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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2013 – Week 7

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed. Dernier rendez-vous de la traduction de l’enquête de Sports Illustrated sur Oklahoma State, et les pratiques qui s’y déroulaient, cette semaine…

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Dernier rendez-vous avec la traduction de l’enquête de Sports Illustrated sur Oklahoma State, et les pratiques qui s’y déroulaient, cette semaine…

Oklahoma State, The Dirty Game

Partie 5 : les retombées.

C’était un après-midi à la chaleur suffocante à Bryan, Texas et il ne faisait pas plus frais à l’intérieur d’un restaurant de chaîne sur la North Earl Rudder Freeway. Un serveur afro-américain au visage anguleux, vingt cinq ans environ, était au milieu de son service de quatre heures, les yeux injectés de sang, les traits tirés. En plus de son salaire de 2.13$ de l’heure, il gagnerait tout au plus 15$ en pourboires. Aussi pourrie qu’était sa journée, elle a encore empiré simplement à cause d’une question d’un de ses clients.

«  Hé  », demanda l’homme, «  Vous ne seriez pas Artrell Woods  ?  »

En 2005, Woods était le receveur vedette au lycée Bryan High, et sa décision de jouer pour Oklahoma State plutôt que pour la voisine Texas A&M a fait l’objet d’un véritable feuilleton et alimenté de nombreuses discussions passionnées. Le taux d’échec scolaire des gosses afro-américains du comté de Brazos est élévé, laissant ces enfants sans espoir de promotion sociale. Le frère aîné de Woods, Cedrick, a été reconnu coupable de cambriolage à l’âge de 18 ans et purge actuellement une peine de 26 ans de prison à Huntsville, Texas. Lorsqu’Artrell est parti pour Stillwater et, apparemment, un futur prometteur, il y avait comme un sentiment d’accomplissement dans la communauté.

Le serveur a répondu à son client que, oui, il était bien Artrell Woods, s’attendant aux habituelles questions suivantes. «  Mais ce type ne m’a rien demandé d’autre, il a juste regardé par terre. C’était comme s’il était gêné pour moi. Chaque personne qui connaît mon nom le connaît grâce au football. Si vous ne me posez pas la question sur le football, c’est parce que vous ne voulez pas m’embarrasser. C’est pire.  »

Nous sommes maintenant quelques heures après la fin de service de Woods, et il vient d’utiliser 5$ de ses pourboires pour mettre de l’essence dans une voiture qu’il a emprunté. Bien que le restaurant accorde une ristourne de 50% sur la nourriture pour ses employés, Woods affirme qu’il n’a pas mangé depuis deux jours. Au cours d’un long dîner dans un restaurant des environs, il pose – et répondra à –la question que le client n’a pas osé poser  : Qu’est-il arrivé à Artrell Woods  ?

Il est serveur à temps partiel et vit avec sa mère et les enfants adoptifs de celle-ci. Il reconnaît qu’il boit trop et fume trop de marijuana. Il passe de plus en plus de temps avec des types qu’il appelle des ‘racailles’, des gens dont il croyait s’être débarrassé en allant à Oklahoma State. Il souffre tout le temps à cause d’une blessure au dos qu’il avait reçue à la fac, une douleur qu’il ne peut pas soigner parce qu’il n’a pas d’assurance santé.

Woods a quitté la ville pour Stillwater il y a sept ans fort et plein d’espoir. Aujourd’hui, il est physiquement et moralement brisé. «  A chaque fois que je pense que j’ai touché le fond, je m’aperçois qu’il y a encore pire  », déclare-t-il en cherchant une position qui limiterait la douleur qui lui vrille le dos. «  Je suis l’enc**é qui se lève chaque matin en se disant, p**ain, comment je vais bouffer aujourd’hui  ? Le fond  ? M*rde, c’est maintenant. On touche le fond chaque jour”.

WR Artrell Woods, Oklahoma State

Dispersés à travers l’Oklahoma, le Texas et les Etats environnants, il y a des jeunes hommes comme Woods – des anciens Cowboys de la dernière douzaine d’année qui sont aujourd’hui cassés et opprimés. Certains sont emprisonnés ou ont fait des aller-retour en prison. Certains ont vécu dans la rue. Nombreux sont ceux qui ont combattu l’addiction à la drogue; au moins deux d’entre eux ont tenté de mettre fin à leurs jours. Plusieurs d’entre eux sont dans le purgatoire du chômage, assis sur le canapé à longueur de journée, en espérant qu’on les appelle pour un job chez Walmart ou Target. Certains qui ont un boulot n’y voient aucun avenir. L’un est bûcheron, un autre travaille à temps partiel dans une usine qui fabrique de la nourriture, un autre est videur dans un club de strip tease. Autrefois des jeunes hommes pleins de vigueur, leurs yeux ne sont plus aujourd’hui que des puits sans fond de confusion et de vulnérabilité.

L’un des grands arguments de vente du college football est que ça vous change la vie, que les athlètes qui reçoivent des bourses – en particulier ceux qui viennent de quartiers mal famés aux maisons pourries – voient leurs chances de s’en sortir augmentées simplement parce qu’ils jouent au football. Même s’ils n’arrivent pas jusqu’à la NFL, même s’ils n’ont pas un diplôme de premier cycle, même s’ils ne restent pas longtemps sur le campus, il bénéficient de manière incroyable de l’expérience universitaire et des leçons de vie données par les hommes qui les entraînent.

Nombreux sont les joueurs ayant intégré Oklahoma State au cours de la dernière décennie qui étaient des élèves nullissimes au lycée, pas préparés pour le travail universitaire; certains avaient commis des délits. Ils étaient des jeunes hommes à problème qui avaient besoin d’un soutien scolaire et psychologique extraordinaire. Aucun programme de football ne peut être supposé garantir aux joueurs qu’il convoite et intègre un avenir brillant, et les athlètes portent sans doute une très grande responsabilité dans leur destinée. Mais dans la dernière décennie, il y a eu tellement de joueurs renvoyés ou abandonnés par OSU, qui sont souvent retournés, honteux, vers leurs quartier et des vies auxquelles ils espéraient échapper, que le simple nombre de joueurs découragés et amers pose la question  : Est-ce que le programme de football en a vraiment quelque chose à faire, de ces gars  ?

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L’enquête qui a duré douze mois de SI sur l’ascension du programme de football des Cowboys a mis au jour des paiement illégaux, une fraude académique largement répandue, une politique relative à la drogue négligente et un double standard de traitement basé sur la performance. Peut-être plus inquiétant  : le mépris que le programme a montré à ses joueurs une fois que leurs services ne lui étaient plus nécessaires. Trop souvent, le discours sur de la corruption des sports universitaires tourne autour des gains illégaux des joueurs – de l’argent, des emplois fictifs, des baskets gratuites ou des tatouages. Ce qu’on oublie souvent, c’est la souffrance endurée par beaucoup de ces mêmes joueurs, qui quittent leur université en se sentant blessés, abusés et abandonnés.

Bien souvent, le nom de ceux qui ont été mis au rebut ne parleront qu’aux plus ardents des supporters – qui se rappelle vraiment d’Artrell Woods  ? – et c’est tout. Un ancien assistant de Mike Gundy, le coach des Cowboys depuis 2005, affirme  : «  On les utilise, tout simplement. Lorsqu’ils ne nous servent plus à rien, on les jette  ».

Coach Mike Gundy, Oklahoma State

Entre 2002 – l’année de la première promotion de recrutement complète de Les Miles à Stillwater – et 2010, 43.5% des joueurs ont quitté l’école avant d’avoir épuisé leurs cinq années d’éligibilité, et ce chiffre ne tient pas compte d’un joueur qui est mort et de ceux qui ont quitté l’université tôt pour passer pro en NFL. Bien que signer un plus grand nombre de recrues qu’il n’est permis est une pratique courante dans le football universitaire, c’est un taux de rotation impressionnant. Texas Christian, un autre programme de la Big12 qui a rapidement monté les échelons, a perdu environ 23.4% de ses joueurs sur la même période. (Oklahoma State affirme que le chiffre est erroné car il ne prend pas en compte les joueurs qui ont du mettre un terme à leur carrière du fait de blessures, mais SI n’a pas inclus ces joueurs non plus dans le calcul fait sur Texas Christian). Des joueurs ont déclaré à SI que leurs deux premières années à Stillwater étaient comme un bout d’essai  : ceux qui étaient performants comme l’attendaient les coaches restaient, les autres étaient dégagés pour libérer des bourses.

Comme d’autres universités, OSU donnait souvent l’une des nombreuses vagues explications pour un départ prématuré d’un joueur. C’était pour des raisons non communiquées ou des violations des règles de l’équipe. Le joueur était en recherche de plus de temps de jeu ailleurs ou avait quitté l’équipe pour motifs personnels. Du fait des lois sur la vie privée qui sont destinées à protéger les étudiants, et du fait que la version des joueurs était rarement réclamée par les médias, les fans se disaient que l’université s’était tout simplement débarrassée d’un perturbateur ou qu’il y avait un accord mutuel.

Les explications étaient rarement aussi simples.

Kevin White était membre de la promotion de recrutement 2005 des Cowboys, un groupe qui n’a vu ‘que’ 36.4% de ses joueurs quitter le programme avant la fin de leur éligibilité. Running back originaire de Soto, Texas, White a participé à 10 matchs en tant que true freshman en 2005, se reconvertissant au poste de linebacker suite à de nombreuses blessures à ce poste. Il est ensuite retourné à son poste d’origine, se retrouvant assez loin dans l’ordre de priorité de l’effectif.

White était également un type à part dans le programme : c’était un introverti. Il pouvait passer une journée sans dire grand-chose, et semblait se plaire dans le silence. Au départ, selon White, Gundy s’est moqué de lui  ; ensuite, il l’a pris à parti lors des réunions de l’équipe. «  Tu parles à peu près autant que mon fils de 4 ans  », aurait dit Gundy selon White, «  Et c’est vraiment pas beaucoup.  » Plus tard, selon White, un membre du département des sports lui a suggéré de voir un thérapeute, qui a conclu que White n’avait aucun problème. «  Je n’étais juste pas le genre de gars à vouloir se retrouver toujours avec plein de monde  », déclare White.

En septembre 2006, White était passager dans une voiture que la police a arrêtée et perquisitionnée. Les officiers ont trouvé de la marijuana. Bien que White soit le seul membre du groupe qui n’ait pas été inculpé – et bien qu’OSU ait par le passé laissé filer des affaires de drogue quand elles concernaient ses stars – Gundy l’a renvoyé de l’équipe. White affirme qu’il a proposé de se soumettre immédiatement à un dépistage de drogue, mais ça n’a pas convaincu Gundy. (Gundy a refusé de s’exprimer sur ce sujet). La raison officielle donnée pour le départ de White  : violation des règles de l’équipe.

