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Preview 2021 : Notre Dame Fighting Irish

De nombreuses pertes sur la ligne offensive et le départ de leur leader Ian Book : les Fighting Irish devront peut-être accepter que 2021 sera une année de transition.

Crédit photo : Matt Cashore/Pool Photo via AP

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Fighting Irish de Notre Dame.

Notre Dame Fighting Irish

Indépendant

 

En 2020 : 10-2. 1er dans l’ACC. CFB Playoffs : battu par Alabama (31-14) en demi-finale (Rose Bowl).
Head coach : Brian Kelly, 11ème année (102-39). Résultats en carrière : 155-61.
Coordinateur offensif : Tommy Rees.
Coordinateur défensif : Marcus Freeman.
Titulaires de retour : 13 (4 en attaque, 7 en défense, kicker, punter).
Joueurs clés partis : QB Ian Book, TE Tommy Tremble, OT Liam Eichenberg, OL Aaron Banks, OL Robert Hainsey, DE Ade Ogundeji, DL Daelin Hayes, OLB Jeremiaj Owusu-Koramoah.
Joueurs à suivre : QB Jack Coan, RB Kyren Williams, RB Chris Tyree, TE Michael Mayer, OL Jarrett Patterson, DE Myron Tagovailoa-Amosa, DL Isaiah Foskey, LB Drew White, LB Bo Bauer, S Kyle Hamilton.

Même dans ses rêves les plus fous, jamais Brian Kelly n’aurait imaginé rejoindre un jour la Légende de South Bend : Knute Rockne. Pourtant, il ne suffit que de quatre victoires supplémentaires à l’actuel head coach des Fighting Irish pour égaler un record qui semblait imbattable : celui du nombre de victoires d’un head coach à la tête du programme de South Bend (106).

Depuis son arrivée dans l’Indiana, il a su métamorphoser un programme alors à la recherche de son passé glorieux en une puisssance au niveau national. Notre Dame ne fait-il pas partie des seuls programmes à avoir participé plusieurs fois au College Football Playoff avec Alabama, Clemson, Ohio State et Oklahoma ? Les Fighting Irish ont également remporté 24 succès d’affilée à domicile et ils se sont imposés lors de leurs 32 derniers matchs face à des adversaires non-classés.

Brian Kelly, head coach de Notre Dame – Crédit photo : AP

Toutefois, Brian Kelly sait qu’il lui reste encore une marche à franchir : transformer les Fighting Irish en de véritables prétendants au titre national. Un défi de taille. Notre Dame ne peut pas encore rivaliser avec Alabama, Ohio State, Georgia et Clemson au niveau du recutement. Le programme de South Bend se retrouve ainsi condamner à maximiser le talent à bord pour se donner une infime chance. C’est exactement ce que le coach des Fighting Irish a réussi à faire ces dernières années… mais encore insuffisant jusqu’à présent et rien ne laisse penser que 2021 sera l’année du premier titre national depuis 1988 des Golden Domers.

En effet, après la première saison du programme au sein d’une conférence (forcée par les circonstances de la pandémie mondiale) et une nouvelle participation au College Football Playoff, Brian Kelly débutera cette nouvelle saison avec plus que questions que de certitudes : seulement 13 titulaires sont de retour en 2021 et son leader offensif (Ian Book) ainsi que la quasi-totalité de sa ligne sont partis vers la NFL. De nombreux cadres seront difficilement remplaçables.

L’impossible succession de Ian Book

Critiqué par les uns, adulé par les autres : QB Ian Book (8948 yards, 72 TDs, 20 INTs et 1517 yards au sol, 17 TDs en carrière) n’a pas laissé insensible durant son passage au niveau NCAA. Mais les faits sont là : avec un total de 30 victoires à la tête des Fighting Irish (bilan en carrière de 30-5), il est entré dans l’Histoire du programme mythique de South Bend en en dévenant le quarterback le plus victorieux. Et pourtant, ce ne sont pas les quarterbacks de Légende qui manquent dans la riche histoire de Notre Dame.

Quelques mois après son départ pour la NFL, sa succession déchaine les passions sur les rives de la rivière St.Joseph. Le plan initial de Brian Kelly était de donner les clés de l’attaque à Phil Jurkovec. Seul problème : il a été transféré à Boston College en janvier 2020. Du coup, le poste de titulaire pour débuter la saison à Florida State devrait revenir au senior QB Jack Coan (2727 yards, 18 TDs, 5 INTs en 2019), fraichement arrivé de Wisconsin après avoir mené les Badgers en finale de conférence Big Ten et au Rose Bowl en 2019. Son profil est bien différent de son prédécesseur. Alors que QB Ian Book était capable d’improvisations lumineuses dans le jeu au sol, QB Jack Coan est davantage un pocket passer parfois étiqueté de gestionnaire de jeu. Du coup, le jeu aérien des Fighting Irish pourrait être moins flamboyant mais plus vertical que les années précédentes.

QB Jack Coan, Notre Dame – Crédit photo : Notre Dame Athletics

La QB Room des Golden Domers peut également compter sur QB Drew Pyne (entrevu brièvement au Rose Bowl) qui n’a pas encore convaincu être capable de prendre les rênes de l’attaque dès 2021. Autre possibilité : le prometteur freshman 4-étoiles QB Tyler Buchner, arrivé sur le campus dès janvier dernier après avoir été privé de saison senior dans son lycée californien en raison de la covid-19. En manque de rythme au début des spring practices, il a terminé ces entrainements printaniers en force semant le doute dans la tête du coordinateur offensif Tommy Rees au sujet de la titularisation assurée de QB Jack Coan.

