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Baylor Bears

Art Briles et ses assistants ont tout fait pour cacher le scandale à Baylor

Crédit photo : AP Photo/Waco Tribune Herald, Rod Aydelotte

Une déposition rédigée par l’administration de l’université et transférée à la justice met en lumière comment l’ancien coach des Bears, Art Briles, a régulièrement tenté de protéger certains joueurs soupçonnés d’agression sexuelle en promouvant une culture de « pas vu, pas pris » pendant plusieurs années avant d’être renvoyé en mai 2016 au milieu d’un scandale qui a touché la plus grande université baptiste du pays.

En début de semaine, Art Briles avait retiré une plainte en diffamation visant trois régents et l’ancien vice-président de l’université Baylor dans laquelle il contestait ce qui lui était reproché. Selon son avocat, son client souhaitait « passer à autre chose ».

« Art veut apaiser sa vie pour lui et pour sa famille en prenant ses distances avec Baylor » – Cannon, l’avocat de l’université Baylor.

L’avocat de l’un des régents a indiqué que l’ancien coach des Bears venait d’être informé de la publication prochaine de cette déposition.

Cette nouvelle déposition est en fait une réponse directe à une plainte judiciaire de l’ancien directeur athlétique, Colin Shillinglaw, qui a également été renvoyé en 2016 et qui, comme Art Briles, conteste les raisons de son éviction.

Qu’apprend-on dans ce document ?

Plusieurs incidents survenus au cours de l’ère Art Briles y sont détaillés.

En aout 2015, après l’arrestation d’un joueur des Bears pour vente de marijuana dans un complexe d’appartements suite à la dénonciation de son superviseur, Art Briles a texté à un de ses assistants : « nous devons savoir qui est ce superviseur et lui demander de nous alerter en premier ».

On apprend également en détail qu’Art Briles était au courant de certains agissements de ses joueurs, ce qu’il a toujours nié, et comment il a réagi en les apprenant. Ainsi en 2013, cinq joueurs ont été mis en cause par une jeune femme pour un viol en groupe. Sa réponse : « Ces gars sont des mauvais garçons. Pourquoi leur tournait-elle autour ? ».

En 2012, Art Briles a appris que Tevin Elliott était accusé de viol par une jeune femme mais il n’a pas prévenu sa hiérarchie comme il aurait dû jusqu’à ce que la presse révèle le scandale. L’ancien joueur des Bears a alors été suspendu pour « non-respect des règlements internes de l’équipe ».

A un message texte envoyé par Tevin Elliott, Art Briles a répondu ainsi : « nous devons t’innocenter… je serais toujours du côté de mes joueurs ». L’ancien joueur des Bears a été condamné à 20 ans de prison au terme d’un procès durant lequel 4 autres joueurs de Baylor était accusé.

Art Briles et l’ancien président de l’université Baylor, Kenneth Starr, ont été renvoyés en mai 2016 suite à une enquête indépendante qui avait noté « plusieurs dysfonctionnements à tous les niveaux ». Sans rentrer dans les détails, ce rapport d’enquête dénonçait « une culture de dé-responsabilisation au sein du programme de football ».

Il y a une semaine, une ancienne étudiante du campus de Waco (Texas) dans une nouvelle action en justice visant l’université Baylor, affirmait avoir été violée par deux anciens joueurs des Bears et avançait qu’un total de 31 anciens joueurs du programme de football ont commis 52 viols durant une période de 4 ans.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis près de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le podcast TBP/Radiossa - Made in US. Expert NFL et NHL. Grand amateur de la NBA et du College Basketball. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Nicolas

    3 février 2017 à 21h44

    Mon dieu qu’ils sont degueulasse… ils risquent des poursuites pénales?

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