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BCS Championship Game 2012 : Alabama 21, LSU 0

Grâce à une performance exceptionnelle de sa défense, le Crimson Tide de #2 Alabama remporte son 2ème titre de Champion national en 3 ans en s’imposant 21-0 lors du BCS Championship Game 2012 contre les Tigers de #1 LSU.

Matthew Emmons-US PRESSWIRE

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https://www.youtube.com/watch?v=xSZdsPWz73Y

Grâce à une performance exceptionnelle de sa défense, le Crimson Tide de #2 Alabama remporte son 2ème titre de Champion national en 3 ans en s’imposant 21-0 lors du BCS Championship Game 2012 contre les Tigers de #1 LSU.

C’est une véritable démonstration défensive que le Crimson Tide de #2 Alabama (12-1, 7-1 SEC) a offert aux spectateurs du Superdome de La Nouvelle-Orléans (Louisiane), peut-être la meilleure performance de tous les temps d’une défense dans une finale nationale !

Les statistiques offensives des Tigers de #1 LSU (13-1, 8-0 SEC) ? 92 yards au total (!), 39 petits yards au sol (219.2 de moyenne en 2012) et 5 « first-downs » seulement ! Ouch !

La ligne offensive de #1 LSU, si brillante tout au long de la saison, a été totalement dominée par le « front seven » ultra-puissant du Crimson Tide. NT Josh Chapman, DE Damion Square, LB Courtney Upshaw, LB Donta’ Hightower et autre LB Nick Gentry ont mis une pression incessante dans le backfield des Tigers. Incapables de trouver le moindre rythme offensif, les champions de la conférence SEC ne sont pas entrés dans le camp de #2 Alabama avant le milieu… du 4ème quart-temps ! Inimaginable !

Dans le duel à distance entre les deux coachs légendaires de ce match, coach Nick Saban (Alabama) a donné une véritable leçon à coach Les Miles (LSU) en modifiant, avec succès, son « gameplan » par rapport au match du 5 novembre dernier que les Tigers de #1 LSU avaient alors remporté 9-6 en prolongation.

Utilisant à merveille des formations à 3 TEs, et alternant courses et « play-actions », l’attaque de #2 Alabama a rapidement pris le contrôle du tempo de la rencontre permettant ainsi au QB sophomore A.J. McCarron (23/34, 234 yards) de prendre confiance et d’assurer au Crimson Tide d’avoir le momentum.

Sous-estimé comme l’était son prédécesseur (Greg McElroy) lors du titre national 2009, QB A.J. McCarron a impressionné de calme et de maîtrise, réussissant plusieurs passes d’une précision chirurgicale à la barbe de CB Tyrann Mathieu et de CB Chris Claiborne, les deux vedettes du secondary des Tigers.

Dès la première possession du match, on comprit que l’attaque de #1 LSU dirigée par un QB Jordan Jefferson (11/17, 53 yards, 1 INT) complètement hors du coup dans cette finale nationale, n’était pas dans un bon jour : « bad snap » et fumble sur un « 3-and-2 ». Résultat : premier punt de la soirée.

Après deux punts de chaque côté, le WR vedette Marquis Maze réussit alors son seul coup d’éclat du match retournant sur 49 yards un punt de P Brad Wing. Seul coup d’éclat car il se blessa sur ce « big play » (muscle ischio-jambier gauche) et ne revint pas par la suite.

En bonne position sur le terrain, l’attaque du Crimson Tide inscrit les premiers points du match sur un FG de 23 yards de K Jeremy Shelley (3-0 pour Alabama).

Sans aucun rythme, sans vitesse ni robustesse, l’attaque stéréotypée de #1 LSU conclut un 1er quart-temps catastrophique avec trois « 3-and-out ».

Après un « fake FG » magnifiquement exécuté et réussi, le Crimson Tide pouvait prendre 6 points d’avance mais les Tigers contrèrent la tentative de FG de K Jeremy Shelley pensant redonner dès lors le momentum aux joueurs de coach Miles… en vain. Un 4ème « 3-and-out » en 20 minutes suivit.

Le « gameplan » préparé par coach Saban commença à porter ses fruits. Les « play-actions » réussis jusque-là par le Crimson Tide ont littéralement ouvert le « front seven » de #1 LSU, profitant ainsi au RB junior Trent Richardson (20 courses, 96 yards, 1 TD), qui se mit à trouver des brêches à l’intérieur de la ligne défensive adverse. Résultat : après un long drive de 6 minutes, #2 Alabama ajouta 3 points sur un FG de 34 yards de K Jeremy Shelley, suivi d’un autre FG de 41 yards sur le dernier jeu de la première mi-temps (9-0 pour Alabama).

Si la domination de #2 Alabama a été flagrante dans cette première mi-temps, le score de 9-0 n’était pas cher payé pour #1 LSU et on se souvient que le Crimson Tide avait également manqué plusieurs opportunités de « tuer » le match lors de la première rencontre entre les deux équipes en novembre dernier avant d’être rejoint puis battu en prolonagtion.

