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Preview 2015 : UCLA Bruins

The Blue Pennant vous propose une présentation complète des Bruins de UCLA en prévision de la saison de College Football 2015.

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De retour parmi l’élite depuis l’arrivée de Jim Mora sur le campus de Westwood en 2012, UCLA se présente comme une énigme cette saison, après un bilan à la fois satisfaisant et décevant de 10-3 en 2014. Si la plupart des titulaires sont de retour et que le talent est omniprésent, l’absence d’un quarterback vétéran pourrait coûter cher aux Bruins.

Excepté cette contrariété, UCLA dispose de qualités indéniables susceptibles de porter haut les couleurs du programme à l’issue de la saison : une ligne offensive expérimentée et un excellent jeu au sol, sans oublier une défense capable de rivaliser avec les meilleures attaques du pays. Tom Bradley, ancien membre du staff de Joe Paterno à Penn State et nouveau coordinateur défensif, pourrait s’avérer une addition judicieuse au staff.

L’excellent recrutement effectué par les Bruins cette année pourrait également peser sur le jeu, avec quelques recrues au très fort potentiel qui devraient rapidement être utilisés en situation de match. Les Bruins s’affirment déjà comme l’un des grands favoris pour remporter la Pac-12 South; les joueurs de Jim Mora ont battu Arizona, Arizona State et USC l’an dernier et ont le potentiel pour réitérer cette performance en 2015.

UCLA BRUINS
Pac-12 South
En 2014 : 10-3, 6-3 Pac-12. Remporte l’Alamo Bowl contre Kansas State 40-35.
Head coach : Jim L. Mora, 4e année (29-11) – Résultats en carrière : 29-11.
Coordinateur offensif : Noel Mazzone.
Coordinateur défensif : Tom Bradley.
Titulaires de retour : 8 en attaque, 8 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Brett Hundley, OT Malcolm Bunche, DE Owamagbe Odighizuwa, LB Eric Kendricks, S Anthony Jefferson.
Joueurs à suivre : RB Paul Perkins, WR Jordan Payton, WR Eldridge Massington, TE Chris Clark, C Jake Brendel, DT Kenny Clark, DE Kaisean Lucier-South, DE Eddie Vanderdoes, LB Myles Jack, CB Fabian Moreau, S Tahaan Goodman.

Attaque

Le point fort de cette attaque sera vraisemblablement le jeu au sol, porté par le junior RB Paul Perkins (1 575 yards et 9 TD en 2014). RB Nate Starks (141 yards et 2 TD en 2014) et le polyvalent RB/LB Myles Jack (113 yards et 3 TD en 2014) seront précieux pour épauler Perkins, sans oublier la recrue cinq étoiles RB SoSo Jamabo qui pourrait rapidement voir le terrain afin de préparer l’avenir.

La ligne offensive est également considérée comme l’un des points forts des Bruins. Le senior C Jake Brendel (2014 2nd All-Pac-12) a participé à 39 matches en carrière, les juniors RT Caleb Benenoch 22, LG Alex Redmond 21 et RG Scott Quessenberry 19. Cette escouade est donc très expérimentée et possède beaucoup de profondeur. Le poste de left tackle laissé vacant devrait probablement revenir à OT Conor McDermott ou OT Simon Goines, tous deux vétérans également. La rotation est assurée sur la ligne offensive, une bonne nouvelle pour le jeu de course.

Malgré tout, l’irrégularité de l’OL ces dernières années ne permet pas d’affirmer qu’elle s’avèrera aussi dominante que prévu, particulièrement dans la protection de passe, son gros point faible. Les Bruins disposent néanmoins de la ligne offensive la plus expérimentée du pays et les attentes seront à la hauteur du talent de l’escouade, surtout pour protéger le nouveau quarterback.

La situation à ce poste pourrait d’ailleurs s’avérer problématique : Brett Hundley (Green Bay Packers) est parti en NFL et le dual-threat QB Asiantii Woulard, favori à sa succession, a été transféré à USF à sa demande. Il ne reste ainsi que le junior QB Jerry Neuheisel Jr. (194 yards, 2 TD et 1 interception en 2014), fils du prédécesseur de Jim Mora comme coach des Bruins et héros du match face à Texas l’an dernier, et le prometteur true freshman QB Josh Rosen pour prendre les commandes de l’attaque.

RB Paul Perkins, UCLA

Rosen apparaît toutefois comme le grand favori, après avoir participé aux spring practices au cours desquels il a pu se familiariser avec les systèmes offensifs des Bruins. Recrue cinq étoiles, considéré comme l’un des meilleurs quarterbacks de sa classe, le Californien dispose d’une formidable opportunité de lancer sa carrière dès cette saison. Même si l’expérience devrait manquer à Rosen, Neuheisel n’est pas très expérimenté non plus et ne dispose pas des qualités physiques de son concurrent.

Concernant les cibles du futur quarterback, WR Jordan Payton (67 réceptions, 964 yards et 7 TD en 2014), WR Thomas Duarte (28 réceptions, 540 yards et 4 TD en 2014) et WR Devin Fuller (59 réceptions, 447 yards et 1 TD) forment un groupe polyvalent et efficace. Sans oublier le sophomore WR Eldridge Massington (25 passes, 367 yards et 3 TD en 2014), candidat pour la révélation de la saison en attaque, et la recrue TE Chris Clark, l’un des meilleurs tight ends de sa classe et un joueur très massif capable d’impacter le jeu des Bruins dès cette année.

Défense

Bien que la défense apparaisse d’ores et déjà comme le point fort de UCLA avec son escouade de linebackers athlétiques et solides et son secondary blindée de talent, la ligne défensive pourrait bien se révéler être son talon d’Achille. En cause, la perte de deux titulaires, Owamagbe Odighizuwa (New York Giants) et Ellis McCarthy (Miami Dolphins). Si NT Kenny Clark (44 plaquages et 5,5 pour perte en 2014) est toujours là et que DE Eddie Vanderdoes (41,5 plaquages, 5,5 pour perte et 2 sacks) possède déjà de l’expérience sur la ligne, les autres DL de l’effectif ont peu de minutes jouées dans les jambes.

Malgré l’arrivée de Tom Bradley comme coordinateur défensif, adepte du 4-3 à Penn State, la défense évoluera probablement en 3-4 comme c’était déjà le cas lors des dernières saisons sous la houlette de Jim Mora. Selon le schéma, le true freshman DE/LB Kaisean Lucier-South, recrue cinq étoiles, devrait évoluer comme defensive end ou linebacker pour apporter son explosivité au pass rush suspect des Bruins.

Chez les linebackers justement, le charismatique LB Myles Jack (72 plaquages, 8 pour perte, 7 passes défendues et 1 interception en 2014) semble prêt à prendre la relève d’Eric Kendricks (Minnesota Vikings) comme leader de la défense et vedette de l’équipe. Il pourra compter sur LB Deon Hollins (28 plaquages, 10 pour perte, 9 sacks et 1 fumble forcé en 2014) et LB Kenny Young (28 plaquages en 2014) pour l’épauler.

LB Myles Jack, UCLA

Pour terminer, le secondary semble véritablement la grande force de la défense. Le duo de cornerbacks composé de CB Fabian Moreau (46,5 plaquages, 3 pour perte, 8 passes défendues et 1 interception en 2014) et CB Ishmael Adams (35,5 plaquages, 4 passes défendues et 2 interceptions en 2014) pourrait s’avérer l’un des meilleurs du pays, avec le renfort de CB Marcus Rios (13 plaquages, 1 sack, 1 fumble forcé et 1 interception en 2014) et éventuellement du true freshman CB DeChaun Holiday.

Pas d’inquiétude non plus du côté des safeties avec trois titulaires de retour : S Jaleel Wadood (51,5 plaquages et 1 sack en 2014), S Tahaan Goodman (40 plaquages et 1 interception en 2014) et S Randall Goforth, blessé en 2014.

Equipes spéciales

Avec P Matt Mengel et K Ka’imi Fairbairn dans leur année senior, les special teams disposent de joueurs expérimentés pour les coups de pied. Le cornerback Ishmael Adams devrait continuer à retourner les dégagements, après avoir notamment inscrit un touchdown sur retour de kickoff en 2014.

Conclusion

Avec un groupe arrivé à maturité, cette saison semble une année charnière pour le programme de football de UCLA. Les Bruins tiennent là leur meilleure opportunité de participer aux playoffs, si l’on excepte les tourments liés à la question du quarterback titulaire. Si QB Josh Rosen ou QB Jerry Neuheisel Jr. parviennent à assurer la relève de Brett Hundley aux commandes de l’attaque, cette équipe pourrait rivaliser avec les meilleurs programmes du pays.

UCLA devra se méfier de ses déplacements à Arizona, vainqueur de la division l’an dernier, et à Stanford et Utah, deux équipes qui ont battu les Bruins en 2014. Sans oublier l’ultime rencontre programmée face au rival USC au Coliseum. Un calendrier compliqué, surtout que les autres concurrents pour le titre de division ont tous un quarterback expérimenté aux commandes. Un facteur déterminant qui décidera de la réussite ou de l’échec des Bruins cette année, peut être la dernière avec Jim Mora comme coach alors que les sirènes de la NFL se font de plus en plus insistantes.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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3 commentaires

3 Comments

  1. Un_fan

    16 août 2015 at 12h23

    Je ne savais pas que Jim Mora était dans le collimateur de certaines équipes de la grande ligue. Quelqu’un sait qu’elle épique NFL serait intéressé par ses services ?

    • Loïc Baruteu

      17 août 2015 at 09h00

      Toutes les franchises NFL ont un coach à l’heure actuelle mais son nom revenait beaucoup dans les rumeurs en début d’année, chez les Jets par exemple. Comme chaque année, il y aura des coaches mis à la porte à la fin de la saison NFL et Mora sera probablement à nouveau courtisé.

      • Un_fan

        19 août 2015 at 12h59

        Merci beaucoup de votre réponse

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Preview 2019 : Iowa Hawkeyes

Pour sa 21ème saison à la tête des Hawkeyes, coach Kirk Ferentz n’a pas perdu de sa verve et Iowa sera encore dans le course pour le titre de division Big Ten West.