Cet après-midi là, selon White, un assistant diplômé l’a conduit à Oklahoma City, à 65 kilomètres de là, lui a tendu quelques billets, et l’a mis dans un bus direction la maison. A la fin d’un voyage de cinq heures à pleurer, White était de retour à DeSoto, sa carrière de joueur à Oklahoma State terminée. Il n’a même pas pu terminer son semestre d’études. (Ce mois de novembre là, White a été inculpé de recel de biens volés après qu’un résident de son ancien dortoir d’Oklahoma State a été arrêté avec un vélo volé qu’il a dit avoir reçu de White. Les charges ont finalement été abandonnées). Lorsqu’un joueur remplaçant comme White est renvoyé d’une université BCS, tout le monde pense que ça ira pour lui, qu’il pourra tout simplement s’inscrire dans un programme de moindre importance. Mais cela ne prend pas en compte l’impact psychologique d’être dévalué. Que ressent un jeune homme qui apprend d’un seul coup qu’il est jetable  ?

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Le lineman offensif Jonathan Cruz déclare que sa bourse d’études a été supprimée à l’été 2003 du fait de problèmes scolaires – des problèmes que de nombreux joueurs plus importants ont évité en ayant leur travail scolaire fait pour eux. Cruz déclare qu’il a mis une seule balle dans un revolver 9 mm, a fait tourner le cylindre, a posé le canon contre sa temps, a fermé les yeux et appuyé sur la gachette. Dans une interview de deux heures qui a été enregistrée, Cruz déclare  : «  J’espérais que peut-être, si le coup partait, [les coaches d’Oklahoma State] découvriraient mon corps. Ils auraient tous compris pourquoi j’avais fait ça  ».

Le coup n’est pas parti, et Cruz a pleuré durant des heures. «  Tu aimerais parler à quelqu’un, mais vers qui te tourner  ?  » demande Cruz. «  J’étais si mal et personne ne comprenait car, à mon avis à ce moment là, personne n’avait quoi que ce soit à faire de me comprendre  ». Il déclare être devenu accro à la cocaïne et un ‘gros dealer de drogue’, vendant près de 30 livres de marijuana par semaine. Cruz s’est engagé ensuite à Northeastern State, une université de Division 2 située à Tahlequah, Oklahoma, et est redevenu clean. Il est maintenant enseignant et coach de lycée dans la région de Dallas.

Le jour d’août 2005 où Gundy l’a renvoyé de l’équipe pour violation non divulguée des règles de l’équipe, le defensive back Thomas Wright était si mal en point psychologiquement que, déclare-t-il, «  J’ai pris un paquet de cachets qu’on obtient normalement sous prescription, et je me suis acheté un pack de 20 [bières], et puis je suis allé rouler sur l’autoroute. Je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer. Je n’avais plus envie de vivre.  »

Inquiet à l’idée de tomber inconscient et de heurter éventuellement un autre véhicule, il s’est rangé, s’est rendu dans une chambre d’hôtel et s’est mis au lit, en croyant qu’il ne se réveillerait jamais. «  J’avais essayé d’attenter à mes jours, et ça n’a pas marché  », déclare-t-il. Wright a fait des aller-retours en prison depuis qu’il a quitté l’université, principalement pour des infractions liées à l’alcool. Il vit chez ses parents à Sweeny, Texas, et déclare qu’il a régulièrement fréquenté des réunions pour dépendants, mais que sa nouvelle sobriété ne tient qu’à un fil.

Durant les semaines qui ont suivi son retour à DeSoto, Kevin White a passé le plus clair de ses journées à rester assis dans une chambre de la maison de sa mère, seul. «  Qu’on me dise que je ne pouvais plus jouer, que je n’étais pas assez bon pour ce niveau, ça m’a mis au fond du trou. Ça m’a brisé le cœur.  », declare-t-il. White aurait envisagé de braquer une banque. «  Quand des gars se retrouvent au fond du trou, ils pensent souvent à faire tout un tas de conneries  », déclare-t-il, la voix tremblante. «  Je me disais que tout devait être mieux que ce que je vivais à ce moment, même si ça ne dure pas. J’avais perdu le goût de la vie  ». L’idée de transférer vers une autre fac était dure à envisager  : «  J’avais confié ma vie à Oklahoma State et tout s’est écroulé. Je ne voulais pas le faire à nouveau avec d’autres gens qui auraient pu me démolir à nouveau  ».

Environ deux ans plus tard, White a envisagé de s’engager à West Texas A&M et a appelé son ancienne université pour obtenir son document de sortie, recensant l’ensemble des matières qu’il avait suivi au cours de sa présence. Il affirme qu’on lui a dit alors qu’il devait des centaines de dollars pour différentes choses, dont un sofa qu’il avait prétendument volé dans son dortoir. («  Je suis revenu ici en bus  » dit White. «  Comment je peux prendre un canapé avec moi dans un bus  ?  »). L’université refuserait de lui transmettre son document tant que sa dette ne serait pas payée. Il n’a jamais repris les cours en université.

White travaille dans une entreprise possédée par son oncle. Il installe des systèmes de batteries industrielles dans des fermes de serveurs informatiques et d’autres endroits. Il soulève des batteries qui pèsent jusqu’à 100 kilos, sa peau et ses vêtements aspergés d’acide. Il appelle son travail ‘son dernier recours’ et élève des pit bulls pour gagner un peu plus d’argent afin de donner à manger à son fils de deux ans, Za’Mir.

“Je le laisserai jouer au football”, déclare White à propos de Za’Mir. «  Je ne le laisserai simplement pas aller dans une université qui traite [les joueurs] comme Oklahoma State m’a traité  ».

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De retour à Bryan, Woods se souvient de l’incident qui l’a fait passer d’un receveur avec des espoirs de passer en NFL à un joueur qu’OSU a renvoyé.

C’était un matin de juillet 2007, un vendredi 13, et Woods se trouvait dans la salle de musculation, préparant sa saison sophomore. Il faisait des step-ups sur une machine, avec une barre de 90 kilos sur les épaules, un exercice que les joueurs font souvent sans surveillance. Une fois sa séance terminée, Woods s’aprêtait à remettre en place la barre et s’est tordu la cheville. En tombant, la barre s’est abattue sur son dos, le pliant en deux.

Woods ne s’est pas mis à hurler. Il a simplement demandé à un coéquipier de lui donner un coup de main. Et il a essayé de se relever. «  Je ne pouvais pas sentir mes jambes  », déclare Woods. «  Après ça, je me suis rallongé, et c’est là qu’est venue la douleur…  »

Woods a perdu connaissance et s’est réveillé plus tard dans la nuit dans une unité de soins intensifs de Mercy Hospital à Oklahoma City, où on lui a indiqué qu’il s’était fracturé deux vertèbres. Il était plein de tubes et incapable de bouger le bas du corps. Lorsque sa mère est venue lui rendre visite, elle a passé tout son temps à pleurer dans un coin de la chambre. Elle ne s’est pas sentie capable de retourner à l’hôpital par la suite, veillant dans un hôtel des environs.

Avant l’accident, Woods était considéré comme l’un des joueurs les plus prometteurs des Cowboys. Il a disputé 13 matchs en tant que freshman, générant l’excitation des coaches du fait de sa vitesse sur les tracés profonds. Il a été brillant lors du match de printemps de 2007 avec quatre réceptions, 111 yards et deux touchdowns, et il était inscrit officiellement titulaire. Mais rien de tout ça ne comptait plus.

Lors de son deuxième jour d’hospitalisation, Woods a été capable de bouger les orteilles. En deux semaines, après un traitement de kinésithérapie, il marchait. Les médecins n’étaient pas certains qu’il pourrait rejouer au football un jour, mais il a recommencé une légère préparation physique. Selon Woods, un préparateur physique lui a demandé s’il comptait attaquer l’université en justice pour négligence quant à sa blessure. Woods a répondu au préparateur qu’il ne le ferait pas, parce qu’Oklahoma State révoquerait sans doute sa bourse universitaire s’il le faisait. «  J’étais délirant  », dit Woods.

Woods a pris un redshirt pour la saison 2007 et a fait suffisamment de progrès pour retourner à l’entraînement de printemps 2008. Mais huit mois auparavant, il avait perdu les sensations dans le bas du corps, et avec cela son explosivité. Dans le même temps, l’université l’envoyait donner des interviews, construisant du buzz sur son retour. Durant les dernières minutes sans importance d’une victoire écrasante à la maison contre Iowa State (59-17), une passe a finalement été lancée en sa direction, qu’il a captée pour un gain de sept yards. Les fans qui étaient restés ont offert à Woods une standing ovation, en approbation de la belle histoire.

Tôt dans le semestre de printemps 2009, Woods a été convoqué à une rencontre avec Gundy et un coach assistant. Selon Woods, Gundy lui aurait déclaré qu’il n’appréciait pas son comportament et qu’il ne lui voyait pas d’avenir à Stillwater. Woods affirme qu’il ne pense pas qu’il ait fait quoi que ce soit qui puisse mettre en péril sa carrière.

L’université a donné à Woods une exemption médicale, ce qui signifie qu’il pouvait conserver sa bourse universitaire sans jouer au football. Ce qui peut apparaître comme un geste de classe n’est en fait qu’un moyen de se débarrasser du problème Woods  : avec l’exemption, sa bourse universitaire ne compte plus dans le total de 85 bourses autorisées pour l’équipe de football. Bien qu’il fut encore capable de jouer – il a participé à cinq matchs la saison précédente – il n’était plus un talent prometteur. Woods déclare qu’il n’était plus d’aucune utilité pour la fac, particulièrement du fait de ses performances limitées après son retour de blessure. Il est resté à Stillwater jusqu’au semestre d’automne de 2009. Il s’est finalement décidé à transférer pour Central Oklahoma, une université de Division II à Edmond, où il allait jouer de nouveau.

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RB Herschel Sims, Oklahoma State

Lorsque Miles, Gundy et leurs assistants rencontrent des recrues, ils parlent souvent de l’atmosphère familiale à Stillwater et du fait qu’ils s’occupent des joueurs comme ils s’occuperaient de leurs propres enfants. Ce n’est que du boniment standard de recrutement, mais les parents et les recrues y croient, spécifiquement les adolescents qui n’ont pas une vie familiale stable et également ceux qui ont suffisamment conscience de leurs limites qu’ils savent avoir besoin de discipline et d’encadrement.

Herschel Sims était l’un de ces ados. A sa signature pour Oklahoma State alors qu’il était running back à Abilene (Texas) High en 2011, il avait déjà fait l’expérience des difficultés. Lorsqu’il était enfant, sa mère a été envoyée en prison pour huit ans pour ne pas avoir dénoncé les abus sur enfant qu’Herschel avait subi de la part de son beau-père, qui a été condamné à 25 ans de prison pour ces mauvais traitements. Sims raconte que son beau-père lui attachait régulièrement les mains à une poignée de porte et les pieds au bout d’un lit avant de le fouetter. «  Tout ça a duré entre deux et trois ans  », déclare Sims. «  C’était hurlements sur hurlements  ».