Une ligne offensive recomposée

Les succès des Fighting Irish lors des trois dernières saisons sont passés par la production de QB Ian Book mais également par celle d’une ligne offensive soudée, expérimentée et considérée comme l’une des meilleures du pays. Or, ce sont pas moins de 4 titulaires pour un total de 140 titularisations qui ont quitté le campus lors de l’intersaison (Liam Eichenberg, Aaron Banks, Robert Hainsey, Tommy Kraemer)…

Évidemment, le talent dans ce secteur de jeu ne manque pas à Notre Dame en raison d’excellents recrutements successifs dans ce domaine. Toutefois, le manque d’expérience sera assurément problèmatique en début de saison. Seul OT Jarrett Patterson est de retour en 2021. Il sera surement forcé de glisser au poste de tackle gauche laissant le poste de centre au junior C Zeke Correll et le poste de tackle droit au senior RT Josh Lugg, deux joueurs limités au rôle de backup depuis plusieurs saisons. Toutefois, la sensation du printemps, le freshman 4-étoiles LT Blake Fisher, pourrait redistribuer les cartes.

Le coaching staff n’est pas resté sans réaction devant le risque que représente une baisse de niveau significative de cette ligne dont dépend largement le jeu offensif des Fighting Irish. C’est pourquoi Brian Kelly est allé chercher le senior All-American OG Cain Madden (31 titularisations à Marshall) via le portail des transferts réussissant l’un des bons coups de l’intersaison. Un renfort de poids qui aidera assurément dans cette phase de transition.

À la recherche de playmakers au poste de receveurs

Depuis plusieurs saisons, les Fighting Irish ont régulièrement aligné deux voire même trois tight-ends en même temps sur le terrain. Conséquences : 33 TDs au sol l’an dernier (#5 du pays), 211 yards au sol par match (#24 du pays) et une participation importante des tight-ends dans le jeu aérien.

RB Kyren Williams, Notre Dame – Crédit photo : ND Athletics

Malgré le changement de quarterback et la présence d’une ligne offensive recomposée, la recette ne devrait pas changer du côté de South Bend. En effet, l’attaque au sol peut encore compter sur l’une des révélations de la saison dernière, le junior RB Kyren Williams (1125 yards au sol, 13 TDs). Ce dernier pourrait former l’un des duos de running backs les plus explosifs du pays en raison de l’éclosion annoncée de l’ancien propect 4-étoiles RB Chris Tyree. Notre Dame possède également l’un des meilleurs tight-ends du pays, le sophomore TE Michael Mayer (42 réceptions, 450 yards, 2 TDs), surnommé « Baby Gronk » en raison de ses aptitudes exceptionnelles qui ne sont pas sans rappeler celles de l’ancien Wildcat d’Arizona. Et le freshman TE Mitchell Evans a étonné tout le monde au cours des spring practices.

C’est davantage au niveau des receveurs que les incertitudes sont importantes. L’expérience ne manque pas mais aucun des receveurs seniors de l’effectif n’a encore convaincu depuis leur arrivée à South Bend. Certes, WR Avery Davis a réussi un coup d’éclat en inscrivant de 53 yards le TD égalisateur en fin de match face à Clemson. Mais il a aussi brillé par son inconstance. WR Kevin Austin Jr est probablement le plus doué du groupe mais entre multiple blessures et suspension, il n’a joué que 13 matchs sous le maillot des Fighting Irish. WR Joe Wilkins et WR Lawrence Keys III doivent également élever leur niveau de jeu pour devenir des contributeurs réguliers tandis que WR Braden Lenzy ne peut pas se contenter d’un ou deux big plays par saison.

Quel sera l’impact de l’arrivée de Marcus Freeman ?

Lors des trois saisons passées par Clark Lea au poste de coordinateur défensif, la défense de Notre Dame a toujours terminé dans le Top 15 démontrant un peu plus encore le boulot incroyable effectué par le nouvel head coach de Vanderbilt. Son départ a laissé un trou béant dans le coaching staff et rapidement Brian Kelly a visé l’un des stratèges défensifs les plus convoités de l’intersaison : Marcus Freeman.

LSU et d’autres programmes de l’élite en avaient fait leur priorité #1 mais l’ancien coordinateur défensif de Cincinnati, qui a joué un énorme rôle dans les succès retentissants des Bearcats ces dernières années, a finalement décidé de rester dans le Middle West américain. Bien que Marcus Freeman soit devenu un maître de la défense 3-3-5, c’est probablement avec une classique 4-3 que les Fighting Irish débuteront la saison.

DL Myron Tagovailoa-Amosa (#95) – Crédit photo : Getty Images

Malgré les nombreux départs sur le front seven (notamment OLB Jeremiaj Owusu-Koramoah), c’est un secteur qui devrait rester très compétitif en raison de l’accord qui semble parfait entre les aptitudes athlétiques du groupe de joueurs de ligne défensive et des linebackers et les systèmes préconisés par l’ancien coordinateur défensif de Cincinnati.

Car Marcus Freeman hérite notamment d’un groupe de linebackers en pleine éclosion. Le senior LB Drew White (56 plaquages en 2020) devrait être aligné comme générale de ce second rideau avec à ses côtés le junior SLB Jack Kiser et le sophomore WLB Marist Liufau. MLB Bo Bauer, SLB Isaiah Pryor et WLB Shayne Simon apportent une solide profondeur à un poste qui restera l’une des forces de l’équipe en 2021.

Sur la ligne, les départs de DE Ade Ogundeji, DL Daelin Hayes devraient être compensés par l’arrivée d’une nouvelle génération très prometteuse. NT Kurt Hinish est fidèle au poste à l’intérieur au côté d’un DL Myron Tagovailoa-Amosa, qui est aussi capable de jouer au poste de defensive end, ou de DL Justin Ademilola. Le pass rush sera assuré par l’un des grands espoirs du programme : le sophomore DE Isaiah Foskey (4.5 sacks en 2020). Un autre sophomore, DE Jordan Botelho possède un potentiel énorme mais devra réfréner son caractère bouillant.

Kyle Hamilton, l’arbre qui cache la forêt ?

En FS Kyle Hamilton (63 plaquages, 1 INT), les Fighting Irish possèdent probablement un futur choix de 1er tour de draft NFL. Defensive back au grand gabarit, il abât un travail considérable sur le backfield défensif. Capable de couvrir le terrain sideline-to-sideline grâce à une superbe lecture de jeu et une vitesse folle, il est également un excellent contributeur sur le run stop tout en maintenant le quarterback en alerte en raison d’un formidable instinct qui, rappelons-le, lui a permis de réussir un Pick Six sur son premier drive avec les Fighting Irish, en 2019.

