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Preview 2015 : UCLA Bruins

The Blue Pennant vous propose une présentation complète des Bruins de UCLA en prévision de la saison de College Football 2015.

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De retour parmi l’élite depuis l’arrivée de Jim Mora sur le campus de Westwood en 2012, UCLA se présente comme une énigme cette saison, après un bilan à la fois satisfaisant et décevant de 10-3 en 2014. Si la plupart des titulaires sont de retour et que le talent est omniprésent, l’absence d’un quarterback vétéran pourrait coûter cher aux Bruins.

Excepté cette contrariété, UCLA dispose de qualités indéniables susceptibles de porter haut les couleurs du programme à l’issue de la saison : une ligne offensive expérimentée et un excellent jeu au sol, sans oublier une défense capable de rivaliser avec les meilleures attaques du pays. Tom Bradley, ancien membre du staff de Joe Paterno à Penn State et nouveau coordinateur défensif, pourrait s’avérer une addition judicieuse au staff.

L’excellent recrutement effectué par les Bruins cette année pourrait également peser sur le jeu, avec quelques recrues au très fort potentiel qui devraient rapidement être utilisés en situation de match. Les Bruins s’affirment déjà comme l’un des grands favoris pour remporter la Pac-12 South; les joueurs de Jim Mora ont battu Arizona, Arizona State et USC l’an dernier et ont le potentiel pour réitérer cette performance en 2015.

UCLA BRUINS
Pac-12 South
En 2014 : 10-3, 6-3 Pac-12. Remporte l’Alamo Bowl contre Kansas State 40-35.
Head coach : Jim L. Mora, 4e année (29-11) – Résultats en carrière : 29-11.
Coordinateur offensif : Noel Mazzone.
Coordinateur défensif : Tom Bradley.
Titulaires de retour : 8 en attaque, 8 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Brett Hundley, OT Malcolm Bunche, DE Owamagbe Odighizuwa, LB Eric Kendricks, S Anthony Jefferson.
Joueurs à suivre : RB Paul Perkins, WR Jordan Payton, WR Eldridge Massington, TE Chris Clark, C Jake Brendel, DT Kenny Clark, DE Kaisean Lucier-South, DE Eddie Vanderdoes, LB Myles Jack, CB Fabian Moreau, S Tahaan Goodman.

Attaque

Le point fort de cette attaque sera vraisemblablement le jeu au sol, porté par le junior RB Paul Perkins (1 575 yards et 9 TD en 2014). RB Nate Starks (141 yards et 2 TD en 2014) et le polyvalent RB/LB Myles Jack (113 yards et 3 TD en 2014) seront précieux pour épauler Perkins, sans oublier la recrue cinq étoiles RB SoSo Jamabo qui pourrait rapidement voir le terrain afin de préparer l’avenir.

La ligne offensive est également considérée comme l’un des points forts des Bruins. Le senior C Jake Brendel (2014 2nd All-Pac-12) a participé à 39 matches en carrière, les juniors RT Caleb Benenoch 22, LG Alex Redmond 21 et RG Scott Quessenberry 19. Cette escouade est donc très expérimentée et possède beaucoup de profondeur. Le poste de left tackle laissé vacant devrait probablement revenir à OT Conor McDermott ou OT Simon Goines, tous deux vétérans également. La rotation est assurée sur la ligne offensive, une bonne nouvelle pour le jeu de course.

Malgré tout, l’irrégularité de l’OL ces dernières années ne permet pas d’affirmer qu’elle s’avèrera aussi dominante que prévu, particulièrement dans la protection de passe, son gros point faible. Les Bruins disposent néanmoins de la ligne offensive la plus expérimentée du pays et les attentes seront à la hauteur du talent de l’escouade, surtout pour protéger le nouveau quarterback.

La situation à ce poste pourrait d’ailleurs s’avérer problématique : Brett Hundley (Green Bay Packers) est parti en NFL et le dual-threat QB Asiantii Woulard, favori à sa succession, a été transféré à USF à sa demande. Il ne reste ainsi que le junior QB Jerry Neuheisel Jr. (194 yards, 2 TD et 1 interception en 2014), fils du prédécesseur de Jim Mora comme coach des Bruins et héros du match face à Texas l’an dernier, et le prometteur true freshman QB Josh Rosen pour prendre les commandes de l’attaque.

RB Paul Perkins, UCLA

Rosen apparaît toutefois comme le grand favori, après avoir participé aux spring practices au cours desquels il a pu se familiariser avec les systèmes offensifs des Bruins. Recrue cinq étoiles, considéré comme l’un des meilleurs quarterbacks de sa classe, le Californien dispose d’une formidable opportunité de lancer sa carrière dès cette saison. Même si l’expérience devrait manquer à Rosen, Neuheisel n’est pas très expérimenté non plus et ne dispose pas des qualités physiques de son concurrent.

Concernant les cibles du futur quarterback, WR Jordan Payton (67 réceptions, 964 yards et 7 TD en 2014), WR Thomas Duarte (28 réceptions, 540 yards et 4 TD en 2014) et WR Devin Fuller (59 réceptions, 447 yards et 1 TD) forment un groupe polyvalent et efficace. Sans oublier le sophomore WR Eldridge Massington (25 passes, 367 yards et 3 TD en 2014), candidat pour la révélation de la saison en attaque, et la recrue TE Chris Clark, l’un des meilleurs tight ends de sa classe et un joueur très massif capable d’impacter le jeu des Bruins dès cette année.

Défense

Bien que la défense apparaisse d’ores et déjà comme le point fort de UCLA avec son escouade de linebackers athlétiques et solides et son secondary blindée de talent, la ligne défensive pourrait bien se révéler être son talon d’Achille. En cause, la perte de deux titulaires, Owamagbe Odighizuwa (New York Giants) et Ellis McCarthy (Miami Dolphins). Si NT Kenny Clark (44 plaquages et 5,5 pour perte en 2014) est toujours là et que DE Eddie Vanderdoes (41,5 plaquages, 5,5 pour perte et 2 sacks) possède déjà de l’expérience sur la ligne, les autres DL de l’effectif ont peu de minutes jouées dans les jambes.

Malgré l’arrivée de Tom Bradley comme coordinateur défensif, adepte du 4-3 à Penn State, la défense évoluera probablement en 3-4 comme c’était déjà le cas lors des dernières saisons sous la houlette de Jim Mora. Selon le schéma, le true freshman DE/LB Kaisean Lucier-South, recrue cinq étoiles, devrait évoluer comme defensive end ou linebacker pour apporter son explosivité au pass rush suspect des Bruins.

