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Preview 2020 : Penn State Nittany Lions

Une effectif talentueux rempli d’anciens prospects 4 et 5 étoiles et une attaque remodelée par l’arrivée de Kirk Ciarrocca permettront-ils à Penn State de faire tomber Ohio State dans la conférence Big Ten.

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Nittany Lions de Penn State.

Penn State Nittany Lions

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 11-2, 7-2 Big Ten. Cotton Bowl : victoire contre Memphis (53-39).
Head coach : James Franklin, 7ème année (56-33). Résultats en carrière : 80-30.
Coordinateur offensif :  Kirk Ciarocca (1ème année).
Coordinateur défensif : Brent Pry (5ème année).
Titulaires de retour : 16 (9/11 en attaque, 5/11 en défense, 2/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Cam Brown, P Blake Gillikin, OG Steven Gonzalez, DE Yetur Gross-Matos, WR K.J. Hamler, LB Micah Parsons, LB Jan Johnson, CB John Reid, RB Ricky Slade, S Garrett Taylor, DT Robert Windsor.
Joueurs à suivre : QB Sean Clifford, OT Will Fries, C Michael Menet, TE Pat Freiermuth, LB Ellis Brooks, CB Tariq Castro-Fields, DE Shaka Toney, S Lamont Wade.

Après deux premières saisons encourageantes (7-6), marquant le renouveau de Penn State post-Sandusky, James Franklin a mené les Nittany Lions à onze victoires lors de trois des quatre dernières saisons et était à un Benny Snell Jr près (défaite de PSU contre Kentucky lors du Citrus Bowl 2019, 24-27) de quatre saisons consécutives à plus de dix victoires. Depuis le début de la saison 2016, les Nitts ont perdu huit de leurs onze défaites par moins de cinq points, dont deux fois par la plus petite des marges (1 point) contre Ohio State. La lourde défaite à Michigan en 2018 (7-42) est quasiment la seule grosse tâche récente sur le CV des « Blue & White ». Celle, 10-49 à Michigan en 2016, l’avait été avec un groupe de linebackers décimé et n’avait pas empêché PSU de remporter la Big Ten.

Le bilan plus que positif laisse pourtant un goût d’inachevé. Penn State a été deux fois aux portes du College Football Playoff (2016 et 2017) mais n’a toujours pas réussi à franchir la dernière marche. L’an dernier, les Nittany Lions ont craqué à Minnesota (26-31) avant de tomber à Ohio State (17-28). Contre les Gophers, la défense de PSU a accordé 339 yards dans les airs en seulement 18 passes (sur 20 tentées), soit un énorme 19 yards par passe complétée… Plutôt que d’avoir à nouveau à affronter l’attaque explosive de Kirk Ciarocca, James Franklin a chipé le coordinateur offensif de PJ Fleck pour remplacer Ricky Rahne, devenu entraineur en chef à Old Dominion.

Beaucoup d’observateurs estiment que PSU a les armes en 2020 pour détrôner Ohio State, qui a gagné les trois derniers titres de conférence Big Ten. Cela passera avant tout par une amélioration au poste de quarterback tenu par QB Sean Clifford (189/319, 2654 yards, 3 TD, 7 INT / 116 courses, 402 yards, 5 TD). Le dynamique quarterback des Nitts devrait profiter du système mis en place par le nouveau coordinateur offensif pour améliorer sa précision sur longues passes, ce qui ouvrira (littéralement) le champ des possibilités pour l’attaque. PSU pourra également compter sur sa défense, l’une des toutes meilleures du pays en 2019 (8ème de FBS avec 16 points par match).

QB Sean Clifford (#14) – Crédit photo : Getty Images

Forces

RB Journey Brown (890 yards, 12 TD), RB Noah Cain (443 yards, 8 TD) et RB Devyn Ford (294 yards, 3 TD) devaient former le meilleur trio de coureurs de FBS. Et le carré aurait pu être plus que magique si RB Ricky Slade (214 yards, 2 TD) n’avait pas décidé de quitter State College pour rejoindre Old Dominion (où il retrouve son ancien coordinateur offensif, Ricky Rahne). Mais voilà, RB Journey Brown sera finalement indisponible toute la saison en raison d’un problème médical découvert lors d’un examen de routine. L’attaque au sol de Penn State pourrait quand même ronronner aux alentours des 200 yards par match cette saison, si les défenses adverses chargent moins la boite pour davantage couvrir le jeu aérien. RB Noah Cain, dont les huit touchdowns lors de sa première année font mieux que les 7 TD de Saquon Barkley, ne semble pas connaitre le concept des yards perdus derrière la ligne de mêlée.

Le groupe de linebackers perd LB Cam Brown (72 placages) et LB Jan Johnson (62 placages)… et LB Micah Parsons (109 placages dont 14.5 pour perte et 5 sacks) considéré comme le meilleur du pays à son poste dans la meilleure défense contre la course de la Big Ten, et 5ème du pays, l’an dernier (95 yards par match). Il a finalement choisi d' »opt out » pour se concerntrer sur la draft NFL 2021. Qui occupera donc le côté fort du terrain sachant que le milieu sera laissé à LB Ellis Brooks et le côté faible à la future star LB Brandon Smith ? Penn State a une longue tradition au poste et devrait, cette année encore, mériter son appellation de « Linebacker U ».

Devant eux, la ligne défensive perd le monstre DE Yetur Gross-Matos (14.5 placages pour perte et 9 sacks) mais DE Shaka Toney (6.5 sacks) et DE Jayson Oweh (5 sacks) forment un duo explosif qui pourra aussi aller chercher le quarterback adverse. En 2019, les Nittany Lions ont produit une moyenne de 3.46 sacks par match, soit la 7ème performance du pays. A l’intérieur de la ligne, DT PJ Mustipher (37 placages dont 4.5 pour perte) facilitera le travail du second rideau défensif.

LB Brandon Smith (#12) – Crédit photo : Matthew O’Haren-USA TODAY Sports

Faiblesses

La cible préférée de Sean Clifford en 2019, WR K.J. Hamler (904 yards, 8 TD), est désormais un Denver Bronco et Penn State se retrouve avec les mêmes doutes qui l’ont assailli ces dernières années : y a-t-il un receveur fiable du calibre de WR Allen Robinson (Chicago Bears) ou de WR Chris Godwin (Tampa Bay Buccaneers) ?

