Suivez-nous

Preview

The Big Game : #9 Tennessee @ #8 Texas A&M

Publié

le

#9 Tennessee (5-0) @ #8 Texas A&M (5-0)

College Station, Texas
Kyle Field
Samedi 8 octobre 2016
15h30 (heure Est, 21h30 en France)

Comme prévu, la cinquième semaine de cette saison de College Football s’est avérée totalement épique. Matchs énormes, upsets, Hail Mary, field goal de folie à la dernière seconde, tout y est passé. Cette sixième semaine devrait nous permettre de reprendre tranquillement nos esprits, mais il y aura tout de même du beau football à se mettre sous la dent avec notamment quelques jolies rencontres de conférence qui pourraient confirmer, ou au contraire ruiner, quelques espoirs de Playoff. Notre Big Game de la semaine est logiquement la seule rencontre du week-end entre deux équipes du Top 10, encore invaincues et membres de la meilleure conférence du football universitaire. Une semaine après le final légendaire à Georgia, le leader de la SEC Est #9 Tennessee va donc tenter de battre une équipe classée pour la troisième semaine d’affilée en se déplaçant sur le terrain des Aggies de #8 Texas A&M, leader de la SEC Ouest.

ENJEUX DU MATCH

Le refrain est le même depuis la première semaine et la victoire à l’arrachée face à Appalachian State (20-13) : les Vols seront-ils capables de poursuivre leur série de victoire, la deuxième du pays avec 11 victoires de rang depuis la saison dernière ?

Et chaque semaine, les hommes de Butch Jones trouvent un nouveau moyen de gagner. Pas toujours joli, pas toujours convaincant, mais pour le moment cela se termine toujours de la même manière : avec une victoire à la fin du match. Il sera toutefois difficile d’égaler la dramaturgie de la dernière victoire en date sur le terrain des Bulldogs de Georgia avec une double Hail Mary dans un final tout aussi improbable que légendaire pour un nouveau succès des jeunes Volunteers !

A la baguette de cette équipe imprévisible, QB Joshua Dobbs (1035 yds, 13 TDs, 6 INT, 267 yds au sol, 5 TDs) continue de souffler le chaud et le froid mais parvient à se transcender dans les moments importants et à faire gagner son équipe. Derrière lui, le jeu de course reste solide sans coup d’éclat particulier, avec RB Jalen Hurd (407 yds, 2 TDs) comme tête de gondole et RB Alvin Kamara (165 yds) pour le suppléer par moment. Ce dernier sait aussi se montrer précieux dans le jeu de passe court (92 yds, 2 TDs) en complément du redoutable duo formé par WR Josh Malone (310 yds, 5 TDs) et WR Jauan Jennings (213 yds, 3 TDs) auteur de la réception de sa vie au milieu de six défenseurs adverses sur le dernier jeu du match contre Georgia !

Du côté de la défense, mauvaise nouvelle pour coach Butch Jones qui sera à nouveau privé de LB Jalen Reeves-Maybin (20 plaquages), toujours gêné par la même blessure à l’épaule depuis plusieurs semaines maintenant. LB Darrin Kirkland Jr (16 plaquages, 1 sack) manquera également le match, son quatrième de suite, à cause d’une entorse à la cheville. Dans le même temps, les fans des Vols assistent à la montée en puissance de l’inattendu LB Colton Jumper (29 plaquages) qui monte en puissance semaine après semaine et s’affirme comme un nouveau leader au sein de cette escouade. Au niveau de la ligne, DE Derek Barnett (23 plaquages, 4 sacks) continue de terroriser les quarterbacks adverses et dans le secondary, en l’absence de la vedette CB Cameron Sutton (fracture de la cheville), la paire formée par CB Emmanuel Moseley (27 plaquages) et CB Malik Foreman (9 plaquages, 1 INT) s’est pour le moment montrée convaincante. On surveillera aussi DB Todd Kelly Jr (32 plaquages, 1 INT), meilleur plaqueur de l’équipe et auteur d’un début de saison canon.