Chez les linebackers justement, le charismatique LB Myles Jack (72 plaquages, 8 pour perte, 7 passes défendues et 1 interception en 2014) semble prêt à prendre la relève d’Eric Kendricks (Minnesota Vikings) comme leader de la défense et vedette de l’équipe. Il pourra compter sur LB Deon Hollins (28 plaquages, 10 pour perte, 9 sacks et 1 fumble forcé en 2014) et LB Kenny Young (28 plaquages en 2014) pour l’épauler.

LB Myles Jack, UCLA

Pour terminer, le secondary semble véritablement la grande force de la défense. Le duo de cornerbacks composé de CB Fabian Moreau (46,5 plaquages, 3 pour perte, 8 passes défendues et 1 interception en 2014) et CB Ishmael Adams (35,5 plaquages, 4 passes défendues et 2 interceptions en 2014) pourrait s’avérer l’un des meilleurs du pays, avec le renfort de CB Marcus Rios (13 plaquages, 1 sack, 1 fumble forcé et 1 interception en 2014) et éventuellement du true freshman CB DeChaun Holiday.

Pas d’inquiétude non plus du côté des safeties avec trois titulaires de retour : S Jaleel Wadood (51,5 plaquages et 1 sack en 2014), S Tahaan Goodman (40 plaquages et 1 interception en 2014) et S Randall Goforth, blessé en 2014.

Equipes spéciales

Avec P Matt Mengel et K Ka’imi Fairbairn dans leur année senior, les special teams disposent de joueurs expérimentés pour les coups de pied. Le cornerback Ishmael Adams devrait continuer à retourner les dégagements, après avoir notamment inscrit un touchdown sur retour de kickoff en 2014.

Conclusion

Avec un groupe arrivé à maturité, cette saison semble une année charnière pour le programme de football de UCLA. Les Bruins tiennent là leur meilleure opportunité de participer aux playoffs, si l’on excepte les tourments liés à la question du quarterback titulaire. Si QB Josh Rosen ou QB Jerry Neuheisel Jr. parviennent à assurer la relève de Brett Hundley aux commandes de l’attaque, cette équipe pourrait rivaliser avec les meilleurs programmes du pays.

UCLA devra se méfier de ses déplacements à Arizona, vainqueur de la division l’an dernier, et à Stanford et Utah, deux équipes qui ont battu les Bruins en 2014. Sans oublier l’ultime rencontre programmée face au rival USC au Coliseum. Un calendrier compliqué, surtout que les autres concurrents pour le titre de division ont tous un quarterback expérimenté aux commandes. Un facteur déterminant qui décidera de la réussite ou de l’échec des Bruins cette année, peut être la dernière avec Jim Mora comme coach alors que les sirènes de la NFL se font de plus en plus insistantes.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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3 commentaires

3 Comments

  1. Un_fan

    16 août 2015 at 12h23

    Je ne savais pas que Jim Mora était dans le collimateur de certaines équipes de la grande ligue. Quelqu’un sait qu’elle épique NFL serait intéressé par ses services ?

    • Loïc Baruteu

      17 août 2015 at 09h00

      Toutes les franchises NFL ont un coach à l’heure actuelle mais son nom revenait beaucoup dans les rumeurs en début d’année, chez les Jets par exemple. Comme chaque année, il y aura des coaches mis à la porte à la fin de la saison NFL et Mora sera probablement à nouveau courtisé.

      • Un_fan

        19 août 2015 at 12h59

        Merci beaucoup de votre réponse

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Jour de match : le programme de la week 8

Big Ten is back ! #5 Ohio State, #6 Penn State, #14 Wisconsin, #18 Michigan, #23 Minnesota sont de retour cette semaine !

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Crédit photo : Jamie Sabau/Getty Images

Big Ten is back !

Après avoir annoncé le report de ses compétitions automnales au mois d’aout dernier, la conférence Big Ten est finalement revenue sur sa décision (pour le football) et c’est ce week-end qu’elle donne le coup d’envoi d’une saison 2020 écourtée dont la calendrier a été réduit à 8 matchs intra-conférence.

#14 Wisconsin et Illinois ouvriront le bal dès vendredi soir tandis que le match #5 Ohio State vs Nebraska, suivi du rivalry game entre #23 Minnesota et #18 Michigan seront les moments forts de cette kickoff week pour la Big Ten.

Cette week 8 marque également le début de la saison dans la Mountain West, le favori Boise State accueillant Utah State sur son Smurf Turf.

En plus du match Minnesota-Michigan, deux autres affrontements entre équipes classées seront au programme ce week-end. #6 Oklahoma State reçoit #17 Iowa State dans ce qui pourrait bien être une répétition de la finale de conférence Big 12 et à Chapel Hill, #14 North Carolina et #23 North Carolina State seront opposés pour la 110ème édition d’une rivalité bouillante. Cette 8ème semaine de la saison aura des allures de Rivalry Week puisque #20 Kansas State reçoit Kansas lors du classique Sunflower Showdown.

À noter qu’à chaque fois lors des 4 dernières semaines, au moins une équipe du Top 10 a été battue par une équipe non-classée… Quelle sera la victime de la week 8 ? #2 Alabama à Tennessee ? #3 Notre Dame à Pittsburgh ? #8 Penn State à Indiana ?

Pour tout savoir de la week 8, suivez-le guide !

RB Spencer Sanders (#3), Oklahoma State – Crédit photo : SI

L’affiche de la semaine

#17 Iowa State (3-1) @ #6 Oklahoma State (3-0)

Où ? Boone Pickens Stadium, Stillwater, Oklahoma
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

Les Cowboys de #6 Oklahoma State et les Cyclones de #17 Iowa State sont peut-être les deux meilleures équipes de la conférence Big 12 depuis septembre dernier. #6 Oklahoma State, qui n’a pas joué depuis le 3 octobre, représente sans doute le dernier espoir de la Big 12 d’envoyer un de ses représentants en playoffs. Défaite interdite pour des Cowboys qui pourront compter sur le retour de blessure de QB Spencer Sanders. Face à la solide défense des Cowboys, RB Breece Hall et QB Brock Purdy ont une occasion en or de faire oublier la défaite surprise de #17 Iowa State face à Louisiana. Dans ce duel qui s’annonce serré, la clé du match sera surement la bataille des turnovers.
Pronostic : Iowa State 24, Oklahoma State 23.

