

Le seul petit problème de LSU ? Sa défense, 47ème de FBS… Contre Ole Miss, QB John Rhys Plumlee (9/16, 123 yards, 1 INT / 21 courses, 212 yards, 4 TD) s’est trimbalé dans la défense des Tigers. Et RB Jerrion Ealy (13 courses, 141 yards) a aussi profité de la journée portes-ouvertes. Les deux joueurs ont combiné pour plus de 350 yards et 10 yards par course. De quoi s’inquiéter à l’approche de la finale de SEC contre RB De’Andre Swift (Georgia) et des playoffs contre RB Travis Etienne ou la paire QB Justin Fields / RB J.K. Dobbins (Ohio State) ?

Depuis 2009, les dix champions nationaux ont tous eu une défense dans le Top 20, à l’exception d’Auburn en 2010 (mais les autres Tigers comptaient dans leur rang un certain Cam Newton…) et huit d’entre-elles avaient une défense dans le Top 10. Cette année, les principaux candidats au Playoff ont tous des défenses bien supérieures à celle de LSU : Ohio State 1ère, Clemson 2ème, Utah 4ème, Georgia 6ème et Oregon 14ème.

Crédit photo : OU athletics

On revient de loin

En s’imposant à Baylor (34-31), Oklahoma a réalisé le plus gros retournement de situation de son histoire, en remontant un déficit de 25 points contre les Bears. Menés 3-28 après moins de 20 minutes de jeu, les Sooners, pourtant privés de WR CeeDee Lamb ont finalement réappris à défendre et la machine QB Jalen Hurts (30/42, 297 yards, 4 TD, 1 INT / 27 courses, 114 yards) s’est enfin mise en route après une interception et un fumble perdu en premier quart temps qui ont tous deux menés à des touchdowns de Baylor. La vapeur s’est renversée et OU a conclu la partie en intercpetant QB Charlie Brewer (18/29, 194 yards, 2TD, 1 INT / 17 courses, 65 yards, 2 TD) à 29 secondes de la fin du match.

Cette remontée de 25 points est la plus large enregistrée par la NCAA (depuis 1937) contre une équipe avec un bilan de 9-0 ou mieux. Depuis l’instauration du College Football Playoff en 2014, l’intégralité des 162 équipes qui se sont retrouvées en cours de match avec un déficit de 25 points ou plus avaient, jusqu’ici, toutes perdu.

Avec cette victoire à l’arrachée, Oklahoma (9-1, 6-1) récupère la première place de la conférence Big XII à Baylor (9-1, 6-1). Les Bears recoivent Texas (6-4, 4-3) puis vont à Kansas (3-7, 1-6) et n’ont besoin que d’une victoire pour valider leur ticket pour la finale de conférence. Les Sooners sont dans la même situation avec TCU à domicile (5-5, 3-4) et un déplacement à Oklahoma State (7-3, 4-3). Une revanche explosive se profile à l’horizon…

Texas is back!

2018 était censée être la rampe de lancement du retour de Texas au plus haut niveau. Après une entame ratée à Maryland (29-34), les Longhorns avaient enchainé six victoires de rang, dont une contre USC (37-14) pour le prestige, mais surtout contre Oklahoma (48-45) à la Red River Rivalry. Les Horns s’étaient inclinés contre les Sooners lors de la revanche au Big XII Championship (27-39) mais avaient fini en beauté en dominant Georgia (28-21) au Sugar Bowl pour rendre une copie finale de 10-4.

Évidemment, tous les médias ont bondi sur le dos de la vache à longues cornes pour ce qui devait être une grosse saison 2019. Texas s’est incliné en début de saison contre LSU (38-45), ce qui n’a rien de honteux compte tenu de la saison jusqu’ici invaincue des Tigers, et se sont présentés à la Red River Rivalry avec un bon bilan de 4-1. Mais ils n’ont pas réitéré l’exploit de l’année passée et ont perdu contre leur rival (27-34). Cela a semble-t-il fait dérailler la machine qui a eu un mal de chien à se défaire de Kansas (50-48) puis a perdu à TCU (27-37) avant de gagner de peu contre Kansas State (27-24) et de perdre de peu aussi à Iowa State (21-23). Et voilà donc UT à 6-4 avant d’aller affronter Baylor (9-1, 6-1) puis de conclure contre Texas Tech (4-6, 2-5). Pas exactement la saison espérée et attendue par les fans…

Fin de série

273 matchs et 46 ans. C’est la durée de la série de matchs joués à guichet fermé par Notre Dame à South Bend. Avant ce week-end, le dernier match où les tribunes n’étaient pas pleines à Notre Dame Stadium était le 20 octobre 1973 contre Air Force (48-15). C’est contre une autre équipe des Forces Armées, Navy, que la série vient de s’achever, avec quasiment la même punition (52-20).

De façon assez triste, c’était la première fois depuis 1978 que les deux universités étaient classées dans le Top 25 au moment de s’affronter. Cette année-là, le Fighting Irish avait dominé les Midshipmen à Clevland (27-7).

Cette série de 273 matchs étaient la deuxième plus longue derrière l’intouchable Nebraska et ses 373 matchs, série en cours.   

L’info qui ne sert à rien (édition « frères sur le terrain »)

Contre UMass (45-6), le quarterback de Northwestern, Aidan Smith (7/13, 76 yards, 2 INT), a complété l’intégralité de ses sept passes pour WR Riley Lees (7 réceptions, 76 yards / 1 course, 4 yards). Aucun autre receveur des Wildcats n’a été crédité d’une réception.

Crédit photo : Iowa football

L’enfer de Kinnick

On entend souvent dire qu’il est difficile de gagner à Kinnick Stadium, surtout pour les équipes du Top 10. On se souvient notamment des défaites de #3 Michigan (13-14) en 2016 ou de #3 Ohio State (24-55) en 2017 ou encore de toute la peine du monde qu’a eu #4 Penn State à battre Iowa en 2017 (21-19) avec un TD à la dernière seconde pour quitter Iowa City avec une courte victoire.

BoG a voulu vérifier si la légende est réelle et si Kinnick Stadium est vraiment un piège pour les équipes du Top 10. Depuis 1999 et l’arrivée de Kirk Ferentz à la tête des Hawkeyes, le record d’Iowa contre des équipes du Top 10 est 10-22 dont 7-9 à domicile.

Plus impressionnant encore, lors de ses dix derniers matchs à Kinnick, Iowa est 5-1 contre le Top 7 (la seule défaite est contre Penn State en 2017).

Brothers in arms

Vendredi, Drew Ramsey et ses Elder Panthers ont dominé Liam Clifford et ses St. Xavier Bombers lors des demi-finales du playoff de division 1 de l’association sportive des lycées de l’Ohio (28-24).

Qu’à cela ne tienne, le lendemain, QB Sean Clifford (11/23, 179 yards, 1 TD / 10 courses, 55 yards, 2 TD) a vengé son petit frère en menant ses Penn State Nittany Lions à la victoire contre QB Peyton Ramsey (31/41, 371 yards, 1 TD / 12 courses, 31 yards, 2 TD) et ses Indiana Hoosiers (34-27).

L’info qui ne sert à rien (édition « frères dans la vie »)

Dans la famille Ramsey, je voudrais l’ainé Montana « Tanner » (nommé après Joe Montana), le cadet Peyton (nommé après Peyton Manning) et le benjamin Drew (nommé après Drew Bledsoe).

D’après les infos recueillies par BoG, le papa Doug, entraineur à Elder High School, n’est pas du tout obsédé par les quarterbacks…  

Réseaux sociaux

Puisqu’on parle de Sean Clifford, le quarterback de Penn State a effacé tous ses comptes sur les réseaux sociaux après avoir reçu des menaces de mort suite à la défaite des Nittany Lions à Minnesota (26-31) en Semaine 11.

BoG souhaiterait donc remercier Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat et toutes les autres applications qui permettent à tous les dégénérés de la planète d’exprimer leur si précieuse opinion en toute impunité à la face du monde. Votre contribution au bien-être social est sans commune mesure…

Crédit photo : Clemson Football

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a écrasé Mississippi State (38-7) mais perdu QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD) sur blessure à la hanche.

Clemson a détruit Wake Forest (52-3) avec un record égalé de quatre passes de touchdown pour QB Trevor Lawrence (21/276, 272 yards, 4 TD) dont trois pour WR Tee Higgins (4 réceptions, 64 yards, 3 TD). Les Tigers deviennent la troisième équipe, après Army en 1944 et Nebraska en 1972, à remporter quatre matchs consécutifs par plus de 45 points (Boston College 59-7, Wofford 59-14, à NC State 55-10 et WF 52-3). Les 50 ou plus points marqués lors de chacun de ces matchs égalent le record de quatre matchs d’affilé à plus de 50 points de la conférence ACC.

Florida State (6-5, 4-4) est devenu éligible à la post-saison en dynamitant Alabama State (49-12). Les Seminoles sont 2-0 depuis le licenciement de Willie Taggart mais il est peu probable qu’Odell Haggins, l’entraineur en chef intérimaire, soit définitivement investi. Le poste de Head Coach est toujours ouvert.

Michigan a fessé son petit frère Michigan State (44-10) pour la cinquième défaite de rang des Spartans (4-6, 2-5) qui devront impérativement s’imposer à Rutgers et battre Maryland pour aller en post-saison.

Northwestern a facilement dominé UMass (45-6). Les Wildcats, qui n’avaient marqué que 38 points au total lors de leurs cinq précédents matchs, étaient favoris de 39 points et ont gagné de… 39 points.

Notre Dame a coulé Navy (52-20) avec le troisième match à plus de cinq touchdowns pour QB Ian Book (14/20, 284 yards, 5 TD / 5 courses, 31 yards), ce qui établit un nouveau record de l’école.

Ohio State (10-0, 7-0) n’a pas couvert les 52 points de Las Vegas contre Rutgers (56-21) mais les Buckeyes ont signé leur dixième succès de plus de 24 points en dix matchs. Seul Nebraska en 1971 avait réussi un tel exploit avant tOSU. Cette année-là, la série des Cornhuskers s’étaient arrêtés au onzioème match contre Oklahoma (35-31). Les Bucks accueillent Penn State à Columbus pour leur onzième match et sont favoris de douze points.

Oregon a aisément disposé d’Arizona (34-6). Par la même occasion, les Ducks ont remporté la Pac-12 North et continuent leur retour dans la conversation pour le College Football Playoff.

Syracuse (4-6, 1-5) a écrabouillé Duke (49-6) et met fin à une série de quatre défaites consécutives (à NC State 10-16, Pittsburgh 20-27, à Florida State 17-35, Boston College 27-58). Il faudra gagner à Louisville (6-4, 4-3) et contre Wake Forest (7-3, 3-3) pour aller en bowl.

Utah a laminé UCLA (49-3) en forçant notamment cinq pertes de balles des Bruins. Les Utes (9-1, 6-1) n’ont plus qu’Arizona (4-6, 2-5) et Colorado (4-6, 2-5) entre eux et la finale de conférence Pac-12.

Virginia Tech (7-3, 4-2) a blanchi Georgia Tech (45-0) et prépare idéalement sa fin de saison et ses confrontations contre Pittsburgh (7-3, 4-2) et à Virginia (7-3, 5-2) qui décideront du vainqueur de l’ACC Coastal.

Cuillère de bois

Missouri était attendu comme l’une des possibles révélations de la saison et candidat au titre de la SEC East. Le transfert de QB Kelly Bryant de Clemson était censé être le facteur « X » qui allait emmener Mizzou au somment de la conférence.

Et, même après un raté à Wyoming en ouverture de la saison (31-37), Missouri est resté dans le radar des médias avec cinq succès consécutifs.

Puis, Mizzou s’est incliné successivement à Vanderbilt (14-21) et à Kentucky (7-29). Mais, avec Georgia et Florida encore à venir, Mizzou a mathématiquement conservé ses chances de remporter la division East de la SEC.

La théorie ne s’est pas traduite en pratique et les Tigers ont été balayé à Georgia (0-27) et contre Florida (6-23) en étant anémique en attaque. Après avoir marqué une moyenne de 39 points lors de ses six premiers matchs, Mizzou n’en a que marqué 27 lors de ces quatre derniers.

Missouri a donc un bilan de 5-5 qui devrait s’améliorer avec la venue de Tennessee (5-5, 3-3) et le déplacement à Arkansas (2-8, 0-6). Mais les Tigers sont toujours inéligibles à la post-saison suite à une sanction de la NCAA pour fraude académique en 2015 et 2016.

