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Michigan State Spartans

[preview] Michigan State vs Ohio State

Présentation du match entre les Spartans de Michigan State et les Buckeyes d’Ohio State.

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#9 Michigan State (8-1) @ #3 Ohio State (10-0)

Columbus, Ohio
Ohio Stadium
Samedi 21 novembre 2015
15h30 (heure Est, 21h30 en France)
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Dernière ligne droite dans la saison de College Football, et chaque grosse affiche est maintenant décisive dans la course au Playoff. Ce gros match de la Big Ten Est ne fait pas exception à la règle, alors malheur au vaincu ! Les Spartans de #9 Michigan State se déplacent dans l’état voisin de l’Ohio pour y affronter le champion en titre et actuel #2 au classement AP, les Buckeyes de #3 Ohio State.

QB Connor Cook, Michigan State

Après la défaite crève-coeur à Nebraska il y a deux semaines, #9 Michigan State n’a pas encore perdu sa saison. Les Spartans peuvent encore espérer remporter la conférence et pourquoi pas décrocher une place en demi-finale nationale, mais désormais le moindre faux pas est interdit. Et pour ce périlleux déplacement dans l’Ohio, coach Mark Dantonio va avoir besoin d’une équipe à 100 % de ses capacités, à commencer par QB Connor Cook (2482 yards, 21 TD, 4 INTs). Blessé la semaine dernière en début de rencontre, il n’a pas joué de la deuxième période lors de la victoire contre Maryland (24-7) et a été bien suppléé par le backup QB Tyler O’Connor (44 yards, 1 TD, 1 INT) qui s’est contenté de distribuer le jeu au sol. Les fans de #9 Michigan State scruteront avec angoisse le bulletin de santé du meneur de jeu cette semaine, en espérant qu’il puisse tenir sa place samedi.

Au sol, les Spartans présentent une rotation intéressante entre trois bons éléments, RB LJ Scott (519 yards, 9 TD), RB Madre London (405 yards, 3 TD) et RB Gerald Holmes (392 yards, 6 TD). Holmes étant celui qui a porté le plus de ballons lors des deux dernières rencontres, il devrait à nouveau être le porteur de balle principal ce week-end. Dans les airs, la menace principale reste WR Aaron Burbridge (1021 yards, 6 TD) qui a réellement explosé cette saison pour son année senior.

En défense, toujours beaucoup de talents qui devront évoluer à leur meilleur niveau pour contrer la machine #3 Ohio State. La ligne défensive est toujours emmenée par DE Shilique Calhoun, un des meilleurs pass rusher du pays. Derrière, LB Riley Bullough est la pierre angulaire de cette défense et le meilleur plaqueur de l’équipe, tandis que la paire de safety formée par S Demetrious Cox et S Montae Nicholson est sans doute l’une des plus solides de la Big Ten.

RB Ezekiel Elliott, Ohio State

Face à des Spartans qui joueront le couteau entre les dents car n’ayant plus le droit à l’erreur, on retrouve donc des Buckeyes de #3 Ohio State qui laissent une impression légèrement semblable à celle des Seminoles de l’année dernière : une équipe championne en titre mais loin d’être impressionnante, qui doit plus sa fiche parfaite à la faiblesse de son calendrier qu’à son niveau de jeu largement perfectible. Jusqu’à maintenant, pourrait-on dire, car la bande de coach Urban Meyer va jouer coup sur coup les deux plus gros matchs de sa saison : contre #9 Michigan State, puis à #12 Michigan.

Si les Buckeyes veulent défendre leur titre lors du College Football Playoff, eux aussi n’ont plus le droit à l’erreur. L’équipe est à nouveau emmenée par QB JT Barrett qui a regagné sa place de titulaire aux dépens d’un QB Cardale Jones qui n’aura jamais vraiment réussi à convaincre. L’arme offensive numéro un des Buckeyes reste toutefois le formidable RB Ezekiel Elliott (1425 yards, 16 TD) qui aura peut-être son mot à dire dans la course au Heisman Trophy. Quel que soit le quarterback aligné, la cible prioritaire reste WR Michael Thomas (651 yards, 8 TD) qui réalise une excellente saison.