Mais sur la première possession de la seconde période, QB A.J. McCarron réussit deux superbes passes pour WR Darius Hanks (5 réceptions, 58 yards) et WR Kenny Bell (1 réception, 26 yards) permettant, encore une fois, à #2 Alabama d’entrer dans la red-zone des Tigers. #2 Alabama dût de nouveau se contenter de 3 points sur un FG de 35 yards de K Jeremy Shelley (12-0 pour Alabama).

Les Tigers n’avaient alors plus le choix, il fallait tenter autre chose en attaque et faire confiance à QB Jordan Jefferson dans le jeu aérien. En était-il capable ? La suite montra que non. Sous pression, il tenta une « shovel pass » que LB C.J. Mosley intercepta sur les 27 yards de #1 LSU. Quelques jeux plus tard, K Jeremy Shelley marqua son 5ème FG de la soirée sur une tentative de 44 yards. Le score à la fin du 3ème quart-temps : 15-0 pour Alabama.

Et si on se demandait alors si un TD serait inscrit dans cette finale, on ne pouvait qu’être impressionné par la phénoménale défense de #2 Alabama. A ce moment du match, #1 LSU était mené 19-2 pour le nombre de « 1st downs » et n’avait pas encore franchi le milieu du terrain !

Après un 8ème « 3-and-out », #1 LSU parvint à récupérer le ballon pour l’une de ses dernières chances de revenir à hauteur de #2 Alabama.

Suivit le tournant du match. Sur un « 4th-and-18 », LB Donta’ Hightower sacka QB Jordan Jefferson, qui commit alors un fumble que récupéra LB Nick Gentry. Moins de 2 minutes plus tard, RB Trent Richardson réussit le seul TD de la rencontre sur une superbe course de 34 yards (21-0). Game over.

Le sort du match était scellé et comme un symbole de ce match, les Tigers le conclurent par un 9ème « 3-and-out ». Score final : 21-0 pour Alabama.

Le titre de champion national ne souffre d’aucune contestation. #2 Alabama a totalisé 384 yards offensifs contre 92 seulement pour #1 LSU et si certains pensaient que #3 Oklahoma State (12-1) méritait peut-être de jouer cette finale, le Crimson Tide a mis les choses au clair. Incroyablement discipliné (0 turnover, 1 pénalité sur un punt return), #2 Alabama n’aurait pas du perdre le match du 5 novembre dernier et aurait dû terminer invaincu cette saison 2011.

Sur le plan individuel, on notera la bonne performance du WR sophomore Kevin Norwood (4 réceptions, 78 yards), peu utilisé durant la saison, mais qui a parfaitement remplacé WR Marquis Maze, sorti sur blessure dans le 1er quart-temps.

QB A.J. McCarron a été nommé « Meilleur joueur offensif du match » tandis que LB Courtney Upshaw s’est vu remettre le titre de « Meilleur joueur défensif » de la rencontre.

Pour les Tigers de #1 LSU, QB Jordan Jefferson a connu un match catastrophique et on peut se damander s’il n’aurait pas été judicieux de lancer QB Jarrett Lee en seconde période. Dominée par la défense de #2 Alabama, la ligne offensive de #1 LSU a été incapable de bloquer pour les running backs des Tigers. RB Michael Ford termine avec 1 yard en 4 courses, FB Kenny Hilliard avec 16 yards en 5 courses.

#1 LSU n’avait plus subi de « shutout » depuis 2002. De son côté, #2 Alabama n’avait plus gagné un « shutout » dans un bowl depuis 1963 (17-0 contre Oklahoma).

On notera que c’est la première fois dans un BCS Championship Game qu’une équipe ne marque pas de points dans la rencontre.

Avec cette victoire, coach Nick Saban remporte son 3ème titre de champion national devenant le premier coach de l’Histoire des FBS à réussir cet exploit. Après 2003 (avec LSU) et 2009, il s’impose pour la 3ème fois en 9 ans.

Interrogé à l’issue du match, coach Nick Saban a rendu un fervent hommage à ses joueurs et il a dédié ce succès aux sinistrés des tornades qui ont frappé la région de Tuscaloosa (Alabama) au printemps 2011.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et MLB. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Alabama, champion national !

Mené par une nouvelle performance exceptionnelle du vainqueur du trophée Heisman, WR DeVonta Smith, le Crimson Tide de #1 Alabama s’impose largement 52-24 face à #3 Ohio State offrant ainsi un 7ème titre de champion national à Nick Saban.

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Un WR DeVonta Smith inarrêtable, un RB Najee Harris insaisissable et un QB Mac Jones toujours impeccable : portée par son trio magique, l’attaque explosive du Crimson Tide a offert une démonstration de sa toute-puissance (621 yards) à l’occasion d’un National Championship Game remporté facilement 52-24 face à une équipe des Buckeyes de #3 Ohio State totalement dépassée.

