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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 26

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Vingt-sixième édition (2019 – Semaine 10) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que, d’après Kirby Smart, on essaie d’assassiner ses receveurs et son QB Jake Fromm, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Antonio Gibson (WR Memphis), mais les TD de 50 yards en réception, 97 yards en retour de kick-off et 78 yards à la course contre SMU (54-48), une première contre une équipe FBS depuis 2008, n’intéressent personne…

Grosse murge sur le parking derrière le stade

L’abus d’alcool étant dangereux pour la santé, on ne devrait plus surnommer Florida-Georgia (le match, pas la ligne) le « World’s Largest Outdoor Cocktail Party ».

Quoiqu’il en soit, ce sont les Bulldogs qui ont fait couler le champagne à l’issue de la rencontre (24-17). Kirby Smart était ravi de la prestation de ses jeunes receveurs et de son quarterback Jake Fromm (20/30, 279 yards, 2 TD) qu’il a encensés en sortant du terrain. Personne n’a vraiment compris « qui » essayait de les « assassiner »…

Quoiqu’il en soit, les Dawgs ont désormais remporté les trois derniers matchs de la rivalité, après avoir perdu les trois précédents.

Les Gators ont marqué leurs deux touchdowns dans les airs sur des services de QB Kyle Trask (21/33, 257 yards, 2 TD), ce qui n’a rien d’étonnant puisque Georgia est imperméable au sol : les Bulldogs sont la seule équipe FBS à ne pas avoir encore accordé de TD à la course.

Avec cette victoire, les Dawgs (7-1, 4-1) sont sur la voie royale pour atteindre la finale de conférence SEC et peuvent encore rêver du playoff. Missouri (5-3, 2-2), @Auburn (7-2, 4-2), Texas A&M (6-3, 3-2) et Georgia Tech (2-6) se dressent sur la route d’Atlanta pour Georgia. Si les Bulldogs font deux faux pas, les Gators (7-2, 4-2) devront faire un sans-faute contre Vanderbilt (2-6, 1-4), à Missouri (5-3, 2-2) et contre Florida State (4-5). A noter que Mizzou peut encore remporter la division puisque les Tigers affronteront Georgia et Florida.

Happy Valley

Penn State a reçu l’officialisation du dépôt de la marque « Happy Valley » après une année de validation de la demande par le bureau américain des brevets. L’université, nichée dans une vallée du centre de la Pennsylvanie connue sous le nom de « Happy Valley », pourra désormais protéger l’utilisation du surnom sur vêtements et autres pièces d’habillement.

Plus tôt cette année, Ohio State avait vu sa demande de brevet pour le fameux « The » rejeté par le même bureau.

L’info qui ne sert à rien

QB John Stephen Jones est le nouveau quarterback titulaire d’Arkansas (2-7, 0-6). Il est aussi le petit-fils de Jerry Jones, propriétaire des Dallas Cowboys et champion national en 1964 avec les Razorbacks.

Pour son premier match de titulaire, le freshman affrontera Western Kentucky (5-4). L’équipe de Conference USA est emmenée par QB Ty Storey, un ancien joueur d’Arkansas…

Un de chute

La saison des licenciements est arrivée et c’est Florida State qui a dégainé le premier en virant Willie Taggart moins de deux ans après son arrivée à Tallahassee.

Débauché d’Oregon après une seule petite année (7-5), Willie Taggart est revenu en Floride où il a redressé South Florida (2-10, 4-8, 8-5, 10-2) mais les Seminoles ne lui ont même pas laissé finir sa seconde saison. L’an passé, FSU a manqué la post-saison pour la première fois en 36 ans en terminant 5-7. Après les trois quarts de la saison 2019, Florida State (4-5, 3-4) est en danger de manquer un bowl pour la seconde année consécutive, ce qui n’est plus arrivé dans le Panhandle floridien depuis 1975-1976. Ce deuxième raté dans les années 70 correspond à la première année aux commandes de Bobby Bowden, qui a ensuite emmené les Seminoles au sommet avec deux titres nationaux (1993 et 1999), douze titres de conférences ACC (FSU était indépendant jusqu’en 1991) et une série de quatorze saisons consécutives à plus de dix victoires qui ont coïncident avec quatorze classements consécutifs dans le Top 5.

Après le départ à la retraite de Bobby Bowden, son assistant Jimbo Fisher a repris le flambeau et n’a pas déçu : un titre national (2013), trois titres de conférence ACC et six saisons à plus de dix victoires en huit ans. Parti à Texas A&M après une dernière saison décevante (5-6) terminée par Odell Haggins (2-0), Jimbo Fisher a laissé un gros vide à combler. Apparemment, la marche était trop haute pour Willie Taggart, en tout cas d’après son département athlétique.

Le Directeur Athlétique David Coburn a donc décidé de faire un chèque bien gras de 17 millions de dollars à son Head Coach pour faire de la place. En virant son HC avant même la fin de la saison, Florida State espère prendre un avantage sur la compétition et avoir son nouveau Messie en place avant la fin novembre et sur les routes du recrutement bien avant la période de signature des lycéens qui ouvre le 19 décembre.

Entre le portail de transfert qui autorise les joueurs à changer d’université comme bon leur semble et l’éviction des entraineurs avant même qu’ils aient eu le temps de recruter leurs propres joueurs, on est bel et bien entré dans l`ère du football universitaire de consommation. Les fans et riches anciens élèves de Florida State pensent sans doute que les Nick Saban et Dabo Swinney poussent sur les orangers…

L’info qui sert absolument à quelque chose

Tua Tagovailoa (QB Alabama) a été vu sur le terrain d’entrainement avec ses coéquipiers et a partagé les répétitions avec son backup Mac Jones.

Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle pour les fans de LSU, à quelques jours du choc entre les deux dernières équipes invaincues de la SEC. L’autre mauvaise nouvelle pour les Tigers est le départ de l’équipe de Michael Divinity Jr, l’un des linebackers titulaires, pour raisons personnelles.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Boston College a surclassé Syracuse (58-27) avec près de 500 yards au sol dont presque la moitié pour RB AJ Dillon (35 courses, 242 yards, 3 TD).

Clemson a plié Wofford (59-14) et signé par là-même sa 24ème victoire de rang. 

Illinois a giflé Rutgers (38-10) en dominant la bataille des ballons perdus (3-0).

Indiana a éteint Northwestern (34-3) et remporté un 4ème match consécutif pour la première fois depuis 1993.

Kansas State a facilement disposé de Kansas (38-10) qui n’a pu stopper les jambes de QB Skylar Thompson (9/16, 129 yards / 17 courses, 127 yards, 3 TD). Les Wildcats ont remporté les onze dernières confrontations entre les deux rivaux, égalant le record de la série qu’ils détenaient déjà (1993-2003).

Michigan a fessé Maryland (38-7) en marquant notamment sur le coup d’envoi, un retour de kick-off de 97 yards gagnant par WR Gilles Jackson (1 réception, 4 yards).

Mississippi State a démoli Arkansas (54-24) avec un RB Kylin Hill (21 courses, 234 yards, 3 TD) étincelant.

Oregon a laminé USC (56-24) en ne produisant que 50 yards offensifs de plus que les Trojans (405-355). C’est la seconde plus large marge victorieuse pour les Ducks contre USC (34-0 en 1915) et le second plus grand nombre de points concédés par Southern California au Coliseum (Oregon 62-51 en 2012).

Texas A&M s’est promené contre UTSA (45-14) mais il a fallu une grosse performance de RB Isaiah Spiller (20 courses, 217 yards, 3 TD) pour ne pas laisser le doute s’installer dans la tête des Aggies après que les Roadrunners ont ouvert le score. Le coureur de TAMU a répondu du tac-au-tac par un touchdown de 60 yards sur le premier jeu après le kick-off.

Wake Forest a cartonné NC State (44-10) et renoué avec le succès grâce au retour de blessure de QB Jamie Newman (25/38, 287 yards, 3 TD / 11 courses, 30 yards, 2 TD).

Cuillère de bois

Northwestern (1-7, 0-6) s’est lourdement incliné à Indiana (3-34) et perdu, par la même occasion, un sixième match consécutif. La seule victoire des Wildcats, en Semaine 2, est contre UNLV (2-7, 0-5). La piètre prestation contre Stanford (7-17) en ouverture de la saison s’est avérée prémonitoire : le Cardinal n’est pas en grande posture en Pac-12 (4-4, 3-3) et, hormis lors de la victoire contre les Rebels (30-14), les Wildcats n’ont pas marqué plus de 15 points par match, avec notamment six matchs à dix points ou moins dont leurs quatre derniers. NW est d’ailleurs dernier de FBS avec 9.8 points par match, la seule équipe à moins de 10 points. C’est aussi le plus petit total par une équipe Power 5 depuis 2001. Avec de telles prestations offensives et déjà sept défaites dans la musette, les Wildcats sont officiellement hors-course pour la post-saison moins d’un an après avoir remporté la B1G West.

Tops

Un flambeau pour… TE Jack Freudenthal (4 réceptions, 16 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns en quatre réceptions lors de la victoire de Wake Forest contre NC State (44-10).

Un brasier pour… DL Gregory Rousseau (8 placages, 5 TFL, 4 sacks) et ses quatre sacks lors de la victoire de Miami à Florida State (27-10).

Un feu d’artifice pour… DB Bryce Thompson (3 placages, 3 INT) et ses trois interceptions lors de la victoire de Tennessee contre UAB (30-7).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Max Duggan (21/39, 258 yards, 1 TD, 3 INT / 16 courses, 86 yards, 1 TD) et ses trois interceptions lors de la défaite de TCU à Oklahoma State (27-34).

Un seau d’eau pour… QB Jacob Eason (29/52, 316 yards, 4 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et un fumble perdu lors de la défaite de Washington contre Utah (28-33).

Un naufrage titanesque pour… QB Kedon Slovis (32/57, 264 yards, 3 TD, 3 INT) et ses trois interceptions et un fumble perdu lors de la défaite de USC contre Oregon (24-56).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 2V – 0D (Total : 35V – 10D)
2. ACC(*) : 1V – 1D (Total : 31V – 13D)
B1G : 0V – 0D (Total : 34V – 8D)
Big 12 : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)
Pac-12 : 0V – 0D (Total : 24V – 11D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 LSU
#2 Alabama– #3 Clemson

Pour la première fois depuis 1996 les trois premières équipes du classement AP (LSU, Alabama et Ohio State) étaient toutes au repos le même week-end. Clemson affrontait l’ogre Wofford (59-14). Pas de quoi changer les pronostics mais le comité du College Football Playoff nous a fait l’honneur de son premier classement annuel qui déterminera fortement le classement final et les quatre heureux élus :

1. Ohio State (8-0)
2. LSU (8-0)
3. Alabama (8-0)
4. Penn State (8-0)
5. Clemson (8-0)
6. Georgia (7-1)
7. Oregon (8-1)
8. Utah (8-1)
9. Oklahoma (7-1)
10. Florida (7-2)

Comme vu précédemment (mais pour ça il faut lire BoG dans l’ordre !), Florida n’a que peu de chance d’atteindre le playoff. Oklahoma et le futur vainqueur d’Oregon-Utah auront besoin, quant à eux, d’un peu d’aide.

Le vainqueur d’Alabama – LSU prend une place. Si ledit vainqueur remporte la SEC, le perdant pourrait aussi gagner son ticket, si le match est serré. Si ledit vainqueur perd en finale SEC contre Georgia, les Dawgs seront dans le dernier carré mais la SEC pourrait tout de même prendre deux places, encore une fois si la finale est serrée. On n’ose imaginer un scénario à trois équipes SEC en playoff mais ça n’est pas théoriquement à exclure.