Crédit photo : Notre Dame Football

Tops

Un flambeau pour… WR Chase Claypool (7 réceptions, 117 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns aériens lors de la victoire de Notre Dame contre Navy (52-20).

Un brasier pour… RB Evan Hull (24 courses, 220 yards, 4 TD) et ses quatre touchdowns au sol lors de la victoire de Northwestern sur UMass (45-6).

Un feu d’artifice pour… RB Najee Harris (17 courses, 58 yards, 3 TD / 3 réceptions, 51 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns (trois au sol et un dans les airs) lors de la victoire d’Alabama à Mississippi State (38-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Jalen Hurst (30/42, 297 yards, 4 TD, 1 INT / 27 courses, 114 yards) et son interception et ses deux fumbles perdus lors de la victoire d’Oklahoma à Baylor (34-31).

Un seau d’eau pour… QB Dorian Thompson-Robinson (20/36, 219 yards, 2 INT) et des deux interceptions et deux fumbles perdus lors de la défaite de UCLA à Utah (3-49).

Un naufrage titanesque pour… Alabama qui, malgré la facile victoire à Mississippi State (38-7), a perdu lourd sur le terrain avec les blessures de QB Tua Tagovailoa (14/18, 256 yards, 2 TD), DT Raekwon Davis (1 placage) et WR Henry Ruggs III (3 réceptions, 39 yards).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. B1G : 1V – 0D (Total : 35V – 8D)
2. ACC(*) : 1V – 0D (Total : 32V – 14D)
Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
SEC : 0V – 0D (Total : 36V – 12D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 LSU – #4 Oregon
#2 Ohio State – #3 Clemson

On commence à y voir un peu plus clair dans la course au College Football Playoff. Ou bien… ?

En supposant que LSU batte Georgia au SEC Championship Game, que Ohio State batte Penn State ce week-end, que Clemson reste Clemson et qu’Oregon remporte la Pac-12, le CFP a ses quatre participants.

Avec deux défaites, Georgia sera éliminé. Mais si les Dawgs battent les Tigers, les deux équipes iront au Playoff et la Pac-12 et la Big XII n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

Avec la blessure de Tua Tagovailoa, Alabama finira par perdre son avantage sur Oregon/Utah, à moins que QB Mac Jones démolisse Auburn et que le Crimson Tide soit aussi fort sans Tua qu’avec.

Utah peut prendre la place d’Oregon en remportant leur probable confrontation en finale de conférence Pac-12.

Penn State est encore dans la course si les Nittany Lions s’imposent à Ohio State et remportent la revanche contre Minnesota (ou battent Wisconsin) au B1G Championship Game.

Oklahoma (ou Baylor) peut encore espérer mais il va falloir un peu d’aide devant…

Minnesota a encore son destin entre les mains : un titre de la B1G leur offre un ticket au CFP.

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. LSU (10-0)
2. Ohio State (10-0)
3. Clemson (11-0)
4. Georgia (9-1)
5. Alabama (9-1)
6. Oregon (9-1)
7. Utah (9-1)
8. Penn State (9-1)
9. Oklahoma (9-1)
10. Minnesota (9-1)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient (encore) à RB Jonathan Taylor qui, lors de la victoire 37-21 de Wisconsin à Nebraska (25 courses, 204 yards, 2 TD), est devenu le premier joueur de Wisconsin à passer plus de 200 yards à trois reprises à un même adversaire. C’est aussi la première fois qu’un tel exploit est réalisé en FBS depuis un quart de siècle. En outre, Jonathan Taylor est devenu le recordman de yards au sol pour un joueur de troisième année (5634 yards), devançant désormais Hershell Walker (5596 yards à Georgia en 1980-1982). Il n’a fallu que 836 courses au Badger pour atteindre sa marque, contre 1043 courses au Bulldog. Jonathan Taylor est désormais deuxième en B1G devant Archie Griffin (5575 yards) mais encore loin derrière Ron Dayne (7125 yards), dont le record n’est sauvé que parce que la star de Wisconsin sera professionnelle en 2020. Enfin, comme si tout ça ne suffisait pas, Jonathan Taylor a signé son onzième match à plus de 200 yards au sol depuis 2017, le reste de la conférence B1G en a douze pendant la même période…

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 39 : soirée historique à Bloomington

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : USA Today Sports

Trente-neuvième édition (2020 – Semaine 8) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Ryan Day se soit excusé pour avoir marqué un dernier touchdown contre Nebraska (52-17), on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Rice, mais le field goal qui tape quatre fois les montants (poteau droit, transversale, poteau gauche, transversale) pour priver les Owls d’une victoire sur Middle Tennessee (34-40, 2OT) n’intéresse personne…

Le retour de l’enfant prodige

Rutgers n’avait encore jamais remporté son premier match de la saison en conférence Big Ten : 10-13 contre Penn State en 2014, 3-28 à Penn State en 2015, 7-14 contre Iowa en 2016, 17-27 à Nebraska en 2017, 3-52 à Ohio State en 2018, 0-30 à Iowa en 2019.

En s’imposant à Michigan State (38-27), les Scarlet Knights ont mis fin à cette série. Ils ont par ailleurs signé leur première victoire en Big Ten depuis 2017 (31-24 contre Maryland) après 21 défaites consécutives en conférence. C’est aussi la première fois que Rutgers marque quatorze points dans le premier quart temps d’un match de conférence Big Ten.

Les hommes de Greg Schiano, de retour à Piscataway cette année après un premier mandat entre 2001 et 2001, ont été bien aidés par les sept pertes de balles des Spartans (deux interceptions et cinq fumbles) et deux quatrièmes tentatives stoppées. Rutgers n’a pas été exempt de tout reproche avec trois pertes de balles à son compte (une interception et deux fumbles).

La Big Ten est de retour ! Toute ? Non ! Car une équipe peuplée d’intellos…

QB Aiden Smith (86/171, 760 yards, 3 TD, 9 INT / 72 courses, 211 yards, 1 TD), TE Jason Whittaker (2 courses, 3 yards), DL Sam Miller (29 placages, 2.5 TFL) et S Travis Whillock (78 placages, 3.5 TFL, 1 sack) ont tous décidé de ne pas reprendre le football avec Northwestern.

Du coup, les Wildcats ont perdu leur quarterback et le meilleur vétéran de leur secondaire.

QB Peyton Ramsey (2019 : 204/300, 2454 yards, 13 TD, 5 INT), transféré d’Indiana à l’intersaison, et QB Hunter Johnson (2019 : 50/108, 432 yards, 1 TD, 4 INT), l’ancien transfert de Clemson, se disputent désormais le poste de titulaire aux commandes de l’attaque de Pat Fitzgerald.

Avantage pour l’heure à Peyton Ramsey (23/30, 212 yards, 1 TD / 7 courses, 47 yards, 1 TD) qui a débuté, et bien débuté, contre Maryland (43-3). Les 40 points d’écart contre les Terrapins marquent la plus grosse marge de victoire pour les Wildcats depuis 1970 (48-0 contre Illinois). Pour les Terps, c’est la plus sévère défaite en match d’ouverture depuis leur tout premier match de football en 1892 (0-50 à St John’s College).

QB Peyton Ramsey, Northwestern – Crédit photo : AP

Histoire d’arbitrage

En prolongation contre Penn State (36-35 OT), Indiana a décidé de jouer la gagne avec une conversion à deux points.

QB Michael Penix Jr (19/36, 170 yards, 1 TD, 1 INT / 4 courses, -18 yards, 1 TD) s’est chargé lui-même de la tâche en plongeant, ballon au bout du bras tendu, vers le pylône à l’entrée de la end-zone. La balle a touché la ligne de touche juste avant le pylône mais le corps arbitral a jugé que la pointe du ballon avait franchi le plan de l’en-but avant de toucher le sol. Les deux points ont été accordés aux Hoosiers qui ont donc battu les Nittany Lions.

Tout le monde n’a pas été convaincu de la décision des arbitres et le site de pari en ligne DraftKings a entrepris de rembourser les joueurs qui avaient misé sur une victoire de PSU.

Histoire de coaching

Scénario : vous êtes le Head Coach d’une équipe du Top 10 qui aspire au Playoff. Avec un peu moins de deux minutes à jouer, votre équipe est en tête 21-20 et en possession de la balle à dix yards de l’en-but adverse avec une première tentative a jouer. Il ne reste plus qu’un temps mort à votre adversaire.

Dans cette situation, vous :

  1. Appelez un jeu avec l’intention de faire gonfler le score.
  2. Mettez trois fois le genou à terre pour manger l’horloge que votre adversaire ne peut arrêter qu’une seule fois.

Si vous avez choisi 1, félicitations, un contrat de multimillionnaire vous attend à Penn State.

Si vous avez choisi 2, félicitations, vous avez un brillant avenir dans le coaching.

Oh, si vous avez choisi 2, votre équipe a finalement perdu le match.

Contre Indiana, Penn State menait 21-20 avec 1:47 à jouer et une première tentative à quatorze yards de l’en-but. Il aurait suffi de trois genoux au sol pour ne laisser qu’une vingtaine de seconde à l’horloge. Qu’il faille alors un field goal, un touchdown, ou un touchdown et une conversion à deux points à Indiana pour égaliser ou gagner, la tâche aurait été sacrément plus compliquée qu’avec une minute trente et un temps mort en poche. C’est pourtant ce dont Indiana a disposé pour aller égaliser, puis gagner en prolongation, après avoir volontairement laissé PSU marquer.

Le lion est mort ce soir

Avant le début de la saison, la majorité des experts considéraient Penn State comme le principal obstacle d’Ohio State dans sa course au titre national. Certains allaient même jusqu’à pronostiquer que les Nittany Lions pourraient prétendre à la couronne suprême, même privés de LB Micah Parsons (préparation à la NFL) et RB Journey Brown (problème de santé).

Contre Indiana (35-36 OT), le retour sur terre a été brutal. PSU n’a eu aucune inventivité en attaque sous la houlette du nouveau coordinateur offensif Kirk Ciarrocca, a commis trop de pénalités (10 pour 100 yards), a perdu trois ballons (2 interceptions et un fumble) et a manqué trois field goals. Les Nittany Lions se sont inclinés malgré plus de deux fois plus de yards offensifs (488 à 211). Ces trois dernières années, aucune équipe de FBS n’avait perdu en ayant 250 yards ou plus de production offensive que ses adversaires (366-0).

Surtout, les Nitts ont perdu à… Indiana. Avant cette rencontre, Indiana n’avait battu Penn State qu’une fois en 23 rencontres (44-24 en 2013 pendant la reconstruction post-Sandusky). Les deux dernières confrontations ont été plus serrées qu’à l’habitude (33-28 en 2018 et 34-27 en 2019) mais tout de même…

Dans la Big Ten East, les Hoosiers ont aussi perdu 24 matchs consécutifs contre Michigan et 25 rencontres d’affilée contre Ohio State. Pire, Indiana avait perdu 42 fois consécutivement contre une équipe du Top 10 avant d’affronter #8 Penn State, soit la plus longue série en conférence Big Ten et la seconde plus longue série en FBS derrière les 63 revers de suite de Wake Forest. La dernière victoire d’Indiana remontait à 1987 à #9 Ohio State (31-10) et vingt ans plus tôt à domicile (19-14 contre #3 Purdue).

Pour Penn State, ce revers à Bloomington est la huitième défaite en cinq ans en tant que membre du Top 10. Grande équipe ? Peut-être… Élite ? Long is the road…

RB Devyn Ford, Penn State – Crédit photo : Penn State Athletics

Auto-flagellation

BoG espère que Todd Gurley (RB, Atlanta Falcons) appellera Devyn Ford (RB, Penn State) pour lui dire que sa mésaventure peut arriver aux meilleurs. Contre Detroit, l’ancienne star de Georgia a marqué avec un peu plus d’une minute restante au temps réglementaire au lieu de manger l’horloge et tenter le field goal de la gagne. Cela a laissé le temps aux Lions d’aller marquer à leur tour pour remporter la partie (23-22).

Élite

Oui, James Franklin est une buse dans le management de l’horloge. Oui, à 7.5 millions de dollars par saison, c’est inadmissible. Oui, ses erreurs répétées coûtent à Penn State. Non, James Franklin n’est pas un mauvais entraineur dont les Nittany Lions devraient se débarrasser.