Le dernier match de cette saison de College Football très incertaine et menacée d’annulation au cours de l’été dernier se conclut finalement par un résultat on ne peut plus prévisible : #1 Alabama (13-0) est sacré champion national pour la 6ème fois de l’ère Nick Saban à la tête du Crimson Tide. Pour le coach du programme de Tuscaloosa (Alabama), il s’agit d’un 7ème titre qui lui permet ainsi de dépasser une autre Légende du College Football, Paul « Bear » Bryant, pour devenir le head coach le plus couronné de l’Histoire.

Mais la grande star de ce National Championship Game aura été le receveur senior WR Devonta Smith. Bien qu’il n’ait joué qu’à peine plus d’une mi-temps, le vainqueur du trophée Heisman 2020 a écoeuré à lui tout seul la défense des Buckeyes. Une performance exceptionnelle qui entre dans l’Histoire du College Football Playoff : 12 réceptions, 215 yards et 3 TDs. En 1ère mi-temps !

Blessé à la main au retour des vestiaires, WR DeVonta Smith a regardé la 2ème mi-temps de la sideline sans trop stressé : l’écart au tableau d’affichage ayant déjà été creusé dans les deux premiers quart-temps, la victoire finale du Crimson Tide ne faisait guère de doute.

WR DeVonta Smith, Ohio State – Crédit photo : Alabama Athletics

Malgré une tentative de résistance en début de ce match, #3 Ohio State (7-1) ne pouvait tout simplement pas tenir le rythme effréné imposé par l’attaque du Crimson Tide. Pour sa dernière sortie au niveau NCAA avant de faire le saut chez les professionnels, QB Justin Fields (17/33, 194 yards, 1 TD et 67 yards au sol) était-il à 100% suite à son violent choc reçu aux côtes en demi-finale face à Clemson ? On ne le saura peut-être jamais. Toujours est-il qu’il n’a pas l’impact attendu par les fans de #3 Ohio State dans cette finale nationale.

Les Buckeyes ne pouvaient pas plus mal entrer en matière dans ce National Championship Game : après avoir perdu le toss, ils ont été obligés de dégager le ballon suite à un 3-and-out sur lequel leur running back vedette RB Trey Sermon s’est blessé à l’épaule. Diagnostic catastrophique : match terminé pour le coureur #1 d’Ohio State. Ouch !

Et le premier drive du Crimson Tide ne fût pas pour rassurer les fans des Buckeyes. En 12 jeux, #1 Alabama remonta le ballon sur 78 yards pour finalement ouvrir le score sur un 4ème down transformé en TD par RB Najee Harris (79 yards au sol, 2 TD et 7 réceptions, 79 yards, 1 TD). Son 25ème TD de la saison.

La réaction de #3 Ohio State se devait d’être immédiate au risque de voir cette finale nationale rapidement tourner en faveur du Crimson Tide. Elle est le sera. RB Master Teague (65 yards au sol, 2 TDs) remplit parfaitement son rôle de backup et TE Jeremy Ruckert nous offrit à une main l’une des réceptions les plus spectaculaires de la soirée avant que le running back numéro 2 des Buckeyes égalise sur une course extérieure de 8 yards. 7-7.

Les deux équipes se lancèrent alors dans un véritable mano a mano. À un TD de WR DeVonta Smith, #3 Ohio State répliqua par le second TD au sol de RB Master Teague après que le quarterback de #1 Alabama, QB Mac Jones (36/45, 464 yards, 5 TDs), ait commis un fumble récupéré par le linebacker des Buckeyes, LB Baron Browning.

RB Najee Harris (#22), Alabama – Crédit photo : Alabama Athletics

Ce turnover piqua au vif l’attaque des champions de conférence SEC qui appuyèrent encore un peu plus sur l’accélérateur grâce à des schémas offensifs diaboliques du coordinateur offensif Steve Sarkisian (notamment de multiples motions pour libérer ses receveurs) et à une sensationnelle performance de son joueur vedette, WR DeVonta Smith. Déjà très en jambe en début de match, ce dernier devint alors complètement inarrêtable ajoutant un 2ème, puis un 3ème TD sur réception portant son total à la mi-temps à 12 réceptions pour 215 yards (nouveau record du National Championship Game) !

Et comme RB Najee Harris ajouta lui aussi son second TD du match, #1 Alabama rentra aux vestiaires avec une confortable avance de 35-17. Tout semblait réussir à QB Mac Jones (25 sur 30, 342 yards, 4 TD en 1ère mi-temps) qui paraissait alors en plein contrôle de son match. Tout l’inverse d’un QB Justin Fields (6 sur 15, 90 yards et 29 yards au sol) malmené par la pression défensive du Crimson Tide et incapable de trouver le moindre rythme dans le jeu aérien.

La deuxième mi-temps ne sera finalement qu’une simple copie conforme de la première : malgré l’absence de son receveur #1, l’attaque du Crimson Tide a continué d’accumuler les yards et de conclure ses drives par des points au tableau d’affichage. Après un FG sur sa première possession du 3ème quart-temps, #1 Alabama ajouta deux autres TDs sur les deux drives suivants sur une réception de WR Slade Bolden et sur un TD au sol de RB Najee Harris (son 3ème du match). 52-24 à 13:15 de la fin du match. Game over.