Appalachian State football – Crédit photo : AppStateSports.com

Jeudi 22 octobre 2020

À partir de 01h30

Arkansas State (3-2) @ Appalachian State (2-1)

Où ? Kidd Brewer Stadium, Boone, Virginia occidentale
Quand ? Jeudi 23 octobre 2020 à 19h30 (01h30 en France)

Ça fait presque un mois qu’Appalachian State a joué son dernier match. Les Mountaineers savent qu’ils devront ralentir le jeu aérien d’Arkansas State qui a réussi 551 yards à la passe et 8 TD lors de son dernier match, contre Georgia State. RB Daetrich Harrington et le jeu au sol d’Appalachian State devraient faire la différence et ainsi permettre aux Mountaineers de retrouver le chemin de la victoire après leur défaite à Marshall.
Pronostic : Appalachian State 38, Arkansas State 28.

Crédit photo : Fred Zwicky, UI Public Affairs

Vendredi 23 octobre 2020

À partir de 01h00

Illinois (0-0) @ #14 Wisconsin (0-0)

Où ? Camp Randall Stadium, Madison, Wisconsin
Quand ? Vendredi 24 octobre 2020 à 20h00 (02h00 en France)

Début de l’ère QB Graham Mertz à Wisconsin suite à la blessure de QB Jack Coan. Le quarterback prodige des Badgers devra faire ses premiers pas sans RB Jonathan Taylor et WR Quintez Cephus, qui jouent désormais en NFL. Du côté d’Illinois, QB Brandon Peters et WR Josh Imatorbhebhe sont de retour après avoir infligé une défaite surprise aux Badgers l’an passé. Bis repetita ?
Pronostic : Wisconsin 34, Illinois 20.

Autres matchs à partir de 01h00

– Jacksonville State @ Florida International (01h00 en France)
– Tulsa @ South Florida (01h00 en France)
– Louisiana @ UAB (01h00 en France)

QB Justin Fields, Ohio State – Crédit photo : Steven Branscombe/Getty Images

Samedi 24 octobre 2020

À partir de 18h00

Nebraska (0-0) @ #5 Ohio State (0-0)

Où ? Ohio Stadium, Columbus, Ohio
Quand ? Samedi 24 octobre à 12h00 (18h00 en France)

Nebraska a été au premier rang de la contestation à travers la conférence Big Ten lorsque cette dernière a annoncé le report de sa saison de football au printemps. Du coup, cadeau : les Cornhuskers ont récupéré #5 Ohio State à Columbus pour débuter une saison qui se veut celle de la concrétisation pour coach Scott Frost. Nebraska reste sur un bilan de 9-15 lors des deux dernières saisons et les Cornhuskers n’ont pas rendu une fiche positive depuis 2016. De leur côté, les Buckeyes de #5 Ohio State restent sur une saison régulière 2019 invaincue. La courte défaite contre #1 Clemson en 1/2 finale des playoffs a donné un gout amer à l’intersaison. QB Justin Fields voudra débuter sa saison par une mise au point. Ça pourrait être douloureux pour Nebraska.
Pronostic : Ohio State 45, Nebraska 17.

#23 North Carolina State (4-1) @ #14 North Carolina (3-1)

Où ? Kenan Stadium, Chapel Hill, Caroline du Nord
Quand ? Samedi 24 octobre à 12h00 (18h00 en France)

On attendait avec impatience le duel à distance entre QB Sam Howell et QB Devin Leary… le quarterback de NC State sera finalement absent en raison d’une fracture de la jambe. La défense et le pass rush du Wolfpack ne suffiront peut-être pas pour faire subir aux Tar Heels une seconde défaite d’affilée après leur revers surprise à Florida State. L’an passé, North Carolina s’était imposé 41-10.
Pronostic : North Carolina 38, North Carolina State 17.

Autres matchs à partir de 18h00

– Syracuse @ #1 Clemson (18h00 en France)
– Kansas @ #20 Kansas State (18h00 en France)
– Florida Atlantic @ #22 Marshall (20h30 en France)
– Georgia Southern @ #25 Coastal Carolina (18h00 en France)
– Auburn @ Ole Miss (18h00 en France)
– TCU @ Oklahoma (18h00 en France)
– Temple @ Memphis (18h00 en France)
– Florida State @ Louisville (18h00 en France)
– Rutgers @ Michigan State (18h00 en France)
– Tulane @ UCF (20h00 en France)

WR Jaylen Waddle (#17), Alabama – Crédit photo : Donald Page, Getty Images

À partir de 21h30

#2 Alabama (4-0) @ Tennessee (2-2)

Où ? Neyland Stadium, Knoxville, Tennessee
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

L’attaque du Crimson Tide de #2 Alabama est irresistible depuis le début de la saison. QB Mac Jones marche dans les pas de Tua Tagovailoa et WR Jaylen Waddle, WR DeVonta Smith et RB Najee Harris semblent tout simplement inarrêtables. Le jeu au sol de Tennessee pourra-t-il profiter de la seule faille de Bama : la défense contre la course ? Nah. Le Crimson Tide en route vers une 14ème victoire contre son rival historique.
Pronostic : Alabama 45, Tennessee 17.

#3 Notre Dame (4-0) @ Pittsburgh (2-2)

Où ? Heinz Field, Pittsburgh, Pennsylvanie
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

L’absence de QB Ryan Pickett a été dramatique pour une attaque de Pittsburgh privée de son leader. Problème pour les Panthers : il devrait encore manquer le match de cette semaine en raison de sa blessure de la cheville. Du côté de #3 Notre Dame, QB Ian Book et l’attaque aérienne ont été horribles depuis le début de la saison. Les Fighting Irish sont restés invaincus en raison de l’émergence de RB Kyren Williams au poste de running back. La clé du match sera assurément l’opposition entre la ligne offensive des Fighting Irish (la meilleure du pays ?) et le pass rush dévastateur de Pittsburgh. Pour justifier sa 3ème place de l’AP Poll, #3 Notre Dame se doit de s’imposer largement dans ce match. L’équipe de coach Brian Kelly en est-elle capable ? Pas sûr.
Pronostic : Notre Dame 24, Pittsburgh 20.