Si le boss de PSU était mauvais, Vanderbilt n’aurait pas joué trois des sept bowls de son histoire lors de trois années de James Franklin à Nashville. Et les Nitts n’auraient pas terminé trois fois dans le Top 10 lors des quatre dernières années et n’auraient pas remporté la conférence Big Ten cinq ans après le scandale Sandusky qui, de l’avis de tous les experts, aurait dû laisser le programme à l’état végétatif pendant au moins une décennie.

Donc, non, James Franklin n’est pas un mauvais Head Coach. Mais, non, il n’est pas élite non plus.

Pour apaiser les fans furieux qui réclament que l’on coupe les têtes de leurs HC pas assez bons pour eux et parce que leurs universités méritent tout de même bien mieux que ça, BoG a compilé le Top 10 des entraineurs élites de FBS :

  1. Saban
  2. Dabo
  3. Dabo
  4. Saban
  5. Saban
  6. Dabo
  7. Dabo
  8. Dabo
  9. Saban
  10. Dabo

Voilà la carte de crédit de BoG, allez faire votre marché et bon courage à tous…

Sonnez les matines

Purdue a entamé sa saison par une courte victoire contre Iowa (24-20) sans son Head Coach Jeff Brohm (covid) et sa star WR Rondale Moore (raison inconnue).

Qu’à cela ne tienne, WR David Bell (13 réceptions, 131 yards, 3 TD) a marqué tous les touchdowns des Boilermakers.

La défense de Purdue a aussi fait sa part avec deux fumbles recouverts, l’un sur sa ligne des 17 yards en première mi-temps et le second alors que les Hawkeyes menaient 20-17 en milieu de dernier quart temps. Iowa ne s’est pas facilité la tâche avec 10 pénalités pour 100 yards.

QB Joe Milton, Michigan – Crédit photo : Michigan Football

Quoi-terback goure où ?

Jim Harbaugh a entrainé Andrew Luck à Stanford et fait de Colin Kaepernick un quarterback NFL avec les San Francisco 49ers.

Le Head Coach de Michigan est considéré comme un expert du développement des quarterbacks. Pourtant, il aura fallu attendre sa sixième année à Ann Arbor pour qu’il fasse débuter la saison à l’une de ses propres recrues au poste.

Plus surprenant, l’efficacité à la passe des Wolverines sous l’ère Harbaugh est de 128.1. Elle était de 133.5 les cinq années précédentes, la dernière de Rich Rodriguez et les quatre de Brady Hoke.

En 2019, Michigan a terminé avec une efficacité de 138.2, bon pour 49ème en FBS. Par comparaison, Joe Burrow (ex-QB, LSU) a signé la meilleure performance de l’histoire de la FBS avec une note de 202 en 2019 et Mac Jones (QB, Alabama) est actuellement aux alentours de 220.

Pour son premier match, QB Joe Milton (15/22, 225 yards, 1 TD / 8 courses, 52 yards, 1 TD) a été plus qu’à la hauteur à Minnesota (24-49) avec une efficacité de 169.1.

Les Wolverines ont dominé les Gophers de la tête et des épaules avec une attaque équilibrée (225 yards dans les airs et 258 yards au sol) et 35 points en première mi-temps, le plus grand nombre de points jamais marqués par Michigan en première mi-temps contre une équipe du Top 25. Michigan a aussi produit 481 yards en 56 jeux, leur meilleure moyenne (8.6 contre 6.5 précédemment) de l’ère Harbaugh contre une équipe classée.

Michigan s’impose à Minneapolis pour la 17ème fois consécutive, plus longue série de victoires à l’extérieur dans une rivalité de la Big Ten. La dernière victoire des Hoosiers à domicile contre les Wolverines remonte à 1977 (16-0).

L’info qui sert à quelque chose

La saison de WR Jaylen Waddle, qui s’est fracturé la cheville sur le coup d’envoi du match d’Alabama à Tennessee (48-17), est terminée.

Cela n’a pas empêché Bama de punir Tennessee à Knoxville (48-27). QB Mac Jones (25/31, 387 yards / 5 courses, 4 yards, 1 TD) en a profité pour compléter ses onze premières passes et porter son total de passes consécutives (sur deux matchs) à 19, nouveau record de l’école.

Puisqu’on en est aux statistiques, Alabama a étendu sa série de matchs à 35 points ou plus à 18. Et Nick Saban est désormais 23-0 contre ses anciens assistants

Justement, Jeremy Pruitt, coordinateur défensif à Tuscaloosa en 2016-2017, a estimé que le fossé entre Tennessee et Bama se refermait. En 2017, il était du côté des punisseurs (47-7). BoG ne peut qu’être d’accord qu’il vaut mieux perdre 48-17 que 45-7…

Ten-nessee more like a one or two

Ce n’est pas que Tennessee est mauvais au football mais les Volunteers ne sont pas exactement des terreurs.

Avec la défaite à Alabama (7-48), les Vols ont désormais perdu 35 matchs consécutifs contre des équipes du Top 10, les dix dernières par une marge de près de 32 points et jamais par moins de 22 points.

Depuis son arrivée à Knoxville en 2018, Jeremy Pruitt est 15-15 et a perdu douze de ses quinze matchs par plus de trois touchdowns.

Oh, aïe, oh

Odell Beckham Jr (WR, Cleveland Browns) a été banni des installations sportives de LSU pour deux ans.

L’ancien receveur star des Tigers avait été vu distribuer des billets de $100 aux tout frais champions nationaux à l’issue du match contre Clemson (42-25).

Initialement, les « Benjamins » avaient été jugés faux mais un des joueurs présents ce soir-là a par la suite indiqué que l’argent était réel.

Pour éviter tout règlement de compte, BoG taira le nom du quarterback qui a cafté et souhaite bonne chance aux deux équipes de l’Ohio qui s’affrontent ce week-end en NFL… Pour la petite histoire, le Cleveland d’Odell Beckham Jr, dont la saison s’est terminée sur blessure au genou, a battu le Cincinnati de Joe Burow (37-34, OT).

Lane Kiffin, Ole Miss – Crédit photo : Justin Ford-USA TODAY Sports

Mississippi Burning

À la moitié de la saison SEC, tous les adversaires de Mississippi ont, jusqu’à présent, produit leur meilleur total de points offensifs :

Florida : 51 points (35-51)
Kentucky : 41 points (42-41 OT)
Alabama : 63 points (48-63)
Arkansas : 33 points (21-33)
Auburn : 35 points (28-35)

Avec 556 yards accordés en moyenne par match, Ole Miss est dernier des Power 5 et avant-dernier de FBS. Ses 44.6 points accordés en moyenne par match ne sont battus que par les 45.0 points de Kansas et par trois équipes de Big Ten (Illinois 45, Minnesota 49 et Nebraska 52) qui n’ont qu’un seul match sous les crampons.

Fauve contre chaton

Missouri a battu Kentucky (20-10) avec 43 minutes de possession de balle.

Les Tigers ont joué 92 jeux et produit 421 yards en attaque contre 36 jeux et 145 yards offensifs aux Wildcats.

Les joyeuses colonies de vacances !

L’Holiday Bowl est déjà en vacances.

Joué tous les ans en décembre à San Diego depuis 1978, le match de post-saison mettait, ces dernières années, le #4 de la Big Ten et le #3 de la Pac-12 aux prises.

Cette année, la conférence ACC devait remplacer la conférence Big Ten mais le comité d’organisation a décidé d’annuler la rencontre de gala, faute de pouvoir accueillir des spectateurs en Californie du Sud.

Palais Brongniart

Pour les afficionados de la Bourse qui veulent faire de bonnes affaires, voilà un investissement qui paraissait quasiment sans faille : Clemson, favori de 46 points contre Syracuse.

L’Orange, qui est la dernière équipe à avoir battu Clemson en saison régulière (27-24 en 2017), était donné gagnant à 40 contre 1 avant la rencontre et les Tigers à 1 contre 1000.

Apparemment, la probabilité ridicule n’a pas empêché un parieur de placer $8,600 sur la victoire de Clemson. Le succès de la bande à Dabo (47-21) a lui rapporté la faramineuse somme de $8.60…

Il aurait sans doute mieux fait de miser sur la première interception retournée pour touchdown de QB Trevor Lawrence (27/43, 289 yards, 2 TD, 1 INT / 4 courses, 17 yards) qui est une instance assez rare puisque celle contre Cuse est la première en carrière.

Phillip Brooks, Kansas State : Crédit photo : Kansas State Athletics

Sunflower Showdown

Kansas State affrontait Kansas dans la rivalité des tournesols (ça fait peur…) avec une caractéristique amusante : les Wildcats avaient, jusque-là, été dominés en production offensive par leurs trois premiers adversaires de conférence mais avaient, à chaque fois, remporté la rencontre.

À Oklahoma (38-35) : 334 yards contre 387 yards
Texas Tech (31-21) : 206 yards contre 267 yards
À TCU (21-14) : 289 yards contre 342 yards

Contre les Jayhawks, KSU n’a pas fait dans le détail (55-14) mais n’a pas outrageusement dominé cette fameuse production offensive (381 yards contre 320 yards).

C’est O-Kay !

Vite, sans réfléchir, quelle équipe (ayant joué plus d’un match) est actuellement la meilleure défense des Power 5 ?

Tic, toc, tic, toc….

Et la réponse est… Oklahoma State !

Petit binoclard lèche-cul du premier rang : « Pardon, Monsieur, excusez-moi, en fait je crois que c’est Notre Dame la meilleure défense des P5. »

BoG : « Notre Dame… Ah, oui, pu!@i#, ils sont en ACC ces c… cette année… Bon, oubliez ce que j’ai dit, la meilleure défense des Power 5 est Notre Dame (9.8 points par match) ! (Mais bon, tout de même, Oklahoma State, ils ne défendent pas trop mal pour l’instant cette année…).

Bon, en quatre matchs, OK State n’a accordé que 48 points, ce qui ressemble plutôt à sa moyenne par match d’habitude :

Tulsa : 7 points (16-7)
West Virginia : 13 points (27-13)
À Kansas : 7 points (47-7)
Iowa State : 21 points (24-21)

Les douze points par match accordés en défense par les Cowboys sont quasiment dix de mieux que la deuxième meilleure défense de la conférence Big 12, celle de West Virginia (21.8 points par match). Les protégés de Mike Gundy sont pourtant plus généreux (303 yards par match) que les Mountaineers (262 yards par match) mais leur ligne d’en-but reste plus infranchissable.

Bon, l’autre OSU (ou l’autre autre OSU ?) n’a pas non plus affronté que des terreurs offensives mais les 21 points concédés contre Iowa State (24-21) sont presque moitié moins qu’Oklahoma que les Cyclones ont battu (37-30) début octobre.

Bien entendu, RB Breece Hall (20 courses, 185 yards, 1 TD) a trouvé la faille sur un touchdown de 66 yards et s’est offert un autre jogging de 70 yards mais, pour le reste, le jeu au sol d’ISU n’a produit que 2.9 yards par course.

OK-State est aussi redoutable sur troisième tentative avec plus de 80% de succès en défense :

0/12 pour Tulsa, 6/17 pour West Virginia, 1/14 pour Kansas et 3/13 pour Iowa State.

Lors d’une saison où la SEC a, pour l’heure, abandonné la défense et distribue les touchdowns comme des petits pains, la défense d’Oklahoma State est-elle une aberration et le résultat de quatre matchs contre des paillassons ?

On ne devrait pas tarder à le savoir puisque les trois prochains adversaires des Cowboys sont Texas, Kansas State et Oklahoma.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds 2 TD, 1 INT 9 courses, 20 yds 1 TD0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD, 1 INT 14 courses, 51 yds 1 TD00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT 15 courses, 71 yds 1 TD0
S9Texas Tech  Texas  
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total30

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

QB Graham Mertz, Wisconsin – Crédit photo : SI

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a embarrassé Tennessee (48-17) avec trois nouveaux touchdowns de RB Najee Harris (20 courses, 96 yards, 3 TD) qui a atteint la marque de quatorze touchdowns en cinq matchs, la meilleure moyenne de l’histoire du Tide après cinq rencontres.

Kansas State a étrillé Kansas (55-14) et ne semble toujours pas handicapée par l’absence définitive de QB Skylar Thomson.

