Suivez-nous sur

Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2013 – Week 7

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed. Dernier rendez-vous de la traduction de l’enquête de Sports Illustrated sur Oklahoma State, et les pratiques qui s’y déroulaient, cette semaine…

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Dernier rendez-vous avec la traduction de l’enquête de Sports Illustrated sur Oklahoma State, et les pratiques qui s’y déroulaient, cette semaine…

Oklahoma State, The Dirty Game

Partie 5 : les retombées.

C’était un après-midi à la chaleur suffocante à Bryan, Texas et il ne faisait pas plus frais à l’intérieur d’un restaurant de chaîne sur la North Earl Rudder Freeway. Un serveur afro-américain au visage anguleux, vingt cinq ans environ, était au milieu de son service de quatre heures, les yeux injectés de sang, les traits tirés. En plus de son salaire de 2.13$ de l’heure, il gagnerait tout au plus 15$ en pourboires. Aussi pourrie qu’était sa journée, elle a encore empiré simplement à cause d’une question d’un de ses clients.

«  Hé  », demanda l’homme, «  Vous ne seriez pas Artrell Woods  ?  »

En 2005, Woods était le receveur vedette au lycée Bryan High, et sa décision de jouer pour Oklahoma State plutôt que pour la voisine Texas A&M a fait l’objet d’un véritable feuilleton et alimenté de nombreuses discussions passionnées. Le taux d’échec scolaire des gosses afro-américains du comté de Brazos est élévé, laissant ces enfants sans espoir de promotion sociale. Le frère aîné de Woods, Cedrick, a été reconnu coupable de cambriolage à l’âge de 18 ans et purge actuellement une peine de 26 ans de prison à Huntsville, Texas. Lorsqu’Artrell est parti pour Stillwater et, apparemment, un futur prometteur, il y avait comme un sentiment d’accomplissement dans la communauté.

Le serveur a répondu à son client que, oui, il était bien Artrell Woods, s’attendant aux habituelles questions suivantes. «  Mais ce type ne m’a rien demandé d’autre, il a juste regardé par terre. C’était comme s’il était gêné pour moi. Chaque personne qui connaît mon nom le connaît grâce au football. Si vous ne me posez pas la question sur le football, c’est parce que vous ne voulez pas m’embarrasser. C’est pire.  »

Nous sommes maintenant quelques heures après la fin de service de Woods, et il vient d’utiliser 5$ de ses pourboires pour mettre de l’essence dans une voiture qu’il a emprunté. Bien que le restaurant accorde une ristourne de 50% sur la nourriture pour ses employés, Woods affirme qu’il n’a pas mangé depuis deux jours. Au cours d’un long dîner dans un restaurant des environs, il pose – et répondra à –la question que le client n’a pas osé poser  : Qu’est-il arrivé à Artrell Woods  ?

Il est serveur à temps partiel et vit avec sa mère et les enfants adoptifs de celle-ci. Il reconnaît qu’il boit trop et fume trop de marijuana. Il passe de plus en plus de temps avec des types qu’il appelle des ‘racailles’, des gens dont il croyait s’être débarrassé en allant à Oklahoma State. Il souffre tout le temps à cause d’une blessure au dos qu’il avait reçue à la fac, une douleur qu’il ne peut pas soigner parce qu’il n’a pas d’assurance santé.

Woods a quitté la ville pour Stillwater il y a sept ans fort et plein d’espoir. Aujourd’hui, il est physiquement et moralement brisé. «  A chaque fois que je pense que j’ai touché le fond, je m’aperçois qu’il y a encore pire  », déclare-t-il en cherchant une position qui limiterait la douleur qui lui vrille le dos. «  Je suis l’enc**é qui se lève chaque matin en se disant, p**ain, comment je vais bouffer aujourd’hui  ? Le fond  ? M*rde, c’est maintenant. On touche le fond chaque jour”.

WR Artrell Woods, Oklahoma State

Dispersés à travers l’Oklahoma, le Texas et les Etats environnants, il y a des jeunes hommes comme Woods – des anciens Cowboys de la dernière douzaine d’année qui sont aujourd’hui cassés et opprimés. Certains sont emprisonnés ou ont fait des aller-retour en prison. Certains ont vécu dans la rue. Nombreux sont ceux qui ont combattu l’addiction à la drogue; au moins deux d’entre eux ont tenté de mettre fin à leurs jours. Plusieurs d’entre eux sont dans le purgatoire du chômage, assis sur le canapé à longueur de journée, en espérant qu’on les appelle pour un job chez Walmart ou Target. Certains qui ont un boulot n’y voient aucun avenir. L’un est bûcheron, un autre travaille à temps partiel dans une usine qui fabrique de la nourriture, un autre est videur dans un club de strip tease. Autrefois des jeunes hommes pleins de vigueur, leurs yeux ne sont plus aujourd’hui que des puits sans fond de confusion et de vulnérabilité.

L’un des grands arguments de vente du college football est que ça vous change la vie, que les athlètes qui reçoivent des bourses – en particulier ceux qui viennent de quartiers mal famés aux maisons pourries – voient leurs chances de s’en sortir augmentées simplement parce qu’ils jouent au football. Même s’ils n’arrivent pas jusqu’à la NFL, même s’ils n’ont pas un diplôme de premier cycle, même s’ils ne restent pas longtemps sur le campus, il bénéficient de manière incroyable de l’expérience universitaire et des leçons de vie données par les hommes qui les entraînent.

