Suivez-nous

Actualité

TBP Road Trip : au coeur du Croke Park Classic

Samedi 30 aout 2014, Penn State et Central Florida se sont affrontés lors du traditionnel Croke Park Classic organisé à Dublin (Irlande). Notre envoyé spécial, Mathieu Brouckaert, était sur place afin de vous vivre de l’intérieur ce choc entre les Knights et les Nittany Lions. Un Road Trip comme on les aime.

Publié

le

Samedi 30 aout 2014, Penn State et Central Florida se sont affrontés lors du traditionnel Croke Park Classic organisé à Dublin (Irlande).  Notre envoyé spécial, Mathieu Brouckaert, était sur place afin de vous vivre de l’intérieur ce choc entre les Knights et les Nittany Lions (pep rally, tailgating, the game, etc…). Un Road Trip comme on les aime.

TBP Road Trip : au coeur du Croke Park Classic

par Mathieu Brouckaert

Enfin ! Après 7 mois d’attentes, voici enfin le retour du College Football et une fois n’est pas coutume pour ces deux programmes qui n’ont jamais joué un match en dehors des Etats-Unis, le début du championnat a lieu à Dublin (Irlande).

Le College Football s’exporte et surtout… rapporte à la ville de Dublin, qui accueillera plus de 20.000 fans (dont 4.000 venus d’Europe). On annonce un bénéfice de plus de 30 millions d’Euros pour l’économie du pays.

Vendredi 29 aout

Les équipes étant déjà arrivées depuis mardi, c’était au gros contingent de fans d’arriver le vendredi et dès la descente de l’avion on voit du Penn State partout, à vrai dire si le match s’y jouait au nombre de fans présents, Penn State gagnerait aisément.

20140829_154015

L’entrée du Pep Rally de UCF

Après les formalités touristiques, il est l’heure de rejoindre Meeting House Square là où a lieu le Pep Rally d’UFC (sur le programme celui d’UCF commence plus tôt). Pas mal de fans présents, étaient-ils cachés ou alors englués au pub ? Les cheerleaders se chargeront de chauffer la foule en attendant. A la minute près, le Pep Rally commence, avec la présence du président de la fédération de la GAA, le maire de la ville et coach O’Leary qui se verra remettre un cadre du mérite qui récompense les hommes et femmes qui ont fait quelque chose d’incroyable (faire venir une équipe en Irlande dont on ne parle jamais sur ESPN en fait partie).

Durant le Pep Rally nous entendons des clameurs et on se dit que celui de Penn state a surement déjà commencé… Impression confirmée quelques minutes plus tard avec une marrée humaine dans la rue principale à quelques pas du Meeting House Square. Une foule tellement compacte qu’il sera impossible d’approcher de la scène. Par contre les deux formations sont bien représentées dans les rues de Dublin, et quelques vendeurs essayent d’en tirer profit en vendant écharpes et t-shirts.

Samedi 30 aout

Tailgate

Le tailgate d’avant match a lieu dans la zone de Temple Bar. Dès notre arrivée dans la fan zone, on voit que le football américain est mis à l’honneur avec la possibilité de lancer un ballon dans des cibles, et surtout la présence de drapeaux à l’effigie des deux écoles. La fête commence à 10h mais elle a déjà bien commencé dans les différents pubs.

20140830_110408

Le Old Storehouse Pub avec les fans des Knights

Nous parcourons les différentes rues… impossible de rentrer dans les pubs de Penn State déjà bouchés alors direction le Old Storehouse qui est l’unique pub dédiée aux fans des Knights… qui, lui aussi, sera vite comble après notre arrivée. Chansons et boissons coulent à flot !

Une fois la fête lancée, le spirit squad autrement dit les cheerleaders arrivent pour le plus grand plaisir des fans présents ! L’ambiance augmentera encore d’un cran. Peu après, nous décidons de partir pour rejoindre les bus spécialement affrétés pour les supporteurs afin de rejoindre, enfin, Croke Park.

Le match

Une fois déposé, nous parcourons les derniers mètres qui nous séparent du stade, et enfin, se dessine l’antre du match, le mythique Croke Park et ces 80.000 places. Une foule dense se presse peu avant l’ouverture des portes. Il était possible de prendre le programme pour le match (10€) qui était très bien fait. Des articles sur les écoles, les effectifs, les règles et le programme de la mi-temps (j’y reviendrai).

Le stade se remplit doucement, il ne sera pas plein mais il faut bien avouer que remplir ce stade de 80.000 places n’est pas évident dans un pays où ce sport est encore en développement. Les joueurs arrivent 1h avant le début du match pour s’échauffer.