Face à une équipe de Tennessee qui semble marcher sur l’eau, on retrouve une autre demi-surprise de ce début de saison dans la conférence SEC. Après deux saisons en demi-teinte, les Aggies de Texas A&M veulent retrouver les premières places de la conférence et l’on peut dire qu’avec une fiche parfaite de 5 victoires en autant de rencontres (dont déjà 3 matchs de conférence), les hommes de coach Kevin Sumlin semblent sur la bonne voie. Prudence tout de même: lors des deux dernières saisons les Aggies avaient démarré avec la même fiche de 5-0, avant de finir à chaque fois sur un bilan plutôt moyen de 8-5, insuffisant pour jouer les premiers rôles.

Pour ramener son équipe vers les sommets, coach Kevin Sumlin a confié les rênes de l’attaque à un ancien des Sooners d’Oklahoma, QB Trevor Knight (1261 yds, 7 TDs, 3 INTs, 392 yds au sol, 6 TDs) qui réalise un début de saison épatant et fait quelque peu oublier la gestion catastrophique à ce poste depuis la saison passée. Connue pour son attaque aérienne de feu, l’équipe de College Station semble avoir trouvé un réel équilibre en ce début d’année avec une production offensive parfaitement équilibrée entre la passe (262.4 yds/match) et la course (258.6 yds/match), que l’on peut attribuer à la capacité de QB Trevor Knight à gagner du terrain avec ses jambes mais aussi et surtout à l’éclosion du freshman RB Trayveon Williams (487 yds, 4 TDs) qui possède pour le moment une superbe moyenne de 9.0 yds/course depuis le début de la saison ! Ce dernier forme avec le junior RB Keith Ford (213 yds, 3 TDs) un redoutable tandem qui peut servir à fixer les défenses adverses afin de libérer de l’espace pour les excellents receveur des Aggies, notamment WR Christian Kirk (272 yds 3 TDs) ou la menace permanente WR Josh Reynolds (399 yds, 3 TDs).

Point faible du programme il y a de ça encore quelques saisons, la défense de Texas A&M fait désormais partie des points forts de l’équipe (15.4 points encaissés/match, 12ème du pays) grâce à l’apport du coordinateur John Chavis. La paire de pass-rusher formée par DE Myles Garrett (11 plaquages, 3 sacks) et DE Daeshon Hall (22 plaquages, 3 sacks) est sans doute l’une des toute meilleure du pays et devrait mettre une pression d’enfer sur la ligne offensive et le quarterback adverse. LB Shaan Washington (38 plaquages, 2 sacks) a pris le leadership du second rideau et peut compter sur le soutien d’une redoutable paire de safety composée de S Justin Evans (37 plaquages, 2 INTs) et S Armani Watts (27 plaquages, 1 sack, 1 INT). CB Nick Harvey (31 plaquages), CB Priest Willis (21 plaquages, 1 INT) et DB Donovan Wilson (23 plaquages) complètent ce secondary talentueux.

DUELS CLES

Dans un match qui s’annonce relativement serré entre deux équipes qui se ressemblent sur le papier, la décision pourrait bien se faire sur un coup d’éclat individuel. Mais une chose est certaine, le duel à distance entre QB Josh Dobbs et QB Trevor Knight vaudra le coup d’oeil, et celui qui parviendra à rester calme sans se faire étouffer par la défense adverse pourrait bien forcer la décision et porter son équipe vers la victoire.

Quarterbacks seniors tous les deux, intelligents et athlétiques, ils sont capables de faire la différence aussi bien à la passe (13 TDs pour Dobbs, 7 pour Knight) qu’à la course (5 TDs pour Dobbs, 6 pour Knight). Ils peuvent également se montrer inconstants et connaître des passages à vide qui peuvent coûter cher à leur équipe. QB Joshua Dobbs peut avoir tendance à rendre le ballon à l’adversaire sur de mauvaises décisions (il a subi au moins 1 interception lors de chaque match depuis le début de la saison) mais s’est montré jusque là capable de se racheter ensuite pour faire recoller son équipe avant de l’emporter.

Ils disposent également chacun de receveurs talentueux avec les deep threat WR Josh Malone (Tennessee) et WR Josh Reynolds (Texas A&M) qui pourraient bien faire basculer la rencontre sur un big play sorti au bon moment. Au final, ce sera probablement celui qui aura commis le moins d’erreur qui sortira vainqueur de ce duel et qui pourra poursuivre la saison avec une fiche parfaite de 6-0.

