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Blaze of Glory

Blaze of Glory – Chapitre 1

Première édition de cette nouvelle chronique consacrée à l’actualité du College Football.

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Comme ce qui compte avant tout c’est que Tua Tagovailoa soit le QB qui conduise Nick à son sixième titre à Alabama, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UCF, mais ce titre virtuel de champion n’intéresse personne…

Un peu d’histoire

Comme Kylian M’bappé qui n’était pas né quand la France a remporté sa première étoile au soccer, l’intégralité des joueurs de CFB n’était encore qu’un distant rêve dans l’imaginaire de leurs parents quand Barry Sanders (RB Oklahoma State) s’est fendu de 2850 yards et 42 TD à la course (plus 515 yards et 2 TD sur équipe spéciale) en 1988 pour établir pléthores de records NCAA qui mettront un certain temps avant d’être battus. Le tout en jouant à peine en quatrième quart-temps et à une époque où on annonçait encore les jeux en huddle. Sa moins bonne prestation de la saison ? 154 yards et 2 TD… Malgré cela, bon nombre de votants à l’Heisman (qu’il a tout de même remporté) lui a préféré Rodney Pete (QB USC) ou Troy Aikman (QB UCLA). Faut-il être bête…

En prélude de la saison FBS 2018 qui a démarré avec un excitant UMass-Duquesne (dans lequel le paillasson UMass est tout de même favori de 28 points), retour sur les immanquables news de l’été. Séance de rattrapage pour ceux qui ont oublié qu’il y a une vie entre janvier et septembre…

On ne se marre pas des masses dans le Maryland

OL Jordan McNair est décédé le 13 juin, deux semaines après avoir été victime d’une insolation lors d’un entraînement physique un peu trop poussé du côté de College Park. DJ Durkin n’était pas présent à cette séance dirigée par Rick Court, le préparateur physique des Terrapins.

Le 13 août, l’université s’est séparée de Rick Court et a placé son Head Coach en congé administratif après une enquête qui a relevé une culture plus que toxique et un degré d’incompétence frappant au sein de son programme de football : intimidation, humiliation et abus verbaux ont été reportés comme banalement communs lors des entraînements des Terps. Sans compter les punitions en tout genre, incluant forcer certains joueurs à se suralimenter.

Ce 29 mai, le redshirt freshman de Maryland n’a pas supporté les dix séries de 100-mètres sous 30°C. Rien d’anormal peut-être pour un joueur de 147 kilos. Ce qui est peut-être anormal est le manque d’attention médicale reçu par le joueur et le mauvais diagnostique qui n’a pas décelé la sévérité de l’état de Jordan McNair. Petite erreur aux lourdes conséquences…

Il serait trop facile de juger hâtivement sans connaître tous les détails du dossier, notamment le déroulement exact de cette journée du 29 mai. Mais il semble évident, de par de nombreux témoignages, que quelque chose ne tourne vraiment pas rond dans la maison Maryland. Et un certain nombre de programmes devrait peut-être s’inquiéter des conditions éthiques de leurs propres bercails, à commencer par…

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O-H-I-Ouch…

Une dizaine de jours supplémentaires loin de ses troupes et trois matchs de suspension. C’est ce dont a écopé Urban Meyer pour son pauvre management des accusations de violences domestiques à l’encontre de son coach des receveurs, Zach Smith. Le Head Coach d’Ohio State sera donc (miraculeusement ?) sur le bord du terrain pour le déplacement à Penn State qui pourrait déterminer le sort de la B1G East. C’est bien l’essentiel, n’est-ce pas ? Ou devrait-ce plutôt être la calamiteuse gestion de ce scandale by THE Ohio State University ?

Pour faire court dans cette affaire qui occupe le devant de la scène médiatique sportive depuis près d’un mois, le HC des Buckeyes a été accusé de ne pas sanctionner Zach Smith pour une série d’incidents étalés sur plusieurs années, et remontant à leurs temps à Florida, incluant notamment des violences domestiques sur son épouse, Courtney Smith. Violences que la victime a régulièrement discuté avec Shelley Meyer, l’épouse d’Urban Meyer.

Dans un petit jeu de « qui savait quoi », Urban Meyer s’est défendu, très maladroitement, en mentant à la presse aux B1G Media Days puis en admettant avoir laissé ses sentiments personnels interférer avec son jugement, Zach Smith étant le neveu d’Earle Bruce, joueur puis Head Coach d’Ohio State de 1979 à 1987 où il a pris sous son aile le jeune Urban Meyer. Les deux hommes se retrouveront quelques années plus tard à Colorado State et Urban Meyer considère Earle Bruce comme son mentor. Cela ne devrait pas l’excuser de couvrir les agissements condamnables de l’un de ses entraîneurs. Pour un homme qui prône le respect des femmes à ses joueurs et qui est père de deux jeunes femmes, son attitude distante lors de ses interventions médiatiques a de quoi interpeler.

Mais de deux choses l’une : soit Urban Meyer est coupable d’avoir couvert ces agissements et gardé Zach Smith dans son staff en toute connaissance de cause, soit, et c’est très peu probable, il n’était au courant de rien et a toujours agi de bonne foi. Dans le second cas, une suspension, même minime, semble quelque peu exagérée. Dans le premier cas, en revanche, la punition ressemble à un coup de règle sur le bout des doigts… On a vu des joueurs sévèrement suspendus pour moins que ça…

D’où la question qui découle : le plus important à OSU est-il la quête d’excellence, mission supposée de tout établissement d’enseignement supérieur de ce calibre, et d’être un modèle d’intégrité pour ses dizaines de milliers d’étudiants ou d’offrir à Buckeye Nation un énième titre de la B1G et une place au prochain playoff ?

Et pendant ce temps…

La conférence B1G semble plus préoccupée de trouver un accord avec Comcast pour garder BTN dans son package que de ce qu’il se passe à College Park ou Columbus. La NCAA, quant à elle, a définitivement abandonné tout espoir d’influence sur le College Football et prépare déjà sans doute sa vache à lait de March Madness.

Art italien

Tant qu’on en est à la page des scandales, Art Briles, l’ancien coach de Baylor remercié par les Bears il y a deux ans suite à une flopée d’accusations de viols impliquant ses joueurs, a retrouvé un poste en Italie, chez les Guelfi de Florence. On va se passer prudemment de commentaires…

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Première prolongation

Côté coaches qui n’ont pas encore de bombe atomique prête à exploser à leur derrière, Nick Saban a été prolongé à Alabama jusqu’après la saison 2025 pour la modique somme de 75 millions de dollars. Je suis d’accord que c’est tout à fait indécent de ne pas lui offrir un contrat à durée indéterminée payé 10 millions par an, plus bonus. Alabama : jamais dans le reste de votre histoire vous ne trouverez un autre Nick Saban alors pourquoi ne pas mettre le paquet ?

Seconde prolongation

Côté coaches qui n’ont pas encore de bombe atomique prête à exploser à leur derrière, Bill Snyder a été prolongé à Kansas State jusqu’après la saison 2022. Je suis d’accord que c’est tout à fait indécent de ne pas lui offrir un contrat à durée indéterminée payé 4 millions par an, plus bonus. Kansas State : jamais dans le reste de votre histoire vous ne trouverez un autre Bill Snyder alors pourquoi ne pas mettre le paquet ? Bon, je déconne Kansas State. Bill Snyder a 78 ans et a passé 27 ans sur la touche des Wildcats. Après une première retraite en 2005, il a repris du service en 2009. Kansas State n’a remporté que deux titres de conférence durant ses 27 saisons en charge du programme. Il est grand temps de passer à autre chose.

Et pendant ce temps…

UMass a couvert les 28 points de Las Vegas en 33 minutes.

Hors-jeu

Larry Fedora, le coach de North Carolina, a profité d’un petit laïus sur le manque de corrélation scientifique irréfutable entre les commotions cérébrales et l’encéphalopathie traumatique chronique pour prédire la chute des États-Unis. Pour être tout à fait honnête, l’entraineur en chef des Tar Heels a simplement souligné que les chocs répétés à la tête qui sont à l’origine du trauma ne sont pas le fait unique du football, ce en quoi il a tout à fait raison (la relation ne prouvant pas la causation). Avant d’ajouter que le sport n’avait jamais été aussi sûr mais qu’il était sous constante attaque et, qu’à ce rythme, on ne le reconnaîtrait plus dans dix ans et qu’avec lui tomberait carrément tout le pays. Donc c’est un message assez clair pour linebackers et safeties en tout genre : mettez un bon coup de casque en passant sinon le pays va droit au fond des toilettes.

La vie des coaches, première partie

La maison de Scott Frost, le nouvel homme fort de Nebraska (et champion national en titre avec UCF…), a été cambriolée cet été par un adolescent de 17 ans qui a dérobé pour plusieurs milliers de dollars de souvenirs sportifs, dont certains ont été revendus sur internet. Rappelons que tous les t-shirts et casquettes célébrant le titre des Knights n’ont AUCUNE valeur en dehors d’Orlando.

La vie des coaches, seconde partie

C’est avec une grande tristesse que l’on se doit de vous annoncer la disparition du mullet de Mike Gundy. Le Head Coach d’Oklahoma State a en effet décidé de se séparer de sa fidèle coupe de cheveux qui, selon lui, aurait rapporté des millions de dollars à l’université par l’incessante publicité dont il a fait l’objet. Ça et le fait que Mike Gundy est un homme et qu’il a 40 ans. Fort heureusement, internet regorge de t-shirts à l’effigie du mullet (qui valent beaucoup plus que ceux de UCF). La légende survit donc sur la toile…

Et pendant ce temps…

UMass termine avec 48 points d’avance, doublant presque la prédiction de ces pessimistes de bookmakers. C’est tout de même moins bien que Wyoming qui a fait cinq fois mieux que prédit par Vegas. Lesquels se sont bien plantés en prédisant que Colorado State battrait Hawaii par deux touchdowns. C’est donc officiel, l’imprévisibilité du College Football est bien lancée pour 2018 !

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Air Jordan 3

L’édition limitée des Air Jordan 3 UNC Tar Heels est en vente sur ebay en provenance direct du vestiaire. Petit souci, la vente par les joueurs de leur équipement est formellement interdite par la NCAA. C’est donc treize joueurs qui ont écopé de matchs de suspension pour débuter la saison. Un vrai casse-tête pour Larry Fedora. Mais avec un bon casque, on devrait éviter le traumatisme…

Nouvelle règle

La NCAA a annoncé une nouvelle règle d’éligibilité : les joueurs pourront désormais participer à quatre matches dans la saison et garder la possibilité de conserver leur redshirt. Cela simplifie grandement la procédure précédente qui étudiait au cas par cas les blessures ou autres évènements exceptionnels qui affectaient des joueurs ayant déjà eu du temps de jeu dans la saison. Cela permettra à Alabama de faire jouer son troisième quarterback (le préféré des fans, évidemment) en finale contre Clemson sans lui faire perdre une année d’éligibilité…

Vallée de la mort

Clemson et LSU ont annoncé la planification d’une double confrontation en 2025 et 2026. On peut d’ores et déjà baptiser l’événement Death Valley Bowl, les deux universités revendiquant pour leurs stades le nom de la célèbre vallée. Pour mettre un peu de piment, il faudrait que le vainqueur ait le droit exclusif du surnom. On peut toujours rêver… On attend tout de même de voir lequel de l’étudiant de Clemson dans son costume de tigre ou de Mike rugira le plus fort…

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Alabama – #4 Washington
#2 Clemson – #3 Penn State

Blaze of Glory

Pour cette première, l’auréole de gloire revient honorifiquement et, malheureusement, de manière posthume à Jordan McNair. En espérant un peu plus de joie lors des prochaines éditions…

Membre de la Football Writers Association of America, Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 33

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Trente-troisième édition (2020 – Semaine 2) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Nick Saban n’a aucune valeur pour la société au-delà de sa perspicacité footballistique, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Louisiana, mais la première victoire à l’extérieur contre une équipe du Top 25 de l’histoire du programme n’intéresse personne…

Sauf les fans d’Iowa State…

Louisiana (ex Louisiana-Lafayette) n’avait jamais battu une équipe du Top 25 à l’extérieur. Le « mieux » que les Ragin’ Cajuns aient accompli avait été, jusqu’à ce week-end, de battre Texas A&M en 1996 (29-22) alors que les Aggies étaient classés nº25 et que Louisiana était encore appelé Southwestern Louisiana.