Nombreux sont les joueurs ayant intégré Oklahoma State au cours de la dernière décennie qui étaient des élèves nullissimes au lycée, pas préparés pour le travail universitaire; certains avaient commis des délits. Ils étaient des jeunes hommes à problème qui avaient besoin d’un soutien scolaire et psychologique extraordinaire. Aucun programme de football ne peut être supposé garantir aux joueurs qu’il convoite et intègre un avenir brillant, et les athlètes portent sans doute une très grande responsabilité dans leur destinée. Mais dans la dernière décennie, il y a eu tellement de joueurs renvoyés ou abandonnés par OSU, qui sont souvent retournés, honteux, vers leurs quartier et des vies auxquelles ils espéraient échapper, que le simple nombre de joueurs découragés et amers pose la question  : Est-ce que le programme de football en a vraiment quelque chose à faire, de ces gars  ?

*****

L’enquête qui a duré douze mois de SI sur l’ascension du programme de football des Cowboys a mis au jour des paiement illégaux, une fraude académique largement répandue, une politique relative à la drogue négligente et un double standard de traitement basé sur la performance. Peut-être plus inquiétant  : le mépris que le programme a montré à ses joueurs une fois que leurs services ne lui étaient plus nécessaires. Trop souvent, le discours sur de la corruption des sports universitaires tourne autour des gains illégaux des joueurs – de l’argent, des emplois fictifs, des baskets gratuites ou des tatouages. Ce qu’on oublie souvent, c’est la souffrance endurée par beaucoup de ces mêmes joueurs, qui quittent leur université en se sentant blessés, abusés et abandonnés.

Bien souvent, le nom de ceux qui ont été mis au rebut ne parleront qu’aux plus ardents des supporters – qui se rappelle vraiment d’Artrell Woods  ? – et c’est tout. Un ancien assistant de Mike Gundy, le coach des Cowboys depuis 2005, affirme  : «  On les utilise, tout simplement. Lorsqu’ils ne nous servent plus à rien, on les jette  ».

Coach Mike Gundy, Oklahoma State

Entre 2002 – l’année de la première promotion de recrutement complète de Les Miles à Stillwater – et 2010, 43.5% des joueurs ont quitté l’école avant d’avoir épuisé leurs cinq années d’éligibilité, et ce chiffre ne tient pas compte d’un joueur qui est mort et de ceux qui ont quitté l’université tôt pour passer pro en NFL. Bien que signer un plus grand nombre de recrues qu’il n’est permis est une pratique courante dans le football universitaire, c’est un taux de rotation impressionnant. Texas Christian, un autre programme de la Big12 qui a rapidement monté les échelons, a perdu environ 23.4% de ses joueurs sur la même période. (Oklahoma State affirme que le chiffre est erroné car il ne prend pas en compte les joueurs qui ont du mettre un terme à leur carrière du fait de blessures, mais SI n’a pas inclus ces joueurs non plus dans le calcul fait sur Texas Christian). Des joueurs ont déclaré à SI que leurs deux premières années à Stillwater étaient comme un bout d’essai  : ceux qui étaient performants comme l’attendaient les coaches restaient, les autres étaient dégagés pour libérer des bourses.

Comme d’autres universités, OSU donnait souvent l’une des nombreuses vagues explications pour un départ prématuré d’un joueur. C’était pour des raisons non communiquées ou des violations des règles de l’équipe. Le joueur était en recherche de plus de temps de jeu ailleurs ou avait quitté l’équipe pour motifs personnels. Du fait des lois sur la vie privée qui sont destinées à protéger les étudiants, et du fait que la version des joueurs était rarement réclamée par les médias, les fans se disaient que l’université s’était tout simplement débarrassée d’un perturbateur ou qu’il y avait un accord mutuel.

Les explications étaient rarement aussi simples.

Kevin White était membre de la promotion de recrutement 2005 des Cowboys, un groupe qui n’a vu ‘que’ 36.4% de ses joueurs quitter le programme avant la fin de leur éligibilité. Running back originaire de Soto, Texas, White a participé à 10 matchs en tant que true freshman en 2005, se reconvertissant au poste de linebacker suite à de nombreuses blessures à ce poste. Il est ensuite retourné à son poste d’origine, se retrouvant assez loin dans l’ordre de priorité de l’effectif.

White était également un type à part dans le programme : c’était un introverti. Il pouvait passer une journée sans dire grand-chose, et semblait se plaire dans le silence. Au départ, selon White, Gundy s’est moqué de lui  ; ensuite, il l’a pris à parti lors des réunions de l’équipe. «  Tu parles à peu près autant que mon fils de 4 ans  », aurait dit Gundy selon White, «  Et c’est vraiment pas beaucoup.  » Plus tard, selon White, un membre du département des sports lui a suggéré de voir un thérapeute, qui a conclu que White n’avait aucun problème. «  Je n’étais juste pas le genre de gars à vouloir se retrouver toujours avec plein de monde  », déclare White.