WR Justin Shorter, recrue 5 étoiles en 2018, est parti chez les Florida Gators après un exercice 2019 décevant, un an après que WR Juwan Johnson prenne le chemin d’Oregon. Malaise dans le groupe des receveurs des Nittany Lions ou fâcheuse coïncidence ? Quoiqu’il en soit, PSU est à la recherche de mains solides et consistantes pour éviter une nouvelle saison de ballons lâchés. WR Jahan Dotson (488 yards, 5 TD) et WR Daniel George seront les fers de lance de l’attaque aérienne et les Nitts comptent également beaucoup sur le développement de WR KeAndre Lambert-Smith. WR Cam Sullivan-Brown et WR Mac Hippenhammer procurent des secondes options intéressantes mais la soupape de sécurité ultime sera TE Pat Freiermuth (507 yards, 7 TD) qui peut prétendre au titre de meilleur tight-end du pays aussi bien pour son talent de receveur que pour ses qualités de bloqueur.

Dans le secondaire, CB John Reid (8 passes défendues, 2 INT) et S Garrett Taylor (84 placages) sont tous deux diplômés pour une défense qui a accordé plus de 250 yards par match dans les airs (100ème de FBS). CB Tariq Castro-Fields (52 placages, 8 passes défendues, 2 INT) sera le leader d’une unité en reconstruction et devra montrer plus de concentration et de régularité. La star de la dernière ligne de défense pourrait être le joueur de deuxième année S Jaquan Brisker (2 INT) tandis que S Lamont Wade (67 placages, 5 passes défendues) apportera sa maturité et son expérience de vétéran.

TE Pat Freiermuth (#87) – Crédit photo : Getty Images

Incertitudes

Les années se suivent et se ressemblent pour la ligne offensive de Penn State. Théoriquement en progrès constant depuis l’arrivée de James Franklin à State College, elle peine à concrétiser les espoirs placés en elle. C’est peut-être l’année ou jamais malgré la perte de OG Steven Gonzalez et ses 50 matches de titulaire en quatre ans. Les Nittany Lions sont encore bien équipés, notamment avec C Michael Menet et OT Will Fries, mais ils doivent faire mieux que les 2.46 sacks accordés en 2019 (98ème de FBS).

Conclusion

Penn State et ses 42 victoires en quatre ans pourrait, avec un peu plus d’application, en compter 50 et quelques voyages au Playoff.

L’attaque a parfois manqué de tranchant lorsqu’il fallait tuer le match, ne parvenant pas à convertir des tentatives accessibles et laissant les fans se gratter le haut du crâne avec des regards interrogateurs. La défense, pour aussi bonne qu’elle ait été ces dernières années, devra faire encore mieux si l’attaque ne retrouve pas une dimension similaire à celle qu’elle avait sous Joe Moorhead (maintenant OC à Oregon) en 2016. Les Nittany Lions ont remporté 31 de leurs 32 derniers matchs lorsque la défense accorde moins de 27 points mais est 9-10 dans le cas contraire. Il est plus que probable que l’attaque sera régulièrement plus proche des 30 que des points avec l’arrivée de Kirk Ciarocca et un an de plus sous la ceinture pour Sean Clifford.

Tous les voyants sont au vert pour Penn State en 2020 et Ohio State doit venir jouer à Happy Valley. Les derniers épisodes entre Nittany Lions et Buckeyes ont souvent été palpitants et cette année ne devrait pas déroger à la règle.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Résumé

Points forts
– Le meilleur linebacker du pays
– Peut-être le meilleur tight-end du pays
– L’un des tous meilleurs groupes de running back du pays

Points faibles
– Les mains trop peu sûre des receveurs
– Un secondaire trop souvent exposé
– Un coaching parfois douteux aux moments clés

Membre de la Football Writers Association of America (FWAA), Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Preview 2021 : UCLA Bruins

Chip Kelly possède son effectif le plus expérimenté depuis son arrivée à Westwood : les Bruins de UCLA menés par QB Dorian Thompson-Robinson seront-ils l’équipe surprise de la Pac-12 en 2021 ?

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Crédit photo : bruinsnation.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

UCLA Bruins

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-4 (3-4 Pac-12).
Head Coach : Chip Kelly, 4e année (10-21). Résultat en carrière : 56-28.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 19, 9 en attaque, 10 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Demetric Felton, DE Osa Odighizuwa, CB Elijah Gates.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Zach Charbonnet, RB Brittain Brown, WR Kyle Philips, TE Greg Dulcich, C Sam Marrazzo, LB Caleb Johnson, LB Bo Calvert, S Quentin Lake, DB Qwuantrezz Knight.

En 1919, le programme de football de la branche sud de l’Université de Californie à Westwood est créé, sous le nom de Southern Branch Grizzlies. Les débuts de l’équipe ne sont guère glorieux mais la fin des années 1920 et le changement d’appellation vers UCLA Grizzlies, puis UCLA Bruins, marque le début d’une longue tradition de victoires pour un programme qui remporte le titre national en 1954.

Quel rapport avec Chip Kelly, qui aborde sa quatrième saison sur un siège éjectable après une arrivée tonitruante à UCLA comme fils prodigue de la Pac-12 ? Sa série actuelle de trois saisons sans bilan de victoires positif est la plus longue depuis le début des années 20, quand les Bruins s’appelaient donc les Southern Branch Grizzlies. Autant dire une éternité.

On se souvient que Jim Mora, lui-aussi considéré à son arrivée comme le futur sauveur d’un programme en perte de vitesse, avait été renvoyé au terme de la conférence de presse suivant une défaite face à USC au Coliseum, le 18 novembre 2017. Kelly pourrait bien connaitre le même sort; l’ancien d’Oregon a eu carte blanche pour composer son staff, bâtir son équipe après trois cycles de recrutement et surtout distiller sa science du jeu offensif. Un échec jusque-là mais cette saison 2021 s’annonce comme un véritable tournant, qui conclura potentiellement le passage du coach à LA en cas de nouvelle défaillance ou qui lui permettra de sauver sa tête si la mayonnaise prend enfin.

La montée en puissance de DTR

Lorsque le célèbre Chip Kelly a signé à Westwood, il faut avouer qu’on s’attendait à une déferlante de points du côté de Pasadena. Il aura cependant fallu attendre 2020 pour retrouver un semblant de l’attaque explosive mise en place à Oregon, avec 455 yards et 35 points en moyenne par match.

QB Dorian Thompson-Robinson, UCLA – Crédit photo : Ashley Landis, AP

Le mérite en revient d’abord à une ligne offensive enfin efficace après des années de naufrage dans ce domaine. Il faut croire que Justin Frye, coordinateur offensif et coach de ligne, a fait du bon travail de ce côté-là.

L’an dernier, la ligne des Bruins a permis au jeu de course de s’installer à la 12ème place nationale au classement des meilleurs jeux au sol tout en protégeant efficacement QB Dorian Thompson-Robinson (1 120 yards à la passe, 65% d’efficacité, 12 TD, 4 INT et 306 yards au sol, 3 TD en 5 matchs joués en 2020), enfin en position de briller pour sa 3ème année comme titulaire à UCLA. Plus précis et efficace à la passe mais également redoutable pour progresser à la course, il sera l’un des éléments principaux de la réussite ou de l’échec des Bruins cette saison.