Scénario à peu près identique entre Ohio State et Penn State, en admettant déjà que les Nittany Lions ne perdent pas à Minnesota ce week-end et que les Buckeyes ne se plantent pas dans le fossé contre Maryland ou à Michigan. Si OSU bat PSU et remporte la B1G, les Bucks sont en playoff, même avec une courte défaite chez les Wolverines. Les Nitts peuvent aussi conserver leur place dans le Top 4 en perdant de peu à Columbus et si leurs vainqueurs finissent invaincus. Si Penn State gagne au Horseshoe et la B1G derrière, scénario identique mais inversé : Ohio State pourrait rester dans le Top 4 si leur défaite est serrée et si PSU ne perd pas à Minnesota ou contre Indiana. Dans les deux cas, un raté monumental contre un adversaire inférieur de la conférence pourrait pénaliser le champion de la B1G au profit de celui de la Big 12 ou Pac-12.

Clemson punche son ticket en restant invaincu en conférence ACC mais une défaite des Tigers avant la finale leur garantirait quasiment une élimination de la course au playoff, hormis scénario catastrophique pour le carré de tête. Il n’y a plus guère que Wake Forest (7-1, 3-1) qui peut mettre des bâtons dans les roux des Tigers mais le match de clôture à South Carolina (4-5) pourrait aussi constituer une surprise. A noter que si les Demon Deacons s’imposent à Clemson et ne perdent pas à Virginia Tech (5-3, 2-2) ce week-end, et contre Duke (4-4, 2-3) et à Syracuse (3-6, 0-5) ensuite, ils disputeraient la finale de conférence ACC au détriment de Clemson.

Si Alabama – LSU et Ohio State – Penn State sont tous deux très serrés et que les quatre équipes balaient le reste de leur compétition, on pourrait même concevoir un champion de conférence invaincu laissé sur le carreau (mais, ne rêvons pas, aucun membre du comité n’en aura le courage).

Bref, le mois de novembre va de toute façon se charger de mettre de l’ordre dans tout ce merdier, à commencer ce week-end avec :

Ohio State – Maryland
Alabama – LSU
Minnesota – Penn State
NC State – Clemson
Georgia – Missouri
Oklahoma – Iowa State
Florida – Vanderbilt

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Chuba Hubbard (RB Oklahoma State). Contre TCU (34-27), le Canadien (20 courses, 223 yards, 2 TD) a rendu son quatrième match d’affilé à plus de 200 yards, ce qui n’avait plus été réalisé en conférence Big 12 depuis 1998 et Ricky Williams (Texas 1995-1998) et à Oklahoma State depuis 1988 et Barry Sanders (OK State 1986-1988). Les deux joueurs ont remporté le Trophée Heisman ces années-là. L’exploit est d’autant plus impressionnant que c’est la première fois qu’une équipe de TCU coachée par Gary Patterson, à Fort Worth depuis 2000, accorde plus de 200 yards au sol à un adversaire.

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 44 : Nick Saban toujours plus le boss du Top 25

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Kent Gidley / Getty Images

Quarante-quatrième édition (2020 – Semaine 13) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Sarah Fuller (PK, Vanderbilt) est devenue la première femme à jouer en P5, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5.

Thanksgiving

Avec une tonne de dinde à digérer et encore une tripotée de matchs annulés ou reprogrammés, c’est une petite édition de BoG cette semaine…

On est en finale, on est en finale, on est, on est, on est en finale !

Tenu en échec à la pause à Chapel Hill (17-17), Notre Dame a passé la seconde au retour des vestiaires pour se détacher contre North Carolina (31-17).

Avant la rencontre, UNC avait dominé ses adversaires par une moyenne de 16.6 points en seconde mi-temps. Les Tar Heels se sont retrouvés de l’autre côté de la statistique contre ND.

Notre Dame est désormais 19-2 contre North Carolina, son meilleur record contre n’importe quelle équipe de FBS.

Avec cette victoire et le chamboulement du calendrier de la conférence ACC, les Fighting Irish (9-0, 8-0), qui n’ont plus qu’un match prévu contre Syracuse, sont officiellement qualifiés pour la finale de conférence.

En effet, la conférence a décidé d’évaluer les trois prétendants encore en course (Clemson, Miami et Notre Dame) sur neuf matchs de conférence. ND (8-0 en conférence) ne peut plus être dépassé au classement par Clemson (7-1 en conférence) à la faveur de leur victoire sur les Tigers en Semaine 10 (47-40, 2OT). Ces derniers n’ont plus besoin que d’une victoire à Virginia Tech (4-5) pour valider leur ticket ou de compter sur une défaite des Hurricanes à Duke (2-7) ou contre North Carolina (6-3).

QB Brock Purdy, Iowa State – Crédit photo : Eric Gay, AP

Comme un ouragan

Iowa State (7-2, 7-1) est 7-1 en conférence pour la première fois de son histoire après sa victoire à Texas (23-20).

C’est aussi la première fois que les Cyclones battent UT et Oklahoma (37-30 en Semaine 5) la même année.

Depuis 2015 et l’arrivée de Matt Campbell aux commandes, ISU est 4-6 combiné contre les Longhorns et Sooners. Ça n’a rien d’extraordinaire mais c’est un net progrès par rapport au bilan pré-2015 : 7-84-2.

Dans la famille Kyle…

Kyle Trask (21/27, 256 yards, 3 TD) a lancé au moins trois passes de touchdown lors des huit matchs de Florida, record SEC égalé (Drew Lock, QB Missouri, 2017).

Contre Kentucky (34-10), ses trois passes de touchdown ont été réceptionnées par TE Kyle Pitts (5 réceptions, 99 yards, 3 TD).

Florida (7-1) n’est plus qu’à une victoire à Tennessee (2-5) ou contre LSU (3-4) de remporter la SEC East.

B1G West

Northwestern (5-1) est toujours dans un fauteuil pour atteindre la finale de conférence Big Ten mais la défaite à Michigan State (20-29) met un terme à ses (maigres) espoirs de Playoff.

Après n’avoir accordé que dix points en cinq secondes mi-temps, les Wildcats en ont accordé douze aux Spartans après la pause. Le dernier touchdown de MSU a, il est vrai, été marqué après un fumble recouvert sur une tentative désespérée des Wildcats de remonter le terrain façon rugby.

Pac-12

Oregon semblait être le seul espoir de la conférence Pac-12 d’atteindre le Playoff mais les Ducks ont lamentablement foiré la tache en perdant la « Civil War « (qu’il ne faut plus appeler « Civil War ») contre Oregon State (38-41).

C’est désormais Washington qui est en tête de la Pac-12 North après avoir remonté un déficit de 21 points à la mi-temps pour s’imposer contre Utah (24-21).

Les deux équipes se retrouveront le 12 décembre pour déterminer qui représentera leur division à la finale de conférence le week-end suivant.

Selon toute vraisemblance, l’adversaire de la division South devrait être USC, à moins que les Trojans ne chutent contre Wazzu ou à UCLA et que Colorado gagne ses deux derniers matchs à Arizona et contre Utah.

RB Jermar Jefferson, Oregon State – Crédit photo : Amanda Loman / Associated Press

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Arizona State – Utah : les Sun Devils ont vu leur troisième match annulé consécutivement. Du coup, les Utes ont remplacé leur visite à Tempe par un voyage à Seatlle pour y affronter Washington (21-24).

Colorado – USC : les Trojans ne se sont pas déplacés à Boulder pour raisons d’épidémie à SC. Du coup, les Buffaloes ont accueilli San Diego State (20-10).

Florida State – Virginia : pour la seconde fois en deux weekends, le match de FSU a été annulé à quelques heures du coup d’envoi, cette fois pour des cas positifs dans l’effectif des Seminoles. Bronco Mendenhall, le Head Coach de Virginia, a d’ores-et-déjà indiqué que les Cavaliers ne se déplaceraient pas à nouveau à Tallahassee cette saison…

Illinois – Ohio State : Ryan Day et un nombre indéterminé de Buckeyes ont été testés positifs, privant tOSU d’un déplacement à Illinois.

Washington State – Washington : les Cougars n’ont toujours pas le nombre de joueurs minimum requis par la conférence Pac-12 pour leur match contre les Huskies et l’Apple Cup a donc été annulée. En conséquence, Washington a remplacé la rivalité à Pullman par un match à domicile contre Utah (24-21).

West Virginia – Oklahoma : les Sooners ont eu peur d’aller à Morgantown où les Mountaineers sont invaincus cette saison. Du coup, OU a refilé le covid à ses joueurs et espère un miracle pour ne pas avoir à se déplacer en Virginie Occidental le 12 décembre, jour choisi pour jouer la rencontre.

Wisconsin – Minnesota : après 113 rencontres consécutives, la hache de Paul Bunyan ne sera pas remise en jeu cette année. Des cas de covid chez les Gophers mettent un terme à la plus longue série de matchs de FBS.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a survolé Auburn (42-13) sans Nick Saban sur la touche. La victoire du Tide est la plus large contre une équipe classée (#22) des Tigers (le précédent record était de 31-7 en 1971 et 2007). QB Mac Jones (18/26, 302 yards, 5 TD) en a profité pour égaler le record de touchdowns marqués lors d’un Iron Bowl (Tua Tagovailoa, QB Alabama, 2018). 

Clemson a écrabouillé Pittsburgh (52-17) pour le retour à la compétition de QB Trevor Lawrence (26/37, 403 yards, 2 TD) dans ce qui devrait être le dernier match de sa carrière universitaire à (l’autre) Death Valley.

Georgia a assommé South Carolina (45-16) en retrouvant son jeu au sol (332 yards). C’est exactement quatre fois mieux que les 83 yards à la course des Gamecocks.

Missouri a blanchi Vanderbilt (41-0) et un poste de Head Coach s’est ouvert à Nashville après le limogeage de Derek Mason. Le (désormais ex) HC des Commodores rend un bilan de 27-55 (10-46 en SEC) à Vandy avec deux participations en post-saison en sept saisons.

TCU a torpillé Kansas (59-23) avec notamment trois touchdowns de QB Max Duggan (3/11, 96 yards, 3 TD / 3 courses, 61 yards, 1 TD) sur ses trois seules passes complétées du match.

Cuillère de bois

Après la défaite de Michigan (2-4) contre Penn State (17-27), Jim Harbaugh possède un bilan de 49-22 (34-16 en Big Ten) avec les Wolverines en six ans. En apparence, rien de honteux, mais à y regarder de plus près… :

  • 0-5 contre Ohio State
  • 3-3 contre Michigan State
  • 11-16 contre le Top 25
  • 2-12 contre le Top 10

Michigan détient toujours le record du nombre de titres de conférence Big Ten avec 42, devant Ohio State (39), mais UM n’a plus gagné la Big Ten depuis 2004.

Depuis le dernier titre de conférence des Wolverines, Michigan State (2010, 2013 et 2015), Penn State (2005, 2008 et 2016) et Wisconsin (2010, 2011 et 2012) l’ont remporté trois fois chacun et Ohio State (2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2014, 2017, 2018 et 2019) s’est gavé avec dix trophées (celui de 2010 a été officiellement annulé pour une sombre histoire de tatouages…).