En septembre 2006, White était passager dans une voiture que la police a arrêtée et perquisitionnée. Les officiers ont trouvé de la marijuana. Bien que White soit le seul membre du groupe qui n’ait pas été inculpé – et bien qu’OSU ait par le passé laissé filer des affaires de drogue quand elles concernaient ses stars – Gundy l’a renvoyé de l’équipe. White affirme qu’il a proposé de se soumettre immédiatement à un dépistage de drogue, mais ça n’a pas convaincu Gundy. (Gundy a refusé de s’exprimer sur ce sujet). La raison officielle donnée pour le départ de White  : violation des règles de l’équipe.

Cet après-midi là, selon White, un assistant diplômé l’a conduit à Oklahoma City, à 65 kilomètres de là, lui a tendu quelques billets, et l’a mis dans un bus direction la maison. A la fin d’un voyage de cinq heures à pleurer, White était de retour à DeSoto, sa carrière de joueur à Oklahoma State terminée. Il n’a même pas pu terminer son semestre d’études. (Ce mois de novembre là, White a été inculpé de recel de biens volés après qu’un résident de son ancien dortoir d’Oklahoma State a été arrêté avec un vélo volé qu’il a dit avoir reçu de White. Les charges ont finalement été abandonnées). Lorsqu’un joueur remplaçant comme White est renvoyé d’une université BCS, tout le monde pense que ça ira pour lui, qu’il pourra tout simplement s’inscrire dans un programme de moindre importance. Mais cela ne prend pas en compte l’impact psychologique d’être dévalué. Que ressent un jeune homme qui apprend d’un seul coup qu’il est jetable  ?

*****

Le lineman offensif Jonathan Cruz déclare que sa bourse d’études a été supprimée à l’été 2003 du fait de problèmes scolaires – des problèmes que de nombreux joueurs plus importants ont évité en ayant leur travail scolaire fait pour eux. Cruz déclare qu’il a mis une seule balle dans un revolver 9 mm, a fait tourner le cylindre, a posé le canon contre sa temps, a fermé les yeux et appuyé sur la gachette. Dans une interview de deux heures qui a été enregistrée, Cruz déclare  : «  J’espérais que peut-être, si le coup partait, [les coaches d’Oklahoma State] découvriraient mon corps. Ils auraient tous compris pourquoi j’avais fait ça  ».

Le coup n’est pas parti, et Cruz a pleuré durant des heures. «  Tu aimerais parler à quelqu’un, mais vers qui te tourner  ?  » demande Cruz. «  J’étais si mal et personne ne comprenait car, à mon avis à ce moment là, personne n’avait quoi que ce soit à faire de me comprendre  ». Il déclare être devenu accro à la cocaïne et un ‘gros dealer de drogue’, vendant près de 30 livres de marijuana par semaine. Cruz s’est engagé ensuite à Northeastern State, une université de Division 2 située à Tahlequah, Oklahoma, et est redevenu clean. Il est maintenant enseignant et coach de lycée dans la région de Dallas.

Le jour d’août 2005 où Gundy l’a renvoyé de l’équipe pour violation non divulguée des règles de l’équipe, le defensive back Thomas Wright était si mal en point psychologiquement que, déclare-t-il, «  J’ai pris un paquet de cachets qu’on obtient normalement sous prescription, et je me suis acheté un pack de 20 [bières], et puis je suis allé rouler sur l’autoroute. Je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer. Je n’avais plus envie de vivre.  »

Inquiet à l’idée de tomber inconscient et de heurter éventuellement un autre véhicule, il s’est rangé, s’est rendu dans une chambre d’hôtel et s’est mis au lit, en croyant qu’il ne se réveillerait jamais. «  J’avais essayé d’attenter à mes jours, et ça n’a pas marché  », déclare-t-il. Wright a fait des aller-retours en prison depuis qu’il a quitté l’université, principalement pour des infractions liées à l’alcool. Il vit chez ses parents à Sweeny, Texas, et déclare qu’il a régulièrement fréquenté des réunions pour dépendants, mais que sa nouvelle sobriété ne tient qu’à un fil.

Durant les semaines qui ont suivi son retour à DeSoto, Kevin White a passé le plus clair de ses journées à rester assis dans une chambre de la maison de sa mère, seul. «  Qu’on me dise que je ne pouvais plus jouer, que je n’étais pas assez bon pour ce niveau, ça m’a mis au fond du trou. Ça m’a brisé le cœur.  », declare-t-il. White aurait envisagé de braquer une banque. «  Quand des gars se retrouvent au fond du trou, ils pensent souvent à faire tout un tas de conneries  », déclare-t-il, la voix tremblante. «  Je me disais que tout devait être mieux que ce que je vivais à ce moment, même si ça ne dure pas. J’avais perdu le goût de la vie  ». L’idée de transférer vers une autre fac était dure à envisager  : «  J’avais confié ma vie à Oklahoma State et tout s’est écroulé. Je ne voulais pas le faire à nouveau avec d’autres gens qui auraient pu me démolir à nouveau  ».

Environ deux ans plus tard, White a envisagé de s’engager à West Texas A&M et a appelé son ancienne université pour obtenir son document de sortie, recensant l’ensemble des matières qu’il avait suivi au cours de sa présence. Il affirme qu’on lui a dit alors qu’il devait des centaines de dollars pour différentes choses, dont un sofa qu’il avait prétendument volé dans son dortoir. («  Je suis revenu ici en bus  » dit White. «  Comment je peux prendre un canapé avec moi dans un bus  ?  »). L’université refuserait de lui transmettre son document tant que sa dette ne serait pas payée. Il n’a jamais repris les cours en université.