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Crédit photo : Matthew Holst/Getty Images

Iowa Hawkeyes

Conférence Big Ten

Division West

En 2018 : 9-4, 5-4 Big Ten. Outback Bowl : victoire 27-22 contre Mississippi State.
Head Coach : Kirk Ferentz, 21ème année (152-101) – Résultats en carrière: 164-122.
Coordinateur offensif : Brian Ferentz.
Coordinateur défensif : Phil Parker.
Titulaires de retour : 11, 6 en attaque, 4 en défense, 1 en special teams.
Joueurs-clés partis : WR Nick Easley, TE T.J. Hockenson, TE Noah Fant, LG Ross Reynolds, C Keegan Render, DT Matt Nelson, DE Anthony Nelson, SS Amani Hooker, FS Jake Gervase.
Joueurs à suivre : QB Nate Stanley, RB Mekhi Sargent, WR Brandon Smith, LT Alaric Jackson, RT Tristan Wirfs, DE A.J. Epenesa, DE Chauncey Golston, LB Djimon Colbert, CB Matt Hankins, FS Geno Stone.

Difficile de considérer une saison à 9-4 comme une déception, surtout après une victoire dans l’Outback Bowl face à Mississippi State, alors classé 18e au pays, mais la saison 2018 des Hawkeyes conserve un arrière-goût d’amertume.

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Les défaites à Purdue et contre Northwestern à domicile auraient pu être évitées mais cette Big Ten ressemble de plus en plus à un étau et aucun faux pas n’est toléré pour s’attribuer le titre de champion de division et un billet pour la finale de conférence. Les trois défaites consécutives contre les Nittany Lions, les Boilermakers et les Wildcats ont fait mal aux ambitions d’Iowa l’an dernier et Kirk Ferentz pourrait bien regretter cet écart alors que son équipe entame une reconstruction majeure suite aux départs de nombreux joueurs cadres pour la NFL.

Sans son duo de tight ends sélectionnés au premier tour (T.J. Hockenson et Noah Fant), sans le Big Ten Defensive Back of the Year (Amani Hooker) et sans ses quatre meilleurs plaqueurs de 2018, la refonte d’une attaque orpheline de ses vedettes et le chamboulement d’une défense qui a perdu sept titulaires représentent des challenges herculéens. La saison passée, les Hawkeyes avaient pu compter sur une défense extrêmement solide, classée 7e au rang national avec seulement 17,8 points encaissés par match. Pas certain qu’Iowa parviennent à réitérer cette exploit en 2019.

L’optimisme est tout de même de mise : cette équipe possède un réservoir de talents impressionnant et nombreux sont les futurs titulaires qui possèdent déjà une grande expérience du jeu en tant que membres à part entière de la rotation. Certains joueurs font même office de grands espoirs NFL et les fondations de l’équipe devraient être solides, comme à l’accoutumée avec Kirk Ferentz. Ça ne sera pas forcément suffisant pour s’imposer en Big Ten, voire en West Division, mais les bases d’une nouvelle saison au bilan positif, potentiellement la 16e sous l’égide du coach des Hawkeyes, sont en tout cas en place.

Attaque

On l’a dit, on le redira, Iowa se sent orphelin de ses deux vedettes offensives, les tight ends T.J. Hockenson et Noah Fant, désormais prêts à briller en NFL. Pas sûr que la relève soit déjà assurée au poste avec des joueurs inexpérimentés, même si TE Shaun Beyer, ancien receveur et formidable athlète, est dans les starting blocks. Il sera soutenu par TE Drew Cook, fils de Marv Cook, l’un des meilleurs tight ends de l’histoire d’Iowa, et la recrue TE Logan Lee, excellent bloqueur et catcher, tous les deux capables de tirer leur épingle du jeu.

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Le corps des receveurs aura bien besoin d’un ou plusieurs playmakers et ça tombe bien puisque WR Brandon Smith (28 réceptions, 361 yards, 2 TD en 2018) attendait son tour depuis un bout de temps. Le junior au physique impressionnant est une véritable menace dans la red zone et devrait être utilisé comme tel, avec l’explosif WR Ihmir Smith-Marsette (23 réceptions, 361 yards, 3 TD) chargé d’aller chercher l’espace et le redshirt freshman WR Nico Ragaini dans le slot.

Les Hawkeyes auront en tout cas besoin de l’éclosion d’au moins un de ces joueurs pour soutenir un jeu aérien déserté ; Hockenson et Fant sont responsables de 27 des 52 touchdowns inscrits par les airs ces deux dernières années. Heureusement, QB Nate Stanley (235/396, 2 852 yards, 26 TD, 10 INT, 1 TD au sol) est de retour. Futur quarterback NFL, il pourrait s’affirmer en 2019 comme le meilleur joueur à son poste en Big Ten pour sa troisième saison comme titulaire ; Stanley n’est qu’à 22 unités du record de touchdowns en carrière à Iowa, détenu par Chuck Long. Si le doute persiste concernant sa capacité à lancer dans la profondeur, son statut de leader et sa prise de décision assurée en font le joueur parfait pour mettre en avant les cibles encore inexpérimentées qu’il aura à sa disposition.

Kirk Ferentz devrait cependant bien plus s’appuyer sur son jeu au sol cette année, malgré quelques départs sur la ligne offensive ; le meilleur run blocker d’Iowa, le left guard Ross Reynolds, le right tackle Dalton Ferguson et le center Keegan Render ont pris la tangente et les remplacer à l’intérieur ne sera pas aisé. C Tyler Linderbaum a effectué une transition depuis son ancien poste de defensive tackle au printemps et s’est rapidement adapté, même s’il ne représente pas encore une force inébranlable, en particulier pour le jeu au sol. Aux postes de LG et RG, une rotation pourrait s’instituer entre les jumeaux OG Landan Paulsen et OG Levi Paulsen ainsi que OG Cole Banwart. Le fall camp permettra sans doute de désigner deux titulaires parmi ces trois-là, tous déjà expérimentés en tant que remplaçants.

Les extérieurs seront bien gardés par LT Alaric Jackson, 2nd-Team All-Big Ten en 2018 et probable futur joueur NFL dès l’an prochain, ainsi que son pendant à droite RT Tristan Wirfs, titulaire depuis deux ans et lui-aussi candidat à un départ précoce pour la draft. Sans oublier le freshman OT Ezra Miller, recrue quatre étoiles qui devrait être lancé immédiatement dans le grand bain pour suppléer Jackson ou Wirfs en cas de blessure et surtout assurer la transition en 2020.

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Avec une ligne offensive stable dès le coup d’envoi de la saison si le plan élaboré par Ferentz se déroule comme prévu, le jeu de course devrait briller sous l’impulsion d’un trio de coureurs vétérans emmené par RB Mehki Sargent (745 yards, 9 TD), RB Toren Young (637 yards, 5 TD) et RB Ivory Kelly-Martin (341 yards, 2 TD). Le premier est attendu au tournant après avoir dominé l’escouade l’an passé en statistiques. Enfin, la recrue en provenance de l’État d’Alabama RB Shadryck Byrd pourrait grignoter un peu de temps de jeu alors qu’il est annoncé comme la future star du backfield des Hawkeyes d’ici un ou deux ans.

Défense

Qu’en est-il d’une défense qui a donc perdu sept titulaires ? Encore une fois, les remplaçants des années précédentes seront désormais amenés à prendre une autre dimension, et la plupart des joueurs de l’effectif disposent déjà d’une expérience certaine, de quoi faciliter la transition. Néanmoins, la ligne défensive a subi une refonte complète et aura peut être besoin de quelques matches avant de rentrer dans le vif du sujet. Heureusement, la présence de DE A.J. Epenesa (37 plaquages, 16.5 pour perte, 10.5 sacks, 4 passes défendues, 4 fumbles forcés, 1 TD), sélectionné dans la First-Team All-Big Ten l’an passé et considéré comme un futur choix de top 10 à la draft, assure déjà un pass rush régulier, même si le jeune espoir sera désormais bien mieux gardé par ses opposants eu égard à sa réputation.

Il sera épaulé par DE Chauncey Golston (35 plaquages, 9 pour perte, 3.5 sacks, 1 INT), clairement le joueur avec la plus belle progression en 2018. La profondeur d’effectif pourrait néanmoins poser problème pour la rotation chez les pass rushers, à tel point que les linebackers LB/DE Jaylen McDonald et LB/DE Amani Jones (22 plaquages, 1 sack) pourraient faire office de remplaçants à Epenesa et Golston. McDonald a fait très forte impression lors du printemps dernier et semble en bonne voie pour effectuer une belle carrière à Iowa.

Les départs de Sam Brincks et Matt Nelson laissent également un trou béant au milieu de la ligne défensive, qui sera comblé par DT Cedrick Lattimore (21 plaquages, 1 sack) et DT Brady Reiff (12 plaquages, 1 sack), deux bons joueurs qui se partageront la rotation avec DT Daviyon Nixon, de retour après avoir pourtant cherché un transfert au début de l’année. Derrière ces trois-là, encore une fois, la profondeur d’effectif sera certainement un problème qui devra être réglé rapidement si les Hawkeyes ne veulent pas se retrouver à bout de souffle et à court de solutions tôt dans la saison.

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L’excellente secondary d’Iowa permettra au moins de donner plus de temps à la ligne défensive pour pénétrer le backfield. Surnommé DBU ces dernières années après avoir envoyé en NFL Desmond King, Micah Hyde, Joshua Jackson ou encore Bob Sanders grâce au defensive coordinator et coach des DB Phil Parker, Iowa est encore bien fourni en 2019 à ce niveau-là ; même si les deux safeties titulaires Amani Hooker et Jake Gervase ont filé, ils seront bien remplacé. FS Geno Stone (39 plaquages, 4 INT, 1 TD) devrait passer un nouveau cap après avoir été le safety le mieux noté par PFF en Big Ten l’an dernier. Il sera le leader d’une escouade qui retrouvera quatre cornerbacks ayant déjà une expérience du terrain : CB Michael Ojemudia (39 plaquages, 6 passes défendues, 3 INT) est attendu comme une révélation, CB Matt Hankins (48 plaquages) comme un leader après sa blessure en milieu de saison dernière, et les sophomores CB Riley Moss (plaquages, 2 INT) et CB Julius Brents (13 plaquages, 1 INT) chercheront à s’imposer après des débuts prometteurs en 2018.