LE FACTEUR X

A force de proposer un scénario toujours plus fou chaque semaine, on se demande bien ce que les Volunteers vont encore pouvoir nous sortir du chapeau ce week-end. Et c’est finalement ce qui fera peut-être la différence : l’état de la baguette magique de coach Butch Jones. Il a déjà utilisé le fumble improbable en prolongation recouvert par son propre coureur dans l’en-but lors du premier match de la saison. Il a déjà utilisé le come-back de folie en deuxième mi-temps pour triompher des Gators de Florida. Et surtout il a déjà utilisé la passe Hail Mary de l’année contre Georgia la semaine passée. Avec tout ça, reste-t-il seulement encore un peu de magie à l’intérieur ?

Généralement un peu rouillée en début de rencontre, c’est en deuxième mi-temps qu’elle fonctionne le mieux et parvient ensuite à sortir le jeu qu’il faut au bon moment pour finalement faire gagner les Vols. Mais attention car à force de laisser de l’avance aux adversaires en début de match et de compter sur la magie du coach pour se sortir du mauvais pas, la bande à QB Joshua Dobbs pourrait bien finir par se prendre les pieds dans le tapis de Kyle Field et voir arriver la fin de leur belle et improbable série en cours. Ou pas.

STUFF

• Tennessee a donc toujours la deuxième meilleure série de victoires en cours en FBS (11 succès de rang derrière Alabama, 17) mais possède également une série moins glorieuse de 11 défaites à suivre contre les équipes de la SEC Ouest. La dernière victoire contre un adversaire de cette division remonte au 13 novembre 2010 et un succès 52-14 à domicile contre les Rebels d’Ole Miss. Quelle série se prolongera la semaine prochaine ? Réponse samedi soir !

• Encore un coup de la baguette magique du coach?

• De son propre aveu, la réception miraculeuse de WR Jauan Jennings sur la Hail Mary pour donner la victoire à son équipe contre Georgia n’est que la deuxième plus belle de sa carrière (qui ne compte pourtant que… 26 réceptions!). La première ? Son TD de 67 yards contre Florida où il a « cramé Tabor ». Take that, Teez !

• Malgré leur fiche parfaite, les Volunteers étaient menés au score sur 53 % de leurs snaps depuis le début de la saison, soit le deuxième plus haut total de la conférence SEC. Les Aggies, eux, n’étaient menés que sur 21 % de leurs snaps.

• Kyle Field, la stade des Aggies aussi surnommé « Home of the 12th man » en raison de la ferveur du public, possède une capacité maximale de 102,733 spectateurs ce qui en fait le 4ème plus grand stade de football universitaire (derrière ceux de Michigan, Penn State et Ohio State), et le 5ème plus grand stade au monde (hors course automobile). Le record de spectateurs a été établi le 11 octobre 2014 lors d’une défaite contre les Rebels d’Ole Miss (20-35) devant 110,631 personnes, plus grande affluence de l’histoire de la SEC et de l’état du Texas !

PRONOSTIC

Tennessee 27, Texas A&M 31.

Vu la précision des pronostics des précédents « Big Game », les Vols devraient finalement l’emporter grâce à l’intervention d’une soucoupe volante sur le dernier jeu du match. Depuis que les canards tirent des camions, tout est possible avec Tennessee.