Un jeu au sol redoutable

Parmi les dix titulaires offensifs de retour figurent donc les cinq joueurs de ligne alignés l’an passé, dont le vétéran C Sam Marrazzo, leader incontesté et pilier de l’OL, et OT Sean Rhyan. Malgré le départ du meilleur coureur Demetric Felton vers la NFL, Chip Kelly pourra compter sur RB Brittain Brown (543 yards au sol, 4 TD) et RB Kazmeir Allen pour assurer la transition, avec en guest star RB Zach Charbonnet, ancien top prospect transféré de Michigan où il avait brillé pour sa saison freshman. Il ne fait aucun doute que les Bruins devraient donc à nouveau se reposer sur un jeu au sol très solide, en espérant être épargnés par les blessures.

Le jeu aérien, emmené par Thompson-Robinson donc, profitera de la présence de TE Greg Dulcich (26 réceptions, 517 yards, 5 TD), probable futur prospect NFL, et de l’imposant TE Mike Martinez, sans oublier évidemment le junior WR Kyle Philips (38 réceptions, 370 yards, 2 TD), leader au nombre de réceptions lors des saisons 2019 et 2020. Là encore, UCLA a su profiter d’un portail des transferts en plein effervescence pour attirer du talent avec WR Kam Brown, ancien de Texas A&M, destiné à rapidement contribuer au secteur offensif. Enfin, WR Logan Loya pourrait bien être la révélation de la saison s’il justifie son statut de jeune espoir, au sein d’une attaque qui devrait continuer sur sa belle lancée pour permettre aux Bruins de gagner enfin des matches.

LB Caleb Johnson (#40), UCLA – Crédit photo : UCLA Athletics

Un pass rush très agressif

Après deux saisons catastrophiques en 2018 et 2019, l’arrivée de Brian Norwood comme assistant au coach principal a changé la donne; si le coordinateur défensif Jerry Azzinaro, qui suit Chip Kelly depuis l’époque Oregon, avec un passage aux Eagles et aux Niners en NFL, semblait sur la sellette, il a finalement conservé son poste mais a pu profiter du souffle apporté par les systèmes de Norwood, ancien coordinateur défensif de Navy. En 2020, les Bruins ont ainsi dominé la Pac-12 en moyenne de sacks par match (3.29) et de yards concédés par portée (3.6).

De quoi envisager la saison 2021 avec des étoiles dans les yeux alors que la défense a perdu un seul titulaire, la superstar Osa Odighizuwa, sélectionné au troisième tour de la dernière draft, qui pourrait cependant manquer aux Bruins au centre de la ligne. Le staff espère trouver en NT Otito Ogbonnia (16 plaquages, 1.5 pour perte, 1.5 sacks), DT Tyler ManoaDE Mitchell Agude (24 plaquages, 9 pour perte dont 2.5 sacks, 3 fumbles forcés) et DE Datona Jackson (15 plaquages, 2.5 pour perte) une rotation capable de faire oublier l’ancien mastodonte.

Norwood et Azzinaro espèrent probablement capitaliser sur leur réussite défensive de l’an passée, basée sur des pass rushers agressifs et explosifs, en particulier le vétéran LB Caleb Johnson (44 plaquages, 7 pour perte, 5.5 sacks, 1 INT). UCLA s’est même arrangé pour faire venir du renfort de poids, en l’occurrence les linebackers LB Ale Kaho, ancien top prospect transféré d’Alabama, et LB Jordan Genmark Heath, en provenance de Notre Dame. Avec en plus un LB Bo Calvert (28 plaquages) taille patron pour contrôler le milieu de la défense et le vétéran LB Martell Irby, ancien running back absent en 2020 sur blessure, enfin de retour, la profondeur est assurée.

Une défense en déficit de turnovers en 2020

Au niveau de la secondary, le spring practice a montré la même tendance qu’en fin de saison dernière : un manque de capacité à créer des turnovers (seulement 11 en 7 matchs en 2020) et un manque de cohésion et d’automatisme responsables de beaucoup de yards accordés.

L’un des leaders de l’escouade, S Quentin Lake (33 plaquages, 1 INT), et la recrue DB Devin Kirkwood ont fait sensation, mais il ne fait aucun doute que S Stephan Blaylock (42 plaquages, 2 INT) et CB Obi Eboh (19 plaquages, 2 pour perte, 1 sack) sauront se mettre en valeur au sein d’une unité qui retrouve tous ses éléments de 2020. En particulier l’excellent DB Qwuantrezz Knight (39 plaquages, 4.5 pour perte, 1 sack, 1 fumble récupéré, 1 TD), leader vocal et tour de contrôle de cette secondary depuis son poste de nickelback.

DB Qwuantrezz Knight (#24), UCLA – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Cette défense est donc attendue comme l’une des plus féroces de Pac-12 cette année, avec des joueurs expérimentés qui ont montré une vraie progression en 2020 et qui espèrent ainsi s’affirmer comme la principale ressource de cette équipe de UCLA.

K Nicholas Barr-Mira a réussi 6 field goals sur 7 l’an dernier et 30 conversions de touchdown sur 31, de quoi lui assurer de conserver son rôle de titulaire en 2021. Même continuité au poste de punter où P Luke Akers, fils de l’ancien kicker NFL David Akers, reprendra sa place après sa première campagne comme titulaire l’an dernier. Reste à voir si la couverture et les retours feront mieux après une saison moyenne dans ces secteurs en 2020, avec un Kyle Philips qui n’a pas été transcendant sur retours de punt.

Calendrier

Malheureusement pour Chip Kelly, les Bruins n’auront pas le calendrier le plus simple du pays en 2021, loin de là. Si le match d’ouverture face à Hawaii à Pasadena est largement à la portée de UCLA, il faudra enchaîner face à LSU la semaine suivante pour la toute première apparition des Tigers au Rose Bowl, puis Fresno State, l’un des cadors du Group of Five. En ce qui concerne la Pac-12, les joueurs de Kelly se déplaceront à Stanford, Arizona, Washington, Utah et USC et un bilan positif à l’extérieur serait une superbe performance.

UCLA recevra également de gros clients au Rose Bowl outre LSU et Fresno State puisqu’il faudra affronter Arizona State à Pasadena début octobre et Oregon fin octobre pour le Homecoming. Enfin, les hommes de Kelly recevront Colorado mi-novembre après une semaine de repos pour ce qui devrait être une victoire, avant de conclure la saison régulière avec la réception de Cal.

Source : FBS Schedule

Conclusion

Débarqué en grandes pompes en 2017 pour un contrat de cinq ans, l’ancien coach d’Oregon était censé rendre au programme de Westwood sa gloire passée et se repositionner comme l’une des grosses écuries de la côte Ouest. Son bilan étant ce qu’il est après trois saisons, bien pâle, Kelly pourrait donc prendre la porte rapidement si la situation ne s’améliore pas, surtout au regard de ses nombreuses sorties de route, comme son obstination à conserver un defensive coordinator complètement largué depuis quatre ans.