Le bilan de ces dernières années est donc bien loin des aspirations de fans d’Ann Arbor. Jim Harbaugh est un enfant du pays, ayant joué de 1983 à 1986 sous les ordres de Bo Schembechler (avec un titre de Big Ten à la clé en 1986). Cette connexion charnelle avec l’université lui vaut certainement de ne pas avoir encore été viré. Mais la laisse est de plus en plus courte. Contre Penn State (17-27), Michigan jouait le 1350ème match de son histoire et, pour la première fois de leur histoire, les Wolverines ont perdu contre une équipe avec un bilan de 0-5.

Tops

Un flambeau pour… WR Thayer Thomas (9 réceptions, 102 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de NC State à Syracuse (36-29).

Un brasier pour… LB Nate Landman (11 placages, 3 sacks) et ses trois sacks lors de la victoire de Colorado contre San Diego State (20-10).

Un feu d’artifice pour… RB Dezmon Jackson (36 courses, 235 yards, 3 TD / 2 réceptions, 10 yards) et ses trois touchdowns lors de la victoire d’Oklahoma State contre Texas Tech (50-44).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Rex Culpepper (23/45, 254 yards, 2 TD) qui, après un sack, a spiké le ballon sur quatrième tentative à une seconde de la fin du match alors que Syracuse était à 20 yards de l’en-but de NC State et mené de sept points. L’Orange s’est incliné 29-36 contre le Wolfpack.

Un seau d’eau pour… QB Tyler Shough (20/31, 285 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions et son fumble perdu lors de la défaite d’Oregon à Oregon State (38-41).

Un naufrage titanesque pour… QB Kenny Pickett (22/39, 209 yards, 2 TD, 4 INT) et ses quatre interceptions lors de la défaite de Pittsburgh à Clemson (17-52).

QB Ian Book (#12) et RB Kyren Williams (#23), Notre Dame – Crédit photo : Gerry Broome, AP

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Notre Dame
#2 Clemson – #3 Ohio State

Le Comité de Sélection a rendu son second verdict de la saison :

  1. Alabama
  2. Notre Dame
  3. Clemson
  4. Ohio State
  5. Texas A&M
  6. Florida
  7. On s’en fout un peu, aucune autre équipe n’a la moindre chance de jouer le Playoff

Bon, sur Alabama, tout le monde est d’accord. Le Crimson Tide continue de pilonner ses adversaires (le Tide n’a marqué moins de 40 points qu’une seule fois, lors de son premier match à Mizzou remporté 38-19) et, contre Auburn (42-13), Bama a montré qu’il savait aussi défendre. À moins d’une improbable rouste reçue par Florida en finale de conférence SEC, Alabama est dans les quatre.

Clemson va prendre sa revanche sur Notre Dame en finale de conférence ACC et valider son ticket. Oui, ND est impressionnante des trois côtés du ballon mais le Clemson de Trevor Lawrence est supérieur au Clemson de DJ Uiagalelei.

Ohio State est l’inconnue de l’équation avec seulement quatre matchs joués jusqu’à présent et déjà deux annulations (à Maryland en Semaine 11 et contre Illinois le week-end à venir). Selon les règles en vigueur en conférence Big Ten, l’annulation d’un troisième match, à Michigan State ou contre Michigan, les éliminerait de la course à la finale de conférence. Oui, vous voyez ce qui se profile à l’horizon, une épidémie de covid du côté d’Ann Arbor… Mêmes privés de finale, les Buckeyes auraient l’occasion de jouer un sixième match contre une équipe de la Big Ten West le 19 décembre et préserveraient ainsi une chance de convaincre le Comité de Sélection.

Pour Notre Dame, l’objectif est de limiter la casse contre Clemson en finale de conférence ACC et le Playoff sera la prochaine étape.

Texas A&M devra compter sur un peu d’aide pour rentrer dans le dernier carré : en cas de victoire d’Alabama en finale SEC, les Aggies peuvent décrocher le précieux sésame si Ohio State est considéré non-éligible pour avoir trop peu joué (improbable), si Notre Dame prend une volée en finale SEC (peu probable) ou si Clemson ne gagne pas cette seconde rencontre contre Notre Dame en finale SEC (également peu probable). Si Alabama perd contre Florida, il faudra que deux de ces trois scénarios se réalisent.

Florida a son destin entre les mains : battre Alabama et voir le Playoff, perdre contre Alabama et suivre les demi-finales à la télévision.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Nick Saban qui a signé contre #22 Auburn (42-13) sa 87ème victoire contre un Top 25, nouveau record de FBS. Le Head Coach d’Alabama, qui a regardé l’Iron Bowl depuis son canapé en raison d’un test positif au covid, est également le détenteur des records du nombre de victoires contre le Top 15 (58), Top 10 (42) et Top 5 (25).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 43 : Kirk Ferentz dans le club des « centenaires »

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Quarantième-troisième édition (2020 – Semaine 12) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Dabo Swinney ne prend pas de conseil de Tallahassee où il y a eu trois entraineurs en quatre ans, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Coastal Carolina, mais 8-0 pour la première fois dans l’histoire de la Sun Belt n’intéresse personne…

Ils ont les chocottes, ils ont les chocottes !

Le match de Clemson à Florida State a été annulé parce qu’un joueur des Tigers a été testé positif après avoir été initialement testé négatif. Les champions en titre de l’ACC ont, apparemment, suivi tous les protocoles requis par la conférence mais ont tout de même emmené le bonhomme avec eux dans le panhandle floridien.

Là-dessus, le staff médical de FSU a émis des réserves et celui de Clemson est resté sur ses positions. Pas d’accord, donc pas de match.

Trevor Lawrence : « Si seulement [l’annulation du match] était liée au covid. »

Les fans de Clemson : « Florida State a la trouille de se prendre une trempe ! »

Les fans de Florida State : « Euh, toi-même t’as peur, d’abord… »

Dabo Swinney : « Le match n’a pas été annulé à cause du covid. Le covid est juste une excuse.  L’administration de FSU a déclaré forfait. Si FSU veut jouer contre Clemson, ils peuvent venir à Death Valley. Ou ils peuvent payer nos frais de déplacement [la prochaine fois]. »

Mike Norvell : « La santé de nos joueurs est notre priorité. Tout le monde était excité à l’idée de jouer. Mais on ne plaisante pas avec les protocoles en place pour préserver la santé de nos joueurs. Les entraineurs de football ne sont pas des médecins même si certains semblent le penser. [L’annulation] est absolument due au covid. »

Ce que Dabo défend : une seconde annulation de match pourrait rentre Clemson inéligible pour la finale de conférence mais, cela dit, le match entre Tigers et Seminoles peut toujours être reprogrammé le 12 décembre.

Ce que FSU défend : la santé de ses athlètes même si on peut effectivement cyniquement se demander si l’incident ne tombe pas à pic pour éviter une branlée mémorable…

BoG : « Dabo, tu ne pouvais pas juste laisser le mec en question à la maison et nous éviter ces controverses à rallonge qui ne riment à rien dans cette saison pourrie ? »

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Matt Cashore, AP

Fous ta cagoule

Le Département de la Santé de la Pennsylvanie a eu la grandiose idée de rendre obligatoire le port du masque pendant le sport.

Quelqu’un qui doit avoir fait un peu de sport dans sa vie a dû faire remarquer que le masque sur le nez et la bouche c’est moyen pratique pour respirer, d’autant plus lors de compétitions.

Heureux Panthers, Hokies, Nittany Lions et Hawkeyes qui n’ont donc pas eu à porter de masque sur le terrain lors des rencontres Pittsburgh – Virginia Tech (46-14) et Penn State – Iowa (21-41).

Dr Jekyll et Mr Hyde (Partie 1)

Penn State a titularisé QB Will Levis (13/16, 106 yards / 15 courses, 34 yards) contre Iowa (21-41). Comme le QB nº2 a perdu deux fumbles, James Franklin a rappelé son QB nº1, Sean Clifford (13/22, 174 yards, 2 TD, 2 INT / 6 courses, 13 yards).

Sean Clifford a débuté par 2/2, 96 yards et 2 TD, ce qui correspond à un QBR de 833 !

En universitaire, le QBR s’étend de -732 à 1262. La meilleure performance sur un match a été établie par Kyle Murray (QB, Arizona Cardinals, ex-Oklahoma) en 2018 avec 348.3. Sur une saison et une carrière, c’est Tua Tagovailoa (QB, Miami Dolphins, ex-Alabama) qui détient les deux records avec 206.9 (2019) et 199.4, respectivement.

833, ça n’est donc pas dégueu ! Mais bon, Sean Clifford a ensuite lancé deux interceptions dont une retournée pour touchdown…

Inéligible

Le match entre Wisconsin et Minnesota a été annulé pour cause, évidemment, de cas de covid chez les Gophers.

C’est la troisième rencontre annulée pour les Badgers, après celles à Nebraska et contre Purdue. De ce fait, d’après les règles mises en place par la conférence Big Ten – pas plus de deux matchs annulés pour pouvoir participer à la finale de conférence, Wisconsin est inéligible à cette finale.

Mais tout est bien qui finit bien puisque les Badgers ont perdu à Northwestern (7-17), la faute notamment à cinq pertes de balles et à un faiblard 3/16 en troisième tentative (toujours mieux que les 2/15 des Wilcats…).

Northwestern est donc dans un fauteuil pour représenter la division West à Indianapolis. Il ne manque plus qu’une victoire à Michigan State, à Minnesota ou contre Illinois pour valider son ticket.

Dr Jekyll et Mr Hyde (Partie 2)

Depuis 2014, Wisconsin est 3-4 contre Northwestern et 28-3 contre les autres équipes de la Big Ten West.

Dr Jekyll et Mr Hyde (Partie 3)

West Virginia est la seule équipe de FBS à être simultanément invaincu à domicile (5-0) et sans victoire à l’extérieur (0-3).

Selon cette observation qui vaut forcément valeur de loi, Oklahoma devrait perdre à Morgantown le 28 novembre et Iowa State devrait battre WV à Ames le 5 décembre.

Merci aux Mountaineers de clarifier un peu la course à la Big 12…

WR Bryce Ford-Wheaton – Crédit photo : Ben Queen-USA TODAY Sports

Dr Jekyll et Mr Hyde (Partie 4)

BYU a joué neuf matchs cette saison (9-0).

Utah a joué un match cette saison (0-1).

Distance entre Salt Lake City et Provo ? 70 kilomètres.

P5 vs G5 (Partie 1)

Okay, BYU est indépendant et pas un G5. Mais, pour les non-P5, même combat !

Les Cougars sont 9-0 avec notamment des victoires 55-3 à Navy (qui ne s’était pas entrainé à plaquer) et 51-17 à Boise State (qui était sans QB Hank Bachmeier). Youpi !!!

Lors de la victoire contre North Alabama (66-14), QB Zach Wilson (10/16, 212 yards, 4 TD / 1 course, 33 yards) a été vu sur la touche avec un bandeau sur la tête qui annonçait la couleur : « N’importe quelle équipe, n’importe quand, n’importe où ».

Le hasard faisant parfois bien les choses, Washington s’est retrouvé avec un trou dans son emploi du temps après l’annulation de son déplacement à Washington State (pas de tarte aux pommes cette année les enfants !). Et BYU n’a pas de match prévu avant le 12 décembre (San Diego State).

Voilà, prière exaucée pour les Mormons (comme quoi, ce n’est peut-être pas que des conneries ces histoires de bon dieu…), ils peuvent affronter une équipe pas en carton et prouver à tout le monde que la place de BYU est au Playoff !