White travaille dans une entreprise possédée par son oncle. Il installe des systèmes de batteries industrielles dans des fermes de serveurs informatiques et d’autres endroits. Il soulève des batteries qui pèsent jusqu’à 100 kilos, sa peau et ses vêtements aspergés d’acide. Il appelle son travail ‘son dernier recours’ et élève des pit bulls pour gagner un peu plus d’argent afin de donner à manger à son fils de deux ans, Za’Mir.

“Je le laisserai jouer au football”, déclare White à propos de Za’Mir. «  Je ne le laisserai simplement pas aller dans une université qui traite [les joueurs] comme Oklahoma State m’a traité  ».

*****

De retour à Bryan, Woods se souvient de l’incident qui l’a fait passer d’un receveur avec des espoirs de passer en NFL à un joueur qu’OSU a renvoyé.

C’était un matin de juillet 2007, un vendredi 13, et Woods se trouvait dans la salle de musculation, préparant sa saison sophomore. Il faisait des step-ups sur une machine, avec une barre de 90 kilos sur les épaules, un exercice que les joueurs font souvent sans surveillance. Une fois sa séance terminée, Woods s’aprêtait à remettre en place la barre et s’est tordu la cheville. En tombant, la barre s’est abattue sur son dos, le pliant en deux.

Woods ne s’est pas mis à hurler. Il a simplement demandé à un coéquipier de lui donner un coup de main. Et il a essayé de se relever. «  Je ne pouvais pas sentir mes jambes  », déclare Woods. «  Après ça, je me suis rallongé, et c’est là qu’est venue la douleur…  »

Woods a perdu connaissance et s’est réveillé plus tard dans la nuit dans une unité de soins intensifs de Mercy Hospital à Oklahoma City, où on lui a indiqué qu’il s’était fracturé deux vertèbres. Il était plein de tubes et incapable de bouger le bas du corps. Lorsque sa mère est venue lui rendre visite, elle a passé tout son temps à pleurer dans un coin de la chambre. Elle ne s’est pas sentie capable de retourner à l’hôpital par la suite, veillant dans un hôtel des environs.

Avant l’accident, Woods était considéré comme l’un des joueurs les plus prometteurs des Cowboys. Il a disputé 13 matchs en tant que freshman, générant l’excitation des coaches du fait de sa vitesse sur les tracés profonds. Il a été brillant lors du match de printemps de 2007 avec quatre réceptions, 111 yards et deux touchdowns, et il était inscrit officiellement titulaire. Mais rien de tout ça ne comptait plus.

Lors de son deuxième jour d’hospitalisation, Woods a été capable de bouger les orteilles. En deux semaines, après un traitement de kinésithérapie, il marchait. Les médecins n’étaient pas certains qu’il pourrait rejouer au football un jour, mais il a recommencé une légère préparation physique. Selon Woods, un préparateur physique lui a demandé s’il comptait attaquer l’université en justice pour négligence quant à sa blessure. Woods a répondu au préparateur qu’il ne le ferait pas, parce qu’Oklahoma State révoquerait sans doute sa bourse universitaire s’il le faisait. «  J’étais délirant  », dit Woods.

Woods a pris un redshirt pour la saison 2007 et a fait suffisamment de progrès pour retourner à l’entraînement de printemps 2008. Mais huit mois auparavant, il avait perdu les sensations dans le bas du corps, et avec cela son explosivité. Dans le même temps, l’université l’envoyait donner des interviews, construisant du buzz sur son retour. Durant les dernières minutes sans importance d’une victoire écrasante à la maison contre Iowa State (59-17), une passe a finalement été lancée en sa direction, qu’il a captée pour un gain de sept yards. Les fans qui étaient restés ont offert à Woods une standing ovation, en approbation de la belle histoire.

Tôt dans le semestre de printemps 2009, Woods a été convoqué à une rencontre avec Gundy et un coach assistant. Selon Woods, Gundy lui aurait déclaré qu’il n’appréciait pas son comportament et qu’il ne lui voyait pas d’avenir à Stillwater. Woods affirme qu’il ne pense pas qu’il ait fait quoi que ce soit qui puisse mettre en péril sa carrière.

L’université a donné à Woods une exemption médicale, ce qui signifie qu’il pouvait conserver sa bourse universitaire sans jouer au football. Ce qui peut apparaître comme un geste de classe n’est en fait qu’un moyen de se débarrasser du problème Woods  : avec l’exemption, sa bourse universitaire ne compte plus dans le total de 85 bourses autorisées pour l’équipe de football. Bien qu’il fut encore capable de jouer – il a participé à cinq matchs la saison précédente – il n’était plus un talent prometteur. Woods déclare qu’il n’était plus d’aucune utilité pour la fac, particulièrement du fait de ses performances limitées après son retour de blessure. Il est resté à Stillwater jusqu’au semestre d’automne de 2009. Il s’est finalement décidé à transférer pour Central Oklahoma, une université de Division II à Edmond, où il allait jouer de nouveau.

