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Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

Crédit photo : Scott Chandler

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 10, 7 en attaque, 3 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Demetric Felton, WR Kyle Philips, WR Chase Cota, DE Osa Odighizuwa, NT Otito Ogbonnia, CB Jay Shaw, SS Stephan Blaylock, FS Quentin Lake.

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Preview 2021 : Arizona State Sun Devils

Un effectif expérimenté et affamé à l’image de l’explosif QB Jayden Daniels : et si les Sun Devils d’Arizona State étaient le prétendant numéro 1 au titre de champion de division Pac-12 South ?

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Crédit photo : Arizona State Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Sun Devils d’Arizona State.

Arizona State Sun Devils

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 2-2 (2-2 Pac-12).
Head Coach : Herm Edwards, 4e année (17-13). Résultat en carrière : 17-13.
Coordinateur offensif : Zak Hill.
Coordinateur défensif : Antonio Pierce.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Frank Darby.
Joueurs à suivre : QB Jayden Daniels, RB Rachaad White, WR Geordon Porter, OT Kellen Diesch, DT Jermayne Lole, DT DJ Davidson, DE Tyler Johnson, DE Travez Moore, LB Darien Butler, S Evan Fields.

Cette année, Arizona State est l’épouvantail de la conférence Pac-12. Si les grosses écuries comme Washington, Oregon ou USC font à nouveau figures de favoris pour le titre final à Las Vegas, leurs plans pourraient bien être déjoués par une éventuelle surprise venue du désert. Il faut dire que les Sun Devils ont montré des signes évidents de progression depuis l’arrivée d’Herm Edwards sur le campus de Tempe. L’ancien coach des New York Jets et des Kansas City Chiefs, réputé pour ses discours de vestiaire légendaires à la Al Pacino dans Any Given Sunday, a transformé une équipe correcte à son meilleur niveau en un contender de Division South en trois saisons.

Abandonné par sa défense et une attaque irrégulière l’an dernier, Arizona State a néanmoins bouclé son bilan de quatre matches à l’équilibre, avec deux victoires et autant de défaites, mais le potentiel de l’effectif actuel annonce de beaux jours sous le soleil de l’Arizona. Les médias sont unanimes : ces Sun Devils cuvée 2021 ont tout pour retourner la Pac-12 et s’inviter là où on ne les attend habituellement pas. Reste à voir si les planètes s’alignent, surtout dans une situation tendue alors que la NCAA conduit actuellement une enquête sur des violations dans le recrutement à Arizona State.

Une attaque portée par le QB le plus explosif de la Pac-12

À commencer par QB Jayden Daniels (701 yards à la passe, 5 TD, 1 INT et 223 yards au sol, 4 TDs en 4 matchs), dont les performances seront observées à la loupe. Titulaire pour la troisième année consécutive, le patron de l’attaque d’Arizona State est attendu comme l’un des meilleurs joueurs offensifs de Pac-12 si sa progression se déroule comme prévu.

QB Jayden Daniels (#5), Arizona State – Crédit photo : Felix Mattos

Extrêmement athlétique, un peu frêle cependant pour se risquer trop souvent à courir, Daniels semble capable de monter en puissance après une saison 2020 décevante où il n’a pas été gâté par le manque de talent chez ses receveurs. Avec 60,7% de passes complétées en 2019 et 58,3% en 2020, sa précision fait tâche mais l’espoir est de mise avec une ligne offensive expérimentée et un groupe de receveurs enfin au niveau malgré l’absence d’un vrai numéro 1.

Malgré la relative inexpérience de cette escouade, qui a seulement perdu Frank Darby cette saison et tout de même renforcée par l’arrivée de WR Bryan Thompson sur transfert en provenance de Utah, le sophomore WR Geordon Porter (5 réceptions, 120 yards, 1 TD) et le freshman WR Elijhah Badger, déjà comparé à Brandon Aiyuk et révélation du spring practice, seront des soutiens de poids dans le jeu aérien.