S Kyle Hamilton, Notre Dame – Crédit photo : Robin Alam/Icon Sportswire

Toutefois, sa présence ne doit pas faire oublier que de nombreuses incertitudes persistent sur le backfield défensif. Et on n’oublie pas non plus qu’il revient au jeu après une opération de la cheville. FS Kyle Hamilton devra trouver un nouveau partenaire au poste de strong safety suite au départ de Shaun Crawford. S Hunter Griffith sera peut-être celui-là, lui a pourtant fait un tour sur le portail des transferts avant d’être réintégré à l’équipe au cours du printemps.

Les questions sont encore plus pressantes au poste de cornerback. Certes, le sophomore CB Clarence Lewis a été l’une des belles surprises de la saison passée mais le senior CB Tariq Bracy a semblé regresser l’an dernier ce qui pourrait laisser la place de titulaire à l’ancien receveur repositionné en défense, CB Cam Hart.

Sur les coups de pied, le senior K Jonathan Doerer et le junior P Jay Bramblett sont de retour.

Calendrier

Pas de big game face à Clemson ou Georgia mais un calendrier compatible avec une participation en playoffs… si les FIghting Irish le complètent sans la moindre défaite. Le déplacement à Florida State pour débuter la saison n’aurait pas dû représenter un défi immense mais ce sera la première sortie de QB Jack Coan et d’une ligne offensive en quête d’automatisme. Une mauvaise surprise n’est pas à écarter. Elle serait dramatique pour la suite de la saison des Fighting Irish qui devront notamment enchainer deux matchs contre de potentielles équipes du Top 10, Wisconsin et Cincinnati, avant d’affronter Virginia Tech (au Lane Stadium), puis USC et North Carolina à domicile. Le match contre Navy n’est jamais à négliger. Notre Dame concluera sa saison au Stanford Stadium comme chaque année impaire.

Conclusion

De retour comme programme indépendant après une année dans l’ACC, Notre Dame devra peut-être accepter l’idée que 2021 sera une saison de transition avant de revenir dans la course au College Football Playoff en 2022. Les départs des deux côtés du ballon ont été nombreux ces dernières années et la perte du leader offensif, QB Ian Book, aura forcément des conséquences sur la production offensif de l’équipe. Toutefois, une défense agressive et dominante désormais dirigée par Marcus Freeman (ex-Cincinnati) pourrait permettre aux Golden Domers de rester dans le coup pour une éventuelle participation à un bowl du Nouvel An au terme d’une saison à 10 victoires.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts
– un quarterback discipliné.
– un duo de running backs explosifs.
– un front seven fourni et prometteur.

Points faibles
– une ligne offensive en recomposition.
– un manque de playmakers au poste de receveurs.
– des cornerbacks très inexpérimentés.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et MLB. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Preview 2021 : Arizona State Sun Devils

Un effectif expérimenté et affamé à l’image de l’explosif QB Jayden Daniels : et si les Sun Devils d’Arizona State étaient le prétendant numéro 1 au titre de champion de division Pac-12 South ?

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Crédit photo : Arizona State Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Sun Devils d’Arizona State.

Arizona State Sun Devils

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 2-2 (2-2 Pac-12).
Head Coach : Herm Edwards, 4e année (17-13). Résultat en carrière : 17-13.
Coordinateur offensif : Zak Hill.
Coordinateur défensif : Antonio Pierce.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Frank Darby.
Joueurs à suivre : QB Jayden Daniels, RB Rachaad White, WR Geordon Porter, OT Kellen Diesch, DT Jermayne Lole, DT DJ Davidson, DE Tyler Johnson, DE Travez Moore, LB Darien Butler, S Evan Fields.

Cette année, Arizona State est l’épouvantail de la conférence Pac-12. Si les grosses écuries comme Washington, Oregon ou USC font à nouveau figures de favoris pour le titre final à Las Vegas, leurs plans pourraient bien être déjoués par une éventuelle surprise venue du désert. Il faut dire que les Sun Devils ont montré des signes évidents de progression depuis l’arrivée d’Herm Edwards sur le campus de Tempe. L’ancien coach des New York Jets et des Kansas City Chiefs, réputé pour ses discours de vestiaire légendaires à la Al Pacino dans Any Given Sunday, a transformé une équipe correcte à son meilleur niveau en un contender de Division South en trois saisons.

Abandonné par sa défense et une attaque irrégulière l’an dernier, Arizona State a néanmoins bouclé son bilan de quatre matches à l’équilibre, avec deux victoires et autant de défaites, mais le potentiel de l’effectif actuel annonce de beaux jours sous le soleil de l’Arizona. Les médias sont unanimes : ces Sun Devils cuvée 2021 ont tout pour retourner la Pac-12 et s’inviter là où on ne les attend habituellement pas. Reste à voir si les planètes s’alignent, surtout dans une situation tendue alors que la NCAA conduit actuellement une enquête sur des violations dans le recrutement à Arizona State.

Une attaque portée par le QB le plus explosif de la Pac-12

À commencer par QB Jayden Daniels (701 yards à la passe, 5 TD, 1 INT et 223 yards au sol, 4 TDs en 4 matchs), dont les performances seront observées à la loupe. Titulaire pour la troisième année consécutive, le patron de l’attaque d’Arizona State est attendu comme l’un des meilleurs joueurs offensifs de Pac-12 si sa progression se déroule comme prévu.

QB Jayden Daniels (#5), Arizona State – Crédit photo : Felix Mattos

Extrêmement athlétique, un peu frêle cependant pour se risquer trop souvent à courir, Daniels semble capable de monter en puissance après une saison 2020 décevante où il n’a pas été gâté par le manque de talent chez ses receveurs. Avec 60,7% de passes complétées en 2019 et 58,3% en 2020, sa précision fait tâche mais l’espoir est de mise avec une ligne offensive expérimentée et un groupe de receveurs enfin au niveau malgré l’absence d’un vrai numéro 1.