*****

RB Herschel Sims, Oklahoma State

Lorsque Miles, Gundy et leurs assistants rencontrent des recrues, ils parlent souvent de l’atmosphère familiale à Stillwater et du fait qu’ils s’occupent des joueurs comme ils s’occuperaient de leurs propres enfants. Ce n’est que du boniment standard de recrutement, mais les parents et les recrues y croient, spécifiquement les adolescents qui n’ont pas une vie familiale stable et également ceux qui ont suffisamment conscience de leurs limites qu’ils savent avoir besoin de discipline et d’encadrement.

Herschel Sims était l’un de ces ados. A sa signature pour Oklahoma State alors qu’il était running back à Abilene (Texas) High en 2011, il avait déjà fait l’expérience des difficultés. Lorsqu’il était enfant, sa mère a été envoyée en prison pour huit ans pour ne pas avoir dénoncé les abus sur enfant qu’Herschel avait subi de la part de son beau-père, qui a été condamné à 25 ans de prison pour ces mauvais traitements. Sims raconte que son beau-père lui attachait régulièrement les mains à une poignée de porte et les pieds au bout d’un lit avant de le fouetter. «  Tout ça a duré entre deux et trois ans  », déclare Sims. «  C’était hurlements sur hurlements  ».

Après l’emprisonnement de sa mère, Sims est passé de foyer d’accueil en foyer d’accueil, a vécu avec de nombreux parents, passant une année dans un quartier chaud de Los Angeles. «  C’était effrayant  », dit-il, «  J’ai du supplier ma grand-mère de me renvoyer au Texas. Il y avait tellement de [fusillades]  ».

Lorsque les coaches d’Oklahoma State ont commencé à courtiser Sims, ils auraient pu découvrir les abus subis par le joueur en faisant simplement une vérification de son passé, ce que certaines universités (mais pas OSU) font au sujet de leurs recrues. Ou bien, les coaches auraient pu lui demander pourquoi il avait si souvent changé de lieu de résidence, et il aurait apprécié de pouvoir répondre à ce genre de questions. Mais, pour Sims comme pour de nombreux autres Cowboys, l’intérêt du staff semblait se cantonner uniquement à ce que les recrues pouvaient apporter sur le terrain. Les coaches vendaient la promesse de bien s’occuper de jeunes en difficulté, mais peu d’entre eux se souciaient de découvrir les origines de ces difficultés.

Le defensive end William Bell affirme que, avant qu’il ne s’engage en 2004, les coaches ne savaient pas qu’il était un consommateur régulier de drogue. A Stillwater, il s’est retrouvé dans un milieu où les drogues étaient faciles d’accès et les études loin d’être une priorité. Il s’est mis à vendre de la marijuana et de la méthamphétamine et a fini par être renvoyé pour avoir violé le règlement de l’équipe en mai 2005, après une saison redshirt. Le linebacker Marcus Richardson s’est enrôlé dans un gang avant son douzième anniversaire, a vendu de la drogue et commis des cambriolages en grandissant à Madison, Florida. Richardson était troisième à son poste dans l’ordonnancement de l’effectif en 2008 quand, selon lui, des conflits avec les coaches et un manque de temps de jeu l’ont conduit à quitter la fac pour rejoindre sa famille à Seguin, Texas. Il est retourné à la vie de criminel à laquelle il avait brièvement échappé. Aujourd’hui, il vit dans l’Unité Ruben M. Torres, une prison d’Etat près de Hondo, T exas, et a déjà purgé 3 des 15 ans de sa peine pour cambriolage aggravé.

“C’était une situation merdique”, dit Richardson au sujet d’Oklahoma State. «  J’ai vu que le football universitaire est un business… La seule relation que les coaches ont avec les joueurs, c’est de leur dire ‘OK, tout le monde, si vous n’êtes pas bons sur le terrain, moi je vais me faire virer…  ».

Si Oklahoma State s’était penchée sur le passé de Herschel Sims, son arrivée à Stillwater aurait coïncidé avec des séances de counseling menées par du personnel qualifié, ce qu’un programme qui a généré plus de 41 millions de dollars n’aurait aucun problème à financer. «  Je crois que ça m’aurait vraiment aidé  », dit Sims. Peut-être que si Sims avait été une star, Gundy se serait montré plus proactif avec un joueur qui, vers la fin de son année freshman, a détourné 700 $ du compte d’un coéquipier. Lorsque Gundy a été mis au courant, il a simplement demandé aux deux joueurs de s’arranger entre eux, selon Sims. Sims a demandé à voir Gundy pour l’aider à résoudre son problème, vu qu’il avait déjà dépensé les 700$ et ne pouvait pas rembourser son coéquipier. Il affirme que Gundy lui aurait indiqué qu’il n’y avait pas lieu de discuter. En juin 2012, alors que Sims n’avait toujours pas rendu l’argent, son coéquipier s’est tourné vers la police. Peu de temps après, Gundy renvoyait Sims de l’équipe. Sims fut ensuite accusé de faux en écriture au second degré, délit pénal pour lequel il a plaidé coupable et reçu une condamnation différée.