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

Publicité
1 commentaire

1 commentaire

  1. BlackTide

    7 octobre 2016 at 14h43

    Ça risque en effet d’être un match énorme entre deux équipes qui ont beaucoup surprise jusqu’ici.
    D’un côté Tennessee emmené par Josh Dobbs réaliser une très bonne saison même si ils ont pu parfois beaucoup de chance. Le problème pour moi c’est le caractère unidimensionnel de leurs attaques puisque Jalen Hurd ne joue pas sur ses standard des saisons passées ce qui risque de rendre la tâche très prévisible. De plus l’équipe joue un peu sur courant alternatif ce qui aurait pu lui coûter très cher. heureusement que les adversaires en face n’était pas des cadors de la SEC.
    En face Texas A&M réalisent des performances très solide cette saison. Je trouve par rapport aux années précédentes que le point fort cette année et la défense et que l’attaque est un peu en recul. Pour autant l’équipe et globalement plus forte cette saison la défense emmené par John Chavis réalise une saison d’enfer et je pense que si Tennessee ne retrouve pas son jeu au sol les DE de Texas A&M vont se faire plaisir avec Josh box.
    Pour finir je vois bien une l’histoire de Texas A&M avec un touchdown d’écart, je pense que leur régularité, leur défense et le fait de jouer au kyle field Arena fera la différence.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

Publié

le

Crédit photo : Scott Boldt

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
Lire la suite

Preview

Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

Publié

le

Crédit photo : Washington Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

Lire la suite

Preview

Preview 2020 : California Golden Bears

En progression constante depuis l’arrivée de coach Justin Wilcox en 2017, les Golden Bears de California possèdent l’expérience et un quarterback talentueux pour menacer Oregon dans la division Pac-12 North.

Publié

le

Crédit photo : Cal Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Golden Bears de California.

California Golden Bears

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Redbox Bowl : victoire contre Illinois (35-20).
Head coach : Justin Wilcox, 4e année (20-18) – Résultats en carrière : 20-18.
Coordinateur offensif : Bill Musgrave.
Coordinateur défensif : Tim DeRuyter & Peter Sirmon.
Titulaires de retour : 18, 10 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : LB Evan Weaver, FS Ashtyn Davis, SS Jaylinn Hawkins.
Joueurs à suivre : QB Chase Garbers, RB Christopher Brown, WR Nikko Remigio, RT Jake Curhan, NT Brett Johnson, LB Kuony Deng, LB Cameron Goode, CB Camryn Bynum, DB Elijah Hicks.

Quatrième rentrée à Cal pour Justin Wilcox et les attentes ont grimpées de manière exponentielle depuis son arrivée sur le campus de Berkeley. L’ancien coordinateur défensif de Boise State, Tennessee, Washington, USC et Wisconsin, qui s’est vu offrir son premier rôle de head coach chez les Golden Bears, n’a eu de cesse de faire progresser un programme en perdition. Après une première campagne à 5-7 en 2017, la saison 2018 s’est soldée sur un bilan de 7-6 prometteur et une fiche de 8-5 l’an dernier.

Les Golden Bears auront néanmoins besoin de faire mieux au sein de leur propre conférence s’ils espèrent continuer sur leur lancée. Malgré quelques obstacles, tous les espoirs sont permis du côté de la baie de San Francisco puisque Cal récupère un nombre confortable de joueurs comparé à 2019 et espère bien voir émerger plusieurs joueurs à des postes clés dans le jeu aérien et en défense.

Du neuf avec du vieux

Bonne nouvelle pour les Golden Bears, il y aura ainsi peu de changements en attaque. Avec la quasi totalité des titulaires 2019 de retour, les plus gros bouleversements se situent ainsi au niveau du coaching staff, où Beau Baldwin, l’ancien coordinateur offensif, a cédé sa place à Bill Musgrave, un habitué de la NFL.

QB Chase Garbers (#7) – Crédit photo : Cal Athletics

Comme l’an dernier, c’est le jeu au sol qui devrait porter l’attaque de Cal, avec RB Christopher Brown (914 yards et 8 TD en 2019) bien installé après des performances remarquées en dépit d’une ligne offensive instable. Il sera épaulé par le transfuge de Wisconsin RB Bradrick Shaw, dans son style plus en puissance, et par son remplaçant habituel RB Marcel Dancy (248 yards, 2 TD).

À côté de ça, l’OL ressemble à une épine dans le pied de Bill Musgrave. Cal a terminé 2019 à la 125e place nationale en nombre de sacks encaissés, avec environ 40% des dropbacks échouant à cause de pression sur le backfield. Pire, les Golden Bears ont recruté Angus McClure cet été comme coach de la ligne offensive suite au départ en retraite de Steve Greatwood. Meilleur recruteur que coach, McClure a passé cinq saisons à UCLA entre 2007 et 2011 pour un bilan affreux avec la ligne offensive.