Avec un QB Brock Purdy (16/35, 145 yards, 1 INT / 7 courses, 35 yards) en petite forme, les visiteurs ont profité des équipes spéciales des Cyclones aux abonnés absents pour marquer sur retour de kickoff (95 yards) et sur retour de punt (83 yards) et choquer la Big 12, qui n’en était qu’au début de son calvaire…

Et 1, et 2, et 3-0 !

Sun Belt 3-0 Big 12

Pendant que Louisiana surprenait Iowa State, Arkansas State s’offrait le scalp de Kansas State (35-31). Un peu plus tard dans la journée, c’est Coastal Carolina qui disposait aisément de Kansas (38-23).

Les Red Wolves, malgré l’absence de neuf titulaires, ont profité d’un grand match de WR Jonathan Adams Jr (8 réceptions, 99 yards, 3 TD) pour taper les Wildcats et remporter leur second match contre un P5 depuis leur arrivée en FBS en 1992. Leur premier succès remonte à 2008 contre…Texas A&M (18-14). KSU, qui débute 2020 avec une ligne offensive toute renouvelée, n’avait plus perdu un match d’ouverture à Manhattan depuis 2013 et la venue de North Dakota State (21-24). Chris Klieman, dans sa seconde saison à la tête de Kansas State après avoir remporté quatre titres de champion FCS avec ledit NDSU Bison, a plus l’habitude d’être le chasseur que le chassé…

Crédit photo : Coastal Carolina Athletics

L’aventure de Les Miles à Kansas n’est pas exactement un long fleuve tranquille. Déjà battus par Coastal Carolina l’an passé (7-12), les Jayhawks ne sont pas parvenus à égaliser dans la série, laissant une seconde victoire aux Chanticleers. Pas d’excuse pour l’un des pires représentants des conférences P5 mais une quarantaine de joueurs de Kansas, dont WR Stephon Robinson Jr et TE Jack Luavasa, n’étaient pas en tenue pour le match. Perturbations covidiennes qui n’épargnent évidemment personne mais CCU a au moins eu l’avantage d’être la seule équipe FBS à avoir participé à ses quinze entrainements de printemps, juste avant la pandémie. Les Chanticleers sont désormais 2-7 contre les P5 et remercient les Jayhawks pour la double offrande. En quarante-cinq matchs hors-conférence à domicile, Les Miles n’avait perdu qu’une seule fois à Oklahoma State et LSU. Il est 1-1 avec Kansas.

Memphis, qui a battu Arkansas State en Semaine 1 (37-24) et Appalachian State, le favori pour remporter la Sun Belt, peuvent se frotter les mains : il n’y aura que peu de points de comparaison entre conférences dans la course au Playoff, et ces performances des petits poucets mettent de l’eau à leur moulin…

A deux doigts

En 2017 et 2018, Houston Baptist a terminé ses saisons 1-10. Les Huskies ont progressé en 2019 (5-7) et, en 2020, ils disputaient le premier match de leur histoire contre une équipe P5. Il s’en est fallu d’une conversion à deux points manquée pour que HBU n’emmène peut-être Texas Tech en prolongation (33-35).

Le Père Noël…

L’intervention de Nick Saban sur College GameDay n’a pas plu à un animateur radio de la Baie de San Francisco qui a déclaré à propos du Head Coach d’Alabama : « Si le métier d’entraineur de football n’existait pas, Nick Saban serait aussi attirant que de l’herpès. Ce gars est une ordure sans autre valeur pour la société ». Ouch…

La raison du courroux de Matt Kolsky ? Il n’aurait pas apprécié les commentaires du HC du Tide sur le mouvement Black Lives Matter, qui pouvaient, il est vrai, prêter un peu à confusion. Nick Saban a expliqué comment Alabama Football supporte ses joueurs sur les questions sociales et raciales mais son affirmation que « all lives matter » a été mal interprétée (le mouvement « All Lives Matter » est né en réaction et en opposition au mouvement BLM). L’animateur de 95.7 The Game s’est ensuite excusé et reconnu que le patron de Bama ne faisait pas l’apologie du contre-mouvement.  

Crédit photo : UND Athletics

Doux Jésus

Hasard ou coïncidence que le tout premier match de conférence de l’histoire de Notre Dame arrive la même semaine que le 33ème numéro de BoG ? 33, l’âge du Christ sur la croix…

Contre Duke (27-13), ND n’a pas marqué 33 points mais a possédé le ballon pendant 33 minutes (et des miettes de pain). Alors, hasard ou coïncidence… ?

College GameDay

College GameDay était à Winston-Salem pour cette première de la saison en ouverture du match entre Wake Forest et Clemson.

Le multiple champion en titre de l’ACC n’a fait qu’une bouchée des Demon Deacons (37-13) avec des performances particulièrement remarquables de QB Trevor Lawrence (22/28, 351 yards, 1 TD / 7 courses, -24 yards, 2 TD) et RB Travis Etienne (17 courses, 102 yards, 1 TD / 3 réceptions, 47 yards).

Le premier a signé son premier match en carrière avec deux touchdowns au sol. Le second a battu deux records de l’école : dix-huit matchs à plus de 100 yards au sol et 10ème match consécutif avec un touchdown marqué au sol.

Les Tigers ont remporté leurs douze dernières confrontations avec WF, leur plus longue série contre un adversaire de la conférence ACC. Ce nouveau succès marque aussi la 13ème victoire consécutive de Clemson à l’extérieur (hors match sur terrain neutre), ce qui constitue un nouveau record pour l’école.

We want Bama… Birmingham

Manny Diaz, le Head Coach des Miami Hurricanes, était inquiet avant d’affronter Alabama-Birmingham : « Statistiquement, quand on regarde sous le capot, ils n’ont vraiment aucune faiblesse. Tout ce qu’ils font, ils le font extrêmement bien. »

Il est vrai que UAB retournait 81% de sa production (82% en attaque et 80% en défense) de 2019 (9-5, 6-2) où les Blazers avaient fini premiers de la division West en Conference USA avant de perdre en finale de conférence contre Florida Atlantic (6-49).

On se souvient que UAB avait fermé son programme de football à l’issue de la saison 2014, citant des raisons financières. Le programme, initialement débuté en 1991, avait été ré-établi fin 2015 et repris la compétition en C-USA en 2017 pour remporter le titre de conférence l’année suivante.

Finalement, plus de peur que de mal pour Miami qui a disposé des Blazers (aucun lien de parenté avec cette chromique) sans trop de souci (31-14). QB D’Eriq King (16/24, 144 yards, 1 TD / 12 courses, 83 yards, 1 TD), arrivé de Houston en début d’année, en a profité pour signer son seizième match d’affilé avec un touchdown marqué à la passe et un touchdown marqué à la course, plus longue série FBS en cours. Pour comparaison, les anciens quarterbacks de Miami n’avaient réalisé la performance que quinze fois depuis 2011.

La Big 12 à l’heure de la NFL

En prévision de nombreuses défections causées par de potentiels tests positifs, le Commissaire de la Big 12, Bob Bowlsby, a annoncé qu’il faudrait au minimum 53 joueurs à une équipe pour pouvoir joueur, dont 7 joueurs de ligne offensive, 4 joueurs de ligne défensive intérieure, et 1 QB.

Long is the road

Nouveau Head Coach (Mike Norvell, ex-Memphis) mais mêmes maux : Florida State s’est incliné à Tallahassee contre Georgia Tech (13-16) pour son premier match de la saison. C’est la quatrième année consécutive que FSU perd son match d’ouverture (2017 contre Alabama 7-24, 2018 contre Virginia Tech 3-24, 2019 contre Boise State 31-36), ce qui n’était plus arrivé aux Seminoles depuis 1973-1976.

La dernière défaite de ces quatre-là correspond au tout premier match de Bobby Bowden à la tête de FSU. En 1976, les Seminoles avaient terminé 5-6, le seul et unique bilan négatif du légendaire entraineur en trente-quatre ans à FSU.

Pourtant, les Seminoles avait réalisé l’exploit de bloquer deux FG et un PAT, record de l’école égalé mais on ne va pas loin en College Football avec 3.1 yards par course et 4.4 yards par passe…

L’info qui va désespérer un peu plus les fans des Seminoles

Les trois prochains matchs d’ouverture de Florida State sont contre Oklahoma (aller-retour) et Notre Dame.

L’info que vous allez lire trois fois et toujours ne pas croire

Lors de sa victoire à Florida State (16-13), Georgia Tech a lancé la balle 35 fois. Lors de sa victoire à Florida State (16-13), Georgia Tech a lancé la balle 35 fois. Lors de sa victoire à Florida State (16-13), Georgia Tech a lancé la balle 35 fois.

Préparatifs en SEC

On ne joue pas encore en SEC (début de la saison le 26 septembre) donc on en profite pour fignoler les préparations des installations.

South Carolina a enfin installé la statue de bronze d’un coq de combat devant Williams-Brice Stadium, projet débuté en 2016. La bestiole fait six mètres de haut et pèse un peu moins de dix tonnes pour un coût d’un million de dollars.

Autre histoire au Ben Hill Griffin Stadium de Florida où l’on n’installe pas de statue mais où un tracteur d’entretien a pris feu. Il n’y aurait pas de dommages structurels et le Swamp devrait être prêt à accueillir Gators et Gamecocks le 2 octobre.

Thanksgiving avant l’heure

Les P5 et la NFL ont débuté leurs saisons respectives le même jour, jeudi 10 septembre, avec UAB – Miami et Texans – Chiefs.

Puisqu’on parle (trop ?) de NFL, voilà le Top 20 des universités qui possèdent le plus grand nombre de joueurs dans les rosters actifs de la ligue professionnelle :

Alabama – 56
Ohio State – 50
LSU – 41
Florida – 39
Michigan – 33
Georgia & Penn State – 32
Miami – 30
Clemson & Notre Dame & Oklahoma – 29
FSU & Iowa & Washington – 28
Stanford & Texas A&M – 27
Auburn & Texas & UCLA & Wisconsin – 25
South Carolina – 24
USC – 23
Mississippi State – 21
NC State & Temple – 20

La domination d’Alabama ou d’Ohio State ne surprendra personne. Louisiana State vient juste d’envoyer 14 champions universitaires en NFL et a toujours eu de solides candidats à l’échelon supérieur. Tout comme Florida et Michigan, malgré l’ombre faite sur eux par le Tide et les Buckeyes.

Malgré une succession de saisons décevantes dans l’ACC, Miami est dans le Top 10, devant Clemson qui, bien qu’auréolé de quelques titres de conférence et avec une paire de bagues de champion national au doigt, est relativement nouveau à la table des grands et donc avec relativement moins de vétérans en NFL.

Qui aurait pensé que Florida State et Iowa serait au même niveau : la faute à un programme des Seminoles en perte de vitesse et à une solide formation (OL et TE notamment) du côté des Hawkeyes.

Les fans de Texas sont probablement en train de crier au « fake news » puisque les Longhorns sont moins présents chez les pros que les Aggies ou les Sooners.

USC est, lui-aussi, en retrait depuis quelques années et plus qu’à quelques drafts de se faire rattraper par… Temple !

