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Texas Longhorns

Preview 2016 : Texas Longhorns

Programme majeur de l’élite du College Football, Texas ne cesse de panser ses plaies depuis le départ du coach historique Mack Brown en 2013. Coach Charlie Strong sera sur un siège éjectable tout au long d’une saison 2016 que les Longhorns débuteront avec une équipe jeune et expérimentée mais au potentiel énorme.

Crédit photo : Matthew Emmons-USA TODAY Sports

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Texas Longhorns
Conférence Big 12
En 2015 : 5-7, 4-5 Big 12.
Head coach : Charlie Strong, 3ème année (11-14). Résultats en carrière : 48-30.
Coordinateur offensif : Sterlin Gilbert.
Coordinateur défensif : Vance Bedford.
Titulaires de retour : 6 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Johnathan Gray, WR Marcus Johnson, G Sedrick Flowers, DT Hassan Ridgeway, KR Daje Johnson.
Joueurs à suivre : QB Shane Buechele, RB D’Onta Freeman, RB Chris Warren, OT Kent Perkins, DT Paul Boyette Jr., LB Malik Jefferson, CB Davante Davis, CB Holton Hill.

Programme majeur de première division (FBS), Texas ne cesse de panser ses plaies depuis le départ du coach historique Mack Brown en 2013. Embauché pour redresser l’équipe d’Austin, Charlie Strong est déjà sur la sellette après deux petites saisons.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Il faut dire que la progression n’est pas flagrante d’un point de vue comptable, avec deux bilans négatifs pour les Longhorns, et une non-participation à un bowl la saison passée.

Pour rectifier le tir, Strong a sans doute joué l’une de ses dernières cartes, en débauchant un nouveau coordinateur offensif. Sterlin Gilbert arrive donc presque en messie pour redresser une attaque anémique ces dernières saisons, avec une instabilité chronique au poste de quarterback.

Un nouveau système « Veer-and-Shoot » plus axé sur la passe devrait être mis en place par l’ancien coordinateur de Tulsa. Reste à savoir si la mayonnaise prendra assez vite.

Les recrutements de Charlie Strong sont également scrutés de près. Avec des classes performantes, Texas compte sur un contingent aussi jeune que talentueux, notamment en défense. En fin de saison dernière, un-tiers des titulaires étaient des joueurs de première année. De bon augure pour un programme qui peine de plus en plus à sortir des joueurs NFL (6 joueurs draftés sur les 3 dernières années, un seul l’an passé).

Attaque

Mis sur le devant de la scène, avec l’émergence de Teddy Bridgewater à Louisville, Charlie Strong peine encore à trouver son métronome offensif. Case McCoy, David Ash, Tyrone Swoopes, Jerrod Heard … En deux petites saisons, les quarterbacks ont été nombreux, et ont rarement su mettre à mal la concurrence. Une donnée qui pourrait changer en 2016, avec l’arrivée sur le campus du true freshman QB Shane Buechele.

Souvent comparé à Colt McCoy, dernier quart-arrière d’envergure à Austin, l’ancienne star de Lamar a impressionné le printemps dernier, marquant de précieux points dans les airs et confirmant son vrai statut de joueur double-menace. Ses bonnes prestations à la passe pourraient avoir raison de ses principaux rivaux sur le poste, le senior QB Tyrone Swoopes (537 yards à la passe, 4 TD, 1 INT) et le sophomore QB Jerrod Heard (1214 yards à la passe, 5 TD, 5 INT). Encore plus dans le système implanté par le nouveau coordinateur offensif Sterlin Gilbert.