LSU a gifflé South Carolina (52-24) avec une solide performance de QB TJ Finley (17/21, 265 yards, 2 TD, 1 INT / 8 coruses, 24 yards, 1 TD) qui remplaçait QB Myles Brennan, blessé.

Louisville a fessé Florida State (48-16) avec trois réalisations au sol de RB Javian Hawkins (16 courses, 174 yards, 3 TD).

Northwestern a trucidé Maryland (43-3) pour la 100ème victoire de Pat Fitzgerald à Evanston.

Notre Dame a écrasé Pittsburgh (45-3) et maintenu la traditionnellement puissante attaque au sol des Panthers à 44 yards.

Ohio State a corrigé Nebraska (52-17) et signé sa treizième victoire de plus de dix points en Big Ten, record historique de la conférence.

Wisconsin a terrassé Illinois (45-7) et QB Graham Mertz (20/21, 248 yards, 5 TD) a déjà battu ou égalé trois records de l’école pour sa première titularisation : nombre de passes complétées consécutivement (17), pourcentage de complétion (95.2%) et nombre de touchdowns à la passe (5, égalé). Malheureusement pour la meilleure recrue au poste de l’histoire des Badgers, il a été testé positif au covid et manquera trois semaines.

Cuillère de bois

Une semaine après avoir créé l’exploit contre North Carolina (31-28), Florida State a été puni à Louisville (16-48).

En six rencontres, FSU a déjà accordé 210 points, soit 35 points de moyenne par match, soit le plus gros total de l’histoire de l’école à ce stade de la compétition. Heureusement pour les Seminoles, la saison ne compte que onze matchs cette année.

  • Les résultats des Noles :
  • Contre Georgia Tech : 13-16
  • à Miami : 10-52                    
  • Contre Jacksonville State : 41-24
  • à Notre Dame : 26-42
  • Contre North Carolina : 31-28
  • à Louisville : 16-48

Tops

Un flambeau pour… LB BJ Ojulari (4 placages, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la victoire de LSU contre South Carolina (52-24).

Un brasier pour… WR Phillip Brooks et ses deux touchdowns sur retour de punt lors de la victoire de Kansas State contre Kansas (55-14).

Un feu d’artifice pour… DB Nick Andersen (11 placages, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la victoire de Wake Forest contre Virginia Tech (23-16).

QB Taulia Tagovailoa, Maryland – Crédit photo : Nam Y. Huh, AP

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Taulia Tagovailoa (14/25, 94 yards, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Maryland à Northwestern (3-43).

Un seau d’eau pour… QB Joey Yellen (10/27, 101 yards, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Pittsburgh contre Notre Dame (3-45).

Un naufrage titanesque pour… QB Rex Culpepper (10/26, 175 yards, 1 TD, 3 INT) et son fumble perdu et ses trois interceptions lors de la défaite de Syracuse à Clemson (21-47).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Georgia
#2 Clemson – #3 Alabama

Cette course au Playoff va vraiment être ennuyante… Ohio State n’a pas été parfait mais, quand on s’excuse d’avoir trop marqué, c’est que les choses ne vont pas si mal (sauf si on s’appelle Penn State)… Clemson n’a pas collé 50 pions à Syracuse (47-21) et Dabo n’était pas très content que la victoire ne suffise pas aux journalistes trop gâtés qui suivent son équipe… Alabama a perdu Jaylen Waddle mais devrait avoir suffisamment de flèches à son arc pour atteindre le SEC Championship Game invaincu et valider son ticket pour le Playoff  indépendamment de son résultat contre… Georgia était au repos cette semaine. Notre Dame (oui, oui, le binoclard, on sait !) pourrait-elle pousser les Dawgs en dehors du dernier carré ? Deux semaines avant la réponse contre Clemson…

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Michael Penix Jr (19/36, 170 yards, 1 TD, 1 INT / 4 courses, -18 yards, 1 TD) et ses deux courses gagnantes sur conversion à deux points qui ont permis à Indiana d’accrocher la prolongation puis de battre Penn State (36-35 OT) pour la première victoire des Hoosiers contre une équipe du Top 10 depuis 1987.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 38 : la folie Mac Jones

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Getty Images

Trente-huitième édition (2020 – Semaine 7) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Nick Saban est toujours invaincu contre ses anciens assistants (22-0), on va surtout se concentrer sur les conférences Power. Désolé Memphis, mais la victoire contre UCF (50-49), la première depuis 1990 qui met fin à une série de treize défaites consécutives des Tigers contre les Knights, n’intéresse personne…

L’école des fans

Allez, hop, au diable les conventions, cette année tout le monde gagne !

La NCAA a confirmé que, moyennant une qualification à des critères académiques, toutes les équipes seraient éligibles à un bowl de fin de saison, indépendamment de leur bilan sur le terrain.

Il y a 39 bowls prévus cette année et, de ce fait, 78 places pour les 127 équipes de FBS et les organisateurs de ces bowls sont donc autorisés à sélectionner leurs participants sur les critères qu’ils désirent (attractivité, nombre de fans, etc.)

Kansas, Rutgers, Vanderbilt : Joyeux Noël !

La marée pourpre

Choc de Titans entre la meilleure attaque (Alabama, 51.0 points marqués par match) et la meilleure défense (Georgia, 12.3 points accordés par match) du pays, en termes d’efficacité. C’est la quatrième fois seulement depuis 2005 que les deux unités nº1 s’affrontent, les trois autres occurrences étaient en finale du championnat national : USC-Texas (2005), Alabama-Clemson (2018) et LSU-Clemson (2019). La défense a remporté les deux premiers matchs et l’attaque avait prévalu l’an dernier.

Cette année, le suspense a duré une mi-temps et puis Alabama a georgisé Georgia en seconde mi-temps. Les Bulldogs menaient à la pause (24-20) mais n’ont pas mis le moindre point au retour des vestiaires. Au contraire, le Tide a marqué par trois fois par ses trois mousquetaires : RB Najee Harris (31 courses, 152 yards, 1 TD / 1 réception, 10 yards), WR DeVonta Smith (11 réceptions, 167 yards, 2 TD) et WR Jaylen Waddle (6 réceptions, 161 yards, 1 TD).

Le duo de receveurs de Bama est le premier dans l’histoire de l’école à enregistrer plus de 150 yards chacun lors d’un match. Les Dawgs n’ont jamais trouvé la solution contre les tracés chirurgicaux et la vitesse des deux flèches du Crimson Tide.

Il faut dire que l’attaque d’Alabama n’est pas aisée à arrêter : les hommes de Nick Saban ont enchainé dix-sept matchs consécutifs à plus de 35 points, plus longue série de l’histoire de la FBS. Et, en restant local, Alabama a désormais remporté ses vingt-sept dernières confrontations contre les équipes de la SEC East. South Carolina est la dernière équipe de l’Est à avoir battu le Tide, en 2010 (35-21).

RB Najee Harris (#22), Alabama – Crédit photo : University of Alabama

Drôle de début

Les trois premiers drives du match entre Alabama et Georgia :

  • Première passe d’Alabama : interception
  • Troisième passe de Georgia : interception
  • Quatrième passe d’Alabama : touchdown de 40 yards

Nick Saban a mangé du chien

Après la victoire d’Alabama sur Georgia (41-27), Nick Saban n’a toujours perdu qu’une fois contre Georgia en sept rencontres, lors de sa première année à la tête du Tide. Les Dawgs l’avaient alors emporté à Tuscaloosa de trois points (26-23).

Sur les cinq autres victoires, deux l’ont été au SEC Championship Game (32-28 en 2012 et 35-28 en 2018), une lors du National Championship Game (26-23 en janvier 2018) et deux à Athens, moins serrées celles-là (41-30 en 2008 et 38-10 en 2015).

L’info qui ne sert à rien

QB Stetson Bennett (18/40, 269 yards, 2 TD, 3 INT / 6 courses, 12 yards) était dans les tribunes du Bryant-Denny Stadium en 2002, la dernière fois avant l’ère Saban que Georgia s’est imposé à Alabama (27-25). Le quarterback des Dawgs avait quatre ans.

Head Coaches

Alabama pourrait avoir un Head Coach pour ses remplaçants, les remplaçants des remplaçants, les remplaçants des remplaçants des remplaçants, et les remplaçants des remplaçants des remplaçants des remplaçants, si le roster comptait cent cinquante joueurs…

Parmi les assistants/analystes de Nick Saban à Alabama, on compte quelques noms connus du College Football :

  • Major Applewhite – Houston (2016-2018)
  • Butch Jones – Central Michigan (2007-2009), Cincinnati (2010-2012), Tennessee (2013-2017)
  • Mike Stoops – Arizona (2004-20011)
  • Charlie Strong – Louisville (2010-2013), Texas (2014-2016), South Florida (2017-2019)

En outre, le coordinateur offensif Steve Sarkisian a lui aussi été l’homme fort de deux programmes majeurs de Pac-12 (Washington 2009-2013 et USC 2014-2016).

Avec tout ça, pas étonnant qu’Alabama soit quasiment invincible !

RB Deshaun Fenwick, South Carolina – Crédit photo : Jeff Blake-USA TODAY Sports

Papy ne fait plus de résistance

Auburn était 8-0 contre South Carolina depuis que SC avait rejoint la conférence SEC en 1992. La dernière victoire des Gamecocks remontait à 1933 (16-14) à Birmingham. Les deux équipes n’ont ensuite plus joué jusqu’en 1996.

Il n’y a donc pas beaucoup de gens qui se souviennent d’avoir vu (l’autre U)SC s’imposer dans les plaines. Et on peut dire, sans quasiment avoir aucune chance de se tromper, que cette courte liste de témoins ne compte aucun fan français ou québécois.

Heureusement pour nous tous, SC a mis fin à cette série en dominant les Tigers en Alabama (30-22).

Gueule de bois

La rivalité entre les états voisins et producteurs de bourbon n’en est vraiment une que sur le papier puisque la dernière victoire de Kentucky à Tennessee remontait à 1984 (17-12). Et il faut remonter à 1959 pour le dernier succès de UK sur une équipe classée de UT (20-0) et un écart au score final de plus de vingt points.

Depuis 1984, les Volunteers avaient gagné 33 des 35 matchs entre les deux équipes dont 17 succès consécutifs à domicile, plus longue série en FBS avant le match.

Les Wildcats se sont assurés que cette série n’est plus qu’un mauvais souvenir en étouffant UT à Knoxville (34-7). La défense a marqué coup-sur-coup sur deux interceptions de QB Jarrett Guarantano (14/21, 88 yards, 2 INT / 3 courses, -16 yards) et converti un field goal sur le drive suivant des Vols suite à une troisième interception sur QB J.T. Shrout (0/1, 0 yards, 1 INT) qui est immédiatement retourné sur le banc et n’a plus revu le terrain…

C’est Penn State qui détient désormais le record de victoires consécutives à domicile contre un même adversaire avec quinze contre Temple. Juste derrière, avec treize succès d’affilée, suivent Texas (rice), USC (Oregon State), Michigan (Indiana) et Clemson (Duke).

Pour Tennessee, la route du retour au plus haut niveau a pris un petit détour puisque cette défaite contre Kentucky est la plus lourde de l’histoire de l’école contre un adversaire non classé. Sans surprise, le coordinateur défensif des Vols, Jimmy Brumbaugh, n’a pas survécu aux lendemains difficiles…

Qui veut gagner des ballons ?

Fin de troisième quart temps entre Arkansas et Ole Miss (4:35 à jouer) : fumble, interception, interception, interception.

Finalement, les Razorbacks en ont voulu un peu plus et ont dominé les Rebels (33-21). Surtout, les Hogs n’ont perdu que deux ballons contre sept (!) à leurs visiteurs.

Crédit photo : MSU Athletics

D’où l’expression « gagner avec sa défense »

Sur les deux derniers matchs, la défense de Mississippi State a marqué plus de points que son attaque : 9 à 7.

À Kentucky (défaite 2-24), il y a une semaine, les Bulldogs ont enregistré un safety. Contre Texas A&M (défaite 14-28), la défense des Bulldogs a retourné une interception sur QB Kellen Mond (13/23, 139 yards, 2 TD, 1 INT) pour touchdown.

Bon, d’accord, techniquement, le PAT est marqué par l’attaque, donc match nul 8-8. Nul, un peu comme le niveau de MSU…

Jamais deux sans trois, qu’ils disaient…

North Carolina a remporté ses deux dernières rencontres contre Florida State, toutes deux à Tallahassee, sur le score de 37-35.