Reste à déterminer qui sera aligné comme safety au côté de Stone. Le fall camp devrait permettre de déterminer qui de SS Kaevon Merriweather, ancien prospect de basketball à la fac et donc joueur extrêmement athlétique, ou de SS Jack Korner débutera en défense. Enfin, la position hybride baptisée « Cash » à Iowa, permettant d’aligner un DB supplémentaire capable d’aller jouer à l’intérieur contre le jeu au sol, devrait revenir à CB DJ Johnson après ses excellentes performances au spring camp.

Pour finir avec les linebackers, le départ de Jack Hockaday devrait vite être compensé par le talent au sein de l’effectif. À l’heure actuelle, l’expérimenté LB Djimon Colbert (52 plaquages) en WLB, le vétéran LB Kristian Welch (49 plaquages, 1 INT) en ILB et LB Nick Riemann (43 plaquages, 1 sack) en SLB sont considérés comme les futurs titulaires du groupe. La recrue LB Jestin Jacobs, joyau de la classe 2019, sera à surveiller ; le jeune linebacker est déjà considéré comme trop talentueux pour ne pas être aligné dès cette année.

Équipes spéciales

P Colten Rastetter a été minable en 2018, se classant 118e au pays au punt. S’il est toujours dans l’effectif, Iowa est allé débaucher P Michael Sleep-Dalton à Arizona State, qui s’est classé 26e dans l’exercice au niveau national l’an dernier avec les Sun Devils. L’Australien de 26 ans sera donc titulaire dès l’ouverture de la saison et devrait donner un véritable coup de fouet aux Hawkeyes qui ont dû batailler en défense toute la saison passée à cause de mauvais punts.

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Avec Miguel Recinos désormais diplômé, le poste de kicker sera attribué à K Keith Duncan, sans surprise. Le joueur avait réalisé une belle campagne freshman en 2017 avec 38/39 field goals complétés avant de perdre son statut de titulaire l’an dernier au profit de Recinos.

Pour remonter la balle, Ihmir Smith-Marsette reprendra du service après une campagne 2018 où il a enregistré 29 yards en moyenne par retour. Il devrait être épaulé par le vétéran DB Devontae Young, auteur de 42 yards en seulement deux retours l’an dernier.

Calendrier

Pas de cadeau pour les Hawkeyes cette saison avec un calendrier brutal au sein d’une conférence qui compte plusieurs poids lourds du college football ; tous les déplacements de l’équipe, à Iowa State, Michigan, Northwestern, Wisconsin et Nebraska, s’annoncent déjà périlleux. En outre, Iowa recevra Penn State et Minnesota à domicile au cours de l’année. Northwestern fait office de candidat sérieux au titre de division alors que l’équipe de Ferentz et Wisconsin auront à gérer des calendriers compliqués. Vainqueur surprise l’an passé contre Iowa, Purdue représentera encore un vrai challenge cette saison malgré le départ de leur duo offensif vedette QB-WR.

Match-clé
à Michigan, le 5 octobre 2019
Le déplacement à Wisconsin après une semaine off en fin de saison ne sera pas simple mais celui à Michigan pourrait bien être explosif. Avec le retour du quarterback cinq étoiles Shea Patterson à la tête des Wolverines et après une saison à 10-3, la troupe de Jim Harbaugh est un très gros client. Iowa s’était imposé à la surprise générale lors de la dernière rencontre entre les deux équipes, en 2017. Un nouvel upset de Michigan aussi tôt dans la saison serait un signal fort au sein d’une conférence Big Ten effrayante.

Conclusion

C’est forcément le lot des équipes universitaires de perdre par cycles nombre de joueurs et ce sera le cas pour Iowa cette année mais la profondeur d’effectif a été si bien gérée ces dernières années que la transition devrait s’effectuer en douceur, particulièrement en défense. De manière générale, Kirk Ferentz compte sur une bonne vieille recette qui a fait ses preuves : une défense solide, un bon quarterback et un jeu de course robuste. Même si la ligne défensive est complètement renouvelée, que l’intérieur de l’OL est en chantier et que la secondary est jeune dans l’ensemble, la plupart des nouveaux titulaires possèdent déjà une expérience certaine du terrain.

Il ne faut pas oublier que cette équipe d’Iowa a terminé sur un bilan de 9-4 l’an dernier avec une fin de saison en apothéose à l’Outback Bowl. Malgré un calendrier qui s’annonce compliqué avec les déplacements à Iowa State, Michigan, Northwestern, Wisconsin et Nebraska, une 16e saison au bilan positif sous l’égide de Ferentz semble largement à la portée des Hawkeyes. Pour voir plus loin et espérer triompher au sein d’une division Big Ten West très compétitive, certains espoirs devront cependant évoluer dans un rôle de leader et prendre une autre dimension ; le manque de star power pourrait nuire à une équipe en transition et le rôle du quarterback Nate Stanley sera déterminant.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts :
– Un QB expérimenté.
– Deux running backs très productifs.
– Un pass-rush dominant.

Points faibles :
– Manque de playmakers offensifs.
– Incertitude au poste de safety.
– Le kicking game.

Prédiction : 9-3, 6-3 Big Ten

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Preview 2019 : Michigan Wolverines

Pour sa 5ème saison à la tête des Wolverines, coach Jim Harbaugh n’a plus le choix : un titre ou la porte.

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Michigan Wolverines

Conférence Big Ten

Division East

En 2018 : 10-3, 8-1 Big Ten. Peach Bowl : défaite 41-15 contre Florida.
Head Coach : Jim Harbaugh, 5ème année (38-14). Résultats en carrière : 96-41.
Coordinateur offensif : Josh Gettis.
Coordinateurs défensifs : Don Brown.
Titulaires de retour : 9 en attaque, 4 en défense, punter.
Joueurs-clés partis : DL Chase Winovich, DL Rashan Gary, LB Devin Bush, DB Tyree Kinnel.
Joueurs à suivre : QB Shea Patterson, WR/PR Donovan Peoples-Jones, WR Nico Collins, OL Ben Bredeson, C Cesar Ruiz, OT Jon Runyan, DE Kwity Paye, LB Khaleke Hudson, CB Lavert Hill, S Josh Metellus, P Will Hart.

16 décembre 2014 : Jim Harbaugh quitte les 49ers de San Francisco et accepte de devenir le nouvel head coach de Michigan avec un salaire annuel de 7 millions de $. Quatre saisons plus tard, les Wolverines n’ont pas remporté le moindre titre. Pas un seul Big Ten Championship Game. Encore moins une participation au College Football Playoff. Son bilan contre des équipes du Top 10 ? 1-9. Épouvantable. Face au rival Ohio State ? 0-4. Humiliant.

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Jim Harbaugh le sait : la patience du programme d’Ann Arbor (Michigan) a des limites et sa 5ème saison à la tête des Wolverines sera décisive. Une nouvelle désillusion et la tête de l’ancien étudiant de Michigan sera demandée. La Maize and Blue Nation n’a toujours pas accepté les deux défaites écrasantes subies face à Ohio State (39-62) et Florida (15-41) pour conclure la saison 2018.

Si la défense du coordinateur défensif Don Brown a sombré contre les Buckeyes et les Gators, elle s’était montrée très solide lors des 11 premiers matchs (275.2 yards accordés, #2 du pays). C’est davantage l’attaque qui a été pointée du doigt. Critiqué pour le manque de prise de risque de ses systèmes (notamment aériens), Jim Harbaugh a dû se rendre à l’évidence : un changement drastique était nécessaire. Ainsi, il a donné les clés de l’attaque au coordinateur offensif Josh Gattis (ex-coach des WRs d’Alabama), qui va installer un attaque spread révolutionnaire.

Son grand rival, coach Urban Meyer, a quitté Ohio State. La réception des Buckeyes à Big House, le 30 novembre, pourrait décider du sort des Wolverines en 2019. Un succès pourrait (enfin) leur ouvrir la porte du match d’Indianapolis du mois de décembre. Une défaite…

Attaque

En 2018, Jim Harbaugh avait choisi de gérer l’attaque de manière « collaborative », lui appelant les jeux avec son fidèle lieutenant Pep Hamilton pour diriger les receveurs. L’expérience a tourné court. Le coach des Wolverines sera en retrait en 2019 laissant Josh Gattis, fraichement arrivé d’Alabama, mettre en place son attaque « no-huddle spread ».

Un système que le senior QB Shea Patterson (2600 yards, 22 TD, 7 INT et 273 yards au sol, 2 TD en 2018) a connu lors de son passage à Ole Miss. L’ancienne recrue 5-étoiles des Rebels sera d’ailleurs la pierre angulaire d’une attaque new-look. Terminée la frilosité de Jim Harbaugh, place à l’agressivité offensive. Objectif : redonner ses lettres de noblesse à un jeu aérien en difficulté l’an passé (215 yards par match, #80 du pays).

En de défaillance de QB Shea Patterson, Michigan peut compter sur une étonnante profondeur au poste de quarterback. Le junior QB Dylan McCaffrey attend son tour depuis deux ans alors que QB Joe Milton et QB Cade McNamara auront aussi lors mot à dire lors du Fall camp.

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Autre bonne nouvelle pour les Wolverines : la présence de l’un des trois meilleurs groupes de receveurs du pays. Les juniors WR Donovan Peoples-Jones (47 réceptions, 612 yards, 8 TD), WR Nico Collins (38 réceptions, 632 yards, 6 TD) et WR Tarik Black ont tous les trois le potentiel de futur All-American. Ils seront tous les trois sur les terrains de football le dimanche après-midi en 2020. Si on y ajoute le vétéran TE Sean McKeon, le sophomore WR Ronnie Bell et le rapide true freshman WR Mike Sainristil, Josh Gattis aura toutes les armes nécessaires pour faire des dégâts dans la Big Ten.