Malgré la relative inexpérience de cette escouade, qui a seulement perdu Frank Darby cette saison et tout de même renforcée par l’arrivée de WR Bryan Thompson sur transfert en provenance de Utah, le sophomore WR Geordon Porter (5 réceptions, 120 yards, 1 TD) et le freshman WR Elijhah Badger, déjà comparé à Brandon Aiyuk et révélation du spring practice, seront des soutiens de poids dans le jeu aérien.

Un jeu au sol dévastateur

Herm Edwards a déjà fait savoir que cette attaque misera sur l’équilibre entre jeu de passe et course, probablement à raison alors que les Sun Devils ont fini en première position en attaque au sol l’an dernier (234.2 yards en moyenne par match, #7 du pays). La ligne offensive retrouve quatre titulaires, dont le vétéran OT Kellen Diesch et la star montante OG Dohnovan West, 1st-Team All-Pac-12 en 2020, avec pour objectif de faire briller RB Rachaad White (42 courses, 420 yards, 5 TD, 8 réceptions, 151 yards, 1 TD), premier en yards à la course et à la réception l’an dernier, le mammouth RB Chip Trayanum (49 courses, 290 yards, 4 TD) et le bolide RB Daniyel Ngata. Sans oublier Jayden Daniels, capable de prendre ses jambes à son cou lorsqu’il le faudra. L’ancien joueur de North Carolina, OT Triston Miller, est également attendu comme une recrue de choix pour renforcer une ligne offensive prometteuse.

Il fait ainsi peu de doute quant au fait que l’attaque des Sun Devils, qui a fini la saison passée avec 70 points face à Arizona et 46 contre Oregon State, sera l’une des attractions de la saison sur la côte Ouest.

OLB Merlin Robertson, Arizona State – Crédit photo : Arizona State Athletics

Une défense opportuniste

L’ancien All Pro NFL Antonio Pierce sera donc à la tête de la défense des Sun Devils, pas forcément attendue au tournant car l’attaque devrait suffire à faire gagner des matches dans un football moderne où la défense ne gagne plus forcément le championnat. L’objectif sera ainsi de contenir suffisamment les attaques adverses pour permettre à Jayden Daniels et sa troupe de faire la différence.

Arizona State pourra compter sur un groupe solide, expérimenté, qui alignera un front four absolument effrayant, composé de DT DJ Davidson (19 plaquages, 1 sack) et DT Jermaine Lole (24 plaquages, 1.5 sacks), deux joueurs aux mensurations NFL qui semblent promis à une carrière future chez les pros. Assistés de DE Tyler Johnson (16 plaquages, 5 sacks), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020 et numéro un en sacks chez les Sun Devils l’an dernier, et de DE Travez Moore, transféré de LSU, ils devraient permettre au pass rush de progresser encore après une courte campagne prometteuse dans le système 4-3 de Robert Rodriguez, coach de la DL en provenance des Minnesota Vikings l’année passée.

Les vétérans LB Merlin Robertson (24 plaquages, 1 INT) et LB Darien Butler (15 plaquages), titulaires depuis quatre ans déjà, patrouilleront au milieu de la défense et feront profiter de leur expérience aux jeunes et futurs tauliers d’Arizona State. Malgré cet étalage de talent dans le front seven, c’est bel et bien la secondary des Sun Devils qui pourrait jouer les premiers rôles en 2021.

Le meilleur backfield défensif de la Pac-12

Avec la superstar CB Chase Lucas (15 plaquages, 5 passes défendues, 1 fumble forcé) et CB Jack Jones (5 plaquages) aux extrémités, soutenus par le duo de safeties S Evan Fields (38 plaquages, 3 fumbles forcés), meilleur plaqueur de l’équipe l’année dernière, et S DeAndre Pierce (24 plaquages, 1 INT), le potentiel est visiblement là pour continuer sur la lancée de l’année dernière, alors que cette défense était numéro un en Pac-12 en points inscrits sur des actions défensives.

DB Chase Lucas, Arizona State – Crédit photo : Jennifer Stewart, Getty Images

Double 1st-Team All-Pac-12, P Michael Turk est déjà considéré comme l’un des meilleurs punters de l’histoire d’Arizona State et il devrait logiquement reprendre sa place, sauf catastrophe majeure. Le poste de kicker demeure à l’inverse une réelle interrogation et la compétition se poursuivra durant le fall camp pour définir un titulaire. Enfin, le sophomore DJ Taylor reprendra son rôle de kick returner après avoir été nommé au sein de la 2nd-Team All-Pac-12 l’an dernier en tant que true freshman.

Calendrier

Arizona State devrait débuter tranquillement sa saison avec deux victoires, à la maison, face à Southern Utah puis UNLV. Le calme avant la tempête puisqu’il faudra affronter BYU à Provo dans un match déjà couperet. La réception de Colorado, le déplacement à UCLA et la rencontre contre Stanford à Tempe semblent des formalités pour une équipe attendue potentiellement en finale de conférence.

Les Sun Devils se déplaceront ensuite à Utah avant une bye week bienvenue avant d’affronter Washington State et surtout le grand rival pour le titre de Division South, USC. Arizona State n’aura pas le temps de souffler puisqu’il faudra ensuite aller jouer à Washington et Oregon State, pour finir sur la réception du rival Arizona qui voudra probablement prendre sa revanche après la raclée reçue en 2020.

La troupe de coach Edwards pourrait donc boucler la saison régulière avec un bilan très positif, nécessaire pour s’inviter en finale de conférence Pac-12 à Las Vegas le 3 décembre.

Conclusion

En 2020, les Sun Devils ont manqué de mordant lorsqu’il le fallait, en attaque comme en défense. Du côté offensif, il faut souligner une irrégularité parfois décisive, comme dans la défaite face à USC après une seconde mi-temps plafonnée à trois points sur field goal, qui devrait cependant s’améliorer avec des playmakers en puissance à tous les postes. En face, défensivement, il faudra résister mieux qu’en 2020, alors que les adversaires du programme de Tempe ont converti 45% de leurs tentatives sur 3rd downs.