Ce dernier a fait de l’attaque de Tulsa un feu d’artifice constant en 2015, révélant les receveurs locaux Keyarris Garrett et Keevan Lucas. A Texas, Gilbert aura également des armes à disposition, notamment sur le jeu profond. Marcus Johnson et Daje Johnson partis, le junior WR Armanti Foreman (182 yards, 2 TD) et le sophomore WR John Burt (457 yards, 2 TD) devraient mettre à contribution leur pointe de vitesse pour défier les cornerbacks de la Big 12, habituellement très réputés à l’échelon national. La détente du true freshman WR Collin Johnson a aussi fait des dégâts lors du dernier Spring Game et ne sera sûrement pas négligée par Charlie Strong et son staff. Même chose pour le true freshman WR Devin Duvernay, récemment parti de Baylor, suite aux scandales extra-sportifs du programme de Waco. Les juniors WR Dorian Leonard et WR Lorenzo Joe, ainsi le senior WR Jacorey Warrick se partageront les snaps derrière ce petit monde.

Depuis le départ de Jermichael Finley, Texas a rarement développé de receveurs efficaces au poste de tight end. Cette donnée pourrait évoluer cette année, avec le duel à distance entre le senior TE Caleb Bluiett (167 yards, 2 TD) et le junior TE Andrew Beck (72 yards), ancienne recrue 4 étoiles.
Les attentes sont légitimes concernant le jeu aérien des Longhorns. L’ADN du programme restera tout de même la course. Il serait d’ailleurs dommage de délaisser ce secteur, avec le tandem qui commande le backfield offensif.

Options de Johnathan Gray en début d’exercice 2015, le junior RB D’Onta Foreman (672 yards, 5 TD) et le sophomore RB Chris Warren (470 yards, 4 TD) sont tour à tour sortis du bois pour gagner leurs galons de titulaire. Le premier avait par exemple mis à mal les défenses de TCU et d’Oklahoma, mais avait souffert de blessures en de saison. Moment choisi par le second pour faire exploser la (très perméable) défense de Texas Tech. Le sophomore RB Kirk Johnson sera une troisième option, à moins que le true freshman arrivé de Baylor, RB Donovan Duvernay, ne se fasse sa place aussi rapidement que ses prédécesseurs.

La ligne offensive a pu compter sur l’injection de joueurs prometteurs en 2015 et devra poursuivre sur sa lancée pour confirmer les grands espoirs offensifs sur le campus. Les sophomores LT Connor Williams et RG Patrick Vahe ont apporté une aide bienvenue au senior RT Kent Perkins. Les regards seront plus appuyés vers le junior LG Brandon Hodges, successeur de Sedrick Flowers, et le redshirt freshman C Zach Shackelford. Eux aussi transfuges de Baylor, les recrues 4 étoiles OL JP Urdiquez et OL Patrick Hudson n’attendent qu’une chose : bouleverser la hiérarchie.

Défense

La saison 2015 a été celle de tous les paradoxes, défensivement parlant. Si de nombreuses jeunes pousses ont éclos et intégré le onze de départ, la défense de Texas a payé cher l’inexpérience de celles-ci. L’escouade du coordinateur défensif Vance Bedford a ainsi concédé plus de 452 yards par match, un triste record dans l’histoire du programme. Pour ne rien arranger, le defensive tackle Hassan Ridgeway a rejoint la NFL et le linebacker Peter Jinkens a bouclé son cursus universitaire. L’heure est donc au changement de leaders, notamment sur une ligne défensive pleine d’interrogations.

L’an passé, Shiro Davis et Bryce Cottrell étaient présentés comme des futures vedettes sur le pass rush. La donne a considérablement changé en un an. Une aubaine pour le sophomore DE Charles Omenihu (17 plaquages, un fumble forcé) dont la rapidité et la capacité à prendre le coin ont plu aux coaches texans. Le junior DE Naashon Hughes (57 plaquages, dont 9 pour perte, 5,5 sacks) devrait lui se voir confier le rôle de Fox, pass rusher hybride et très écarté sur le front seven (ou six) des Longhorns. Charge au senior DE Bryce Cottrell (4 sacks) d’être plus régulier pour redevenir un titulaire à part entière. Le transfert de Derick Roberson pousse enfin l’ancien linebacker DE Breckyn Hager sur l’extérieur de la ligne, pour apporter de la rotation. Il faudra aussi garder un œil sur les dernières recrues DE Erick Fowler et DE Malcolm Roach.