Il convient cependant de laisser le bénéfice du doute à l’ancien artificier de génie de la Pac-12, qui a révolutionné le jeu offensif de la côte pacifique lors de son passage à Oregon. Premièrement, car les quatre défaites subies en 2020 l’ont été par six points d’écart maximum, avec une courte défaite contre Oregon au Autzen Stadium, face à USC, et au terme de deux prolongations contre Stanford. Deuxièmement, car l’attaque et la défense des Bruins ont énormément progressé l’an dernier. Et troisièmement, pour finir, parce que cette équipe construite patiemment par Chip Kelly ressemble enfin à quelque chose avec ses 19 titulaires de retour.

Avec une ligne offensive digne d’un programme majeur de Pac-12 et des playmakers en nombre, UCLA pourrait finalement renverser la situation et signer sa première saison au bilan positif sous l’ère Chip Kelly, à condition d’afficher une solidité défensive qui a longtemps manqué aux Bruins de l’ancien coach d’Oregon et de maîtriser un calendrier qui s’annonce déjà épuisant. Il faudra au minimum se qualifier pour un bowl de fin de saison, un objectif qui échappe au programme de Westwood depuis 2017 et une défaite au Cactus Bowl contre Kansas State.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le QB le plus explosif de la Pac-12.
– Une ligne offensive expérimentée.
– Un pass rush dominant.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Une inconstance générale.
– La défense aérienne.

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Preview 2021 : Washington Huskies

Portés par un jeu au sol au fort potentiel et une défense de fer, les Huskies de Washington ont les armes pour jouer les premiers rôles dans la Pac-12 North.

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Pac-12

Division North
 

En 2020 : 3-1.
Head Coach : Jimmy Lake, 2e année (3-1). Résultat en carrière : 3-1.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Bob Gregory.
Titulaires de retour : 17, 9 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Puka Nacua, DT Levi Onwuzurike, LB Joe Tryon, CB Elijah Molden, CB Keith Taylor.
Joueurs à suivre : QB Dylan Morris, TE Cade Otton, OT Jaxson Kirkland, LB Edefuan Ulofoshio, LB Ryan Bowman,CB Brendan Radley-Hiles, CB Trent McDuffie.

Si le programme de football de Washington est aujourd’hui une référence au sein de la conférence Pac-12, il revient de loin. Un an après leur second titre national en 1991, les Huskies ont subi de lourdes sanctions imposées par la NCAA et la Pac-10 pour une affaire on ne peut plus classique à cette époque du College Football de joueurs payés par les boosters. S’ensuit une période de disette, avant un retour aux premiers rangs de Pac-10 sous Rick Neuheisel entre 1999 et 2004, coach finalement accusé de multiples violations des règles universitaires concernant le recrutement. Les Huskies touchent définitivement le fond en 2008 sous Tyrone Willingham, avec un affreux bilan de 0-12. À cette période où la conférence Pacific réfléchit à l’intégration de nouveaux programmes, Washington semble menacé de céder sa place. Heureusement, la Pac-10 décide de s’étendre et devient la Pac-12 en 2012, alors que Steve Sarkisian a déjà remis le programme des Huskies sur les bons rails.

En 2014, Chris Petersen, coach de Boise State convoité par de grands programmes à travers le pays, est embauché pour remplacer Sarkisian avec la réussite que l’on connait aujourd’hui; champion de conférence Pac-12 en 2016 et 2018, invité au College Football Playoff en 2016, Washington s’impose désormais comme un cador sur la côte ouest, champion de Division North l’an dernier sous la direction de Jimmy Lake, successeur de Petersen.

Les Huskies ont dû céder leur place en finale de conférence à Oregon au terme d’une saison 2020 galère minée par la pandémie mais le retour à un calendrier plus commun devrait leur permettre de laisser exprimer tout leur talent après plusieurs années d’un recrutement de haut niveau.

Incertitude au poste de quarterback…

Depuis l’exceptionnelle saison 2016 de Jake Browning, les Huskies n’ont pas été gâtés au poste de quarterback; Browning a finalement régressé en 2017 et 2018, tandis que son successeur Jacob Eason n’a pas su reprendre le flambeau en 2019. Convaincant lors des quatre sorties de Washington l’an dernier, QB Dylan Morris semble néanmoins en mesure de mettre fin à cette mauvaise série, dans un système offensif très conservateur porté sur le jeu au sol en 2020. Dans sa deuxième année, le coordinateur offensif John Donovan pourrait cependant donner plus de responsabilités au quarterback sophomore.

QB Dylan Morris, Washington – Crédit photo : Ted Warren, AP

Menacé pendant le spring practice par deux nouveaux quarterbacks, la recrue cinq étoiles QB Sam Huard et le transfuge de Colorado State QB Patrick O’Brien, Morris semble cependant le mieux armé pour conserver le poste de titulaire. Le fall camp permettra de trancher, même si le fils de Damon Huard et neveu de Brock Huard, deux anciens quarterbacks des Huskies avec une belle carrière NFL, semble encore trop inexpérimenté tandis qu’O’Brien sort d’une saison décevante en 2020.

Le quarterback titulaire sera en tout cas bien protégé derrière la ligne offensive la plus imposante de l’histoire de Washington, qui retrouve ses cinq titulaires, dont le gigantesque OG Ulumoo Ale, le vétéran C Luke Wattenberg, de retour pour une sixième saison, et OT Jaxson Kirkand, 1st-Team All-Pac-12 l’an passé. Avec TE Cade Otton, également 1st-Team All-Pac-12 et considéré comme l’un des meilleurs bloqueurs du pays à son poste, le backfield offensif des Huskies semble extrêmement bien entouré.

…compensée par un jeu au sol ultra-dominant

Le jeu au sol sera au centre de l’attention après une campagne 2020 où Washington s’est beaucoup reposé sur ce secteur pour l’animation offensive. Les Huskies ont utilisé quatre running backs l’an dernier dans leur rotation, et tous sont de retour. Le junior RB Richard Newton apparaît comme le chouchou du coach, après 11 touchdowns en 2019 comme freshman, mais il devra s’imposer comme numéro un face aux seniors RB Sean McGrew et RB Kamari Pleasant, tous deux dans leur sixième année, sans oublier RB Cameron Davis, impliqué dans les quatre rencontres disputées par les Huskies l’an dernier.

John Donovan devrait donc se reposer à nouveau sur son jeu au sol, porté par quatre coureurs expérimentés et une ligne offensive en béton armé, en attendant peut être de trouver une vraie cible numéro un dans le jeu aérien. Le départ de Puka Nacua sur transfert a fait mal mais WR Ja’Lynn Polk, transféré de Texas Tech, espère bien s’affirmer dans ce rôle, à moins que l’un des vétérans WR Terrell BynumWR Jalen McMillan ou WR Rome Odunze ne s’impose comme go-to guy du quarterback titulaire. On suivra attentivement le développement de la recrue WR Jabez Tinae, potentiel joyau d’une solide classe 2021.