Après l’emprisonnement de sa mère, Sims est passé de foyer d’accueil en foyer d’accueil, a vécu avec de nombreux parents, passant une année dans un quartier chaud de Los Angeles. «  C’était effrayant  », dit-il, «  J’ai du supplier ma grand-mère de me renvoyer au Texas. Il y avait tellement de [fusillades]  ».

Lorsque les coaches d’Oklahoma State ont commencé à courtiser Sims, ils auraient pu découvrir les abus subis par le joueur en faisant simplement une vérification de son passé, ce que certaines universités (mais pas OSU) font au sujet de leurs recrues. Ou bien, les coaches auraient pu lui demander pourquoi il avait si souvent changé de lieu de résidence, et il aurait apprécié de pouvoir répondre à ce genre de questions. Mais, pour Sims comme pour de nombreux autres Cowboys, l’intérêt du staff semblait se cantonner uniquement à ce que les recrues pouvaient apporter sur le terrain. Les coaches vendaient la promesse de bien s’occuper de jeunes en difficulté, mais peu d’entre eux se souciaient de découvrir les origines de ces difficultés.

Le defensive end William Bell affirme que, avant qu’il ne s’engage en 2004, les coaches ne savaient pas qu’il était un consommateur régulier de drogue. A Stillwater, il s’est retrouvé dans un milieu où les drogues étaient faciles d’accès et les études loin d’être une priorité. Il s’est mis à vendre de la marijuana et de la méthamphétamine et a fini par être renvoyé pour avoir violé le règlement de l’équipe en mai 2005, après une saison redshirt. Le linebacker Marcus Richardson s’est enrôlé dans un gang avant son douzième anniversaire, a vendu de la drogue et commis des cambriolages en grandissant à Madison, Florida. Richardson était troisième à son poste dans l’ordonnancement de l’effectif en 2008 quand, selon lui, des conflits avec les coaches et un manque de temps de jeu l’ont conduit à quitter la fac pour rejoindre sa famille à Seguin, Texas. Il est retourné à la vie de criminel à laquelle il avait brièvement échappé. Aujourd’hui, il vit dans l’Unité Ruben M. Torres, une prison d’Etat près de Hondo, T exas, et a déjà purgé 3 des 15 ans de sa peine pour cambriolage aggravé.

“C’était une situation merdique”, dit Richardson au sujet d’Oklahoma State. «  J’ai vu que le football universitaire est un business… La seule relation que les coaches ont avec les joueurs, c’est de leur dire ‘OK, tout le monde, si vous n’êtes pas bons sur le terrain, moi je vais me faire virer…  ».

Si Oklahoma State s’était penchée sur le passé de Herschel Sims, son arrivée à Stillwater aurait coïncidé avec des séances de counseling menées par du personnel qualifié, ce qu’un programme qui a généré plus de 41 millions de dollars n’aurait aucun problème à financer. «  Je crois que ça m’aurait vraiment aidé  », dit Sims. Peut-être que si Sims avait été une star, Gundy se serait montré plus proactif avec un joueur qui, vers la fin de son année freshman, a détourné 700 $ du compte d’un coéquipier. Lorsque Gundy a été mis au courant, il a simplement demandé aux deux joueurs de s’arranger entre eux, selon Sims. Sims a demandé à voir Gundy pour l’aider à résoudre son problème, vu qu’il avait déjà dépensé les 700$ et ne pouvait pas rembourser son coéquipier. Il affirme que Gundy lui aurait indiqué qu’il n’y avait pas lieu de discuter. En juin 2012, alors que Sims n’avait toujours pas rendu l’argent, son coéquipier s’est tourné vers la police. Peu de temps après, Gundy renvoyait Sims de l’équipe. Sims fut ensuite accusé de faux en écriture au second degré, délit pénal pour lequel il a plaidé coupable et reçu une condamnation différée.

Le renvoi de Sims était sans doute justifié, mais l’université a montré une volonté de passer outre des infractions graves si le joueur en cause était quelqu’un que les Cowboys tenaient à avoir sur le terrain. En 2010, Jamie Blatnick était un élément majeur au poste de defensive end bien qu’ayant plaidé coupable en août précédent de l’accusation (mineure, correctionnelle) d’agression envers un coéquipier qu’il avait frappé au visage avec une bouteille de bière. (L’accusation a été réduite après que le coéquipier a demandé au procureur d’abandonner les poursuites pour agression aggravée [pénale]). Le receveur Bo Bowling a également joué un rôle important cette saison-là après avoir plaidé coupable de deux accusations de possession de drogue. Il risquait au départ une condamnation pénale pour intention de vente de marijuana mais un témoin clé a refusé de collaborer avec les services du procureur. Durant les saisons 2006 et 2007, Chris Collins était un pion important au poste de linebacker bien qu’étant sous le coup d’accusations d’agression sexuelle sur une fillette de 12 ans. (Il a par la suite plaidé coupable d’une de ces accusations).

Sims aurait-il été traité différemment s’il avait été plus performant sur le terrain ? “Je ne jouais pas beaucoup et n’apportais pas grand-chose à l’équipe, il était donc facile pour eux de me laisser partir” déclare Sims. “C’était tout pour le football. Ils se moquaient bien de ce par quoi je passais”.

Sims est aujourd’hui junior à Abilene Christian (Texas), où il y a selon lui une bien meilleure structuration. Il ajoute : “Ici, ils prennent bien soin de nous”.

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WR Artrell Woods, Oklahoma State

Lorsque Woods était à Bryan High, il a développé une relation forte avec un coach de basketball qui donnait également des cours d’animation. En 11° et 12° grade (NdT : des lycéens de 16-18 ans environ), il s’est investi dans ces cours comme il ne l’avait jamais fait avant. C’était la première fois à son souvenir qu’il ressentait un vrai enthousiasme pour l’école. Il en est venu à penser que si ça ne marchait pas dans le football, peut-être qu’il pourrait travailler dans l’animation, peut-être même devenir designer de jeu vidéo.

A son arrivée à Oklahoma State, il pensait qu’il pourrait commencer à suivre des cours pour avancer dans ce plan B. Il a rencontré des conseillers scolaires et on lui a dit qu’il y avait certaines matières qu’il valait mieux éviter quand on était joueur de football car la planification horaire des cours entrait en conflit avec l’entraînement et/ou demandaient trop d’investissement personnel. “Ils m’ont juste dit de prendre telle ou telle matière, celles qu’ils choisissaient à notre place”, déclare Woods. “Ils m’ont dit de ne pas m’inquiéter au sujet de ma dominante avant mon année junior”. Il a fait ce qu’on lui a dit, prenant les matières qu’on lui indiquait, ne parlant même plus de son projet au cas où ça ne fonctionnerait pas au niveau du football.

En 2010, lorsque Woods a transféré vers Central Oklahoma, il a parlé de son souhait de concevoir des jeux vidéos à un conseiller. On lui a indiqué que, compte tenu des matières qu’il avait suivi à Oklahoma State pendant trois ans, obtenir un diplôme en programmation informatique nécessiterait plusieurs années d’études suppémentaires à l’université. Woods ne pouvait pas payer pour ça, alors il a suivi les cours pour un diplôme d’études générales. (Selon l’université, il n’a pas encore obtenu son diplôme). Woods a suivi une matière de son choix, Programmation Débutants, au cours de son dernier semestre et il dit qu’il a aimé cette matière. Mais cette expérience a été course et douce-amère. Des cours de présentation des bases de la programmation, après tout, il aurait du les suivre au début de sa scolarité à Oklahoma State.

A la fin d’une longue discussion pleine d’émotions, Woods déclare qu’il espère encore entreprendre une carrière dans la conception de jeux vidéos. Il a partagé avec nous quelques vagues idées sur les moyens de lever les fonds lui permettant d’acquérir le matériel informatique adéquat – de l’argent, croit-il, que l’université lui doit pour les souffrances qui lui ont été infligées.

Une fois répondu à la question qu’est-il arrivé à Artrell Woods ?, il se lève difficilement, marche jusqu’à sa voiture d’emprunt, et se glisse à l’intérieur précautionneusement, pour ne pas se faire mal au dos. Woods soupire et se cale dans le siège du conducteur, la tête baissée, peu pressé de mettre le contact et d’apprendre qu’il ne lui reste qu’un tout petit peu d’essence dans le réservoir…

Traduction libre de l’enquête de Thayer Evans et George Dorhmann pour SI et SI.com. Toutes les éventuelles approximations de traductions sont du fait de Verchain.

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I Got Mail… Ou Pas…

Dans cette section, amis lecteurs, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez. Si vous avez des questions, à l’avenir… Pour cette semaine, on passe au-dessus de tout ça, on reviendra, peut-être… Ou pas…

Bartholomeo : Pour situer les choses dans le contexte pour les lecteurs, un mini-débat s’était installé en interne (machine à café, TBP Building, NYC) concernant la comparaison entre Teddy Bridgewater et un de ses aînés au moment de rédiger le premier article sur les espoirs NFL : Verchain estime que le QB de Louisville rappelle Mark Sanchez tandis que je trouve la similitude avec Aaron Rodgers plutôt frappante (dans le genre pocket passer). Comme je prenais la décision finale, c’est moi qui ai gagné ! Mais Verchain étant l’un des rédacteurs les plus expérimentés au niveau college football et NFL de la rédaction, et le débat pouvant être intéressant, nous allons le prolonger et vous pourrez aussi interagir dans la partie commentaires. Nicolas de la rédaction avait également un avis sur la question. Donc, Verchain, en quoi Bridgewater te rappelle-t-il Sanchez ? Époque USC ou Jets ? La parole est à la défense !

QB Teddy Bridgewater, Louisville

Je ne vais pas faire dans la longueur pour fournir des explications. J’ai tout d’abord souhaité jouer la provocation en mentionnant Mark Sanchez sur ta proposition de comparer Bridgewater à Dieu, connu dans le monde des hommes sous le nom d’Aaron Rodgers.

Pourquoi ? Sanchez arrivait à la draft avec une réputation de cador à USC. Ahem, on a vu le cador… J’ai peur que Teddy B ne soit pas tout à fait aussi bon que ce qu’on prétend, une fois passé au niveau professionnel, malgré toutes ses qualités et son gros bras…

Teddy B a des stats très intéressantes pour un quarterback, en termes de complétions, notamment. Mais il faut bien avouer qu’il ne croise pas des défenses exceptionnelles au cours de son parcours. Certes, il y a eu la défense de Florida pour la victoire un peu surprise des Cardinals la saison passée… Mais bon… Rodgers affrontait à l’époque selon moi des meilleurs adversaires dans la Pac10.