Au centre de la D-Line, le départ de Malcom Brown avait fait de sérieux dégâts en 2015. Quelles seront les conséquences, alors qu’Hassan Ridgeway a rejoint la NFL (Indianapolis Colts) ? Sur le papier, le senior DT Paul Boyette Jr. (37 plaquages dont 8 pour perte, 3 sacks) et le junior DT Poona Ford (39 plaquages, 2,5 sacks) ont des arguments à faire valoir, mais ont encore tout à prouver, au vu d’un run stop catastrophique en 2015. Comme sur beaucoup de postes cette année, des true freshmen sont à l’affût en backup : DT Jordan Elliott, DT D’Andre Christmas-Giles et DT Chris Daniels.

La star défensive des Longhorns se trouve incontestablement au sein du deuxième rideau. En dépit d’une blessure de fin de saison, le sophomore ILB Malik Jefferson (61 plaquages, 2,5 sacks, 3 passes défendues) a prouvé son gros potentiel en 2015 et devrait rester une arme multiple, oscillant entre les postes de middle et de weak-side linebacker, pour rusher et couvrir si besoin est. Autre joueur de deuxième année, ILB Anthony Wheeler (36 plaquages) aura encore plus de responsabilités en 2016 et devrait conserver un rôle de machine à plaquer. Dans un schéma à trois linebackers, le dernier ticket se jouera vraisemblablement au sein d’un trio, entre le senior LB Timothy Cole, le sophomore LB Edwin Freeman et la dernière recrue 4 étoiles LB Jeffrey McCulloch.

Habituellement surnommé « DBU », Texas devrait retrouver un backfield défensif assez monstrueux, et avec un système nickel qui a vu exploser certains nouveaux venus. Les sophomores CB Holton Hill (49 plaquages, 3 interceptions) et CB Davante Davis (35 plaquages, 7 passes défendues) en ont été les meilleurs exemples sur l’extérieur. Sauf surprise, ils seront préférés au sophomore CB Kris Boyd pour tenter de contrer les forces de frappe aériennes de la Big 12 (Baylor, Oklahoma State, West Virginia, …) Le senior et ancien walk-on SS Dylan Haines (47 plaquages, 5 interceptions, 3 passes défendues) fera office de leader dans cette escouade de defensive backs et sera de nouveau associé au junior FS Jason Hall (51 plaquages, 2 interceptions). A moins que le sophomore S DeShon Elliott ne tire son épingle du jeu. Parlant de sophomores, NB P.J. Locke et NB John Bonney se disputeront la place de nickelback, même si le premier a déjà pris une longueur d’avance.

Equipes spéciales

Le secteur qui a le plus souffert de la dernière intersaison est sans nul doute celui des équipes spéciales. Si le punter sophomore P Michael Dickson a montré de belles choses l’an passé, le reste est un petit chantier à reconstruire. Le poste de kicker a été un vrai casse-tête après la fin d’éligibilité de Nick Rose mais l’arrivée de LSU du senior K Trent Domingue (13/17 FG en 2015) via un transfert est un vrai soulagement pour des Longhorns dont le manque de relève crédible aurait permis, sans cette arrivée de dernière minute, au true freshman K Chris Naggar d’être l’heureux élu, ce dernier ayant refusé des bourses d’autres facs pour entrer comme walk-on à Texas.

Sur les retours de coups de pieds, les départs de Daje Johnson et de Duke Thomas sont à digérer. Fort heureusement, les Longhorns ont de sérieux athlètes en réserve, comme NB/PR/KR Kris Boyd et PR/KR Ryan Newsome.