Un jeu au sol dévastateur

Herm Edwards a déjà fait savoir que cette attaque misera sur l’équilibre entre jeu de passe et course, probablement à raison alors que les Sun Devils ont fini en première position en attaque au sol l’an dernier (234.2 yards en moyenne par match, #7 du pays). La ligne offensive retrouve quatre titulaires, dont le vétéran OT Kellen Diesch et la star montante OG Dohnovan West, 1st-Team All-Pac-12 en 2020, avec pour objectif de faire briller RB Rachaad White (42 courses, 420 yards, 5 TD, 8 réceptions, 151 yards, 1 TD), premier en yards à la course et à la réception l’an dernier, le mammouth RB Chip Trayanum (49 courses, 290 yards, 4 TD) et le bolide RB Daniyel Ngata. Sans oublier Jayden Daniels, capable de prendre ses jambes à son cou lorsqu’il le faudra. L’ancien joueur de North Carolina, OT Triston Miller, est également attendu comme une recrue de choix pour renforcer une ligne offensive prometteuse.

Il fait ainsi peu de doute quant au fait que l’attaque des Sun Devils, qui a fini la saison passée avec 70 points face à Arizona et 46 contre Oregon State, sera l’une des attractions de la saison sur la côte Ouest.

OLB Merlin Robertson, Arizona State – Crédit photo : Arizona State Athletics

Une défense opportuniste

L’ancien All Pro NFL Antonio Pierce sera donc à la tête de la défense des Sun Devils, pas forcément attendue au tournant car l’attaque devrait suffire à faire gagner des matches dans un football moderne où la défense ne gagne plus forcément le championnat. L’objectif sera ainsi de contenir suffisamment les attaques adverses pour permettre à Jayden Daniels et sa troupe de faire la différence.

Arizona State pourra compter sur un groupe solide, expérimenté, qui alignera un front four absolument effrayant, composé de DT DJ Davidson (19 plaquages, 1 sack) et DT Jermaine Lole (24 plaquages, 1.5 sacks), deux joueurs aux mensurations NFL qui semblent promis à une carrière future chez les pros. Assistés de DE Tyler Johnson (16 plaquages, 5 sacks), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020 et numéro un en sacks chez les Sun Devils l’an dernier, et de DE Travez Moore, transféré de LSU, ils devraient permettre au pass rush de progresser encore après une courte campagne prometteuse dans le système 4-3 de Robert Rodriguez, coach de la DL en provenance des Minnesota Vikings l’année passée.

Les vétérans LB Merlin Robertson (24 plaquages, 1 INT) et LB Darien Butler (15 plaquages), titulaires depuis quatre ans déjà, patrouilleront au milieu de la défense et feront profiter de leur expérience aux jeunes et futurs tauliers d’Arizona State. Malgré cet étalage de talent dans le front seven, c’est bel et bien la secondary des Sun Devils qui pourrait jouer les premiers rôles en 2021.

Le meilleur backfield défensif de la Pac-12

Avec la superstar CB Chase Lucas (15 plaquages, 5 passes défendues, 1 fumble forcé) et CB Jack Jones (5 plaquages) aux extrémités, soutenus par le duo de safeties S Evan Fields (38 plaquages, 3 fumbles forcés), meilleur plaqueur de l’équipe l’année dernière, et S DeAndre Pierce (24 plaquages, 1 INT), le potentiel est visiblement là pour continuer sur la lancée de l’année dernière, alors que cette défense était numéro un en Pac-12 en points inscrits sur des actions défensives.

DB Chase Lucas, Arizona State – Crédit photo : Jennifer Stewart, Getty Images

Double 1st-Team All-Pac-12, P Michael Turk est déjà considéré comme l’un des meilleurs punters de l’histoire d’Arizona State et il devrait logiquement reprendre sa place, sauf catastrophe majeure. Le poste de kicker demeure à l’inverse une réelle interrogation et la compétition se poursuivra durant le fall camp pour définir un titulaire. Enfin, le sophomore DJ Taylor reprendra son rôle de kick returner après avoir été nommé au sein de la 2nd-Team All-Pac-12 l’an dernier en tant que true freshman.

Calendrier

Arizona State devrait débuter tranquillement sa saison avec deux victoires, à la maison, face à Southern Utah puis UNLV. Le calme avant la tempête puisqu’il faudra affronter BYU à Provo dans un match déjà couperet. La réception de Colorado, le déplacement à UCLA et la rencontre contre Stanford à Tempe semblent des formalités pour une équipe attendue potentiellement en finale de conférence.