En termes de stats, Teddy B est même meilleur que Rodgers… Ma comparaison avec Sanchez tient aussi au fait que Bridgewater monte progressivement de niveau, va sans doute faire une excellente dernière saison… Comme Sanchez… avant de se rétamer chez les pros…

Bref… Je vais même être cruel jusqu’au bout… En fait, en termes d’opposition et de performances, je pense un peu à… Byron Leftwich… Ouch… Rodgers me semble plus mobile que Bridgewater, plus à même d’improviser, moins mécanique… Même si Bridgewater est plus mobile que la statue qu’était Leftwich, qu’il a un indéniable talent, je demande à voir ce qu’il peut donner chez les pros, notamment sur sa capacité à anticiper la pression défensive…

Et puis, bon, Bridgewater se compare lui-même à Peyton Manning, donc…

#NotImpressed.

Angelo Morana : Salut, petite question au sujet des classements : en regardant le classement de l’ACC Coastal, je vois que Virginia Tech (3-0 6-1) est devant Miami (1-0 5-0). Ma question est donc : est ce que les résultat en conférence priment sur les résultats globaux ?

Tu as tout compris. Dans les classements, ce sont les résultats de conférence qui priment. Miami n’a disputé qu’un seul match en ACC (la victoire contre Georgia Tech) et se retrouve donc au classement derrière les Hokies qui ont déjà disputé trois matchs dans l’ACC et sont invaincus eux aussi. Et merci pour le petit compliment contenu dans ton mail.

Verchain’s Games To Watch This Week

L’équipe de rédaction de The Blue Pennant vous présentera demain les matchs les plus intéressants à suivre cette semaine. Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne moi aussi mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain…

– Florida Gators at Missouri Tigers
Peut-être la fin de la belle histoire de Mizzou cette saison. En l’absence de leur quarterback titulaire James Franklin, les Tigers auront du mal à disposer de la belle défense des Gators qui, même si elle est moins dominante qu’on peut le penser parfois…

– Central Florida Knights at Louisville Cardinals
UPSET ALERT
Dans un calendrier rempli d’équipes en carton, les Cardinals ont l’occasion de rencontrer une équipe qui a poussé les Gamecocks de South Carolina dans leurs derniers retranchements. Louisville ne m’impressionne pas plus que ça cette saison, et il se pourrait bien qu’ils disparaissent des classements avec une défaite contre UCF ce vendredi…

– Florida State Seminoles at Clemson Tigers
LE match de l’ACC (pour l’instant…). L’une des deux équipes verra ses chances de figurer au BCS Championship réduites à néant. Tout est réuni pour un match entouré de hype. Tajh Boyd contre Jameis Winston sur la route du Heisman Trophy. Death Valley, et les Tigers qui dégringolent de la coline. Le match à ne pas manquer de la semaine.

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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4 commentaires

4 Comments

  1. Nicolas N.

    16 octobre 2013 at 11h13

    Alors, sur le début sur Bridgewater…

    – Premièrement, je le trouve vraiment pas aussi statique que tu le dis, Verchain. Et si on devait faire une comparaison actuelle avec Rodgers, il me semble clair que le petit Teddy le fume en un rien, le Tonton… Tu as vu les 5 matchs de Green Bay cette saison ? Rodgers a clairement un soucis de confiance en ce moment pour lancer le ballon ou même simplement lire les défenses adversaires. Il se repose beaucoup trop sur son OL et quand il voit que celle-ci flanche, il se laisse sacker lamentablement. C’est quelque chose que ne fais pas Teddy Bridgewater. J’ai d’ailleurs beaucoup plus confiance dans ses capacités à courir, qu’en celles de Rodgers. Mais bon, Tonton se fait déjà vieux, donc la comparaison entre les deux est déjà difficile…

    – Deuxièmement, sur son futur échec ou non en NFL… Encore une fois, je crois qu’affronter des équipes de college football très fortes avant une saison rookie en NFL, ça n’a aucune importance. Combien de QB ont gagné des Heisman, ou on fait des exploits à l’université et se sont ramassés complètement en NFL ? C’est une question de mental, pour eux, le passage chez les pros. Soit tu as le mental pour t’habituer rapidement à une ligne qui est totalement différente de celle dans laquelle tu as joué à l’université, et tu as l’habilité de garder et d’améliorer ton talent, soit tu te plantes parce que la pression est trop grande pour toi… Et l’équipe qui te drafte aussi beaucoup à jouer dans l’équation.

    Honnêtement, quand je vois ce que fait Luck chez les Colts, par exemple, je me dis que Bridgewater n’aura aucun soucis à se faire en NFL… Idem pour Griffin, même si il est en plein sophomore slump… Mais ça, c’est une autre histoire.

    • tnarref

      16 octobre 2013 at 20h31

      C’est pas tellement comparable, Luck (Pac 10/12) et Griffin III (Big 12) jouaient contre des vrais équipes, après c’est sûr que la compétition rencontrée au niveau NCAA ne fait pas tout (demandez à Big Ben, Kaep et Flacco) mais ça reste un plus indéniable.

      Je pense que Teddy va faire un très bon QB en NFL, mais on va pas avoir des prospects du niveau de Luck/RG3 avant un petit moment.

  2. Tuzzz

    17 octobre 2013 at 14h15

    Se comparer à Manning et/ou être comparé à Dieu, rien que ça…Je l’ai pas trop vu jouer donc j’aurais du mal à me faire une idée, mais il faut espérer qu’il est surtout costaud dans sa tête pour ne pas imploser notre petit Teddy! Sinon les critiques de Rodgers de Nicolas sont plutôt fondées bien que sévères: une ligne en bois avec des blessés à la pelle et un corps de WR qui ressemble de plus en plus à une bande de GIG/GIC (et des coureurs rookies, bien que talentueux), sa fiche n’est pas si catastrophique pour le moment. Et puis, son aura divine va bientôt (I hope) revenir pour bouter les Bears une fois de plus 🙂 même si pour le 2eme titre de MVP il faudra repasser, je garde espoir en me rappelant 2011, en priant Dieu pour un même hiver…

    Sinon, comme j’étais au lycée à l’époque et que le college football ne faisait pas (encore) partie de mes intérêts, je n’ai pas vraiment suivi sa carrière divine d’ours doré à Berkely. Ô toi Verchain, qui est grand et sage, pourrais-tu en faire un petit résumé bien ficelé dont tu as le secret dans ton mailbag de la semaine prochaine?

    Un merci et un bisou

    • Verchain

      17 octobre 2013 at 21h21

      Je vois ce que je peux faire, même si ça sort un peu du spectre de parler d’un joueur pro, mais bon, en se contentant de sa carrière universitaire, ça passera. Et puis, parler de Dieu et évangéliser les foules, c’est toujours positif…

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 15

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Je n’ai pas pu résister au plaisir de vous livrer mon #NotImpressed de la semaine dès dimanche dernier, atterré devant mon streaming d’ESPN. Entre Herbstreit, ancien d’Ohio State rappelons le qui se félicitait du choix du comité, Reece qui disait amen à tout, David Pollack qui avait un peu de retenue, Bob Fuckin’ Bowlsby au téléphone, Nick Saban qui disait tout le bien qu’il pensait d’Ohio State, etc, je n’ai pas pu m’empêcher de dégainer (oui, elle me le reproche souvent, aussi…).

Bref, je ne vais pas en remettre une couche.

Il y aura un CFR spécial la semaine prochaine pour vous proposer mes impressions sur les bowls qui ont été annoncés. Tous les bowls. Les 38.

C’était le dernier #NotImpressed de la saison. Merci pour votre fidélité.

Ah, tiens, Bowl-wise, voilà l’effet que ça fait au Président de l’Université du Tennessee de voir les Vols disputer le TaxSlayer.com Bowl, un bowl qui n’est que dans les rangs 3 à 8 du calendrier bowls SEC… Pauvre homme…

Bah, juste après, il a sorti le chéquier pour rallonger coach Butch Jones à 3,6 millions de dollars par saison jusqu’en 2020…

And In Other College Football News

Dernier rendez-vous avec les salaires des coaches. Cette semaine, donc, pour boucler la boucle, la Conférence USA.

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Florida Atlantic Charlie Partridge $500,000 $2,590,000 5 years $500,000 $30,000
Florida International Ron Turner $550,000 $2,700,000 5 years $500,000 $20,000
Louisiana Tech Skip Holtz $500,000 $2,500,000 5 years $200,000 $25,000 $150,000
Marshall Doc Holliday $600,000 $2,400,000 4 years $175,000 $20,000
Middle Tennessee Rick Stockstill $701,504.14 $4,209,024.84 6 years $10,000
North Texas Dan McCarney $710,000 $3,704,200 5 years $600,000 $500,000
Rice David Bailiff
Southern Miss Todd Monken $700,000 $2,800,000 4 years $700,000 $15,000
UAB Bill Clark $500,000 $1,500,000 3 years $450,000 $25,000 $50,000
UTEP Sean Kugler $500,000 $2,500,000 5 years $280,000 one month base salary $100,000
UTSA Larry Coker $425,000 $2,375,000 5 years $400,000
Western Kentucky Jeff Brohm $600,000 $2,400,000 4 years $600,000 $50,000
Old Dominion Bobby Wilder

Charlie Partridge : augmentation de 5% chaque 1er juillet à partir de 2015. Bonus de présence de 40000$ au 1/7/2016 et 20000$ au 1/7/2018. L’université fournit une voiture de fonction. Une loge au stade. 6 tickets à la saison pour le basket. 12 tickets pour les matchs à l’extérieur (première fois que je vois ça).

Nom de plombier, allure de plombier, job de plombier

 

Ron Turner : prime de présence de 50000$ chaque 1er mars jusqu’en 2017. 20 tickets pour les matchs à domicile.

Skip Holtz : 0,3 million chaque année garantis versé par la Louisiana Tech University Foundation, pour les apparitions médias et de levée de fonds. Permission de négocier son propre contrat équipementier pour ses chaussures et ses fringues (bon, apparemment, il n’a pas eu de contrat avec Armani…). Une voiture de fonction, possibilité d’une deuxième (hey, il est donc célibataire). Cotisation payée à un country club.

‘OK Corral’, c’était mieux avant…

 

Doc Holliday : ouais, il a le nom du personnage joué par Val Kilmer dans Tombstone, où Kurt Russell joue Wyatt Earp. 0,3 million pour les apparitions médias, 0,1 million pour les opérations de levée de fonds. 25000$ versés par le Marshall University Football Enhancement Fund. Deux voitures de fonction avec l’assurance et l’entretien payés. Cotisation payée à un country club. 20 tickets pour les matchs à domicile et 4 tickets pour le basket. Buyout de 2 millions de dollars s’il devient le coach de West Virginia.