TE Cade Otton, Washington – Crédit photo : Ben Margot, AP

Cette attaque des Huskies semble donc en mesure de continuer à gagner des matches au sein d’une Division North qui s’annonce disputée, avec presque l’intégralité de ses titulaires de retour et une marge de progression intéressante aux postes clés dans le jeu aérien.

Du changement dans la continuité en défense

La nouveauté en défense, c’est surtout le départ du coordinateur défensif Pete Kwiatkowski pour Texas, où exerce désormais l’ancien coach des Huskies Steve Sarkisian. Washington a néanmoins choisi la continuité avec la promotion de Bob Gregory au poste; l’ancien coach des linebackers et des special teams depuis 2016 est membre du staff depuis l’arrivée de Chris Petersen à Seattle, en 2014. Reste à voir si la philosophie défensive sera chamboulée ou si Gregory continuera sur la lancée de son prédécesseur.

Malheureusement, il faudra se passer de LB Zion Tupuola-Fetui, l’une des révélations en 2020, après sa blessure au tendon d’Achille durant le spring practice, synonyme de fin de saison précoce. Attendu comme l’un des pass rushers les plus féroces du pays après sept sacks en quatre matches, il devrait faire son retour en 2022. Washington pourra néanmoins se reposer sur des joueurs de qualité pour le pass rush, avec l’expérimenté LB Ryan Bowman dans sa sixième année, l’ancienne recrue cinq étoiles LB Sav’ell Smalls prêt à assumer son statut et le transfuge de Texas A&M DE Jeremiah Martin, révélation du spring practice.

Au milieu de la défense, Bob Gregory aura à disposition un tandem de choc, entre la star montante et ancien walk-on LB Edefuan Ulofoshio, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, et LB Jackson Sirmon. Titulaires l’an dernier, tous deux sophomores, ils seront d’une importance capitale pour soutenir une secondary en chantier.

S Asa Turner, Washington – Crédit photo : AP Photo/Ted S. Warren

Effectivement, les Huskies ont besoin de deux nouveaux cornerbacks titulaires suite aux départs d’Elijah Molden et Keith Taylor. CB Trent McDuffie et CB Kyler Gordon devraient prendre leurs responsabilités, après une sélection 2nd-Team All-Pac-12 pour le premier, tandis que CB Brendan Radley-Hiles, transféré d’Oklahoma après trois saisons comme titulaire, est un renfort de poids pour le rôle de nickel cornerback orphelin du génie Molden. Les postes de safeties seront sans doute soumis à une rotation intensive, tant les deux titulaires S Asa Turner et S Alex Cook n’ont pas convaincu la saison passée. Avec DB Kyler Gordon et le redshirt freshman S Jacobe Covington en embuscade, il faut ainsi s’attendre à voir tourner les joueurs à ces postes.

Pour finir avec le nerf de la guerre, les tranchées, malgré la perte préjudiciable du mammouth Levi Onwuzurike, le retour de DT Tuli Letuligasenoa après sa blessure en 2020 devrait être extrêmement bénéfique pour une ligne défensive qui alternera avec DT Sam Taimani et DT Faatui Tuitele. Avec plus de 400 kg au total pour ces trois beaux specimens, c’est un euphémisme de conclure que l’avant-garde défensive sera solidement ancrée sur sa ligne de scrimmage.

Les Huskies ont investi en special teams ces dernières années, avec deux joueurs boursiers aux postes de kicker et punter. K Peyton Henry est déjà titulaire depuis trois saisons alors que P Race Porter reprendra son statut de titulaire pour une seconde année consécutive et Washington n’a pas vraiment de souci à se faire pour ses équipes spéciales.

Calendrier

Après une mise en jambe face à un sparring-partner largement à la portée des Huskies, Montana en l’occurrence, le déplacement à Michigan pourrait s’avérer très délicat. Malgré tout, les principales difficultés au calendrier de Washington, Oregon et Arizona State, deux favoris pour le titre de leur division respective, se joueront à domicile sous la pluie de Seattle. Reste à voir si les Huskies feront un sans faute en conférence, au sein d’une Pac-12 qui se cannibalise chaque année. Oregon State, Stanford et Arizona à l’extérieur pourraient poser problème mais Washington évitera USC et Utah, deux adversaires coriaces que l’équipe de Jimmy Lake pourrait retrouver en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas.

Conclusion

Champion de Division North avec un bilan de 3-1 en 2020, la saison passée tronquée a ressemblé à un tour de chauffe pour un programme des Huskies en transition suite au départ de Chris Petersen. Blindé à tous les postes après des années d’un recrutement judicieux et qualitatif, avec presque tous les titulaires de retour, grâce notamment à l’extension de l’éligibilité des seniors à six ans suite au Covid, il ne reste plus aux Huskies qu’à maîtriser un calendrier homogène. À condition d’affirmer son identité offensive, entre philosophie conservatrice portée sur le jeu au sol et adaptation au football moderne tourné vers la passe.

Le changement de direction défensive, avec le passage de témoin entre Pete Kwiatkowski et Bob Gregory, ne devrait pas entraîner de profonde révolution pour un groupe qui s’est affirmé comme l’atout des Huskies en 2020. Avec l’émergence annoncée de différents jeunes joueurs à tous les niveaux, Washington fait peur à la Pac-12 et cherchera évidemment à s’inviter en playoffs. Au sein d’une conférence visiblement plus compétitive que la saison dernière, le programme de Seattle devra éviter les erreurs de parcours, souvent synonymes de game over, en dépit de son coaching staff paradoxalement expérimenté mais jeune sur divers postes à responsabilité.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts :
– Une ligne offensive All-conference.
– Un backfield offensif fourni.
– Du leadership sur le second rideau défensif.

Points faibles :
– Incertitude au poste de quarterback.
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un pass rush en chantier.

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Preview

Preview 2021 : Oregon Ducks

Renforcés par d’excellentes promotions de recrues successives, les Ducks d’Oregon seront-ils la première équipe de la Pac-12 à participer aux playoffs depuis 2017 ?

Publié

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Pac-12

Division North
 

En 2020 : 4-3 (3-2 Pac-12). Pac-12 Champions.
Head Coach : Mario Cristobal, 4e année (25-10). Résultat en carrière : 52-57.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Tim DeRuyter.
Titulaires de retour : 15, 9 en attaque, 6 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Tyler Shough, OT Penei Sewell, DT Austin Faoliu, CB Thomas Graham, CB Deommodore Lenoir, S Jevon Holland, S Brady Breeze.
Joueurs à suivre : QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, C Alex Forsyth, DE Kayvon Thibodeaux, LB Noah Sewell, LB Mase Funa, LB Isaac Slade-Matautia, CB Mykael Wright.

