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Preview 2017 : Stanford Cardinal

Malgré les pertes de Christian McCaffrey et Solomon Thomas, le Cardinal de Stanford dirigé par David Shaw sera encore un candidat sérieux au titre de champion de conférence Pac-12 en 2017.

Credit photo : USA Today Sports

Preview 2017 : Stanford Cardinal

Stanford Cardinal

Conférence Pac-12 – Division North
En 2016 :
10-3, 6-3 Pac-12.
Head Coach : David Shaw, 7ème année. Résultats en carrière : 64-17.
Coordinateur offensif : Mike Bloomgren.
Coordinateur défensif : Lance Anderson.
Titulaires de retour : 8 en attaque, 6 en défense, punter.
Joueurs-clés partis : RB Christian McCaffrey, WR Michael Rector, DL Solomon Thomas, DB Dallas Lloyd, K Conrad Ukropina.
Joueurs à suivre : QB Keller Chryst, RB Bryce Love, WR Trenton Irwin, C Jesse Burkett, RT David Bright, DT Harrison Phillips, DL Dylan Jackson, LB Joey Alfieri, CB Quenton Meeks, S Justin Reid.

Que penser du bilan de Stanford en 2016 ? Malgré un joli bilan de 10-3, le Cardinal a connu des difficultés qui ont été camouflées par le talent de certaines individualités. Arrivé à 4-3 à la mi-saison, avec une défaite à Washington et deux autres à domicile face à Washington State et Colorado, Stanford n’a pas démarré 2016 comme on s’y attendait, c’est-à-dire en patron d’une Pac-12 qui se cherche.

RB Christian McCaffrey (8e choix de la Draft 2017) n’a pas réussi de miracle malgré des statistiques très respectables, contrarié par des blessures, et a donc vu le Heisman Trophy être attribué à quelqu’un d’autre pour la seconde fois consécutive, avec raison cette fois-ci.

Sans le running back superstar et ses deux meilleurs plaqueurs, Solomon Thomas (3e choix de la Draft 2017) et Dallas Lloyd, Stanford perd à nouveau des joueurs difficilement remplaçables. À moins que certains espoirs déjà dans l’effectif ne prennent une nouvelle dimension, le Cardinal va devoir construire un collectif soudé et discipliné, pour reprendre les habitudes récentes du programme de Palo Alto.

Face à la montée en puissance de Washington dans la Division North et USC dans la Division South, l’équipe dirigée par David Shaw a du travail pour revenir sur le trône de Pac-12 : une attaque expérimentée mais sans vrai leader, une défense dont le potentiel ne demande qu’à s’exprimer, les éléments sont là mais les conditions seront-elles réunies ? Si le coach de Stanford souhaite conserver son emploi à l’issue de cette saison, il devra au minimum finir à la deuxième place de sa division, où seul Washington fait office d’adversaire imbattable.

Attaque

Stanford a perdu Christian McCaffrey, Stanford a perdu son attaque ? Evidemment, les 1 913 yards au total et les 16 touchdowns du running back vont manquer au Cardinal. Mais les grands programmes ont toujours une solution, c’est comme ça qu’ils restent au top. Dans le cas présent, les difficultés rencontrées par l’OL et un quarterback fraîchement titulaire ont été les raisons principales des quelques pannes offensives qui sont survenues à Stanford l’an dernier. Il reste encore à déterminer si le junior QB Keller Chryst (910 yards à la passe, 10 TD, 2 int en 2016) saura assumer un rôle plus important maintenant que la première option offensive de David Shaw est en NFL.

En convalescence depuis sa blessure au genou face à North Carolina dans le Sun Bowl, le quarterback pourrait manquer le début de la saison. Le Cardinal devrait néanmoins pouvoir compter sur le junior QB Ryan Burns (1 151 yards à la passe, 5 TD, 7 int en 2016) pour assurer l’intérim.