Autres matchs à partir de 21h30

– #8 Penn State @ Indiana à 15h30 (21h30 en France)
– #19 Virginia Tech @ Wake Forest à 15h30 (21h30 en France)
– Houston @ Navy à 15h30 (21h30 en France)
– Baylor @ Texas à 15h30 (21h30 en France)
– Iowa @ Purdue à 15h30 (21h30 en France)
– Georgia Tech @ Boston College à 16h00 (22h00 en France)
– Kentucky @ Missouri à 16h00 (22h00 en France)
– West Virginia @ Texas Tech à 17h30 (23h30 en France)

Crédit photo : John Autey / Pioneer Press

À partir de 01h00

#18 Michigan (0-0) @ #23 Minnesota (0-0)

Où ? Doak Campbell Stadium, Tallahassee, Floride
Quand ? Samedi 17 octobre à 19h30 (01h30 en France).

6ème saison de coach Jim Harbaugh chez les Wolverines et toujours autant d’incertitude au poste de quarterback. QB Joe Milton devrait débuter la saison derrière une ligne offensive très rajeunie. Le groupe de receveurs manquant d’expérience, on devrait retrouver RB Zach Charbonnet comme fer de lance de l’attaque. Menée par le duo DE Kwity Paye et DE Aidan Hutchinson, la défense de #18 Michigan tentera de ralentir le duo infernal, QB Tanner Morgan / WR Rashod Bateman, qui a permis à #23 Minnesota de terminer la saison dernière avec un bilan étonnant de 11-2. Une victoire des Golden Gophers mettrait déjà l’équipe de DB Benjamin St-Juste en excellente position pour se lancer à l’attaque du titre de division Big Ten West.
Pronostic : Minnesota 27, Michigan 24.

#9 Cincinnati (3-0) @ #16 SMU (5-0)

Où ? Gerald J. Ford Stadium, Dallas, Texas
Quand ? Samedi 24 octobre à 21h00 (03h00 en France).

Ce sont les deux meilleures équipes du Group of Five qui s’affrontent à l’occasion de ce duel intra-AAC entre #9 Cincinnati et #16 SMU. Qui sortira vainqueur entre la défense de fer des Bearcats et l’attaque explosive des Mustangs ? #16 SMU reste sur deux succès acquis à l’arrâché (30-27 contre Memphis et 37-34 en overtime contre Tulane). Ce sera le premier match en déplacement de la saison pour #9 Cincinnati après trois victoires à domicile (Austin Peay, Army et South Florida).
Pronostic : SMU 23, Cincinnati 20.

Autres matchs à partir de 01h00

– Virginia @ #11 Miami à 19h00 (01h00 en France)
– South Carolina @ LSU à 19h00 (01h00 en France)
– Utah State @ Boise State à 19h00 (01h00 en France)
– Wyoming @ Nevada à 19h00 (01h00 en France)
– Hawai’i @ Fresno State à 19h30 (01h30 en France)
– Maryland @ Northwestern à 19h30 (01h30 en France)

QB Zach Wilson (#1), BYU – Crédit photo : USA Today Sports

À partir de 04h00

Texas State (1-5) @ #12 Brigham Young (5-0)

Où ? LaVell Edwards Stadium, Provo, Utah
Quand ? Samedi 24 octobre à 22h00 (04h00 en France).

Face à des Bobcats de Texas State qui mériteraient mieux que leur bilan actuel de 1-5, les Cougars de #12 Brigham Young viseront une 6ème victoire en autant de match. QB Zach Wilson semble avoir franchit un cap lors de ce début de saison. Difficile d’imaginer une défaite des Cougars dans ce match… qui se jouera à l’heure de #Pac12AfterDark ! Donc…
Pronostic : BYU 45, Texas State 20.

Autres matchs à partir de 04h00

– UNLV @ San Diego State à 22h30 (04h30 en France)
– Air Force @ San Jose State à 22h30 (04h30 en France)

Matchs annulés

– New Mexico @ Colorado State

Bonne semaine à tous !

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Preview 2020 : Ohio State Buckeyes

Menés par un candidat au trophée Heisman, QB Justin Fields, et une attaque de feu, ces Buckeyes d’Ohio State sont-ils l’équipe la plus complète du pays ?

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Buckeyes d’Ohio State.

Ohio State Buckeyes

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 13-1, 9-0 Big Ten. Champion de conférence Big Ten. Demi-finale du College Football Playoff : défaite contre Clemson (23-29).
Head coach : Ryan Day, 2ème année (13-1). Résultats en carrière : 16-1 (3 matchs en intérim en 2019).
Coordinateur offensif : Kevin Wilson 4ème année).
Co-cordinateur défensif : Greg Mattison (2ème année).
Co-coordinateur défensif : Kerry Coombs (1ère année).
Titulaires de retour : 15 (6/11 en attaque, 5/11 en défense, 4/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : CB Damon Arnette, TE Rashod Berry, OL Brandon Bowen, DT Jashon Cornell, RB J.K. Dobbins, S Jordan Fuller, DT DaVon Hamilton, LB Malik Harrison, WR K.J. Hill, OL Jonah Jackson, WR Austin Mack, CB Jeff Okudah, WR Binjinmen Victor, DE Chase Young.
Joueurs à suivre : QB Justin Fields, WR Chris Olave, OT Thayer Munford, OG Wyatt Davis, RB Trey Sermon, DB Shaun Wade, DE Zach Harrison, LB Pete Werner, LB Tuf Borland, LB Baron Browning.

Depuis un demi-siècle, 1971 précisément, Ohio State carbure à la moyenne impressionnante de 9.67 victoires et 2.75 défaites par saison. Depuis leur titre national de 1970, les Buckeyes ont remporté près de la moitié des titres de conférence Big Ten (23) mais, malgré cette domination quasiment sans partage dans le Midwest et quasiment inégalée dans le pays, ils n’ont accroché à leur tableau de chasse que deux bagues de champions nationaux (2002 et 2014 – NDLR : l’équipe de 2012 (12-0, 8-0) était inéligible à la post-saison pour raison de « Tattoogate » en 2010). Le dernier titre national de THE Ohio State University remonte au premier College Football Playoff en 2014 et, si OSU a participé à la moitié d’entre eux (3/6) depuis, il est temps pour les « Scarlet and Gray » de mettre fin à la domination récente d’Alabama (5 participations, 2 titres) et de Clemson (5 participations, 2 titres).

En 2019, après un blanchissage en saison régulière, Ohio State semblait bien parti pour faire perdre sa couronne à Clemson et aller défier LSU et son ancien poulain QB Joe Burrow. Mais, grâce à une interception cruciale dans l’en-but en toute fin de match, le champion en titre a privé OSU du voyage à La Nouvelle-Orléans (23-29). Un goût d’inachevé que les Buckeyes auront à cœur d’effacer en 2020.