Depuis les débuts de la Pac-12 en 2011 et le passage à deux divisions au sein de la conférence Pacific, Oregon s’est adjugé quatre fois le titre de champion, c’est le record, avec un doublé ces deux dernières années. À l’image de la Pac-12, les Ducks ont connu des fortunes diverses au cours de la décennie écoulée et peu de réussite en playoffs, malgré une finale nationale disputée en 2014, et perdue face à Ohio State. C’est donc évidemment l’objectif numéro un pour la saison 2021, après un back-to-back en Pac-12 (2019-20).

La fac du boss de Nike, Phil Knight, est attendue au tournant, avec un match de gala face aux Buckeyes, à Columbus, dès la week 2. Invités surprise en finale de conférence 2020 malgré leur saison médiocre, suite à l’abandon de Washington dû au Covid, les Ducks se sont vautrés au Fiesta Bowl face à une surprenante écurie d’Iowa State et il faudra gommer les défauts de cette équipe dans l’espoir d’un triplé historique, alors que Stanford avait déjà réussi le doublé en 2012 et 2013. À commencer par l’animation offensive.

Le recrutement indécent de Nike U, avec quatre classes de recrues consécutives dans le top 15 national depuis 2018, devrait fournir les armes nécessaires au coach Mario Cristobal, désormais éprouvé à Eugene (Oregon), dans le but de conserver le titre de champion de conférence Pac-12 et de retrouver le College Football Playoff. Une ambition à la hauteur du talent d’un effectif pléthorique.

Anthony Brown peut-il vraiment porter les Ducks jusqu’en playoffs ?

Habitués à des scores de fête foraine, les fans des Ducks ont déchanté en 2020 avec une moyenne de 413 yards et 31 points par match. Loin d’être famélique mais loin des standards offensifs élevés auxquels nous avaient habitués les joueurs d’Oregon depuis plus d’une décennie, surtout en deuxième partie de saison où le mécanisme s’est enrayé.

Le titulaire de l’an dernier, QB Tyler Shough, ayant été transféré à Texas Tech, les Ducks débutent donc leur campagne 2021 avec la recherche capitale d’un quarterback. Impliqué dans une rotation avec Shough en fin de saison passée, QB Anthony Brown (15/23, 164 yds, 2 TD), transfuge de Boston College en 2020, est annoncé comme favori mais le coaching staff attend patiemment le fall camp pour juger des capacités de la recrue cinq étoiles QB Ty Thompson, débarqué l’hiver dernier, notamment comme scramble quarterback.

QB Anthony Brown, Oregon – Crédit photo : SI

C’est le feuilleton de l’été à Oregon, celui qui excite les médias, notamment car le reste de la hiérarchie offensive est quasiment immuable. Le tandem de choc RB CJ Verdell (285 yards, 3 TD) et RB Travis Dye (443 yards, 1 TD) promet déjà beaucoup, considéré comme l’un des meilleurs duos de coureurs au pays, derrière une ligne offensive presque intacte dirigée par C Alex Forsyth, 2nd-Team All-Pac-12 l’année passée, et OG Malaesala Aumavae-Laulu. La perte de Penei Sewell n’en est finalement pas vraiment une puisque le left tackle des Ducks avait choisi de ne pas jouer en 2020, pour préparer une draft au cours de laquelle il a été sélectionné dans le top 10.

La présence de Joe Moorhead dans le rôle de coordinateur offensif, déjà auréolé d’une longue carrière qui lui a permis notamment de développer Saquon Barkley et Kylin Hill, et de son système RPO devrait garantir un festival en attaque, avec en outre le remuant RB Sean Dollars capable d’adapter ses qualités explosives aux consignes.

Dotée d’un groupe de receveurs expérimentés blindé qui comprend WR Johnny Johnson (19 réceptions, 267 yards, 2 TD), WR Mycah Pittman (8 réceptions, 123 yards) et WR Jaylon Redd (25 rec, 281 yds, 1 TD), renforcé par les jeunes WR Devon Williams (15 réceptions, 286 yards, 2 TD), ancien de USC, WR Troy Franklin et WR Dont’e Thornton ainsi que le tight end vedette TE DJ Johnson (10 réceptions, 113 yards, 3 TD), l’attaque des Ducks possède tous les atouts pour permettre au prochain quarterback d’Oregon de s’imposer dans le jeu aérien et offrir un spectacle pyrotechnique à la hauteur des attentes de l’audience du Autzen Stadium d’Eugene.

L’an passé, le fall camp avait tourné court avec la mise à sac du College Football par la pandémie et Joe Moorhead n’avait finalement pas eu le temps nécessaire pour préparer ses joueurs au système RPO. Il n’en sera pas de même cette fois et il faut donc s’attendre à une progression spectaculaire de l’attaque des Ducks dès la rentrée.

Kayvon Thibodeaux en route vers le Heisman ?

Le départ d’Andy Avalos vers la direction de Boise State a contraint les Ducks à un changement de tête pensante en défense, avec l’arrivée de Tim DeRuyter. Spécialiste défensif depuis ses débuts comme coordinateur défensif à Ohio en 1995, il arrive à Oregon avec une réputation de faiseur de miracles; partout où il est passé, qu’il s’agisse de Texas A&M entre 2010 et 2011 ou de Cal entre 2017 et l’an dernier, le nouveau DC de Nike U a fait progresser la défense sous ses ordres. L’ambition est donc la même à Eugene, après une saison 2020 décevante du côté défensif.

DE Kayvon Thibodeaux, Oregon – Crédit photo : Oregon Athletics

Il faudra tout le talent de l’ancienne recrue cinq étoiles pour soutenir une ligne défensive un peu frêle après le départ des immenses Jordon Scott et Austin Faoliu, qui seront remplacés par des gabarits plus légers avec DT Popo Aumavae (10 tackles, 4 solo) et DT Brandon Dorlus (12 plaquages, 7 solo, 2 pour perte, 1 sack), en attendant l’éclosion du gigantesque freshman NT Jayson Jones. Si la ligne défensive ne sera donc pas la pièce maîtresse de cette défense, elle pourra se reposer sur une secondary capable de gêner le jeu aérien adverse pour donner plus de temps aux rushers afin de pénétrer le backfield.