Sauf que Brigham Young a, « apparemment », décliné l’offre de UW. Officiellement, parce que la conférence Pac-12 attendait de connaitre la situation à Arizona State où Utah doit aller jouer. En cas d’indisponibilité des Sun Devils, la Pac-12 pourrait décider de mettre Utes et Huskies sur un même terrain. On sait depuis que le match d’Utah à ASU a été annulé mais un match Utah-Washington, ou vice-versa, n’est pas encore programmé.

L’autre explication est que les Cougars attendaient de connaitre leur rang dans le premier classement du College Football Playoff. Une place dans le Top 10 les aurait quasiment assurés d’une invitation à un « New Year’s Six » et enlevé tout intérêt à prendre le risque de perdre un match. Bon, manque de bol (comme quoi, c’est peut-être que des conneries ces histoires de bon dieu…), BYU est 14ème et Washington n’est probablement plus une option pour booster son CV…

Dr Jekyll and Mr Hyde (Partie 5)

À Georgia, c’est bien connu, on joue au sol. Après tout, tout le monde ne peut pas se targuer de compter Herschell Walker dans ses anciens élèves. Bon, sinon, plus près de nous, il y a quelques running backs des Dawgs en NFL : Nick Chubb (Cleveland Browns), Todd Gurley (Atlanta Falcons), Elijah Holyfield (Philadelphia Eagles) Sony Michel (New England Patriots) ou encore D’Andre Swift (Detroit Lions).

À l’inverse, Georgia est moins réputé, récemment tout au moins, pour ses quarterbacks professionnels : Jake Fromm est troisième QB à Buffalo et Matthew Stafford (Detroit Lions) a quitté Athens il y a plus de dix ans.

Contre Mississippi State (31-24), les Dawgs ont couru 23 fois pour un total astronomique de huit yards (soit presque trois fois moins que les 22 yards des autres Bulldogs).

Mais Kirby Smart a enfin mérité son nom en lançant dans le grand bain JT Daniels (28/38, 401 yards, 4 TD) qui est devenu le premier QB à Athens à lancer plus de 400 yards depuis Aaron Murray en 2013… Le transfert de USC est aussi le premier joueur à dépasser la barre des 400 yards pour son premier match à Georgia.

Bon, à la décharge de MSU, ils ont disputé la rencontre avec seulement 49 joueurs boursiers alors qu’un nombre inférieur à 53 aurait autorisé les Bulldogs à annuler la rencontre.

QB JT Daniels, Georgia – Crédit photo : Perry McIntyre 

P5 vs G5 (Partie 2)

Liberty était invaincu avant ce week-end et s’était notamment imposé à Syracuse (38-21) et à Virginia Tech (38-35). Largement de quoi intégrer le Top 25 (#21 avant le déplacement à NC State) après ces succès contre ces cadors de P5 qui cumulent un bilan de 5 victoires et 13 défaites…

Et puis, un field goal bloqué à 78 secondes de la fin du quatrième quart temps leur a couté le match contre le Wolfpack (14-15) et leur invincibilité.

Bienvenue dans la vie des équipes P5 où chaque match est une lutte et où un favori de conférence n’est qu’à un match ou une action de folie de ses adversaires, présumément inférieur, de se retrouver le bec dans l’eau.

Donc, non, équipes G5 : tant que votre calendrier ne comprendra pas huit ou neuf matchs contre des équipes P5 d’un niveau supérieur à celui de Kansas ou de Rutgers, vous n’aurez pas droit à une chaise à la table des discussions du College Football Playoff…

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Ça ressemblait à une bonne idée il y a deux mois et puis Spencer Sanders a été blessé la moitié de la saison et lors d’une partie de Bedlam.

Il n’y a pas eu photo dans la confrontation directe : le quarterback d’OU (17/24, 301 yards, 4 TD / 7 courses, 14 yards, 1 TD) a largement dominé les débats face à celui d’OSU (10/19, 97 yards, 1 INT).

Donc, on arrête le massacre et BoG déclare officiellement Spencer Rattler vainqueur de ce combat !

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Clemson – Florida State : ça n’est pas joli d’utiliser de fausses excuses pour éviter de prendre une fessée mais ça n’est pas tellement plus louable de ne pas prendre une pandémie au sérieux.

Colorado – Arizona State : les Sun Devils ne sont toujours pas sortis de l’épidémie qui les a privés de leur premier match contre California. Leur deuxième match n’aura, lui non plus, pas lieu.

Duke – Wake Forest : cas positifs du coté de Winston-Salem donc les Blue Devils ont évité une heure et demi de bus aller et une heure et demi de bus retour en plus d’une probable défaite.

Kansas – Texas : les Jayhawks ont des blessés et des malades et attendront le 12 décembre pour prendre leur volée contre les Longhorns.

Maryland – Michigan State : une quinzaine de joueurs une demi-douzaine de membres du coaching staff, dont l’entraineur en chef Mike Locksley, ont été testés positifs chez les Terrapins, rendant impossible leur match contre les Spartans.

Miami – Georgia Tech : le match a été décalé au 19 décembre en raison de tests positifs dans l’effectif des Hurricanes. Trois jours après le report, on a appris que Manny Diaz, le Head Coach des Canes, a également chopé le virus. Le match ne sera rejoué que si Miami n’est pas en finale de conférence ACC ou que s’il n’impacte pas directement les participants à cette finale. Pour accommoder le report, les matchs de UM contre Wake Forest (28 novembre) et North Carolina (5 décembre) ont chacun été repoussés d’une semaine. Cela a créé d’autres modifications du calendrier pour les Demon Deacons, qui joueront Louisville le 28 novembre au lieu du 5 décembre, pour ces mêmes Cardinals qui se déplaceront à Boston College le 12 décembre au lieu du 27 novembre, et pour les Tar Heels dont la rencontre contre Western Carolina se tiendra le 5 décembre et non plus le 11 décembre. C’est simple comme un bordel sans nom…

Stanford – Washington State : les Cougars n’ont pas assez de joueurs pour leur déplacement chez le Cardinal. Après avoir joué son premier match à domicile devant des arbres, Stanford n’aurait pas reçu l’aval de la conférence Pac-12 pour jouer, cette fois, contre des arbres (ce qui lui aurait permis d’enfin remporter un match cette saison !).

Texas A&M – Mississippi : les Aggies n’ont pas les 53 joueurs nécessaires pour recevoir Ole Miss. C’est le second match consécutif annulé pour A&M. Le premier à Tennessee, a été reprogrammé au 12 décembre, ce qui signifie que celui contre les Rebels ne peut être reporté qu’au 19 décembre si TAMU ne joue pas en finale de conférence SEC.

Crédit photo : Trey Young/The Daily

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Alabama a torpillé Kentucky (63-3) avec deux nouveaux touchdowns de RB Najee Harris (13 courses, 83 yards, 2 TD). Le coureur du Tide est le premier de l’école à atteindre seize TD au sol après sept matchs, tandis que WR DeVonta Smith (9 réceptions, 144 yards, 2 TD) a battu le record de réceptions de touchdown de la conférence SEC avec 33 unités. Bama a aussi profité de cette rencontre pour infliger une septième défaite de plus de 50 points à un adversaire de la SEC sous l’ère Saban, soit une de plus que tout le reste de la conférence combinée.

Iowa State a dynamité Kansas State (45-0) en limitant KSU à moins de 150 yards offensifs (149). Les Wildcats avaient remporté onze des douze dernières confrontations et perdu la douzième de seulement quatre points (38-42 en 2018).

Louisville a blanchi Syracuse (30-0) malgré deux interceptions et un fumble perdu par QB Malik Cunningham (19/28, 219 yards, 1 TD, 2 INT).

Oklahoma a donné une leçon (une de plus) au petit frère Oklahoma State (41-13). C’est la sixième victoire consécutive des Sooners contre les Cowboys. Les joueurs de Norman ont gagné huit des dix derniers matchs et étendent d’une unité leur domination dans la série (84-18-7).

Pittsburgh a giflé Virginia Tech (47-14). Les Panthers ont aussi gagné la bataille du nombre de joueurs absents pour le match : 16 à 12.

Virginia a fessé Abilene Christian (55-15) en marquant exactement deux touchdowns par quart temps dans un match sans aucun autre intérêt que cette statistique : les Cavaliers ont marqué à expiration de l’horloge des premier, deuxième et quatrième quarts temps.

Cuillère de bois

Cette semaine, on pourrait flagéler Mike Gundy qui, en quinze ans à la tête d’Oklahoma State et seize matchs contre Oklahoma, n’a gagné qu’à deux reprises et dont la dernière victoire contre OU remonte à 2014 (38-35). C’était peut-être l’année ou jamais mais…non.

On pourrait aussi relever la cinquième défaite d’affilée de Tennessee par plus de dix points après le revers à Auburn (17-30) pour la première fois de son histoire.

Mais on va plutôt (encore) envoyer Penn State au coin. Avec leur sévère défaite contre Iowa (21-41), les Nittany Lions sont 0-5 pour la première fois de leur histoire… Rien ne va plus à Happy Valley : les quarterbacks perdent deux ballons par match en moyenne, la ligne offensive est en régression, la défense ne sait plus plaquer, les blessures de joueurs clés s’accumulent, et on attend toujours de voir l’attaque explosive que Kirk Ciarrocca a ramené dans ses valises de Minnesota. Bref, c’est moche et pas beau.

Penn State est la première équipe classée dans le Top 10 en présaison à débuter par cinq revers de rang. Évidemment, dans une saison normale, une telle dégringolade ne serait peut-être pas arrivée.

Penn State est le huitième programme le plus victorieux du College Football et rejoint quelques-uns de ses compères dans le « Hall of Shame » des programmes qui ont commencé par un 0-5 : Alabama (1955), Notre Dame (2007), Nebraska (2018), Oklahoma (1961), Texas (1938). Seuls Michigan et Ohio State n’ont jamais connu une telle déroute.

Tops

Un flambeau pour… RB Mohammed Ibrahim (25 courses, 102 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Minnesota contre Purdue (34-31).

Un brasier pour… WR Ty Fryfogle (7 réceptions, 218 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la défaite d’Indiana à Ohio State (35-42).

Un feu d’artifice pour… QB Tristan Gebbia (12/20, 147 yards, 1 TD, 2 INT / 4 courses, -3 yards, 1 TD / 1 réception, 8 yards, 1 TD) et ses trois touchdowns (un à la course, un au sol et un en réception de passe) lors de la victoire d’Oregon State contre California (31-27).

QB Tristan Gebbia, Oregon State – Crédit photo : Pac-12

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Justin Fields (18/30, 300 yards, 2 TD, 3 INT / 15 courses, 78 yards, 1 TD) et ses trois interceptions lors de la victoire d’Ohio State contre Indiana (42-35). Le quarterback des Buckeyes avait trois interceptions en carrière avant le match.

Un seau d’eau pour… QB Luke McCaffrey (15/26, 134 yards, 3 INT) et ses trois interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Nebraska contre Illinois (23-41).

Un naufrage titanesque pour… QB Graham Mertz (23/41, 230 yards, 1 TD, 3 INT) et ses trois interceptions et son fumble perdu lors de la défaite de Wisconsin à Northwestern (7-17).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Notre Dame
#2 Clemson – #3 Ohio State

On prend les mêmes mais dans un ordre différent (entre parenthèse, le classement officiel du College Football Playoff) :

Alabama (1) : il va être difficile de déloger le Tide de la première place et/ou surtout de trouver un remplaçant méritant. La démonstration contre Kentucky (63-3), qui possédait la troisième meilleure défense de la SEC avant la rencontre, ne laisse pas beaucoup de doute sur la capacité de Bama à marquer à loisir. Il faudra un grand Florida (6) pour priver le Crimson Tide du titre de conférence. Les Gators sont encore dans la course après leur victoire à Vanderbilt (38-17) où QB Kyle Trask (26/35, 383 yards, 3 TD) est devenu le recordman du nombre de passes de touchdowns (31) lancés en SEC après sept matchs. Texas A&M (5) reste bien placé si l’une des deux équipes de la conférence ACC fait un faux pas.