Avec dix joueurs sélectionnés à la dernière draft NFL, dont deux des trois premiers choix (DE Chase Young, 1er, et CB Jeff Okudah, 3ème), et cinq autres vétérans embauchés en agents libres, 2020 est à nouveau une année où il faut remplacer une tonne de talent du coté de Columbus. L’an passé, pour sa première saison à la tête des Buckeyes, Ryan Day a hérité d’une écurie de course : la majorité de ses joueurs étaient issus des superbes cycles de recrutement des classes de 2017 et 2018, toutes deux classées deuxièmes dans le pays. Ses propres recrues forment la cinquième meilleure classe de 2020. Sur le papier, Ohio State version 2020 apparait plus talentueuse que la version 2019. Quand on sait que les meilleures classes sont signées par Alabama, Clemson, Georgia et autre Oklahoma, force est de constater la solide corrélation entre talent des recrues et performance sur le terrain. Il faudra attendre quelques années pour juger Ryan Day sur ses propres mérites mais, cette année, son escouade est suffisamment talentueuse pour décrocher le titre national 2020.

QB Justin Fields – Crédit photo : Jamie Sabau, Getty Images

Le meilleur quarterback du pays ?

Sans vouloir manquer de respect à Trevor Lawrence (QB, Clemson), QB Justin Fields est le favori pour le Trophée Heisman 2020. Ses statistiques 2019 (238/354, 3273 yards, 41 TD, 3 INT / 137 courses, 484 yards, 10 TD) devraient gonfler cette année et le positionner idéalement pour la fameuse cérémonie new-yorkaise et la Draft NFL 2021. Avec son arsenal offensif complet, Justin Fields est difficilement maitrisable sur un terrain, ce qui donne un avantage conséquent à Ohio State sur la majorité de ses adversaires. Comme si les Buckeyes avaient, en plus, besoin de ça…

Un jeu au sol tributaire de Justin Fields et Trey Sermon

Peut-on vraiment parler de faiblesses à Ohio State…?

Le challenge principal des Buckeyes en attaque est de remplacer RB J.K. Dobbins et trois de leurs cinq receveurs majeurs (K.J. Hill, Binjimen Victor et Austin Mack). A eux quatre, c’est 52% de la production offensive et 46% des touchdowns d’OSU qui regardera désormais les « Scarlet and Gray » à la télévision le samedi en attendant ses matchs du dimanche.

Ohio State a un riche héritage de porteurs de ballons, depuis le double-Heisman Archie Griffin jusqu’à Ezekiel Elliott en passant par Eddie George, Maurice Clarrett, Antonio Pittman ou encore Chris « Beanie » Wells. Avec un QB mobile comme Justin Fields, le jeu au sol sera encore l’un des points forts de l’attaque des Buckeyes. RB J.K. Dobbins est désormais chez les pros et RB Master Teague III (789 yards, 4 TD) était son successeur naturel pour prendre position cinq yards derrière la ligne de mêlée avant qu’une blessure au talon d’Achille ne mette en péril sa participation à la saison 2020. Ainsi, le poste de titulaire devrait revenir à RB Trey Sermon, fraichement débarqué d’Oklahoma après avoir manqué le dernier tiers de la saison 2019 suite à une blessure au genou. Le meilleur coureur des Sooners en 2018 (968 yards, 12 TD) apporte des munitions supplémentaires à ce qui s’annonce à nouveau comme un rouleau compresseur dévastateur à la course (5ème de FBS en 2019).

Dans les airs, OSU conserve son meilleur receveur de 2019 en la personne de WR Chris Olave (840 yards, 12 TD). A l’opposé de la ligne offensive, WR Garrett Wilson (432 yards, 5 TD) devrait capitaliser sur sa production 2019 à Columbus où il s’est imposé comme receveur #4 lors de sa première saison.

WR Chris Olave – Crédit photo : Cori Wade, The Lantern

La meilleure ligne offensive de la Big Ten

L’an dernier, la ligne offensive a permis à Ohio State de dramatiquement améliorer sa production au sol : +56% de yards et +70% de TD. Évidemment, Justin Fields est autrement mobile que QB Dwayne Haskins mais, même sans la contribution de son QB, le progrès de la ligne offensive est notable. Le talent de RB J.K. Dobbins n’est sans doute également pas étranger au succès 2019.

Néanmoins, les 35 sacks accordés en 2019 représentent moitié plus qu’en 2018. Cette année, la ligne perd OL Brandon Bowen et OL Jonah Jackson mais OG Wyatt Davis, OT Thayer Munford, OT Nicholas Petit-Frere et C Josh Myers ont tous un avenir professionnel et le groupe a le potentiel d’être le meilleur de la conférence Big Ten.

Un pass rush et un backfield défensif renouvelés

L’an passé, la défense au sol d’Ohio State a terminé huitième de FBS. En 2020, le groupe de linebackers perd son meilleur élément, LB Malik Harrison, mais les trois autres meilleurs plaqueurs à la position, LB Pete Werner (65 plaquages), LB Baron Browning (11 plaquages pour perte et 5 sacks) et LB Turf Borland (55 plaquages), sont tous de retour pour leur dernière année universitaire. C’est donc un deuxième rideau défensif très expérimenté qui devrait être l’atout principal de la défense des Buckeyes.

En revanche, la grande question est de savoir comment Ohio State va générer de la pression défensive. Le secondaire d’OSU est désormais à 75% en NFL et seul CB Shaun Wade reprend du service cette année. CB Sevyn Banks et CB Cameron Brown vont donc devoir se mettre au niveau de la meilleure défense contre la passe du pays en 2019.

La meilleure façon de les mettre à l’aise serait encore d’harasser le quarterback adverse mais, petit problème, l’inarrêtable et intraitable DE Chase Young est, lui aussi, devenu un joueur du dimanche. Exit également DT Jashon Cornell, DT DaVon Hamilton et LB Malik Harrison qui ont fourni l’an dernier la majorité des sacks et plaquages pour perte laissés en cadeau par Chase Young. En tout, ce sont cinq des six meilleurs « pass rushers » et sept des dix meilleurs plaqueurs qui ont terminé leurs carrières universitaires. DE Zach Harrison et DE Tyreke Smith vont donc se retrouver aux commandes, épaulés, ils l’espèrent, par DE Jonathon Cooper, de retour de blessure pour sa dernière saison à Columbus.