Le show à l’américaine peut commencer ! Les équipes montent sur le terrain sous les vivas de la foule, l’hymne Américain et Irlandais seront chantés. Et même deux chasseurs F-16 passeront comme de coutume à la fin de l’hymne américain (ce qui vaudra encore plus d’acclamations de la part de la foule et des réactions paniquées de la part de certains habitants sur les réseaux sociaux).

Le début de match est à l’avantage de Penn State qui en profite pour ouvrir la marque à la suite d’une grossière faute sur le punter de PSU. La tribune d’en face où se sont massés les fans de PSU exulte. Ils ont l’avantage numérique et cela s’entend ! Je me demande à ce moment ce que cela donnerait dans leur stade du Beaver Stadium doté de 106.000 places !!!

UCF peine à sortir la tête de l’eau à cause de la bonne organisation de la ligne offensive de Penn State. Les Nittany Lions, eux, sont portés par un excellent QB Christian Hackenberg. Il a le temps de lancer et en profite à chaque fois pour faire mal à UCF.

Le second quart temps est aussi à l’avantage de PSU. On remarque surtout TE Jesse James, qui arrive toujours à bien se démarquer pour permettre au drive de PSU de continue. Largement dominé, UCF décidera finalement de faire monter le QB sophomore Justin Holman à la place du QB Pete DiNovo absolument inexistant. La mi-temps est sifflée sur le score de 10-3 en faveur de PSU.

A la mi-temps, les spectateurs qui ne se sont pas engouffrés dans les coursives pour s’abreuver peuvent profiter d’une animation spéciale. En effet, un match de Hurling (un mélange de hockey sur gazon et football) a lieu. Les deux équipes représentent une université. Pour la petite histoire, c’est l’équipe représentant Penn State qui gagne (prémonitoire ?)

Dès la reprise, UCF montre un tout autre visage et la ligne offensive de PSU commence à montrer des signes de faiblesses. Dèes lors, QB Hackenberg sera mis en difficulté mais grâce à son talent et à son excellente vision du jeu, il arrivera à garder la main mise sur ce match. Il est aussi bien aidé par ses receveurs qui réalisent d’incroyables réceptions… avec pour conséquence d’énerver mes voisins, pauvres fans des Knights.

Et puis un déclic, Central Florida se ressaisit et parvient à inquiéter la défense de Penn State peu avant la fin du 3ème quart. Les Knights cherchent le soutien du public qui le lui rendra bien en encourageant à fond l’équipe. Il aura fallu du temps pour que la machine se mette en marche mais UCF semblait alors pouvoir tout détruire sur son passage. Malheureusement, la faiblesse de la défense des Floridiens UCF sur certains jeux leur coutera très cher : une grossière erreur permettra à QB Hackenberg de trouver WR Geno Lewis pour un TD de 79 yards. 20-10 à la fin du 3ème quart. A ce moment là, PSU parait à l’ abri d’un quelconque retour d’UCF. Mon voisin est en dépression.

« Not so fast » comme dirait Lee Corso! UCF semble reprendre ces bonnes habitudes de la saison dernière en tentant de faire un comeback dans le dernier quart. QB justin Holman trouve WR Josh Reese, jusque-là assez discret, pour un TD qui relance l’intérêt de cette rencontre. La fin du match sera plein de suspense; aucune des deux équipes ne veut lâcher le morceau. PSU mène de 6 points à 3 minutes de la fin quand UCF récupère le ballon. Les Knights se lancent donc dans un comeback incroyable, la foule pousse les joueurs à se donner a fond et QB Holman court pour le TD ! Ma tribune explose. Mon voisin, toujours vivant, ira même jusqu’à me prendre dans ces bras. UCF mène pour la 1ére fois dans ce match. 24- 23.

Mais voilà, il reste 1 minute et Penn State a encore 2 timeouts. QB Hackenberg remontera le terrain en jouant très juste. Le jeunot n’a pas peur quand il y a de l’enjeu. La défense d’UCF plie mais ne rompt pas. Finalement, à distance raisonnable pour tenter un field goal, coach Franklin appelle un timeout et de 36 yards, K Sam Ficken réussira le coup de pied pour donner la victoire à Penn State. 26-24 à la dernière seconde !

Les fans de PSU exultent et les joueurs iront fêter la victoire devant leur marching band. Les joueurs d’UCF rentreront tête basse mais acclamés par les supporters tels des gladiateurs des temps modernes.

Le trophée sera remis à coach Franklin et un court feu d’artifice sera tiré.

Il est temps de rentrer grâce au bus mis à la disposition des fans, histoire de pas se taper la moitié de la ville à pied.

A noter une excellente ambiance durant le match et l’après-match, aucune animosité entre les deux camps. Les fans de PSU resteront fair-play, sans narguer les fans d’UCF.

Le début de soirée approche, il est l’heure de se préparer pour les folles soirées dublinoises.