Brian Kelly, coach de Notre Dame – Crédit photo : Getty Images

Extension

Notre Dame a remporté son premier match de conférence de l’histoire de l’univers après 132 ans d’indépendance en battant Duke (27-13), ce qui justifie sans doute l’extension de contrat négociée en décembre dernier par Brian Kelly.

Le HC du Fighting Irish a rejoint Nick Saban au plus grand nombre de victoires pour un entraineur FBS en activité avec 243, pas très loin derrière le leader actuel, Mack Brown (252). Ces trois-là sont les seuls en FBS a plus de 200 victoires.

Dehors !

Ohio State, Penn State, Oregon, Wisconsin, Michigan, USC, Minnesota, Utah et Iowa ont été dégagés du classement AP Top 25 à l’issue de la deuxième semaine de College Football qui a vu les conférences ACC et Big 12 entrer en compétition.

Normal, semble-t-il, puisque les conférences Big Ten et Pac-12 avaient annoncé en août le report de leurs saisons.

Oui, mais la SEC n’a toujours pas joué un snap et la Big Ten est en discussion pour finalement jouer cet automne. Jusqu’à preuve du contraire, donc, les Buckeyes sont toujours meilleurs que Memphis (#16), Miami (#17), Louisville (# 18), Louisiana (#19), Virginia Tech (#20), BYU (#21), Army (#22), Kentucky (#23), App State (#24) ou Pitt (#25).

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

NC State – Virginia Tech : fin août, le match avait été déplacé au 26 septembre après que le Wolfpack a reporté 22 cas positifs.

SMU – TCU : les Horned Frogs n’avaient pas assez des 53 joueurs requis par la Big 12 pour recevoir les Mustangs.

Tulsa – Oklahoma State : le Golden Hurricane n’a eu que sept entrainements en dix-sept jours de camp d’automne et subi une interruption de neuf jours à cause de multiples cas positifs. Trop peu de préparation avant d’aller défier les Cowboys en duel.

Crédit photo : Oklahoma Athletics

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Pittsburgh a étrillé Austin Peay (55-0) et marqué le plus de points lors d’un match d’ouverture depuis 2014 (Delaware 62-0).

Oklahoma a écrabouillé Missouri State (48-0) et QB Spencer Rattler (14/17, 290 yards, 4 TD) n’a joué qu’une mi-temps. Le match n’avait tellement aucun intérêt qu’il n’était même pas retransmis sur les canaux usuels (ESPN ou FOX).

Texas a pulvérisé le cousin d’El Paso UTEP (59-3) et QB Sam Ehlinger (25/33, 426 yards, 5 TD) a non seulement battu son record de touchdowns sur un match avec cinq réalisations en première mi-temps mais aussi établi un nouveau record d’école avec 424 yards lancés au cours de cette même première mi-temps.

West Virginia a cartonné Eastern Kentucky (56-10) malgré la suspension de onze joueurs pour des raisons non-liées au COVID-19.

Cuillère de bois

Alors, oui, il serait facile de casser du sucre sur le dos de la Big 12 qui a perdu trois matchs (Iowa State, Kansas et Kansas State) contre la Sun Belt, failli perdre (Texas Tech) contre une équipe FCS et n’a, au final, qu’une seule victoire (Texas) contre une équipe FBS (qui n’a remporté que deux matchs en trois ans dont un à l’arrachée contre l’équipe FCS susmentionnée) et deux victoires (Oklahoma et West Virginia) contre des équipes médiocres de FCS.

C’est seulement la seconde fois que la Big 12 perd trois matchs le même week-end contre des équipes de conférences G5. La première fois était en 2004 lorsque Kansas State, Nebraska et Texas Tech se sont respectivement inclinés contre Fresno State (21-45), contre Southern Miss (17-21) et à New Mexico (24-27).

Allez, on va mettre ça sur le compte de la pandémie mais ne le refaites plus !

QB Jeff Sims, Georgia Tech (#10) – Crédit photo : Getty Images

Tops

Un flambeau pour… QB Jeff Sims (24/35, 277 yards, 1 TD, 2 INT) dont les 24 passes complétées lors de la victoire de Georgia Tech à Florida State (16-13) sont le plus grand nombre pour un quarterback des Yellowjackets depuis 2003.

Un brasier pour… DB Asante Samuel Jr (5 placages, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite de Florida State contre Georgia Tech (13-16).

Un feu d’artifice pour… RB Javonte Williams (14 courses, 57 yards, 3 TD / 1 réception, 22 yards) et ses trois touchdowns lors du dernier quart temps de la victoire de North Carolina contre Syracuse (31-6).

Flops

Un pétard mouillé pour… K Jude Kelley (1/3 FG / 1/2 PAT) qui a manqué 2 FG et 1 PAT malgré la victoire de Georgia Tech à Florida State (16-13).

Un seau d’eau pour… Matt Campbell. Tout d’abord pour P Matt Campbell dont un des punts a été réceptionné par l’adversaire dans sa propre end zone (retour de 0 yard pour TD) lors de la défaite de The Citadel à USF (6-27). Ensuite, pour revenir dans les P5, pour HC Matt Campbell dont le record depuis cinq ans à Iowa State est 5-11 en septembre alors qu’il est 21-15 les autres mois de l’année.

Un naufrage titanesque pour… QB James Blackman (23/43, 198 yards, 1 TD, 1 INT / 9 courses, 13 yards) et ses deux fumbles perdus et une interception lors de la défaite de Florida State contre Georgia Tech (13-16).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Clemson – #4 Florida
#2 Alabama – #3 Oklahoma

Clemson est apparu dominant contre Wake Forest (37-13) et QB Trevor Lawrence (22/28, 351 yards, 1 TD / 7 courses, -24 yards, 2 TD) a marqué deux fois au sol bien que courant dans l’autre sens. Qui va arrêter les Tigers en ACC ? Pas Wake Forest en Semaine 2, pas The Citadel en Semaine 3, pas Virginia en Semaine 5, pas Miami en Semaine 6, pas Georgia Tech en Semaine 7, pas Syracuse en Semaine 8, pas Boston College en Semaine 9, pas Notre Dame en Semaine 10, pas Florida State en Semaine 11, pas Pittsburgh en Semaine 12, pas Virginia Tech en Semaine 13 et personne à l’ACC Championship Game. La route du Playoff est pavée de… rien du tout, c’est un toboggan sur lequel Clemson va gentiment glisser jusqu’au bout.

Oklahoma a joué en pay-per-view contre bien plus faible que lui et QB Spencer Rattler (14/17, 290 yards, 4 TD) est devenu le premier quarterback freshman d’Oklahoma a lancé quatre touchdowns lors de son premier match.

Pour Alabama et Florida, voir BoG numéro 32.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à la conférence Sun Belt, dont le soleil a flambé de mille feux sur les terrains de la Big 12 avec les succès de Louisiana sur Iowa State (31-14), d’Arkansas State sur Kansas State (35-31) et de Coastal Carolina sur Kansas (38-23). Mention spéciale aux Ragin’ Cajuns (Yeah Rouge ! Yeah Blanc ! Yeah Cajuns ! Allons !) qui prennent la 19ème place du nouveau classement AP Top 25. Louisiana n’avait plus été classé depuis 1943. Appalachian State, qui a dominé Charlotte (35-20), est 24ème. La Sun Belt a commencé à jouer au football en 2001 et, en vingt saisons, a remporté neuf de ses soixante-dix matchs contre la Big 12 dont un tiers cette semaine. Oui, oui, BoG n’est censé parler que des P5 mais année foutue pour année foutue…

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 32

Blaise Collin revient sur l’actualité de l’intersaison dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Getty Images

Trente deuxième édition (2020 – Semaine 1) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Notre Dame soit éligible au titre de champion de la conférence ACC, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé UConn, mais le retour des Huskies à l’indépendance n’intéresse personne…

Marmotte

Pour tous ceux qui auraient fait une énorme sieste de six mois depuis le mois de mars, il y a ce machin appelé SARS-CoV-2, un petit virus de 0.12 micromètres de diamètre qui a pas mal foutu la pagaille dans le monde.

Une des conséquences classée en 1138ème position sur la liste des trucs pas très cool causés le COVID-19, la maladie provoquée par le virus, est le chamboulement du petit monde du College Football avec notamment le report aux calendes grecques des saisons en conférences Big Ten et Pac-12.

Les autres conférences ont pondu des calendriers « adaptés » à la situation avec davantage de matchs de conférence et une réduction (ou annulation) des rencontres hors-conférence. Les trois P5 en compétition commenceront leurs saisons en Semaine 2 (ACC et Big 12) et Semaine 4 (SEC).

Bon, comme personne n’a fait de gros dodo de six mois, BoG passera sur le bronx résultant du coronavirus, sur le mécontentement des joueurs et fans du Midwest et de la Côte Ouest, sur le procès intenté à la conférence Big Ten par des joueurs de Nebraska, sur les risques (ou pas) de myocardite, sur l’injonction de Donald Trump (qui a besoin de gagner l’Ohio, mais pas la Californie, pour être réélu) à cette même Big Ten (mais pas à la Pac-12) de revenir sur sa décision d’annulation, sur les circonstances (vote ? de qui ? pourquoi ? etc.) de cette annulation, sur les discussions sans fin sur la reprogrammation des saisons annulées (où et quand ?), sur la décision d’une centaine de joueurs de FBS de faire l’impasse sur la(es) saison(s), sur les questions quant à l’éligibilité future de ces-dits joueurs ou de ceux privés de compétition, sur les futures règles de recrutement et d’attribution des bourses, sur la légitimité du futur champion national, etc., etc., etc. On va donc essayer de parler un peu football…

Gros sur le maïs

Si les circonstances exactes de l’annulation de la saison automnale de la Big Ten sont encore nébuleuses, il semblerait que la décision ait été prise par les présidents et chanceliers d’université avec l’avis de leurs corps médicaux mais sans concertation avec leurs départements athlétiques. Iowa, Nebraska et Ohio State seraient les trois votes favorables à la tenue de la saison.

Si on y réfléchit à deux fois, c’est tout à fait logique : les Buckeyes étaient (l’un des) favoris au titre national et il n’y a rien d’autre à faire dans la Corn Belt que de regarder jouer Hawkeyes et Cornhuskers les samedis après-midis d’automne.

RB Akrum Wadley, Iowa – Crédit photo : Cliff Jette/The Gazette

Deux poids, deux mesures

Trop dur de résister à celle-là… Powers Warren (WR, Mississippi State), le fils du commissaire qui a annulé (repoussé ?) la saison de la conférence Big Ten, va jouer en SEC cet automne. Apparemment, pas de risque de myocardite au sud de la ligne Mason-Dixon…

Notre Dame dans l’ACC…

Eh, t’as entendu ? Notre Dame a rejoint la conférence ACC !

Hein, quoi, Notre Dame n’est plus indépendante en football ?

Laisse-moi vérifier. Ah, bon, euh, oui, t’as raison, ND est toujours indépendante en football…

Dans sa grande mansuétude, la conférence ACC a décidé d’accueillir l’université de South Bend en tant que membre honoraire pour la saison 2020. Compte tenu que Notre Dame est déjà affiliée à l’ACC pour tous ses autres sports et que le Fighting Irish joue annuellement cinq ou six rencontres dans la conférence, ça n’est pas un cataclysme nucléaire de l’autoriser à y jouer un calendrier complet.

Pour la première fois de son histoire, ND sera donc éligible à un titre de conférence. L’arrangement permet aussi aux Domers de ne pas avoir à se casser la tête pour remplacer ses matchs traditionnels contre des adversaires de la Big Ten et Pac-12 (genre USC) qui pourront, quant à eux, toujours regarder Notre Dame jouer sur NBC…

L’ACC a aussi temporairement supprimé ses divisions, ce qui donnera à Notre Dame l’occasion d’affronter Clemson en finale de conférence, si l’Irish termine à l’une des deux premières places de la saison régulière. Vu que, de toute façon, personne n’a vraiment envie de gagner la division Coastal (sept vainqueurs différents en sept ans) et que la bande à Dabo est champion de la division Atlantic de 2015 à 2037 (et plus si affinités), la modification de format permettra au moins d’avoir une finale avec un tantinet d’intérêt à Charlotte.