On ne donnait pas cher de la peau des Seminoles qui restait sur une sévère défaite à Notre Dame (26-42) et une fessée à Miami (10-52), sans compter le revers peu reluisant contre Georgia Tech (13-16).

Pourtant, FSU a surpris son monde en prenant jusqu’à 24 points d’avance à la mi-temps (31-7). Depuis 2004, les Noles n’ont jamais perdu (61-0) avec une avance de 24 points au cours du match. Et la tendance ne s’est pas inversée. Les Tar Heels ont remporté la seconde période 21-0, trois points trop court…

Mais bon, même si Florida State a remporté la rencontre (31-28), il y a encore du chemin avant d’être compétitif en conférence ACC, preuve en est ce zéro pointé en seconde mi-temps.

Fidélité

Mack Brown, l’actuel entraineur-chef de North Carolina, a joué pour les Seminoles en 1972 au poste de running back (31 courses, 98 yards / 10 réceptions, 76 yards) avant d’intégrer le coaching staff en 1973 suite à une série d’opérations au genou.

Après avoir gagné ses galons d’entraineur ici et là, Mack Brown a décroché son premier poste de Head Coach à Tulane (1985-1987) puis à North Carolina (1988-1997) avant de rejoindre Texas (1998-2013) puis de revenir à Chapel Hill depuis 2019.

Il a affronté FSU à trois reprises avec le Green Wave pour autant de défaites (12-38, 21-54 et 14-73) et par six fois avec UNC sans meilleur résultat (13-36, 7-33, 18-31, 12-28, 0-13 et 3-20).

Avec la défaite des Tar Heels contre les Noles ce weekend (28-31), Mack Brown est donc 0-10 contre son ancienne équipe.

RB Shedro Louis, Liberty – Crédit photo : Asor

Orange pressée

Pour sa troisième saison en FBS, Liberty (Indépendants) était favori à Syracuse de 2.5 points.

Lors de ses deux premières saisons, les Flames ont terminé 6-6 (2018) et 8-5 (2019) et ils avaient remporté leurs quatre premiers matchs cette saison (à Western Kentucky 30-24, Florida International 36-34, North Alabama 24-7 et Louisiana Monroe 40-7). De son coté, Syracuse a débuté la saison par deux défaites à North Carolina (6-31) et Pittsburgh (10-21) avant de dominer Georgia Tech (37-20) puis de s’incliner contre Duke (24-38).

Les Flames ont pressé l’Orange pour 520 yards offensifs dont 338 yards au sol et se sont imposés haut la main (38-21). L’an passé, Cuse avait remporté le match 24-0 en faisant reculer Liberty de 4 yards au sol. C’est la première victoire des hommes de Hugh Freeze contre une équipe de la conférence ACC.

A sa décharge, Syracuse était privé de QB Tommy DeVito, RB Sean Tucker et RB Jawhar Jordan, LB Geoff Cantin-Arku, DB Ja’Had Carter and S Andre Cisco, soit une bonne partie de ses principaux contributeurs en attaque et en défense.

Il faut tourner sept fois la langue dans la bouche…

Petit moment de solitude pour le commentateur de la chaine ABC qui retransmettait le match entre Clemson et Georgia Tech (73-7).

Alors qu’il louait les louanges de QB Trevor Lawrence (24/32, 404 yards, 5 TD, 1 INT), dont les 404 yards et 5 TD constituent de nouveaux records personnels, le quarterback des Tigers a lancé sa première interception en 367 passes tentées. La dernière interception du futur nº1 de la Draft 2021 datait quasiment d’un an jour pour jour à Louisville (45-10).

Tour d’horizon de la Big 12

Il n’y avait qu’un match en Big 12, le déplacement de Kansas à West Virginia.

Les Miles, testé positif le 8 octobre, n’était pas du voyage à Morgantown. Les Jayhawks pourront toujours utiliser l’excuse pour justifier la claque infligée par les Mountaineers (17-38).

RB Leddie Brown, West Virginia – Crédit photo : Getty Images

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yards 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yards 2 TD, 1 INT
9 courses, 20 yards 1 TD
0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yards 3 TD, 1 INT
14 courses, 51 yards 1 TD
00
S70BaylorReporté0
S8TCU  Iowa State  
S9Texas Tech  Texas  
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total00

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Baylor – Oklahoma State : les Bears ont vingt-huit joueurs et quatorze membres du staff touchés par le virus et Baylor a donc dû annuler son match contre les Cowboys.

Florida – LSU : on ne verra pas quatre-vingt-dix mille fans dans les tribunes du Ben Hill Griffin Stadium. Une vingtaine de cas positifs ont forcé les Gators à reporter la rencontre dont le Head Coach Dan Mullen lui-même…

Missouri – Vanderbilt : les Commodores ne se sont pas déplacés à Columbia pour faute de joueurs suffisants. Vandy n’avait joué contre South Carolina (7-41) qu’avec 56 joueurs boursiers (sur 85 autorisés par équipe) et, apparemment, la situation ne s’est pas arrangée.

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : SI

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps :

Clemson a ridiculisé Georgia Tech (73-7) avec la plus large victoire jamais obtenue dans un match de conférence ACC. Le match était tellement déséquilibré que P Will Spiers (2/3, 13 yards) a joué en position de quarterback, complété une passe pour WR Drew Swinney (1 réception, 12 yards), le fils de Dabo, et terminé le match avec plus de yards (13) que les Yellow Jackets en seconde mi-temps (0).

Cuillère de bois

Duke a commis vingt-deux pertes de balles en six matchs cette saison :

  • Deux fumbles à Notre Dame (13-27) contre une interception aux Fighting Irish ;
  • Trois fumbles et deux interceptions contre Boston College (6-26) contre une interception aux Eagles ;
  • Deux fumbles et cinq interceptions à Virginia (20-38) contre un fumble et deux interceptions aux Cavaliers ;
  • Une interception contre Virginia Tech (31-38) contre deux fumbles et une interception aux Hokies ;
  • Trois fumbles et une interception à Syracuse (38-24) ;
  • Trois interceptions à NC State (20-31) contre deux fumbles et une interception au Wolfpack.

Bilan : 22 ballons perdus pour les Blue Devils contre 11 balles perdues par leurs adversaires.

De façon amusante (ou tragique ?), Duke a perdu à Virginia Tech bien qu’ayant gagné la bataille des ballons perdus (1-3) et a gagné à Syracuse malgré quatre balles perdues.

L’an passé, les Blue Devils ont terminé la saison avec vingt-huit pertes de balles, bon pour 129ème en FBS.

Tops

Un flambeau pour… LB Payton Wilson (19 placages, 2 INT) pour ses dix-neuf plaquages et deux interceptions lors de la victoire de NC State contre Duke (31-20).

Un brasier pour… DB Hudson Clark (5 plaquages, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la victoire d’Arkansas contre Mississippi (33-21).

Un feu d’artifice pour… LB Grant Morgan (19 plaquages, 1 sack, 1 INT, 1 TD) pour ses dix-neuf plaquages et son interception retournée pour touchdown lors de la victoire d’Arkansas contre Mississippi (33-21).

QB Matt Corral, Ole Miss – Crédit photo : SI

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Bo Nix (24/47, 272 yards, 1 TD, 3 INT / 15 courses, 69 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Auburn à South Carolina (22-30).

Un seau d’eau pour… QB Jarrett Guarantano (14/21, 88 yards, 2 INT / 3 courses, -16 yards) et ses deux interceptions retournées pour touchdown et son fumble perdu lors de la défaite de Tennessee contre Kentucky (34-7).\

Un naufrage titanesque pour… QB Matt Corral (20/38, 200 yards, 2 TD, 6 INT) et six interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Mississippi à Arkansas (21-33).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Georgia
#2 Clemson – #3 Alabama

On prend les mêmes et on recommence. Pourquoi ? Parce que toutes les autres équipes sont pourrissimes !

BoG met une petite pièce sur Penn State et Wisconsin pour intégrer le dermier carré si jamais mais les Nittany Lions seront privés de leur meilleur linebacker (Micah Parsons) et (sans doute) de leur meilleur coureur (Journey Brown) et les Badgers lancent dans le bain un nouveau (mais talentueux) quarterback (Graham Mertz). Oregon pourrait aussi être du voyage mais il va falloir dynamiter la Pac-12. Miami, North Carolina et Notre Dame ont pour l’instant prouvé qu’il y a encore quelques étages d’écart avec Clemson. Reste la Big 12 mais, non, après ce qu’on a vu jusqu’à présent, non, non et non.

Bon, pour les favoris…

#1 – Ohio State entame sa saison à Nebraska ce week-end donc on saura très bientôt si les Buckeyes méritent d’être dans le carré d’as.
#2 – 73-7.
#3 – 42-21 contre la meilleure défense du pays.
#4 – 21-42 mais tout de même la meilleure défense du pays. On aimerait vous y voir à essayer d’arrêter l’attaque d’Alabama !

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à QB Mac Jones (24/32, 417 yards, 4 TD, 1 INT / 3 courses, -20 yards) pour sa performance de maître contre la meilleure défense du pays, celle de Georgia (41-24). Le quarterback d’Alabama a complété vingt-quatre passes de 16, 40 (TD), 8, 12, 17, 13, 12, 3, 4, 38, 2, 15, 17 (TD), 14, 13, 13, 14, 10, 1, 90 (TD), 11, 34, 13 (TD) et 7 yards. Au compteur, cela fait dix-huit passes de plus de 10 yards dont quatre de plus de 30 yards et une moyenne de 12.6 yards par passe. Avant la rencontre, Georgia avait accordé un total de vingt-trois passes de plus de 10 yards, dont deux de plus de 30 yards, en trois matchs.

Avant le début de la saison, Alabama comptait cinq matchs à plus de 400 yards dans les airs (dont trois pour Tua Tagovailoa). Le quarterback actuel du Tide vient d’en enchainer trois d’affilée avec 435 yards contre Texas A&M (52-24), 417 yards à Ole Miss (63-48) et 417 yards contre Georgia (41-24).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 37 : la légende Travis Etienne

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : AP

Trente-septième édition (2020 – Semaine 6) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, d’après Lane Kiffin, Nick Saban est un vieillard, on va surtout se concentrer sur les conférences du Power 5. Désolé Liberty, mais les trois touchdowns marqués sur trois punts de Louisiana Monroe n’intéressent personne…

21 Jump Street

Après la victoire d’Alabama à Ole Miss (63-48), Nick Saban est toujours invaincu contre ses anciens assistants avec vingt-et-un succès en autant de rencontres.

Au cours de ces vingt et une victoires, l’écart moyen au score final est d’un peu plus de 25 points et le Tide a remporté huit de ces matchs par plus de 30 points contre seulement 2 matchs par moins d’une possession d’écart.

Peut-être que Lane Kiffin n’aurait pas dû se moquer de l’âge de son ancien patron…

Le nombre du jour : 41

En onze séries offensives, Alabama a marqué neuf touchdowns contre Mississippi, concédé un punt à 40 yards de l’en-but d’Ole Miss et perdu un fumble à un yard de la end-zone. Au total, les Rebels n’ont empêché que 41 yards de production offensive sur les 764 yards possibles pour le Tide.

De son côté, Ole Miss a glané 647 yards (plus que quiconque contre une défense de Nick Saban) et marqué 48 points (plus que n’importe quelle équipe non-classée depuis au moins 1936).

Les deux équipes ont combiné pour le plus grand nombre de yards (1370) et le plus grand nombre de points dans le temps réglementaire (111) dans l’histoire de la SEC. Au final, Alabama l’a tout de même emporté de quinze points (63-48) et Nick Saban s’est demandé si Lane Kiffin n’aurait pas eu vent des signaux défensifs du Tide tant les Rebels ont eu réponse à tout ce que la défense de Bama leur avait préparé…

Le match a aussi vu RB Najee Harris (23 courses, 206 yards, 5 TD / 3 réceptions, 42 yards) marquer cinq touchdowns au sol, record de l’école égalé, et perdre son premier fumble en 467 courses.

Dans ton c.. lulu !

Spike : action du quarterback qui balance (généralement violemment) le ballon à terre juste devant lui pour être crédité (ou plutôt débité dans ce cas) d’une passe incomplète qui stoppe l’horloge.

Jusque-là ça va. Là où ça se complique c’est quand le QB fumble le snap, récupère le ballon, se tourne sur le côté et spike derrière lui.