Le retour du coach de ligne, Jim Warriner, est également la garantie d’une certaine solidité sur la ligne de scrimmage. Toutefois, il aura un rôle essentiel pour assurer la transition vers les nouveaux schémas offensifs. Par contre, il peut compter sur le retour de quatre des titulaires de l’an passé, tous des candidats à une sélection dans l’équipe All-Big Ten. Les seniors LT Jon Runyan et LG Ben Bredeson forment probablement le meilleur duo du pays sur le côté gauche de la ligne. Le junior C Cesar Ruiz et le senior RG Michael Onwenu sont également fidèles au poste. Finalement, seul le junior RT Andrew Stueber fera ses débuts comme titulaire à moins que l’on voit le sophomore RT Jalen Mayfield.

L’incertitude est beaucoup plus grande sur le running game. Karan Higdon (1178 yards au sol, 10 TD l’an dernier) est parti tout comme Chris Evans (renvoyé du programme). Du coup, c’est un groupe inexpérimenté qui débutera la saison. Le senior RB Tru Wilson (364 yards, 1 TD) a été utilisé régulièrement l’an dernier et le sophomore RB Christian Turner a également été aperçu lors du Peach Bowl. Toutefois, la solution pourrait venir du phénoménal true freshman RB Zach Charbonnet, tout débarqué de Californie pour faire sensation dès 2019.

Défense

Le coordinateur défensif Don Brown a fait un boulot fantastique depuis son arrivée à Ann Arbor (2ème du pays en 2016, #1 en 2017 et 3ème en 2018 pour le nombre de yards accordés par match)… mais les 103 points concédés lors des deux derniers de 2018 font tache et il devra ainsi faire oublier ces deux débâcles… sans ses leaders de l’an passé. Deux défenseurs des Wolverines ont été sélectionnés dans le Top 12 de la dernière draft NFL (LB Devin Bush, DL Rashan Gary) et deux autres ont été choisis au 3ème tour (DE Chase Winovich et CB David Long). Le populaire S Tyree Kinnel manquera également à l’appel après 4 ans passés à Ann Arbor.

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Don Brown devra faire un choix : rendre son groupe plus véloce ou adapter ses schémas. Ohio State a exposé le manque de vivacité de Michigan, l’an passé, en prenant de vitesse les linebackers et le backfield défensif de Wolverines qui en ont chèrement payé le prix.

Malgré plusieurs départs sur la ligne défensive et celui son coach Greg Mattison (parti à… Ohio State !), les Wolverines ne devraient pas être en perdition. Le sophomore DE Kwity Paye (29 plaquages, 5.5 pour perte, 2 sacks) a beaucoup appris dans l’ombre de Chase Winovich et Rashan Gary. Il y a de plus mauvais exemples. Il sera la bougie d’allumage d’un pass rush qui aura aussi le renfort du sophomore DE Aidan Hutchinson (12 plaquages) et du junior DE Luigi Vilain. À l’intérieur, les seniors DT Carlo Kemp (20 plaquages, 1 sack) et DT Michael Dwumfour (19 plaquages, 2 sacks) devraient débuter la saison mais on attend énormément de la contribution du junior DT Donovan Jeter dont le début de carrière a été ralentie par les blessures.

La blessure de ILB Devin Bush en début de Peach Bowl a exposé les carences et le manque de profondeur des Wolverines sur le second rideau. Renforcer rapidement ce secteur sera l’une des priorités de Don Brown d’autant que Michigan affrontera Army et Wisconsin, deux solides jeux au sol, avant la fin du mois de septembre. Le junior MLB Josh Ross (54 plaquages, 5.5 pour perte, 1 sack) semble le candidat idéal pour s’imposer au coeur de la défense. Gros frappeur, il possède aussi un excellent instinct. Les seniors SLB Josh Uche (13 plaquages, 7 sacks), WLB Devin Gill (31 plaquages) et LB Jordan Glasgow (27 plaquages, 2 sacks) seront utilisés en rotation en fonction des schémas appelés. Décevant l’an dernier après une saison 2017 très prometteuse, le senior LB Kheleke Hudson (39 plaquages, 1 sack) devra monter en puissance dans son rôle hybride de « Viper ». Le junior LB Jordan Anthony n’attend qu’une seule chose : lui prendre sa place.

Malgré le retour des deux seniors CB Lavert Hill (14 plaquages, 1 INT) et FS Josh Metellus (47 plaquages, 3 INT, 1 TD), Michigan n’a pas une énorme profondeur sur le backfield défensif. La position de cornerback est particulièrement préoccupante. Les juniors CB Ambry Thomas (9 plaquages) et CB Jaylen Kelly-Powell (3 plaquages) ont peu joué l’an passé. Le true freshman CB Jalen Perry pourrait ainsi être sollicité dès 2019. Un autre true freshman fera très probablement ses débuts comme titulaire : le prospect 5-étoiles SS Daxton Hill. Phénoménal athlète, il a fait faux bond à Alabama lors du National Signing Day pour prendre le relais de Tyree Kinnel.

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Équipes spéciales

Il y aura de la controverse sur le choix du kicker en 2019. Le meilleur kicker du recrutement 2016, K Quinn Nordin (11/16 FG), a déçu l’an dernier et une blessure a même permis au sophomore K Jake Moody de réussir un record de 6 FGs contre Indiana. Ce dernier n’a terminé la saison en force et semble avoir l’avantage à l’aube de la campagne 2019. Le senior P Will Hart sera de retour après une fantastique saison l’an passé (47.0 yards par punt). Le souvenir de Jabrill Peppers n’est pas si lointain et WR/PR Donovan Peoples-Jones semble capable de suivre ses pas. Le cornerback KR Ambry Thomas reprend du service après avoir réussi 1 TD sur retour de kick en 2018.

Calendrier

La réception de Middle Tennessee pour débuter la saison sera l’occasion donnée à ces Wolverines new-look en attaque de prendre leurs marques… mais la défense devra être (déjà) au rendez-vous dès les deux matchs suivants face à deux puissants jeux au sol, ceux d’Army et de Wisconsin. Le déplacement chez les Badgers donnera le coup d’envoi d’un calendrier de conférence Big Ten qui verra les Wolverines affronter successivement Rutgers, Iowa, Illinois et Penn State avant le dernier classique avant longtemps face à Notre Dame. Michigan conclura sa saison par deux déplacements à Maryland et Indiana et deux matchs décisifs à domicile face à Michigan State et… Ohio State. Les réceptions des Nittany Lions, des Fighting Irish, des Spartans et des Buckeyes à Big House sont clairement favorables aux Wolverines dans leur quête d’une place en playoffs.

Match clé
contre Ohio State, le 30 novembre
62 points encaissés. 567 yards accordés. Une vraie raclée qui restera dans l’Histoire. Ce revers 62-39 de Michigan subi à Ohio State, le 24 novembre 2018, a laissé des traces. D’autant qu’il s’agissait de la 7ème victoire consécutive des Buckeyes contre les Wolverines dans le classique « The Game ». Le duel Jim Harbaugh-Urban Meyer a pris fin lorsque ce dernier a annoncé sa retraite en décembre dernier. Face au novice Ryan Day, il ne sera rien pardonné à Jim Harbaugh; la 117ème édition de « The Game » se déroulant en plus à Ann Arbor.

Conclusion

Les Wolverines débuteront la saison 2019 avec plusieurs incertitudes des deux côtés du ballon mais le talent issu de plusieurs excellentes promotions de recrutement devrait permettre à l’équipe de coach Jim Harbaugh de rester dans la course à une place en finale de conférence Big Ten dans une division East relevée. Après 4 saisons sans titre, le coach des Wolverines jouera peut-être sa tête en 2019. Une attaque réinventée par le coordinateur offensif Josh Gattis et au service de QB Shea Patterson permettra-t-elle à Michigan de participer au premier Big Ten Championship Game de son Histoire ? Si oui, les playoffs ne seront pas loin.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Résumé

Points forts :
– Un QB expérimenté.
– Des receveurs ultra-talentueux.
– Une ligne offensive sans faille.

Points faibles :
– Incertitude au poste de running back.
– Un pass-rush à reconstruire.
– Manque de leadership en défense.

Prédiction : 11-1, 8-1 Big Ten.

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Preview 2019 : Ohio State Buckeyes

L’ère Ryan Day débute officiellement à Ohio State avec des objectifs qui ne changent pas : le titre de conférence Big Ten et une place en College Football Playoff.

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Crédit photo : Jim Davidson

Ohio State Buckeyes

Conférence Big Ten

Division East

En 2018 : 13-1, 8-1 Big Ten. Rose Bowl : victoire 28-23 contre Washington.
Head Coach : Ryan Day, 1ère année. Résultats en carrière : 3-0.
Coordinateur offensif : Kevin Wilson.
Coordinateurs défensifs : Greg Mattison, Jeff Hafley.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 9 en défense, punter.
Joueurs-clés partis : QB Dwayne Haskins, RB Mike Weber, WR Parris Campbell, WR Terry McLaurin, C Michael Jordan, DE Nick Bosa, DT Dre’Mont Jones, CB Kendall Sheffield.
Joueurs à suivre : QB Justin Fields, RB J.K. Dobbins, WR K.J. Hill, OT Thayer Munford, G Wyatt Davis, C Josh Myers, DE Chase Young, DE Tyreke Smith, LB Malik Harrison, CB Jeffrey Okudah, S Shaun Wade.

C’est le D-Day ! La formulation est un peu facile, mais pour sa première (véritable) expérience de head coach en College Football, Ryan Day n’a pas choisi la facilité en succédant à Urban Meyer à la tête des Ohio State Buckeyes. Après sept ans aux commandes du programme, et un dernier exercice entaché par l’affaire de violence domestique de Zach Smith, celui qui a gagné trois titres nationaux avec trois équipes différentes a raccroché pour intégrer l’administration de l’université.