Le renvoi de Sims était sans doute justifié, mais l’université a montré une volonté de passer outre des infractions graves si le joueur en cause était quelqu’un que les Cowboys tenaient à avoir sur le terrain. En 2010, Jamie Blatnick était un élément majeur au poste de defensive end bien qu’ayant plaidé coupable en août précédent de l’accusation (mineure, correctionnelle) d’agression envers un coéquipier qu’il avait frappé au visage avec une bouteille de bière. (L’accusation a été réduite après que le coéquipier a demandé au procureur d’abandonner les poursuites pour agression aggravée [pénale]). Le receveur Bo Bowling a également joué un rôle important cette saison-là après avoir plaidé coupable de deux accusations de possession de drogue. Il risquait au départ une condamnation pénale pour intention de vente de marijuana mais un témoin clé a refusé de collaborer avec les services du procureur. Durant les saisons 2006 et 2007, Chris Collins était un pion important au poste de linebacker bien qu’étant sous le coup d’accusations d’agression sexuelle sur une fillette de 12 ans. (Il a par la suite plaidé coupable d’une de ces accusations).

Sims aurait-il été traité différemment s’il avait été plus performant sur le terrain ? “Je ne jouais pas beaucoup et n’apportais pas grand-chose à l’équipe, il était donc facile pour eux de me laisser partir” déclare Sims. “C’était tout pour le football. Ils se moquaient bien de ce par quoi je passais”.

Sims est aujourd’hui junior à Abilene Christian (Texas), où il y a selon lui une bien meilleure structuration. Il ajoute : “Ici, ils prennent bien soin de nous”.

*****

WR Artrell Woods, Oklahoma State

Lorsque Woods était à Bryan High, il a développé une relation forte avec un coach de basketball qui donnait également des cours d’animation. En 11° et 12° grade (NdT : des lycéens de 16-18 ans environ), il s’est investi dans ces cours comme il ne l’avait jamais fait avant. C’était la première fois à son souvenir qu’il ressentait un vrai enthousiasme pour l’école. Il en est venu à penser que si ça ne marchait pas dans le football, peut-être qu’il pourrait travailler dans l’animation, peut-être même devenir designer de jeu vidéo.

A son arrivée à Oklahoma State, il pensait qu’il pourrait commencer à suivre des cours pour avancer dans ce plan B. Il a rencontré des conseillers scolaires et on lui a dit qu’il y avait certaines matières qu’il valait mieux éviter quand on était joueur de football car la planification horaire des cours entrait en conflit avec l’entraînement et/ou demandaient trop d’investissement personnel. “Ils m’ont juste dit de prendre telle ou telle matière, celles qu’ils choisissaient à notre place”, déclare Woods. “Ils m’ont dit de ne pas m’inquiéter au sujet de ma dominante avant mon année junior”. Il a fait ce qu’on lui a dit, prenant les matières qu’on lui indiquait, ne parlant même plus de son projet au cas où ça ne fonctionnerait pas au niveau du football.

En 2010, lorsque Woods a transféré vers Central Oklahoma, il a parlé de son souhait de concevoir des jeux vidéos à un conseiller. On lui a indiqué que, compte tenu des matières qu’il avait suivi à Oklahoma State pendant trois ans, obtenir un diplôme en programmation informatique nécessiterait plusieurs années d’études suppémentaires à l’université. Woods ne pouvait pas payer pour ça, alors il a suivi les cours pour un diplôme d’études générales. (Selon l’université, il n’a pas encore obtenu son diplôme). Woods a suivi une matière de son choix, Programmation Débutants, au cours de son dernier semestre et il dit qu’il a aimé cette matière. Mais cette expérience a été course et douce-amère. Des cours de présentation des bases de la programmation, après tout, il aurait du les suivre au début de sa scolarité à Oklahoma State.

A la fin d’une longue discussion pleine d’émotions, Woods déclare qu’il espère encore entreprendre une carrière dans la conception de jeux vidéos. Il a partagé avec nous quelques vagues idées sur les moyens de lever les fonds lui permettant d’acquérir le matériel informatique adéquat – de l’argent, croit-il, que l’université lui doit pour les souffrances qui lui ont été infligées.

Une fois répondu à la question qu’est-il arrivé à Artrell Woods ?, il se lève difficilement, marche jusqu’à sa voiture d’emprunt, et se glisse à l’intérieur précautionneusement, pour ne pas se faire mal au dos. Woods soupire et se cale dans le siège du conducteur, la tête baissée, peu pressé de mettre le contact et d’apprendre qu’il ne lui reste qu’un tout petit peu d’essence dans le réservoir…

Traduction libre de l’enquête de Thayer Evans et George Dorhmann pour SI et SI.com. Toutes les éventuelles approximations de traductions sont du fait de Verchain.