La plus grosse incertitude à Ohio State demeure néanmoins sa capacité à rester concentré pendant trois mois… Cela pourrait éviter un nouvel épisode de gelage de cerveau comme ceux qui ont provoqué les naufrages à Iowa en 2017 (24-55) et à Purdue en 2018 (20-49).

Conclusion

Depuis 2004, Ohio State n’a perdu plus de deux matchs de saison régulière qu’une seule fois, en 2011, l’année du limogeage de Jim Tressell suite au « Tattoogate ». Lors des huit saisons régulières qui ont suivi ce passage à vide temporaire, les Buckeyes n’ont perdu que six fois. Autant dire qu’il n’est pas très populaire du coté de Las Vegas de miser contre les hommes de Ryan Day.

Si les Buckeyes ont perdu un paquet de joueurs lors de la draft NFL, le talent n’a pas diminué d’un pouce. L’équipe a quelques points d’interrogation (« pass rush », secondaire, remplacement de la production offensive) mais pas vraiment de points d’inquiétude. En outre, Ohio State possède le meilleur (?) quarterback de la ligue ce qui, sauf blessure ou maladie, donne l’avantage théorique aux Buckeyes dans toutes leurs confrontations de la saison.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.6

Résumé

Points forts
– Le meilleur quarterback du pays
– Un jeu au sol prometteur
– Une défense barrage contre la course

Points faibles
– Un secondaire relativement inexpérimenté
– Un « pass rush » à reconstruire
– Plus de la moitié de la production offensive à remplacer

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Preview

Preview 2020 : Michigan Wolverines

Un effectif rajeuni, de nouveaux leaders en défense et un nouveau quarterback titulaire : les Wolverines sont-ils suffisamment armés pour survivre dans l’impitoyable division Big Ten East ?

Publié

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Crédit photo : Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Wolverines de Michigan.

Michigan Wolverines

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 9-4, 6-3 Big Ten. Citrus Bowl : défaite contre Alabama (16-35).
Head Coach : Jim Harbaugh, 6ème année (47-18). Résultats en carrière : 105-45.
Coordinateur offensif :  Josh Gattis (2ème année).
Coordinateur défensif : Don Brown (5ème année).
Titulaires de retour : 12 (5/11 en attaque, 6/11 en défense, 1/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : WR Tarik Black, OL Ben Bredeson, DL Michael Danna, LB Jordan Glasgow, CB Lavert Hill, LB Khaleke Hudson, S Josh Metellus, OL Michael Onwenu, QB Shea Patterson, WR Donovan Peoples-Jones, OL Cesar Ruiz, OL Jon Runyan Jr, LB Josh Uche, CB Ambry Thomas.
Joueurs à suivre : WR Ronnie Bell, RB Zach Charbonnet, WR Nico Collins, OT Jalen Mayfield, QB Joe Milton, S Brad Hawkins, DE Aidan Hutchinson, LB Cameron McGrone, DE Kwity Paye.

Pour tout le mal que l’on dit de Jim Harbaugh, l’ancien head coach des San Francisco 49ers a gagné 47 matchs en cinq saisons à Michigan. Peu d’entraineurs encore en activité peuvent se targuer d’un tel bilan. Depuis 2015, les Wolverines ont aussi battu cinq équipes du Top 25 par plus de 31 points, mieux que Clemson ou Alabama (4).

Le reste du tableau est néanmoins moins rose… Dans l’ère Harbaugh, Michigan a une fiche de 10-14 contre des équipes classées, 2-10 contre le Top 10, 1-4 en post-saison (dont quatre défaites de rang) et, surtout, 0-5 contre Ohio State. Gagner dix matchs par saison, oui, perdre contre le grand rival et en bowl, non !

Michigan peut se vanter de posséder chaque année l’une des meilleures défenses de FBS mais les Wolverines peinent en attaque, saison après saison. En 2019, Michigan était 11ème du pays en défense mais 68ème attaque. Il a fallu attendre la seconde mi-temps du match à Penn State (21-28) pour que l’attaque des Wolverines semble enfin cliquer. Notre Dame, balayée 45-14 à Ann Arbor, en a fait les frais. Mais Michigan a terminé sa saison régulière par une nouvelle déroute contre Ohio State (27-56) avant d’oublier de sortir du vestiaire au Citrus Bowl contre Alabama (16-35).

Avec dix joueurs sélectionnés en NFL et un nouveau quarterback aux manettes, Michigan est dans une année de transition mais conserve toujours un avantage conséquent au niveau du talent sur la majorité des équipes de la Big Ten.

RB Zach Charbonnet (#24) – Credit photo : Associated Press

Un jeu au sol salvateur

Le jeu de course enregistre le retour de RB Zach Charbonnet (726 yards, 11 TD) et RB Hassan Haskins (622 yards, 4 TD). L’an passé, l’attaque au sol de Michigan s’est progressivement amélioré une fois qu’Hassan Haskins a intégré la rotation. Aucun des deux joueurs ne sera dans la lutte au trophée Doak Walker mais le duo forme un solide « 1-2 punch ».

Après une saison de suspension (problèmes académiques), RB Chris Evans (1722 yards et 14 TD en trois ans) apportera son expérience et sa polyvalence. Plus léger que ses deux cadets, il est aussi plus à l’aise en réception et pourrait être utilisé sur jeu de passe.

Les Wolverines sont bien équipés dans le secteur de la course mais tout dépendra aussi de la ligne devant eux !

Le meilleur tandem de pass rushers de la Big Ten

L’extérieur de la ligne défensive pourrait avoir le meilleur tandem de la conférence avec DE Aidan Hutchinson (69 plaquages dont 10 pour perte et 3.5 sacks, 6 passes défendues) et DE Kwity Paye (50 plaquages dont 12.5 pour perte et 6.5 sacks), ce qui placerait encore Michigan tout prêt du Top 10 défensif de la ligue et du podium en conférence Big Ten. A l’intérieur, DT Christopher Hinton et DT Carlo Kemp sont également des murs contre la course, ce qui sera crucial contre les gros jeux de course de Wisconsin, Ohio State ou Penn State.

Le secondaire perd CB Lavert Hill (9 passes défendues, 3 INT) et S Josh Metellus (74 plaquages, 2 INT) mais S Brad Hawkins est entouré par pléthore de talent, à commencer par DB Daxton Hill, la recrue cinq étoiles et future star de la ligne arrière des Wolverines. DB Vincent Gray, déjà bien en place dans la rotation défensive en 2019, devrait voir son temps de jeu augmenter en 2020.