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Attention, Day n’arrive pas dans l’inconnu pour autant, lui qui a littéralement transformé l’attaque locale depuis 2017 et qui pourra s’appuyer sur un effectif prometteur, avec d’incroyables classes de recrutement au fil des années. L’an passé, après la suspension provisoire de coach Meyer, il avait assuré trois matches en tant que coach principal, pour autant de victoires, face à Oregon State, Rutgers et surtout à TCU. L’un de ses premiers objectifs sera donc de rester invaincu en carrière, tout en permettant aux Buckeyes de renouer avec des playoffs qui leur ont échappé d’un rien la saison passée.

Attaque

90 touchdowns inscrits lors des deux dernières saisons ! Seul Oklahoma et ses deux Heismen Trophy ont fait aussi bien ! Généralement réputé défensivement, Ohio State a tout simplement explosé les compteurs en attaque, dès l’arrivée en tant que coordinateur de Ryan Day. Son entente avec Kevin Wilson, ancien gourou offensif des Sooners dans les années 2000, et amené à devenir le seul coordo des Buckeyes en 2019, a offert un feu d’artifice quotidien pour les fans de Columbus. Car si le jeu au sol a toujours été une tradition, le jeu aérien s’est montré profond et extrêmement varié depuis 2017, avec des saisons canon pour J.T. Barrett et Dwayne Haskins. A l’issue de sa seule saison comme quarterback titulaire, ce dernier a d’ailleurs terminé troisième du trophée Heisman, derrière les extra-terrestres Kyler Murray et Tua Tagovailoa. Les deux running backs de l’équipe ont cumulé 2 000 yards au sol, et quatre receveurs ont au moins capté plus de 650 yards en 2018. Rien. Que. Ca.

Pour leur troisième année de collaboration dans l’Ohio, Day et Wilson auront un troisième quart-arrière à couver … Mais ce ne sera pas Tate Martell, parti à Miami, par peur – vraisemblablement – de la concurrence. Il faut dire qu’en mettant la main sur QB Justin Fields, doublure de grand luxe à Georgia, et ancienne recrue 5 étoiles, les Buckeyes ont frappé un grand coup pour préparer l’avenir. Joueur double-menace, le sophomore a rongé son frein du côté d’Athens et semble enfin prêt à donner son plein potentiel dans une grosse écurie de première division. Avec le départ de Martell en Floride, il ne devrait pas avoir une concurrence délirante, le senior et ancien de West Virginia, QB Chris Chugunov, faisant office de principal backup.

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Côté cible, l’ancien Bulldog a un casting XXL, avec encore un personnel très varié dans le système uptempo local. Parris Campbell et Terry McLaurin partis vers la NFL, c’est le senior WR K.J. Hill (885 yards, 6 TD) qui s’apprête à devenir le go-to-guy officiel. Capable de réceptions délirantes en 2018, il devra être plus précieux dans la possession, avec les autres seniors WR Austin Mack et WR Binjimen Victor. Révélation de la fin de saison dernière, avec son match ébouriffant contre Michigan, le sophomore WR Chris Olave a de quoi faire mouche sur le jeu profond. Le talent est à tous les étages, et il faudra aussi garder un oeil sur d’anciennes recrues phares, comme WR C.J. Saunders ou WR Kamryn Babb. La prochaine pépite s’appelle sûrement WR Garrett Wilson, auteur d’une prestation de choix lors du Spring Game, et qui devrait donner des maux de tête permanents aux défenseurs de la Big Ten.

Côté tight ends, le junior TE Luke Farrell et le senior TE Rashod Berry sont des joueurs complets, mais devront se méfier de l’émergence de TE Jeremy Ruckert, réputé pour ses mains plus fiables.

On le disait précédemment : la course a encore brillé à Columbus ces derniers mois, et le junior RB J.K. Dobbins a joué un grand rôle dans cet état de fait. Avec 1 053 yards en 2018, il est devenu le premier running back de l’histoire du programme à cumuler deux saisons à plus de 1 000 yards au sol. Pas mal pour une fac qui a vu passer dans ses rangs des Eddie George, Archie Griffin et compagnie … Après avoir longtemps partagé les portés avec Mike Weber, Dobbins devrait avoir plus de responsabilités, mais sera épaulé par RB Master Teague III. Ce dernier s’était contenté des miettes l’année dernière et avait été redshirté de justesse, non sans avoir inscrit un touchdown en début de campagne. RB/WR DeMario McCall se chargera de sortir du backfield pour semer la zizanie et les mismatches dans les défenses adverses.

Mini-transition sur la ligne offensive, où pas moins de quatre joueurs ont quitté le navire, comme Michael Jordan, Malcolm Pridgeon ou Demetrius Knox. Fort heureusement pour les Buckeyes, les forces et les recrues 4 étoiles ne manquent pas. Côté aveugle, le junior LT Thayer Munford est de retour et sera assisté d’un autre revenant, côté gauche, avec LG Brandon Bowen, out pendant une bonne partie de la campagne 2018. Côté droit, le sophomore RG Wyatt Davis a démontré une incroyable maturité et une force technique dès sa première saison. Il sera accompagné du senior RT Joshua Alabi, à moins que le bien nommé RT Nicholas Petit-Frere, redshirté l’an passé, n’explose à son tour. Le sophomore C Josh Myers, ancienne star du recrutement 2017, se chargera des snaps.

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Défense

Si l’attaque a bluffé ces derniers mois à Columbus, difficile d’en dire autant de la défense. Malgré l’apport de coaches confirmés comme Greg Schiano et Billy Davis, respectivement coordinateur et coach des linebackers en 2018, le run stop a trop souvent souffert et la défense en zone rouge n’a guère été plus satisfaisante. Pour Ryan Day, il fallait donc renouveler le groupe de techniciens, avec un duo venu de … Michigan pour récupérer les différentes casquettes. Greg Mattison redevient donc coordinateur défensif, une décennie après son départ des Ravens, et Al Washington prend la charge des linebackers après sa belle campagne chez les Wolverines et l’émergence du premier tour de draft Devin Bush. Dernier changement important en défense, l’ancien coach des DB à San Francisco, Jeff Hafley, qui sera en charge du backfield tout en appelant également certains jeux.

Pour le personnel, c’est simple : on a presque deux équipes à disposition et les remplaçants seraient titulaires dans trois-quarts d’autres programmes du Power 5. La ligne défensive sera encore au coeur de toutes les attentions. Car non content d’avoir fourni un top 5 lors de la dernière draft, avec Nick Bosa, Ohio State pourrait en fournir un autre en 2020. Le junior DE Chase Young est la star défensive incontestée et a su prendre le leadership après la rapide blessure de son partenaire l’an passé (9 sacks et demi). Difficile d’attendre autre chose qu’un nombre à deux chiffres pour l’intéressé cette année. Les seniors DE Jonathon Cooper et DE Jashon Cornell seront ses principaux lieutenants, mais la relève risque de pousser plus vite que prévu. Car les sophomores DE Tyreke Smith et DE Tyler Friday ont de l’explosivité à faire valoir, de même que le freshman et dernière recrue 5 étoiles, DE Zach Harrison.

Plein centre, les questions sont plus nombreuses, surtout après le départ de Dre’Mont Jones. Mais là encore, la rotation devrait être insoutenable pour les backfields adverses, avec les sophomores DT Tommy Togiai et DT Taron Vincent amenés à relayer les tauliers du poste, les seniors DT Robert Landers et DL Davon Hamilton.

Le run stop a été l’un des points faibles du programme en 2018, la faute à un groupe de qualité mais incapable de performer au même moment. Symbole de ce côté schizophrène, le senior WLB Malik Harrison, étincelant en fin de saison dernière après un début quelque peu poussif. Une inconstance qui ne l’a pas empêché d’être le co-meilleur plaqueur des siens (81). A 100% cette année, il pourrait être un poison.

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Côté fort, le junior SLB Pete Werner a fait usage de toute sa polyvalence (58 plaquages, 3 packs, 9 passes défendues) et semble paré pour devenir le starter indiscutable. Au milieu, la bataille entre les juniors MLB Baron Browning et MLB Tuf Borland s’annonce plus indécise. Blessé de longue date, LB Justin Hilliard espère enfin refaire parler de lui, que même que les espoirs sophomores, LB Teradja MitchellLB Dallas Gant et LB K’Vaughan Pope.

On termine par l’une des forces habituelles des Buckeyes : le secondary. Avec un groupe relativement stable de retour en 2019. Certes, Kendall Sheffield a rallié la NFL, mais avec le junior CB Jeff Okudah et le très complet CB/S Shaun Wade (15 passes défendues à eux deux l’an dernier), l’équipe a de la ressource pour trouver un binôme fiable au senior CB Damon Arnette. Si ça ne suffit pas, le sophomore CB Sevyn Banks et le freshman CB Tyreke Johnson auront sans chance des opportunités de se montrer. Au poste de safeties, les places coûtent aussi cher. Aux côtés de l’indéboulonnable senior SS Jordan Fuller (81 plaquages, 4 passes défendues), S Brendon White semble s’être attiré la sympathie du staff en fin de saison passée. Mais tout ça tient qu’à un fil, au vu du talent du junior S Isaiah Pryor ou du sophomore S Josh Proctor.

Équipes spéciales

Connaissez-vous Matt Barnes ? Transfuge de Maryland, le nouveau coach des équipes spéciales arrive avec une solide réputation sur le campus de Columbus, et possèdera en plus un groupe assez consistant et expérimenté. A commencer par le senior P Drue Chrisman, un des punters les plus costauds du pays, avec une moyenne de 43 yards en 2018. Sur field goal, le junior K Blake Hubeil n’a pas déçu non plus, avec un total de 10/13 dans l’exercice, dans la phase la plus importante de la saison. Initialement doublure de Sean Nuernberger, il a su prendre ses responsabilités lors de la blessure de ce dernier, et a affiché un total de 100% sur extra-point. Là où Barnes devra démontrer sa plus-value, c’est aussi sur les retours. Dans ce secteur, le talent ne manque pas à Ohio State, mais aucun vrai playmaker n’était sorti du lot l’année dernière. Le couteau-suisse KR Demario McCall devrait encore être sollicité sur les kickoffs, avec PR K.J. Hill à l’oeuvre sur les punts. Au cas où, KR/PR C.J. Saunders et PR Sevyn Banks, auteur du seul touchdown de l’équipe en 2018, seront en embuscade.