Avec le modeste talent à disposition, dont seulement un prospect quatre étoiles et un trois étoiles au sein de l’escouade, il faudra compter sur le fait de récupérer presque toute la rotation 2019, ce qui laisse envisager une progression, aussi infime soit-elle. Au moins au poste de left tackle où OT Will Craig retrouvera son poste après deux saisons consécutives raccourcies sur blessure. L’ancien prospect quatre étoiles avait snobé Notre Dame pour la Californie il y a deux ans. Les tauliers C Michael Saffell et OT Jake Curhan devraient heureusement tenir la baraque un minimum.

Il faudra au moins ça pour protéger les miches du golden boy QB Chase Garbers (1 772 yards, 14 TD, 3 INT), qui a connu pas mal de déboires à Cal depuis sa titularisation surprise comme true freshman en 2018. Blessé à plusieurs reprises l’an dernier, il semble enfin prêt à prendre en main une attaque aérienne qui manque cependant de playmakers, hormis le slot receiver WR Nikko Remigio (38 réceptions, 513 yards, 3 TD) et TE Jake Tonges (13 réceptions, 262 yards, 1 TD). Le recrutement efficace dans ce secteur devrait toutefois apporter suffisamment de ressources au nouvel OC des Bears.

RB Christopher Brown (#34) – Crédit photo : Twitter/CalFootball

Le retour des « Takers » ?

Ces deux dernières années, Cal a perdu des joueurs de niveau NFL au sein de sa défense et 2020 pourrait marquer la régression d’un groupe bien fourni mais qui manque de talent brut. Les départs d’Evan Weaver, auteur de 181 plaquages en 2019, et de toute la rotation des safeties devraient poser problème contre la course alors que l’absence du nose tackle Chris Palmer, parti en 2018, s’était déjà faite ressentir l’an dernier.

Le jeune NT Brett Johnson (26 plaquages, 3.5 pour perte dont 1.5 sack) sera attendu au tournant, ainsi que LB Kuony Deng (119 plaquages, 7.5 pour perte dont 3 sacks, 8 passes défendues), l’acolyte de Weaver désormais patron d’une défense qui retrouve beaucoup de visages connus. CB Camryn Bynum (63 plaquages, 9 passes défendues, 1 INT) et DB Elijah Hicks (44 plaquages, 2 sacks, 5 passes défendues) seront les leaders d’une secondary sur laquelle compte beaucoup Justin Wilcox. Le second sera repositionné comme safety pour combler le manque d’expérience au poste. Auto-affublés du surnom “The Takers” en 2018 pour leur grand nombre de turnovers en défense, les defensive backs devraient à nouveau être au centre de l’attention au sein d’une conférence où le jeu aérien est au centre de tout.

Le pass rush sera également d’une importance capitale et, coup de pouce de la NCAA, les seniors DE Luc Bequette (52 plaquages, 4 pour perte dont 3 sacks, 2 fumbles forcés) et DE Zeandae Johnson (29 plaquages, 5 pour perte dont 3.5 sacks, 1 FF) ont obtenu une sixième année d’éligibilité suite aux nombreuses blessures qui ont émaillé leur carrière. Avec cinquante titularisations à eux-deux, ils formeront un duo solide sur la ligne, soutenus par LB Cameron Goode (57 plaquages, 14 pour perte dont 9.5 sacks), l’un des playmakers du groupe, et le vétéran LB Tevin Paul (28 plaquages, 3 sacks).

LB Cameron Goode – Crédit photo : Bearinsider

Toutefois, malgré les départs en défense, dont neuf des quinze meilleurs plaqueurs de 2019, l’ancien DC Justin Wilcox dispose du talent nécessaire et d’un coaching staff capable d’assurer la transition sans encombre. Le coordinateur défensif Tim DeRuyter sera cette année assisté de Peter Sirmon, précédemment coach des linebackers, pour préparer la transition d’après les experts puisque le premier pourrait être promu head coach dès 2021 au sein d’un autre programme.