Conclusion

La dernière classe de recrutement a rendu cette équipe de Texas plus que séduisante sur le papier. Mais dans une Big 12 homogène, les hommes de Charlie Strong doivent gérer un virage périlleux, entre changement de système offensif, excès de jeunesse en défense et grosse reconstruction sur équipes spéciales.
Pour ne rien arranger, le calendrier est loin d’être clément. Des déplacements à California, Oklahoma State, Kansas State et Texas Tech sans oublier la réception de Notre Dame et le Red River Rivalry face à Oklahoma, sur terrain neutre.
Une saison à neuf victoires minimum reste tout de même possible, surtout si QB Shane Buechele se révèle et que le run stop se réveille…

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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Texas Longhorns

Arch Manning : le phénomène de Texas qui divise l’Amérique du College Football

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Crédit photo : Texas Athletics

À Austin, tout le monde connaît son nom. Arch Manning, héritier d’une lignée légendaire de quarterbacks, est plus qu’un joueur de football : il est une icône en devenir mais aussi une cible facile et un sujet de fascination nationale.

Alors qu’il entre dans sa troisième saison à Texas, une question revient sans cesse : pourquoi ce jeune homme qui fête aujourd’hui ses vingt ans est-il à ce point adulé… ou critiqué avec autant de virulence ?

Un nom plus lourd que des épaulières

Archibald Charles Manning, dit “Arch”, est le petit-fils du mythique Archie Manning et le neveu des deux anciens MVPs de la NFL, Peyton et Eli Manning.

Dès ses 14 ans, ses highlights circulaient déjà sur Twitter. Chacune de ses passes étaient disséquées comme s’il était déjà un vétéran de la grande ligue professionnelle. À 17 ans, il refusait catégoriquement les réseaux sociaux, préférant se concentrer sur son jeu. L’année suivante, il signait avec les Longhorns de Texas, tournant le dos à Alabama, Georgia et Ole Miss, l’université de sa propre famille.

Mais ce nom “Manning”, s’il ouvre toutes les portes, déclenche aussi des attentes surhumaines. Certains fans l’érigent déjà en sauveur du programme de Texas, d’autres dénoncent un joueur “surcoté”, construit par l’héritage plutôt que le mérite.

Pourquoi Arch Manning est adoré : espoir et talent brut

Arch Manning est adoré au Texas pour des raisons profondes qui vont bien au-delà de son nom célèbre. Voici les clés de cette affection particulière que lui portent les fans des Longhorns :

Le choix de Texas, pas celui de la facilité

Dans une ère où les jeunes stars cherchent les chemins les plus sûrs ou les programmes les plus gagnants, il a délibérément évité Alabama, Georgia, Clemson et même Ole Miss (le choix sentimental de la famille). Il a préféré Texas, un programme historique mais en quête de renaissance.

Ce choix a été perçu comme un acte de foi envers le programme, et les fans l’ont accueilli comme le sauveur qu’ils attendaient depuis Colt McCoy.

L’incarnation du retour au sommet de Texas

Texas rêve depuis 15 ans de retrouver son statut de powerhouse national. Arch Manning, avec son aura, son nom, et son statut de quarterback 5 étoiles, a immédiatement donné de la crédibilité au projet de HC Steve Sarkisian.

Depuis son engagement, Texas a multiplié les bons recrutements, est revenu dans le top 10, et a remporté un titre Big 12 en 2023. Les fans le voient comme le catalyseur de cette résurgence.

Une star humble dans un monde bruyant

Alors que la plupart des top prospects sont très actifs sur les réseaux sociaux, le futur quarterback titulaire des Longhorns s’est tenu à l’écart des projecteurs numériques. Pas de tweets provocateurs. Pas de vidéos TikTok. Pas de drama.

Il incarne ce qu’on entend par une anti-star, concentré uniquement sur le football. Et dans un État comme le Texas, où le travail et la loyauté sont des valeurs cardinale, cela forge un respect immense.

Arch Manning aurait également pu demander un transfert quand QB Quinn Ewers lui a été préféré deux années de suite. Il ne l’a pas fait. Il est resté à Texas, a continué à apprendre, à progresser, à soutenir son équipe.