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Calendrier

Au vu de ses prétentions, le calendrier n’a pas de quoi effrayer Ohio State. Mais dans une conférence Big Ten, où le niveau semble se relever sensiblement, aucun duel ne sera à prendre à la légère. Rien que pour la division Ouest, les Buckeyes hériteront de Wisconsin, Nebraska et Northwestern, avec ces deux dernières confrontations en déplacement. On notera également le passage de Cincinnati, tête de gondole annoncée du Group of Five et coaché par un ancien de la maison, Luke Fickell, en deuxième semaine.

Match clé
à Michigan, le 30 novembre
Comment peut-il en être autrement ? Certes, depuis son arrivée sur le campus d’Ann Arbor, Jim Harbaugh a été sévèrement « sweapé » par Urban Meyer, avec quatre revers en autant d’affrontements. Mais que proposera Ryan Day, dans une équipe globalement jeune et dans l’antre d’un rival qui a été humilié (62-39) en 2018 ? Cette 116e édition de « The Game » aura d’ailleurs une saveur toute particulière avec la présence de Greg Mattison et d’Al Washington dans le coaching staff d’OSU, eux qui ont représentaient les Wolverines l’an passé (Mattison y était même depuis 2011). Rappelons que malgré les dernières passes d’armes toujours à l’avantage des Buckeyes, ce match pourrait être à l’image du scénario de 2016, avec à l’époque une prolongation épique où le titre de division était en jeu.

Conclusion

Avec 14 titulaires de retour, des classes de recrutement qui ne demandent qu’à prouver leur talent et une conférence Big Ten globalement homogène, Ohio State a largement les moyens de conserver sa couronne pour participer à un match début janvier. La question serait de savoir lequel. Car ces dernières saisons, les Buckeyes ont souvent perdu gros lors de défaites inattendues (Penn State, Iowa, Purdue). Avec un head coach et un quarterback encore frais, un nouvel affront de ce type sera à éviter, sous peine de passer une nouvelle fois à côté des playoffs …

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Résumé

Forces :
– Attaque supersonique.
– Machine à sacks.
– Potentiel et profondeur.

Faiblesses :
– Bouleversement en interne.
– Run stop irrégulier.
– Défense en zone rouge.

Pronostic : 10-2 (7-2 Big Ten)

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Conférence ACC : Clemson toujours plus hégémonique

Quadruples champions de conférence et champions nationaux en titre, les Tigers de Clemson seront encore les favoris d’une conférence ACC remodelée.

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Crédit photo : clemsonsportstalk

On n’avait pas vu une telle domination dans la conférence ACC depuis les années 90. À l’époque, Florida State de l’ère Bobby Bowden a remporté 9 titres de champion consécutifs (1992-2000). Depuis 4 ans, ce sont les Tigers de Clemson qui ont la main mise sur l’ACC : ils ont (facilement) remporté les quatre derniers ACC Championship Games et le bilan du programme dirigé par coach Dabo Swinney en match intra-conférence depuis 2015 ? 34-2. Une suprématie incontestable.

Des promotions de recrues sensationnelles et un coaching staff capable de tirer le meilleur des joueurs, individuellement et collectivement, ont fait de Clemson LA référence actuelle dans le monde du College Football. Certes, la version 2019 des Tigers sera moins expérimentée que sa prédécesseure… mais peut-être plus talentueuse. Effrayant. Le sophomore QB Trevor Lawrence a offert un récital retentissant lors des deux matchs de playoffs en 2018. Il sera de retour à la tête d’une attaque intimidante qu’aucune défense du pays ne parait pouvoir stopper. Ainsi, pour la 5ème année d’affilée, les Tigers semblent tout simplement au-dessus du lot dans la conférence ACC.

Prédictions 2019 dans la conférence ACC

Champion 2019 : Clemson.
Champion de division Atlantic : Clemson.
Champion de division Coastal : Virginia.
MVP : QB Trevor Lawrence, Clemson.
Meilleur joueur offensif : RB Travis Etienne, Clemson.
Meilleur joueur défensif : CB Bryce Hall, Virginia.
Freshman de l’année : WR Joseph Ngata, Clemson.
Prospects Draft NFL 2020 à suivre : RB Travis Etienne (Clemson), RB AJ Dillon (Boston College), RB Cam Akers (Florida State), WR Tee Higgins (Clemson), DE Trevon Hill (Miami), LB Shaq Quarterman (Miami), DB Bryce Hall (Virginia), DB Mark Gilbert (Duke), DB Essang Bassey (Wake Forest), DB Reggie Floyd (Virginia Tech).

Du 4 juillet au 16 juillet 2019, The Blue Pennant vous a proposé des présentations des principaux programmes de la conférence ACC :
Clemson Tigers
Florida State Seminoles
Miami Hurricanes
North Carolina State Wolfpack
Syracuse Orange
Virginia Cavaliers
Virginia Tech Hokies

Tour d’horizon dans la conférence ACC

Tous à la poursuite des Tigers de Clemson

La saison 2019 dans la division Atlantic pourrait être très semblable à l’an passé. Syracuse a des convictions en attaque et en défense alors que Florida State, NC State, Boston College et Wake Forest font face à de nombreuses incertitudes à divers niveaux. Il semble déjà loin le temps où Clemson, FSU et Louisville se battaient pour le titre d’une division qui paraissait alors comme la meilleure du pays.

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En 2017, Miami avait redoré le blason d’une division Coastal tournée en dérision depuis plusieurs années. Tout est à refaire après une saison 2018 marquée par un niveau de médiocrité difficilement qualifiable : Pittsburgh a été sacré champion un peu par hasard en terminant sa campagne avec un bilan de 7-7… et par trois défaites. Virginia possède en QB Bryce Perkins un playmaker capable de faire basculer n’importe quel match en faveur des Cavaliers et la défense de Hoos monte en puissance. Du coup, le programme de Charlottesville débutera la saison avec une belle opportunité de participer à la première finale de conférence de son Histoire. Miami et Virginia Tech seront probablement ses deux principaux concurrents. Les Hurricanes et les Hokies possèdent le talent pour se mêler à la lutte mais de nets progrès en attaque sont attendus. Pittsburgh et Duke semblent un ton en-dessous alors que North Carolina et Georgia Tech sont en mode reconstruction.

Mack is back

Cinq ans après avoir annoncé sa retraite, Mack Brown (champion avec Texas en 2005) fait son retour sur le campus de Chapel Hill pour prendre en main des Tar Heels de North Carolina qu’il avait dirigés… de 1988 à 1997 ! Son défi sera immense : transformer un programme qui vient de terminer deux fois au dernier rang de la division Coastal en une puissance que l’on a plus vu depuis son premier passage à UNC (10-2 en 1996 et 11-1 en 1997). Les Tar Heels n’ont remporté que 3 de leurs 24 derniers matchs contre des équipes FBS. Ouch !

Panique à Tallahassee

On savait que le départ de Jimbo Fisher à Texas A&M en 2018 allait laisser des traces. On savait aussi qu’il faudrait un minimum de temps pour que son successeur, Willie Taggart (ex-Oregon), prenne ses marques… mais on ne s’attendait pas à voir une telle déconvenue que celle subit par les Seminoles de Florida State l’an dernier : un bilan de 5-7 et la fin d’une série de 36 saisons avec une participation à un bowl. Le coach de FSU est en mode réinitialisation et donnera les clés d’une attaque anémique l’an passé au jeune stratège offensif, Kendal Briles (ex-Baylor, ex-FAU, ex-Houston). La déroute 41-14 endurée contre Florida est encore dans toutes les mémoires. Si Willie Taggart possède un contrat de 6 ans, il sait que cette 2ème saison à Tallahassee sera déjà décisive.

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Nouveau départ à Louisville, Georgia Tech et Miami

Trois coachs feront leurs débuts dans l’ACC en 2019 : Scott Satterfield à Louisville, Geoff Collins à Georgia Tech et Manny Diaz à Miami. Les contextes seront pourtant différents.

À Louisville et Georgia Tech, c’est une opération reconstruction qui est en marche. Bobby Petrino a perdu la confiance de son vestiaire avant de perdre celle de la direction d’un programme de Louisville qui n’a pas su gérer l’après-Lamar Jackson. Du coup, en deux saisons, les Cardinals sont passés de prétendants au College Football Playoff à un rôle de… punching ball dans la division Atlantic. Une chute vertigineuse. L’ancien coach d’Appalachian State a démontré sa capacité de développer une culture du travail et de la rigueur lors de son passage chez les Mountaineers. Il a reçu la bénédiction de la direction de Louisville (qui aurait quand même aimé rapatrier Jeff Brohm de Purdue) et aura du temps pour relancer les Cards… mais la saison 2019 sera longue.

Comme celle des Yellow Jackets de Georgia Tech. Après 11 saisons à Atlanta, coach Paul Johnson est parti à la retraite et GT devrait ainsi abandonner l’attaque triple-option au profit de schémas de spread offense. La transition prendra du temps. Geoff Collins (ex-Temple) aura le difficile challenge de changer une identité qui a marqué le programme sur la dernière décennie.

Contrairement à Louisville et Georgia Tech, Miami ne souhaite pas se donner de temps pour gérer l’après-Mark Richt. Le coordinateur défensif Manny Diaz a pris le relais et il a misé sur le portail des transferts pour former une équipe compétitive dès aout prochain. L’ancien prospect 5-étoiles QB Tate Martell, passé par Texas A&M et Ohio State, sera un élément de la réussite (ou pas) des Hurricanes en 2019.