La situation au poste de quarterback sera peut être plus longue que prévue à se régler mais il y a au moins une certitude : la ligne offensive sera solide, très solide. Si elle a connu des difficultés l’an passé suite au départ de trois titulaires, accordant 34 sacks contre 20 en 2015, mais permettant tout de même au jeu au sol de gagner 2 720 yards, elle devrait à nouveau être redoutable cette saison. C’est la clé d’une saison réussie à Stanford, devenue fabrique d’offensive linemen NFL depuis le passage de Jim Harbaugh. En dépit du départ de Johnny Caspers, la présence des seniors C Jesse Burkett, LT David Bright (25e du Top 25 des OL TBP) et RT A.T. Hall devrait stabiliser une OL dont le joueur le moins expérimenté sera LG Nate Herbig, qui a déjà passé beaucoup de temps sur le terrain en tant que freshman l’an dernier.

Avec des joueurs comme OT Clark Yarbrough, OT Casey Tucker, OG Brandon Fanaika et les recrues cinq étoiles OT Walker Little et OT Foster Sarell, dans la rotation, il n’y a pas de souci à se faire pour le junior RB Bryce Love (779 yards au sol, 3 TD en 2016), titulaire désigné l’an passé pendant l’absence de Christian McCaffrey sur blessure. Love devrait être la principale attraction offensive du Cardinal, sauf révélation au sein de l’escouade de running backs ou de receveurs. Le junior TE Dalton Schultz (222 yards sur réception, 1 TD en 2016) devrait évidemment voir sa productivité augmenter, alors qu’il est potentiellement le meilleur joueur à son poste en Pac-12.

Chez les receveurs, la situation est plus floue. L’an passé, ces derniers ont dû se partager 2 056 yards et 15 touchdowns aériens, dont presque la moitié rien que pour Michael Rector et McCaffrey, deux joueurs qui ne font plus partie de l’effectif. L’ancien top prospect WR Trent Irvin (442 yards sur réception, 1 TD en 2016) sera donc attendu avec impatience pour sa saison junior afin de redonner de la vitalité à un jeu aérien famélique la saison passée.

David Shaw devrait également aligner le sophomore WR J.J. Arcega-Whiteside (379 yards sur réception, 5 TD), la plus grande menace du Cardinal dans la red zone, et WR Donald Stewart, un sophomore qui a foulé le terrain en 2016 et à qui les experts prédisent une progression significative cette année.

Défense

À Palo Alto, la défense est sacrée. Stanford a formé de nombreux prospects NFL ces dernières années et devrait continuer dans cette voie. Les départs de Solomon Thomas pour la Ligue et Dallas Lloyd ne laisseront tout de même pas David Shaw sans ressources. En effet, avec une escouade de linebackers et une secondary qui n’auront rien à envier aux meilleures du pays, les adversaires du Cardinal devront se dépasser pour triompher dans le jeu aérien. Néanmoins, un énorme point d’interrogation plane sur la ligne défensive. Si DT Harrison Phillips (46 plaquages, 7 TD en 2016) devrait assurer la relève avec brio au centre de la ligne, dans le même rôle que Solomon Thomas dernièrement, difficile de dire quelle sera la production de DE Eric Cotton et DE Dylan Jackson, deux vétérans pour l’instant non confirmés.

Il faudra compter sur l’escouade de linebackers, composée de quatre seniors, pour effacer les probables errances de la ligne défensive. Le junior LB Joey Alfieri (51 plaquages, 10.5 pour perte, 5 sacks en 2016) sera le leader de ce groupe potentiellement destructeur, avec la présence du senior LB Peter Kalambayi (48 plaquages, 3.5 sacks en 2016) à l’extérieur. Au centre, le senior LB Kevin Palma (42 plaquages, 1 INT en 2016) et le junior LB Bobby Okereke (39 plaquages, 3 sacks en 2016) devraient apporter une présence constante capable de compliquer la vie des attaques adverses. Cette escouade de linebackers, expérimentée dans son ensemble, devrait néanmoins laisser la place de s’exprimer aux jeunes joueurs pour leur permettre de s’aguerrir avant d’occuper des rôles plus importants dès la saison prochaine.