Le pedigree NFL du coach Herm Edwards semble commencer à porter ses fruits, à condition de voir l’éclosion annoncée du quarterback Jayden Daniels, nouveau messie du côté d’Arizona State. Si le joueur s’impose enfin comme le patron qu’il devrait être, cette attaque pourrait bien être presque inarrêtable, comme face à Arizona l’an dernier, quand les Sun Devils s’étaient imposés 70-7. En manœuvrant habilement un calendrier abordable, Arizona State pourrait ainsi remporter son second titre de Division South après celui de 2013, et même son premier titre de conférence Pac-12 depuis 2007.

Les chiffres records de ventes de billets à Tempe montrent en tout cas le fort engouement autour du programme de football, en dépit de l’atmosphère tendue actuellement suite à l’enquête de la NCAA concernant de multiples violations des règles concernant le recrutement. Même si Herm Edwards pourrait être évincé en fonction des conclusions de l’enquête, l’ancien coach NFL a tenu à rassurer les fans, expliquant que la situation ne perturbera pas les joueurs. À suivre, donc.

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Preview 2021 : Utah Utes

Avec l’arrivée de QB Charlie Brewer, les Utes de Utah possèdent peut-être le leader offensif qui manquait à un programme toujours aussi redoutable en défense.

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Crédit photo : Rick Bowmer, Associated Press

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Utes d’Utah.

Utah Utes

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-2, 3-2 Pac-12.
Head Coach : Kyle Whittingham, 17ème année (134-66). Résultat en carrière : 134-66.
Coordinateur offensif : Andy Ludwig.
Coordinateur défensif : Morgan Scalley.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Jake Bentley, RB Devin Brumfield, WR Bryan Thompson, S Nate Ritchie.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Britain Covey, TE Brant Kuithe, C Nick Ford, OG Sataoa Laumea, DE Mika Tafua, LB Devin Lloyd, LB Nephi Sewell, CB JaTravis Broughton, CB Clark Phillips.

« Je pense que nous aurons une équipe de football complète. Nous avions des interrogations à certains postes mais je pense que nous y avons répondu. » – Kyle Whittingham, head coach des Utes de Utah.

Après une saison 2020 tronquée en guise d’échauffement pour une équipe des Utes en transition, Kyle Whittingham est ressorti du spring practice confiant. Il faut dire qu’Utah a fait peau neuve à différents niveaux, depuis son quarterback jusqu’à son nouveau stade, le Rice-Eccles Stadium, rénové et agrandi.

Le coach des Utes, qui aborde sa dix-septième saison à la tête du programme de Salt Lake City, espère remporter son quatrième titre de Division South après ceux de 2015, 2018 et 2019, et même aller plus loin avec un couronnement en Pac-12, récompense qui échappe à Utah depuis son arrivée en 2011 dans la conférence Pacific.

Les Utes auront également à cœur d’honorer la mémoire du running back Ty Jordan, décédé à Noël dernier d’un tir à l’abdomen qu’il se serait infligé accidentellement. Le jeune joueur de 19 ans, Pac-12 Offensive Freshman of the Year en 2020, sera dans tous les esprits au moment de fouler la pelouse à la rentrée.

QB Charlie Brewer, Utah – Crédit photo : Kevin Cody, Daily Utah Chronicle

Charlie Brewer, meilleur QB depuis Alex Smith ?

Si les Utes n’ont pas été aussi dangereux l’an passé, c’est aussi parce que leur quarterback Jake Bentley n’avait rien d’un foudre de guerre. Désormais transféré à South Alabama, il devrait être remplacé par QB Charlie Brewer (9700 yards à la passe, 65 TDs, 28 INTs en carrière), titulaire pendant quatre ans à Baylor où il a obtenu ses lettres de noblesse. Ce dernier peut-il être le meilleur quarterback à Utah depuis Alex Smith ? Yes, he can. Sous son impulsion, Baylor était devenu un sérieux prétendant en Big 12 et il devrait être au sommet de ses capacités pour son ultime campagne universitaire. À moins de perdre la compétition pour le poste, avec QB Cameron Rising de retour de blessure, et les arrivées sur le campus du freshman QB Ja’Quinden Jackson, transféré de Texas, et de la recrue quatre étoiles QB Peter Costelli.

Brewer pourra compter sur le vétéran WR Britain Covey (19 réceptions, 264 yds, 3 TD), l’un des piliers de cette attaque des Utes, mais aussi sur le nouvel arrivant WR Theo Howard, ancien top prospect, passé par UCLA et Oklahoma. Malheureusement, Bryan Thompson est aussi passé par le portail des transferts pour déménager de Salt Lake City au désert, à Arizona State, mais les géants WR Devaughn Vele (1m95) et WR Solomon Enis (11 réceptions, 108 yards, 1 TD) devraient pouvoir assurer la transition. Le premier s’est d’ailleurs imposé comme l’une des stars du spring practice. Sans oublier TE Brant Kuithe (25 réceptions, 236 yards), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, capable d’aller chercher la profondeur si besoin.

Un jeu au sol au niveau d’un vrai prétendant ?

Tout ce beau monde sera bien entouré, avec une ligne offensive au potentiel monstre, qui retrouve ses cinq titulaires, dont C Nick Ford, 1st-Team All-Pac-12 l’an dernier et futur choix de premier tour grâce à ses qualités sur la ligne et sa polyvalence à tous les postes de l’OL. Il sera notamment épaulé par le sophomore OG Sataoa Laumea, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020.

De quoi paver une voie royale à une escouade de coureurs remplumée malgré la perte tragique de Ty Jordan, qui accueille ainsi RB TJ Pledger (695 yards au sol, 6 TDs en carrière) en provenance d’Oklahoma et RB Chris Curry débarqué de LSU. Avec le jeune RB Micah Bernard dans la rotation, les Utes devraient amortir sans souci les départs de Devin Brumfield à Tulane et Jordan Wilmore à Fresno State.