Le match de l’année

Clemson @ Syracuse
Samedi 14 septembre 2019

Depuis deux saisons, aucune autre équipe de l’ACC n’a posé autant de problèmes aux Tigers que les Orangemen. En l’absence de QB Kelly Bryant, Syracuse avait créé la sensation au Carrier Dome en 2017 en s’imposant face au champion en titre de l’époque. Et l’an passé, la troupe de coach Dino Babers a remis ça en menant 23-13 à Death Valley dans le 4ème quart-temps… avant que le show RB Travis Etienne n’assure une courte victoire 27-23 à Clemson. Coach Dabo Swinney sait que ce déplacement dans l’État de New York sera un match-piège une semaine après un big game contre Texas A&M et face à une équipe qui semble avoir trouvé la bonne formule pour embêter les Tigers.

Calendrier complet de la conférence ACC

Nos prédictions

Division Atlantic

1. Clemson Tigers

En 2018 : 15-0, 8-0 ACC. Champion de conférence ACC et Champion national.
Prédiction : 13-0, 8-0 ACC.
Match décisif : @ Syracuse, le 14 septembre.
Joueurs-clés partis : WR Hunter Renfrow, LT Mitch Hyatt, DE Christian Wilkins, DE Clelin Ferrell, DT Dexter Lawrence, DT Austin Bryant, LB Kendall Joseph, LB Tre Lamar, DB Trayvon Mullen.
Joueurs à suivre : QB Trevor Lawrence, RB Travis Etienne, WR Tee Higgins, WR Justyn Ross, DE Xavier Thomas, ILB Isaiah Simmons, CB A.J. Terrell, S K’Von Wallace.
Future star : DE Xavier Thomas.

Clemson a la main mise sur la conférence ACC depuis 2015 : quatre titres de champion consécutifs et deux victoires écrasantes lors des deux derniers ACC Championship Games. L’écart entre les Tigers et le reste de la conférence semble s’agrandir un peu plus chaque année en raison de promotions de recrues sensationnelles. Les champions nationaux ont perdu de nombreux éléments (WR Hunter Renfrow, DE Christian Wilkins, DE Clelin Ferrell, DT Dexter Lawrence, LB Kendall Joseph, DB Trayvon Mullen) depuis leur éclatante victoire contre Alabama mais la présence d’une attaque explosive menée par le fabuleux QB Trevor Lawrence fera encore de l’équipe de coach Dabo Swinney des favoris pour le titre national 2019. Un nouveau clash contre le Crimson Tide d’Alabama en playoffs n’est pas à écarter…

2. Syracuse Orange

En 2018 : 10-3, 6-2 ACC.
Prédiction : 10-2, 6-2 ACC.
Match décisif : contre Florida State, le 26 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Eric Dungey, WR Jamal Custis, OT Koda Martin, DT Chris Slayton, LB Ryan Guthrie, LB Klelan Whitner.
Joueurs à suivre : QB Tommy DeVito, WR Sean Riley, WR Taj Harris, WR Trishton Jackson, OT Airon Servais, DE Alton Robinson, DE Kendall Coleman, CB Christopher Frederick, S Andre Cisco, K Andre Szmyt.
Future star : SS Cornelius Nunn.

C’est une mini-transition qui s’amorce à Syracuse. Mais elle ne sera pas à prendre à la légère. Si la relève semble prête au poste de quarterback avec QB Tommy DeVito ou de linebacker, les départs notables dans les tranchées seront à rapidement prendre en compte pour ne pas trébucher à Maryland et contre Clemson et démarrer avec deux défaites en trois matches. Plus globalement, avec un groupe jeune et prometteur, un calendrier correct et une adversité en légère stagnation, Syracuse a les armes pour atteindre de nouveau une fiche de 10 succès. Une qualification en bowl majeur serait également une consécration tout à fait crédible.

3. Florida State Seminoles

En 2018 : 5-7, 3-5 ACC.
Prédiction : 7-5, 4-4 ACC.
Match décisif : @Clemson, le 12 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Nyqwan Murray, C Alec Eberle, OL Derrick Kelly, DT Demarcus Christmas, DE Brian Burns, FS A.J. Westbrook.
Joueurs à suivre : QB James Blackman, RB Cam Akers, WR Tamorrion Terry, DT Marvin Wilson, LB Jaleel McRae, LB Dontavious Jackson, CB Asante Samuel, SS Jaiden Lars-Woodbey.
Future star : LB Jaleel McRae.

Les voyants sont au vert pour Florida State, avec une attaque renforcée et surtout une ligne offensive qui, à défaut d’être exceptionnelle, devrait en tout cas apporter beaucoup plus de stabilité. Avec un pass rush digne de ce nom, la défense possède également le talent, l’expérience et la profondeur pour tenir en respect la majorité des attaques de leur conférence. Face à des adversaires comme Syracuse ou NC State, qui avaient triomphé des Seminoles l’an passé, l’esprit de revanche et le soutien du public seront déterminants. Reste que le fiasco de 2018 est encore frais dans les esprits et que les changements dans le coaching staff ne seront peut être pas suffisants pour assurer un retournement de situation spectaculaire en 2019. Les Seminoles ont largement la possibilité de se qualifier pour un bowl en fin de saison mais pas forcément de rivaliser dès cette année avec les grosses écuries nationales. L’émergence de nombreux jeunes joueurs lancés dans le bain pour apporter un nouveau souffle permettra en tout cas de préparer l’avenir à court terme.

4. North Carolina State Wolfpack

En 2018 : 9-4, 5-3 ACC.
Prédiction : 7-5, 4-4 ACC.
Match décisif : contre Syracuse, le 10 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon, WR Jakobi Meyers, LB Germaine Pratt.
Joueurs à suivre : RB Ricky Person Jr, RB Bam Knight, WR Emeka Emezie, TE Cary Angeline, DT Alim McNeill, DE James Smith-Williams, LB Isaiah Moore, S Jarius Morehead.
Future star : RB Bam Knight.

Le Wolfpack est en mode reconstruction suite au départ de QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon, WR Jakobi Meyers et LB Germaine Pratt. La lourde défaite 52-13 contre Texas A&M lors du Gator Bowl a montré que le chemin sera long pour que NC State retrouve un niveau compétitif dans l’ACC. Toutefois, avec un calendrier favorable et des promotions de recrues intéressantes, l’équipe de Dave Doeren peut légitimement viser les 7 voire les 8 victoires en 2019. L’ambiance explosive du Carter-Finley Stadium peut toujours donner 1 ou 2 victoires supplémentaires aux locaux.

5. Boston College Eagles

En 2018 : 7-5, 4-4 ACC.
Prédiction : 7-5, 4-4 ACC.
Match décisif : Virginia Tech, le 31 aout.
Joueurs-clés partis : OG Chris Lindstrom, WR Jeff Smith, TE Tommy Sweeney, DE Zach Allen, LB Connor Strachan, CB Hamp Cheevers.
Joueurs à suivre : RB AJ Dillon, OL Ben Petrula, DL Tanner Karafa, LB Max Richardson.
Future star : RT Tyler Vrabel.

Les Eagles se sont qualifiés pour un bowl de fin de saison à 5 reprises lors des 6 dernières années. Du coup, le contrat de coach Steve Addazio a été prolongé jusqu’en 2022 démontrant la confiance de la direction d’un programme qui plafonne pourtant autour des 7 victoires depuis de nombreuses saisons. En attaque, Boston College peut toujours compter sur l’un des meilleurs running backs du pays, RB A.J. Dillon. Problème : il évoluera derrière une ligne offensive renouvelée et QB Anthony Brown devra montrer de nets progrès sous la direction du nouveau coordinateur offensif, Mike Bajakian (ex-coach des QBs des Buccaneers). Défensivement, BC sera orphelin de DE Zach Allen et CB Hamp Cheevers (7 INT en 2018, #1 du pays). Toutefois, poussés par l’élan d’une saison 2018 encourageante, les Eagles devraient être en mesure de participer à un bowl en 2019. Pas plus.

6. Wake Forest Demon Deacons

En 2018 : 7-6, 3-5 ACC.
Prédiction : 7-5, 4-4 ACC.
Match décisif : Duke, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Matt Colburn, WR Greg Dortch, DL Willie Yarbary, DB Cameron Glenn, K Nick Sciba.
Joueurs à suivre : QB Jamie Newman, RB Cade Carney, OL Justin Herron, DL Carlos Basham Jr, LB Justin Strnad, CB Essang Bassey.
Future star : RB Christian Beal-Smith.

Coach Dave Clawson a fait un boulot fantastique depuis son arrivée sur le campus de Winston-Salem : les Demon Deacons viennent de se qualifier pour un 3ème bowl consécutif pour la première fois de leur Histoire et leur attaque n’a jamais été aussi performante que lors des deux dernières saisons. Problème : le leader WR Greg Dortch a quitté le programme pour la NFL et plusieurs joueurs-clés ne seront pas de retour en 2019. Le calendrier (3 matchs en déplacement au mois de novembre) ne sera pas non plus un allié. Toutefois, avec une certaine profondeur au poste de QB, la présence du senior RB Cade Carney et la montée en puissance de promotions de recrues prometteuses, les Demon Deacons seront encore en course pour la postseason en 2019.

7. Louisville Cardinals

En 2018 : 2-10, 0-8 ACC.
Prédiction : 3-9, 1-7 ACC.
Match décisif : contre Boston College, le 5 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Jaylen Smith, OT Lukayus McNeil, SS Dee Smith.
Joueurs à suivre : RB Hassan Hall, WR Dez Fitzpatrick, OL Mekhi Becton, LB CJ Avery.
Future star : LB Monty Montgomery.

La saison 2018 des Cardinals aura été une descente aux enfers : 10 défaites, 295 points accordés lors des 5 derniers matchs (dont 77 contre Clemson) et le renvoi de coach Bobby Petrino au mois de novembre. Et dire que Louisville était classé #5 du pays en novembre 2016… Tout est à reconstruire et la tâche incombe à coach Scott Satterfield (ex-Appalachian State). La patience sera de rigueur dans le Kentucky.