La défense des Buckeyes n’a pour le moment jamais rencontré de véritable opposition, le match de samedi sera donc un véritable test pour l’escouade emmenée par le DE star Joey Bosa. Ses statistiques ne sont peut-être pas aussi impressionnantes que l’an passé, mais il faut signaler qu’il est régulièrement bloqué par trois joueurs offensifs en même temps ! Il faudra aussi garder un œil sur LB Raekwon McMillan, très en forme actuellement.

Si #3 Ohio State partira forcément favori de cette rencontre, mieux vaut ne pas crier victoire trop tôt. Il sera intéressant de voir le niveau de jeu des poulains d’Urban Meyer face à une opposition véritable dans un match qui pourrait être une finale de conférence avant l’heure. La clé du match réside peut-être dans l’état de santé de QB Connor Cook, toujours incertain. Si celui-ci parvient à tenir sa place de titulaire et à évoluer à son meilleur niveau, il pourrait bien poser de sérieux soucis à la défense des Buckeyes. S’il n’est pas tout à fait remis, voir absent, il sera très compliqué pour les Spartans d’espérer repartir avec la victoire. Mais avec un titre de division et une éventuelle qualification en play-offs en ligne de mire, rien n’est impossible.

Pronostic : Michigan State 31, Ohio State 24.

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

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Michigan State Spartans

Le président de la NCAA connaissait la situation à Michigan State depuis 2010

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Crédit photo : David J. Phillip/Associated Press

Le président de la NCAA, Mark Emmert, a été informé dès novembre 2010 de l’existence d’un total de 37 plaintes concernant des agressions sexuelles commises par des étudiants-athlètes de l’université Michigan State.

Une lettre adressée à Mark Emmert datée du 17 novembre 2010 et signée par la fondatrice de la National Coalition Against Violent Athletes, Kathy Redmond, révèle ses inquiétudes au sujet de plusieurs cas sur le campus d’East Lansing (Michigan). Mark Emmert et Kathy Redmond s’étaient rencontrés en personne quelques jours auparavant dans le cadre de discussion sur le fléau des agressions sexuelles impliquant des joueurs NCAA.

Se confiant à Nicole Auerbach (The Athletic), Kathy Redmond a indiqué avoir été encouragé par le discours du président de la NCAA qui souhaitait éliminer toute violence. Toutefois, les actes n’auraient pas suivi les paroles.

Kathy Redmond a spécifiquement indiqué à Mark Emmert ses inquiétudes au sujet de la façon dont la présidente de l’université Michigan State, Lou Anna K. Simon, avait géré la situation suite aux révélations d’agressions sexuelles par deux joueurs de basketball, Keith Appling et Adreian Payne.

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Michigan State Spartans

Cas d’agressions sexuelles et de violence étouffés systématiquement par l’université Michigan State ?

Une enquête publiée sur le réseau américain ESPN met en lumière une certaine volonté de l’université Michigan State d’étouffer systématiquement des cas de violence et d’agressions sexuelles envers des femmes.

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Crédit photo : Rey Del Rio/Getty Images

Une longue enquête de Paula Lavigne (ESPN) met en lumière un schéma constant d’inaction et de dénégation de nombreux cas de violence, d’agression sexuelle et de discrimination sexuelle envers des femmes au sein du département athlétique et et plus particulièrement du programme de football de Michigan State.

Ces nouvelles informations arrivent quelques heures après la démission du directeur athlétique des Spartans, Mark Hollis, à la suite du procès de Larry Nassar.

Cette enquête décrit notamment comment, lors des trois dernières années, l’université Michigan State a exigé que la Justice force le retrait du nom d’étudiants-athlètes des Spartans de plusieurs rapports d’enquête de la Police du campus d’East Lansing (Michigan).

Depuis l’arrivée de Mark Dantonio à la tête du programme de football, ce sont pas moins de 16 joueurs des Spartans qui ont été accusés d’agression sexuelle ou de violence envers des femmes.