À l’arrière, il faudra compter sur la présence du junior CB Quenton Meeks (22 plaquages, 6 passes défendues, 2 INT, 1 TD en 2016), un joueur suivi de près par les franchises NFL en prévision de la prochaine draft. Sans oublier le redoutable duo de safeties formé par les juniors SS Justin Reid (55 plaquages, 7 pages défendues en 2016) et FS Brandon Simmons, tous deux auréolés d’une Honorable Mention dans la dernière All-Pac-12. Enfin, le junior CB Alijah Holder (10 plaquages, 6 passes défendues, 1 fumbles forcés en 2016) sera propulsé au premier rang mais ses antécédents en font déjà un joueur redoutable.  Stanford possède en outre plusieurs defensive backs d’expérience dans son effectif, notamment FS Ben Edwards (29 plaquages, 1 INT en 2016) pour assurer une profondeur et une rotation suffisante pour soulager les titulaires.

David Shaw devra tout de même se méfier d’une blessure grave au sein de son defensive front, en particulier sur la ligne défensive, qui pourrait contrarier les plans de l’équipe sur la saison. Avec une sortie à USC dès le deuxième match et un calendrier relevé, le Cardinal va devoir trouver la solution pour ménager ses titulaires tout en conservant une défense dominatrice.

Équipes spéciales

Le départ de Conrad Ukropina laisse un trou béant au poste de kicker. Bien que sa régularité manquera sans doute à Stanford, le jeune K Jet Toner est déjà sur les rangs pour reprendre le flambeau. L’équipe de David Shaw est une habituée des rencontres serrées où le kicker peut faire la différence et le Cardinal a donc forcément bien accueilli les excellentes performances du joueur lors du spring practice. P Jake Bailey (43.5 yards par punt en 2016), l’un des meilleurs punters de Pac-12, sera fidèle au poste cette saison pour dégager le ballon.

L’autre grosse perte des special teams, c’est celle de Christian McCaffrey. Difficile de remplacer un joueur aussi efficace pour mettre l’attaque en si bonne position sur la plupart des retours de coups de pied. David Shaw devrait faire confiance à RB Bryce Love et WR Jay Tyler dans l’exercice, tous les deux déjà expérimentés avec l’attaque.

Calendrier

Stanford n’aura pas un calendrier facile cette saison : le Cardinal va affronter un par un chacun des outsiders pour le titre de conférence Pac-12 en 2017. Déplacements à USC, Utah et Washington State, réceptions de UCLA, Oregon et Washington, sans oublier un match de clôture contre Notre Dame, il n’y aura pas de faux pas autorisé pour les joueurs de David Shaw s’ils veulent s’inviter en playoffs. Stanford jouera ses trois premiers matches à l’extérieur, dont un à Los Angeles face à des Trojans dangereux.

Match clé
vs. Washington, le 10 novembre.
La première journée de Pac-12 à Los Angeles, contre USC, sera un défi très compliqué. Néanmoins, même en cas de défaite, il restera dix rencontres à Stanford pour se rattraper. En revanche, le match face aux Huskies de Washington se disputera à trois journées de la fin de la saison régulière, à une période où les confrontations directes entre favoris valent cher au classement final. Il pourrait bien y avoir un véritable enjeu autour du résultat de ce match, qui pourrait avoir des répercussions importantes sur toute la Division North.

Conclusion

Depuis le passage de Jim Harbaugh et un statut de programme majeur retrouvé, les attentes sont élevées chaque saison à Stanford. Malgré un bilan de 10-3 en 2016, on ne peut pas dire que les objectifs aient été atteints, alors que le Cardinal n’a ni participé à la finale de conférence, ni aux playoffs. David Shaw est désormais sous pression, bien que plusieurs joueurs vedettes se soient envolés. Avec une attaque potentiellement dominante et une défense au potentiel ravageur, Stanford se doit de prendre part à la lutte pour le titre de Division North face à Washington, Oregon et Washington State, et pour le titre de conférence face à USC, UCLA et Utah, soit six adversaires que le Cardinal devra affronter en saison régulière. Un défi qui s’annonce tout de même titanesque tant les conditions de succès semblent trop nombreuses pour être réunies.

Taulier du blog USC Trojans FR pendant quelques années, Loïc Baruteu aka Bartholomeo a rejoint définitivement l'équipe de The Blue Pennant en septembre 2013 après plusieurs collaborations fructueuses.

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