Rick Stockstill : augmentation de salaire de 100 000$ si l’APR est de 930 ou plus (Academic Progress Rate, ou une mesure des chances d’obtention du diplôme des étudiants athlètes), si l’équipe a un record positif et gagne 5 matchs de conférence, si aucune violation de niveau 1 ou 2 des règlements NCAA n’est relevée pendant la saison. Si ces mêmes critères sont remplis, prolongation automatique d’un an du contrat. 75000$ de revenu annuel pour les apparitions TV, radio et Internet (bizarre, on n’a pas vu de une de Paper avec Rick Stockstill – Breaking The Internet…). 5000$ de primes par tranche d’augmentation des revenus des tickets de 100000$. 4000$ de prime par tranche d’augmentation des donations de boosters de 100000$. Une voiture de fonction ou allocation mensuelle de 600$. Défraiement de 400$ par mois pour ses menues dépenses. 20 tickets pour les matchs à domicile. J’adore son contrat. Rien que le montant de son salaire garanti qui se termine par 14 cents me fait tripper…

Dan McCarney : 50000$ pour les apparitions télé. Primes de présence s’il termine chaque saison de 60000$ en 2014 puis 70k, 90k, 110k pour finir à 124200$ s’il termine la saison 2018. 15000$ de prime pour chaque saison à plus de 7 victoires. Voiture de fonction PLUS allocation de 900$ par mois pour payer l’assurance, le carburant et l’entretien. Cotisation payée à un country club.

Todd Monken : une voiture de fonction avec l’assurance payée. Loge privée dans la tribune de presse, plus 20 tickets pour les matchs à domicile. 6 tickets pour le basket. Cotisation payée à un country club.

Bill Clark : 25000$ pour les apparitions médias et le ‘talent’ (no kidding), 25000$ pour les opérations de promotion et de levée de fonds. 10000$ de prime pour des abonnements entre 5000 et 7499, 20000$ de 7500 à 9999 et 30000$ pour plus de 10000 abonnements à la saison vendus. 25000$ pour 7 victoires et 5000$ par victoire supplémentaire jusque 10. 10000 dollars de prime pour une victoire contre une Power Five. Deux voitures de fonction ou allocation de 750$ par mois par véhicule loué. Cotisation payée à un country club.

Sean Kugler : 220000$ pour les apparitions médias et les discours en public. Toutes les primes de bowl et autres sont exprimées en mois de salaire. Par exemple, un mois de salaire pour plus de 6 victoires dans la saison. Deux voitures de fonction fournies par un concessionnaire local. Cotisation payée à un country club.

Larry Coker : 25000$ pour les apparitions médias et les discours en public. Augmentation annuelle de 25000$. Une voiture de fonction ou 600$ par mois d’allocation. 24 tickets pour les matchs à domicile, plus une loge privative. Cotisation payée à un country club. Jusqu’à 185000$ de primes liées à la performance de l’équipe (non détaillées).

Jeff Brohm : prime de 50000$ pour gagner plus de 6 matchs, prime de 25000$ si l’affluence moyenne au stade est supérieure à 12000. L’université fournit une voiture de fonction et paie l’assurance, avec la possibilité d’une deuxième voiture (ce qui, selon les standards habituels, implique que Brohm est célibataire, mesdemoiselles…). 10 tickets pour les matchs à domicile. S’il est viré, il ne peut pas entraîner une équipe du Kentucky pendant deux ans.

Rice a refusé de communiquer les éléments salariaux de David Bailiff puisque la faculté est totalement privée.

Les éléments salariaux du coach d’Old Dominion Bobby Wilder n’ont pas été examinés par Newsday, dont la base de données vous a été traduite ici dans le cadre de cette suite de news sur les salaires des coaches. Cependant, comme votre ami Verchain ne recule devant rien (ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît), il vous a trouvé le package de Bobby.

Salaire de base de 220000$ pour cette saison, 239500$ la saison prochaine et 270000$ en saison suivante. Salaire complémentaire versé par des fonds privés de 180000$ et prime pour les apparitions médias de 75000$ (qui passera à 100000$ en 2016-2017). Wilder a négocié une clause de licenciement sans cause à hauteur de 1,8 millions en 2013, somme qui diminue de 0,2 million à chacune des saisons suivantes. Ainsi, s’il est viré en 2015, il recevra 1,4 millions.

Par contre, je n’ai pas trouvé les autres trucs qui m’amusent comme les primes à la con et les cotisations à un club de strip…

Verchain’s Game To Watch This Week

Bah, cette semaine, rien, juste le match habituel qui clôture la saison entre les Midshipmen de Navy et les Black Knights d’Army. Si vous aimez la triple option, ou si le simple nom de Ken Niumatalolo vous amuse, vous pouvez regarder. Si vous êtes totalement drogué au football, vous pouvez regarder… Moi, je pense que je regarderai ce truc. Parce que ce ne sera pas pire que certains des bowls qui nous attendent.

L’édition spéciale Viewer’s Guide du College Football Report vous attendra en début de semaine prochaine. Ensuite, la voix de Verchain s’éteindra. Enfin, celle qui venait vous chatouiller hebdomadairement. Elle reviendra, ponctuellement, ne serait-ce que dans les commentaires. Ne serait-ce que parce que j’ai une copie du Wainstein Report sur North Carolina à vous dévoiler…

Et puis, il y a aura une nouvelle saison qui débutera fin août, non ?

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 : Special CFP Edition

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed. CFP Edition.

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Devant les caméras d’ESPN, avec Reece Davis derrière le micro et tous les guignols comme votre serviteur qui regardent le truc par des moyens détournés, Jeff Long, le chef d’une nouvelle mafia qui vient remplacer le Cartel, vient d’annoncer les demi-finales du premier College Football Playoff de l’histoire.

#1 Alabama Crimson Tide (SEC Champion, 12-1) face à #4 Ohio State (Big Ten Champion, 12-1)

#2 Oregon Ducks (Pac12 Champion, 12-1) face à #3 Florida State Seminoles (ACC Champion, 13-0)

Are you kidding me ????

Rien à dire sur la demi-finale qui opposera Oregon à FSU, elle était attendue, elle était programmée, il était écrit qu’elle devait se produire.

Rien à dire sur le choix d’Alabama comme numéro 1 du classement. Le Tide a remporté la plus difficile conférence du paysage, la plus difficile conférence du paysage, avec une défaite qui est tout sauf humiliante au compteur contre Ole Miss, une équipe de la SEC West, qui a également battu Mississippi State qui ne comptait qu’une défaite contre Alabama au moment de croiser la route des Rebels. Un accident de parcours, à l’extérieur, ça arrive.

Ohio freakin’ State ????

Shoot me in the head, right now.

On parle d’une équipe qui a été battue A DOMICILE, dans l’imprenable Horseshoe, par VIRGINIA FUCKIN’ STATE. Une équipe avant-dernière de sa division, l’ACC Coastal, dont le champion, Georgia Tech, a terminé avec un record de 6-2 en conférence. Une équipe qui a perdu contre East Carolina de l’AAC, contre Miami, Pittsburgh, Georgia Tech, le Boston College et WAKE FOREST, dans le cadre du pire match de la saison en Power Five, un lavement à 6-3 EN PROLONGATION !!!!!!

Big Ten bias !!!!

Bob Bowlsby, commissionnaire de la Big 12

Sortez les théoriciens du complot !!! Il n’y a pas eu d’avion dans le Pentagone ??? Il y a eu, alors, un jeu de pouvoir, avec deux des ex-coaches faisant partie du CFP Selection Committee liés à la Big Ten : Barry Alvarez de Wisconsin et Tom Osborne de Nebraska. De qui se moque-t-on ? Sans compter que le tristement célèbre Jim Delany, le commish de la Big Ten, a sans doute du trouver un moyen de pousser son jeu de pouvoir suffisamment loin pour avoir une quelconque forme d’influence.

Le grand perdant de l’année dans la course au playoff est donc la Big 12. Paie ta crédibilité. Tu t’appelles Big Twelve et t’as que 10 équipes dans ta conférence. Non mais allo quoi. C’est comme si je disais tu t’appelles Big Ten et t’as 14 équipes dans ta conférence.

Que les présidents des universités de Texas, Oklahoma, Texas Christian, Baylor, Iowa State, West Virginia, Texas Tech, Kansas, Oklahoma State et Kansas State se réunissent et licencient sur le champ Bob Bowlsby. Le commissionner de la Big 12 est autant responsable que le comité de ne pas avoir de représentant de la conférence en playoff. Oui, d’une des deux seules conférences à jouer 9 matchs en conférence, avec la Pac12.

Bowlsby est le pitre en chef qui a refusé de nommer ONE TRUE CHAMPION dans la Big 12, alors que le règlement de sa conférence indique qu’en cas d’égalité, l’équipe qui remporte la confrontation entre deux équipes est nommée championne. Et cette équipe est Baylor. Alors, en croyant favoriser sa conférence par rapport à la perception que TCU était plus appréciée du comité que son VRAI CHAMPION Baylor, Bobby nous l’a jouée ‘co-champions’. Et ça vient de lui péter à la face comme à n’importe quel terroriste qui essaie de se fabriquer sa propre petite bombinette. Ridicule.

Les explications de Bowlsby sur ESPN sont à pleurer de rire. ‘Le comité ne nous a pas dit que c’était important d’avoir un match de championnat, si on avait su on aurait fait autrement’. Mais combien ce type est-il payé pour dire ça ? Le tiebreaker prévu par le règlement n’est pas pour désigner un champion, mais le représentant de la Big12 pour le Bowl avec lequel elle est sous contrat, le Sugar. Alors, ça s’appliquera l’an prochain. Non mais. Je ne savais pas que n’importe quel comédien de stand-up pouvait devenir commish d’une Power Five ! Gad Elmaleh comme commish de la Big 12.

Jeff Long, le Parrain lui-même, a avoué à ce cher Reece (qui est d’accord avec tout ce qui vient d’une quelconque forme de pouvoir) que le fait de ne pas avoir de champion unique a pu coûter à la Big 12.

De même, le membre du comité de sélection lié à la Big 12, le Director of Athletics de West Virginia, ne devrait pas pouvoir sortir de la prochaine réunion des AD de la Big 12 autrement que couvert de goudron et de plumes.

WR Devin Smith, Ohio State

Même Paul Finnebaum est d’accord pour dire que ce comité vient de poser sa première bouse. Pas mal pour une première édition, gentlemen (and lady Condi, oeuf corse). Comment expliquer que TCU, classé troisième la semaine passée, se retrouve soudainement dehors, sans perdre ?

C’est le retour du BCS, dans une nouvelle forme. Lou Holtz est d’accord avec le comité. Voilà qui devrait suffire à vous convaincre que ces messieurs et madame ont fait n’importe quoi.

C’est le retour du What have you done for me lately ! Une victoire impressionnante en dernière semaine, et on oublie tout.