Après deux saisons sans titre national (et une année 2020 sans playoffs), le Crimson Tide remporte une victoire éclatante et termine ainsi invaincu pour la première depuis 2009. Le programme de Tuscaloosa retrouve également sa place au sommet de la hiérarchie du College Football.

Résumé en vidéo

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Alabama vs Ohio State : l’ultime preview

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The Blue Pennant vous propose une couverture exceptionnelle du CFP National Championship Game 2021 qui verra s’affronter le Crimson Tide d’Alabama et les Buckeyes de #3 Ohio State, lundi 11 janvier prochain.

#1 Alabama (12-0) vs #3 Ohio State (7-0)

CFP NATIONAL CHAMPIONSHIP
Miami, Floride
Hard Rock Stadium
Lundi 11 janvier 2021
20h00 (heure locale, 02h00 en France)

AlabamaOhio State
Nick SabanCoachRyan Day
12-0
Champion de la SEC
Fiche en 20207-0
Champion de la Big Ten
48.2 (#2 National)Points marqués43.5 (#5 National)
19.5 (#20 National)Points accordés21.0 (#24 National)
29.1Écart moyen21.4

Jusqu’au coup d’envoi, toute la rédaction s’est mis sur le pont pour vous présenter une série d’articles quotidiens concernant ce duel entre le champion de conférence SEC et les champions nationaux en titre :

– Présentation du match dans l’épisode 135 du Podcast.
Le Hard Rock Stadium, stade aux multiples visages.
– Le face-à-face à chaque poste.
Les clés du match.
Les pronostics de la rédaction.

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[National Championship 2021] Les clés du match

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Dans le cadre de sa série d’articles de présentation du CFP National Championship 2021, The Blue Pennant vous propose de découvrir les clés de ce match entre #1 Alabama et #3 Ohio State.

L’état de santé de Justin Fields

Ce fût d’abord le pouce face à Northwestern en finale de conférence Big Ten, puis les côtes lors du Sugar Bowl face à #2 Clemson. Le redshirt sophomore QB Justin Fields assure qu’il sera à 100% pour cette finale nationale mais son parcours jusqu’au Hard Rock Stadium de Miami a été semé d’embûches et il suffit de voir les fans des Buckeyes retenir leur souffle à chaque fois que leur quarterback vedette tombe à terre pour comprendre son importance sur les performances de son équipe.

La grande force de QB Justin Fields est sa mobilité : sa capacité à s’extraire de la pression dans la poche pour prolonger un jeu qui peut sembler mal embarqué, mais aussi la menace permanente que représente son aptitude à gagner des yards au sol grâce à une vitesse de course étonnante pour un quarterback. Ainsi, les défenses doivent toujours être en alerte. Cette mobilité agit comme un aimant : un linebacker ou un defensive back peuvent oublier leur assignation en tentant de le stopper libérant ainsi des receveurs dans l’open space.

Un Justin Fields diminué serait catastrophique pour les Buckeyes. On a pu le voir en début de saison : le visage de l’attaque est bien différent lorsqu’il n’est pas à son top niveau et sans cette double menace qu’il représente, le jeu offensif de #3 Ohio State peut s’avérer unidimensionnel. Ce serait une aubaine pour une équipe du Crimson Tide capable d’anéantir n’importe quel jeu au sol.

La ligne défensive d’Ohio State face à la ligne offensive d’Alabama

On pensait que l’attaque des Tigers de LSU l’an dernier serait la meilleure que l’on verrait au niveau universitaire avant un bon moment. Pourtant, la version 2020 de l’escouade offensive du Crimson Tide n’a pas grand chose à envier à celle des champions nationaux 2019.

Le danger vient de partout. Sous-estimé en début de saison, QB Mac Jones est passé du statut de game manager à celui de gunslinger, puis à celui de vainqueur du trophée Davey O’Brien (meilleur QB de la saison). Il su développer une incroyable connection avec ses receveurs DeVonta Smith, John Metchie et Jaylen Waddle (qui sera de retour de blessure pour ce match). Et comme si cela ne suffisait pas, #1 Alabama peut également compter sur le vainqueur du trophée Doak Walker (meilleur running back), RB Najee Harris. Une invraisemblable collection de playmakers offensifs capables de renverser n’importe quelle défense.

Les Buckeyes savant que pour garder espoir de renverser les champions de conférence SEC, ils devront imposer une certaine pression sur le backfield offensif adversaire. L’objectif sera double : empêcher QB Mac Jones de distribuer ses passes dans un fauteuil et stopper les envolées au sol de RB Najee Harris. Une performance que la ligne défensive de #3 Ohio State a déjà réussi il y a 10 jours face à #2 Clemson en limitant l’impact de RB Travis Etienne et en jouant dans la tête de QB Trevor Lawrence pendant 60 minutes.