Compliqué ? En fait, pas vraiment. Que dit le règlement ?

  1. Si le ballon est spiké après un fumble, l’action doit être sanctionnée par un « intentional grounding », tout pareil que quand le QB balance le ballon depuis sa poche dans une direction sans receveur pour éviter un sack.
  2. Toute passe en arrière (spike y compris) est considérée comme une passe latérale qui résulte en un ballon jouable pour la défense s’il tombe au sol. La défense peut alors recouvrir la balle ou la ramasser et courir avec.

Bon, une fois ces règles établies, mise en situation pratique :

  1. Auburn est mené 27-28 par Arkansas avec vingt secondes à jouer.
  2. Les Tigers sont sur les 19 yards des Razorbacks avec une 3ème tentative et 1 yard à glaner.
  3. War Eagle veut arrêter l’horloge pour mettre son équipe de field goal en position.
  4. QB Bo Nix (17/28, 187, 1 TD / 10 courses, 30 réceptions, 1 TD) veut spiker le ballon mais il fumble le snap, récupère la balle et la spike derrière lui.
  5. La défense des Hogs recouvre le ballon.
  6. Fin du match, Arkansas l’emporte 28-27.
  7. Fin de l’histoire.
  8. Enfin presque… les arbitres ont sifflé juste après le spike et avant que le fumble sur spike soit recouvert.
  9. Les arbitres jugent (correctement au moins) un débarrassage de ballon intentionnel qui résulte en une perte de down place la nouvelle ligne de mêlée à l’endroit de la faute.
  10. Auburn se retrouve donc en 4ème tentative et 4 yards et botte son field goal entre les poteaux.
  11. Fin du match, Auburn l’emporte 30-28.
  12. Fin de l’histoire.
  13. Ça n’a rien de cochon, mais les Hogs l’ont bien profonde dans le derrière…

Les arbitres de la SEC ont expliqué par la suite qu’ils avaient sifflé immédiatement parce que le spike est une action tellement répandue que, bon, ben voilà quoi, c’est comme ça qu’on fait normalement… Ah, et puis aussi qu’Arkansas n’avait pas recouvert le ballon suffisamment rapidement, ce qui sonne un peu comme un foutage de tronche absolu vu qu’il faut quand même une petite seconde ou deux pour passer de l’autre côté de la ligne de mêlée…

Quand Uga fume Smokey

Tennessee est arrivée à Athens avec la plus longue série d’invincibilité de FBS mais les huit victoires des Volunteers ont été acquises contre une opposition relativement moyenne : South Carolina (2 fois), UAB, Kentucky, Missouri (2 fois), Vanderbilt et Indiana.

Les Vols restaient aussi sur une série de trente-trois défaites consécutives contre des équipes du Top 10 et huit revers lors de leurs dix derniers matchs contre Georgia. Les trois dernières confrontations n’ont pas été particulièrement disputées : 41-0, 38-12 et 43-14, soit un total de 122 à 26 et trois succès des Dawgs par une moyenne de 32 points.

Pendant une mi-temps, on a cru que l’histoire allait s’écrier différemment cette fois. Les Vols ont d’abord marqué un touchdown défensif sur un mauvais snap de Georgia puis QB Jarrett Guarantano (23/36, 215 yards, 2 TD, 1 INT / 10 courses, -40 yards) a trouvé WR Josh Palmer (4 réceptions, 71 yards, 2 TD) par deux fois pour mettre Tennessee en tête à la pause (21-17).

Et puis les Dawgs ont décidé de jouer un peu et ont collé un 27-0 à UT en seconde mi-temps pour s’imposer avec une confortable avance (44-27).

Vingt-sept, c’est aussi le nombre de courses qu’il a fallu aux Volunteers pour finir la rencontre avec négatif 1 yard au sol…

En trois matchs, les Bulldogs n’ont pour l’instant accordé que six points à leurs adversaires en seconde mi-temps.

QB Kellen Mond, Texas A&M – Crédit photo : Scott Wachter-USA TODAY Sports

Moteur bloqué en troisième

Florida n’avait plus joué à College Station depuis 2012 pour le tout premier match de Texas A&M en SEC. A l’époque les Gators s’étaient imposés contre les Aggies de Johnny « Football » Manziel (20-17) mais TAMU a pris sa revanche en 2017 en l’emportant à Gainesville (19-17).

On pouvait donc s’attendre à un match serré entre les deux équipes, à moins de se souvenir que Jimbo Fisher a perdu douze rencontres consécutives contre des équipes du Top 5, dont sept avec les Aggies, par un écart moyen de dix-huit points…

Cette fois, QB Kellen Mond (25/35, 338 yards, 2 TD) et RB Isaiah Spiller (27 courses, 174 yards, 2 TD / 1 réception, 18 yards) se sont assurés que les statistiques n’allaient pas une nouvelle fois avoir raison et un field goal à expiration de l’horloge a donné la victoire à A&M (41-38) pour sa première victoire à domicile contre un Top 5 depuis 2002 (#1 Oklahoma, 30-26). Le quarterback de A&M a profité du match pour devenir le meilleur passeur de l’histoire de son école.

Comment Florida a-t-elle laissé échapper cette victoire à Kyle Field ? Avec un fumble perdu qui a mené au drive victorieux des Aggies et en regardant TAMU compléter 12/15 en troisième tentative.

L’info qui ne sert à rien (Partie 1)

Kyle Trask (QB, Florida) est prénommé après Kyle Field, le stade de Texas A&M où la moitié de sa famille a fait ses études. 

L’info qui ne sert à rien (Partie 2)

La construction de Kyle Field en 1904 a couté 650 dollars.

C’est grosso-modo deux à trois fois le salaire annuel moyen de l’époque.

Par comparaison, le stade flambant neuf des LA Chargers et LA Rams a une facture de plus de cinq milliards de dollars.

Delta Force

Le match entre LSU et Mizzou, initialement prévu à Baton Rouge, a été déplacé à Columbia en raison de l’ouragan Delta qui a atteint les côtes de Louisiane.

BoG est à peu près certain que ce changement de dernière minute n’a absolument rien à voir avec la piteuse performance de la défense du champion national à Missouri.

LSU a accordé 586 yards aux autres Tigers et s’est fait manger plus qu’à foison sur longues passes (trois touchdowns de plus de 20 yards pour Mizzou).

Les visiteurs locaux ont assuré la victoire (45-41) en stoppant Louisiana State sur leur ligne des 1 yard à quatre reprises et a remporté la partie malgré trois fumbles perdus.

Côté positif pour LSU, les Tigers ont maqué 41 points malgré un joli 0/10 en troisième tentative.

C’est le pire début de saison de LSU depuis 1994 et les 96 points encaissés en trois matchs sont le plus gros total de l’histoire de l’école sur les trois premiers matchs d’une saison.

Crédit photo : Gus Stark/Collegiate Images/Getty Images

Merci COVID-19 (Partie 1)

Les matchs LSU – Missouri (41-45) et Texas A&M – Florida (41-38) ont été ajoutés au calendrier lorsque la SEC a décidé de ne jouer que des matchs de conférences.

Il n’y a pas si longtemps (moins d’une semaine), les fans des champions en titre et des Gators se disaient encore « ça aurait pu être pire ».

Merci COVID-19 (Partie 2)

Pour Dan Mullen, l’entraineur de Florida, les fans venus à Kyle Field pour encourager Texas A&M ont fait la différence.

Quelle chance pour les Gators que le stade n’ait été qu’au quart rempli, on se demande quelle fessée UF aurait prise si quatre-vingt mille étudiants avaient été autorisé au match…

Du coup, l’homme fort de Florida a exprimé le souhait de voir quatre-vingt-dix mille spectateurs à Ben Hill Griffin Stadium pour la venue de LSU.

En tant de covid, avoir des dizaines de milliers d’étudiants sans masque s’époumoner dans les tribunes d’un stade semble une excellente idée… Mais, pas de problème, d’après son entraineur en chef, l’université de Florida est un « modèle de sûreté » et il est « très fier de comment [ils] ont tout géré et ont été prudents ».

Trois jours plus tard, toutes les activités footballistiques sont suspendues à Florida où dix-neuf cas positifs ont été détectés et le match contre LSU a été reporté…

Défense en option

En SEC, la défense est devenue optionnelle. Dix des quatorze équipes de la conférence ont accordé plus de 400 yards à leurs adversaires.

Les mauvais élèves :

ÉquipeYards
Ole Miss723
Alabama647
LSU586
Florida543
Vanderbilt485
Missouri479
Arkansas446
Auburn437
Tennessee431
Texas A&M402

Les bons élèves :

ÉquipeYards
Mississippi State157
Georgia214
South Carolina249
Kentucky295

L’info qui sert absolument à quelque chose, aka « Merci COVID-19 (Partie 3) »

Nick Saban a été testé positif.

À trois jours du choc titanesque entre Alabama et Georgia, comment cela affectera-t-il le Tide ?

L’info qui sert peut-être ou peut-être pas, aka « Merci COVID-19 (Partie 4) »

Les Miles a également été testé positif en milieu de semaine dernière.

Kansas était au repos et de toute façon, on n’a pas l’impression que la présence d’un entraineur ne change quoique ce soit à la performance des Jayhawks sur un terrain de football…

QB Spencer Rattler (#15) – Crédit photo : AP

Rivière rouge

La 116ème édition de Texas-Oklahoma (ou Oklahoma-Texas pour ne pas faire de jaloux) a accouché de quelques records : second match à aller en prolongation (1996 OU-UT : 30-27 OT) et plus gros score combiné (98 points) de la série.

Comme lors du premier match terminé en prolongation, Oklahoma l’a emporté (53-45). Les Sooners ont mené tout le match, avec jusqu’à quatorze points d’écart en fin de troisième quart temps (31-17). OU ne s’est pas facilité la tâche en perdant trois ballons sur trois drives consécutifs en première mi-temps mais Texas n’a pas totalement profité de l’aubaine en ne récoltant que sept points.

QB Sam Ehlinger (30/52, 287 yards, 2 TD, 2 INT / 23 courses, 112 yards, 4 TD) a néanmoins réussi à ramener les Longhorns à hauteur avec moins de quatre minutes à jouer pour envoyer les deux équipes en prolongation (31-31).

Les deux rivaux se sont neutralisés pendant trois prolongations jusqu’à ce que WR Drake Stoops (2 réceptions, 20 yards, 1 TD) rende son Papa fier de lui en marquant le touchdown décisif. Le match s’est terminé par une pénalité offensive qui a repoussé Texas loin de la ligne d’en-but et indirectement mené à une interception finale de Sam Ehlinger.

Pour la quatrième fois, Oklahoma a battu Texas une semaine après avoir perdu leur match précédent.

Motivés, motivés… ?

Tim Tebow (après la défaite de Florida contre Mississippi, 30-31, le 27/09/2008) : « Je veux juste dire une chose aux fans et à toute la Gator Nation. Je suis désolé. Extrêmement désolé. (…) Vous ne verrez jamais une équipe jouer aussi durement que nous allons jouer le reste de la saison. Dieu vous bénisse. »

Sam Ehlinger (après la défaite de Texas contre Oklahoma, 45-53 4OT, le 10/09/2020) : [longue pause] « Je n’ai rien à dire. »

En 2008, les Florida Gators ont rebondi après leur défaite contre Ole Miss en torpillant tous leurs adversaires sur la route d’un titre national.

En 2020, les Texas Longhorns ne seront pas champions nationaux.

Du goudron et des plumes

Virginia Tech restait sur cinq défaites contre des équipes du Top 10 mais avait remporté ses quatre dernières confrontations contre North Carolina.

La première série s’est prolongée d’une unité et la seconde a pris fin lorsque V-Tech se sont inclinés à Chapel Hill contre les Tar Heels (45-56).

Les 101 points du match sont un record de conférence ACC entre deux équipes classées.

On ne peut pas trop en vouloir à VT, à qui il manquait encore une quinzaine de joueurs dont deux titulaires du secondaire. Sauf que ce sont généralement les linebackers qui stoppent la course et UNC a galopé pour 399 yards au travers de la défense des Hokies avec ses talons goudronnés…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Clemson Athletics

Comme un ouragan

La finale de conférence ACC de 2017 est la dernière fois que Clemson a affronté une équipe du Top 10 en saison régulière.

Cette année-là, #7 Miami et ses neuf victoires contre un #1 du Top 25 de l’Associated Press (record partagé avec Alabama) n’avait pas mis #1 Clemson en danger à Charlotte (3-38).