And In Other College Football News

  • Les Badgers de Wisconsin vont disputer un match à Lambeau Field contre LSU en 2016… Et les Green Bay Packers, les propriétaires du légendaire stade qui est aujourd’hui la cathédrale où Dieu – aka Aaron Rodgers – évolue au moins huit fois par ans, vont payer 3 millions de dollars aux Badgers pour ça

  • Un pas dans la bonne direction, peut-être… Un comité théodole va se réunir prochainement pour rédiger le Uniform Athlete Agent Act, qui règlementera plus durement les relations des agents avec les étudiants-athlètes, dans le but notamment de limiter les possibilités d’infractions avec les règlements NCAA. Soixante cinq AD et autres administratifs ont co-signé un texte qui encourage ledit comité à aller loin dans la législation, et notamment en termes de sanctions imposées aux agents qui dépasseraient les bornes…

  • L’American Athletic Conference (anciennement connue sous le nom de Big Least) sera membre d’un groupement de conférences qui enverront des équipes aux nouveaux bowls créés à Miami, Boca Raton et aux Bahamas (les Prostitute Bowls ?). En plus de ça, la Conférence a annoncé ses liens pour les années futures, et ça nous promet des bowls à se taper les fesses par terre… Le Beef O’Brady Bowl (ACC pendant trois ans et Conference USA trois autres années), le BBVA Compass Bowl (contre la SEC… Genre la huitième équipe éligible de la SEC…), le Armed Forces Bowl (Army puis une équipe de la Big XII pendant deux ans) et le Sheraton Hawaii Bowl (la Mountain West…). De quoi trouver facilement le sommeil si les somnifères ne vous font plus d’effet…

  • L’agent de joueurs Terry Watson, impliqué dans l’affaire des impermissible benefits autour de Greg Little, Marvin Austin et Robert Quinn, ex-joueurs de North Carolina aujourd’hui en NFL, a été inculpé en Caroline du Nord pour n’avoir pas rempli les modalités de déclaration de ses activités auprès du gouvernement de l’Etat et pour avoir versé de l’argent aux étudiants-athlètes mentionnés ci-dessus. North Carolina subit en ce moment les sanctions données par la NCAA pour cette affaire.

 

I Got Mail… Ou Pas…

Dans cette section, amis lecteurs, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez. Si vous avez des questions, à l’avenir… Pour cette semaine, on passe au-dessus de tout ça, on reviendra, peut-être… Ou pas…

Bartholomeo : Pour situer les choses dans le contexte pour les lecteurs, un mini-débat s’était installé en interne (machine à café, TBP Building, NYC) concernant la comparaison entre Teddy Bridgewater et un de ses aînés au moment de rédiger le premier article sur les espoirs NFL : Verchain estime que le QB de Louisville rappelle Mark Sanchez tandis que je trouve la similitude avec Aaron Rodgers plutôt frappante (dans le genre pocket passer). Comme je prenais la décision finale, c’est moi qui ai gagné ! Mais Verchain étant l’un des rédacteurs les plus expérimentés au niveau college football et NFL de la rédaction, et le débat pouvant être intéressant, nous allons le prolonger et vous pourrez aussi interagir dans la partie commentaires. Nicolas de la rédaction avait également un avis sur la question. Donc, Verchain, en quoi Bridgewater te rappelle-t-il Sanchez ? Époque USC ou Jets ? La parole est à la défense !

QB Teddy Bridgewater, Louisville

Je ne vais pas faire dans la longueur pour fournir des explications. J’ai tout d’abord souhaité jouer la provocation en mentionnant Mark Sanchez sur ta proposition de comparer Bridgewater à Dieu, connu dans le monde des hommes sous le nom d’Aaron Rodgers.

Pourquoi ? Sanchez arrivait à la draft avec une réputation de cador à USC. Ahem, on a vu le cador… J’ai peur que Teddy B ne soit pas tout à fait aussi bon que ce qu’on prétend, une fois passé au niveau professionnel, malgré toutes ses qualités et son gros bras…

Teddy B a des stats très intéressantes pour un quarterback, en termes de complétions, notamment. Mais il faut bien avouer qu’il ne croise pas des défenses exceptionnelles au cours de son parcours. Certes, il y a eu la défense de Florida pour la victoire un peu surprise des Cardinals la saison passée… Mais bon… Rodgers affrontait à l’époque selon moi des meilleurs adversaires dans la Pac10.

En termes de stats, Teddy B est même meilleur que Rodgers… Ma comparaison avec Sanchez tient aussi au fait que Bridgewater monte progressivement de niveau, va sans doute faire une excellente dernière saison… Comme Sanchez… avant de se rétamer chez les pros…

Bref… Je vais même être cruel jusqu’au bout… En fait, en termes d’opposition et de performances, je pense un peu à… Byron Leftwich… Ouch… Rodgers me semble plus mobile que Bridgewater, plus à même d’improviser, moins mécanique… Même si Bridgewater est plus mobile que la statue qu’était Leftwich, qu’il a un indéniable talent, je demande à voir ce qu’il peut donner chez les pros, notamment sur sa capacité à anticiper la pression défensive…

Et puis, bon, Bridgewater se compare lui-même à Peyton Manning, donc…

#NotImpressed.

Angelo Morana : Salut, petite question au sujet des classements : en regardant le classement de l’ACC Coastal, je vois que Virginia Tech (3-0 6-1) est devant Miami (1-0 5-0). Ma question est donc : est ce que les résultat en conférence priment sur les résultats globaux ?

Tu as tout compris. Dans les classements, ce sont les résultats de conférence qui priment. Miami n’a disputé qu’un seul match en ACC (la victoire contre Georgia Tech) et se retrouve donc au classement derrière les Hokies qui ont déjà disputé trois matchs dans l’ACC et sont invaincus eux aussi. Et merci pour le petit compliment contenu dans ton mail.