En conclusion, un très bon moment. Le College Football s’exporte et c’est tant mieux. Le football américain passionne de plus en plus et ce, grâce à ce genre d’initiatives. Les coachs n’aiment pas ce genre de match à l’autre bout de l’atlantique car cela demande une énorme organisation mais les fans eux, adorent.

A l’avenir, j’espère qu’il y aura encore des matchs de college football en Europe, surtout des matchs comme celui-ci, intense et indécis jusqu’au bout.
Et comme on dit là-bas : Slán agat !!!

Publicité
3 commentaires

3 Comments

  1. Loïc Baruteu

    2 septembre 2014 at 19h25

    Merci pour ce témoignage 😉 Comme la NBA ou la NFL, ce genre de matches de saison régulière restent réservés au marché anglophone. Pour avoir été deux fois aux International Series de Londres, je ne peux que soutenir l’initiative. Mais difficile d’imaginer ça à Paris, malheureusement.

    • Mathieu

      2 septembre 2014 at 21h21

      Avec plaisir 😉 oui je pense aussi qu’il y a peu de chance de voir sa ailleurs qu’a Londres et a Dublin. En même temps, vu les intérêts, financiers, ne nous le cachons pas, je comprend que les maires veulent a tout prix garder ce genre d’initiatives pour leurs villes. C’est beaucoup plus accessible pour nous.

      Par contre je me demande si dans 2 ans nous aurons encore le privilège, nous Européens, d’avoir un match de college. Vu les affiche de la 1ére semaine 2016 j’en doute, ou alors sa serait énorme !!!

      • Loïc Baruteu

        3 septembre 2014 at 19h15

        C’est certainement un revenu confortable pour les facs qui s’exportent, sans quoi cette initiative n’aurait pas lieu. Peut être qu’en terme d’exposition médiatique ça joue également, Penn State ou Notre Dame espèrent peut être s’ouvrir un nouveau marché en venant en Europe.

        Ca ne peut être que plus vendeur avec de grosses affiches, je pense que cette expérience peut prendre de l’ampleur, comme la NFL qui programme trois matches à Londres par saison désormais.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Actualité

La défense suffocante de Florida met à terre Auburn, 24-13

Grâce à une défense de fer, les Gators de #10 Florida préservent leur invincibilité en s’imposant face à un concurrent direct dans la SEC au terme d’un match débridé marqué par un total de 8 turnovers.

Publié

le

Crédit photo : Matt Pendleton

La saison de rêve du true freshman QB Bo Nix (11/27, 145 yards, 1 TD, 3 INT) a subi un arrêt brutal dans un Swamp ultra-bruyant qui a joué un rôle crucial dans la victoire des Gators de #10 Florida (6-0, 3-0 SEC) face à des Tigers de #7 Auburn (5-1, 2-1 SEC) jusque-là invaincus.

En plus de l’ambiance hostile du stade des Gators, la défense floridienne a réussi le match parfait provoquant 3 interceptions du quarterback des Tigers dont l’attaque habituellement explosive a été limitée à un total de 254 yards.

L’équipe de coach Gus Malzahn n’a pas su profiter des trois fumbles commis par le quarterback local, QB Kyle Trask (19/31, 234 yards, 2 TD, 3 fumbles). Finalement, #7 Auburn a été mis K.O. lorsque RB Lamical Perine (14 courses, 130 yards, 1 TD) a transpercé la défense des Tigers le long de la sideline pour un TD de 88 yards à 9:04 de la fin du match.

L’écart passait alors à 11 points avec moins de 10 minutes à jouer. Insurmontable face à une défense des Gators aussi dominante qui a su annihiler complètement le jeu au sol des Tigers (124 yards). Le symbole de cette domination défensive des Gators : la pression subie par QB Bo Nix sur une 4ème tentative à 6 minutes de la fin. Le quarterback a été contraint de zig-zaguer au milieu du terrain avant de se débarasser du ballon désespéremment.

#7 Auburn aurait pu prendre les commandes de ce match dans le 3ème quart-temps. Alors que #10 Florida menait 17-13, les Tigers entrèrent la red zone adverse mais une pénalité pour false start sur un 3ème down suivi par une passe forcée de QB Bo Nix et interceptée par DB Donovan Stiner redonnèrent la possession du ballon aux Gators.

Si la défense floridienne a impressionné dans ce match, la prestation du QB des Gators, Kyle Trask, a de quoi inquiéter semant le doute sur la capacité de #10 Florida de réellement se mêler à la lutte pour une place en College Football Playoff. Certes, il a réussi 2 passes de TD mais ses 3 fumbles ont été très préjudiciables et auraient pu couter la victoire aux siens. Deux de ses trois fumbles ont été récupérés par le prospect NFL, DE Derrick Brown, qui aurait même pu réussir un TD défensif s’il n’avait pas trébuché sur le turf du Ben Griffin Stadium.