Dans l’univers instable du portail des transferts, il a montré qu’il croyait au projet Longhorns, gagnant le coeur de la fan base du programme.

Crédit photo : Texas Athletic

Des recrues et les sponsors sous le charme

Sa seule présence à Texas a eu un effet boule de neige :

  • Plus de 10 recrues 5 étoiles ont rejoint le programme en deux ans.
  • Le programme a signé des contrats NIL records.
  • Texas est devenu plus visible que jamais sur le plan national.

Il n’est pas juste un joueur, il est un moteur économique et médiatique pour Texas. Les fans le savent et l’adorent pour ça aussi.

Symbole de l’identité texane

Il incarne également une forme de fierté régionale : il a grandi en Louisiane, a un nom du Sud, joue pour le plus grand programme du Texas, dans un État obsédé par le football. Son style de jeu — physique, courageux, précis — correspond parfaitement à l’identité des Longhorns.

Arch Manning est adoré au Texas parce qu’il incarne l’espoir, la loyauté et la renaissance d’un programme mythique. Il n’est pas juste un “bon joueur” : il est LE bon joueur, au bon moment, dans le bon État.

Pourquoi Arch Manning est détesté : un buzz qui dépasse la réalité

Une hype disproportionnée ?

Beaucoup de fans de College Football estiment que la “Manning Mania” ne repose sur aucune preuve tangible. Ses statistiques au lycée étaient très bonnes mais pas exceptionnelles (8539 yards à la passe pour 115 TDs, 64% d’efficacité en 42 matchs).

En 2024, il n’a pas lancé une seule passe lors de l’épopée des Longhorns en College Football Playoff. Pourtant, les médias, les sponsors et même certains analystes l’annoncent déjà comme un futur n°1 de draft NFL.

Arch Manning a été classé numéro #1 du cycle de recrutement 2023. Il a signé un contrat NIL à plusieurs millions avant même de lancer une passe universitaire. Et pourtant, il a à peine joué lors de ses deux premières années à Texas. Cela alimente une perception d’un quarterback “surcoté”, et les réseaux sont sans pitié avec ce genre de joueur trop exposé sans être justifié.

Un nom qui dérange

Il n’est pas juste un joueur talentueux. Il est un Manning. Le nom évoque déjà la NFL, la célébrité, les privilèges. Beaucoup de fans — surtout en dehors du Texas — estiment qu’il n’a rien prouvé mais qu’il reçoit une attention médiatique disproportionnée uniquement grâce à son héritage familial.

Pour certains, Arch Manning est vu comme un “enfant de la caste”, favorisé d’office dans un sport qui valorise pourtant la méritocratie.

Un talent silencieux miroir de toutes les frustrations ?

Il ne poste rien. Il ne répond pas aux critiques. Il ne s’enflamme pas. Pour beaucoup, c’est admirable. Mais sur X (ex-Twitter), TikTok ou Instagram, le silence est souvent pris pour de l’arrogance ou du dédain. Certains veulent qu’il “montre quelque chose”, prouve sa valeur, “joue au lieu de vendre des maillots”. Et l’absence de riposte l’expose à toutes les caricatures.

Chaque fan déçu par son propre programme trouve également en Arch Manning une cible idéale. Pourquoi ? Parce qu’il représente l’élite : un joueur 5 étoiles dans un programme riche, issu d’une famille célèbre, dans un État mythique. Pour les supporters de programmes moins en vue, il est le symbole de tout ce qui semble inaccessible.

Et puis, il joue pour Texas. Le programme d’Austin est l’un des plus clivants du pays. Soit on adore les Longhorns, soit on les déteste. Et quand le visage de leur renaissance s’appelle Arch Manning, il devient le punching-ball favori des fans d’Oklahoma, Texas A&M, Alabama, LSU ou encore Ole Miss.