Un effectif amoindri par de nombreux départs

Quatre joueurs de la ligne offensive joueront désormais les dimanches après-midi. OT Jalen Mayfield est le seul titulaire de retour et il y a peu d’expérience autour de lui. Quand on connait l’importance de la ligne offensive et du temps qu’il faut pour la développer…

Le meilleur plaqueur, LB Khaleke Hudson (101 plaquages), et le meilleur sackeur, LB Josh Uche (7.5 sacks), de l’équipe sont désormais en NFL. LB Cameron McGrone (65 plaquages, 9 pour perte dont 2.5 sacks) a fait du bon boulot l’an dernier et mais il aura besoin que le « All-Big Ten 2018 » LB John Ross, blessé en 2019, revienne à son meilleur niveau.

DE Kwity Paye – Crédit photo : Associated Press

K Quinn Nordin (28/29 XP / 10/13 FG), P Will Hart (44.2 yards par punt, 23ème de FBS) et WR/PR Donovan People-Jones ont tous quitté Ann Arbor. Les spécialistes auront donc peu d’expérience en 2020 même si K Jake Moody (18/18 XP / 6/9 FG) a pris un tiers des coups de pieds placés et si le vétéran P Brad Robbins a déjà eu une solide expérience du terrain en 2017.

Des Wolverines toujours à la recherche d’un QB

Qui pour remplacer QB Shea Patterson ? Le titulaire à Michigan en 2018 et 2019, ancien transfuge d’Ole Miss, n’a pas eu une mauvaise carrière à Ann Arbor mais il n’a pas non plus été le David qui fait tomber le Goliath Buckeye. On ne peut guère lui jeter la pierre, les derniers quarterbacks des Wolverines (Jake Rudock, Wilton Speight, John O’Korn, Shane Morris, Brandon Peters ou encore Shea Patterson) n’ont pas vraiment marqué les annales, sans toutefois avoir été des catastrophes. Mais le coordinateur offensif Josh Gattis et les Wolverines attendent un peu plus de la position la plus importante sur le terrain. QB Joe Milton saura-t-il élever son niveau de jeu ?

WR Ronnie Bell (758 yards, 1 TD) et WR Nico Collins (729 yards, 7 TD) les leaders respectifs au nombre de yards et touchdowns en 2019 sont de retour pour mener le groupe des receveurs. Les pertes de WR Donovan Peoples-Jones et de WR Tarik Black seront délicate à mitiger compte tenu de la peu de profondeur du banc à la position qui comptera tout de même sur le vétéran TE Nick Eubanks comme soupape de sécurité.

Conclusion

Pour espérer détrôner Ohio State, Michigan va devoir s’améliorer dans deux catégories statistiques. Offensivement, Michigan est 1-5 ces trois dernières années quand son taux de réussite sur troisième tentative est inférieur à 30%. Défensivement, les Wolverines ont accordé plus de 4.7 yards par jeu à quatre reprises en 2019 (Wisconsin, Penn State, Ohio State et Alabama) pour autant de défaites. La défense de UM a perdu les sept derniers matchs dans lesquels la défense a accordé plus de six yards par jeu et est 28-1 lorsqu’elle en accorde mois de quatre.

Autre statistique intéressante pour l’une des meilleures défenses de la ligue : dans la zone rouge, l’attaque produit en moyenne 4.9 yards par jeu (34ème de FBS) mais la défense concède en moyenne 5.0 yards par jeu (115ème de FBS). Chiffres et lettres mis à part, Michigan luttera pour le titre de conférence Big Ten en 2020, il ne sera juste pas favori. Comme tous les ans depuis que Jim Harbaugh est aux commandes à Ann Arbor, Michigan va gagner dix matchs, perdre contre Ohio State, et tout le monde réclamera sa tête. A moins que…

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– Le meilleur groupe de porteurs de ballon de l’ère Harbaugh.
– Le meilleur tandem de defensive ends de la Big Ten.
– Un secondaire qui mixe expérience et talent prometteur.

Points faibles
– Une ligne offensive qui perd 80% de ses joueurs pour la NFL.
– Des linebackers clés à remplacer.
– Des équipes spéciales décimées.

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Preview

Preview 2020 : Wisconsin Badgers

Wisconsin a tourné la page « Jonathan Taylor » mais les Badgers sauront-ils préserver leur suprématie sur la division Big Ten West malgré le départ pour la NFL de leur running back superstar ? Éléments de réponse.

Publié

le

Crédit photo : Andy Lyons, Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Badgers de Wisconsin.

Wisconsin Badgers

Conférence Big Ten

Division West
 

En 2019 : 10-4, 7-2 Big Ten. Champion de division Big Ten West. Rose Bowl : défaite contre Oregon (27-28).
Head coach : Paul Chryst, 6ème année (52-16). Résultats en carrière : 71-35.
Coordinateur offensif : Joe Rudolph (6ème année).
Coordinateur défensif : Jim Leonhard (4ème année).
Titulaires de retour : 18 (6/11 en attaque, 9/11 en défense, 3/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Zach Baun, OL Tyler Biadasz, WR Quintez Cephus, P Anthony Lotti, OL David Moorman, LB Chris Orr, WR A.J. Taylor, RB Jonathan Taylor,
Joueurs à suivre : QB Jack Coan, RB Jalen Berger, OT Logan Bruss, OT Colan Van Lanen, TE Jake Ferguson, DE Isaiahh Loudermilk, LB Jack Sanborn, S Eric Burrell, CB Rachad Wildgoose, CB Faion Hicks.

On ne devient pas meilleur en attaque en perdant un joueur du calibre de RB Jonathan Taylor (320 courses, 2003 yards, 21 TD / 6 réceptions, 252 yards, 5 TD). Tout ce qu’a fait le néo Colt d’Indianapolis est d’être le premier joueur de Division 1 (FBS et FCS confondus) à atteindre la barre des 6000 yards au sol en trois saisons. Ses 6174 yards en carrière universitaire sont le deuxième plus gros total à Wisconsin (derrière Ron Dayne et ses 7125 yards) et le placent au sixième rang de la D1 de NCAA.

En 2019, les Badgers ont terminé 10-2 en saison régulière et remporté au moins dix victoires pour la quatrième fois en cinq ans. Une courte défaite au Rose Bowl contre Oregon (27-28) a ponctué une saison satisfaisante amis néanmoins marquée par deux nouveaux échecs contre Ohio State (7-38 et 21-34), dont le second en finale de conférence Big Ten, et un improbable revers à Illinois (23-24).