Division Coastal

1. Virginia Cavaliers

En 2018 : 8-5, 4-4 ACC.
Prédiction : 9-3, 6-2 ACC.
Match décisif : contre Virginia Tech, le 29 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Jordan Ellis, WR Olamide Zaccheus, LB Chris Peace, CB Tim Harris, S Juan Thornhill.
Joueurs à suivre : QB Bryce Perkins, RB PK Kier, WR Hasise Dubois, OT Ryan Nelson, DL Eli Hanback, LB Jordan Mack, LB Zane Zandier, LB Charles Snowden, CB Bryce Hall, S Joey Blount.
Future star : LB Noah Taylor.

Depuis 2016 et l’arrivée de Bronco Mendenhall, Virginia ne cesse de franchir les étapes : qualification pour un bowl en 2017, victoire dans un bowl et fiche positive l’an passé … la question est de savoir : quel serait le prochain pallier ? Difficile de le savoir, compte tenu d’un calendrier loin d’être clément et d’un turnover en attaque et sur équipes spéciales qui pourrait nécessiter une transition. Malgré tout, le fait de recevoir quelques formations de même calibre, comme Florida State ou Virginia Tech, ne sera pas du luxe. Le résultat contre Pitt, en Pennsylvanie, et en ouverture de la saison, nous donnera rapidement une indication sur la valeur brute de ce programme.

2. Virginia Tech Hokies

En 2018 : 6-7, 4-4 ACC
Prédiction : 8-4, 5-3 ACC.
Match décisif : @Miami, le 5 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Josh Jackson, RB Steven Peoples, OL Kyle Chung, DT Ricky Walker, DE Trevon Hill, CB Bryce Watts.
Joueurs à suivre : QB Ryan Willis, LT Christian Darrisaw, LG Lecitus Smith, WR Damon Hazelton, WR Tre Turner, NT Jarrod Hewitt, DE Houston Gaines, LB Rayshard Ashby, LB Dax Hollifield, FS Reggie Floyd, DB Khalil Ladler, DB Devon Hunter.
Future star : TE James Mitchell.

L’an dernier, Virginia Tech a connu l’une de ses pires saisons en termes de statistiques défensives depuis l’arrivée de Bud Foster à Blacksburg en 1987. L’animation offensive n’étant pas non plus optimale avec seulement quatre matches à 34 points ou plus, en opposition avec la première saison de Justin Fuente à Virginia Tech où son équipe avait cumulée 35 points de moyenne par rencontre, la campagne 2018 n’a pas été à la hauteur des attentes en Virginie.
Cette année, les Hokies profiteront d’un calendrier abordable, avec Miami (FL) et Notre Dame comme seuls adversaires potentiellement imbattables, sans rencontrer Florida State, Clemson, Syracuse ou NC State, les épouvantails d’Atlantic Division. De quoi assurer une transition spectaculaire si l’attaque trouve son rythme, bien soutenue par un groupe de receveurs qui pourrait faire du bruit au niveau national si Ryan Willis continue sur sa lancée comme quarterback.
Reste à déterminer à quel point les nombreux transferts sortants auront un impact sur la rotation de l’effectif dans la durée. Virginia Tech semble cependant en bonne position pour lutter jusqu’au bout pour le titre de division et une place en finale de conférence. Dans le cas contraire, une saison à moins de huit victoires représenterait une véritable désillusion pour les fans des Hokies et l’hypothétique fin de Justin Fuente à la tête d’une équipe qui paraissait en lice pour le titre de champion ACC il y a à peine deux ans.

3. Miami Hurricanes

En 2018 : 7-6, 4-4 ACC.
Prédiction : 8-4, 5-3 ACC.
Match décisif : contre Virginia, le 11 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Malik Rosier, DE Joe Jackson, DT Gerald Willis III, S Jaquan Johnson.
Joueurs à suivre : RB DeeJay Dallas, WR Jeff Thomas, WR KJ Osborn, DE Jonathan Garvin, LB Shaq Quarterman, LB Michael Pinckney, LB Zach McCloud, CB Trajan Bandy.
Future star : RB Lorenzo Lingard.

Les débuts de coach Manny Diaz à la tête de The U ne se feront pas dans du coton. Pour pallier à un manque de talent dans son effectif, il a fait le pari de recruter via le transfer portal. Si cela fonctionne, il sera peut-être copié à l’avenir. Quoiqu’il en soit, la prise de pouvoir de l’ancien coordinateur défensif des Hurricanes a donné un élan d’optimisme à un programme désenchanté depuis une campagne 2017 prometteuse (Miami a un bilan de 7-9 depuis la fiche de 10-0 de novembre 2017). Comme l’an passé, la réussite de la saison dépendra largement des progrès réalisés au poste de quarterback. La présence de plusieurs playmakers en attaque et d’une solide défense devrait permettre à Miami de se mêler à la lutte au titre de division ACC Coastal.

4. Pittsburgh Panthers

En 2018 : 7-7, 6-2 ACC. Champion de division Coastal.
Prédiction : 7-5, 4-4 ACC.
Match décisif : Miami, le 26 octobre.
Joueurs-clés partis : RB Qadree Ollison, RB Darrin Hall, WR Rafael Araujo-Lopes, LB Oluwaseun Idowu.
Joueurs à suivre : C Jimmy Morrissey, DL Rashad Weaver, CB Dane Jackson, S Damar Hamlin, KR Maurice Ffrench, K Alex Kessman.
Future star : RB V’Lique Carter.

On a presque déjà oublié que les Panthers sont les champions en titre d’une division Coastal qui a surtout brillé par sa médiocrité en 2018. Pour sa 5ème saison en Pennsylvanie, coach Pat Narduzzi est maintenant à la tête d’un groupe qu’il a recruté à 100%. Pittsburgh n’a plus atteint le plateau des 10 victoires depuis 2009. La grogne commence à se faire entendre… d’autant plus que la déculottée reçue (51-6) face au rival Penn State ne sera jamais pardonnée. L’attaque aérienne (#121 du pays l’en dernier) désormais dirigée par le coordinateur offensif Mark Whipple (ex-UMasss) et menée par QB Kenny Pickett, se doit de montrer un autre visage surtout que le duo RB Qadree Ollison / RB Darrin Hall est parti. Une 2ème participation à l’ACC Championship Game parait peu probable… même si tout est possible dans cette division Coastal.

5. Duke Blue Devils

En 2018 : 8-5, 3-5 ACC.
Prédiction : 5-7, 3-5 ACC.
Match décisif : @North Carolina, le 26 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Daniel Jones, WR TJ Rahming, WR Johnathan Lloyd, WR Chris Taylor, LB Joe Giles-Harris.
Joueurs à suivre : QB Quentin Harris, OL Rakavious Chambers, RB Deon Jackson, DL Viktor Dimukeje, CB Mark Gilbert.
Future star : CB Tony Davis.

Coach David Cutcliffe est de retour pour une 12ème saison et il a déjà démontré qu’il est capable de faire de la magie avec un groupe au talent naturel limité. Mais le défi sera immense en 2019. Les Blue Devils débuteront par un match contre Alabama. Pas idéal pour donner confiance à une attaque qui a perdu son leader charismatique QB Daniel Jones et ses trois receveurs titulaires dont WR TJ Rahming. Le senior QB Quentin Harris tentera de faire oublier le nouveau QB des New York Giants. Il se pourrait qu’on voit surtout RB Deon Jackson. Mais c’est surtout en défense que les incertitudes sont les plus nombreuses. Si la ligne défensive devrait tenir le choc, le back seven souffrira du départ de LB Joe Giles-Harris et la relève n’a pas montré toutes les garanties en 2ème partie de saison passée. Une 6ème participation à un bowl en 8 ans est loin d’être assurée pour les Blue Devils.

6. Georgia Tech Yellow Jackets

En 2018 : 7-6, 5-3 ACC.
Prédiction : 4-8, 2-6 ACC.
Match décisif : North Carolina, le 5 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Taquan Marshall, DE Anree Saint-Amour, LB Jalen Johnson, S Malik Rivera.
Joueurs à suivre : RB Jerry Howard Jr, C Kenny Cooper, LB David Curry, P Pressley Harvin III.
Future star : CB Jordan Huff.

Tout est à refaire à Atlanta. Le départ à la retraite de Paul Johnson et l’arrivée de coach Geoff Collins mettra un terme à l’attaque triple-option des Yellow Jackets. Du coup, avec un effectif recruté pour ce style de jeu, l’ex-coach de Temple a promis un « extreme makeover » : aucun joueur n’a une place de titulaire garantie et certains vont même passer de la défense à l’attaque et inversement. Un chantier à ciel ouvert. Du coup, la saison 2019 de Georgia Tech semble énigmatique. Toutefois, certains playmakers (QB Tobias Oliver, RB Jerry Howard, LB David Curry) pourraient permettre aux Yellow Jackets de limiter les dégâts.

7. North Carolina Tar Heels

En 2018 : 2-9, 1-7 ACC.
Prédiction : 4-8, 2-6 ACC.
Match décisif : Duke, le 26 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Nathan Elliott, WR Anthony Ratliff-Williams, LB Cole Holcomb, DE Malik Carney.
Joueurs à suivre : RB Michael Carter, WR/PR Dazz Newsome, TE Carl Tucker, OT Charlie Heck, NT Jason Strawbridge.
Future star : QB Sam Howell.

Un titre de champion de division en 2016 suivi par deux dernières places au classement lors des deux dernières saisons. C’en était trop. Coach Larry Fedora a été écarté pour être remplacé par le revenant Mack Brown. Après une absence de cinq ans, l’ancien coach des Longhorns de Texas aura pour mission de redonner une identité à un programme sans âme depuis quelques saisons. Objectif #1 : trouver un quarterback. Le true freshman QB Sam Howell pourrait ainsi faire ses débuts dès 2019. Objectif #2 : colmater les brèches d’une défense à l’agonie l’en dernier (447.6 yards accordés par match, #105 du pays). La tâche sera difficile mais le retour de plusieurs vétérans (RB Michael Carter, RB Antonio Williams, WR Dazz Newsome, NT Jason Strawbridge, CB Patrice René) pourraient permettre aux Tar Heels de faire la différence lors de certains matchs serrés. Toutefois, la route de la rédemption sera longue.

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