Arch Manning cristallise les frustrations, les rivalités, les jalousies, et même le rejet de certains aspects du College Football moderne (NIL, héritage glorifiée, hype médiatique). Et paradoxalement, c’est peut-être ce qui confirme qu’il est déjà un personnage central de l’histoire en cours.

Crédit photo : Texas Athletic

Arch Manning a choisi son propre chemin

À Austin, Arch Manning est un demi-dieu en devenir. Pour les autres fanbases ? Un “silver spoon QB”, un produit marketing. L’ironie, c’est que lui-même semble indifférent à ce clivage. Son objectif ? Gagner. Gagner avec Texas. Gagner en silence.

Dans un monde de plus en plus bruyant, son calme dérange autant qu’il fascine.

Il est l’héritier d’une dynastie profondément liée à Ole Miss et Tennessee. Beaucoup s’attendaient à ce qu’il suive la trace d’Eli ou de Peyton. Mais non : en s’engageant à Texas, il a pris une décision indépendante, ambitieuse, montrant qu’il voulait tracer son propre chemin. Pour les fans, c’est un message fort : il a choisi Austin pour ce que c’est, pas pour ce que sa famille voulait.

Texas n’a plus gagné de titre national depuis 2005. Et depuis QB Colt McCoy, le programme cherchait désespérément un quarterback capable de le ramener au sommet. Arch Manning est vu comme le messie moderne du programme : un quarterback 5 étoiles, calme, méthodique, mature — mais aussi créatif et mobile. Sa simple présence symbolise l’ambition retrouvée des Longhorns.

Sa présence seule fait de Texas une destination plus attractive pour les meilleurs lycéens du pays. Recruter un quarterback comme lui a envoyé un signal aux receveurs, aux linemen, aux tight ends : Texas est de retour. Et ça fonctionne. Le programme a signé plusieurs classes de recrues du Top 5 ces deux dernières années.

Dans une époque marquée par les transferts massifs, les drames sur les NIL deals, et les changements constants de staff, Arch Manning représente une certaine stabilité. Il est là pour construire, pas juste pour briller un an avant de partir.

La saison 2025 : le vrai révélateur

Avec le départ de QB Quinn Ewers pour la NFL (Miami Dolphins), le poste de quarterback titulaire est maintenant entre les mains de QB Arch Manning. Et là, les excuses ne tiendront plus.

Arch Manning aura les clés d’un effectif jeune mais redoutable, avec des cibles comme WR Ryan Wingo et WR DeAndre Moore, et un jeu au sol puissant mené par RB Cedric Baxter Jr. S’il mène Texas à un titre de conférence SEC voire de champion national, ses détracteurs devront revoir leur jugement. S’il échoue ? La machine à critiques s’emballera comme jamais.

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QB Quinn Ewers de retour face à Oklahoma

Le quarterback senior des Longhorns de #1 Texas retrouveront sa place au sein de l’attaque texane à l’occasion du Red River Showdown.

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Crédit photo : Texas Athletic

Après un mois d’absence en raison d’une blessure aux muscles abdominaux, le senior QB Quinn Ewers sera de retour au sein de l’attaque des Longhorns de #1 Texas pour affronter les Sooners de #18 Oklahoma lors de la Red River Rivalry.

Lundi 7 octobre, HC Steve Sarkisian avait indiqué qu’il s’attendait au retour de son quarterback vedette face aux Sooners tout en ajoutant vouloir prendre son temps avant d’en faire l’annonce officielle. C’est désormais fait.

QB Quinn Ewers (691 yards à la passe, 8 TDs en 2024) n’a plus joué avec les Longhorns depuis le 2ème quart-temps du second match de la saison, contre UTSA. Les Longhorns étaient en bye week le weekend dernier lui donnant ainsi plus de temps pour préparer son retour contre le rival historique.

En son absence, le redshirt freshman QB Arch Manning a été titularisé à deux reprises accumulant 901 yards offensifs pour 9 TDs.

Source : ESPN

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Quinn Ewers blessé, inquiétude à Texas ?