En 2014, ESPN a demandé les copies de tous les rapports de Police dont des joueurs de football et de basketball de l’université Michigan State étaient nommés. Le réseau TV américain n’a reçu que des rapports dont les noms ont été caviardés. Les deux parties se sont alors affrontés devant les tribunaux avant qu’un Juge ne décide d’annuler les différentes poursuites judiciaires ne permettant pas à ESPN de poursuivre son enquête…

Par ailleurs, l’ancienne conseillère en affaire sexuelle de l’université Michigan State, Lauren Allswede, s’est confiée à ESPN. Elle a notamment indiqué qu’un membre de l’administration a essayé de la convaincre que Mark Dantonio prenait très au sérieux les accusations d’agressions sexuelles dont ses joueurs pouvaient être les auteurs. Ainsi, le coach des Spartans aurait demandé à l’un d’entre-eux… d’aller parler à sa mère de ce qu’il avait fait.

En épluchant certains rapports de Police, ESPN a également révélé que 6 enquêtes visant des joueurs de l’équipe de football de Michigan State ont été abandonnées sans que ces derniers ne soient accusés. Toutefois, rien ne démontre que Mark Dantonio était au courant de ces différents cas.

Dès la publication de cette enquête sur ESPN, Mark Dantonio a vivement réagi en conférence de presse en niant les faits qui lui sont reprochés les qualifiant de « complètement faux ». Le coach des Spartans a également déclaré qu’il n’avait aucunement l’intention de démissionner de son poste d’head coach.

Lors de ce point presse, Mark Dantonio a ajouté qu’il avait signalé à ses supérieurs l’intégralité des cas mentionnés dans l’enquête d’ESPN et qu’il s’était conformé aux règles de la Loi Title IX.

Le programme de basketball, dirigé par le respecté Tom Izzo, est également visé. De nombreux incidents mettant en cause des joueurs et l’assistant-coach Travis Walton sont recensés. Une jeune femme aurait été frappée au visage par ce dernier dans un bar d’East Lansing au cours de la saison 2010. Travis Walton a conservé son poste et n’a jamais été inquiété. Cet assistant-coach a été accusé par une autre étudiante, cette fois-ci pour agression sexuelle. Il aurait violé cette jeune femme en présence de deux joueurs des Spartans. Travis Walton aurait été renvoyé mais s’il a toujours indiqué qu’il avait intentionnellement quitter le programme de Michigan State pour poursuivre sa carrière en Europe.

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Michigan State Spartans

Le directeur athlétique de Michigan State démissionne !

Mark Hollis quittera officiellement son poste mercredi prochain.

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Crédit photo : Jake May | MLive.com / AP

Quelques heures après la présidente de l’université, c’est au tour du directeur athlétique de l’université Michigan State, Mark Hollis, de démissionner de son poste.

Ce dernier a également annoncé qu’il prenait sa retraite.

« Que ce soit clair, même si je prends ma retraite, je vais entièrement coopérer avec les enquêtes en cours menées par la NCAA et le procureur générale du Michigan… Je sais que c’est le bon moment pour que la communauté de Michigan State commence à guérir ses blessures. Je sais que c’est le bon moment pour moi, pour ma femme Nancy. J’ai trois enfants, ce sont des enfants incroyables. Je n’aime pas les voir souffrir non plus. » – Mark Hollis, futur ex-directeur athlétique de Michigan State.

Aucun successeur n’a encore été annoncé par l’université Michigan State dont Mark Hollis était le directeur athlétique depuis le 1er janvier 2008. Son mandat se terminera mercredi 31 janvier 2018.

Cette démission intervient en plein affaire entourant l’université du campus d’East Lansing (Michigan) suite à la révélation d’un immense scandale d’agressions sexuels visant l’ancien médecin de l’équipe nationale américaine et ancien membre de l’université Michigan State, Larry Nassar.

Ce dernier a été jugé coupable, mercredi 24 janvier, et la durée de sa peine pourrait aller jusqu’à 175 ans.

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Michigan State Spartans

Michigan State se prépare à subir le même sort que Penn State

La condamnation de l’ancien ostéopathe de l’université Michigan State, Larry Nassar, a déjà fait une première victime de premier ordre : la présidente de l’université, Lou Anna Simon.

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Crédit photo : MSU Today

Manque de contrôle institutionnel… Échec dans sa mission de protection des étudiants-athlètes… le scandale actuel à Michigan State a tout pour rappeler celui de Penn State il y a quelques années.