Conclusion

Le monde du College Football se divise en deux catégories ; ceux qui pensent que Justin Wilcox va continuer de faire progresser les Golden Bears et ceux qui estiment que Cal a déjà atteint son apogée en 2019 avec l’effectif actuel. Difficile de contrarier les seconds tant cette équipe est blindée d’incertitudes. Néanmoins, il ne manque pas grand chose pour briller au sein de la Pac-12, en l’occurrence une ligne offensive efficace et une défense de retour au niveau attendu. En cas de nouvelle saison réussie, Justin Wilcox pourrait bien faire ses adieux à Berkeley pour un programme de plus grande envergure. C’est donc le moment ou jamais pour les Golden Bears, alors que les conditions semblent réunies pour briller.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts
– Une attaque qui ne peut que progresser.
– Des playmakers un peu partout en défense.
– Bill Musgrave, le nouvel OC, vétéran du coaching NFL.

Points faibles
– Le jeu aérien doit faire ses preuves.
– Le départ d’Evan Weaver et de tous les safeties.
– Un recrutement chiche en talent face aux cadors de Pac-12.

Lire la suite

Preview

Preview 2020 : Stanford Cardinal

Handicapé par les blessures l’an passé et diminué par des classes de recrutement minces, le Cardinal de Stanford de coach David Shaw est-il sur le déclin après des années de domination dans la Pac-12 ?

Publié

le

Crédit photo : JOHN TODD, isiphotos.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui le Cardinal de Stanford.

Stanford Cardinal

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 4-8.
Head coach : David Shaw, 10e année (86-34) – Résultats en carrière : 86-34.
Coordinateur offensif : Tavita Pritchard.
Coordinateur défensif : Lance Anderson.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB KJ Costello, RB Cameron Scarlett, TE Colby Parkinson, DT Michael Williams, DE Jovan Swann, LB Casey Toohill, LB Andrew Pryts.
Joueurs à suivre : QB David Mills, WR Simi Fehoko, LT Walker Little, RT Foster Sarell, DE Thomas Booker, LB Gabe Reid, LB Curtis Robinson, CB Paulson Adebo.

Il faut remonter à 2008 pour trouver trace d’une saison sans bowl du côté de Stanford. Entre temps, le Cardinal a connu sa meilleure période historiquement, avec des titres de division, de conférence, des victoires à l’Orange Bowl et au Rose Bowl, et une présence régulière dans le top 10 national. Les saisons 2018 et 2019 ont cependant sérieusement bousculé les nouvelles habitudes du programme de Palo Alto.

Piétinés par Washington et Oregon, douchés par Washington State, USC et même UCLA l’an dernier, les joueurs de David Shaw ont connu l’affront d’un bilan négatif en 2019. Une saison où tout est allé de travers, entre les blessures de joueurs clés, l’effondrement d’un système offensif basé sur la course et le déclin d’une défense réputée jusqu’ici.

Nombreux sont ceux qui estiment que la période dorée du Cardinal est terminée, alors que de nombreux transferts ont frappé le programme cette année et que David Shaw se refuse encore à modifier un coaching staff en difficulté. Pas sûr que 2020 soit plus glorieux dans ces conditions.

QB David Mills (#15) – Crédit photo : David Madison, Getty Images

Nouveau look pour une nouvelle vie

Dépassé par les événements en 2018, Stanford avait été contraint d’abandonner son style tout en course pour un jeu aérien plus moderne, profitant de receveurs aux dimensions démesurées comme JJ Arcega-Whiteside ou Colby Parkinson pour avancer. L’an dernier, même combat, avec moins de réussite dans le jeu de passe pour un naufrage complet en attaque. Auparavant porté par une ligne offensive de haut niveau et un jeu de course efficace, le Cardinal a montré ses limites avec l’absence sur blessure de titulaires importants sur la ligne.

La faute pourrait aussi revenir au coaching staff dépassé, en particulier le coordinateur offensif Tavita Pritchard, qui aborde sa troisième saison avec Stanford. Également coach des quarterbacks, on lui reproche les développements ratés de KJ Costello, désormais parti pour Mississippi State, et de QB David Mills (1960 yards à la passe, 11 TD et 5 int en 2019), recrue cinq étoiles à l’époque et futur titulaire du poste. S’il est peut être le meilleur passeur de l’effectif, ce dernier a montré des lacunes techniques préoccupantes. Il devrait cependant faire mieux en 2020 avec une meilleure protection, de quoi espérer un meilleur débit de points.