Un back seven intimidant

DeRuyter aura à disposition un effectif effrayant, avec le Pac-12 Defensive Lineman of the Year 2020 DE Kayvon Thibodeaux (38 plaquages, 23 solo, 9.5 pour perte, 3 sacks) et le Pac-12 Defensive Freshman of the Year l’an dernier LB Noah Sewell (45 plaquages, 24 solo, 6.5 pour perte, 2 sacks, 1 FF) aux commandes. L’escouade de linebackers, organisée en 3-4, aligne ainsi deux des meilleurs joueurs du pays, soutenus par deux des meilleurs linebackers de Pac-12 LB Isaac Slade-Matautia (45 plaquages, 23 solo, 3.5 pour perte, 1 sack) et LB Mase Funa (31 plaquages, 18 solo, 3.5 pour perte), sans oublier le jeune LB Justin Flowe dans la rotation. Le redoutable Thibodeaux, qui fait ses armes en attendant la NFL, bien que promis à un rôle de defensive end dans la ligue, est ainsi capable d’être aligné à l’aile comme linebacker à Oregon et sa polyvalence sera un atout.

CB Mykael Wright (25 plaquages, 9 passes défendues) est déjà l’une des références à son poste, 1st-Team All-Pac-12 en 2020, de même que DB Jamal Hill (20 plaquages, 14 solo, 2 INT), auteur de deux interceptions en finale de conférence 2020 face à USC. L’objectif de DeRuyter étant de multiplier les turnovers en défense pour prendre le contrôle, il faudra donc compter sur CB DJ James (14 plaquages), largement impliqué dans la rotation l’an dernier, mais également sur du sang neuf avec l’ancienne recrue cinq étoiles CB Dontae Manning et la recrue CB Jaylin Davies, déjà en jambes pendant le spring practice. Sans oublier les vétérans S Verone McKinley (41 plaquages, 1 INT) et CB Bryan Addison, ancien receveur quatre étoiles reconverti avec brio en défense.

L’ambition pour la défense des Ducks est donc d’éviter les nombreux big plays qui ont fendu leur arrière-garde l’an passé, en essayant au passage de récupérer le ballon sur turnovers. Face à l’une des escouades de linebackers les plus effrayantes du pays et une secondary capable de faire mieux qu’en 2020, les adversaires du champion régnant auront donc du fil à retordre pour progresser aussi bien dans le jeu au sol que par les airs.

LB Noah Sewell (#1), Oregon – Crédit photo : Sean Meagher, Oregonlive

Mario Cristobal l’a souligné, Oregon doit faire mieux en couverture sur les retours adverses. Un objectif affiché, probablement travaillé en priorité à l’entraînement. Travis Dye et Mykael Wright devraient se charger des retours, respectivement sur punts et kickoffs, avec leurs qualités athlétiques phénoménales.

Chez les spécialistes, on retrouvera deux têtes connues, à savoir P Tom Snee et K Henry Katleman, affublé de sa désormais célèbre moustache. Auteur d’un parfait 4/4 sur field goals en 2020 après sa titularisation en cours de saison, Katleman est déjà l’un des chouchous du public d’Eugene.

Calendrier

Au rang des futures victimes qui se présenteront dans l’enfer du chaudron d’Eugene, le renommé Autzen Stadium, se trouvent majoritairement des adversaires à la portée des Ducks, surtout au regard des ambitions d’Oregon ; Fresno State, Stony Brook, Arizona, Cal, Colorado, Washington State et Oregon State. C’est au niveau des déplacements que la difficulté se présentera principalement, avec un voyage à Columbus pour affronter Ohio State, puis des séjours à Stanford, UCLA, Washington et Utah.

Les Ducks éviteront donc les deux plus grosses écuries de Division South cette année, à savoir USC et Arizona State. Le titre de division est donc à la portée d’Oregon, avec la finale de Pac-12 comme objectif principal, le 3 décembre à Las Vegas.

Conclusion

En dépit de ses deux titres de conférence consécutifs, de son coaching staff talentueux et de son effectif de très grande qualité, Oregon est considéré à l’heure actuelle selon les points de vue soit comme un outsider pour le titre de Pac-12 en 2021, soit comme un futur rouleau-compresseur. Il faut dire que les Ducks n’auraient pas été invités en finale de conférence l’an dernier sans le forfait du rival de division Washington et que les performances globales de la fac d’Eugene n’ont pas été au niveau des attentes. 

L’optimisme est pourtant de mise, étant donné la profondeur et le talent incroyable de l’effectif, avec une vraie préparation cet été au programme afin de satisfaire aux ambitions de grandeur nationale des Ducks. La situation est claire : les Ducks doivent s’imposer comme une référence dès cette saison pour s’installer durablement à la table des grands du college football, c’est-à-dire ceux qui font les playoffs régulièrement. Il manque cependant encore ce grain de folie pour faire du programme d’Oregon l’un des tauliers sur la côte Ouest et enfin retrouver le CFP.

Une victoire face aux Buckeyes dès les prémices de la saison pourrait donner le ton alors que Mario Cristobal espère bien rouler sur la Pac-12 avec sa troupe de vedettes, dans l’espoir de remporter à nouveau un titre national qu’il possède déjà à son palmarès en tant que joueur puis coach assistant. À condition de trouver un quarterback efficace dans le système RPO de Joe Moorhead et une véritable solidité défensive sous l’impulsion de Tim DeRuyter.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4
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Preview 2021 : California Golden Bears

Menés par QB Chase Garbers à la tête de l’effectif le plus expérimenté de la Pac-12, les Golden Bears de Cal veulent tirer un trait sur une triste campagne 2020… et se mêler à la lutte dans la division North ?

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Cr/dit photo : Thearon W. Henderson/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Golden Bears de California.

California Golden Bears

Pac-12

Division North
 

En 2020 : 1-3.
Head coach : Justin Wilcox, 5e année (21-21).
Coordinateur offensif : Bill Musgrave.
Coordinateur défensif : Peter Sirmon.
Titulaires de retour : 18, 10 en attaque, 8 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : OT Jake Curhan, DL Zeandee Johnson, CB Camryn Bynum.
Joueurs à suivre : QB Chase Garbers, RB Christopher Brown, WR Nikko Remigio, LB Kuony Deng, LB Cameron Goode, DB Elijah Hicks.

Une dynamique brisée par la pandémie. En 2020, peu de formations ont autant souffert sportivement de la Covid que California. Programme en plein boom depuis la prise de fonctions de Justin Wilcox, en 2017, Cal s’est contenté d’à peine quatre rencontres la saison passée, et n’a pas pu bonifier un groupe au quasi-complet en raison d’un changement de coaching staff et d’automatismes qui n’ont jamais pu se trouver.

Les Golden Bears n’en demeurent pas moins dangereux pour cette nouvelle campagne, d’autant que 18 titulaires sont de retour sur le campus, dont 10 joueurs offensifs. Leur dernier exercice a mis en exergue tout le paradoxe et le potentiel de cette formation. Capables de perdre leurs trois premiers matches de la saison, dont deux d’une courte tête contre Oregon State et Stanford, les joueurs de Berkeley avaient trouvé le moyen de réagir en s’offrant le scalp d’Oregon, champion en titre et futur vainqueur de la conférence.