Cela dit, dans le genre « Qui veut baisser son pantalon ?», bel exemple pratique proposé par l’ACC…

C’est qui le patron ?

En parlant de commissaires dont les récentes décisions sont un peu… discutables, qui sont donc les hommes (peintres ?) en charge ?

ACC : John Swofford est aux commandes depuis 1997 mais il quittera ses fonctions à l’issue de la saison. La rumeur comme quoi Jack Swarbirck, le directeur athlétique de Notre Dame, est candidat à la reprise du poste en plus de ses fonctions cléricales n’est pas fondée (mais par les temps qui courent, il ne faut plus être surpris de rien !).

Big Ten : Kevin Warren est le dernier venu, ayant remplacé Jim Delaney (1989-2020) en début d’année. Il aurait sans doute préféré que le vétéran gère cette petite crise…

Big 12 : Bob Bowlsby est à la tête de sa conférence depuis 2012. La rumeur comme quoi Chris Del Conte (AD, Texas) et Joe Castiglione (AD, Oklahoma) tirent les ficelles en coulisses n’est, elle non plus, pas fondée.

Greg Sankey, commissionnaire de la SEC – Crédit photo : Getty Images

Pac-12 : le futur doyen Larry Scott est en poste depuis 2009 soit un peu plus d’une décennie durant laquelle, à part les uniformes d’Oregon, la conférence a été plutôt invisible. Pour dire, c’est à peine si les gens ont remarqué que la Pac-12 a annulé sa saison…

SEC : Nick Saban Greg Sankey est le patron de la meilleure conférence du College Football depuis 2015.

Bon, voilà, vous savez désormais sur qui taper (au sens figuré, bien entendu) !

Show me the money ! (1ère partie)

Vous êtes des étudiants comme les autres, pas des employés, donc vous n’aurez pas un sou. Mais bon… comme vous n’êtes pas exactement des étudiants comme les autres, on va vous mettre dans une bulle, vous autorisez à être sur le campus quand tous les autres étudiants sont chez eux, et vous faire signer des décharges médicales pour vous permettre de jouer cet automne. MAIS… vous êtes des étudiants comme les autres donc vous n’aurez pas un sou…

D’un autre côté, Deshaun Watson (QB, Houston Texans) vient de signer une extension de contrat de quatre ans pour $160 millions…

Show me the money ! (2ème partie)

Oklahoma n’a pas été avare avec Lincoln Riley et a offert une extension de contrat à son head coach qui, en trois ans à la tête des Sooners, a remporté trois titres de conférence Big 12, participé trois fois au College Football Playoff et produit deux vainqueurs du Trophée Heisman. Le contrat ? Six ans et $45 millions.

D’un autre côté, $160 millions sur quatre ans…

Show me the money ! (3ème partie)

Mike Gundy n’a pas été totalement exemplaire cet été en exhibant un t-shirt à l’effigie du médium ultra-conservateur OAN en pleine période de révolte et d’indignation contre les violences policières à l’encontre de la population afro-américaine. Pour faire amende honorable et se réconcilier avec ses joueurs, qui n’ont guère apprécié son comportement, le head coach d’Oklahoma State a promis de construire avec eux une relation plus solide et a accepté une réduction de salaire d’un million de dollars.

D’un autre côté, ça fait 40 millions par an soit $1.25 par seconde. Ça ne fait pas cher du petit noir au troquet du coin… (on parle du café, Mike !)

Politiquement pas correct

Iowa a remercié son préparateur physique Chris Doyle début juin pour comportement déplacé à l’égard des joueurs noirs des Hawkeyes.

Utah est à la recherche d’un nouveau head coach pour quand Kyle Whittingham décidera de prendre sa retraite. Le coordinateur défensif Morgan Scalley était sur le siège passager à attendre patiemment son heure quand un SMS un peu trop « coloré » de 2013 l’a rattrapé. Les Utes ne se sont pas (encore) séparés de leur entraineur mais son évolution de carrière à Salt Lake City a pris du plomb dans l’aile et son contrat (d’un an) a été revu à la baisse passant de $1.1 million à $525,000. On ne sait pas ce qui est le plus incroyable : qu’une carrière puisse être bousillée pour un texto d’il y a sept ans ou qu’il faudra moins d’une semaine à Deshaun Watson pour toucher en salaire ce que Morgan Scaley a perdu sur un an…

Coach Lane Kiffin, Ole Miss – Crédit photo : Joshua McCoy, Ole Miss Athletics

Coaching carousel

Comme tous les ans, une flopée d’équipes FBS a remplacé son head coach. Petit tour d’horizon des conférences P5 :

Conférence ACC

Boston College : Jeff Hafley (co-DC, Ohio State) remplace Steve Addazio (HC, Colorado State).

Florida State : Mike Norvell (HC, Memphis) remplace Willie Taggart (HC Florida Atlantic).

Conférence Big Ten

Michigan State : Mel Tucker (HC, Colorado) remplace Mark Dantonio (retraite).

Rutgers : Greg Schiano (co-DC, Ohio State) remplace Chris Ash (DC, Texas).

Conférence Big 12

Baylor : Dave Aranda (DC, LSU) remplace Matt Rhule (HC, Carolina Panthers).

Conférence SEC

Arkansas : Sam Pittman (Coach OL, Georgia) remplace Chad Morris (OC, Auburn).

Mississippi State : Mike Leach (HC, Washington State) remplace Joe Moorehead (OC, Oregon).

Missouri : Eliah Drinkwitz (HC, Appalachian State) remplace Barry Odom (DC, Arkansas).

Ole Miss : Lane Kiffin (HC, Florida Atlantic) remplace Matt Luke (Coach OL, Georgia).

Conférence Pac-12

Colorado : Karl Dorrell (Coach WR, Miami Dolphins) remplace Mel Tucker (Michigan State).

Washington : Jimmy Lake (DC, Washington) remplace Chris Petersen (retraite).

Washington State : Nick Rolovich (HC, Hawaï) remplace Mike Leach (HC, Mississippi State).

Les arrivées dans le Mississippi et en SEC de Mike Leach et Lane Kiffin sont sans doute les plus intrigantes et excitantes dans une conférence qu’ils n’ont virtuellement aucune chance de remporter. Les Bulldogs ont partagé un titre de division en 1998 (avec Arkansas) et leur seul titre de la SEC remonte à 1941 quand ils étaient encore appelés Mississippi State Maroons… C’est un peu mieux pour les Rebels qui ont partagé un titre de division en 2003 avec LSU, remporté six titres de conférence entre 1947 et 1963, soit donc il y a plus d’un demi-siècle, et revendiquent trois titres nationaux (1959, 1960, et 1962) dont seuls les retraités peuvent éventuellement se souvenir…  

Ole Miss fait fort à cette intersaison puisque les Rebels ont également fait venir DJ Durkin à Oxford. On se souvient que DJ Durkin était aux commandes de Maryland en 2018 lors du décès de Jordan McNair lors d’un entrainement. La responsabilité du HC des Terrapins est encore sujette à débat. Cela dit, Lane Kiffin n’est plus à une controverse près puisqu’il avait fait venir Kendal Briles à Florida Atlantic. Le fils d’Art Briles, viré de Baylor suite à un scandale sexuel, avait alors été accusé d’avoir attiré les recrues en leur déclarant « Tu aimes les femmes blanches ? Parce qu’on en a beaucoup à Baylor et elles adorent les joueurs de football ». La classe…

L’info qui ne sert à rien (Partie 1)

Trevor Lawrence (QB, Clemson) s’est fiancé.

L’info qui ne sert à rien (Partie 2)

Jimbo Fisher (HC, Texas A&M) s’est marié.

Zéro pointé

Parmi les nouvelles règles pour la saison 2020, la NCAA a autorisé les joueurs à porter la numéro zéro. Le double zéro n’est, quant à lui, pas autorisé (contrairement à la roulette américaine) et les chiffres (1 à 9 donc) ne pourront pas être précédés d’un zéro.

Aïe

Saison terminée pour Justyn Ross (WR, Clemson) après la découverte d’une fusion congénitale de deux de ses vertèbres. Pour ne pas tous mourir idiots, ça s’appelle Syndrome de Klippel-Feil en termes médicaux.

Apparemment, ça s’opère mais les vice-champions en titre perdent leur meilleur receveur. RB Travis Etienne (37 réceptions, 432 yards, 4 TD) est désormais le plus prolifique des receveurs de retour pour Clemson.

Les cancres du dernier rang

Quizz du jour : quelles sont les cinq seules équipes de Power 5 à n’avoir jamais participé à l’un des cinq bowls majeurs (Rose, Sugar, Fiesta, Orange, Cotton) ?

Tic, toc, tic, toc…

Iowa State, NC State, South Carolina, Rutgers et Vanderbilt.

Ça pourrait être pire…

Et oui, même Arkansas y a participé. Il fut un temps, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, où les Razorbacks étaient plus qu’honnêtes au football. Preuve en est, leur vingt-et-une participation à ces cinq bowls (Sugar 1-5, Fiesta 0-0-1, Orange 1-1, Cotton 4-7-1).

Ces dernières années sont moins glorieuses et Arkansas a enchainé dix-neuf défaites consécutives en conférence, n’a gagné qu’un seul match de SEC en trois ans (à Ole Miss 37-38 en 2017) et n’a plus battu un autre P5 depuis 2016 (à TCU 38-41, 2OT).

Oregon State vs Oregon – Crédit photo : Jonathan Hopper

Politiquement correct

La rivalité annuelle entre Oregon et Oregon State ne sera plus appelée « Civil War ». La référence à la Guerre de Sécession a été jugée déplacée.

Vous trouvez que c’est un peu infantile de modifier tous ces noms (not looking at you, Washington Football Team…). BoG vous propose un nouveau nom pour la bataille entre Ducks et Beavers : « caca » pour « Canards contre Castors ».

Rivalités

L’une des conséquences de la pandémie est l’annulation de certaines rivalités en Power Five, la majorité datant du 19ème siècle. Le Top 10 (match joués, bilan actuel, première année) :

  1. Wisconsin – Minnesota (129, 61-60-8, 1894)
  2. Georgia – Auburn (124, 60-56-8, 1892)
  3. North Carolina – Virginia (124, 63-57-4, 1892)
  4. Oregon – Oregon State (123, 66-47-10, 1894)
  5. Purdue – Indiana (122, 74-42-6, 1891)
  6. Stanford – California (122, 64-47-11, 1892)
  7. Missouri – Kansas (120, 61-52-7, 1891)
  8. Texas – Texas A&M (118, 76-37-5, 1894)
  9. Clemson – South Carolina (117, 71-42-4, 1896)
  10. Kansas – Kansas State (117, 64-48-5, 1902)
  11. Nebraska – Kansas (117, 91-23-3, 1892)

Quid du Big Game, de la Red River Rivalry ou de l’Iron Bowl ?

Michigan – Ohio State (116, 58-51-1897) est juste derrière dans la liste, Texas – Oklahoma (115, 62-48-5, 1900) est dans les parages  mais Alabama – Auburn (84, 46-37-1, 1893) est loin derrière.

Invincibles (1ère partie)

Alabama n’a plus perdu contre un adversaire non classé depuis 2007. Cette année-là, le Tide (7-6) avait perdu contre Florida State (14-21), à Mississippi State (12-17) et contre Louisiana-Monroe (14-21).