Les Sun Devils se déplaceront ensuite à Utah avant une bye week bienvenue avant d’affronter Washington State et surtout le grand rival pour le titre de Division South, USC. Arizona State n’aura pas le temps de souffler puisqu’il faudra ensuite aller jouer à Washington et Oregon State, pour finir sur la réception du rival Arizona qui voudra probablement prendre sa revanche après la raclée reçue en 2020.

La troupe de coach Edwards pourrait donc boucler la saison régulière avec un bilan très positif, nécessaire pour s’inviter en finale de conférence Pac-12 à Las Vegas le 3 décembre.

Conclusion

En 2020, les Sun Devils ont manqué de mordant lorsqu’il le fallait, en attaque comme en défense. Du côté offensif, il faut souligner une irrégularité parfois décisive, comme dans la défaite face à USC après une seconde mi-temps plafonnée à trois points sur field goal, qui devrait cependant s’améliorer avec des playmakers en puissance à tous les postes. En face, défensivement, il faudra résister mieux qu’en 2020, alors que les adversaires du programme de Tempe ont converti 45% de leurs tentatives sur 3rd downs.

Le pedigree NFL du coach Herm Edwards semble commencer à porter ses fruits, à condition de voir l’éclosion annoncée du quarterback Jayden Daniels, nouveau messie du côté d’Arizona State. Si le joueur s’impose enfin comme le patron qu’il devrait être, cette attaque pourrait bien être presque inarrêtable, comme face à Arizona l’an dernier, quand les Sun Devils s’étaient imposés 70-7. En manœuvrant habilement un calendrier abordable, Arizona State pourrait ainsi remporter son second titre de Division South après celui de 2013, et même son premier titre de conférence Pac-12 depuis 2007.

Les chiffres records de ventes de billets à Tempe montrent en tout cas le fort engouement autour du programme de football, en dépit de l’atmosphère tendue actuellement suite à l’enquête de la NCAA concernant de multiples violations des règles concernant le recrutement. Même si Herm Edwards pourrait être évincé en fonction des conclusions de l’enquête, l’ancien coach NFL a tenu à rassurer les fans, expliquant que la situation ne perturbera pas les joueurs. À suivre, donc.

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Preview 2021 : Utah Utes

Avec l’arrivée de QB Charlie Brewer, les Utes de Utah possèdent peut-être le leader offensif qui manquait à un programme toujours aussi redoutable en défense.

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le

Crédit photo : Rick Bowmer, Associated Press

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Utes d’Utah.

Utah Utes

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-2, 3-2 Pac-12.
Head Coach : Kyle Whittingham, 17ème année (134-66). Résultat en carrière : 134-66.
Coordinateur offensif : Andy Ludwig.
Coordinateur défensif : Morgan Scalley.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Jake Bentley, RB Devin Brumfield, WR Bryan Thompson, S Nate Ritchie.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Britain Covey, TE Brant Kuithe, C Nick Ford, OG Sataoa Laumea, DE Mika Tafua, LB Devin Lloyd, LB Nephi Sewell, CB JaTravis Broughton, CB Clark Phillips.

« Je pense que nous aurons une équipe de football complète. Nous avions des interrogations à certains postes mais je pense que nous y avons répondu. » – Kyle Whittingham, head coach des Utes de Utah.

Après une saison 2020 tronquée en guise d’échauffement pour une équipe des Utes en transition, Kyle Whittingham est ressorti du spring practice confiant. Il faut dire qu’Utah a fait peau neuve à différents niveaux, depuis son quarterback jusqu’à son nouveau stade, le Rice-Eccles Stadium, rénové et agrandi.

Le coach des Utes, qui aborde sa dix-septième saison à la tête du programme de Salt Lake City, espère remporter son quatrième titre de Division South après ceux de 2015, 2018 et 2019, et même aller plus loin avec un couronnement en Pac-12, récompense qui échappe à Utah depuis son arrivée en 2011 dans la conférence Pacific.