À l’inverse de l’époque Chase Young, la pression défensive des Buckeyes en 2020 vient davantage de l’intérieur que de l’extérieur. Ainsi, DT Tommy Togiai et DT Garrett Haskell, qui restent tous les deux sur une sensationnelle performance face aux Tigers de #2 Clemson, auront un rôle déterminant. Le pass rush des Buckeyes a également de beaux arguments avec la présence de DE Jonathan Cooper, DE Tyreke Smith et du revenant DE Zach Harrison. Ce groupe de defensive linemen sait qu’il devra réussir collectivement le meilleur match de sa saison. Car en face, se dressera face à eux la meilleure ligne offensive du pays incarnée le vainqueur du trophée Outland : LT Alex Leatherwood.

Un rayon d’espoir pour #3 Ohio State : l’absence pour ce match du meilleur joueur de centre de la saison, C London Dickinson.

L’impact de RB Trey Sermon

Transféré d’Oklahoma au cours de l’intersaison 2020, RB Trey Sermon est arrivé à #3 Ohio State avec de grandes ambitions : se joindre à une équipe capable de gagner le titre national et faire monter sa cote en vue de la draft NFL. Et ses débuts n’ont pas été à la hauteur… jusqu’à un match sensationnel réussi face à Northwestern lors du Big Ten Championship Game. Ce jour-là, il a accumulé 331 yards pour 2 TD en 29 portés de ballon. Deux semaines plus tard, il va remettre ça face à l’une des meilleures défenses du pays, celle de #2 Clemson en gagnant 193 yards au sol pour 1 TD.

Son éclosion a été l’un des éléments-clé de cette fin de saison réussie des Buckeyes. À force de répétition à l’entrainement, il a su développer un étonnant synchronisme à sa ligne offensive. Le résultat est spectaculaire : toujours très patient, il sait s’engoufrer dans les failles créées par les guards et les tackles au moment opportun et sa capacité à gagner de nombreux yards après le premier contact en fait un joueur ultra-précieux.

Le rôle des linebackers du Crimson Tide sera ainsi primordial. Or, LB Dylan Moses, LB Christian Harris, LB Christopher Allen et LB Joshua McMillian n’a pas toujours brillé par leur constance au cours de cette saison 2020. Une contre-performance de leur part pourrait s’avérer catastrophique pour #1 Alabama.

CB Shaun Wade face à WR DeVonta Smith

Parfois critiqué en 2020 en raison de performances inconstantes durant la saison régulière, le junior CB Shaun Wade semble avoir retrouvé depuis deux matchs son appétit et son niveau de jeu. En demi-finale face à #2 Clemson, il a été l’un des éléments majeurs de l’excellente prestation défensive des Buckeyes lors de leur large victoire 49-28. Le coaching staff a mis un place des systèmes qui lui permette de se retrouver sur son île, en défense man-to-man; une situation où il exprime le mieux son plein potentiel.

Face à #1 Alabama, il aura le rôle essentiel de ralentir le meilleur receveur du pays et vainqueur du trophée Heisman 2020 : WR DeVonta Smith. Ces deux prospects NFL se retrouveront probablement les dimanches après-midi dans quelques mois mais leur premier affrontement direct aura lieu lors de ce National Champioship Game. Le cornerback des Buckeyes a déjà déclaré son impatience de se confronter au meilleur joueur de la saison. L’impact de WR DeVonta Smith est tel sur le jeu offensif de son équipe que si CB Shaun Wade réussissait à le relantir voire à prendre l’ascendant sur son adversaire, l’attaque du Crimson Tide pourrait quelque peu dérailler et donner de meilleures chances de victoire à #3 Ohio State.

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[National Championship 2021] Le face-à-face par poste

A quelques heures du choc entre #1 Alabama et #3 Ohio State à l’occasion du CFP National Championship Game 2021, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.

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Ce lundi, Miami sera le théâtre de la septième finale des playoffs de College Football. Un rendez-vous entre deux places fortes de première division universitaire (dix participations à eux deux) qui s’affrontent, paradoxalement, pour la toute première fois à ce stade de la compétition.

Outsider contre Clemson, lors du Sugar Bowl, Ohio State peut-il de nouveau mettre à mal le favori Alabama ? Dans quels secteurs sont-ils le plus susceptible de le faire ? Tour d’horizon, avec les face-à-faces sur chaque position.

Quarterbacks

Alabama : Moins flashy que Tua Tagovailoa, mais tout aussi rassurant. Troisième du vote pour le trophée Heisman 2020, QB Mac Jones a semblé monter en puissance tout au long de la saison pour conserver les standards aériens de l’attaque du Tide. Certes bien entouré mais rapidement privé d’un de ses playmakers, avec Jaylen Waddle, le junior a compilé 4 036 yards, 36 touchdowns et 4 petites interceptions en affrontant Notre Dame et les défenses de la conférence SEC. Capable de se montrer serein dans la poche, il termine avec un taux de précision à 77% qui pourrait se révéler précieux dans les moments clutches.