Pour la 3ème saison consécutive, le senior QB Quinn Ewers a été contraint de quitter ses coéquipiers au cours d’un match des Longhorns de Texas et il pourrait encore être absent plusieurs semaines.

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Crédit photo : Tim Warner, Getty Images

Comme en 2022 et comme l’an passé, QB Quinn Ewers pourrait manquer une partie significative de la saison des Longhorns.

Blessé à l’abdomen au cours du 2ème quart-temps du match remporté 56-7 par #2 Texas face à UTSA, l’ancien prospect 5-étoiles a passé le relais à un QB Arch Manning étincelant, auteur de cinq TDs.

Après une passe complétée vers TE Gunnar Helm, QB Quinn Ewers est resté étendu sur le terrain se plaignant d’une douleur dans le bas du ventre. Soutenu par des membres du coaching staff, il a alors quitter ses coéquipiers pour rejoindre la tente médicale des Longhorns afin d’être examiné.

Il fera finalement son retour sur la sideleine plusieurs minutes plus tard… sans son équipement.

Le quarterback senior des Longhorns a déjà manqué plusieurs matchs lors des saisons 2022 et 2023 pour des blessures de l’épaule subies après deux chocs violents. Cette fois-ci, il s’agirait d’une blessure sans contact selon le head coach des Longhorns, Steve Sarkisian, qui n’a donné aucune information sur la durée d’indisponibilité du leader offensif de #2 Texas.

C’est un nouveau coup dur pour un quarterback au potentiel énorme dont le leadership a porté les Longhorns aux portes du National Championship en 2023. Ses blessures à répétition commencent à lui donner la réputation d’être un joueur fragile ce qui pourrait évidemment inquiéter certains scouts NFL. Plusieurs experts NFL projette QB Quinn Ewers au 1er tour de la Draft 2025.

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Texas perd RB C.J. Baxter pour la totalité de la saison 2024

Les Longhorns ont annoncé que leur running back vedette, RB CJ Baxter, s’est blessé lors de l’entrainement du mardi 6 aout ce qui met fin à sa saison avant même qu’elle n’ait commencé.

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Crédit photo : Eric Gray, AP

Terrible nouvelle pour le programme de Texas… les tests d’imagerie sont sans appel : le sophomore RB CJ Baxter souffre d’une rupture des ligaments postérieurs et latérales du genou droit ce qui nécessitera une opération dans les prochains jours.

Prospect 5-étoiles du recrutement 2023, RB CJ Baxter devait être un acteur majeur du secteur offensif de Texas en 2024, la première saison du programme d’Austin (Texas) dans la SEC.

L’an passé, RB CJ Baxter est devenu le premier true freshman des Longhorns à être titularisé lors d’un match d’ouverture d’une saison depuis un certain… RB Ricky Williams, en 1995 ! Sa saison a finalement été écourté après une blessure subie lors de ce match face à Rice.

Son backup, RB Jonathon Brooks, a alors pris le relais… avec succès, accumulant 1139 yards au sol pour 10 TDs avant qu’une blessure du genou vienne mettre fin à sa saison lors d’un match contre Texas Christian. RB CJ Baxter a retrouvé son poste de RB#1 concluant sa saison avec 659 yards au sol et 5 TDs. Il anotamment débuté le Big 12 Championship Game face à et le Sugar Bowl perdu contre Washington dans le cadre des demi-finale du College Football Playoff.

En l’absence de RB CJ Baxter, les Longhorns devraient se tourner vers l’ancien prospect 4-étoiles du recrutement 2022, RB Jaydon Blue, qui a régulièrement été impliqué dans le jeu au sol des Longhorns depuis son arrivée sur le campus d’Austin. RB Tre Wisner, essentiellememt utilisé sur les équipes spéciales en 2023, sera son backup à moins que prospect 4-étoiles du recrutement 2024, RB Jerrick Gibson, s’impose plus rapidement que prévu.

Texas débute sa saison face à Colorado State, le samedi 31 aout prochain.

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