Les Utes auront également à cœur d’honorer la mémoire du running back Ty Jordan, décédé à Noël dernier d’un tir à l’abdomen qu’il se serait infligé accidentellement. Le jeune joueur de 19 ans, Pac-12 Offensive Freshman of the Year en 2020, sera dans tous les esprits au moment de fouler la pelouse à la rentrée.

QB Charlie Brewer, Utah – Crédit photo : Kevin Cody, Daily Utah Chronicle

Charlie Brewer, meilleur QB depuis Alex Smith ?

Si les Utes n’ont pas été aussi dangereux l’an passé, c’est aussi parce que leur quarterback Jake Bentley n’avait rien d’un foudre de guerre. Désormais transféré à South Alabama, il devrait être remplacé par QB Charlie Brewer (9700 yards à la passe, 65 TDs, 28 INTs en carrière), titulaire pendant quatre ans à Baylor où il a obtenu ses lettres de noblesse. Ce dernier peut-il être le meilleur quarterback à Utah depuis Alex Smith ? Yes, he can. Sous son impulsion, Baylor était devenu un sérieux prétendant en Big 12 et il devrait être au sommet de ses capacités pour son ultime campagne universitaire. À moins de perdre la compétition pour le poste, avec QB Cameron Rising de retour de blessure, et les arrivées sur le campus du freshman QB Ja’Quinden Jackson, transféré de Texas, et de la recrue quatre étoiles QB Peter Costelli.

Brewer pourra compter sur le vétéran WR Britain Covey (19 réceptions, 264 yds, 3 TD), l’un des piliers de cette attaque des Utes, mais aussi sur le nouvel arrivant WR Theo Howard, ancien top prospect, passé par UCLA et Oklahoma. Malheureusement, Bryan Thompson est aussi passé par le portail des transferts pour déménager de Salt Lake City au désert, à Arizona State, mais les géants WR Devaughn Vele (1m95) et WR Solomon Enis (11 réceptions, 108 yards, 1 TD) devraient pouvoir assurer la transition. Le premier s’est d’ailleurs imposé comme l’une des stars du spring practice. Sans oublier TE Brant Kuithe (25 réceptions, 236 yards), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, capable d’aller chercher la profondeur si besoin.

Un jeu au sol au niveau d’un vrai prétendant ?

Tout ce beau monde sera bien entouré, avec une ligne offensive au potentiel monstre, qui retrouve ses cinq titulaires, dont C Nick Ford, 1st-Team All-Pac-12 l’an dernier et futur choix de premier tour grâce à ses qualités sur la ligne et sa polyvalence à tous les postes de l’OL. Il sera notamment épaulé par le sophomore OG Sataoa Laumea, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020.

De quoi paver une voie royale à une escouade de coureurs remplumée malgré la perte tragique de Ty Jordan, qui accueille ainsi RB TJ Pledger (695 yards au sol, 6 TDs en carrière) en provenance d’Oklahoma et RB Chris Curry débarqué de LSU. Avec le jeune RB Micah Bernard dans la rotation, les Utes devraient amortir sans souci les départs de Devin Brumfield à Tulane et Jordan Wilmore à Fresno State.

LB Devin Lloyd (#0), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Une défense surpuissante

Il ne fait absolument aucun doute que la défense des Utes devrait faire son retour en grâce après une saison médiocre en 2020, avec un monstre à deux têtes au milieu, en l’occurence le duo LB Devin Lloyd (48 plaquages, 10 pour perte, 2 sacks), 2nd-Team All-American, et LB Nephi Sewell (40 plaquages, 1 fumble forcé, 2 fumbles recouverts, 2 INT, 1 TD), deux joueurs au potentiel NFL évident. De quoi continuer à piétiner les coureurs adverses, surtout avec la ligne défensive effrayante composée du senior DT Viane Moala et de DE Mike Tafua (14 plaquages, 3 sacks) et DE Maxs Tupai (5 plaquages), trois immenses bonhommes qui poseront de vrais problèmes aux lignes offensives adverses.