À noter que QB Kyle Trask, qui a pris le relais de QB Feleipe Franks dont la saison 2019 est terminée en raison d’une grave blessure de la cheville, a quitté ses coéquipiers dans le second quart-temps avant de revenir sur le terrain avant la mi-temps. Selon coach Dan Mullen, interrogé après le match, le quarterback des Gators souffrirait d’une légère entorse du ligament médian du genou gauche.

#10 Florida se déplacera à #5 LSU lors de la week 7 pour LE Big Game de la conférence SEC.

Si cette défaite met fin à l’invincibilité des Tigers en 2019, tout n’est pas perdu pour #7 Auburn. Avec #5 LSU, #3 Georgia et #1 Alabama au programme, l’équipe de coach Gus Malzahn a encore l’occasion de rebondir. Mais sauront-ils enchainer les performances de haut semaine après semaine face à ce calendrier dantesque ?

Résumé en vidéo

Lire la suite

Actualité

NFL Star Academy – Week 2

Chaque semaine, Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

Publié

le

On avance petit à petit dans la saison et certains gars se détachent déjà mais on écrit quand même toujours au conditionnel parce qu’il n’y a pas de science plus inexacte que la divination autour des prospects et de la draft. Mais faut avouer que c’est marrant donc on continue, et puis faut mériter son gros chèque signé par Morgan chaque semaine aussi.

Fil d’actu’

On se posait la question la semaine dernière en l’absence de comm’ : blessé au genou contre Northwestern en Week 1 sur la dernière possession du Cardinal, LT Walker Little (Stanford) sera finalement absent toute la saison alors qu’il va passer sur le billard. C’est un coup dur pour Stanford et le joueur, annoncé dans le top 10 de la prochaine draft. RT Foster Sarell, lui aussi pilier de l’OL californienne et projeté en NFL par les experts, sera également absent pour le prochain match face à UCF mais son retour ne devrait pas tarder. Les deux joueurs sont des juniors, anciens prospects cinq étoiles, et pourraient décider de revenir en 2020 sur le campus de Palo Alto.

On n’en a pas parlé mais c’est important, la Draft NFL 2020 se tiendra du 23 au 25 avril 2020 à Paradise, dans le Nevada. Denver voulait le truc mais s’est rétracté et c’est donc la bourgade de Paradise qui l’a emporté. C’est la banlieue de Las Vegas, en fait. Et ça coïncide avec l’arrivée des Raiders dans la ville du pêché. Habile. Cleveland en 2021 et Kansas City en 2023 y auront droit également.

Le NFL Scouting Combine se déroulera quant à lui toujours à Indianapolis, avec un bail étendu jusqu’à 2021, du 23 au 26 février 2020. Les entretiens avec les franchises se tiendront le premier jour, puis les OL et DL se lanceront le 24, suivis des QB, LB et DB le 25, pour finir avec les QB encore, TE, RB et WR le 26.

À l’issue de la Week 1 en NFL, les Miami Dolphins sont déjà « on the clock » avec leur départ complètement foireux. C’est à se demander s’ils ne feraient pas exprès. Pour l’instant, QB Tua Tagovailoa (Alabama) est toujours le favori pour ce fameux first pick et le monde continue donc de tourner mais CBS Sports a tenté un truc pour sa early, early, early mock draft en envoyant QB Jordan Love (Utah State) aux Oakland Raiders en fin de premier tour. Avec deux autres quarterbacks dans ledit tour, forcément QB Justin Herbert (Oregon) et QB Jake Fromm (Georgia). C’est marrant les mocks draft huit mois avant quand même.

DE Chase Young, Ohio State – Crédit photo : AP

Conseil de classe

DE Chase Young, Ohio State
vs Cincinnati – 5 tackles, 1.5 TFL, 1.5 sacks
Potentiel premier choix de draft l’an prochain, Chase n’a pour l’heure ni déçu les scouts, ni ses coaches. Régulièrement bloqué par deux voire trois joueurs de ligne, le joueur est parfois envoyé en couverture, laissant l’OL adverse décontenancée et déséquilibrée puisque le pass rush vient alors de l’autre côté. L’impact du joueur se ressent tout simplement par sa présence sur le terrain. Puissant. De toutes façons, même bloqué par plusieurs joueurs, Chase trouve toujours un moyen de mettre la pression sur le backfield adverse. Il s’est même permis une fantaisie en bloquant un field goal. Altruiste, leader vocal et capitaine des Buckeyes, le gamin du Maryland est déjà prêt à prendre une autre dimension en NFL. On imagine mal les Dolphins le sélectionner avec le first pick quand même, à moins qu’il évolue aussi comme quarterback.
Résultat : encouragements et félicitations en même temps.