LB Devin Lloyd (#0), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Une défense surpuissante

Il ne fait absolument aucun doute que la défense des Utes devrait faire son retour en grâce après une saison médiocre en 2020, avec un monstre à deux têtes au milieu, en l’occurence le duo LB Devin Lloyd (48 plaquages, 10 pour perte, 2 sacks), 2nd-Team All-American, et LB Nephi Sewell (40 plaquages, 1 fumble forcé, 2 fumbles recouverts, 2 INT, 1 TD), deux joueurs au potentiel NFL évident. De quoi continuer à piétiner les coureurs adverses, surtout avec la ligne défensive effrayante composée du senior DT Viane Moala et de DE Mike Tafua (14 plaquages, 3 sacks) et DE Maxs Tupai (5 plaquages), trois immenses bonhommes qui poseront de vrais problèmes aux lignes offensives adverses.

Les errances défensives de l’an passé étaient surtout dues à une secondary en reconstruction quasi totale après de nombreux départs de joueurs chez les pros à l’issue de la campagne 2019. Avec une année d’expérience au compteur, les sophomores CB JaTravis Broughton (26 plaquages) et CB Clark Phillips (25 plaquages, 1 INT, 1 TD) devraient composer l’un des meilleurs duos de cornerbacks de Pac-12. S Vonte Davis (16 plaquages, 1 sack, 2 INT), omniprésent à l’arrière de la défense l’an dernier, reprendra sa place mais les Utes devront trouver un remplaçant à Nate Ritchie, désormais en mission pour son église pour les deux prochaines années.

La blessure du vétéran S RJ Hubert n’arrange donc pas les affaires de coach Whittingham et le true freshman S Cole Bishop devrait ainsi être lancé dans le grand bain plus tôt que prévu. Il ne sera pas la seule recrue à être impliqué dès ses débuts à la fac puisque le top prospect LB Ethan Calvert, l’une des meilleures recrues de l’histoire du programme, devrait passer pas mal de temps sur le terrain pour donner un coup de main à ses aînés.

Dans l’ensemble, avec une secondary potentiellement bien meilleure qu’en 2020, une ligne défensive monstrueuse et des superstars aux postes de linebacker, Utah devrait retrouver la solidité défensive qui faisait sa force ces dernières années.

CB Clark Phillips (#8), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Vainqueur de la compétition durant le fall camp 2020 pour le rôle de kicker titulaire, K Jadon Redding reprendra sa place après 100% de field goals réussis la saison dernière, portant son total en carrière à 18/21 et 73 conversions réussies sur 73. Le receveur vedette Briton Covey reprendra quant à lui son statut de returner numéro un après avoir été nommé au sein de la 1st-Team All-Pac-12 l’an passé avec une moyenne de 28,3 yards sur kick return et 16,1 sur punt return. P Jared March devrait démarrer comme titulaire mais il faudra patienter jusqu’au fall camp pour s’en assurer.

Calendrier

L’ouverture de la saison se déroulera donc le jeudi 2 septembre dans le stade flambant neuf des Utes, le Rice-Eccles Stadium de Salt Lake City, face à la modeste équipe de Weber State. Une rencontre qui devrait être riche d’enseignements, avant deux déplacements périlleux face au rival BYU à Provo, puis à San Diego State. Utah retrouvera ensuite son stade pour le début des rencontres de conférence Pac-12, avec la réception de Washington State avant une bye week précoce.

Les joueurs de Kyle Whittingham auront donc peu de répit à partir de début octobre, avec un enchaînement de matches incluant des déplacements à USC, Oregon State, Stanford, Arizona et des rencontres à domicile contre Arizona State, UCLA, Oregon et enfin Colorado. Un calendrier monstrueux, malgré l’absence de Washington, qui voit cependant Utah recevoir ses principaux rivaux de division, à savoir Arizona State et UCLA. Le déplacement à USC se fera ainsi après la bye week, avec des Utes frais et reposés.

Une victoire face aux Trojans et un parcours sans faute face aux prétendants à la Division South permettraient ainsi aux Utes de s’inviter pour la troisième fois en quatre ans en finale de conférence Pac-12, à Las Vegas, avec l’espoir de se voir enfin couronné champion de la côte Ouest.

Source : FBS Schedules

Conclusion

Avec ses 18 titulaires de retour cette année, il n’est pas déraisonnable de penser que cette équipe 2021 des Utes est peut être la meilleure qu’ait pu diriger Kyle Whittingham au cours de sa longue carrière à Utah. La défense paraît insubmersible, plus expérimentée en secondary et composée d’un front seven redoutable, et l’attaque devrait encore progresser avec une situation en net progrès au poste de quarterback. Charlie Brewer semble le favori pour le rôle de titulaire après son impressionnant parcours à Baylor mais il devra gagner la compétition au fall camp face à Cameron Rising, désigné titulaire avant la saison 2020 mais blessé rapidement.

Utah fait forcément office de contender pour le titre de division, et une victoire face à USC à Los Angeles en début de saison pourrait être déterminante, alors que les Utes n’ont pas gagné face aux Trojans à LA depuis 1916. Avec Arizona State au calendrier la semaine suivante, à la maison cette fois, les joueurs de Kyle Whittingham ont les cartes en main pour se révéler comme l’une des équipes surprises de la saison au niveau national, et pourquoi pas aller chatouiller des cadors dans un bowl majeur.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts :
– Un quarterback expérimenté.
– Un jeu au sol puissant.
– L’effectif le plus physique de la conférence.

Points faibles :
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un backfield défensif encore très jeune.

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Preview

Podcast Bowl – Episode 142 : Spécial Preview de la Pac-12

Traumatisée par une saison 2020 chaotique, la Pac-12 retrouve une certaine normalité… et espère placer une équipe en playoffs (Oregon ?) pour la 1ère fois depuis 2017.