Le jeu au sol profitera d’une ligne offensive solide, qui retrouve OT Walker Little à gauche après une saison blanche, OT Foster Sarell à droite et le All-Pac-12 C Drew Dalman au milieu. Tant qu’elle reste en bon état, puisque les blessures avaient gâché le niveau de l’OL du Cardinal en 2019, alors que la profondeur pourrait poser problème tant le groupe est jeune, notamment après les transferts des anciens titulaires Devery Hamilton et Henry Hattis.

Sans une ligne capable, la saison devrait être longue pour un groupe de coureurs loin des standards habituels. Pas de Christian McCaffrey ou de Bryce Love cette année, David Shaw devra compter sur le sophomore RB Austin Jones (227 yards au sol, 1 TD) et la recrue RB EJ Smith, fiston du légendaire Emmitt Smith. Le premier à saisir sa chance devrait être propulsé sur le devant de la scène.

WR Simi Fehoka (#13) – Crédit photo : Ezra Shaw, Getty Images

Néanmoins, à moins d’un énième bouleversement de dernière minute auxquels Stanford nous a habitué ces dernières saisons, l’attaque devrait largement se reposer sur Mills et une escouade de receveurs expérimentée, avec quatre receveurs de retour ayant cumulé 158 réceptions, 2 007 yards et 12 touchdowns l’an dernier : WR Michael Wilson (56 réceptions, 672 yards, 5 TD), WR Connor Wedington (51 réceptions, 506 yards, 1 TD), WR Osiris St. Brown (27 réceptions, 263 yards) et WR Simi Fehoko (24 réceptions, 566 yards, 6 TD).

Une Révolution attendue en défense

Si les espoirs du Cardinal résident énormément sur l’attaque aérienne, la défense est l’autre point fort attendu du côté de Palo Alto. Régulièrement mise à mal ces deux dernières années, avec 430 yards et 30 points encaissés en moyenne par match en 2019, elle ne peut plus profiter d’une attaque qui dicte le tempo du match grâce à un jeu de course à l’ancienne. Plus souvent sur le terrain, la défense doit également faire face à ses propres lacunes.

Au rang des mauvaises nouvelles, il y a tous ces départs de joueurs clés : le patron de la défense Casey Toohill a bouclé sa carrière universitaire après cinq ans sur le campus de Stanford, alors que les titulaires DT Michael Williams (SMU), DE Jovan Swann (Indiana), LB Andrew Pryts et CB Obi Eboh (UCLA) ont quitté le navire via le portail des transferts, comme DT Bo Peek (USF) avant eux.

Alors que reste-t-il ? Une bonne nouvelle avec le retour de CB Paulson Adebo (33 plaquages, 10 passes défendues, 4 INT), pourtant attendu à la dernière draft, en futur patron d’une défense en miettes. SS Kendall Williamson (47 plaquages) et FS Malik Antoine (31 plaquages, 4 passes défendues) seront également de la partie pour encadrer un jeune groupe de defensive backs prometteur, d’où pourrait déjà émerger le jeune CB Kyu Kelly (35 plaquages, 1 sack, 5 passes défendues, 1 INT), déjà lancé dans la rotation comme freshman l’an dernier. Avec l’excellent coach Duane Akina à la baguette, la secondary devrait assurer un minimum.

CB Paulson Adebo (#11) – Crédit photo : Bob Drebin/isiphotos.com

Malheureusement, la ligne défensive est bien loin de fournir les mêmes garanties, avec un groupe décimé puisque Stanford compte seulement deux DL boursiers dans son effectif, en l’occurrence le vétéran NT Dalyn Wade-Perry (12 plaquages, 5 pour perte dont 1 sack) et le true freshman DT Tobin Phillips. Même si le coordinateur défensif devrait abandonner le traditionnel système 3-4 pour passer en 2-4-5, ça reste très juste et DE Thomas Booker et DE Thomas Schaffer devraient être repositionnés à l’intérieur.