WR Justin Jefferson, LSU
vs Texas – 9 rec, 163 yds, 3 TD
Quand Joe Brady, le nouveau coordinateur du jeu de passe des Tigers, a décidé d’utiliser son meilleur receveur dans le slot, au plus près de l’action, il ne s’imaginait sans doute pas à quel point ça fonctionnerait. Texas s’en souviendra en tout cas. Justin est le troisième frangin Jefferson à porter la tunique de LSU mais il est incontestablement le plus talentueux d’entre eux et son avenir s’inscrit en NFL, comme ses illustres prédécesseurs Odell Beckham ou Jarvis Landry, entre autres. Le go-to guy de Joe Burrow a tranquillement déroulé la semaine dernière, avec trois touchdowns contre les Longhorns, ce qui porte son total sur la saison à quatre après deux matches seulement. Justin en avait inscrit six l’an dernier. Un peu plus d’expérience et un jeu offensif intelligemment porté vers la passe ont déjà permis au receveur de se mettre en évidence. 
Résultat : en net progrès, mention.

QB Joe Burrow, LSU
vs Texas – 31/39 (79.5%), 471 yds, 4 TD, 1 int
On le prenait un peu pour un loser, déjà parce qu’être quarterback à LSU c’est presque un emploi fictif, ensuite parce que Joe n’a jamais réellement brillé comme d’autres QB de programmes majeurs. Jusqu’à cette année. Contre Texas, il s’est fait plaisir avec des stats dignes d’un top prospect et a même fait le plein de récompenses, désigné SEC Offensive Player of the Week et Davey O’Brien National Quarterback of the Week. On l’a même vu dans les médias pour autre chose que son jeu léché, en l’occurrence son coucou de Reine d’Angleterre au public des Longhorns, visiblement agressif durant toute la rencontre. Le jeu, l’attitude, le leadership, les résultats, tout va bien jusqu’ici pour le patron d’une équipe de LSU qui aimerait bien damer le pion à Alabama cette année. Bon, Joe ne sera pas first pick en 2020 non plus mais sa cote est au beau fixe et les franchises NFL aiment bien sélectionner un QB prometteur pour préparer l’avenir au troisième tour, voire au deuxième. C’est là que le QB des Tigers pourrait trouver preneur s’il continue sur sa lancée.
Résultat : impliqué et appliqué, félicitations. 

WR CJ Riley, NC State
/
Redshirt sophomore, CJ semblait bien parti pour se présenter à la draft en 2020 après une belle campagne 2019 mais le sort, et surtout son genou, en ont voulu autrement. Foutus ligaments croisés. Le receveur s’était déjà pété le genou droit en 2016 et, cette année, c’est au tour du gauche. La convalescence sera forcément longue pour CJ, qui manquera donc toute la saison. Considéré comme le joueur le plus rapide du Wolfpack cette saison, il sera forcément regretté.
Résultat : redoublement.

RB Anthony McFarland, Maryland
vs Syracuse – 14 att, 75 yds, 2 TD, 2 rec, 45 yds, 1 TD
Les Terrapins ont atomisé leurs deux premiers adversaires de la saison, Howard et Syracuse, et n’ont pour l’heure pas eu besoin d’envoyer au front leur coureur vedette ; seulement vingt courses cette année pour Anthony, qui devrait porter un peu plus le ballon lorsque l’adversité sera plus féroce. C’est surtout la capacité à s’échapper du giron des défenseurs et son potentiel de playmaker qui l’ont révélé aux yeux du grand public en ce début de saison, alors que le joueur a déjà inscrit cinq touchdowns, quatre au sol et un à la réception, tout ça avec un temps de jeu limité. Au sein d’une classe de coureurs fournie en qualité et en quantité pour la prochaine draft, Anthony a le potentiel pour évoluer chez les pros et a montré un talent certain pour peser sur le cours d’une rencontre.
Résultat : bien.

QB Shea Patterson, Michigan
vs Army – 19/29 (65.5%), 207 yds
Shea s’est encore planté contre Army dans un match qui a bien failli tourner au cauchemar pour les Wolverines. Encore deux fumbles pour le quarterback, mal à l’aise dans la pocket, ce qui porte son total de ballons perdus à quatre cette saison en deux matches. Jim Harbaugh pensait avoir tiré le gros lot avec le transfert du joueur en provenance de Mississippi mais pour l’heure il n’a hérité que d’un joueur qui multiplie les décisions bancales et qui n’arrive pas à tirer son attaque vers le haut.
Résultat : nul.

DE Oluwole Betiku, Illinois
vs Connecticut – 4 tackles, 3.5 sacks, 1 FR
Si Oluwole joue aujourd’hui pour un programme bien modeste pour son calibre d’ancienne recrue cinq étoiles, c’est qu’il n’a jamais percé à USC après une blessure sérieuse. Transféré cet été, il est désormais le leader du pays en sacks avec 5 en deux rencontres. Athlétique, imposant, sa productivité soudaine et ses qualités de pass rusher en font forcément un prospect de choix pour les franchises NFL qui ont toujours besoin d’un trouble-fête des backfields adverses.
Résultat : changement d’orientation bienvenu, à confirmer sur la durée.