Publié

le

On poursuit nos previews 2021 avec notre présentation complète de la conférence de la côte ouest américaine, la Pac-12.

Grégory Richard et Morgan Lagrée vous présentent les 12 programmes de la Pac-12. Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?

Vous saurez tout à l’aube du début de saison 2021 dans la Pac-12.

Au programme :

  • Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?
  • Hot seat : quel coach de la Pac-12 est le plus menacé ?
  • Nos pronostics.

Bonne écoute !

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Preview 2021 : USC Trojans

Un effectif talentueux, de nombreux playmakers dans tous les secteurs, le meilleur QB de la Pac-12 : mais que manque-t-il aux Trojans de USC pour retrouver le premier plan national ?

Publié

le

Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 5-1 (5-0 Pac-12).
Head coach : Clay Helton, 6e année (45-23). Résultat en carrière : 45-23.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 15, 8 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Stephen Carr, WR Amon-Ra St. Brown, WR Tyler Vaughns, OT Elijah Vera-Tucker, DT Marlon Tuipulotu, DT Jay Tufele, LB Palaie Gaoteote, CB Olaijah Griffin, S Talanoa Hufanga.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, RB Keaontay Ingram, WR Drake London, WR Bru McCoy, DT Ishmael Sopsher, DE Drake Jackson, DE Korey Foreman, CB Chris Steele, S Isaiah Pola-Mao.

Sixième année à la tête des Trojans pour le décrié Clay Helton, qui affiche un palmarès bien maigre de 45-23 à USC, dont un faible 2-3 en bowls : une hérésie pour les fans et les boosters. Si l’histoire entre le coach et la fac californienne avait bien débuté, avec une victoire épique au Rose Bowl en 2017 et un titre de conférence Pac-12 en 2018, la suite s’est nettement compliquée, au point que Helton est constamment pointé du doigt. Difficile cependant de casser le contrat du coach, protégé en 2020 par un parachute doré d’une valeur exorbitante de 20 millions de dollars, une somme impensable en période de pertes financières dues au Covid.

Néanmoins, USC pourrait finir par se séparer de Clay Helton en 2021 puisque ses indemnités en cas de licenciement s’élèveront à 10 millions de dollars cette saison, un montant plus abordable pour la riche fac privée de Los Angeles. En attendant, le coach bénéficiera du bénéfice du doute et d’un effectif à la fois expérimenté et extrêmement talentueux, malgré de nombreux départs pour la NFL ou sur transfert.

Avec une attaque annoncée comme renversante, blindée de playmakers et protégée par une OL en progrès, et une défense qui voit le retour de nombreux piliers, USC espère au moins remporter le titre de Division South, déjà acquis l’an passé, pour remporter cette fois-ci la Pac-12. Avec dans un coin de la tête l’objectif de s’inviter pour la première fois au College Football Playoff.

USC doit mieux protéger QB Kedon Slovis

Les Trojans vont jouer par les airs, beaucoup, passionnément, à la folie. Graham Harrell, disciple de Mike Leach et de l’attaque Air Raid, connait bien son groupe pour sa troisième année comme coordinateur offensif et il dispose surtout de QB Kedon Slovis (1921 yards à la passe, 17 TD, 7 INT en 6 matchs en 2020), l’un des favoris pour le Heisman Trophy, désormais junior et titulaire depuis 2019. Malgré un spring practice en dents de scie, le quarterback est devenu le vrai leader de cette attaque et ses qualités de passe en font un pion parfait dans le jeu de Harrell.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Keith Birmingham, Pasadena Star-News

Si le jeune quarterback n’a pas été franchement aidé par une ligne offensive un peu à la ramasse l’an dernier en protection de passe, les choses devraient s’améliorer cette saison avec des joueurs plus expérimentés et une concurrence saine à plusieurs postes, notamment celui de right tackle où le vétéran OT Jalen McKenzie a été bousculé pendant le spring practice par le redshirt freshman OT Jonah Monheim, top prospect en 2019. Le rôle de left tackle, précédemment occupé par Austin Jackson puis Elijah Vera-Tucker, deux choix de premier tour à la draft NFL, échoira au freshman OT Courtland Ford qui s’est révélé au printemps et qui aura donc la lourde tâche de succéder aux deux superstars.

Beaucoup de talent au skill positions

Comme d’habitude, le groupe de receveurs des Trojans est blindé en qualité, et ce malgré les pertes d’Amon-Ra St. Brown et Tyler Vaughns, deux des cibles les plus prolifiques de Slovis ces deux dernières années. Heureusement, la vedette WR Drake London sera là, promue au rang de cible numéro un, épaulé par l’ancien prospect cinq étoiles WR Bru McCoy et WR KD Nixon, transféré de Colorado. Les freshmen WR Gary Bryant et WR Michael Jackson devraient également apporter leur pierre à l’édifice.

Enfin, le jeu au sol ne sera encore qu’un prétexte pour surprendre l’adversaire, alors qu’il n’est absolument pas au centre du système offensif des Trojans (97.3 yards au sol, #120 National). Surtout après les départs de RB Stephen Carr à Indiana et RB Markese Stepp à Nebraska. Il ne reste désormais que le vétéran RB Vavae Malepeai et RB Keaontay Ingram, débarqué en provenance de Texas cette saison, pour faire souffler Slovis et ses receveurs. L’un des deux devrait émerger comme coureur principal alors que Mike Jinks, coach des running backs, envisage de changer sa stratégie qui consistait à impliquer plusieurs joueurs dans la rotation. Un volte-face qui s’explique par les médiocres résultats des Trojans au sol en 2020.

USC ajoute le prospect #1 du recrutement 2021 à un solide front four

USC voulait take back the West (« re-conquérir l’Ouest ») cette année au niveau du recrutement et l’objectif numéro un, le prospect cinq étoiles numéro un du pays, DE Korey Foreman, a rejoint les Trojans après une intense cour de Clay Helton. Il devrait vraisemblablement entrer dans la rotation mais il n’est pas assuré d’un rôle de titulaire puisque DE Drake Jackson est la superstar de cette défense californienne, attendu au premier tour de la prochaine draft et déjà ultra dominant au spring practice, et que le vétéran DE Nick Figueroa a assuré en 2020.