Chez les linebackers, le ciment de la défense du Cardinal, LB Gabe Reid (43 plaquages, 9 pour perte dont 2 sacks, 2 passes défendues) fera son retour à l’extérieur, tandis que le départ de Toohill pour la NFL sera probablement compensé par LB Jordan Fox (22 plaquages, 3.5 pour perte). Le pass rush devrait être l’une des forces du programme californien, de quoi compenser la faiblesse et le manque d’expérience des ILB en-dehors de LB Curtis Robinson (64 plaquages, 3 pour perte dont 2 sacks, 2 fumbles forcés), titulaire en 2019. Le coaching staff attend énormément de LB Ricky Miezan (4 plaquages), prometteur avant sa blessure l’an dernier.

Finalement, le véritable point fort de David Shaw pourrait être ses special teams, avec tous ses titulaires de retour, dont le solide K Jet Toner et le sophomore P Ryan Sanborn, l’une des révélations du Cardinal l’année passée. Pas de quoi faire rêver non plus la fanbase de Palo Alto.

Conclusion

Les nombreux départs de seniors et de joueurs transférés pourraient faire mal à Stanford, qui connait forcément plus de difficultés pour recruter étant donné le niveau exigé pour intégrer la prestigieuse fac californienne. En cas de nouvelle cascade de blessures comme en 2019, le Cardinal pourrait à nouveau s’écrouler car son effectif est loin d’être aussi profond qu’habituellement. On imagine tout de même mal l’équipe de David Shaw concurrencer Oregon, Washington ou USC pour le titre de Pac-12. Reste que le coach a sans doute tiré les leçons de deux saisons mornes consécutives, en particulier de l’affront vécu l’an dernier avec un bilan négatif et une absence remarquée pendant les bowls de fin de saison. La progression du quarterback David Mills et le niveau du jeu de course détermineront rapidement la trajectoire du Cardinal en 2020.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts
– La ligne offensive titulaire.
– Un pass rush généralement efficace.
– Un savant dosage d’expérience et de jeunesse chez les DBs.

Points faibles
– Le manque de profondeur affolant sur la ligne défensive.
– Un jeu de course en-dessous des standards.
– Une spirale négative depuis deux ans mais aucun changement dans le staff.

Lire la suite
Publicité

Preview 2020

Previewil y a 22 heures

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d'Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur...

Previewil y a 2 jours

Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l'ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense...

Previewil y a 3 jours

Preview 2020 : California Golden Bears

En progression constante depuis l'arrivée de coach Justin Wilcox en 2017, les Golden Bears de California possèdent l'expérience et un...

Previewil y a 4 jours

Preview 2020 : Stanford Cardinal

Handicapé par les blessures l'an passé et diminué par des classes de recrutement minces, le Cardinal de Stanford de coach...

Previewil y a 5 jours

Preview 2020 : Penn State Nittany Lions

Une effectif talentueux rempli d'anciens prospects 4 et 5 étoiles et une attaque remodelée par l'arrivée de Kirk Ciarrocca permettront-ils...

Previewil y a 6 jours

Preview 2020 : Michigan State Spartans

Incertitude en attaque et en défense, de nouveaux systèmes à apprendre et un QB qui a tout à prouver :...

Previewil y a 7 jours

Preview 2020 : Nebraska Cornhuskers

Un effectif jeune mais bourrée de talent : les Cornhuskers menés par Scott Frost devront encore s'armer de patience avant...

Previewil y a 1 semaine

Preview 2020 : Iowa Hawkeyes

Les générations passent à Iowa mais les résultats sont toujours les mêmes et malgré le départ de QB Nate Stanley,...

Previewil y a 1 semaine

Preview 2020 : Minnesota Golden Gophers

Désormais la cible de toute la division Big Ten West, QB Tanner Morgan et les Golden Gophers peuvent-ils faire mieux...

Previewil y a 1 semaine

Preview 2020 : Wisconsin Badgers

Wisconsin a tourné la page "Jonathan Taylor" mais les Badgers sauront-ils préserver leur suprématie sur la division Big Ten West...

Articles les plus lus