Ohio State : Est-il encore utile de présenter QB Justin Fields ? Concurrent annoncé de Trevor Lawrence dans l’optique du premier choix de la prochaine draft, le Buckeye a paradoxalement soufflé le chaud et le froid dans cette saison raccourcie d’Ohio State. Ses stats sont plus qu’honorables, avec 1 906 yards, 21 touchdowns et 6 interceptions, le tout agrémenté de 316 yards et 5 passages dans l’en-but par le biais du sol. Mais quel visage de Justin Fields verra-t-on du côté de Miami ? Celui inquiétant contre Indiana et Northwestern, avec 5 picks enregistrés sur ces deux seules sorties ? Ou celui détonnant et impitoyable au moment de punir la naïveté défensive de Clemson ? Sa mobilité sera en tout cas un atout de taille contre une défense loin d’être parfaite cette année à Tuscaloosa …

Avantage : Alabama. L’expérience pour Justin Fields, la constance pour Mac Jones. C’est sans doute l’un des duels à distance les plus indécis de cette preview, mais au vu de sa saison 2020, le quarterback du Tide part avec un léger ascendant qu’il lui faudra confirmer au Hard Rock Stadium.

QB Mac Jones, Alabama – Crédit photo : Kevin C. Cox, Getty Images

Running backs

Alabama : En annonçant son retour à Alabama en 2020, RB Najee Harris avait pris pour beaucoup un risque inconsidéré. Un an plus tard, le Tide s’en frotte les mains. Car non content d’être inarrêtable, de par sa puissance et son incroyable polyvalence, le senior a souvent été le débloqueur de situation, à l’image de ses cinq touchdowns récents contre Florida, en finale SEC, et affiche des statistiques plus délirantes qu’en 2019 (1 733 yards et 27 TD cumulés) … avec moins de matches joués. Son saut spectaculaire au-dessus de Nick McCloud, au Rose Bowl, a rappelé qu’il était plus qu’une force brute, à savoir une menace imprévisible qu’il sera compliqué de stopper sur l’ensemble d’une rencontre.

Ohio State : Si, à ‘Bama, un colosse se présente au sein du backfield offensif, Ohio State pourrait se présenter en Floride avec un monstre à deux têtes. Attendu comme le successeur de JK Dobbins, le redshirt sophomore RB Master Teague a sorti les Buckeyes de mauvais pas comme lors de sa belle sortie (169 yards, 2 TD) contre Indiana. Reste à savoir s’il sera en mesure de participer à cette rencontre, lui qui est sorti sur blessure contre Northwestern et qui avait été privé du Sugar Bowl, contre Clemson. Son absence a en tout cas permis à son partenaire RB Trey Sermon de franchir un pallier. Coureur émérite mais fragile, arrivé d’Oklahoma, pendant l’intersaison, le numéro 8 a tout simplement pulvérisé la concurrence sur les trois derniers matches de la saison, affichant 636 yards et 4 touchdowns sur cette période, dont plus de la moitié face à Northwestern, en finale Big Ten, effaçant des tablettes des ténors de la position, comme Eddie George. S’il poursuit sur sa lancée, Ohio State a toutes les chances d’inscrire de nouveau son nom au palmarès de la finale nationale.

Avantage : Alabama. Trey Sermon a un tout autre niveau depuis un mois, mais compliqué de ne pas pencher vers Najee Harris de par l’impact et l’aisance du bonhomme.

WR Garrett Wilson, Ohio State – Crédit photo : Mike Mulholland, mLive

Receveurs / Tight ends

Alabama : Jerry Jeudy et Henry Ruggs en NFL, Jaylen Waddle rapidement out saison. Cette situation avait de quoi interroger sur le potentiel du Tide à rebondir au sein de l’escouade de receveurs. Résultat : un titre de Heisman Trophy, le premier depuis 29 ans pour un receveur, décerné à WR DeVonta Smith (1 641 yards, 20 TD), tout simplement éblouissant sur l’ensemble des sorties de sa franchise. Longtemps considéré comme une menace essentiellement profonde, le junior a étoffé son jeu, faisant usage de sa vitesse, de ses tracés et de ses très bonnes mains pour faire frapper le tonnerre. A ses côtés, le canadien WR John Metchie a aussi pris ses responsabilités avec l’absence prématurée de Waddle. Avec 835 yards et 6 touchdowns, il semble le go-to-guy annoncé pour la saison prochaine. WR Slade Bolden (254 yards) et TE Miller Forristall (253 yards, TD) sont aussi pas mal incorporés dans le jeu aérien, mais laisse de plus en plus de places au bluffant TE Jahleel Billingsley (260 yards, 3 TD), tight end d’une folle mobilité et qu’on a déjà vu … comme retourneur.