Clemson (3) n’a pas joué à Florida State et devra remporter la conférence ACC pour participer au Playoff. Si quelqu’un est prêt à parier contre le quintuple champion sortant…

Ohio State (4), qui s’est payé le luxe de prendre un temps mort après cinq secondes de match contre Indiana (42-35), a été accroché par les Hoosiers mais sans jamais être réellement en danger. Les Buckeyes ont perdu trois ballons sur interception mais leur défense en a aussi récupéré quatre, dont trois fumbles qui auraient aussi bien pu être cinq si les arbitres avaient eu moins de buée sur leurs lunettes. OSU ne devrait pas suer des masses pour remporter leur quatrième titre de conférence d’affilée et valider son ticket pour le Playoff.

Notre Dame (2) a encore à négocier un déplacement délicat à North Carolina avant de pouvoir songer à un deuxième round contre Clemson. Il suffira sans doute aux Fighting Irish de ne pas se faire bouffer par les Tigers et les portes du paradis s’ouvriront devant eux (et oui, apparemment, BYU n’a pas choisi la bonne branche du christianisme…).

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Kirk Ferentz qui a signé contre Penn State (41-21) sa 100ème victoire en conférence Big Ten. Il rejoint Woody Hayes (Ohio State, 153), Bo Schembechler (Michigan, 143) et Amos Alonzo Staggs (Chicago, 115) dans le club des « centenaires ».

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 42 : Elijah Moore, bourreau de Will Muschamp

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : AP

Quarantième-deuxième édition (2020 – Semaine 11) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Hugh Freeze va bientôt retrouver un boulot en SEC, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Liberty, mais 8-0 pour la première fois dans l’histoire de l’école, n’intéresse personne… (et probablement encore moins votre Head Coach, Hugh Freeze…)

We Are Marshall

Grâce à sa victoire contre Middle Tennessee (42-14), Marshall (7-0, 4-0) est solidement en tête de la conférence USA que le Thundering Herd n’a plus gagné depuis 2014.

Pourquoi BoG s’intéresse-t-il subitement au « petit » Club des 5 ? Le jour du match contre les Blue Raiders marquait, jour pour jour, le 50ème anniversaire du crash aérien qui a décimé l’équipe de Marshall, de retour d’un match à East Carolina. Aucun des 75 personnes à bord (dont 37 joueurs et huit membres du staff) n’a survécu.

Cinq à sept

Il y a sept stades de Power 5 nommés après d’anciens entraineurs :

Bill Snyder Family Football Stadium – Kansas State : Bill Snyder (215-117-, 128-89-1) a été entraineur à Kansas State de 1989 à 2005 puis de 2009 à 2018. Sous sa houlette, les Wildcats ont remporté deux titres de conférence Big 12 (2003 et 2012) et participé à 19 bowls (9-10) en 27 saisons. KSU n’a que trois autres participations à la post-saison dans le reste de son histoire et quatre titres de conférence, tous avant-guerre (1909, 1910, 1912 et 1934).

Bobby Dodd Stadium – Georgia Tech : Bobby Dodd (165-64-8, 76-39-4) est le Head Coach de Georgia Tech d’après-guerre (1945-1966). Avec les Yellowjackets, il a remporté deux titres de conférences (1951 et 1952) et un titre national (1952) et participé à 13 bowls (9-4) en 22 saisons.

Wallace Wade Stadium – Duke : Wallace Wade (171-49-10) a entrainé Duke (110-36-7, 68-18-3) de 1931 à 1950 après avoir été l’homme fort d’Alabama (61-13-3, 45-10-2) de 1923-1930. Il a mené les Blue Devils à six titres de conférences (1933, 1935, 1936, 1938, 1939 et 1941) en seize saisons mais n’a pas eu la même réussite après la guerre ou comparé à Alabama (4 titres de conférences et trois titres nationaux en huit saisons avec le Crimson Tide). Les deux équipes jouaient à l’époque ensemble dans la Southern Conference.

Bryant-Denny Stadium Stadium – Alabama : inauguré en 1929, le stade d’Alabama portait à l’origine le nom de George H. Denny, président de l’école de 1912 à 1932. Difficile de ne pas y accoler le nom de la légende Paul « Bear » Bryant (323-85-17) qui a entrainé Bama (232-46-9, 137-27-5) de 1958 à 1982 avec treize titres de conférence (1961, 1964 à 1966, 1971 à 1975, 977 à 1979 et 1981), six titres nationaux (1961, 1964, 1965, 1973, 1978 et 1979) et 24 bowls (12-10-2) en 25 ans à l clé.

Neyland Stadium – Tennessee : le deuxième plus grand stade de la SEC est nommé après Robert R. Neyland (173-31-12, 103-17-10) qui en a lui-même dessiné les plans. Le Général de Brigade de l’armée américaine a été entraineur en chef des Volunteers de 1926 à 1934, 1936 à 1940 et 1946 à 1952. Sous sa direction, les Vols ont remporté sept titres de conférences (1927, 1932, 1938 à 1940, 1946 et 1951) et quatre titres nationaux (1938, 1940, 1950 et 1951) en 21 ans.

Jordan-Hare Stadium – Auburn : le stade d’Auburn est nommé après Cliff Hare, joueur de la première équipe des Tigers puis professeur de chimie à l’université, et Ralph Jordan (175-83-7, 99-65-4), entraineur de 1951 à 1975. En un quart de siècle à Auburn, il a remporté un titre de conférence (1957) et un titre national (1957) et participé à douze bowls (5-7).

Vaught-Hemingway Stadium – Ole Miss : le stade de Mississippi est nommé après William Hemingway, un professeur de droit de l’université, et Johnny Vaught (190-61-12, 106-39-10) qui a entrainé les Rebels de 1947 à 1970 et en 1973. Lors de ses 25 saisons, il a remporté six titres de conférences (1947, 1954, 1955, 1959, 1960, 1962 et 1963), trois titres nationaux (1959, 1960 et 1962) et participé à 18 bowls (10-8).

Neyland Stadium – Crédit photo : Tennessee Athletics

Huit ça suffit

Près d’un tiers des matchs de P5 (8 sur 27) ont été annulés ce weekend :

ACC : 1 sur 5
Big 12 : 0 sur 2
Big Ten : 1 sur 7
Pac-12 : 2 sur 6
SEC : 4 sur 7

Ce que chacun retiendra de cette saison est affaire personnelle. Pour un bon paquet d’équipes, 2020 restera une bizarrerie plus ou moins mémorable et une tâche dans les statistiques et les records. Avec une préparation écourtée, des effectifs chamboulés, des matchs annulés et tout un tas d’imprévus à gérer dans l’urgence, tout ce qui se passe sur le terrain cette année appartient à sa propre bulle spatio-temporelle (presque) sans rapport avec la réalité. Ce qui est en tout cas une certitude est qu’une équipe du G5 ne participera pas au Playoff et que ni Colorado (1er ex-aequo Pac-12), ni Indiana (1er Big Ten), ni Iowa State (1er Big 12) ne remporteront le titre national qui ira, comme d’habitude à Alabama, Clemon ou Ohio State. On veut bien être gentil et se taper une saison de m… mais il ne faudrait pas non plus pousser mémé dans les orties !

Quatre à la suite

En s’inclinant à Nebraska (23-30), Penn State est devenue la quatrième équipe de FBS à débuter une saison 0-4 après avoir été classée dans le Top 10 en présaison. Dans ce prestigieux quatuor, les Nittany Lions rejoignent :

Pittsburgh (1984, 3-7-1 au final)
Arizona State (1976, 4-7 au final)
Illinois (1954, 1-8 au final)

Bien sûr, PSU n’a pas eu le bénéfice de matchs hors-conférence pour se chauffer. Cela dit, Kent State (2-0) et San Jose State (4-0) à la maison et Virginia Tech (4-4, 4-3) à Blacksburg auraient-elles été des victoires automatiques ?

Who’s your daddy? (Not talking to you, Wisconsin…)

Iowa possède quatre rivaux à qui les Hawkeyes disputent tous les ans des trophées. Depuis 2015 Iowa est 17-4 dans ces rencontres à « trophée » :

AdversaireTrophéeBilan depuis 2015
Iowa StateCy-Hawk5-0
MinnesotaFloyd of Rosedale6-0
NebraskaHeroes Game5-0
WisconsinHeartland1-4

Le troisième homme

Selon toute vraisemblance, la conférence ACC sera remportée par Clemson, pour la sixième fois d’affilée, ou par les invités de dernière minute Notre Dame, si les Domers parviennent à battre les tenants du titre une seconde fois.

À cause de défaites surprises à Florida State (28-31) et à Virginia (41-44), à chaque fois de trois points, North Carolina n’est plus en course pour le titre de conférence mais les Tar Heels restent un divertissement à eux tous seuls.

Contre Wake Forest ((59-53), UNC s’est retrouvé mené de 21 points (24-45) en milieu de troisième quart temps. Les hommes de Mack Brown ont dû opérer le plus large retour dans l’histoire de l’école pour finalement remporter la rencontre. Cela a nécessité quatre touchdowns lors du dernier quart temps, dont trois par QB Sam Howell (32/45, 550 yards, 6 TD, 1 INT / 7 courses, 21 yards, 1 TD), deux dans les airs et un au sol.

Le quarterback des Tar Heels a lancé pour 550 yards et six touchdowns dans le match, établissant ainsi un nouveau record de l’école. Sa demi-douzaine de TD est aussi un record égalé de la conférence ACC, partagé avec Deshaun Watson qui avait réalisé la performance pour son premier match de titulaire avec Clemson en 2014 contre… North Carolina (35-50).

Vous me direz 79 « Notre Père » et 100 « Je vous salue Marie »

En dominant Boston College (45-31), Brian Kelly s’est offert sa 100ème victoire à Notre Dame. Ou la 79ème si l’on tient compte des 21 victoires de 2012 et 2013 qui ont officiellement été retirées aux Fighting Irish pour mauvais comportement académique (ça n’est apparemment pas bien de faire les devoirs à la place des étudiants-athlètes…).

Si l’on oublie ce petit détail, le bilan de Brian Kelly est, pour l’heure, 100-37. Ce quintal de succès le met au même niveau que Lou Holtz (100-30-2) mais ce dernier a un léger avantage sur l’entraîneur actuel : un titre national (1988).

Lou Holtz est aussi 4-4 dans les bowls majeurs (en plus du Rose Bowl 1988) : 1-2 au Cotton, 0-1 au Fiesta, 1-2 à l’Orange, et 1-0 au Sugar (techniquement, le Cotton Bowl ne fait pas partie des bowls majeurs que sont le Fiesta, Orange, Sugar et Rose Bowls mais il fait partie des fameux « New Year’s Six »).