WR Kadarius Toney, Florida
/
Encore un destin brisé par les blessures. Avec son épaule en vrac, Kadarius sera cloué sur le banc de touche pour six à huit semaines, de quoi lui faire manquer la majeure partie de la saison. Le receveur avait bien démarré face à Miami (FL) en opener, avec une seule réception mais un gain de 66 yards. Le Gator pourrait décider de rester une année supplémentaire à Gainesville pour redorer sa cote en 2020.
Résultat : redoublement.

RB Ke’Shawn Vaughn, Vanderbilt – Crédit photo : Claire Barnett

Speed Dating

RB Ke’Shawn Vaughn, Vanderbilt
Classe : SR
Taille : un peu en-dessous des 1m80.
Poids : plume.
Signe astrologique : Cancer. Pour les défenseurs.

Ke’Shawn joue pour une petite fac, qui n’a pas grand chose à espérer dans une conférence cauchemardesque chaque année. Mais c’est quand même le meilleur coureur de SEC. Du coup, le running back a tapé dans l’œil de pas mal de scouts, même si on n’entend pas trop parler de lui. Ses qualités d’accélération, d’intelligence et d’agilité, grâce à un centre de gravité assez bas, sans oublier ses changements de direction ravageurs, pourraient lui valoir une belle place dès la fin du premier tour de la draft. Le Commodore est même plutôt doué à la réception (coucou Florida). Bien qu’il n’ait rien pu faire dans les déroutes face à Purdue et Georgia, Ke’Shawn a tout de même reçu un joli compliment de Kirby Smart avant la rencontre contre les Bulldogs. L’ancien transfuge d’Illinois pourrait vite se faire un nom, surtout au combine où les qualités athlétiques sont mises en avant pour les coureurs.

Programme

Stanford @ UCF, Orlando (FL)
Le samedi 14 septembre à 21h30 (GMT+1)
TE Colby Parkinson a brillé pour Stanford face à USC et QB KJ Costello sera de retour contre UCF pour l’arroser de passes. Sans ses deux offensive tackles titulaires, quand même. Seule lumière de la défense du Cardinal cette saison, CB Paulson Adebo aura fort à faire contre une attaque hyper explosive menée par QB McKenzie Milton, possible surprise au milieu de la draft. Comme les scouts, on jettera un œil sur FS Richie Grant, tour de contrôle de la défense des Knights et annoncé au second tour en 2020.

Iowa @ Iowa State, Ames (IA)
Le samedi 14 septembre à 22h (GMT+1)
Il y a du talent à Iowa, en particulier DE AJ Epenesa qui plait beaucoup à la NFL et qui pourrait bien être le premier pass rusher sélectionné à la draft. Deux autres Hawkeyes pourraient également partir au premier tour, en l’occurence LT Alaric Jackson et RT Tristan Wirfs. Bien protégé derrière ces deux-là, QB Nate Stanley aura l’occasion de briller cette saison et de faire grimper sa cote. Iowa State n’est pas en reste avec LB Marcel Spears et DE JaQuan Bailey, TE Chase Allen et CB Greg Eisworth qui pourraient tous entendre leur nom à Las Vegas en avril prochain, même si la majorité finiront probablement undrafted free agent.

Clemson @ Syracuse, Syracuse (NY)
Le dimanche 15 septembre à 1h30 (GMT+1)
On connait bien les gars de Clemson, qui écrabouillent déjà tout sur leur passage : il y a RB Travis Etienne, LB/S Isaiah Simmons et CB AJ Terrell, tous trois potentiels choix de premier tour. Syracuse possède aussi plusieurs potentiels futurs pros dans son effectif mais c’est surtout le tandem formé par les pass rushers DE Kendall Coleman et DE Alton Robinson qui a le plus de chances de finir en NFL. En particulier le second qui pourrait être choisi en milieu de draft. P Sterling Hofricher pourrait également intégrer un roster pro comme undrafted free agent en 2020.