Ohio State a joué Navy, Kent State et Cincinnati hors conférence en plus de la sublime défaite A DOMICILE contre Virginia Tech. Voilà de quoi vous impressionner ?

Au moins, Florida State a joué Notre Dame, Oklahoma State et Florida en plus de Citadel. Et ils sont invaincus. Oui, ils gagnent moche, oui ils ont eu du mal à battre Georgia Tech. Mais ils sont là à 13-0, devant Ohio State.

Ohio State est le champion de la sixième division du college football. La Big 12 à division unique est la quatrième division du truc.

Retournez le problème dans tous les sens, et vous arrivez à la même réponse : This is an outrage !

Manquerait plus que la B1G nous ressorte ses divisions Leaders et Legends, tiens, pour que la fête soit totale.

Et Verchain est #NotImpressed.

Just two words for you : Suck it ! Pardon. ROLL TIDE !

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 14

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Eh bien voilà.

Voilà la dernière livraison du College Football Playoff Selection Committee. Pas dans sa version Verchain. Dans celle qui passe sur ESPN…

So, what ?

En bon avocat des causes impossibles (comme le maintien de Brady Hoke à la tête de Michigan. Just joking), Verchain is #NotImpressed. Non, pas impressionné… Verchain is #Outraged !!!

Plus que jamais, il est temps de se demander ce que fout ce comité.

Les fans de Florida State sont fous furieux de voir leur équipe descendre lentement au classement à chaque victoire arrachée de manière de plus en plus moche et/ou de plus en plus limite (que ce soient Louisville, Miami, Boston College ou Florida…). Ils ont raison, quand on est fan on ne voit pas les limites de son équipe (et on désigne Duke Johnson parmi les trois meilleurs coureurs de la division FBS…). Mais vu de l’autre côté du Sunshine State (la Floride, jeunes gens), Verchain trouve que, si FSU mérite d’être dans les 4, elle ne mérite pas mieux que sa quatrième place.

Non, la raison de l’énervement de votre ami Verchain (et il vaut mieux ne pas réveiller le dragon…), c’est le cas de Baylor.

Mais personne n’aime Baylor. PERSONNE N’AIME BAYLOR !!!!!

1) TCU est classée devant Baylor.

Oui, alors que TCU a été battue par Baylor, qui a remonté 20 points pour passer devant les Frogs… A se demander où est soudainement passé le critère des victoires face à face ?

Alors, on va nous raconter que le calendrier des Frogs était beaucoup plus difficile que celui des Bears. Alors… Ouais, pour le moment, Baylor n’a pas encore battu Kansas State, ce que TCU a fait… Les deux équipes partageront au soir de la dernière journée de la saison BiG 12 un total de 10 adversaires en commun.

Baylor a eu du mal à terminer le match contre Texas Tech cette semaine, pendant que TCU écrabouillait Texas. Alors, le comité, on fait comme les votants du BCS ? On reste sur la dernière impression ? On préfère la dernière fille facile au meilleur coup de sa vie, qui a juste eu une petite migraine du côté de Morgantown ? Please…

Jusqu’à la semaine dernière, le sémillant Jeff Long, chairman du comité (qui ressemble de plus en plus à Vince McMahon de la WWE tellement il est ridicule à chaque apparition, il ne lui manque que la démarche de canard, en fait…) affirmait que TCU méritait d’être mieux classée que Baylor car elle avait une belle victoire contre une équipe du Top 25 du CFP : Minnesota.

Cette semaine, Minnesota ne fait plus partie du Top 25 du CFPSC… Donc, Jeffy Jeff affirme que TCU mérite d’être mieux classée que Baylor car elle a une belle victoire contre une équipe non classée mais qui a un record positif. Pardon ?

Jeff Long examine la candidature de Baylor au CFP

La Big 12 n’aime pas Baylor non plus. Qu’est ce que c’est que cette histoire de proclamer des co-champions en cas de records identiques ? Hé, les enfants, dans un round robin où toutes les équipes se rencontrent (oui, pas un truc comme l’American ou la Sun Belt) comment une victoire face à face ne peut-elle pas favoriser l’équipe victorieuse, en cas de records finaux identiques ?

HEY !!!! C’EST POURTANT CE QUE VOUS AVEZ ECRIT SUR VOTRE SITE INTERNET !!!!!!!!!!!

And I quote : « 

  1. If two teams are tied, the winner of the game between the two tied teams shall be the representative. »

On se fout de nous. Vraiment.

Donc, le comité a sans doute du trouver un formidable argument pour classer TCU devant Baylor.

Verchain, lui, n’en voit qu’un (indice : l’argument se trouve au milieu de la photo…)

2. Ohio State est classée devant Baylor !!!

Encore pire, peut-être, la présence d’Ohio State devant Baylor.

C’est sans doute du au fait que les Buckeyes ont battu Minnesota ? Je ne vois pas trop d’autre explication…

Pas de victoire face à face, mais de toute façon ça ne compte pas…

Alors, regardons un peu les calendriers des deux équipes, puisque selon Saint Jeff ça compte… (NB : tous les classements sont issus des stats de Sagarin, pour pouvoir classer les équipes qui ne sont pas dans le classement du CFPSC…)

Meilleure victoire des Bears : contre #3 TCU.

Meilleure victoire des Buckeyes : contre #10 Sparty.

Deuxième meilleure victoire des Bears : contre #9 Oklahoma.

Deuxième meilleure victoire des Buckeyes : contre #34 Minnesota (quand je vous dis que c’est là que ça se passe…).

Défaite des Bears : contre #28 West Fucking Virginia à Morgantown.

Défaite des Buckeyes : contre #50 Virginia Tech dans le foutu Horseshoe de Colombus !!!

Bah, après tout, Ohio State est une institution, un grand nom dans le monde du football. Baylor, c’est juste une bande de foutus baptistes illuminés de Waco au Texas, quoi. Des David Koresh en puissance. Alors que bon, Ohio State, c’est la fac où a fumé de l’herbe étudié le formidable Lil Jon.

Théorie de la conspiration : des sources bien informées sur ce qu’il se passe derrière les murs de la salle de réunion du CFPSC affirment que les plus ‘vocaux’ des membres du comité, ceux qui s’expriment le plus, cherchent à convaincre les autres sont les ‘coaches’.

Les ‘coaches’, c’est à dire :

  • Barry Alvarez : ancien coach de Wisconsin et AD des Badgers.
  • Tom Osborne : ancien coach et AD de Nebraska
  • Ty Willingham : ancien coach de Stanford, Notre Dame et Washington.

Bref, BIG TEN BIAS ALL OVER THE PLACE !!!

Nous aurons donc droit à des grands moments de vérité en cette fin de semaine, avec le climax dans la nuit de dimanche à lundi chez nous pauvres européens : Kansas State tient la crédibilité du College Football Playoff Selection Committee entre ses petites mains.

Si cette image ne vous fait pas peur…

And In Other College Football News

Avant dernier épisode du détail des salaires et autres avantages des coaches, avec cette semaine l’avant-dernier épisode : la Mid-American Conference.

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Akron Terry Bowden $400,000 $2,000,000 5 years $300,000 $50,000  
Ball State Pete Lembo $475,000 $2,500,000 5 years $475,000 $15,000  
Bowling Green Dino Babers $400,000 $2,000,000 5 years $400,000 $15,000  
Buffalo Jeff Quinn $325,000 $1,625,000 5 years $250,000 $25,000  
Central Michigan Dan Enos $360,000 $1,440,000 4 years $285,000 $15,000  
Eastern Michigan Chris Creighton $425,000 $2,125,000 5 years $400,000 $20,000  
Kent State Paul Haynes $375,000 $1,875,000 5 years $250,000   $100,000
Massachusetts Mark Whipple $450,000 $2,250,000 5 years $250,000 $15,000  
Miami (OH) Chuck Martin $450,000 $2,250,000 5 years $400,000 win conference title: 8.333% of guaranteed annual payment 40% of guaranteed annual payment
Northern Illinois Rod Carey $400,000 $2,375,000 6 years $400,000 $25,000  
Ohio Frank Solich $495,000 $2,700,000 5 years $370,000 10% of base salary  
Toledo Matt Campbell $465,000 $2,375,000 5 years $275,000 $15,000 for appearing, $30,000 for winning  
Western Michigan P.J. Fleck $392,500 $1,962,500 5 years $210,000 $25,000  

Robin Williams n’est pas mort !!

Terry Bowden : 50000$ pour les apparitions médias, 25000 issus du contrat équipementier, 25000 pour des apparitions publiques. 15000$ de prime s’il est élu coach de l’année de sa conférence. Une voiture de fonction avec l’assurance payée. Cotisation payée à un country club.

Pete Lembo : 25000$ de prime annuelle de présence. Une voiture de fonction avec l’assurance, l’entretien et le carburant payés. 10 tickets pour les matchs à domicile. 10 tickets pour tous les autres évènements sportifs de l’université.

Dino Babers : 3000 dollars pour 5 victoires en conférence, 10000$ pour 6 victoires ou plus en conférence. Si un joueur de l’équipe est nommé joueur de l’année de la MAC : prime de 2000$. Si l’équipe dispute un match contre une équipe BCS (Power Five?) qui lui garantit 400000$ de recette, prime de 10000$. Une voiture de fonction ou allocation de 450$ par mois pour en louer une. Un nombre de tickets non précisé pour les matchs à domicile. Entrée gratuite dans un club de golf. Nombre non précisé de tickets pour le basket. 5000$ d’équipement fourni dans le cadre du contrat équipementier.

Jeff Quinn : 75000 dollars pour les apparitions publiques et dans les médias y compris prime équipementier. 5000$ pour 6 victoires, et 2500$ par victoire supplémentaire. 2500$ pour une victoire contre une équipe Power Five. 5000$ pour une victoire contre une équipe du Top 25. 7500$ de prime si l’assistance moyenne aux matchs à domicile dépasse les 15000. Deux voitures fournies par un concessionnaire ou 800$ d’allocation par mois. 15 tickets pour les matchs à domicile, plus une loge pour la famille.

Dan Enos : 35000$ de prime pour les apparitions médias, 40000$ de prime pour des apparitions publiques et promotionnelles. 6000$ de prime pour 7 victoires, et 6000$ par victoire supplémentaire. 5000$ de prime si l’assistance moyenne aux matchs est de plus de 20000, et 5000$ de supplément par tranche de 5000 supplémentaires, jusqu’à +30000 personnes. Une voiture de fonction. 10 tickets en loge et 10 tickets classiques à la saison. 4 tickets à la saison pour les autres sports. Abonnement mensuel de téléphone mobile pour 75$. Si 60% de l’effectif est originaire du Michigan, prime de 5000$.