Ohio State : C’est habituellement le point fort au sein des équipes de Ryan Day. Grâce à d’imposantes classes de recrutement, les Buckeyes savent s’appuyer sur des receveurs d’impact, à même de prendre la suite de profils comme Michael Thomas ou Terry McLaurin. Le junior WR Chris Olave est la nouvelle pépite sur la position. En forme, celui qui a catché le plus de ballons à Colombus, en 2020, est un cauchemar à couvrir, ayant obtenu 660 yards et 7 touchdowns sur une campagne raccourcie et sans avoir joué la finale de conférence. Principalement receveur de possession, il compose avec l’explosif WR Garrett Wilson (673 yards, 5 touchdowns) une doublette complémentaire et redoutable. Derrière, pourtant, les solutions sont moins nombreuses qu’en 2019. Elles existent tout de même, au vu des récentes intégrations de WR Jameson Williams (140 yards, 2 TD) et des tight ends TE Jeremy Ruckert (115 yards, 5 TD) et TE Luke Farrell (37 yards, TD). Les deux true freshmen WR Julian Fleming et WR Jaxson Smith-Njigba (103 yards et un TD à eux deux) pourraient bien sûr être amenés à sortir du chapeau, si besoin.

Avantage : Alabama. Que de cas de conscience sur ces positions offensives. Ohio State a du réservoir, mais tout cela apparait bien dilué par rapport à la force de frappe du nouveau Heisman Trophy et de ses partenaires.

LT Alex Leatherwood, Alabama – Crédit photo : John Bazemore, AP

Ligne offensive

Alabama : Forte de l’incroyable campagne offensive d’Alabama, la O-Line a forcément reçu tous les honneurs en cette fin de saison. Reconnue meilleure ligne offensive du pays (Joe Moore Award), avec le meilleur tackle (LT Alex Leatherwood) et le meilleur lineman intérieur (C Landon Dickerson) de l’année, le quintet se présente avec de grosses assurances et une agressivité capable de faire mouche sur le pass pro, mais aussi en phase active sur le run block. Si Dickerson devrait manquer le rendez-vous final de la saison, la rotation du poste (LG Deonte BrownOL Chris OwensRG Emil EkyiorOL Pierce QuickRT Evan Neal) ne seront pas de trop pour ouvrir encore la voie royale. 

Ohio State : Contre Clemson, elle a démontré qu’elle était un facteur de poids pour faire des différences. Malgré la récente  blessure de LG Harry Miller sur l’intérieur, la ligne offensive d’Ohio State est collectivement appliquée et une vraie machine en ce qui concerne le run block. Derrière le « vétéran » LT Thayer Munford et les prospects intrigants RG Wyatt Davis et C Josh Myers, Justin Fields a de quoi composer pour disséquer à la passe ou au sol ses adversaires.

Avantage : Alabama. La force de dissuasion est indéniable pour Ohio State, mais le Crimson Tide présente peut-être plus de certitude sur le pass pro, avec 17 sacks concédés en 12 matches.

DE Zach Harrison, Ohio State – Crédit photo : Rich Graessle / Icon Sportswire via Getty Images

Ligne défensive

Alabama : Dans le système 3-4 du coordinateur Pete Golding, le rôle de la ligne défensive est très souvent prépondérant. Ce n’est pas un hasard si le Tide a sorti bon nombre de joueurs d’impact sur la position, comme par exemple Jarran Reed, Jonathan Allen, Da’Ron Payne ou Quinnen Williams. Cette année, peu de têtes dépassent, mais la rotation est tout bonnement ébouriffante. Le leader de ce groupe est, sans contest, le junior DE Christian Barmore, auteur de 7 sacks cette saison et meilleur plaqueur du premier rideau. Il compose avec NT DJ Dale (21 plaquages) et DE Philadarian Mathis (31 plaquages) un trio massif, qui peut souffler quand DE Justin EboigbeDE Byron YoungDE LaBryan Ray et le true freshman NT Tim Smith (70 plaquages à eux quatre) peuvent entrer.

Ohio State : Difficile de sortir chaque année des Nick Bosa ou Chase Young, et cette saison, le talent sera avant tout collectif sur ce premier rempart de la défense de Colombus. Très présent sur le run stop, DT Tommy Togiai et DT Haskell Garrett (45 plaquages et 6 sacks et demi cumulés) font de l’intérieur une base solide, mais quid des edge rushers ? DE Jonathon Cooper (3 sacks et demi) s’est montré décisif contre Clemson mais doit augmenter son volume de jeu, tout en espérant le retour du jeune DE Zach Harrison, en compétition avec DE Tyreke Smith, et annoncé comme la future vedette de la position (2 sacks cette année).

Avantage : Alabama. Pas de profils qui crèvent l’écran, mais sans doute plus de possibilité dans l’escarcelle de Nick Saban pour tenter de fatiguer la ligne offensive opposée.

LB Dylan Moses, Alabama – Crédit photo : Daily Mountain

Linebackers

Alabama : Quel visage du côté de Miami ? Epicentre de l’inconstance défensive de ‘Bama cette année, le deuxième rideau sera scruté au moment de devoir stopper Trey Sermon et le jeu au sol des Buckeyes. Il faut dire que si le pass rush est monté en puissance, dans le sillage du duo LB Will AndersonLB Christopher Allen (13 sacks à eux deux), le run stop a soufflé le chaud et le froid, avec des instincts parfois piégeux pour les durs à cuire LB Christian Harris et LB Dylan Moses. Leur binôme est en tout cas complémentaire, au point de n’avoir laissé que des miettes à LB Jaylen Moody et LB Joshua McMillon.