Invincibles (2ème partie)

Le Crimson Tide ne fait pas partie du Top 5 actuel des équipes P5 les plus invincibles à domicile. Cet honneur revient à

  1. Clemson 22
  2. OSU 20
  3. Notre Dame 18
  4. OU 16
  5. Utah 11
  6. Oregon / PSU 10

Ces sept-là n’ont plus perdu à la maison depuis au moins dix matchs.

AP près…

Depuis 2014, cinquante équipes ont débuté la saison dans le Top 25 de l’Associated Press et fini non-classées. Quinze d’entre-elles ont même terminé la saison avec un bilan victoire-défaite négatif.

Autant dire que ce classement initial ne veut pas dire grand-chose (sauf pour les prédictions du Playoff, voir plus bas) et cette année n’échappe pas à la règle puisque le Top 25 2020 de l’AP comporte neuf équipes (dont trois dans le Top 10) qui ne joueront pas cet automne.

Les responsables du classement ont expliqué que l’inclusion des équipes de la Big Ten et Pac-12 permettait de conserver une trace des forces en présence indépendamment du déroulement de la saison. Histoire que dans dix ans, on se souvienne qu’Ohio State aurait eu toutes les chances de remporter le titre national en 2020.

Bowls

Avec les saisons annulées en Big Ten, Pac-12, MAC et Mountain West, il y a désormais 76 équipes FBS pour 82 places en post-saison.

BoG est donc à la recherche de vingt-deux gaillards qui voudraient prendre des vacances en Floride fin décembre et jouer un peu à la baballe devant trois caméras d’ESPN dans un stade vide.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Clemson – #4 Florida
#2 Alabama – #3 Oklahoma

Seulement onze équipes ont participé au Playoff depuis 2014, sur vingt-quatre théoriquement possible : Alabama (5 fois dont 2 titres), Clemson (5, 2), Oklahoma (4, 0), Ohio State (3, 1), LSU (1, 1), Florida State, Georgia (1), Michigan State (1), Notre Dame (1), Oregon (1) et Washington (1). Évidemment, toutes ces équipes étaient classés dans le Top 25 de l’AP en début de saison.

Statistiquement, il est donc peu probable d’avoir au Playoff quatre petits nouveaux ou des équipes qui ne sont pas initialement dans le Top 10. Examinons le dernier carré plus en détail :

Clemson : #1 de l’AP Top 25, vice-champion national en titre, champions de l’ACC depuis 2015 et en Playoff tous les ans depuis cinq ans. Peut-on vraiment penser que le futur numéro 1 de la Draft NFL 2021, QB Trevor Lawrence, ne va pas rééditer une saison identique à ses deux premières ? Il n’y aura pas toujours un Joe Burrow pour lui infliger des défaites et Notre Dame 2020 n’est pas LSU 2019…

Alabama : on était tellement habitué à voir Alabama en playoff que sa non-participation au Playoff l’an dernier a presque provoqué un tremblement de terre dans le monde du football. Cette année, la bande à Saban va revenir avec les crocs aiguisés et il n’y aura pas toujours un Joe Burrow pour lui infliger des défaites.

Oklahoma : les Sooners ont remporté les cinq derniers titres de conférence Big 12 et, dans une année sans Big Ten et Pac-12, il faudrait un tremblement de terre (encore un) pour qu’un champion de P5 ne soit pas invité à la dernière danse.

Florida : vu que la SEC arrive à placer deux équipes au Playoff quand cinq champions de P5 se battent pour quatre places, que va-t-il se passer quand Ohio State et Oregon seront tout l’automne devant leurs télés ? On pourrait tout aussi bien mettre Georgia ici mais, contrairement aux Dawgs, les Gators ont un quarterback établi dans le système. Disons que le vainqueur du « Don’t call it World’s Largest Outdoor Cocktail Party » sera à Atlanta pour disputer à Alabama le titre de conférence SEC et valider son ticket pour le Playoff.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à tous les fans de la Big Ten et de la Pac-12, paix à leurs âmes, qui seront privés de cris, de pleurs et de crises cardiaques cet automne à cause du covid. Au moins, ils pourront aller noyer leur chagrin au bar les samedis soirs ! Ah, euh, ben non, en fait, ils ne pourront pas… Saleté de covid…

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 31

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Trentième-et-unième édition (2019 – Semaine 15) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Joe Burrow (QB LSU) veut bien aller jouer au Canada s’il le faut, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Appalachian State (Sun Belt), Boise State (Mountain West) Florida Atlantic (C-USA), Memphis (AAC) et Miami of Ohio (MAC), mais vos titres de conférences n’intéressent personne… (mais félicitations tout de même)

Pour être le premier

Pour être le premier
Pour être le premier
Pour arriver là-haut, tout au bout de l’échelle
Comme ces aigles noirs qui dominent le ciel

Pour Jeaux Burreaux, aucun doute, le premier c’est LSU. Le quarterback et futur Heisman de Louisiana State est prêt à aller jouer n’importe-où, même au Canada, pour le prouver.

Mais bon, l’idée d’aller jouer chez nos amis hockeyeurs au mois de décembre étant tout à fait farfelue, BoG préfère s’en remettre à une bonne étude (pseudo) scientifique pour déterminer qui de LSU ou d’Ohio State méritait réellement d’éviter le futur champion Clemson en demi-finale du playoff. Comme dirait le regretté (mais toujours vivant) Gary Linecker, le football est un jeu qui se joue à 11 contre 11 et à la fin c’est Alabama Clemson qui gagne.

Record

LSU : 13-0
OSU : 13-0
Avantage : égalité

Victoire contre le Top 25

LSU : 4           #4 Georgia (37-10) / #8 Florida (42-28) / #11 Auburn (23-20) / #12 Alabama (46-41)
OSU : 5           #8 Wisconsin (38-7 et 34-21) / #10 Penn State (28-17) / #14 Michigan (56-27) / #20 Cincinnati (42-0)          
Avantage : égalité (davantage de victoires pour OSU mais classement moyen plus élevé pour LSU)

Score combiné contre le Top 25

LSU : 148-99  (écart moyen 12.25 points)
OSU : 198-72 (écart moyen 25.2 points)
Avantage : OSU

Record combiné des adversaires du Top 25

LSU : 40-9 (11-2 + 10-2 + 9-3 + 10-2)
OSU : 39-11 (10-3 + 10-2 + 9-3 + 10-3)
Avantage : LSU

Verdict

BoG a un faible pour la B1G (on se demande pourquoi) et ESPN préfère la $EC (on ne se demande pas pourquoi) sauf, bien évidemment, le Buckeye Kirk Herbstreit et le Wolverine Desmond Howard (qui, bizarrement, ne se sont jamais étripés sur le plateau de College GameDay, tout fout le camp…).

Au bout du compte, tout ça n’a pas beaucoup d’importance puisque c’est Clemson, dixit Gary Linecker, qui va remporter le titre national (que l’on devrait plutôt appeler « trophée du tournoi final sur invitation du Comité de Masturbation du College Football Playoff ». Whatever…)

Motivés, motivés

Motivés, motivés, il faut rester motivé
Motivés, motivés, il faut se motiver
Motivés, motivés, soyons motivés
Motivés, motivés, motivés, motivés.

Clemson, à qui personne n’a vraiment fait attention hormis lors de la presque-défaite à North Carolina (21-20), a tranquilement terminé la saison 13-0 et remporté son cinquième titre de conférence de rang, une première au niveau de la FBS. Non contents d’avoir étrillé Virginia lors de la finale de conférence ACC (62-17), les Tigers ont, depuis cette frayeur à Chapel Hill, remporté leurs huit matchs suivants par plus de 31 points, soit une confortable marge d’avance de 4 TD et 1 FG. C’est la première telle occurrence dans l’histoire de l’université, qui n’a jamais que remporté deux des trois derniers titres nationaux (enfin, vous savez, le truc de la branlette, là). Sur la saison, seuls les Tar Heels (21-20) et Texas A&M (24-10) ont approché Clemson à moins de trente pions.

Malgré cela, Clemson est la première équipe depuis 1966 à débuter la saison numéro 1 et à terminer numéro 3 sans avoir perdu la moindre match (source : Dabo Swinney, qui a tellement peu de coaching à faire le samedi après-midi qu’il a le temps de faire des recherches sur Wikipédia). Cette année-là, 1966 donc, Alabama (Clemson, il faut arrêter de copier sur ton camarade Bama maintenant…) avait débuté la saison tout en haut du classement AP et avait terminé au troisième rang, derrière les co-champions Notre Dame et Michigan State, malgré un bilan de 11-0 et une destruction de Nebraska au Sugar Bowl (34-7). Pire, le Crimson Tide était au repos en première semaine et avait été dépassé au classement, sans jouer, par #2 Michigan State après la correction administrée à NC State par les Spartans (28-0). Enfin, 1966, c’était il y a plus d’un demi-siècle et bien avant que le College Football ait résolu le problème du couronnement d’un vrai champion universitaire…

DE Chase Young, Ohio State – Crédit photo : Ohio State Athletics

Chase

L’an dernier à la même époque, Chase Young (DE OSU) recevait les honneurs de BoG pour ses trois sacks en finale de conférence B1G contre Northwestern (45-24).

Il n’aura donc pas fallu attendre le début de la saison 2019 pour que l’on sache que le finaliste à l’Heisman est un défenseur redoutable. Il a d’ailleurs remporté le trophée Bronko Nagurski du meilleur défenseur du College Football.

Heisman

Les quatre finalistes du trophée Heisman ont été annoncés :

Le joueur : Joe Burrow (QB LSU)
Les stats : 342/439, 4175 yards, 48 TD, 6 INT / 96 courses, 289 yards, 3TD
La raison : record du nombre de yards et du nombre de TD à la passe de la SEC ; en passe de battre le record du pourcentage de complétion à la passe du College Football avec 77.9% (le record actuel est détenu par Colt Mc Coy (QB Texas) avec 76.3% en 2008).

Le joueur : Jalen Hurts (QB Oklahoma)
Les stats : 222/309, 3634 yards, 32 TD, 7 INT / 219 courses, 1255 yards, 18 TD / 2 réceptions, 25 yards, 1 TD)
La raison : statistiques similaires à celles des deux derniers vainqueurs du trophée Heisman, Baker Mayfield (285/404, 4627 yards, 43 TD, 6 INT / 97 courses, 311 yards, 5 TD, 1 réception, 2 yards, 1 TD) et Kyler Murray (260/377, 4361 yards, 42 TD, 7 INT / 140 courses, 1001 yards, 12 TD), eux aussi tous deux quarterbacks à Oklahoma.

Le joueur : Justin Field (QB Ohio State)
Les stats : 208/308, 2953 yards, 40 TD, 1 INT / 123 courses, 471 yards, 10 TD)
La raison : une seule interception sur la saison

Le joueur : ChaseYoung (DE Ohio State)
Les stats : 44 placages (31 solo), 21 TFL, 16.5 sacks, 3 passes défendues, 7 fumbles forcés
La raison : leader de la FBS au nombre de sacks (16.5) et yards pour perte (117).

Quatre joueurs de quatre équipes en demi-finales du College Football Playoff, trois quarterbacks (puisque les QB gagnent tout le temps), une carotte pour un défenseur, un blanc, trois noirs, allez hop, tout va bien ! Sauf qu’avec la possibilité d’inviter jusqu’à six joueurs à la cérémonie new-yorkaise, Jonathan Taylor (RB Wisconsin) ne sera pas du voyage…

Transferts

Trevor Lawrence (QB Clemson), qui n’a toujours pas perdu un match après deux saisons sur les terrains du College Football, est un peu une curiosité dans ce College Football Playoff : il est le seul quarterback titulaire du lot à avoir été recruté par son université. Hein ? Quoi ? Oh, le naze ! Ça fait bien longtemps que ça ne marche plus comme ça !