Chris Creighton : 25000$ pour une émission de radio hebdomadaire. Prolongation d’un an si le coach est toujours sous contrat au 1/1/2015. 50000 dollars si l’équipe participe au college football playoff (LOL). 5000$ pour 7 victoires, 7500$ pour 8, 10000$ pour 9, 15000$ pour 10, 20000$ pour 11, 30000$ pour 12. 15000$ si l’affluence payante moyenne est supérieure à 10000, 20000$ si elle est supérieure à 15000. Voiture de fonction avec l’assurance payées par l’université ou allocation mensuelle de 750$. 20 tickets pour les matchs à domicile, 10 tickets pour le basket masculin et féminin.

La blague de ‘tire mon doigt’, vraiment ?

Paul Haynes : 125000$ par an pour les apparitions médias, les levées de fonds, les apparitions marketing et promotionnelles. 5000$ par victoire au-delà de 6 contre des équipes FBS. Une voiture de fonction au choix. Si 60% de l’effectif est composé de joueurs originaires de l’Ohio : prime de 10000$.

Nouveau spinoff : Les Cordier, coach et flic !

Mark Whipple : 200000$ pour les apparitions médias et des allocutions. Permission de négocier son propre deal avec un équipementier. 16 tickets pour les matchs à domicile.

Chuck Martin : 50000$ de prime pour les apparitions médias. Les primes sont exprimées en pourcentages du salaire (dont un 4,167% du salaire s’il est nommé coach de l’année de la MAC). 9 victoires : prime de 10000$, 10 victoires : prime de 15000$, 11 victoires : prime de 25000$. 12 victoires : 8,333% du salaire annuel. Voiture de fonction fournie par l’université avec l’assurance payée. 25 tickets pour les matchs à domicile, 4 tickets pour le basket et le hockey.

Rod Carey : une voiture de fonction fournie par l’université. 30 tickets pour les matchs à domicile. 8 tickets pour les autres sports, avec deux places de parking VIP. Accès libre à un parcours de golf à l’année.

Gollum ??

Frank Solich : 30000$ par saison de contrat avec Ohio Bobcat Sports Network. 15000 $ du contrat équipementier. 30000$ de salaire pour un job d’assistant AD chargé des projets spéciaux (no matter what it is…). 275000$ de prime de présence au 31/12/2012 puis 50000$ à la fin de chacune des saisons suivantes. 5000$ de prime par victoire de 7 à 9 et 10000$ de prime par victoire au-delà de 10. Voiture de fonction avec carburant payé. Cotisation payée à un country club.

Matt Campbell : 10000$ d’augmentation annuelle. 165000$ par an de revenu marketing. Abondement d’un plan épargne retraite à hauteur de 25000 dollars par an. 7500$ de prime pour 7 victoires et 2500$ de prime par victoire supplémentaire. Coach régional de l’année (whatever that is…) : prime de 30000$. Une voiture de luxe. Cotisation payée à un country club.

PJ Fleck : 91250$ pour les apparitions médias, 91250$ pour les apparitions publiques. 6000$ par victoire au-delà de 7. 2000$ si un joueur fait partie de la première équipe MAC de l’année (sportive ou universitaire), 1500$ s’il fait partie de la deuxième équipe. 15000$ s’il est désigné coach régional de l’année (whatever… oh, forget it…). Si l’affluence est supérieure à 20000 : 8000$ de prime. Si elle est supérieure à 25000 en moyenne annuelle : 15000$ de prime. Voiture de fonction avec l’assurance et l’entretien payés ou allocation de 400$ par mois. Une loge de 34 places au stade. Cotisation payée à un country club.

La semaine prochaine : la conférence USA !

Verchain’s Games To Watch This Week

Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain… Et puis tiens, tant qu’à se ridiculiser, Verchain vous donne son pronostic…

Bon, au-delà de l’introduction habituelle, c’est une semaine de finales, alors…

Alabama Crimson Tide vs Missouri Tigers : Alabama s’est bonifiée toute l’année. Au lieu de la rébarbative habitude de défendre et courir, la venue de Lane Kiffin a -presque – rendu le Tide sympathique. Sympa à regarder, en tout cas… The Pick : Alabama.

J’ai bien dit PRESQUE sympathique…

Oregon Ducks vs Arizona Wildcats : Les Ducks veulent une revanche. Oregon a déjà gagné le match des cheerleaders. Alors… The Pick : Oregon.

Ohio State Buckeyes vs Wisconsin Badgers : UPSET ALERT. Sans JT Barrett, ça s’annonce totalement plus compliqué que ce qu’on pouvait penser quand les hommes de Meyer ont décroché la place en finale. Et c’est peut-être une finale qui ne servira à rien au moment de distribuer les places en playoff dimanche prochain… The Pick : Wisconsin.

Florida State Seminoles vs Georgia Tech Yellow Jackets : J’ai longtemps hésité avant de mettre ce match comme l’upset alert de la semaine. Merde, enfin. Ça va bien finir par arriver, non, la première défaite de Florida State, qui ne convainc personne semaine après semaine et demeure invaincue. J’ai bien peur qu’il faille attendre la demi-finale pour que ça se produise, cela dit… The Pick : Florida State.

Almost made the Cut : Baylor accueille Kansas. Si les Bears gagnent, ils remportent la Big12 et selon moi une place au CFP. S’ils perdent, ce sera TCU, en playoff sans doute également. Boise State – Fresno State pour la Mountain West, avec à la clé pour les Broncos en cas de victoire une place dans un des New Year Six.

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 13

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

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Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Bon, et bien… Nouveau classement de notre comité de sélection, dans lequel rien ne bouge, ou presque, Ole Miss dégringolant comme pour rigoler.

La seule vraie nouveauté dans la perspective des New Year’s Six est l’arrivée dans le classement de Boise State et de Marshall, représentant respectivement la Mountain West et la Conference USA. Il manque, selon moi, un petit Colorado State pour refléter véritablement ce qu’est l’état des troupes dans le Group of Five (oui, c’est à dire tout ce qui n’est pas le Power Five), mais les Rams pourraient bien de toute manière ne pas avoir droit aux spotlights du Peach ou du Cotton car seul le meilleur champion des Group of Five est qualifié automatiquement pour un des bowls autour du nouvel an qui n’accueillent pas le Playoff.

Alors, on ne va pas épiloguer plus longtemps, même s’il pourrait être amusant d’essayer de comprendre pourquoi TCU, BCS Style, est toujours devant Baylor alors que les Bears ont mangé les grenouilles, mais on aura peut-être l’occasion d’y revenir.

De toute façon, le classement évoluera sans doute lorsque la messe sera dite par Jeff Long au soir du 7 décembre, et qu’il prononcera son homélie au nom du Head to Head, du Strength of Schedule et du Game Control (tiens, voilà une belle nouveauté…).

Bref, autant se divertir un peu et vous remettre à l’esprit que le football universitaire se dispute entre des universités. Il y a des classements sur le terrain et des classements… dans les amphis, aussi. Le US News and World Report a publié comme tous les ans son classement des universités. Je me suis donc amusé à vous trouver laquelle des divisions de la FBS est la plus costaud dans les amphis, en comparant ensuite ce classement avec le classement Sagarin des divisions les plus costaudes de première division. Les résultats sont parfois surprenants.

Dans un premier temps, la méthode utilisée est simpliste comme l’humour à la Verchain. US News classe les facs de 1 à 200. Chaque fac de chaque division (hormis les indépendants, qui seront mentionnés mais pas classés) reçoit donc des points en fonction du classement US News (une fac classée 12 marque 12 points) et on fait la moyenne simple des points de toutes les équipes d’une division pour déterminer le ranking moyen de la division.

Je n’ai pas considéré les Indépendants comme une division, mais mentionné dans ma grande générosité les rangs dans le classement universitaire des facs concernées. A noter que si une fac qui joue au football n’est pas dans les 200 meilleures facs du pays, elle reçoit le score de 201 points. C’est comme ça… Les 4 premières sont Princeton, Harvard, Yale et Columbia. Ivy League Power !!

On attaque par les classements par conférence, avec en premier celles qui sont organisées en deux divisions :

SouthEastern Conférence
SEC West SEC East
University Ranking University Ranking
Texas A&M 68 Vanderbilt 16
Alabama 88 Florida 48
Auburn 103 Georgia 62
LSU 129 Missouri 99
Arkansas 135 Tennessee 106
Mississippi 149 South Carolina 113
Mississippi State 156 Kentucky 129
Moyenne 126,67 Moyenne 81,86
Pacific 12 Conference
Pac12 North Pac12 South
University Ranking University Ranking
Stanford 4 UCLA 23
Cal-Berkeley 20 USC 25
Washington 48 Colorado 88
Oregon 106 Arizona 121
Oregon State 138 Utah 129
Washington State 138 Arizona State 129
Moyenne 75,67 Moyenne 85,83
Atlantic Coast Conference
Atlantic Coastal
University Ranking University Ranking
Wake Forest 27 Duke 8
Boston College 31 Virginia 23
Syracuse 58 North Carolina 30
Clemson 62 Georgia Tech 35
Florida State 95 Miami 48
North Carolina State 95 Pittsburgh 62
Louisville 161 Virginia Tech 71
Moyenne 75,57 Moyenne 39,57
Big Ten
B1G West B1G East
University Ranking University Ranking
Northwestern 13 Michigan 29
Illinois 42 Penn State 48
Wisconsin 47 Ohio State 54
Purdue 62 Maryland 62
Minnesota 71 Rutgers 70
Iowa 71 Indiana 76
Nebraska 99 Michigan State 85
Moyenne 57,86 Moyenne 60,57
Mid American Conference
MAC West MAC East
University Ranking University Ranking
Western Michigan 173 Massachussetts 76
Ball State 173 Miami of Ohio 76
Northern Illinois 194 Buffalo 103
Central Michigan 194 Ohio 129
Toledo 201 Bowling Green 173
Eastern Michigan 201 Kent State 194
    Akron 201
Moyenne 189,33 Moyenne 136,00
Mountain West
Mountain West
University Ranking University Ranking
Colorado State 121 San Diego State 149
Wyoming 161 Hawaii 168
New Mexico 189 Nevada 194
Utah State 194 San Jose State 201
Boise State 201 Fresno State 201
Air Force 201 UNLV 201
Moyenne 177,83 Moyenne 185,67
Conference USA
C-USA West C-USA East
University Ranking University Ranking
Rice 19 UAB 149
Louisiana Tech 201 Marshall 201
UTEP 201 Middle Tennessee State 201
North Texas 201 Western Kentucky 201
Texas San Antonio 201 Florida International 201
Southern Miss 201 Florida Atlantic 201
    Old Dominion 201
Moyenne 170,67 Moyenne 193,57

On continue avec les conférences à division unique, et les Indépendants en bonus :

Big 12
   
Texas 53
Baylor 71
Texas Christian 76
Iowa State 106
Kansas 106
Oklahoma 106
Kansas State 142
Oklahoma State 145
Texas Tech 156
West Virginia 168
Moyenne 112,90
American Athletic
   
Memphis 201
Cincinnati 129
Central Florida 173
East Carolina 201
Connecticut 58
Houston 189
Temple 121
South Florida 161
Tulsa 88
Tulane 54
Southern Methodist 58
Moyenne 130,27
Sun Belt
   
Georgia Southern 201
Georgia State 201
Louisiana Lafayette 201
Louisiana Monroe 201
Appalachian State 201
South Alabama 201
Texas State 201
Arkansas State 201
Troy 201
Idaho 166
New Mexico State 201
Moyenne 197,82
Independants
   
Notre Dame 16
Brigham Young 62
Navy NR
Army NR
Moyenne 39,00

Et ceci nous amène au classement des divisions de la première division :

# Division Moyenne Sagarin
1 ACC – Coastal 39,57 8
2 B1G West 57,86 6
3 B1G East 60,57 7
4 ACC – Atlantic 75,57 9
5 Pac12 North 75,67 5
6 SEC East 81,86 3
7 Pac12 South 85,83 2
8 Big 12 112,90 4
9 SEC West 126,67 1
10 American Athletic 130,27 11
11 MAC East 136,00 17
12 CUSA – West 170,67 15
13 MWC – Mountain 177,83 10
14 MWC – West 185,67 13
15 MAC West 189,33 12
16 CUSA – East 193,57 14
17 Sun Belt 197,82 16

Surprise ???