Ohio State : Pas toujours épargné par les blessures, ce secteur de jeu a semblé sur courant alternatif en 2020, mais a à sa disposition un groupe plutôt polyvalent. LB Tuf Borland et LB Baron Browning (58 plaquages cumulés) pour contrer la course et le duo LB Pete WernerLB Justin Hilliard pour tenter de dissuader le jeu aérien et optimiser les erreurs adverses (2 fumbles forcés, 3 recouverts et une interception comme bilan). Sans être flashy, ce groupe est motivé comme jamais, à l’issue de sa campagne senior, face à un défi de la hauteur de Najee Harris. Ohio State a d’ailleurs été la deuxième meilleure formation du pays sur le run stop cette saison, avec 89 yards concédés par match. Dans une conférence Big Ten souvent armée dans ce secteur.

Avantage : Ohio State. Les caractéristiques ne sont pas les mêmes de chaque côté, mais sur l’aspect purement run stop et sur l’expérience, les Buckeyes ont des arguments à faire valoir.

CB Devyn Banks, Ohio State – Crédit photo : The Lantern

Defensive backs

Alabama : La reconstruction du backfield défensif n’a pas pris beaucoup de temps. Avec le meilleur cornerback annoncé de la prochaine draft (CB Patrick Surtain II), l’un des défensive backs les plus agressifs au plaquage (CB Josh Jobe) et une doublette de safeties capables de soutenir rapidement dans la boite (FS Major WrightSS Jordan Battle), le Tide conserve un dernier rideau intimidant bien que moins opportuniste contre la passe qu’à l’accoutumée. Un état de fait que certaines jeunes perles tendent de contredire, avec l’éclosion successive de DB DeMarcco HellamsDB Malachi Moore et DB Brian Branch (13 passes défendues à eux trois). A n’en pas douter, les solutions seront multiples pour tenter de mettre à mal un Justin Fields plus qu’inspiré dans le jeu profond, en demi-finales.

Ohio State : A l’inverse d’Alabama, la profondeur n’est pas le maître-mot sur un secteur qui a perdu Jeffrey Okudah et Jordan Fuller l’an passé. Le nouveau coordinateur défensif Kerry Coombs a tout de même ses hommes de confiance, avec un duo de cornerbacks CB Shaun WadeCB Sevyn Banks (9 passes défendues, 2 interceptions dont un Pick-6) pas toujours rassurant mais qui plie sans rompre. Plein centre, SS Josh Proctor est le box safety attitré et laisse plus de liberté à DB Marcus Williamson, un coup free safety un coup nickelback selon les besoins de ses coaches. Ce quatuor, susceptible d’être appuyé par DB Marcus Hooker si nécessaire, a fait taire les critiques lors de prestations défensives abouties contre Northwestern et Clemson. Alabama est donc prévenu.

Avantage : Alabama. Physique, rapide, profonde. Cette escouade a une longueur d’avance sur une formation des Buckeyes en mission mais toujours en période de transmission.

K Will Reichard, Alabama – Crédit photo : Crimson Tide Photos / UA Athletics

Équipes spéciales

Alabama : C’est l’un des plus d’Alabama cette année : l’atout du jeu au pied, surtout sur le poste de kicker. En alternance l’an passé, K Will Reichard est devenu le titulaire indiscutable cette année, et n’a pas manqué une seule tentative (13/13 sur field goal, 77/77 sur extra-point). Le gagne-terrain a été correct, avec une moyenne de 37 yards glané par P Charlie Scott et S Sam Johnson. On retiendra aussi les nombreuses possibilités qu’incarnent PR DeVonta SmithPR Slade Bolden et KR Jahleel Billingsley sur les phases de retour, avec un touchdown au compteur pour le nouvel Heisman Trophy.

Ohio State : Absent tout au long du mois de novembre, K Blake Haubeil a repris place comme botteur en chef de l’équipe et affiche un pourcentage excellent sur extra-point (24/24) et mais reste en manque de réglages sur field goal (5/7). Ce n’est pas le cas de son coéquipier P Drue Chrisman (45,5 yards de moyenne), considéré comme l’un des meilleurs à son poste et qui revient au moment opportun, après avoir été positif à la Covid. Sur retour de coup de pied, PR Garrett Wilson et le couteau-suisse KR Demario McCall sont des mobylettes qui n’ont pas encore trouvé l’en-but sur équipes spéciales cette saison.

Avantage : Alabama. Autant de playmakers sur retours, mais un avantage indéniable sur le poste de kicker, tant Reichard a semblé propre cette année. C’était encore difficilement envisageable il y a peu, mais dans les moments chauds, c’est bien le botteur du Tide qui a les meilleurs arguments.

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