Ce weekend, #1 Clemson jouait à nouveau #7 Miami et… 42-17

Dabo Swinney était 15-7 contre les équipes du Top 10 avant la rencontre et, malgré trois field goals bloqués dont un retourné pour touchdown avant la mi-temps, les Hurricanes ne lui ont pas vraiment donné de sueurs froides.

Clemson a contenu QB D’Eriq King (12/28, 121 yards, 2 INT / 14 courses, 84 yards, 1 TD) dans sa poche et forcé le quarterback des Canes à les battre dans les airs.

De l’autre côté, QB Trevor Lawrence (29/41, 292 yards, 3 TD / 8 courses, 34 yards, 1 TD) a fait son match et continue à être une menace au sol, comme s’il ne suffisait pas d’avoir RB Travis Etienne (17 courses, 149 yards, 2 TD / 8 réceptions, 73 yards) dans le backfield.

Miami n’a donc pas réalisé l’exploit de battre un nº1. La dernière telle occurrence date de 2000 contre Florida State (27-24, Wide Right 3) et il faut remonter à 1991 pour une victoire chez #1 Florida State (17-16, Wide Right 1).

Pour être le meilleur, il faut battre les meilleurs

Quelles sont les équipes qui ont le plus grand nombre de victoires contre les numéros 1 du classement de l’Associated Press ?

Équipe#Année de la dernière victoire
Alabama92018
Miami92000
Notre Dame81993
Oklahoma72007
USC71984
Purdue71976

Pour être le meilleur, il faut beaucoup gagner

Quelles sont les équipes qui ont les plus séries de victoires en saison régulière ?

Équipe#Années
Oklahoma451953-1957
Miami392000-2003
Nebraska371992-1996
Miami361985-1988
Clemson362017-aujourd’hui
Boise State352008-2010

Tu seras bienvenue chez toi

Neuf entraîneurs en chef de P5 sont en poste à l’université où ils ont évolué en tant que joueur :

GeorgiaKirby Smart
IndianaTom Allen
MichiganJim Harbaugh
NebraskaScott Frost
NorthwesternPat Fitzgerald
Oklahoma StateMike Gundy
Oregon StateJonathan Smith
StanfordDavid Shaw
WisconsinPaul Chryst

Cinq sur neuf sont en conférence Big Ten et il n’y en a aucun en conférence ACC. Parmi eux, un seul a remporté un championnat national en tant que joueur ou entraineur : lequel ?

Tic, tac, tic, tac…

Réponse : Scott Frost, quarterback des Huskers, en 1997.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yards 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yards 2 TD, 1 INT 9 courses, 20 yards 1 TD0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yards 3 TD, 1 INT 14 courses, 51 yards 1 TD00
S7 Baylor  
S8TCU  Iowa State  
S9Texas Tech  Texas  
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total00

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.

(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Missouri – Vanderbilt : les Commodores ne se sont pas déplacés à Columbia pour faute de joueurs suffisants. Vandy n’avait joué contre South Carolina (7-41) qu’avec 56 joueurs boursiers (sur 85 autorisés par équipe) et, apparemment, la situation ne s’est pas arrangée.

QB Collin Hill, South Carolina – Crédit photo : Hunter Long

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

South Carolina a vandalisé Vanderbilt (41-7) dont l’herbe du stade ne repoussera pas après les 289 yards et 5 TD au sol des Gamecocks.

Cuillère de bois

Mississippi State a créé la première sensation de l’année en s’imposant à LSU en Semaine 4 (44-34).

Depuis, on a appris que la défense de Louisiana State est une passoire et que, pour arrêter l’Air Raid de Mike Leach, il suffit de défendre à huit yards de la ligne de mêlée.

Après ce (de moins en moins) retentissant exploit, MSU s’est incliné contre Arkansas (14-21) et à Kentucky (2-24).

Dans ce match contre les Wildcats, QB K.J. Costello (36/55, 232 yards, 4 INT) a lancé quatre interceptions dont deux coup-sur-coup en fin de première mi-temps : la première a placé UK à 2 yards de l’en-but des Bulldogs, et Kentucky a converti pour sept points, et la seconde a été chipée par la défense adverse dans sa end-zone. Sa dernière interception a été retournée pour touchdown, ce qui est arrivé à chacun des trois matchs de MSU cette saison.

Pour faire bonne figure, le quarterback remplaçant, QB Will Rogers (9/15, 43 yards, 2 INT) a aussi lancé deux interceptions.

Avec six interceptions en sa faveur, Kentucky n’a eu besoin que de 157 yards offensifs pour dominer Mississippi State.

La mise au point de Mike Leach a été sans appel : « Nous allons faire le point et déterminer qui veut vraiment jouer ici parce que les insatisfaits, il va falloir en éliminer quelques-uns ». Classique…

Tops

Un flambeau pour… WR Terrace Marshall Jr (11 réceptions, 235 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la défaite de LSU à Missouri (41-45).

Un brasier pour… DL Patrick Jones II (4 placages, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la défaite de Pittsburgh à Boston College (30-31).

Un feu d’artifice pour… RB Najee Harris (23 courses, 206 yards, 5 TD / 3 réceptions, 42 yards) et ses cinq touchdowns lors de la victoire d’Alabama à Ole Miss (63-48).

Flops

Un pétard mouillé pour… RB Hassan Hall (8 courses, 37 yards) et ses deux fumbles perdus lors de la défaite de Louisville à Georgia Tech (27-46).

Un seau d’eau pour… QB D’Eriq King (12/28, 121 yards, 2 INT / 14 courses, 84 yards, 1 TD) et ses deux interceptions lors de la défaite de Miami à Clemson (17-42).

Un naufrage titanesque pour… QB K.J. Costello (36/55, 232 yards, 4 INT) et ses quatre interceptions dont une retournée pour touchdown lors de la défaite de Mississippi State à Kentucky (2-24).

WR Kearis Jackson, Georgia – Crédit photo : SI

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Georgia
#2 Clemson – #3 Alabama

Il y a du changement dans le dernier carré, mais rien de bien surprenant non plus. Florida s’est laissée rattraper par ses problèmes défensifs à Texas A&M (38-41) et cède sa place à Georgia qui a trouvé, lentement mais sûrement, son rythme de croisière contre Tennessee (44-21).

Devant les Dawgs, Alabama a montré de nombreuses failles contre Ole Miss (63-45) mais tant que l’attaque ronronne…

Tant que QB Trevor Lawrence et RB Travis Etienne seront au niveau qu’ils ont montré contre Miami (42-17), Clemson n’aura que peu de souci à se faire en conférence ACC.

Ohio State est toujours l’inconnue à ce stade. Sur le papier, les Buckeyes ont du potentiel et ils sont, historiquement et statistiquement, les moins prônes des grosses écuries de FBS à totalement rater une saison.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Travis Etienne (RB, Clemson) qui a marqué au moins un touchdown lors de 39 de ses 47 matchs universitaires, nouveau record FBS. L’ancien record appartenait à Tim Tebow (QB, Florida) et Kenneth Dixon (RB, Louisiana Tech) qui ont tous deux marqué lors de 38 de leurs matchs de CFB. 

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 36 : soirée historique à Ames

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Charlie Neibergall

Trente-sixième édition (2020 – Semaine 5) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que la Playoff n’aura que quatre équipes cette année, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Tulsa, mais la victoire à UCF (34-26) n’intéresse personne…

21 Jump Street

En novembre 2016, UCF a perdu à domicile contre Tulsa (20-35) et terminé la saison 6-7. Les Knights ont ensuite enchaîné vingt-et-une victoire à domicile, deuxième plus longue série en FBS derrière Clemson (24).

Central Florida repart désormais de zéro après avoir perdu contre ce même Golden Hurricane à Orlando (26-34).

Pac, pac, pac, pac à l’attaque !

La conférence Pac-12 a annoncé le calendrier de sa saison qui débutera le 7 novembre et culminera le 18 décembre par la finale de conférence.

20 sur 20

Après la victoire d’Alabama contre Texas A&M (52-24), Nick Saban est toujours invaincu contre ses anciens assistants avec vingt succès en autant de rencontres.

2 sur 2

Lors de sa défaite à Georgia (6-27), Auburn a concédé son deuxième « targeting » en deux matchs. La semaine passée, c’est LB Derick Hall qui s’était vu éjecté du match contre Kentucky (29-13). Cette semaine, c’est le tour de DB Smoke Monday (3 placages).

QB K.J. Costello a lancé sa seconde interception retournée pour touchdown de la saison lors de la défaite de Mississippi State contre Arkansas (14-21). Celle à LSU lors du premier match des Bulldogs (44-34) n’avait pas porté préjudice mais celle contre les Razorbacks a eu des conséquences plus fâcheuses.

Le rasoir de Pittman

Sam Pittman, le nouvel entraineur en chef d’Arkansas, a bien compris le concept du Rasoir d’Ockham : les hypothèses les plus simples sont préférables.

Ou, autrement dit, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

Ou, encore autrement dit, pourquoi se casser les burnes à faire de la défense individuelle et balancer des blitz compliqués quand il suffit d’envoyer trois hommes de ligne au rush et attendre avec huit bonhommes à dix yards de la ligne de mêlée ?

Mississippi State a terminé avec 313 yards dans les airs, soit deux fois moins que contre LSU, et un pédestre 5.2 yards par passe. Les Razorbacks ont donné aux Bulldogs tout ce qu’ils voulaient en jeu court mais ça n’a pas tellement fait avancer le schmilblick pour Mike Leach et MSU qui s’est incliné contre Arkansas (14-21) une semaine après le coup de tonnerre de Baton Rouge.

Cela n’a pas aidé que RB Kylin Hill (1 course, 7 yards) se blesse au premier quart temps mais on attendait tout de même mieux des Bulldogs. Évidemment, on savait que MSU ne serait pas invaincu en SEC mais on ne pensait pas que leur première défaite viendrait aussi tôt et à la maison contre Arkansas.

Les Hogs ont stoppé les Bulldogs à 1 yard de leur ligne sur deux drives consécutifs pour préserver leur victoire qui met fin à une série de vingt défaites d’affilée en SEC.

Fin de série

TE Kyle Pitts (4 réceptions, 57 yards, 2 TD) a marqué un touchdown lors des six premiers quart temps de Florida mais la série s’est arrêtée lors de la seconde mi-temps contre South Carolina.

Cela n’a pas empêché les Gators de dominer les Gamecocks (38-24) ni QB Kyle Trask (21/29, 268 yards, 4 TD, 1 INT / 6 courses, 22 yards) de devenir le premier quarterback à marquer dix touchdowns sur deux matchs consécutifs de SEC depuis Tim Couch et ses douze réalisations avec Kentucky en 1998 avant de devenir le premier choix de la Draft NFL par les Cleveland Browns.

Kyle Trask, qui était le backup de D’Eriq King (QB, Miami) au lycée, a offert à Florida son 400ème match consécutif avec des points au tableau d’affichage, la plus longue série en cours en NCAA. La dernière fanny des Gators remonte à 1988 contre Auburn (0-16).

QB Stetson Bennett IV (#13) – Crédit photo : USA TODAY Sports

Plus vieille rivalité du Sud

Auburn avait remporté quatre des cinq éditions lorsque les deux équipes étaient classées dans le Top 10 mais Georgia avait remporté six des sept derniers matchs.

Le suspense était donc au rendez-vous de cette 125ème édition de la plus vieille rivalité du Sud mais…, en fait, non…

Les Tigers n’ont pas existé contre les Bulldogs (6-27) ne glanant que 39 yards au sol en 22 courses pour un misérable 1.8 yard par porté.

Après s’être cherchée en Semaine 4, les Dawgs ont paru plus affûtés en attaque avec QB Stetson Bennett (17/28, 240 yards, 1 TD) aux commandes tandis que QB Bo Nix (21/40, 177 yards, 1 INT) a souffert face à la rugueuse défense de Georgia.

Hall in

Oklahoma n’avait plus perdu deux matchs consécutivement depuis 1999 et des défaites à Notre Dame (30-34) et contre Texas (28-38). Ces deux revers-là ont définitivement plus de gueule que les deux défaites contre Kansas State (35-38) et à Iowa State (30-37).

On aurait dû se douter dès leur premier drive que ça sentait le sapin pour les Sooners qui ont opté pour un field goal en quatrième tentative sur la ligne des 1 yard de ISU.