La nouvelle règle c’est : fais-toi recruter par une grosse fac, fais la gueule pendant un an ou deux ans parce que le titulaire est meilleur que toi, barre-toi dans une équipe qui vient d’envoyer son QB chez les pros ou dont le QB faisait lui aussi la gueule et s’est barré dans une équipe qui vient d’envoyer son QB en NFL ou dont le QB faisait lui aussi la gueule et s’est barré…

Joe Burrow (QB LSU) : recruté par THE Ohio State University en 2015, il cire le banc sa première année puis seconde J.T. Barrett les deux suivantes. Vu que Dwayne Haskins est le successeur désigné en 2018, il fait ses valises pour la Louisiane et devient titulaire à LSU en 2018.

Justin Fields (QB OSU) : s’engage avec Penn State puis change d’avis et signe finalement à Georgia en octobre 2017. Remplaçant de Jake Fromm, il participe au foirage intégral de la feinte de punt sur quatrième tentative qui coute aux Dawgs le titre de la SEC en 2018 face à Alabama (28-35), et une place au CFP. Il décide alors de prendre ses cliques et des claques, direction Ohio State où le poste de quaterback est vacant après le passage de Dwayne Haskins chez les pros.

Jalen Hurts (QB Oklahoma) : s’engage avec Alabama en juin 2015 et confirme son engagement avec le Tide malgré les efforts pour l’attirer à College Station de Texas A&M, qui vient de perdre Kyler Murray parti à…Oklahoma. Il devient rapidement le titulaire lors de sa première année, en 2016, remporte la SEC puis perd en finale du CFP contre Clemson (31-35). Toujours QB numéro 1 en 2017, il remet le couvert en SEC mais termine la finale du CFP sur le banc tandis que Tua Tagovailoa mène Bama à la victoire contre Georgia (26-23 OT). Relégué au poste de numéro 2 en début de saison 2018, il sauve néanmoins la peau du Crimson Tide en finale de conférence SEC (35-28) et permet à Alabama d’atteindre le CFP (le Tide perdra en finale contre Clemson, 16-44). Début 2019, il annonce son transfert à Oklahoma où il prend la relève de Baker Mayfield (néo Cleveland Brown), qui avait atterri à Norman après s’être barré de Texas Tech.

QB Vince Young, ex-Texas – Crédit photo : National Football Foundation

HOF

Quoiqu’il en soit, félicitations à nos quatre finalistes et à leurs prétendants au trophée Heisman. La prochaine étape ? Le Hall of Fame. La célèbre institution vient de dévoiler la liste de ses nouveaux membres dont certains ne sont pas la moitié d’inconnus :

Tory Holt (WR NC State, 1995-1998), Raghib « Rocket » Ismail (WR Notre Dame, 1988-1990), Darren McFadden (RB Arkansas, 2005-2007), Jake Plummer (QB Arizona State, 1993-1996), Joe Thomas (OL Wisconsin, 2003-2006), Lorenzo White (RB Michigan State, 1985-1987) et Vince Young (QB Texas, 2003-2005) pour les joueurs offensifs.

Terrell Buckley (DB Florida State, 1989-1991), Rickey Dixon (DB Oklahoma, 1984-1987), London Fletcher (LB John Carroll, 1995-1997), Jacob Green (DL Texas A&M, 1977-1979), Troy Polamalu (S USC, 1999-2002) et Patrick Willis (LB Ole Miss, 2003-2006) pour les joueurs défensifs.

Si vous vous demandez qui est London Fletcher, il a terminé son année senior à John Carroll avec 202 placages.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

L’an dernier à la même époque, BoG déclarait : Clemson s’est offert le titre de conférence le plus facile de son histoire en écrabouillant Pittsburgh (42-10). Mille excuses, BoG a menti. Cette année, Clemson s’est offert le titre de conférence le plus facile de son histoire en écrabouillant Virginia (62-17).

Cuillère de bois

C’est bientôt Noël, donc tout le monde il est beau tout le monde il est gentil (mais, Mike Norvell, ça n’est tout de même pas très sympa d’abandonner le champion de l’American Athletic Conference Memphis avant son Cotton Bowl contre Penn State pour prendre les rênes de Florida State… Lane Kiffin, dans le fond, ça n’est pas la peine de rigoler bêtement, c’est pareil pour le champion de la Conference USA Florida Atlantic et le nouveau boulot à ole Miss).

Tops

Un flambeau pour… RB CJ Verdell (18 courses, 208 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire d’Oregon contre Utah (37-15).

Un brasier pour… WR Tee Higgins (9 réceptions, 182 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la victoire de Clemson contre Virginia (62-17).

Un feu d’artifice pour… CB Derek Stingley Jr. (5 placages, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la victoire de LSU contre Georgia (37-10).

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Jalen Hurts (17/24, 287 yards, 1 TD, 1 INT / 23 courses, 38 yards) et son interception et fumble perdu lors de la victoire d’Oklahoma contre Baylor (30-23 OT).

Un seau d’eau pour… QB Tyler Huntley (17/29, 193 yards, 2 TD, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite d’Utah contre Oregon (15-37).

Un naufrage titanesque pour… QB Jake Fromm (20/42, 225 yards, 1 TD, 2 INT) et ses deux interceptions lors de la défaite de Georgia contre LSU (10-37).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 LSU – #4 Oklahoma
#2 Ohio State – #3 Clemson

BoG voudrait chaleureusement remercier Utah pour avoir perdu contre Oregon en finale de la Pac-12 (15-37), Georgia pour s’être excusé contre LSU (10-37) et Wisconsin pour n’avoir joué qu’une mi-temps contre Ohio State (21-34). Virginia ? Non, n’abusons pas non plus…

Dans votre grande mansuétude, vous avez évité un chaos total dans le College Football, laissant trois invaincus (LSU, Ohio State et Clemson) et un unique mono-perdant (Oklahoma) pour quatre places au College Football Playoff. 4 sur 4, le compte est bon !

Alors, oui, LSU #1 et OSU #2 c’est tout pour le show : personne ne voulait voir Oklahoma mettre un FG et encaisser 75 pions contre Ohio State. Au moins, contre LSU ça sera un peu March Madness avant l’heure. Les Buckeyes, quant à eux, auront la difficile tâche de venger l’humiliation de la défaite de 2016 (0-31) dans ce qui est vraiment LE match de ce playoff.

Le classement final du comité de sélection du CFP :

1. LSU (13-0)
2. Ohio State (13-0)
3. Clemson (13-0)
4. Oklahoma (12-1)
5. Georgia (11-2)
6. Oregon (11-2)
7. Baylor (11-2)
8. Wisconsin (10-3)
8. Florida (10-2)
10. Penn State (10-2)

13. Alabama (10-2) Oui, vous avez bien lu, le Crimson Tide n’est même pas dans le Top 10, la faute à ses horribles défaites contre LSU (46-41) avec un demi-QB et à Auburn (45-48) avec deux pick-six du quarterback remplaçant. Oh, les mauvais ! Bama a été dégagé du Top 10 la semaine dernière après sa défaite à l’Iron Bowl. C’était la première fois que le Tide n’apparaissait pas dans le Top 10 du CFP, son classement le plus bas était #6 jusqu’alors, lors du tout premier classement CFP le 28 octobre 2014. Avec Auburn (9-3) au 12ème rang de ce classement final, Alabama est donc la cinquième meilleure de la SEC. Désolé, BoG aurait dû vous prévenir avant que vous ne vous étouffiez de rire…

Bon, pour le fun, quelques autres bowls dignes d’intérêt :

Las Vegas Bowl – Boise State vs. Washington

Le bowl « Chris Petersen » : le néo-retraité a entrainé Boise State (12-1) de 2006 à 2013 et Washington (7-5) de 2014 à 2019. Avec quatre titres de la défunte (pour sa partie football) Western Athletic Conference (2006, 2008, 2009 et 2010), un titre de la Mountain West (2012) et deux titres de la Pac-12 (2016 et 2018), Chris Petersen restera surtout connu pour la victoire historique des Broncos sur Oklahoma au Fiesta Bowl 2007 (43-32 OT). La participation au CFP avec les Huskies (défaite 7-24 contre Alabama en demi-finale au Peach Bowl) n’est pas mal non plus sur le résumé.

Holiday Bowl – USC vs. Iowa

Clay Helton a peut-être sauvé sa tête à USC (8-4) mais il vaudrait tout de même mieux pour lui que les Trojans s’impose contre les Hawkeyes (9-3). De son coté, Kirk Ferentz essaiera d’atteindre dix victoires pour la sixième fois de sa longue (21 ans) carrière à Iowa après 2002 (Champion B1G), 2003, 2004 (Champion B1G), 2009 et 2015 (Champion B1G West).

Cotton Bowl – Penn State vs. Memphis

Memphis (12-1) a gagné son ticket pour un bowl du Nouvel An (évidemment joué le 28 décembre) en remportant l’American Athletic Conference et en finissant le plus haut classé (17ème) des équipes du G5. Penn State (10-2) jouera à Dallas à défaut de Los Angeles, le Comité des Cerveaux du Machinchouette Qui Sert à Déterminer Inéquivoquement le Champion National ayant préféré Wisconsin (10-3) pour le Rose Bowl,

Orange Bowl – Florida vs. Virginia

Virginia (9-3) a en tout et pour tout une saison à dix victoires lors de ses 132 ans d’histoire : 1989 (10-3, Champion ACC). Les Cavaliers espèreront doubler la mise contre Florida (10-2) mais la question est surtout de savoir combien de fans des Gators partiront pour Miami Beach à la mi-temps lorsque leur équipe sera en avance de 35 points.

Outback Bowl – Minnesota vs. Auburn

Minnesota (10-2) a peut-être rêvé un peu trop grand et échoué dans sa quête de la B1G West mais les Golden Gophers ont dépassé toutes les attentes cette saison (sauf peut-être celles de P.J. Fleck). A eux de prouver que l’automne n’était pas un total accident face à une équipe d’Auburn (9-3) qui a déjà réussi sa saison en remportant l’Iron Bowl contre Alabama (48-45).

Citrus Bowl – Michigan vs. Alabama

« Disappointment Bowl » ? On attendait beaucoup de Michigan (9-3) mais les Wolverines ont encore déçu, notamment en perdant a nouveau contre Ohio State (27-56). De son côté, Alabama n’est pas au CFP depuis la première fois de l’histoire du CFP… Depuis 2008 que Nick Saban est à la tête du Crimson Tide, seules 2008, 2010 et 2013 n’ont pas vues Bama en course pour le titre en post-saison. Combien de futurs joueurs NFL du Tide préfèreront aller soulever de la fonte et courir des 40-yards plutôt que de se rendre à Orlando ?

Rose Bowl – Orgeon vs. Wisconsin

Le grand-père des bowls a son champion de la Pac-12 (Oregon 11-2) et le finaliste de la B1G (Wisconsin 11-3). Rien à dire pour les Ducks, l’affiliation de leur conférence avec le prestigieux bowl leur assure un ticket d’entrée. Pour les Badgers ? Le vénéré Comité de Vous Pouvez Vous Mettre Votre Classement où BoG Pense a démontré de manière implacable que perdre 23-24 chez un gros poisson comme Illinois (6-6) quand on est favori de plus de vingt points n’a aucune mais aucune importance. L’essentiel est de ne pas perdre deux fois contre Ohio… Never mind…

Sugar Bowl – Georgia vs. Baylor

Baylor (11-2) a onze victoires en 2019 après avoir terminé 2017 avec onze défaites… C’est le plus gros retournement de bilan sportif de l’histoire des P5. Matt Rhule espère ne pas s’arrêter là et couronner cette belle saison par quelques sucreries. Pas sûr que Georgia (11-2) soit d’accord. Après avoir été inexistants contre LSU en finale de la conférence SEC (10-37), les Dawgs devraient avoir à cœur de rectifier le tir.