Les errances défensives de l’an passé étaient surtout dues à une secondary en reconstruction quasi totale après de nombreux départs de joueurs chez les pros à l’issue de la campagne 2019. Avec une année d’expérience au compteur, les sophomores CB JaTravis Broughton (26 plaquages) et CB Clark Phillips (25 plaquages, 1 INT, 1 TD) devraient composer l’un des meilleurs duos de cornerbacks de Pac-12. S Vonte Davis (16 plaquages, 1 sack, 2 INT), omniprésent à l’arrière de la défense l’an dernier, reprendra sa place mais les Utes devront trouver un remplaçant à Nate Ritchie, désormais en mission pour son église pour les deux prochaines années.

La blessure du vétéran S RJ Hubert n’arrange donc pas les affaires de coach Whittingham et le true freshman S Cole Bishop devrait ainsi être lancé dans le grand bain plus tôt que prévu. Il ne sera pas la seule recrue à être impliqué dès ses débuts à la fac puisque le top prospect LB Ethan Calvert, l’une des meilleures recrues de l’histoire du programme, devrait passer pas mal de temps sur le terrain pour donner un coup de main à ses aînés.

Dans l’ensemble, avec une secondary potentiellement bien meilleure qu’en 2020, une ligne défensive monstrueuse et des superstars aux postes de linebacker, Utah devrait retrouver la solidité défensive qui faisait sa force ces dernières années.

CB Clark Phillips (#8), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Vainqueur de la compétition durant le fall camp 2020 pour le rôle de kicker titulaire, K Jadon Redding reprendra sa place après 100% de field goals réussis la saison dernière, portant son total en carrière à 18/21 et 73 conversions réussies sur 73. Le receveur vedette Briton Covey reprendra quant à lui son statut de returner numéro un après avoir été nommé au sein de la 1st-Team All-Pac-12 l’an passé avec une moyenne de 28,3 yards sur kick return et 16,1 sur punt return. P Jared March devrait démarrer comme titulaire mais il faudra patienter jusqu’au fall camp pour s’en assurer.

Calendrier

L’ouverture de la saison se déroulera donc le jeudi 2 septembre dans le stade flambant neuf des Utes, le Rice-Eccles Stadium de Salt Lake City, face à la modeste équipe de Weber State. Une rencontre qui devrait être riche d’enseignements, avant deux déplacements périlleux face au rival BYU à Provo, puis à San Diego State. Utah retrouvera ensuite son stade pour le début des rencontres de conférence Pac-12, avec la réception de Washington State avant une bye week précoce.

Les joueurs de Kyle Whittingham auront donc peu de répit à partir de début octobre, avec un enchaînement de matches incluant des déplacements à USC, Oregon State, Stanford, Arizona et des rencontres à domicile contre Arizona State, UCLA, Oregon et enfin Colorado. Un calendrier monstrueux, malgré l’absence de Washington, qui voit cependant Utah recevoir ses principaux rivaux de division, à savoir Arizona State et UCLA. Le déplacement à USC se fera ainsi après la bye week, avec des Utes frais et reposés.

Une victoire face aux Trojans et un parcours sans faute face aux prétendants à la Division South permettraient ainsi aux Utes de s’inviter pour la troisième fois en quatre ans en finale de conférence Pac-12, à Las Vegas, avec l’espoir de se voir enfin couronné champion de la côte Ouest.

Source : FBS Schedules

Conclusion

Avec ses 18 titulaires de retour cette année, il n’est pas déraisonnable de penser que cette équipe 2021 des Utes est peut être la meilleure qu’ait pu diriger Kyle Whittingham au cours de sa longue carrière à Utah. La défense paraît insubmersible, plus expérimentée en secondary et composée d’un front seven redoutable, et l’attaque devrait encore progresser avec une situation en net progrès au poste de quarterback. Charlie Brewer semble le favori pour le rôle de titulaire après son impressionnant parcours à Baylor mais il devra gagner la compétition au fall camp face à Cameron Rising, désigné titulaire avant la saison 2020 mais blessé rapidement.

Utah fait forcément office de contender pour le titre de division, et une victoire face à USC à Los Angeles en début de saison pourrait être déterminante, alors que les Utes n’ont pas gagné face aux Trojans à LA depuis 1916. Avec Arizona State au calendrier la semaine suivante, à la maison cette fois, les joueurs de Kyle Whittingham ont les cartes en main pour se révéler comme l’une des équipes surprises de la saison au niveau national, et pourquoi pas aller chatouiller des cadors dans un bowl majeur.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts :
– Un quarterback expérimenté.
– Un jeu au sol puissant.
– L’effectif le plus physique de la conférence.