Oklahoma @ UCLA, Pasadena (CA)
Le dimanche 15 septembre à 2h (GMT+1)
Les Bruins sont encore aux fraises cette année mais disposent de deux profils qui plaisent aux scouts. Il y a d’abord LB Krys Barnes, le genre de linebacker recherché par les temps qui courent avec sa capacité à couvrir la voie des airs aussi bien qu’à défendre contre la course. Il y a aussi DB Darnay Holmes, qui a posé des statistiques solides l’an dernier (87 plaquages, 11 passes déviées, 3 interceptions) et qui excelle dans les retours de coups de pied. Évidemment, à Oklahoma, il y a plus de monde. En vrac : QB Jalen Hunt, WR CeeDee Lamb, LB Kenneth Murray, TE Grant Calcaterra, RB Trey Sermon, DT Neville Gallimore, LB Caleb Kelly.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : John McGillen, USC Athletics

The Future is Today

Il y a un nouveau roi en ville à Los Angeles. USC, qui envoie tous ses quarterbacks en NFL depuis 2003, a bien cru devoir mettre encore une fois ses espoirs de côté avec la blessure de QB JT Daniels (USC) pour la saison mais c’était sans compter sur QB Kedon Slovis (USC), true freshman trois étoiles, qui a brillé et pété un record du programme des Trojans pour le plus grand total de yards lors de sa première titularisation, avec en prime une victoire très solide contre Stanford. En face, QB David Mills (Stanford) assurait l’intérim de QB KJ Costello (Stanford), un aperçu de la saison prochaine où il sera seul aux commandes, et il s’en est plutôt bien sorti malgré la pression du pass rush de USC.

Toujours en Pac-12, le kicker K Cristian Zendejas (Arizona State) s’est démené pour éviter aux Sun Devils la honte d’un upset à domicile face à Sacramento State avec quatre field goals réussis sur quatre tentatives. Redshirt sophomore, il semble bien quand même bien ambitieux de se présenter en avance à la draft quand on est kicker donc Christian devrait rester sans doute deux années supplémentaires avec les Sun Devils avant de s’inviter chez les pros.

Du côté des défenseurs, le petit nouveau DE George Karlaftis (Purdue) a déjà fait forte impression en deux semaines de saison régulière, avec une confirmation de ses débuts en fanfare face à Vanderbilt où il a tranquillement bouclé son match avec quatre plaquages, un QB hurry et une passe décisive déviée pour s’imposer au finish. En parlant des Boilermakers, WR Rondale Moore (Purdue) continue sur le rythme qu’il s’était imposé l’an dernier. En deux matches, le receveur est déjà à 344 yards et 2 touchdowns. Sophomore cette année, il ne sera éligible qu’en 2021 et les Oakland Raiders auraient déjà hypothéqué leur nouveau stade pour l’acquérir.

Graines de Millionnaires

Après plusieurs années à patauger lamentablement jusqu’à devenir la risée de la Ligue, les New York Giants ont décidé d’entamer enfin une reconstruction de l’effectif. Et ça s’est vu dimanche dans la déroute face à Dallas, avec plusieurs rookies sur le terrain, un peu perdus ; QB Daniel Jones (Duke/NY Giants) est entré en jeu en fin de match pour un fumble perdu sur scramble, CB Deandre Baker (Georgia/NY Giants) et CB Corey Ballentine (Washburn/NY Giants) se sont fait martyriser par Dak Prescott et DT Dexter Lawrence (Clemson/NY Giants) n’a jamais pesé contre la course ou dans le pass rush. Avec Jones, Baker et Lawrence tous sélectionnés au premier tour de la dernière draft, l’investissement n’est pas encore à la hauteur des attentes.

Detroit s’est bien planté aussi contre Arizona, qui alignait un head coach et un quarterback rookies. Kliff Kingsbury, la nouvelle tentative de la NFL d’intégrer la Air Raid Offense, et le vainqueur du Heisman Trophy QB Kyler Murray (Oklahoma/Arizona), accessoirement premier choix en 2019, ont attendu la fin du match avant de jouer au football, menés 24-6 au début du quatrième quart-temps, pour finalement conclure sur un nul 27-27. Le jeune quarterback a multiplié les prises de décision farfelues, mal protégé par sa ligne, avant de s’enflammer en fin de rencontre. Il n’est pas le seul rookie à s’être mis en évidence puisque TE TJ Hockenson (Iowa/Detroit) est devenu le tight end le plus productif pour ses débuts en NFL avec 6 réceptions pour 131 yards et un touchdown.

Pour les médias américains qui s’emballent rapidement, Murray et Hockenson partent déjà favoris pour le titre de NFL Offensive Rookie of the Year qui sera décerné après seize rencontres encore à disputer. WR Marquise Brown (Oklahoma/Baltimore) a également démarré à plein régime avec 147 yards en 4 réceptions et 2 touchdowns. RB Devin Singletary (FAU/Buffalo) sera à l’affut pour le trophée après avoir fait virer LeSean McCoy des Bills par ses performances cet été. En défense, DE Nick Bosa (Ohio State/San Francisco) a fait honneur à sa réputation, et celle de sa famille, extrêmement précieux dans le pass rush pour faire tomber Tampa Bay en Floride.

Lire la suite

Actualité

L’État de Californie s’apprête à passer une loi permettant aux étudiants-athlètes d’être rémunérés

Un tremblement de terre monumental s’apprête à secouer la NCAA avec la probable promulgation d’une loi mettant fin au statut amateur des étudiants-athlètes en Californie.