Verchain’s Games To Watch This Week

L’équipe de rédaction de The Blue Pennant vous présentera demain les matchs les plus intéressants à suivre cette semaine. Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne moi aussi mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain…

– Florida Gators at Missouri Tigers
Peut-être la fin de la belle histoire de Mizzou cette saison. En l’absence de leur quarterback titulaire James Franklin, les Tigers auront du mal à disposer de la belle défense des Gators qui, même si elle est moins dominante qu’on peut le penser parfois…

– Central Florida Knights at Louisville Cardinals
UPSET ALERT
Dans un calendrier rempli d’équipes en carton, les Cardinals ont l’occasion de rencontrer une équipe qui a poussé les Gamecocks de South Carolina dans leurs derniers retranchements. Louisville ne m’impressionne pas plus que ça cette saison, et il se pourrait bien qu’ils disparaissent des classements avec une défaite contre UCF ce vendredi…

– Florida State Seminoles at Clemson Tigers
LE match de l’ACC (pour l’instant…). L’une des deux équipes verra ses chances de figurer au BCS Championship réduites à néant. Tout est réuni pour un match entouré de hype. Tajh Boyd contre Jameis Winston sur la route du Heisman Trophy. Death Valley, et les Tigers qui dégringolent de la coline. Le match à ne pas manquer de la semaine.

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

4 Commentaires

4 Comments

  1. Nicolas N.

    16 octobre 2013 à 11h13

    Alors, sur le début sur Bridgewater…

    – Premièrement, je le trouve vraiment pas aussi statique que tu le dis, Verchain. Et si on devait faire une comparaison actuelle avec Rodgers, il me semble clair que le petit Teddy le fume en un rien, le Tonton… Tu as vu les 5 matchs de Green Bay cette saison ? Rodgers a clairement un soucis de confiance en ce moment pour lancer le ballon ou même simplement lire les défenses adversaires. Il se repose beaucoup trop sur son OL et quand il voit que celle-ci flanche, il se laisse sacker lamentablement. C’est quelque chose que ne fais pas Teddy Bridgewater. J’ai d’ailleurs beaucoup plus confiance dans ses capacités à courir, qu’en celles de Rodgers. Mais bon, Tonton se fait déjà vieux, donc la comparaison entre les deux est déjà difficile…

    – Deuxièmement, sur son futur échec ou non en NFL… Encore une fois, je crois qu’affronter des équipes de college football très fortes avant une saison rookie en NFL, ça n’a aucune importance. Combien de QB ont gagné des Heisman, ou on fait des exploits à l’université et se sont ramassés complètement en NFL ? C’est une question de mental, pour eux, le passage chez les pros. Soit tu as le mental pour t’habituer rapidement à une ligne qui est totalement différente de celle dans laquelle tu as joué à l’université, et tu as l’habilité de garder et d’améliorer ton talent, soit tu te plantes parce que la pression est trop grande pour toi… Et l’équipe qui te drafte aussi beaucoup à jouer dans l’équation.

    Honnêtement, quand je vois ce que fait Luck chez les Colts, par exemple, je me dis que Bridgewater n’aura aucun soucis à se faire en NFL… Idem pour Griffin, même si il est en plein sophomore slump… Mais ça, c’est une autre histoire.

    • tnarref

      16 octobre 2013 à 20h31

      C’est pas tellement comparable, Luck (Pac 10/12) et Griffin III (Big 12) jouaient contre des vrais équipes, après c’est sûr que la compétition rencontrée au niveau NCAA ne fait pas tout (demandez à Big Ben, Kaep et Flacco) mais ça reste un plus indéniable.

      Je pense que Teddy va faire un très bon QB en NFL, mais on va pas avoir des prospects du niveau de Luck/RG3 avant un petit moment.

  2. Tuzzz

    17 octobre 2013 à 14h15

    Se comparer à Manning et/ou être comparé à Dieu, rien que ça…Je l’ai pas trop vu jouer donc j’aurais du mal à me faire une idée, mais il faut espérer qu’il est surtout costaud dans sa tête pour ne pas imploser notre petit Teddy! Sinon les critiques de Rodgers de Nicolas sont plutôt fondées bien que sévères: une ligne en bois avec des blessés à la pelle et un corps de WR qui ressemble de plus en plus à une bande de GIG/GIC (et des coureurs rookies, bien que talentueux), sa fiche n’est pas si catastrophique pour le moment. Et puis, son aura divine va bientôt (I hope) revenir pour bouter les Bears une fois de plus 🙂 même si pour le 2eme titre de MVP il faudra repasser, je garde espoir en me rappelant 2011, en priant Dieu pour un même hiver…

    Sinon, comme j’étais au lycée à l’époque et que le college football ne faisait pas (encore) partie de mes intérêts, je n’ai pas vraiment suivi sa carrière divine d’ours doré à Berkely. Ô toi Verchain, qui est grand et sage, pourrais-tu en faire un petit résumé bien ficelé dont tu as le secret dans ton mailbag de la semaine prochaine?

    Un merci et un bisou

    • Verchain

      17 octobre 2013 à 21h21

      Je vois ce que je peux faire, même si ça sort un peu du spectre de parler d’un joueur pro, mais bon, en se contentant de sa carrière universitaire, ça passera. Et puis, parler de Dieu et évangéliser les foules, c’est toujours positif…

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire également - Verchain Is #NotImpressed