Points faibles :
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un backfield défensif encore très jeune.

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Podcast Bowl – Episode 142 : Spécial Preview de la Pac-12

Traumatisée par une saison 2020 chaotique, la Pac-12 retrouve une certaine normalité… et espère placer une équipe en playoffs (Oregon ?) pour la 1ère fois depuis 2017.

Publié

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On poursuit nos previews 2021 avec notre présentation complète de la conférence de la côte ouest américaine, la Pac-12.

Grégory Richard et Morgan Lagrée vous présentent les 12 programmes de la Pac-12. Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?

Vous saurez tout à l’aube du début de saison 2021 dans la Pac-12.

Au programme :

  • Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?
  • Hot seat : quel coach de la Pac-12 est le plus menacé ?
  • Nos pronostics.

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Preview 2021 : USC Trojans

Un effectif talentueux, de nombreux playmakers dans tous les secteurs, le meilleur QB de la Pac-12 : mais que manque-t-il aux Trojans de USC pour retrouver le premier plan national ?

Publié

le

Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 5-1 (5-0 Pac-12).
Head coach : Clay Helton, 6e année (45-23). Résultat en carrière : 45-23.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 15, 8 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Stephen Carr, WR Amon-Ra St. Brown, WR Tyler Vaughns, OT Elijah Vera-Tucker, DT Marlon Tuipulotu, DT Jay Tufele, LB Palaie Gaoteote, CB Olaijah Griffin, S Talanoa Hufanga.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, RB Keaontay Ingram, WR Drake London, WR Bru McCoy, DT Ishmael Sopsher, DE Drake Jackson, DE Korey Foreman, CB Chris Steele, S Isaiah Pola-Mao.

Sixième année à la tête des Trojans pour le décrié Clay Helton, qui affiche un palmarès bien maigre de 45-23 à USC, dont un faible 2-3 en bowls : une hérésie pour les fans et les boosters. Si l’histoire entre le coach et la fac californienne avait bien débuté, avec une victoire épique au Rose Bowl en 2017 et un titre de conférence Pac-12 en 2018, la suite s’est nettement compliquée, au point que Helton est constamment pointé du doigt. Difficile cependant de casser le contrat du coach, protégé en 2020 par un parachute doré d’une valeur exorbitante de 20 millions de dollars, une somme impensable en période de pertes financières dues au Covid.

Néanmoins, USC pourrait finir par se séparer de Clay Helton en 2021 puisque ses indemnités en cas de licenciement s’élèveront à 10 millions de dollars cette saison, un montant plus abordable pour la riche fac privée de Los Angeles. En attendant, le coach bénéficiera du bénéfice du doute et d’un effectif à la fois expérimenté et extrêmement talentueux, malgré de nombreux départs pour la NFL ou sur transfert.

Avec une attaque annoncée comme renversante, blindée de playmakers et protégée par une OL en progrès, et une défense qui voit le retour de nombreux piliers, USC espère au moins remporter le titre de Division South, déjà acquis l’an passé, pour remporter cette fois-ci la Pac-12. Avec dans un coin de la tête l’objectif de s’inviter pour la première fois au College Football Playoff.

USC doit mieux protéger QB Kedon Slovis

Les Trojans vont jouer par les airs, beaucoup, passionnément, à la folie. Graham Harrell, disciple de Mike Leach et de l’attaque Air Raid, connait bien son groupe pour sa troisième année comme coordinateur offensif et il dispose surtout de QB Kedon Slovis (1921 yards à la passe, 17 TD, 7 INT en 6 matchs en 2020), l’un des favoris pour le Heisman Trophy, désormais junior et titulaire depuis 2019. Malgré un spring practice en dents de scie, le quarterback est devenu le vrai leader de cette attaque et ses qualités de passe en font un pion parfait dans le jeu de Harrell.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Keith Birmingham, Pasadena Star-News

Si le jeune quarterback n’a pas été franchement aidé par une ligne offensive un peu à la ramasse l’an dernier en protection de passe, les choses devraient s’améliorer cette saison avec des joueurs plus expérimentés et une concurrence saine à plusieurs postes, notamment celui de right tackle où le vétéran OT Jalen McKenzie a été bousculé pendant le spring practice par le redshirt freshman OT Jonah Monheim, top prospect en 2019. Le rôle de left tackle, précédemment occupé par Austin Jackson puis Elijah Vera-Tucker, deux choix de premier tour à la draft NFL, échoira au freshman OT Courtland Ford qui s’est révélé au printemps et qui aura donc la lourde tâche de succéder aux deux superstars.