De son côté, Brian Kelly n’a pas été à la fête dans les grands rendez-vous : défaite au National Championship Game de 2013 (saison 2012) contre Alabama (14-42), défaite au Fiesta Bowl 2016 (saison 2015) contre Ohio State (28-44) et défaite au Cotton Bowl en demi-finale du College Football Playoff 2018 contre Clemson (3-30). C’est à peine si la victoire au Citrus Bowl 2018 (saison 2017) contre LSU (21-17) réconforte les fans…

Avec trois matchs à jouer en ACC et, si tout va bien, une finale de conférence et une demi-finale de Playoff, Brian Kelly pourrait rattraper l’illustre Knute Rockne (105-12-5, trois titres nationaux) si ND atteint la finale nationale, voire le dépasser si les Domers remportent le titre. Cela ne serait pas le moindre des accomplissements de devenir l’entraineur le plus victorieux à South Bend en ramenant un titre tant attendu depuis 32 ans.

L’info qui ne sert à rien

Lors du déplacement de Colorado à Stanford (35-32), WR Brenden Rice (2 réceptions, 38 yards, 1 TD) a marqué le premier touchdown de sa jeune carrière (2 matchs).

Pourquoi est-ce une info ? Le papa du receveur des Buffaloes n’est autre que l’illustre Jerry Rice, qui a attrapé un ballon ou deux dans sa vie.

Urban Meyer – Crédit photo : Fox

Le coin du Coach

Si votre équipe est en difficulté et que ses résultats ne sont pas en adéquation avec le talent de son effectif, Urban Meyer sait pourquoi. L’ancien Head Coach de Florida et Ohio State a trois possibles explications :

  1. Problème de confiance : les joueurs n’ont pas confiance en leurs entraineurs, les entraineurs n’ont pas confiance en leurs joueurs ou les joueurs ne se font pas confiance les uns les autres.
  2. Environnement dysfonctionnel : la quantité de travail fourni ne correspond pas aux ambitions de l’équipe ; autrement dit, il faut bosser dur, très dur, pour gagner à haut niveau.
  3. Égoïsme : les joueurs ne se battent pas les uns pour les autres mais jouent pour leurs propres pommes.

LSU, Michigan et Penn State : il n’est jamais trop tard pour une bonne séance d’introspection !

Welcome to fabulous Las Vegas

S’il est une saison où il vaut mieux investir son argent dans une assurance vie que dans des paris sportifs, c’est bien 2020 !

Les bookmakers de Las Vegas avaient placé la barre du nombre de points marqués dans le match entre Florida et Arkansas à 60. Les Gators ont couvert les 60 points à eux tous seuls dans leur destruction des Razorbacks (63-35).

Sam Pittman, le Heach Coach des Hogs, était absent du banc de touche pour cause de covid, mais sa présence n’aurait probablement rien changé à l’issue de la rencontre.

Florida a une autoroute jusqu’à la finale SEC avec des matchs contre Kentucky (28/11) et LSU (12/12) au Swamp et des déplacements à Vanderbilt (21/11) et Tennessee (5/12).

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds 2 TD, 1 INT
9 courses, 20 yds 1 TD
0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD, 1 INT
14 courses, 51 yds 1 TD
1 fumble perdu
00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT
15 courses, 71 yds 1 TD
0
S9Texas Tech21/30, 288 yds 2 TD
3 courses, 24 yds
3Texas27/39, 400 yds 4 TD, 1 INT
16 courses, 11 yds 2 fumbles perdus
0
S10Kansas15/27, 212 yds 1 TD, 1 INT
3 courses, 3 yds 1TD
3Kansas State14/23, 108 yds0
S11ReposRepos
S12Oklahoma State  Oklahoma  
S13West Virginia(b)  Texas Tech  
S14Baylor  TCU  
Total90

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.

(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Arizona State – California : le Head Coach des Sun Devils, Herm Edwards, a été testé positif et ASU n’avait pas les 53 joueurs boursiers nécessaires à la tenue de son match contre California. En remplacement, les Bears ont joué UCLA (10-34) dont le match contre Utah avait également été annulé.

Auburn – Ole Miss : Mississippi n’avait pas le quota de joueurs requis et le match a été repoussé au 12 décembre.

Georgia Tech – Pittsburgh : les Panthers ont cessé toute activité footballistique suite à une épidémie de covid. Le match a été reporté au 12 décembre.

LSU – Alabama : le choc tant attendu (kof, kof…) entre les deux rivaux de la SEC West a été annulé en raison de cas positifs dans l’effectif de Louisiana State. Les Tigers ont déjà un match à rattraper contre Florida le 12 décembre et il est donc plus que probable que le match contre Bama ne sera tout simplement pas joué si le Crimson Tide est en finale de conférence le 19 décembre.

Maryland – Ohio State : les Terrapins ont dû annuler leur match contre les Buckeyes à cause d’une dizaine de cas positifs. La conférence Big Ten n’a de date de remplacement dans son calendrier.

Missouri – Georgia : la ligne défensive de Mizzou a été touchée par des cas positifs et les Tigers ont été obligés d’annuler la venue de Georgia. Comme Vanderbilt doit jouer à Columbia le 12 décembre, après le report du match initialement prévu le 17 octobre, la rencontre contre les Bulldogs pourrait être remise au 19 décembre.

Tennessee – Texas A&M : les Aggies ont suspendu leurs entrainements quelques jours avant leur déplacement à Knoxville qui, en conséquence, a été annulé. Le match devrait se jouer le 12 décembre.

Utah – UCLA : les Utes ont détecté 17 cas positifs parmi leurs joueurs, les plaçant sous la limite des 53 joueurs boursiers imposée par la conférence Pac-12. En remplacement, les Bruins ont accueilli Cal (34-10) dont le match à Arizona State avait également dû être annulé.

QB Kyle Trask (#11) – Crédit photo : M. Ebenhack/AP

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Florida a gifflé Arkansas (63-35) et QB Kyle Trask (23/29, 356 yards, 6 TD) a continué à enfiler les touchdowns comme des perles avec son sixième match d’affilée à plus de quatre TD. Ses 28 réalisations depuis le début de la saison ont établi un nouveau record SEC après six matchs devant les 27 de Tua Tagovailoa (ex-QB, Alabama) et les 25 de Joe Burrow (ex-QB, LSU) en 2019. Le tout sans avoir joué contre Cupcake U ou Pancake State.

Iowa a fessé Minnesota à Indianapolis (35-7). Au bord de la fanny à quatorze secondes de la fin du match, P.J. Fleck a pris un temps mort pour réfléchir à un moyen d’enfin marquer contre les Hawkeyes. La manœuvre n’a pas plu à Kirk Ferentz qui a alors appelé ses trois temps morts d’affilée. En conférence de presse, il a expliqué qu’il avait pris le premier temps mort pour répondre à celui des Gophers, et étudier ce que Minnesota préparait, et qu’il s’est ensuite dit qu’il allait emmener « Floyd of Rosedale », le trophée de la rivalité, avec lui dans le bus mais pas ses deux autres temps morts…

Wisconsin était à la maison à la Big House et y a démonté Michigan (49-11). Les Badgers n’avaient plus gagné à Ann Arbor depuis 2010 et y ont signé leur plus large victoire dans la série qui remonte à 1892 (Michigan mène 51-17-1). Ils ont passé 341 yards et 5 TD au sol après avoir couru pour 359 yards et 5 TD l’an passé (35-14). Pour les Wolverines, la défaite à domicile est la pire depuis 1935 (0-40 contre Minnesota) et le déficit à la pause (0-28) est le plus large de l’histoire de Michigan Stadium, inauguré en 1927.

À l’arrachée

Pour la seconde semaine consécutive, USC a attendu les tous derniers instants de la partie pour empocher la victoire.

Lors de leur premier match de la saison contre Arizona State (28-27), les Trojans étaient menés de treize points à trois minutes de la fin du match. À Arizona (34-30), les Wildacts ont pris l’avantage (30-27) à 95 secondes du terme. Dans les deux cas, Southern California a trouvé les ressources pour remporter la rencontre.

Il faut donc être patient, et pas trop cardiaque, cette saison pour supporter SC qui a la particularité statistique d’avoir marqué la moitié (4 sur 8) de ses touchdowns dans les quatre dernières minutes de ses deux premiers matchs.

Cuillère de bois

D’un USC à l’autre, South Carolina (2-5) a viré Will Muschamp après le début de saison chaotique des Gamecocks.

L’hémorragie défensive à Ole Miss (42-59) une semaine après la claque reçue contre Texas A&M (3-48) et une quinzaine de jours après la correction administrée par LSU (24-52) a eu raison de l’entraineur en chef arrivé à Columbia en 2016. En quatre ans et demi, l’ancien Head Coach de Florida a terminé 28-30 et 17-22 en SEC.

En ces temps de pandémie, il était important de ne surtout pas laisser le programme de football déraper en sortie de virage. Maintenant que les Gamecocks sont remis dans le bon poulailler, South Carolina va pouvoir s’occuper de ses étudiants…

WR Ben Skowronek, Notre Dame – Crédit photo : AP

Tops

Un flambeau pour… WR Ben Skowronek (5 réceptions, 63 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Notre Dame à Boston College (45-31).

Un brasier pour… WR Ramaud Chiaokiao-Bowman (8 réceptions, 86 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Northwestern à Purdue (27-20).

Un feu d’artifice pour… RB Kevin Harris (25 courses, 243 yards, 5 TD) et ses cinq touchdowns lors de la défaite de South Carolina à Ole Miss (42-59).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Joe Milton (9/19, 98 yards, 2 INT / 7 courses, 15 yards) et ses deux interceptions sur ses deux premières passes du match lors de la défaite de Michigan contre Wisconsin (11-49).

Un seau d’eau pour… QB Sean Clifford (5/8, 37 yards, 1 INT / 6 courses, 19 yards) et son interception et son fumble retourné pour touchdown lors de la défaite de Penn State à Nebraska (23-30).

Un naufrage titanesque pour… QB Noah Vedral (21/34, 259 yards, 3 INT / 6 courses, 23 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite de Rutgers contre Illinois (20-23).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Notre Dame
#2 Alabama – #3 Clemson

Ohio State était au repos forcé suite à l’annulation de son match à Maryland. Le plus gros obstacle en Big Ten pour les Buckeyes semble être Wisconsin, si les Badgers parviennent à jouer tous leurs matchs restants, et si la pandémie n’annule pas leur match contre Indiana (qui est 4-0 pour la première fois depuis 1987 et dans le Top 10 pour la première fois depuis 1969), ce qui mettrait les Hoosiers sur la voie royale pour remporter le Big Ten East.

Alabama n’a pas pu aller mettre une rouste à LSU et n’a plus que Kentucky, Auburn (match piège ?) et Arkansas sur sa route avant la finale SEC, probablement contre Florida. Le vainqueur de ce match sera au Playoff.

Clemson était en repos et devra sans doute remporter la conférence ACC pour valider son ticket, ce qui sous-entend prendre sa revanche sur Notre Dame.

Notre Dame, qui a facilement disposé de Boston College (45-31), devrait hériter du dernier ticket, même si les Domers chutent en finale ACC.

Oregon, vainqueur à Washington State (43-29), pourrait avoir son mot à dire si les Ducks remportent haut la main leurs 4+1 derniers matchs de conférence Pac-12.

Texas A&M est en embuscade et pourrait gagner sa place si Bama remporte la SEC et Clemson démonte ND.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à WR Elijah Moore (WR, Ole Miss) qui est devenu le premier joueur de la conférence SEC à accumuler plus de 225 yards lors de deux matchs consécutifs : 14 réceptions, 238 yards et 3 TD à Vanderbilt (54-21) suivi de 13 réceptions, 225 yards, 2 TD contre South Carolina (59-42).