And In Other College Football News

On continue à dérouler, rassurez vous, il n’en restera plus que deux après ça. Et de toute façon, la saison sera finie pour le #NotImpressed. Non mais…

Cette semaine : la Mountain West !!

College Coach 2014 guaranteed money Contract guaranteed money Contract length 2014 base salary Conference championship bonus National title bonus
Air Force Troy Calhoun $825,000 $3,712,000 5 years   7.5% of annual pay 30% of annual pay
Boise State Bryan Harsin $1,000,000 $6,583,000 5 years $800,000 $50,000 $100,000
Colorado State Jim McElwain $1,350,000 $6,750,000 5 years $1,350,000    
Fresno State Tim DeRuyter $650,000 $3,250,000 5 years $258,168 $150,000 $250,000
Hawaii Norm Chow $550,000 $2,750,000 5 years $550,000 $50,000  
Nevada Brian Polian $550,000 $2,800,000 5 years $525,000    
New Mexico Bob Davie $763,600 $5,345,200 7 years $363,600 $50,000  
San Diego State Rocky Long $800,000 $4,000,000 5 years $210,000 $75,000 for title or $25,000 for making championship game $400,000
San Jose State Ron Caragher $525,000 $2,625,000 5 years $258,168 $40,000  
UNLV Bobby Hauck $850,000 $2,250,000 3 years $250,000    
Utah State Matt Wells $575,000 $3,475,000 5 years $320,000 $50,000 $200,000
Wyoming Craig Bohl $800,000 $4,546,250 5 years $300,000 one month’s salary  

Troy Calhoun : le coach d’Air Force bénéficie de différents bonus tous exprimés en pourcentage du salaire annuel de la saison considérée. Par exemple, le Commander In Chief Trophy lui rapporte 5% de son salaire annuel. Et c’est tout. Je ne sais pas si Air Force a refusé d’en communiquer plus, mais apparemment on n’y paie pas le loyer comme à Navy ou Army.

Oui mon grand, tu peux avoir le sourire… Tu as bien géré la négo de ton contrat…

 

Bryan Harsin : 0,3 million d’augmentation en 2016, 0,25 en 2017, 0,1 en 2019. 0,2 million par an pour avoir autorisé l’université à utiliser et mettre sous licence commerciale ses ‘nom, voix, manières, image, gestes, etc…’ (only in America…). Prolongation automatique d’un an à l’issue de chaque saison à 9 victoires ou plus. Une voiture de fonction. Un certain nombre de tickets pour les matchs à domicile. Cotisation payée à un country club.

Jim McElwain : aucune prime (gné?). Deux voitures de fonction ou allocation équivalente. 20 tickets pour les matchs à domicile, et une suite privée. Cotisation payée à un country club. 4 tickets à la saison pour le basket (masculin et féminin).

Tim DeRuyter : Environ 312000 dollars payés par ‘Athletic Corporation’ (whatever THAT is) pour amener son salaire à 0,65 million cette saison. Trois types de primes pour les résultats académiques, ce qui est plutôt rare (passons le détail, mais l’atteinte des trois meilleurs paliers peut amener un supplément de revenu de 0,6 million environ). Une voiture de fonction, avec l’assurance, le carburant et la maintenance payés. Les 12 meilleures places non vendues sont attribuées au coach à chaque match, plus 20 places assises au niveau du banc. Cotisation payée à un country club.

Hawaii Five O, c’était mieux avec Michelle Borth…

 

Norm Chow : autorisé à négocier ses droits à l’image pour son compte (a reçu en 2013 environ 0,1 million à ce titre). Si les ventes d’abonnement à la saison dépassent 25000 : 75000$. Si elles dépassent les 27500 : 75000 de plus. Si elles dépassent les 30000 : 75000$ de plus. Victoire à la télé nationale dans un match à domicile : 25000$. Dans un match à l’extérieur : 40000$. 30 tickets pour les matchs à domicile, et 8 places de parking. 8 tickets pour les autres évènements sportifs.

Brian Polian : 25000$ de prime pour une émission de télé hebdomadaire. 15000$ pour une émission hebdomadaire de radio. 10000$ pour des apparitions en public. 15000$ de prime pour un match de semaine joué à la télé nationale. 25000$ pour un match du samedi joué devant les caméras de la télé nationale. 10000$ par tranche de 5000 abonnements à la saison vendus au-delà de 10000. 5000$ de prime pour chaque joueur sélectionné Academic All American. Voiture de fonction avec l’assurance payée ou une allocation équivalente non précisée. 12 tickets dans une loge du plus haut niveau. Autorisation de négocier des contrats personnels avec un équipementier. 4 tickets à la saison pour les autres sports. Cotisation payée à un country club dans la limite de 10000$ par an.

Bob Davie : 0,2 million pour les apparitions médias. 0,1 million pour porter les vêtements de la marque qui équipe l’université. 0,1 million pour les apparitions publiques. 10000$ pour une victoire contre une équipe du Top 25. Si l’affluence moyenne sans tenir compte des étudiants dépasse les 19000 sur la saison : 25000$ de prime. Complément de 25000$ si la moyenne est supérieure à 21000. Une voiture de fonction. Cotisation payée à un country club.

L’homme qui valait 3 milliards, Lee Majors ?

 

Rocky Long : 0,59 million versés chaque année par une ‘organisation auxiliaire’. 25000 dollars de prime pour deux victoires contre des équipes du Top 25. Une voiture de fonction avec l’assurance payée. Cotisation payée à un country club pour le coach et son épouse.

Ron Caragher : 266832$ versés chaque saison par la Tower Foundation pour les opérations de relations publiques et les apparitions publiques. 40000$ de primes pour 8 victoires ou plus. 500$ par mois pour louer une voiture.

Bobby Hauck

 

Bobby Hauck : 0,225 million pour les apparitions publiques, 0,225 million pour les apparitions TV. 0,15 million de prime de présence au 1/7/2014. 5000$ pour 7 victoires, 2500$ par victoire complémentaire. 5000$ de prime si plus de 5099 abonnements à la saison sont vendus. 5000$ complémentaires pour 400 abonnements de plus. 5000$ pour 500 abonnements en plus des 400. Deux voitures de fonction de valeurs de 54895$ et 36324$, assurance payée. 18 tickets et 10 tickets de catégorie supérieure. 4 places pour le basket masculin et d’autres sports.

Matt Wells : augmentations de 0,3575 million en 2015, 0,3825 en 2016, 0,4075 en 2017 et 0,4325 en 2018. Compensation annuelle pour les apparitions médias : 0,2555 en 2014, 0,2925 en 2015, 0,3175 en 2016, 0,3425 en 2017 et 0,3675 en 2018. 0,1 million pour atteindre le college football playoff (lolilol). 5000$ par victoire contre BYU ou Utah. Une voiture de fonction ou 500 dollars par mois d’allocation. Assurance payée à hauteur de 75$ par mois, carburant à hauteur de 125$ par mois. 12 tickets pour les matchs à domicile et 5 tickets pour les autres sports. Cotisation payée à un country club.

Star Trek Next Generation. Le Capitaine Jean-Luc Picard.

 

Craig Bohl : Pour les apparitions médias : 0,45 million la première saison, plus 50000$ à chaque saison suivante, payé par un fonds non public. 50000$ par saison pour des discours. 20000$ par victoire en conférence. Pour plus de 5000 abonnements à la saison : 20000 dollars. 10000$ par tranche de 1000 abonnements supplémentaires jusqu’à 70000$ pour plus de 10000 abonnements. Voiture de fonction payée par l’université, l’assurance est payée par des boosters. 12 tickets pour les matchs à domicile. Cotisation payée à un country club. 750$ par mois de participation au loyer de l’habitation du coach.

Les Semaines suivantes : le reste du monde (MAC, Conf’ USA) !

Verchain’s Games To Watch This Week

Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain… Et puis tiens, tant qu’à se ridiculiser, Verchain vous donne son pronostic…

Alabama vs Auburn, The Iron Bowl

 

Auburn Tigers at Alabama Crimson Tide : ou le retour de la mort qui tue de l’Iron Bowl, avec Gameday à Tuscaloosa pour la deuxième fois en trois semaines. Blame the SEC’s schedule, people… Bon, alors : make or break (or hope Ole Miss wins the Egg Bowl) game. The Pick : Roll Tide.

UCLA Bruins at Stanford Cardinal : Jim Mora’s Team contrôle son destin dans la Pac12 south. Une victoire dans la Silicon Valley et c’est direction Santa Clara pour la finale de la Pac12. Si le match part en travers dès le début, changez de chaîne sur votre streaming pour vous concentrer sur Arizona State at Arizona, parce que c’est là que se trouvera le champion. The Pick : Arizona State… Euh, non… UCLA…

Minnesota Golden Gophers at Wisconsin Badgers : le match pour la division West de la B1G. La finale avant la lettre. Enfin, avant d’aller se faire fesser par Ohio State… The Pick : Wisconsin.

Almost made the Cut : Utah State at Boise State, pour la Mountain Division. Florida at Florida State, pour que FSU tombe enfin hors des 4 premiers du CFPSC. Pittsburgh at Miami : Conner meets The Duke. Lousiana Monroe at Georgia Southern, pour la Sun Belt. Mississippi State at Mississippi, parce que c’est là que pourrait se jouer la SEC West, en fait. Arizona State at Arizona, pour le cas où UCLA se trouerait.

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

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