Beaucoup de talent au skill positions

Comme d’habitude, le groupe de receveurs des Trojans est blindé en qualité, et ce malgré les pertes d’Amon-Ra St. Brown et Tyler Vaughns, deux des cibles les plus prolifiques de Slovis ces deux dernières années. Heureusement, la vedette WR Drake London sera là, promue au rang de cible numéro un, épaulé par l’ancien prospect cinq étoiles WR Bru McCoy et WR KD Nixon, transféré de Colorado. Les freshmen WR Gary Bryant et WR Michael Jackson devraient également apporter leur pierre à l’édifice.

Enfin, le jeu au sol ne sera encore qu’un prétexte pour surprendre l’adversaire, alors qu’il n’est absolument pas au centre du système offensif des Trojans (97.3 yards au sol, #120 National). Surtout après les départs de RB Stephen Carr à Indiana et RB Markese Stepp à Nebraska. Il ne reste désormais que le vétéran RB Vavae Malepeai et RB Keaontay Ingram, débarqué en provenance de Texas cette saison, pour faire souffler Slovis et ses receveurs. L’un des deux devrait émerger comme coureur principal alors que Mike Jinks, coach des running backs, envisage de changer sa stratégie qui consistait à impliquer plusieurs joueurs dans la rotation. Un volte-face qui s’explique par les médiocres résultats des Trojans au sol en 2020.

USC ajoute le prospect #1 du recrutement 2021 à un solide front four

USC voulait take back the West (« re-conquérir l’Ouest ») cette année au niveau du recrutement et l’objectif numéro un, le prospect cinq étoiles numéro un du pays, DE Korey Foreman, a rejoint les Trojans après une intense cour de Clay Helton. Il devrait vraisemblablement entrer dans la rotation mais il n’est pas assuré d’un rôle de titulaire puisque DE Drake Jackson est la superstar de cette défense californienne, attendu au premier tour de la prochaine draft et déjà ultra dominant au spring practice, et que le vétéran DE Nick Figueroa a assuré en 2020.

DL Drake Jackson (#99), USC – Crédit photo : Sean M. Haffey/Getty Images

Le plus gros chantier défensif se trouve ainsi à l’intérieur de la ligne, après les départs de Jay Tufele et Marlon Tuipulotu pour la NFL, celui de Caleb Tremblay pour Tennessee, sans oublier l’absence sur blessure de DT Brandon Pili. Le coaching staff travaillera donc avec un groupe quasi inédit, renforcé par le transfuge d’Alabama DT Ishmael Sopsher (#5 DT, #47 National du recrutement 2019), ancien top prospect du Crimson Tide. Le redshirt freshman DT Jamar Sekona a quant à lui retourné le spring practice et la recrue quatre étoiles NT Jay Toia est déjà prêt physiquement pour le jeu universitaire. Avec en outre un DT Tuli Tuipulotu impressionnant au printemps, cette ligne défensive pourrait finalement s’avérer le point fort de la défense, contre toute attente.

Un backfield défensif déplûmé

À moins que la secondary ne continue sur sa lancée, en dépit du départ de Talanoa Hufanga pour la NFL. L’ancien Pac-12 Defensive Player of the Year laisse un vide énorme au sein de la défense des Trojans mais le vétéran S Isaiah Pola-Mao devrait assurer la succession, avec ses 121 plaquages et 5 interceptions en carrière. Le renfort de S Xavion Alford sera le bienvenu, dans un groupe de defensive backs qui inclut de nombreux cadors de Pac-12 ; l’ancien prospect cinq étoiles CB Chris Steele et CB Isaac Taylor-Stuart formeront l’une des paires les plus solides du pays, avec CB Greg Johnson ou encore DB Max Williams en soutien. Il faudra également compter sur le top prospect CB Ceyair Wright pour donner un coup de main régulier.