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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 41 : Kyle Trask gâche la Cocktail Party de Georgia

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Justin Ford-USA TODAY Sports

Quarantième-et-unième édition (2020 – Semaine 10) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que presque toute la Pac-12 était de retour ce week-end, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé BYU, mais la correction infligée à Boise State (51-17), la pire défaite à domicile des Broncos depuis 1997, n’intéresse personne…

Pac-12 avant le petit-déjeuner

On était habitué à « Pac-12 After Dark », ces matchs divertissants du samedi soir lorsque la Côte Est est déjà au lit. Cette saison, la conférence a décidé de jouer à 9h du matin, heure locale, pour être en même temps que tous les premiers matchs de la journée.

Cela a-t-il marché ? On suppose que quelques téléspectateurs ont vu USC revenir de -13 points en trois minutes contre Arizona State (28-27).

Le reste de la journée a vu Oregon dominer Stanford (35-14), Chip Kelly faire du Chip Kelly à UCLA (défaite 42-48 à Colorado) et Washington State disposer d’Oregon State (38-28), mais qui s’intéresse à Wazzu sans Mike Leach ?

Le roi est mort, vive le roi (Partie 1)

Notre Dame s’est payé le scalp de #1 Clemson (47-40, 2 OT) et les Tigers tombent de (très) haut. Clemson n’avait plus perdu en saison régulière depuis 2017 (24-27 à Syracuse) soit 36 matchs d’affilée. En outre, les Tigers n’avaient jamais perdu en tant que numéro 1 du pays. Bon, c´est sûr que, jusqu’à l’incorporation de ND cette année, la conférence ACC n’était pas exactement la plus relevée et Clemson s’était déjà fait quelques sueurs froides. Donc, ce qui devait arriver un jour est finalement arrivé.

Pour les Fighting Irish, ce qui devait également arriver un jour est finalement arrivé puisque la dernière victoire de Notre Dame contre un numéro 1 remontait à 1993 et la venue de #1 Florida State à South Bend (31-24). Notre Dame a désormais battu un numéro 1 à neuf reprises, à égalité avec Alabama et Miami.

Il faudra attendre la revanche en finale de conférence ACC pour savoir si l’absence de QB Trevor Lawrence a joué sur l’issue de la rencontre. Son remplaçant, DJ Uiagalelei (29/44, 439 yards, 2 TD / 13 courses, 2 yards, 1 TD), a établi un nouveau record de yards à la passe contre Notre Dame avec 439 yards. C’est 35 yards de mieux que le record personnel de Trevor Lawrence (404 yards) obtenus à Georgia Tech (73-7). Mais, si on s’en tient aux chiffres, Clemson a terminé la rencontre 4 sur 15 en troisième tentative et c’est peut-être là que le futur numéro 1 de la Draft NFL 2021 aurait fait la différence…

En attendant, rendons à César Jésus ce qui était à Dabo : les Domers ont bien mérité les lauriers de cette victoire. La défense de ND a provoqué, et recouvert, trois fumbles des Tigers et a étouffé le jeu au sol de Clemson, ne concédant que 34 yards dont seulement 28 yards à RB Travis Étienne (18 courses, 28 yards, 1 TD / 8 réceptions, 57 yards), le coureur le plus prolifique de l’histoire de la SEC. Ils ont aussi pu compter sur un très bon QB Ian Book (22/39, 310 yards, 1 TD / 15 courses, 68 yards) et un sur un jeu de course prolifique (208 yards).

Le match retour à Charlotte s’annonce autant alléchant qu’explosif…

Crédit photo : Matt Cashore/Pool Photo via AP

Le roi est mort, vive le roi (Partie 2)

National Geographic a récemment publié des chiffres montrant que Clemson avait rapporté plus de quatre mille cas positifs de covid, soit le plus haut total des 1215 universités américaines de l’étude.

Les étudiants de Notre Dame n’ont pas dû bien prendre la chose puisque, après avoir fait tomber le champion de la conférence ACC, ils ont décidé de faire également tomber leur record de covid en envahissant le terrain par centaines suite à leur victoire sur Clemson (47-40, 2 OT).

Évidemment, la soirée s’est prolongée avec de nombreuses fiestas à South Bend pour célébrer ce succès footballistique comme il se doit.

Les étudiants de ND sont désormais tous obligés de se faire tester avec quarantaine de quinze jours à la clé.

Cocktail Party

Quand Georgia a fait venir Kirby Smart d’Alabama, les Dawgs ont cru qu’ils pourraient battre le Crimson Tide à son propre jeu : grosse défense et puissant jeu au sol. Entre temps, Bama a évolué et mise désormais sur une attaque aérienne capable de marquer à loisir et de gagner des matchs indépendamment du nombre de points encaissés par sa défense.

Avec Joe Burrow et LSU l’an dernier, il est apparu de plus en plus clair qu’une attaque bien huilée pouvait coller 40 pions à n’importe quelle défense, aussi talentueuse soit-elle. Les défenses ne gagnent plus les championnats, les grosses attaques inarrêtables le font désormais. 

Certaines équipes se sont adaptées, comme Alabama, d’autres non, comme Georgia. Le bon vieux temps où un AJ McCarron ou un Jake Coker pouvait emmener leur équipe à la victoire est bien révolu. Sans un quarterback élite, les chances de succès sont devenues immensément minces.

Contre Florida (28-44), ni QB Stetson Bennett (5/16, 78 yards, 1 TD, 1 INT) ni QB D’Wan Mathis (4/13, 34 yards, 1 TD, 2 INT / 7 courses, 11 yards) n’ont apporté la solution offensive adéquate. Et, mis à part un touchdown de 65 yards sur son premier jeu de course, l’attaque au sol des Dawgs n’a produit que 100 yards en 28 courses.

Bien sûr, la défense de Georgia est l’une des meilleures du pays et n’a accordé que 40 points en quatre matchs de SEC à Arkansas (37-10), contre Auburn (27-6), contre Tennessee (44-21) et à Kentucky (14-3). Mais les Bulldogs en ont lâché autant à Alabama (24-41) et contre Florida (28-44). Pire, la défense des Dawgs a concédé plus de 400 yards lors de deux de ses trois derniers matchs (417 à Alabama et 571 contre Florida) alors qu’aucune équipe n’avait réussi à en engranger autant contre les Dawgs depuis 2009.

De l’autre côté du stade des Jacksonville Jaguars, Florida possède QB Kyle Trask (30/43, 474 yards, 4 TD, 1 INT) qui tourne à 363 yards et 4.4 TD de moyenne en SEC…

OK, mais alors… ?

Pour une fois qu’une équipe de la Big 12 gagne grâce à sa défense… !

Mis à part le petit raté contre Texas (34-41, OT), Oklahoma State (5-1, 4-1) n’a accordé que 66 points lors de ses cinq victoires. Mais l’attaque des Cowboys ne tourne qu’à 28 points de moyenne depuis le début de la saison.

Les deux statistiques semblent incroyables pour le deuxième d’une conférence connue pour ses attaques à tout-va et des défenses poreuses.

Deuxième ? Oui, car c’est Iowa State (5-2, 5-1) qui est actuellement en tête de la Big 12. Les Cyclones sont 5-1 en conférence pour la première fois de leur histoire au cours de laquelle ils n’ont plus gagné de titre de conférence depuis 1912. Avec Kansas State (4-3, 4-2) et West Virginia (4-3, 3-3) en sandwich autour d’un déplacement à Texas (5-2, 4-2), le bout du tunnel est-il en vue ?

Nah ! Oklahoma vient de coller 62 points à Texas Tech (62-28) et contre Kansas (62-9). Voilà la grosse attaque qui, comme d’habitude en Big 12, marquera un poil plus que l’adversaire pour remporter la conférence…

RB Keyon Henry-Brooks (#21), Vanderbilt – Crédit photo : Rogelio Solis

Amasser des yards n’est pas gagner

Contre Mississippi State, Vanderbilt a produit plus de deux fois plus de yards que Mississippi State (478 contre 204) mais a perdu le match (17-24). Les Bulldogs ont même terminé la rencontre avec un total négatif de yards au sol (-22). Mais trois interceptions et deux fumbles perdus ont plombé les Commodores.

C’est la seconde fois cette saison qu’une équipe perd avec un avantage de plus de 270 yards offensifs. Penn State est l’autre équipe, perdant son premier match de la saison contre Indiana (35-36, OT) malgré 277 yards de plus que les Hoosiers.

Avant ces deux-là, la mésaventure n’était arrivée qu’une seule fois lors des 395 dernières rencontres au cours desquelles le désavantage offensif était aussi prononcé.

Je suis malade, complètement malade

Indiana est 3-0 en conférence pour la première fois depuis 1988. Northwestern est 3-0 en conférence pour la première fois depuis 2000. Depuis 1899, année qui a vu les Hoosiers rejoindre la conférence Big Ten (Western Conference à l’époque), les deux universités n’ont jamais toutes deux été 3-0 en conférence simultanément.

Si on ajoute Purdue (2-0) et Maryland (2-1), les quatre équipes ont un bilan combiné de 10-1. A l’inverse, Iowa (1-2), Nebraska (0-2), Michigan (1-2) et Penn State (0-3), programmes historiquement plus réputés, sont collectivement 2-9.

Ice, ice, baby

Il y a une presque-règle au football qui veut que l’entraineur appelle un temps mort quand l’équipe adverse tente un field goal pour la gagne, histoire de « geler » le kicker et de le refroidir un peu. Parfois ça marche, souvent ça ne change rien et de temps en temps ça merde carrément.

Contre #25 Liberty, Virginia Tech était favori de 14.5 points (ce qui en dit long soit sur le Top 25 de l’Associated Press, soit sur les bookmakers de Las Vegas…).

À 35-35 et avec une quatrième tentative et huit secondes à jouer, les Flames ont tenté un field goal de 59 yards. Ce dernier a été bloqué par V-Tech et retourné pour un touchdown qui aurait scellé le sort de la rencontre en faveur des Hokies si… leur entraineur Justin Fuente n’avait pas appelé un temps mort juste avant le coup de pied. Les Flames ont alors choisi de jouer leur quatrième tentative et, profitant d’un marquage à 20 yards de la défense de VT, ont grappillé huit yards et un premier down qui leur a permis de tenter, et réussir, un field goal de 51 yards pour la gagne.

RB Joshua Mack (#8), Liberty – Crédit photo : Liberty Athletics

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

Il y a une presque-règle au football qui veut que l’entraineur ne tente une conversion à deux points que quand c’est absolument nécessaire.

Contre Oklahoma State (18-20), Kansas State a tenté, et manqué, une conversion à deux points après un touchdown qui leur avait donné une avance de douze points (12-0) juste avant la mi-temps. Le raté a forcé les Wildcats à retenter une conversion à deux points en fin de match pour aller chercher l’égalisation et la prolongation. Ils ont à nouveau manqué et perdu le match, 18-20.

Au moins, la première tentative avait un minimum de sens : donner deux touchdowns d’avance à KSU. BoG se creuse toujours la tête sur la conversion à deux points de Penn State contre Maryland (19-35) alors que les Nittany Lions étaient menés 13-35…

Against all odds

En dominant Penn State à Happy Valley (35-19), Maryland a signé un second succès consécutif, après celui contre Minnesota (45-44, OT), alors que les Terrapins étaient donnés perdants de plus de 18 points dans les deux cas.

Une telle performance n’était jamais arrivée depuis que la Division I de football universitaire a été scindé en deux (Division I-A et Division I-AA, devenus FBS et FCS) en 1978. Pour leur prochain match, les Terps reçoivent Ohio State et les Buckeyes sont favoris de 25.5 points.