DL Drake Jackson (#99), USC – Crédit photo : Sean M. Haffey/Getty Images

Le plus gros chantier défensif se trouve ainsi à l’intérieur de la ligne, après les départs de Jay Tufele et Marlon Tuipulotu pour la NFL, celui de Caleb Tremblay pour Tennessee, sans oublier l’absence sur blessure de DT Brandon Pili. Le coaching staff travaillera donc avec un groupe quasi inédit, renforcé par le transfuge d’Alabama DT Ishmael Sopsher (#5 DT, #47 National du recrutement 2019), ancien top prospect du Crimson Tide. Le redshirt freshman DT Jamar Sekona a quant à lui retourné le spring practice et la recrue quatre étoiles NT Jay Toia est déjà prêt physiquement pour le jeu universitaire. Avec en outre un DT Tuli Tuipulotu impressionnant au printemps, cette ligne défensive pourrait finalement s’avérer le point fort de la défense, contre toute attente.

Un backfield défensif déplûmé

À moins que la secondary ne continue sur sa lancée, en dépit du départ de Talanoa Hufanga pour la NFL. L’ancien Pac-12 Defensive Player of the Year laisse un vide énorme au sein de la défense des Trojans mais le vétéran S Isaiah Pola-Mao devrait assurer la succession, avec ses 121 plaquages et 5 interceptions en carrière. Le renfort de S Xavion Alford sera le bienvenu, dans un groupe de defensive backs qui inclut de nombreux cadors de Pac-12 ; l’ancien prospect cinq étoiles CB Chris Steele et CB Isaac Taylor-Stuart formeront l’une des paires les plus solides du pays, avec CB Greg Johnson ou encore DB Max Williams en soutien. Il faudra également compter sur le top prospect CB Ceyair Wright pour donner un coup de main régulier.

Le milieu de la défense sera tenu par les vétérans LB Ralen Goforth et LB Kana’i Mauga suite au départ de Palaie Gaoteote pour Ohio State. Goforth prendra donc la place de ce dernier, déjà auréolé d’une grosse expérience avec USC. Cette défense paraît en tout cas suffisamment équilibrée et expérimentée pour progresser sous la direction du defensive coordinator Todd Orlando, dans sa seconde année à LA, et s’imposer comme l’une des meilleures de la conférence. Du côté des Trojans, on espère évidemment faire mieux dans la red zone, le point faible en 2020, tout en conservant les habitudes de turnovers prises l’an passé.

S Isaiah Pola-Mao (#21), USC – Crédit photo : Harry How, Getty Images

Les Trojans ne manquent jamais de joueurs explosifs à faire évoluer sur retours de coups de pied et une solide rotation devrait s’établir, même si les titulaires dans l’exercice en 2020 sont tous partis, à l’exception de Gary Bryant.

Chez les spécialistes, l’Australien P Ben Griffiths sera de retour pour une troisième saison comme titulaire alors que sa moyenne de 46,4 yards par punt en 2020 est la meilleure à USC depuis 2003. Le sophomore K Parker Lewis sera le kicker des Trojans pour la seconde année consécutive, après avoir terminé 20e au rang national en field goals en tant que true freshman, avec 60% de touchbacks sur ses kickoffs. Pour finir, le vétéran LS Damon Johnson sera long snapper pour une cinquième saison en 2021.

Calendrier

Pour la première fois depuis 2009, les Trojans joueront tous leurs matches de saison régulière les samedis. En apparence accessible, ce calendrier ne le sera pas tant que ça, avec trois opposants hors-conférence tous classés dans le top 25 l’an dernier. Cependant, avec sept matches à domicile contre cinq à l’extérieur, USC espère bien profiter de l’avantage du terrain, bien que les déplacements à Notre Dame et Arizona State s’annoncent périlleux, avec de possibles surprises à Washington State, Colorado ou California, des équipes en forme récemment.

Si les Trojans éviteront Oregon et Washington au calendrier cette année, le match d’ouverture face au champion régnant de Mountain West San Jose State ne sera pas une partie de plaisir. En conférence, USC recevra Stanford, Oregon State, Utah, Arizona et UCLA, avant de conclure la saison régulière face à BYU, qui s’était imposé en 2019 contre les joueurs de Clay Helton.

La fac de LA peut espérer s’inviter en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas, même si les Trojans perdent une ou deux rencontres au calendrier, mais il faudra sans doute être quasi parfait pour accrocher l’une des quatre places disponibles pour des playoffs qui se jouent presque traditionnellement sans équipe de Pac-12.

Source : FBS schedules

Conclusion

Après une saison régulière 2020 réussie, conclue par cinq victoires en cinq matches, USC s’est écrasé en finale de conférence Pac-12 face à une équipe d’Oregon qui remplaçait Washington, privé de match pour cause de Covid. Cette année, avec un groupe expérimenté, un quarterback dans la meilleure forme de sa carrière et des systèmes de jeu bien établis, l’objectif est clair : remporter la conférence Pac-12. Il faudra déjà s’imposer au sein d’une division robuste, qui compte Arizona State, Utah et potentiellement UCLA comme outsiders sérieux.

Les Trojans espèrent ainsi faire du bruit au niveau national et se rapprocher d’une place en playoffs qui leur échappe depuis la création du CFP en 2014. Il faudra pour ça se montrer plus réguliers que lors des campagnes précédentes et éviter les erreurs de débutant de la part d’un coach dans sa sixième année à la tête du programme. En cas de nouvelle désillusion, Clay Helton devrait ainsi faire ses adieux à la cité des anges, pour le plus grand bonheur de fans qui n’attendent qu’une seule chose : le retour au premier plan national de USC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la Pac-12.
– De nombreux playmakers offensifs.
– Un front fort intimidant.

Points faibles :
– Une ligne offensive dysfonctionnelle.
– Un backfield défensif en chantier.
– Un coach condamné.

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