Pendant 7 jours, l’ancien médecin de l’équipe nationale américaine de gymnastique, Larry Nassar, qui était également ostéopathe à l’université Michigan State, a fait face à plusieurs des 150 victimes d’agressions sexuelles qui ont mené des actions judiciaires contre lui et dont l’issue était un procès retentissant.

Mercredi 24 janvier 2018, Larry Nassar a finalement été condamné à une peine de 45 à 150 ans d’emprisonnement.

En juillet dernier, cet ancien médecin avait déjà plaidé coupable. Ses victimes l’accusaient de les avoir abusé sexuellement sous le prétexte de traitement médical suite à des blessures sportives. Plusieurs de ses victimes ont également accusé l’université Michigan State d’avoir ignoré (intentionnellement ?) leurs plaintes initiales ce qui a conduit à la démission de la présidente de la fac d’East Lansing, Lou Anna Simon, mercredi 24 janvier.

« Cette tragédie prenant une tournure politique, le blame est inévitable. En tant que présidente, il est naturel que je sois au centre de cette colère » – Lou Anna Simon, présidente démissionnaire de l’université Michigan State.

En début de semaine, la NCAA a envoyé une lettre listant plusieurs violations potentielles. C’est généralement la première étape avant une enquête préliminaire de ses instances disciplinaires. Encore marquée par sa gestion de l’affaire Sandusky, la NCAA sera assurément sous pression.

« C’est exactement la même situation qu’à Penn State. » – Scott Tompsett, avocat qui a représenté des coaches, des directeurs athlétiques, étudiants-athlètes et universités dans une centaine d’affaires récentes.

Seule différence : ce n’est pas le programme de football qui est visé mais les conséquences pour la direction athlétique des Spartans pourraient être similaires.

Plusieurs victimes de Larry Nassar ont indiqué avoir rapporté les abus qu’elles ont subis à divers membres du staff de l’université Michigan State. Le médecin Larry Nassar a continué d’être employé par l’université même après le dépôt des premières plaintes judiciaires. L’ancien coach de l’équipe nationale américaine de gymnastique, Kathie Klages, a même pris la défense de l’ancien médecin de l’équipe avant de démissionner l’an passé.

« Ce qu’a fait Nassar est horrible et épouvantable. C’est bien pire que de payer un prospect pour se joindre à un programme sportif ou de se mettre d’accord avec un équipementier pour que celui-ci fasse du lobbying pour attirer des prospects… Je ne suis pas convaincu qu’enquêter dans une affaire jugée au civil fasse partie des prérogatives de la NCAA. Toutefois, les actions de l’université Michigan State doivent être évaluées au regard des règlements NCAA, et seulement au regard des règlements NCAA » – Joséphine Potuto, professeur de droit de l’université Nebraska.

Cette enquête à venir sera d’ailleurs au coeur d’une session de travail du conseil d’administration de l’université Michigan State. L’avenir du directeur athlétique Mark Hollis pourrait être également un sujet abordé.

Pour rappel, le haut management de l’université Penn State n’avait pas survécu à l’affaire Sandusky.

En 2012, la NCAA avait – lourdement – sanctionné l’université Penn State dans l’affaire Sandusky. L’ancien coordinateur défensif du coach légendaire Joe Paterno avait été condamné pour avoir abusé sexuellement de 45 mineurs dans les locaux même de l’université sur une période de 10 ans. La NCAA n’a jamais enquêté sur les faits mais plutôt sur les agissements de l’autorité de l’université Penn State qui n’aurait pas géré la situation adéquatement après avoir pris connaissance des accusations envers Joe Sandusky. L’enquête a été dirigée par l’ancien directeur du FBI, Louis Freeh dont le rapport avait été largement contesté.

Penn State a été suspendu de bowls pendant 4 ans et a perdu un total de 30 bourses sur une période de quatre ans. L’université a également été contraint de payer une amende de 60 millions de $. 112 des victoires de Joe Paterno ont également été annulées… avant d’être restaurées par la suite. L’université Penn State ayant fait preuve de bonne volonté en implantant de nombreuses réformes sans son fonctionnement, la durée des sanctions a finalement été réduite.

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