Pourtant, OU avait un jeu parfait sur lequel les Sooners ont marqué deux fois à 4 et 3 yards de l’en-but des Cyclones : une play action de QB Spencer Rattler (25/36, 300 yards, 2 TD, 1 INT / 9 courses, 20 yards, 1 TD) et petite passe dans le flat pour RB Jeremiah Hall (1 course, 0 yard / 5 réceptions, 37 yards, 2 TD).

Une copie conforme qui n’a pas immédiatement imprimé du côté des Cyclones mais c’est un autre « Hall », RB Breece Hall (28 courses, 139 yards, 2 TD) qui a eu le dernier mot avec le touchdown de la gagne pour Iowa State.

Avant la saison, Oklahoma a perdu RB Kennedy Brooks (1011 yards et 6 TD en 2019), qui a renoncé à la saison, et RB Trey Sermon (385 yards et 4 TD en 2019), parti à Ohio State. Puis c’est RB Rhamondre Stevenson (515 yards et 6 TD en 2019) qui a été suspendu par Lincoln Riley, privant les Sooners de leurs trois meilleurs coureurs de l’an passé. OU a donc du mal à gagner des yards au sol ce qui la rend unidimensionnel.

Inversement, ISU a glané 7.4 yards par jeu (4.4 yards par course et 11.3 (!) yards par passe) contre Oklahoma. Avec ce succès contre Oklahoma, les Cyclones sont 7-7 contre des équipes classées depuis l’arrivée à Ames de Matt Campbell en 2016.

Huit quatre ça suffit

Le Commissaire de la Pac-12, Larry Scott, a officiellement suggéré d’étendre le College Football Playoff de quatre à huit équipes cette saison mais le Comité de management, par la voix de son directeur exécutif Bill Hancock, a rejeté l’idée.

Est-il surprenant que la conférence qui a le moins de participations au Playoff (et qui pourrait encore bien le suivre à la télé si ses équipes ne parviennent pas à jouer un semblant de calendrier cet automne) soit à l’origine de cette demande ?

Bill Hancock – Crédit photo : CFP Media

L’info qui ne sert à rien

Bill Hancock, le directeur exécutif du Comité de management du College Football Playoff, est francophile.

Participation au Playoff

Piqûre de rappel du nombre de participations au Playoff par conférence (nombre de participations, bilan victoires-défaites, nombre de titres), juste parce que…

SEC 7, 9-4, 3 (Alabama 5, Georgia 1, LSU 1)
ACC 6, 6-4, 2 (Clemson 5, Florida State 1)
Big Ten 4, 2-3, 1 (Ohio State 3, Michigan State 1)
Big Ten 4, 0-4, 0 (Oklahoma 4)
Pac-12 2, 1-2, 0 (Oregon 1, Washington 1)
Indépendants 1, 0-1, 0 (Notre Dame 1)          

Pas participation au Playoff

Penn State est la seule équipe à avoir terminé dans le Top 20 ces quatre dernières années mais à ne pas avoir participé au Playoff. Pendant ces quatre saisons, James Franklin possède le troisième meilleur pourcentage de victoires en P5 (pour les Head Coaches en poste durant les quatre ans) :

Dabo Swinney            56-4 (93.3%)
Nick Saban                 52-5 (91.2%)
James Franklin            42-11 (79.2%)
Kirby Smart                44-12 (78.6%)

Zéro pas pointé

Rashod Bateman est de retour à Minnesota après avoir initialement déclaré forfait pour la saison en raison du covid qu’il a contracté fin juillet et passé deux semaines à combattre.

Avec la récente décision de la conférence Big Ten de jouer à l’automne, le receveur star des Gophers a mis un terme à la préparation de la Draft NFL pour rejoindre Minneapolis.

En passant, il abandonné son numéro 13 pour porter le numéro 0, autorisé cette année par la NCAA, qui représente pour lui « zéro tolérance pour le racisme ».

Ailleurs en Big Ten, le numéro 0 sera donné à Penn State à un joueur des équipes spéciales qui remplira le mieux les critères de « meneur d’hommes solide, discipliné et fiable qui inspire ses coéquipiers par sa responsabilité et sa production ». L’heureux récipiendaire pourra lui-même choisir son successeur au moment de l’obtention de son diplôme.

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

 Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yards 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yards 2 TD, 1 INT0Kansas (b)Blessé0
S6Texas    
S7  Baylor  
S8TCU  Iowa State  
S9Texas Tech  Texas  
S10Kansas  Kansas State  
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total  0  0

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Carton rouge

Les arbitres de Big 12 ont vu rouge…
Texas – TCU : 26 pénalités
West Virginia – Baylor : 24 pénalités
Iowa State – Oklahoma : 18 pénalités

Les bons élèves sont Oklahoma State et Kansas avec huit pénalités au total.

Faites ce que je dis mais ne dîtes pas ce que je fais…

Toutes les universités du pays sont sur le pied de guerre pour éviter que leurs campus ne se transforment en camps retranchés de la Croix-Rouge, ce qui n’est pas une mince affaire quand on a affaire à un sous-groupe de la population qui est censé y passer les meilleures années de sa vie et n’a certainement pas l’intention de renoncer à faire la fête autant que possible.

Pour certaines universités, l’enjeu est encore plus important puisqu’il implique les dizaines de millions de dollars qui découlent des droits TV et autres revenus liés à leurs programmes de football.

Cela est par exemple le cas à Notre Dame dont le campus a vu une sérieuse augmentation du nombre de cas positifs une semaine après la reprise des course mi-août et dont le match à Wake Forest en Semaine 4 a été annulé suite à dix-huit tests positifs parmi les joueurs.

Avant cela, le président de l’université, Révérend John Jenkins, avait ordonné deux semaines de classes virtuelles pour tenter d’enrayer la pandémie locale.

Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que le bon président a eu la bonne idée de participer à la cérémonie d’investiture de la nouvelle juge de la Cour Suprême sans porter de masque et a profité de l’occasion pour serrer des paluches à la pelle. Moins d’une semaine plus tard, son test covid est revenu positif. Officiellement, John Jenkins aurait contracté le virus par un proche collègue de travail mais les étudiants de ND ont le droit (divin ?) de ne pas être tout à fait contents…

Si les voies du Seigneur sont impénétrables, il y en a au moins une chez ce serviteur de Dieu qui ne l’est pas…

QB Mac Jones (#10), Alabama – Crédit photo : Getty Images

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a corrigé Texas A&M (52-24) et QB Mac Jones (20/27, 435 yards, 4 TD, 1 INT) a lancé pour 435 yards, soit la quatrième meilleure performance de l’histoire du Crimson Tide.

LSU a rebondi de sa défaite contre Mississippi State (34-44) en aplatissant Vanderbilt (41-7) et évité son premier départ 0-2 depuis 2001 ; seuls quatre champions sortants ont débuté par deux défaites depuis 1936.

Oklahoma State a piétiné Kansas (47-7) et est la seule équipe invaincue en Big 12 après trois semaines de compétition dans la conférence. Les Jayhawks sont les seuls à n’avoir encore remporté aucun match.

Wake Forest a torpillé Campbell (66-14) avec trois touchdowns de RB Christian Beal-Smith (20 courses, 130 yards, 3 TD) contre la seule équipe de la conférence Big South (FCS) à avoir joué cette saison et qui, grâce à des quatre défaites en quatre matchs, parvient tout de même à se classer dernier.

Cuillère de bois

Les bowls de fin de saison, hors Playoff, ne veulent rien dire… On croyait que Texas était de retour au premier plan après sa victoire contre Georgia (28-21) au Sugar Bowl il y a deux ans mais…

Les Longhorns ont enchainé cette brillante prestation par une saison 2019 en demi-teinte (8-5) malgré une jolie victoire sur Utah (38-10) à l’Alamo Bowl (encore un bowl…).

Peut-être juste un nid de poule sur la route retrouvée du succès ? A moins que…

Texas a entamé sa saison 2020 par la destruction de UTEP (59-3), une équipe qui a gagné trois matchs depuis 2017. Les Horns ont ensuite tremblé à Texas Tech et eu besoin d’un retournement de situation improbable pour remonter un déficit de quinze points en moins de trois minutes et s’imposer en prolongation (63-56 OT).

Contre TCU, UT n’a pas réussi à se sortir du bourbier dans lequel elle s’était fourrée et les Horned Frogs ont gagné à Austin (33-31). Les visiteurs ont pris l’avantage (33-29) à quatre minutes de la fin sur une course dans un boulevard de QB Max Duggan (20/30, 231 yards / 17 courses, 79 yards, 2 TD). Texas avait donc une éternité pour aller chercher la victoire et n’a pas été loin d’y parvenir mais RB Keaontay Ingram (11 courses, 40 yards / 3 réceptions, 52 yards) a perdu le ballon à 1 yard de l’en-but adverse. Les visiteurs ont alors mangé l’horloge et fini sur un safety sans conséquence.

Le match avait débuté avec trois kick-offs, les deux premiers étant été rejoués pour hors-jeu. Les deux équipes ont combiné vingt-six pénalités pour un total de 193 yards. Texas a été pénalisé sept fois lors du premier quart temps avant de se discipliner un peu.

Tom Herman est dans sa quatrième saison à la tête des Longhorns et un record de 27-16 (7-6, 1-4, 8-5 et 2-1). A l’intersaison, il a remplacé ses coordinateurs offensif (Mike Yurcich pour Tim Beck) et défensif (Chris Ash pour Todd Orlando) dans le but de dynamiser les deux côtés du ballon. QB Sam Ehlinger (17/36, 236 yards, 4 TD, 1 INT / 8 courses, 49 yards) est plus que capable mais la défense n’est pas au niveau. Preuve en est, TCU a couru pour 2.3 yards par porté lors de sa défaite à Iowa State et pour 4.5 yards par course contre Texas.

C’est la sixième fois qu’une équipe de Texas classée perd contre un adversaire non classé depuis que Tom Herman est à Austin, record (peu enviable) en conférence FBS.

Texas est désormais 2-7 contre TCU depuis que Texas Christian a rejoint la conférence Big 12 en 2012.

LB Bumper Pool, Arkansas – Crédit photo : Hogville.com

Tops

Un flambeau pour… DB Joe Foucha (2 placages, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la victoire d’Arkansas à Mississippi State (21-14).

Un brasier pour… LB Bumper Pool (20 placages) et ses vingt placages lors de la victoire d’Arkansas à Mississippi State (21-14).

Un feu d’artifice pour… RB Khalil Herbert (20 courses, 208 yards, 2 TD) et ses 358 yards offensifs (dont 150 sur retour de kick-off), nouveau record de l’école, lors de la victoire de Virginia Tech à Duke (38-31).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Brennan Armstrong (24/43, 270 yards, 3 TD, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite de Virginia à Clemson (23-41).

Un seau d’eau pour… QB Leddie Brown (30/42, 211 yards, 1 TD, 2 INT / 6 courses, -12 yards, 1 TD) et son fumble perdu et deux interceptions lors de la victoire de West Virginia contre Baylor (27-21 OT).

Un naufrage titanesque pour… QB K.J. Costello (43/59, 313 yards, 1 TD, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la défaite de Mississippi State contre Arkansas (14-21).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Florida
#2 Clemson – #3 Alabama

On saura dans trois semaines si Ohio State mérite les lauriers que BoG lui a déjà collé sur la tête.

Clemson n’a pas eu tellement de mal contre Virginia (41-23) mais on en saura un peu plus sur les Tigers avec la venue de Miami en Semaine 6.

Alabama n’a pas l’air d’avoir trop souffert des départs en NFL de Tua Tagovailoa (QB, Dolphins), Jerry Jeudy (WR, Broncos) ou WR Henry Ruggs III (WR, Raiders). L’attaque ronronne et la défense punit.

Florida a encore été dominante et conserve son demi vote d’avance sur Georgia.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Iowa State qui a battu Oklahoma (37-30) à Ames pour la première fois depuis… 1960. C’était le 5 novembre et les Cyclones l’avaient emporté 10 à 6. A l’époque, les Sooners n’avaient perdu qu’une fois dans l’Iowa, une défaite 0-10 en 1928 pour la toute première rencontre entre les deux équipes. Quand on sait qu’en quatre-vingt-cinq rencontres, Iowa State a gagné sept fois et obtenu deux matchs nuls, on mesure l’ampleur de l’exploit…

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