En 2020, Wisconsin est armé pour conserver son titre de division Big Ten West et espère évidemment s’adjuger la couronne de conférence qui lui échappe depuis 2012 malgré quatre voyages à Indianapolis ces sept dernières années. Pour la petite histoire, les Badgers n’ont jamais terminé au-delà de la deuxième place de la Big Ten West depuis ses débuts en 2014…

QB Jack Coan, Wisconsin – Crédit photo : AP

QB Jack Coan (236/339, 2727 yards, 18 TD, 5 INT) s’est montré plus que décent en 2019 avec quelques prestations contre Michigan et Michigan State dignes de l’échelon supérieur… mais aussi des performances assez douteuses contre Illinois et Oregon. QB Graham Mertz (9/10, 73 yards), qui est sans doute la meilleure recrue au poste de l’histoire des Badgers, est juste sur ses talons pour offrir un peu de compétition au poste qui devrait faire la différence entre un nouveau titre de la Big Ten West et une place en playoff.

Une robuste défense… orpheline des ses deux leaders de 2019

La défense de Wisconsin était 4ème de FBS en 2019. La vaste majorité des pièces majeures est de retour, ce qui inclut 18 des 20 meilleurs plaqueurs. Néanmoins, les deux leaders manquantes, LB Zach Baun (75 placages dont 19.5 pour perte et 12.5 sacks) et LB Chris Orr (78 placages dont 14 pour perte et 11.5 sacks) étaient, de très loin, les principaux perturbateurs derrière la ligne de mêlée adverse. À LB Jack Sanborn (80 placages, 5.5 sacks, 3 INT) et LB Noah Burks de prendre la relève.

DE Isaiahh Loudermilk (24 placages dont 5 pour perte et 3 sacks) et DL Garrett Rand (27 placages dont 3 pour perte) ne sont pas exactement des adeptes de la mise sous pression du quarterback adverse mais ils sont performants contre la course. Les Badgers étaient 5ème de FBS au niveau des sacks l’an dernier mais 50% de leur production s’envole avec Zach Braun et Nick Orr. DE Matt Henningsen (24 placages dont 5 pour perte et 4 sacks) apportera sa pierre à l’édifice pour un groupe qui pourrait partager la tâche. Certes, s’il n’est pas idéal de perdre autant de production de la part du « front seven », cela pourrait ne pas avoir grande incidence puisque…

Au fond du terrain, le secondaire récupère tout son beau monde, à commencer par CB Caesar Williams (9 passes défendues), CB Rachad Wildgoose, S Reggie Pearson (60 placages) et S Eric Burrell (2 INT). CB Faion Hicks et S Colin Wilder procurent de solides secondes options pour la 12ème défense contre la passe du pays en 2019 et qui peut légitimement viser le Top 10 en 2020 avec tout le monde de retour.

LB Jack Sanborn (#57) – Crédit photo : Stacy Revere, Getty Images

À quoi va ressembler l’attaque des Badgers sans Jonathan Taylor ?

Wisconsin perd son meilleur receveur, WR Quintez Cephus (901 yards, 7 TD), et, avec les départs de Jonathan Taylor et WR A.J. Taylor (263 yards, 2 TD), ce sont quatorze des dix-huit touchdowns aériens de 2019 qui s’envolent pour d’autres cieux. TE Jake Ferguson (407 yards, 2 TD) est donc la cible la plus expérimentée pour QB Jack Coan en 2020. Derrière lui, RB Garrett Groshek, WR Kendric Pryor et WR Danny Davis sont les seuls joueurs avec plus de six réceptions en 2019. Pas idéal.

La ligne offensive, qui n’a accordé que 1.43 sacks par match en 2019, perd trois titulaires mais Wisconsin n’a jamais trop de mal à remplacer ce côté des tranchées. Mis sur orbite par OL Cole Van Lanen et OL Logan Bruss, le jeu au sol devrait à nouveau être le fer de lance de l’attaque des Badgers, quelle surprise…

La question est davantage de savoir qui remplacera Jonathan Taylor derrière cette ligne. RB Nakia Watson (331 yards, 2 TD) et Garrett Groshek pourraient fort bien regarder le nouvel arrivant RB Jalen Berger porter la majorité des ballons et devenir la prochaine star des Badgers.

La protection du ballon a couté à Wisconsin cette risible défaite à Illinois (trois balles perdues dont deux dans le dernier quart temps) et le Rose Bowl (quatre balles perdues dont la dernière sur ses propres 30 yards). Au final, la saison des Badgers n’aurait pas été différente (sauf dans les tablettes de la NCAA et sur les brochures médias de l’école) s’ils avaient été plus précautionneux avec ces sept ballons mais control what you can control

WR Danny Davis (#6) – Crédit photo : Jeff Hanish, USA Today Sports

Un kicking game inquiétant

Autre point d’inquiétude, K Collin Larsh (12/18 FG) a manqué la moitié de ses tentatives entre 30 et 39 yards (3/6) en 2019. Et le titulaire P Anthony Lotti a quitté Madison. Ses 39.7 yards par punt l’ont placé au 105ème rang de la FBS l’an passé. Son remplaçant, P Connor Allen a tapé trois coups de pied en 2019 pour une moyenne encore plus faible de 38.3 yards. Beaucoup de marge de progression du côté des équipes spéciales donc…

Conclusion

Wisconsin a, à nouveau, l’équipe pour remporter la Big Ten West et menacer la suprématie d’Ohio State au Big Ten Championship Game. Les Badgers perdent Jonathan Taylor, 60% de leur ligne offensive et leur meilleur receveur mais l’intégralité de la ligne défensive et du backfield défensif reprend du service. La défense de Wisconsin était l’une des cinq meilleures du pays en 2019 et ne devrait pas perdre un poil de son efficacité contre la course ou le jeu aérien. Madison est une fabrique à joueurs de ligne offensive et porteurs de ballons. L’an passé, le temps de possession des Badgers (59.5%) était le plus haut du pays, plus d’une minute trente supérieur au second de FBS, Utah. Il faudra s’attendre au même plan de jeu cette saison, on ne change pas une recette qui gagne…

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.1

Résumé

Points forts
– Une défense aérienne qui récupère toutes ses pièces maitresses.
– La défense au sol.
– La promesse de continuité.

Points faibles
– Un groupe de receveurs inexpérimenté.
– Des équipes pas si spéciales.
– Une première partie de calendrier meurtrière.

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