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient au Comité de Sélection du College Football Playoff pour avoir réussi à sélectionner les quatre meilleures équipes pour son tournoi annuel de Noël. Avec trois équipes invaincues et une seule équipe à une défaite et, qui plus est, championne de sa conférence, la tâche était des plus ardues mais le Comité de Masticage de Couilles de Mouches a parfaitement su faire la part des choses, passé de longues heures à visionner des matchs, calculé et recalculé des montagnes de statistiques, pour arriver à cette merveille de carré final. Aucune controverse possible, ces quatre-là, que votre grand-mère et ses copines du club de bingo-crochet auraient pu choisir en regardant la Coupe du Monde de Rugby, sont absolument les quatre meilleures équipes. Rien à redire là-dessus, chapeau les artistes. Le reste du classement ne fait, lui non-plus, l’ombre d’aucune contestation possible (au diable Illinois !) et… 13ème : Alabama…

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Blaze of Glory

The Blaze of Glory – Chapitre 30

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Crédit photo : Chris Graythen / Getty Images

Trentième édition (2019 – Semaine 14) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que Greg Schiano ait finalement accepté le poste de Head Football Coach à Rutgers, on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé RB Jarrett Patterson, mais le nouveau record de la MAC de six touchdowns au sol lors de la victoire de Buffalo contre Bowling Green (49-7) n’intéresse personne…

Qui veut (finalement) gagner des millions ?

A tous les lecteurs de BoG qui sont en recherche d’emploi ou en renégociation de contrat de travail, BoG présente : « Comment s’en mettre plein les fouilles et que ça déborde » par Greg Schiano.

Une grosse semaine après avoir décliné l’offre de Rutgers (initialement estimée à 32 millions de dollars sur huit ans mais apparemment « seulement » de 24 millions sur six ans », Greg Schiano a finalement vu ses vœux (et requêtes) exaucés. Il est donc officiellement le nouvel Head Coach des Scarlet Knights avec un contrat des plus sympathiques :

  • 32 millions de dollars pour huit ans de contrat (2020-2028)
  • 400 000 dollars de bonus de rétention tous les deux ans
  • 25.2 millions de dollars garantis si l’université rompt abusivement son contrat avant 2021 (le parachute doré diminuera progressivement jusqu’à 4.2 millions de dollars en 2026)
  • Utilisation illimitée d’un jet privé pour les activités de recrutement ou autres activités liées à l’activité professionnelle
  • Un bonus si les ventes de billetterie atteignent les objectifs définis par le Département Athlétique
  • Divers bénéfices incluant une voiture de fonction, un abonnement au club de golf local, voyages payés aux matchs à l’extérieur pour la famille, 100 000 dollars pour couvrir les frais de déménagement et un hébergement temporaire.
  • Promesse de rénover et d’agrandir les installations sportives de l’équipe d’ici 2023, à défaut de quoi Greg Schiano pourrait démissionner sans pénalité.
  • Une enveloppe de 7.7 millions de dollars annuels minimum pour son staff de dix assistants avec augmentation minimale de 3% par an.

Si certains d’entre vous sont intéressés par une carrière de Head Coaching dans une Power 5, contactez HeadCoachPosition@missouri.edu. Après quatre ans de bons et loyaux services, Lamar Odom s’est fait virer de Mizzou avec un bilan (4-8, 7-6, 8-5 et 6-6) pas au niveau. Les Tigers jouent les seconds rôles en SEC East depuis cinq ans après avoir remporté la division lors de leurs deuxième et troisième années dans la conférence.

Une place est également ouverte à Boston College, où Steve Addazio (7-6, 7-6, 3-9, 7-6, 7-6, 7-5, 6-6) pourra toujours se reconvertir dans le tennis. Malgré six participations à la post-saison en sept saisons, ses Eagles n’ont jamais franchi la barre des huit victoires.

Iron Tigers

Cette année encore, l’Iron Bowl entre Alabama et Auburn n’a pas déçu. Les Tigers sont venus à bout des éléphants (48-45) mais le Tide peut se mordre les doigts très fort pour cette défaite qui les élimine du College Football Playoff pour la première fois depuis son lancement.

A l’instar du « kick six » de 2013, Auburn a profité de deux interceptions retournées pour touchdowns pour remporter le match. Depuis sa prise de fonction à Auburn en 2013, Gus Malzahn est 19-0 lorsque son équipe marque un « pick six ».

Bama n’avait pourtant pas besoin d’un match parfait pour s’imposer dans la Plaine mais le Crimson Tide s’est tiré un chargeur dans le pied avec treize pénalités (un record de l’ère Saban) en plus des deux TD cadeau. Pire, la treizième pénalité, douze joueurs sur le terrain, a permis à Auburn de sceller le « first down » de la victoire plutôt que d’avoir à punter et rendre la balle à Alabama avec une minute à l’horloge. Au crédit des Tigers, la formation en quatrième tentative avec QB Bo Nix (15/30, 173 yards, 1 TD / 6 courses, 44 yards, 1 TD) derrière le centre et K Arryn Siposs en receveur a totalement déstabilisé le staff de Bama qui n’a pas eu le temps de sortir son équipe spéciale pour remettre sa défense sur la pelouse.

Mais peut-être que cette pénalité évitable, le FG de l’égalisation manqué par le Tide est plus responsable pour cette défaite que toutes ces pénalités. Si la machine de guerre Alabama a bien un talon d’Achille, c’est celui-là : depuis 2007, et la prise de fonction de Nick Saban, aucune équipe de FBS n’a manqué plus de FG que le Tide (101). Et contre une équipe d’Auburn chez qui Alabama ne s’est jamais imposé (0-7) lorsque les deux équipes sont classées, cela n’a, encore une fois, pas pardonné (NDLR : jusqu’en 1898, l’Iron Bowl se jouait sur terrain neutre à Birmingham).

Pour ajouter au désespoir de Nick Saban, il n’avait plus encaissé autant de points depuis une défaite de Michigan State à Purdue (28-52) en 1999, merci Drew Brees. Le Tide a d’ailleurs encaissé plus de 40 points lors de ses trois dernières défaites (Auburn 45-48, LSU 41-46 et Clemson 16-44). C’est aussi la première fois depuis 2010 qu’Alabama perd deux matchs avant la post-saison.

Mississippi Burning

Matt Luke vient de passer une sale semaine à Ole Miss (4-8, 2-6). Après avoir laissé échapper la victoire dans l’Egg Bowl contre Mississippi State (20-21), le HC des Rebels s’est fait débarquer de son poste.

La défaite contre le rival MSU est d’autant plus amère que : 1) elle aurait (peut-être) pu être évitée si WR Elijah Moore (3 réceptions, 35 yards, 1 TD) n’avait pas coûté la prolongation à son équipe en concédant une pénalité à quatre secondes de la fin du match suite à la célébration de son TD à la façon d’un chien qui urine (Ole Miss a manqué le PAT de 35 yards), et 2) elle permet au Bulldogs (6-6, 3-5) d’atteindre un bowl.

L’entraineur en chef de Mississippi n’aura duré que trois saisons à Oxford et rendu un bilan de 15-23 (6-18 en SEC).

Sleepless in Seattle

L’histoire ne dit pas si Chris Petersen a passé une bonne nuit avant d’annoncer à l’université sa décision de démissionner de son poste d’entraineur des Washington Huskies mais la nouvelle a dû prendre pas mal de monde de court.

Bien sûr, UW (7-5, 4-5) n’a pas eu une saison étincelante mais on peut difficilement remettre en cause le travail de Chris Petersen en question : Washington a remporté deux des trois derniers titres de conférence Pac-12 (2016 et 2018) et reste, à ce jour, la seule équipe de la conférence à avoir participé au College Football Playoff (2016).

Après une mise en route pédestre (8-6 en 2014 et 7-6 en 2015), l’ancien coach de Boise State a enchainé trois saisons à plus de dix victoires et trois titres de Pac-12 North. La seule ombre au tableau est peut-être les quatre défaites en cinq bowls.

Quoiqu’il en soit, le coach en activité avec le deuxième plus grand pourcentage de victoires (79.3%, derrière Dabo Swinney 81.0% mais devant Nick Saban 79.2%) a décidé, à 55 ans, de prendre du recul pour recharger ses batteries.

Washington n’a pas perdu de temps et confié les clés de la maison à Jimmy Lake, le coordinateur défensif des Huskies.

L’école des fans

Virginia Tech surfait sur une série de quinze victoires consécutives contre Virginia avant la rencontre entre Hokies et Cavaliers qui allait déterminer le vainqueur de l’ACC Coastal. Évidemment, UVA a mis fin la série (39-30) pour s’offrir le titre de division et le droit d’aller se faire fesser par Clemson ce week-end à Charlotte pour la finale de conférence (Las Vegas donne les Tigers vainqueurs de 28 points).

Pourquoi « évidemment » ? Parce que l’ACC Coastal a connu sept vainqueurs différents ces sept dernières années. De 2005 à 2012, les « Tech », Virginia Tech (2005, 2007, 2008, 2010 et 2011) et Georgia Tech (2006, 2008, 2009 et 2012(*)), s’étaient partagés les titres de division (co-champions en 2008). Depuis 2012 :

2013 : Duke
2014 : Georgia Tech
2015 : North Carolina
2016 : Virginia Tech
2017 : Miami
2018 : Pittsburgh
2019 : Virginia 

C’était donc le tour des Cavs, pour boucler la boucle…

(*) Pour être tout à fait précis, les Yellow Jackets ont partagé le titre de division Coastal avec Miami et North Carolina en 2012 mais les Canes et Tar Heels étant interdits de post-saison, G-Tech a représenté la division à la finale ACC.

Hachés menus

La rivalité entre Minnesota et Wisconsin est la plus jouée en FBS : les Badgers et Golden Gophers ont disputé la 129ème édition à Minneapolis et les visiteurs ont largement dominé les débats (38-17) pour prendre l’avantage dans la rivalité (61-60-8).

Whisky menait à la pause (10-7), ce qui s’est révélé fatal aux hommes de P.J. Fleck qui, sous son commandement, n’ont toujours pas gagné de match lorsqu’ils sont derrières au score à la mi-temps (0-13 mais 22-1 dans le cas contraire).

Ce sont donc les Badgers qui remportent le match et la B`G West, repartent du Minnesota avec la hache de Paul Bunyan et iront défier Ohio State à Indianapolis pour le titre de conférence. Les Buckeyes avaient tapé Wisconsin fin Octobre à Columbus (38-7).

Faux Pelini, vrais problèmes

Puisque l’on est dans le Midwest, Nebraska s’est incliné à Lincoln contre Iowa (24-27) sur un FG à expiration de l’horloge et manquera à nouveau la post-saison.

Cela fait donc trois années consécutives que les Huskers ne joueront pas de bowl, leur plus longue disette depuis une série de six entre 1956 et 1961.

En 2014, la direction athlétique a viré l’entraineur Bo Pelini qui venait de terminer la saison 9-3 par une victoire sur Iowa (37-34 OT). Pas assez bon pour les standards de Nebraska qui, depuis, a un bilan de 28-34 et est 0-5 contre les Hawkeyes…

Three-peat

Notre Dame (10-2) vient de terminer sa troisième saison consécutive à plus de dix victoires après 2017 (10-3) et 2018 (12-1). C’est la première passe de trois pour le Fighting Irish depuis Lou Holtz en 1991-1993 (10-3, 11-1-1, 11-1).

Depuis son arrivée à South Bend en 2010, Brian Kelly n’a eu qu’une mauvaise saison (4-8 en 2016) et remporté au moins huit matchs lors de ses neuf autres saisons. Son bilan est de 91-37. Seule ombre au tableau ? Trois défaites en autant de participation aux « gros » bowls : BCS National Championship en 2012 (Alabama 14-42), Fiesta Bowl en 2015 (Ohio State 28-44) et demi-finale du College Football Playoff au Cotton Bowl en 2018 (Clemson 3-30).