Le milieu de la défense sera tenu par les vétérans LB Ralen Goforth et LB Kana’i Mauga suite au départ de Palaie Gaoteote pour Ohio State. Goforth prendra donc la place de ce dernier, déjà auréolé d’une grosse expérience avec USC. Cette défense paraît en tout cas suffisamment équilibrée et expérimentée pour progresser sous la direction du defensive coordinator Todd Orlando, dans sa seconde année à LA, et s’imposer comme l’une des meilleures de la conférence. Du côté des Trojans, on espère évidemment faire mieux dans la red zone, le point faible en 2020, tout en conservant les habitudes de turnovers prises l’an passé.

S Isaiah Pola-Mao (#21), USC – Crédit photo : Harry How, Getty Images

Les Trojans ne manquent jamais de joueurs explosifs à faire évoluer sur retours de coups de pied et une solide rotation devrait s’établir, même si les titulaires dans l’exercice en 2020 sont tous partis, à l’exception de Gary Bryant.

Chez les spécialistes, l’Australien P Ben Griffiths sera de retour pour une troisième saison comme titulaire alors que sa moyenne de 46,4 yards par punt en 2020 est la meilleure à USC depuis 2003. Le sophomore K Parker Lewis sera le kicker des Trojans pour la seconde année consécutive, après avoir terminé 20e au rang national en field goals en tant que true freshman, avec 60% de touchbacks sur ses kickoffs. Pour finir, le vétéran LS Damon Johnson sera long snapper pour une cinquième saison en 2021.

Calendrier

Pour la première fois depuis 2009, les Trojans joueront tous leurs matches de saison régulière les samedis. En apparence accessible, ce calendrier ne le sera pas tant que ça, avec trois opposants hors-conférence tous classés dans le top 25 l’an dernier. Cependant, avec sept matches à domicile contre cinq à l’extérieur, USC espère bien profiter de l’avantage du terrain, bien que les déplacements à Notre Dame et Arizona State s’annoncent périlleux, avec de possibles surprises à Washington State, Colorado ou California, des équipes en forme récemment.

Si les Trojans éviteront Oregon et Washington au calendrier cette année, le match d’ouverture face au champion régnant de Mountain West San Jose State ne sera pas une partie de plaisir. En conférence, USC recevra Stanford, Oregon State, Utah, Arizona et UCLA, avant de conclure la saison régulière face à BYU, qui s’était imposé en 2019 contre les joueurs de Clay Helton.

La fac de LA peut espérer s’inviter en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas, même si les Trojans perdent une ou deux rencontres au calendrier, mais il faudra sans doute être quasi parfait pour accrocher l’une des quatre places disponibles pour des playoffs qui se jouent presque traditionnellement sans équipe de Pac-12.

Source : FBS schedules

Conclusion

Après une saison régulière 2020 réussie, conclue par cinq victoires en cinq matches, USC s’est écrasé en finale de conférence Pac-12 face à une équipe d’Oregon qui remplaçait Washington, privé de match pour cause de Covid. Cette année, avec un groupe expérimenté, un quarterback dans la meilleure forme de sa carrière et des systèmes de jeu bien établis, l’objectif est clair : remporter la conférence Pac-12. Il faudra déjà s’imposer au sein d’une division robuste, qui compte Arizona State, Utah et potentiellement UCLA comme outsiders sérieux.

Les Trojans espèrent ainsi faire du bruit au niveau national et se rapprocher d’une place en playoffs qui leur échappe depuis la création du CFP en 2014. Il faudra pour ça se montrer plus réguliers que lors des campagnes précédentes et éviter les erreurs de débutant de la part d’un coach dans sa sixième année à la tête du programme. En cas de nouvelle désillusion, Clay Helton devrait ainsi faire ses adieux à la cité des anges, pour le plus grand bonheur de fans qui n’attendent qu’une seule chose : le retour au premier plan national de USC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la Pac-12.
– De nombreux playmakers offensifs.
– Un front fort intimidant.

Points faibles :
– Une ligne offensive dysfonctionnelle.
– Un backfield défensif en chantier.
– Un coach condamné.

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