Publié

le

Crédit photo : AP

Nancy Skinner, élue au Sénat de l’État de Californie et ancienne étudiante à Berkeley (Cal), a vu sa proposition de loi votée à 72 contre 0 par ses pairs lundi dernier. « The Fair Pay to Play Act » pourrait donc être prochainement validé par le Gouverneur californien Gavin Newsom et entrer en vigueur le 1er janvier 2023, permettant ainsi aux étudiants-athlètes de Californie d’être rémunérés grâce à leurs droits sur le nom et l’image.

C’est un véritable camouflet pour la NCAA, qui avait déjà menacé d’exclure les programmes sportifs de l’État de sa ligue amatrice si une telle loi venait à être votée. L’association n’est cependant pas la seule à s’y opposer, soutenue par les universités publiques et les universités privées majeures telles que USC et Stanford. La mesure S.B. 206 a néanmoins reçu le soutien de plusieurs figures nationales telles que le Sénateur Bernie Sanders ou la vedette NBA LeBron James, qui vit actuellement à Los Angeles.

Les opposants sont farouches, qu’il s’agisse du président de la NCAA Mark Emmert ou le commissioner de Pac-12 Larry Scott : « nous sommes fermement opposés à tout ce qui pourrait conduire vers un système de rémunération pour jouer. » Ces opposants avancent un scénario où les universités californiennes seraient exclues des championnats amateurs car dotées d’un avantage énorme sur le plan du recrutement.

Cette loi ne concerne évidemment pas que le football et Andy Fee, athletic director à Long Beach State, a rejoint le mouvement pour lutter contre la mesure : « c’est comme si nous faisions une partie de Monopoly et que je changeais les règles du jeu, et qu’à chaque fois que je passe la case « départ » je me retrouve avec $400 au lieu de 200. J’imagine que peu de personnes voudront laisser des facs californiennes évoluer dans les championnats NCAA. » Long Beach State n’a pas de programme de football mais a remporté les deux derniers titres nationaux en volleyball masculin. « Ce n’est pas un sport qui génère beaucoup de revenu mais c’est important ici. Je dois aller dans le vestiaire et leur dire ‘vous êtes la meilleure équipe du pays mais désormais vous ne jouerez plus pour un championnat’ ? »

Des propositions similaires ont déjà germé dans les États de Washington et du Colorado, tandis que le républicain Mark Walker, membre de la United States House of Representatives, a présenté un projet de loi fédéral, et donc applicable à l’ensemble du pays, afin que les étudiants-athlètes puissent trouver une compensation pour l’usage de leur nom et de leur image.

Mark Emmert a demandé plus de temps aux politiciens californiens pour considérer d’éventuels changements concernant la politique de non-rémunération des étudiants-athlètes mais la mesure S.B. 206 pourrait se retrouver sur le bureau du Gouverneur de l’État de Californie d’ici la fin du mois. Nancy Skinner et d’autres militants avaient pointé du doigt le fait que la NCAA n’ait jamais remis ce statut amateur en question auparavant malgré plusieurs procès au civil ces dix dernières années, sans oublier le fait que l’association n’ait pas réagi aux conclusions d’une commission conduite par Condoleezza Rice l’an dernier, suggérant que les étudiants-athlètes devraient être autorisés à recevoir une compensation financière.

Lire la suite

Actualité

Saison terminée pour QB JT Daniels

Publié

le

Crédit photo : Jordon Kelly/Icon Sportswire via Getty Images

Coup de tonnerre sur le campus de Los Angeles : les Trojans seront privés des services de leur quarterback titulaire, JT Daniels, jusqu’à la fin de la saison 2019 !

Coach Clay Helton a confirmé ce que tout le monde craignait dans l’entourage du programme californien : le sophomore QB JT Daniels souffre d’une rupture du ligament antérieur du genou droit et d’une déchirure du ménisque subies lors du match de samedi soir contre Fresno State. Durée de l’indisponibilité : 6 mois.

Le quarterback des Trojans s’est blessé sur un blitz de la défense des Bulldogs lorsque son genou a tourné alors que son pied était planté dans le gazon du LA Memorial Stadium. Il a alors quitté ses coéquipiers avant de revenir sur la sideline en 2ème mi-temps.

Avant cette blessure, QB JT Daniels avait réussi 24 passes sur 35 tentées pour un total de 214 yards, 1 TD et 1 INT.

En son absence, ce sera donc le true freshman QB Kedon Slovis qui prendra les rênes de l’attaque de USC. Au cours du Fall Camp, ce dernier avait battu QB Matt Fink et QB Jack Sears dans la lutte pour le poste de QB#2.

Lire la suite
Publicité

TBP SUR TWITTER

Articles les plus lus