Les priorités sont comme les quarterbacks : si vous en avez plusieurs, vous n’en avez aucune

Comme tout part d’une bonne ligne offensive, on va dire que la priorité de Florida State, qui a perdu son cinquième match de conférence à la maison contre Pittsburgh (17-41), est de se reconstruire dans les tranchées.

Quant à la situation du quarterback ? Contre Pitt, QB Jordan Travis (11/18, 106 yards, 1 INT / 14 courses, 83 yards, 1 TD), QB Chubba Purdy (12/21, 38 yards, 1 INT) et QB James Blackman (0/2, 0 yard, 1 INT) ont tous lancé une interception et aucun touchdown.

Les deux premières interceptions ont mené à des touchdowns rapides des Panthers (en 4 et 3 jeux) tandis que la dernière a été directement retournée pour touchdown.

4th & Goal Punt

1ère tentative : sur la ligne des 10 yards, QB Coran Taylor (6/17, 106 yards, 1 TD / 19 courses, 42 yards) court pour zéro yard et l’attaque d’Illinois écope d’une pénalité de quinze yards pour faute personnelle.

2ème tentative : Coran Taylor laisse échapper le ballon et WR Casey Washington (1 réception, 8 yards) le recouvre 23 yards derrière la ligne de mêlée.

3ème tentative : à 48 yards de l’en-but de Minnesota, la passe de Coran Taylor est incomplète.

4ème tentative : punt.

Sans surprise, le Fighting Illini s’est incliné à la maison contre les Gophers (14-41).

Sur la route de Bedlam : Spencer vs Spencer

Juste pour le fun, comparaison des performances individuelle des quarterbacks d’Oklahoma (Spencer Rattler) et d’Oklahoma State (Spencer Sanders).

Les règles sont simples : 1 point pour la meilleure performance de la semaine, 2 points pour la meilleure performance contre un adversaire commun, 3 points pour la meilleure performance lors du match OU-OSU. Que le meilleur gagne !

Spencer RattlerSpencer Sanders
 AdversaireStatistiquesPointsAdversaireStatistiquesPoints
S4(a)Kansas State30/41, 387 yds 4 TD, 3 INT0West Virginia(b)Blessé0
S5(a)Iowa State25/36, 300 yds 2 TD, 1 INT 9 courses, 20 yds 1 TD0Kansas (b)Blessé0
S6Texas23/35, 209 yds 3 TD, 1 INT 14 courses, 51 yds 1 TD 1 fumble perdu00
S70BaylorReporté0
S8TCU13/22, 332 yds 2 TD3Iowa State20/29, 235 yds 1 TD, 2 INT 15 courses, 71 yds 1 TD0
S9Texas Tech21/30, 288 yds 2 TD 3 courses, 24 yds3Texas27/39, 400 yds 4 TD, 1 INT 16 courses, 11 yds 2 fumbles perdus0
S10Kansas15/27, 212 yds 1 TD, 1 INT 3 courses, 3 yds 1TD3Kansas State14/23, 108 yds0
S11Oklahoma State  Oklahoma  
S12West Virginia(b)  Texas Tech  
S13Baylor  TCU  
Total90

(a) Pas de points attribués pour la semaine puisque l’un des quarterbacks n’a pas joué.
(b) Pas de points attribués pour la comparaison des statistiques.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

California – Washington : un joueur de California a été testé positif quelques jours avant l’ouverture de la saison de la Pac-12. La quarantaine imposée à tous les joueurs en contact avec lui, et en particulier ceux de sa propre unité, a privé Cal de sa ligne défensive. En conséquence, les Bears ont annulé leur match d’ouverture contre Washington.

Virginia – Louisville : le déplacement de Louisville à Virginia a été reporté d’une semaine en raison d’une dizaine de cas positifs dans l’effectif des Cardinals.

Utah – Arizona : dû à un nombre indéterminé de cas positifs, Utah a annulé son premier match de la saison contre Arizona.

Wisconsin – Purdue : Wisconsin faisait toujours face à épidémie au sein de son effectif et a été forcé de renoncer à son second match d’affilée, cette fois contre Purdue.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Iowa a torpillé Michigan State (49-7) en profitant de trois pertes de balles des Spartans qui en avaient déjà eu sept contre Rutgers (27-38) mais zéro à Michigan (27-24).

North Carolina a terrassé Duke (56-24). L’écart se creuse entre les deux rivaux de Caroline du Nord puisque, après trois défaites de rang (27-28, 17-27 et 35-42), les Tar Heels n’avaient battu les Blue Devils que de peu l’an dernier (20-17).

Oklahoma a torché Kansas (62-9) avec six touchdowns au sol en 31 courses. La dernière victoire des Jayhawks contre les Sooners remonte à 1997 (20-17) et aucun des seize derniers matchs n’a été gagné par OU par moins de deux touchdowns.

Texas A&M a pulvérisé South Carolina (48-3) avec cinq touchdowns de QB Kellen Mond (16/26, 224 yards, 4 TD / 6 courses, 34 yards, 1 TD).

Penn State vs Maryland – Crédit photo : Abby Drey

Cuillère de bois

BoG pourrait à nouveau casser du sucre sur le dos de Michigan qui a sévèrement perdu à Indiana (21-38) avec une performance peu inspirante de 13 yards au sol. Le dernier succès des Hoosiers contre les Wolverines, avant une série de 24 défaites de rang, remontait à 1987 (14-10) et il faut aller chercher jusqu’en 1959 pour une victoire de IU par plus de dix points d’écart (26-7). L’équipe de Jim Harbaugh ne s’est pas rachetée de sa défaite contre Michigan State (24-27) qui, hormis sa victoire à Ann Arbor, s’est incliné contre Rutgers (27-38) et s’est mangé une volée à Iowa (7-49).

Mais, cette semaine, c’est Penn State qui mérite, haut la main, de se faire botter l’arrière-train après sa honteuse performance contre Maryland (19-35). En 43 rencontres entre les deux équipes, PSU n’avait perdu qu’à deux reprises (17-21 en 1961 et 19-20 en 2014) et les Nittany Lions avaient remporté les trois dernières rencontres par un score cumulé de 163 à 6 (66-3 en 2017, 38-3 en 2018 et 59-0 en 2019).

Le match n’avait tellement aucune importance que Las Vegas avait donné PSU gagnant de 27.5 points. Encore fallait-il confirmer sur le terrain ce que les Nitts ont lamentablement foiré en se retrouvant du mauvais côté de la troisième plus grosse surprise des 40 dernières années en conférence Big Ten derrière les défaites de Wisconsin à Illinois en 2019 (23-24, les Badgers étaient favoris de 30.5 points) et de Minnesota à Northwestern (21-31, les Gophers étaient favoris de 32 points). Au différentiel de points (résultat comparé à prédiction), Penn State fait d’ailleurs pire que ses deux infortunés compères…

Contre Maryland, les Nittany Lions ont joué sans énergie et surtout sans envie. L’attaque n’a produit que 94 yards au sol contre une défense qui en a concédé 262 contre Minnesota (45-44, OT) et 325 à Northwestern (3-43). Et la défense a laissé tout le temps à QB Taulia Tagovailoa (18/26, 282 yards, 3 TD) de la découper, accordant quasiment deux fois le même touchdown à WR Rakim Jarrett (5 réceptions, 144 yards, 2 TD), sur une route croisée juste derrière la ligne de mêlée. Les lignes offensives et défensives ont été dominés par des unités qui, il y a deux semaines, ont été corrigées à… Northwestern (3-43).

Penn State est 0-3 en conférence pour la première fois depuis 2004 et 0-3 en entame de saison pour la première fois depuis 2001. Pire, pour la première fois de son histoire, PSU a accordé plus de 30 points lors de quatre matchs consécutifs (53-39 contre Memphis au Cotton Bowl l’an dernier, 35-36 (OT) à Indiana, 25-38 contre Ohio State et 19-35 contre Maryland). La bande de James Franklin est 16-8 depuis la défaite contre Ohio State de 2018 (26-27) qui avait fait dire au Head Coach que Penn State est une grande équipe mais pas encore une équipe élite. En effet, elle en est bien loin…

Tops

Un flambeau pour… RB Mohammed Ibrahim (30 courses, 224 yards, 4 TD / 2 réceptions, 31 yards) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de Minnesota à Illinois (41-14).

Un brasier pour… RB Javonte Williams (12 courses, 151 yards, 3 TD / 4 réceptions, 24 yards, 1 TD) et ses quatre touchdowns lors de la victoire de North Carolina à Duke (56-24).

Un feu d’artifice pour… RB Kyren Williams (23 courses, 140 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Notre Dame contre Clemson (47-40, 2OT). [Oui, trois c’est moins que quatre mais Clemson n’est ni Illinois ni Duke…]

Flops

Un pétard mouillé pour… PK Jet Toner (0/4 FG / 2/2 PAT) et ses quatre field goals manqués lors de la défaite de Stanford à Oregon (14-35).

Un seau d’eau pour… QB Rocky Lombardi (17/37, 227 yards, 3 INT / 5 courses, -21 yards) et ses trois interceptions, dont une retournée pour touchdown, lors de la défaite de Michigan State à Iowa (7-49).

Un naufrage titanesque pour… QB Sean Clifford (27/57, 340 yards, 3 TD, 2 INT / 17 courses, 26 yards) et ses deux interceptions et son fumble retourné pour touchdown lors de la défaite de Penn State contre Maryland (19-35).

TE Michael Mayer (#87), Notre Dame – Crédit photo : Notre Dame Athletics

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Notre Dame
#2 Alabama – #3 Clemson

En s’imposant contre Clemson (47-40, 2OT) dans le plus gros match de la conférence ACC depuis des plombes, Notre Dame a rendu un fier service au Comité de Sélection du College Football Playoff. Voilà ce qu’il va se passer d’ici la mi-décembre :

Ohio State va continuer ses matchs d’entrainement en conférence Big Ten dans laquelle Wisconsin est à l’hôpital, Penn State et Michigan refusent de jouer au football et ses plus sérieux adversaires sont… Indiana et Northwestern.

Alabama va continuer à coller 40 pions à tous ses adversaires en SEC, y compris à Florida en finale de conférence (les Gators en marqueront probablement 39).

Clemson va prendre sa revanche sur Notre Dame en finale de conférence ACC et les deux équipes seront invités à la dernière danse.

Bon, maintenant, les choses pourraient devenir rapidement intéressantes si Notre Dame gagne la deuxième manche contre Clemson. Dans ce cas, les Tigers auraient deux défaites et la SEC pourraient récupérer le dernier ticket.

Si Florida remporte la SEC, les Gators n’auraient qu’une défaite (38-41 à Texas A&M), tout comme Alabama (finale SEC) et, potentiellement, Texas A&M (24-52 à Alabama). Dans ce cercle vicieux, les Aggies resteraient sur la touche. Mais si Bama gagne son duel contre UF, TAMU pourrait sérieusement prétendre au Playoff.

Évidemment, tout cela suppose qu’Oklahoma State (5-1, 4-1), la seule équipe de Big 12 avec moins de deux défaites, chute contre Oklahoma (comme d’habitude) ou en finale de conférence et que la Pac-12 se cannibalise (comme d’habitude).

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Kyle Trask (QB, Florida) qui est devenu le premier joueur de conférence SEC avec au moins quatre passes de touchdown lors de cinq matchs consécutifs : 6 à Ole Miss (51-35), 4 contre South Carolina (38-24), 4 à Texas A&M (38-41), 4 contre Mizzou (41-17) et 4 contre Georgia (44-28).

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