Le point sur les conférences

Qui va en finale ? Qui va en post-saison ? Qui va en vacances ?

ACC

Finale : Clemson (12-0, 8-0) – Virginia (9-3, 6-2)

Bowls : Boston College (6-6), Clemson, Florida State (6-6), Louisville (7-5), Miami (6-6), North Carolina (6-6), Pittsburgh (7-5), Virginia, Virginia Tech (8-4), Wake Forest (8-4)

Vacances : Duke (5-7), Georgia Tech (3-9), NC State (4-8), Syracuse (5-7)

Big XII

Finale : Oklahoma (11-1, 8-1) – Baylor (11-1, 8-1)

Bowls : Baylor, Iowa State (7-5), Kansas State (8-4), Oklahoma, Oklahoma State (8-4), Texas (7-5)

Vacances : Kansas (3-9), TCU (5-7), Texas Tech (4-8), West Virginia (5-7)

B1G

Finale : Ohio State (12-0, 9-0) – Wisconsin (10-2, 7-2)

Bowls : Illinois (6-6), Indiana (8-4), Iowa (9-3), Michigan (9-3), Michigan State (6-6), Minnesota (10-2), Ohio State, Penn State (10-2), Wisconsin

Vacances : Maryland (3-9), Nebraska (5-7), Northwestern (3-9), Purdue (4-8), Rutgers (2-10)


Pac-12

Finale : Utah (11-1, 8-1) – Oregon (10-2, 8-1)

Bowls : Arizona State (7-5), California (7-5), Oregon, USC (8-4), Utah, Washington (7-5), Washington State (6-6)

Vacances : Arizona (4-8), Colorado (5-7), Oregon State (5-7)(*), Stanford (4-8), UCLA (4-8)

(*) De façon assez tragique, les Beavers terminent deuxième de la Pac-12 North mais leurs défaites hors conférence contre Oklahoma State (36-52) et à Hawaii (28-31) leur coute une place en bowl.

SEC

Finale : LSU (12-0, 9-0) – Georgia (11-1, 8-1)

Bowls : Alabama (10-2), Auburn (9-3), Florida (10-2), Georgia, Kentucky (7-5), LSU, Mississippi State (6-6), Tennessee (7-5), Texas A&M (7-5)

Vacances : Arkansas (2-10), Missouri (6-6)(*), Ole Miss (4-8), South Carolina (4-8), Vanderbilt (3-9)

(*) Mizzou est inéligible à la post-saison suite à une fraude académique.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Baylor a atomisé Kansas (61-6) et signé une onzième victoire pour la troisième fois seulement dans l’histoire du programme (2013, 2014, 2019).

Clemson a étrillé South Carolina (38-3) pour sa septième victoire de rang de plus de 30 points et la sixième de plus de 35 points (une première depuis 1936) depuis sa frayeur à North Carolina (21-20).

Georgia a écrabouillé Georgia Tech (52-7) avec le record du plus grand nombre de points marqués dans la rivalité et le plus gros écart de points lors d’une victoire des Bulldogs. Le record du plus gros écart de points appartient toujours aux Yellow Jackets (48-0 en 1943). WR George Pickens (1 réception, 41 yards, 1 TD), le deuxième meilleur receveur des Bulldogs, sera suspendu pour la première mi-temps de la finale de conférence SEC contre LSU après en être venu aux mains avec un joueur de G-Tech.

Kentucky a corrigé Louisville (45-13) en complétant une seule passe du match (pour 4 yards) mais en produisant 517 yards au sol. Leur moyenne de 12.9 yards par course contre les Cardinals est un nouveau record de la conférence SEC.

LSU a anéanti Texas A&M (50-7) et la défense des Tigers a enfin montré le bout de son nez en limitant les Aggies à moins de 100 yards à la fois au sol (72 yards) et à la passe (97 yards).

North Carolina a gifflé NC State (41-10) et s’est qualifié pour un bowl pour la première saison du retour de Mack Brown à la tête des Tar Heels.

Ohio State a déroulé contre Michigan (56-27) avec notamment quatre touchdowns au sol de RB J.K. Dobbins (31 courses, 211 yards, 4 TD / 2 réceptions, 49 yards). Les Buckeyes ont signé leur huitième succès de rang contre les Wolverines, plus longue série de la rivalité. Jim Harbaugh est 0-5 contre les Buckeyes, accordant près de 45 points par match à tOSU. En comparaison, la défense des Wolverines n’accorde, dans le même temps, qu’une quinzaine de points en moyenne à tous ses autres adversaires.

Utah a cartonné Colorado (45-15) pour s’adjuger la Pac-12 South. Les Utes ont maintenu les Buffaloes à 60 yards à la course, la dixième fois en douze matchs que leurs adversaires ne dépassent pas la marque des 70 yards au sol.

Cuillère de bois

Depuis l’arrivée de David Shaw à la tête de Stanford en 2011, le Cardinal a remporté au moins huit matchs par saison, six de ses huit bowls (dont deux Rose Bowl et un Fiesta Bowl), cinq titres de division et trois titres de conférence Pac-12.

2019 a mis un sérieux coup de rétro-frein dans la machine rouge et blanche : Stanford (4-8, 3-6) a terminé dernier de la Pac-12 North (son pire résultat était troisième jusque-là) et gagné son plus petit total de match depuis 2007 quand Jim Harbaugh a conclu sa première saison à Stanford dans ce qui était encore la Pac-10.

La saison avait pourtant bien débuté avec une victoire sur le vice-champion de la B1G, Northwestern (17-7), mais les Wildcats (3-9, 1-8) ont prouvé être également loin de leur niveau de 2018. Puis la saison a gentiment pris forme avec des punitions reçues à USC (20-45), UCF (27-45) et contre Oregon (6-21). Le Cardinal a alors enchainé le bon et le moins bon : victoires consécutives à Oregon State (31-28) et contre Washington (23-13), défaite contre UCLA (16-34) puis victoire contre Arizona (41-31). La saison moyenne a alors tourné à la catastrophe avec quatre défaites de rang : de peu à Colorado (13-16), largement à Washington State (22-49), à domicile contre le rival Cal (20-24) pour finir avec la fessée de Notre Dame (24-45).

Après dix participations consécutives en post-saison, le Cardinal est cette année en vacances avant le mois de décembre.

Tops

Un flambeau pour… QB Jalen Hurts (13/16, 163 yards, 1 TD / 16 courses, 61 yards, 1 TD / 1 réception, 4 yards, 1 TD) qui a marqué à la passe, au sol et en réception de passe lors de la victoire d’Oklahoma à Oklahoma State (34-16).

Un brasier pour… WR Jaylen Waddle (4 réceptions, 98 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns en quatre réceptions et son touchdown sur retour de kick-off lors de la défaite d’Alabama à Auburn (45-48).

Un feu d’artifice pour… QB Lynn Bowden Jr. (1/2, 4 yards / 22 courses, 284 yards, 4 TD) dont les quatre touchdowns à la course lors de la victoire de Kentucky contre Louisville (45-13) établissent un nouveau record de la SEC du nombre de TD au sol pour un QB sur un match.

Flops

Un pétard mouillé pour… QB Khalil Tate (22/38, 228 yards, 2 TD, 3 INT / 11 courses, 78 yards) et ses trois interceptions lors de la défaite d’Arizona à Arizona State (14-24).

Un seau d’eau pour… QB Hendon Hooker (18/30, 311 yards, 1 TD, 2 INT / 21 courses, 44 yards, 1 TD) et ses deux interceptions et son fumble perdu dans la end-zone lors de la défaite de Virginia Tech à Virginia (30-39).

Un naufrage titanesque pour… QB Mac Jones (26/39, 335 yards, 4 TD, 2 INT / 8 courses, 32 yards) et ses deux interceptions retournées pour TD lors de la défaite d’Alabama à Auburn (45-48).

Bons points et bonnet d’âne

Classement hebdomadaire des conférences P5 (Victoires – Défaites) basé sur les rencontres hors conférence :

1. SEC : 3V – 1D (Total : 44V – 13D)
2. ACC(*) : 1V – 3D (Total : 35V – 19D)
3. Pac-12 : 0V – 1D (Total : 24V – 12D)
B1G : 0V – 0D (Total : 35V – 8D)
Big XII(**) : 0V – 0D (Total : 24V – 6D)

(*) La rencontre hors-conférence entre Wake Forest et North Carolina (24-18) n’est pas comptabilisée.

(**) Il n’aura fallu que vingt-cinq chroniques pour que BoG réalise l’erreur : si « B1G > Big Ten » alors « Big XII > Big 12 ». Désolé, Bob Bowlsby…

Et le classement final est donc…

B1G                35-8
Big XII            24-6
SEC                 44-13
Pac-12             24-12
ACC                35-1

L’an passé, la SEC (50-6) avait largement dominé les débats devant la Big XII (22-7) et l’ACC (36-17) avec la B1G (27-13) et la Pac-12 (24-12) pour fermer la marche. Cette saison, la B1G s’adjuge la couronne et la sacro-sainte SEC chute en milieu de peloton. La conférence du champion en titre ferme la marche, confirmant sa faiblesse relative.

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Oklahoma
#2 LSU – #3 Clemson

Est-il possible que trois équipes P5 terminent la saison invaincue pour la première fois depuis Mathusalem ? Le College Football réserve bien des surprises mais Ohio State, LSU et Clemson sont tous largement favoris de leurs finales de conférences contre Wisconsin (16.5 points), Georgia (9 points) et Virginia (28.5 points).

Admettons que les trois gros poissons gagnent leurs matchs, le quatrième ticket reviendra à Utah (si les Utes remportent la Pac-12 aux dépends d’Oregon) ou au vainqueur de la Big XII entre Oklahoma et Baylor. Ledit vainqueur n’aura qu’une défaite au compteur, ce qui devrait suffire à ne pas aller chercher un rescapé (Georgia ?) dans le lot des équipes à deux revers.

Si Oklahoma-Baylor est serré et que Utah démolit Oregon, les Utes (qui sont devant les deux équipes de la Big XII au classement CFP) devraient tenir la corde. Si les Utes gagnent de peu, le vainqueur de la Big XII pourra arguer d’une victoire contre un Top 10 dans sa finale de conférence (Oregon n’est que 14ème) et passer Utah au finish, d’autant plus si le match est une rouste.

En considérant que Baylor a dépassé Wisconsin au classement CFP, on peut supposer que l’impartial Comité de Sélection aime beaucoup les Bears. Sinon, comment expliquer que Baylor a gagné sept places en deux semaines en battant 7-5 Texas (24-10) et 3-9 Kansas (61-6) tandis que Wisconsin n’en a gagné que cinq en dominant 4-8 Purdue (45-24) et surtout 10-2 Minnesota (38-17) à l’extérieur ?

Maintenant, si Georgia bat LSU, exit les champions de la Big XII et Pac-12 et bienvenue à deux équipes de la SEC (LSU et Georgia) au Playoff.

Le classement du comité de sélection du CFP :

1. Ohio State (12-0)
2. LSU (12-0)
3. Clemson (12-0)
4. Georgia (11-1)
5. Utah (11-1)
6. Oklahoma (11-1)
7. Baylor (11-1)
8. Wisconsin (10-2)
8. Florida (10-2)
10. Penn State (10-2)

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Joe Burrow (QB LSU) dont les 4366 yards à la passe cette saison établissent un nouveau record de la SEC. L’ancien record était détenu par Tim Crouch (QB Kentucky) avec 4275 yards en 1998. Les 44 passes de TD de Joe « Burreaux » égalent le record de Drew Lock (QB Missouri) en 2017.

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