Dans une Pac-12 qui s’annonce donc encore homogène, que peuvent résolument espérer les Californiens ? Eléments de réponse.

Enfin un rythme offensif ?

Symbole du manque de repères de California en 2020 : le poste de quarterback. Et ce pour plusieurs raisons. Depuis l’arrivée de Justin Wilcox, le programme traditionnellement tourné vers l’offensive s’est mué en défense de fer au détriment des points et des yards engrangés.

QB Chase Garbers, Cal – Crédit photo : Cal Athletics

Pour remédier à ce problème, le head coach de Berkeley avait embauché Bill Musgrave, coordinateur offensif réputé de NFL. Sur le papier, la collaboration avec le quarterback senior, QB Chase Garbers (771 yards, 6 TD, 3 INT en 2020), avait de quoi faire saliver. Mais au-delà de la préparation faussée par la pandémie, le nouveau système pro-style n’a manifestement pas été assimilé par le playmaker des Bears. Il y a bien eu une bonne sortie contre Oregon State, ponctuée au passage de deux interceptions, dont celle de la défaite, mais les trois autres matches ont paru assez quelconque, au vu du rendement entrevu lors de la saison 2019. On suivra aussi avec attention l’état de forme du quarterback, souvent blessé il y a deux ans, notamment à la clavicule. Derrière lui, la concurrence n’est pas folle, de par l’inexpérience de QB Zach Johnson et le transfert tardif de QB Ryan Glover, en provenance de Penn (FCS). Pas de quoi s’alarmer pour autant, mais le duo Garbers-Musgrave devrait de nouveau détenir la clé de la bonne saison de Cal.

D’autant que l’escouade de receveurs prend forme peu à peu. Le senior WR Nikko Remigio (90 yards, 2 TD) revient revanchard pour démontrer toute son explosivité et sa faculté à casser les plaquages. Il formera un solide duo de titulaires avec l’ancien de Michigan, WR Kekoa Crawford (232 yards, 2 TD). Derrière, les seniors WR Trevon Clark et WR Mason Mangum ont eu de bonnes séquences en 2020. Mais c’est bien le duo de sophomores WR Jeremiah Hunter et WR JR Baker qui offrent le plus de promesses dans le domaine aérien. Plein centre, les seniors TE Jake Tonges et TE Gavin Reinwald sont de retour pour apporter de l’aide au bloc et sur courte distance.

Pour retrouver de sa superbe, California pourra aussi compter sur le senior RB Christopher Brown Jr. (65 yards, TD) dans le backfield offensif. Depuis ses débuts comme titulaire en 2019, les Bears n’ont jamais perdu quand il a franchi la barre des 55 yards. Son association avec le sophomore RB Damien Moore, déjà pleinement intégré l’an passé pour son arrivée sur le campus, voire avec RB DeCarlos Brooks, auteur d’un bon Spring Game, augure de bonnes choses, avec une ligne offensive globalement stable.

Hormis Jake Curhan, parti chez les pros, il n’y a que des revenants, à commencer par RT Valentino Daltoso, blessé toute la saison passée, et qui fera figure de leader dans cette escouade de jeunes loups. Un groupe où LT Will Craig, enfin en forme, a pu faire ses preuves sur le pass pro. LG McKade Mettauer et RG Matthew Cindric devraient compléter le quintet pour faire des Golden Bears une formation dure à manoeuvrer dans les tranchées.

LB Kuony Deng, California – Crédit photo : Getty Images

Terrible tandem sur le pass-rush

On l’a dit : la défense a souvent été le principal poumon de Cal, sous la coupe de Justin Wilcox. Mais c’est une intersaison mouvementée à laquelle a dû faire face l’ancien coordinateur défensif de USC et Wisconsin. L’un de ses patrons défensifs, justement, Tim DeRuyter, a mis les voiles au Nord, pour rallier Oregon. Le cornerback vedette du programme, Camryn Bynum, a été drafté par les Minnesota Vikings. Enfin, Brett Johnson, star en devenir sur le premier rideau, a été victime d’un accident de voiture en avril dernier et doit tirer un trait sur la saison pour soigner sa hanche.

Fort heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles, à commencer par les linebackers, sans doute l’un des tous meilleurs groupes de la conférence Pac-12. Machines à plaquage et à jeux décisifs, les seniors OLB Kuony Deng et OLB Cameron Goode (50 plaquages, dont 10 et demi pour perte à eux deux) formeront un duo détonnant sur le pass rush, le premier quittant son rôle habituel de mike pour montrer aux scouts NFL sa vitesse et son explosivité. Comme si cela ne suffisait pas, le junior OLB Braxten Croteau et le sophomore OLB Orin Patu sont des solutions alternatives pour le coordinateur, et spécialiste des linebackers, Peter Sirmon.

Dans l’axe, le junior ILB Evan Tattersall (14 plaquages) a pleinement la main sur le run stop et a longtemps été présenté comme le nouveau Evan Weaver. Son pendant devrait être un sophomore. ILB Muelu Iosefa a démarré le match contre Oregon et s’est montré très actif sur l’ensemble de la campagne. Mais ILB Trey Paster, safety avancé sur le deuxième rideau, a aussi beaucoup plus au coaching staff dès ses débuts en 2020.

Sur la ligne défensive, avec l’absence de Brett Johnson, avec la fin d’éligibilité de son homonyme, Zeandee, Justin Wilcox doit compenser au mieux. Le junior DE John Henry Tevis (18 plaquages, 2 sacks) est le plus expérimenté du plateau et s’est montré agressif au duel. Son rôle sera crucial car la jeunesse est à l’honneur sur le reste de l’escouade. De retour de blessure, DE Aaron Maldonado devrait hériter d’un rôle de titulaire sur l’extérieur et assistera à une autre bataille de sophomore sur la position de nose guard, entre NG Stanley McKenzie et NG Ricky Correia.

DB Elijah Hicks (#3), California – Crédit photo : Cal Athletics

Comme souvent ces dernières années, et en dépit du départ de Bynum, le backfield défensif est aussi fourni que talentueux. Plein centre, FS Elijah Hicks (28 plaquages, une interception) a confirmé qu’il était aussi efficace en safety qu’en cornerback, et a composé un duo performant avec SS Daniel Scott, même si SS Craig Woodson s’est montré plus intéressant contre la passe. Transfert de Florida State, FS Raymond Woodie III vient apporter une profondeur intéressante sur la position. Sur les extérieurs, CB Josh Drayden (4 passes défendues) devrait quitter son poste de nickelback pour surveiller les principaux receveurs adverses. CB Chigozie Anusiem l’assistera dans cette tâche, tout comme le sophomore CB Collin Gamble, petite pépite annoncée, à qui le poste de nickelback devrait convenir dans un premier temps.

Comme sur le reste des escouades, la stabilité est de mise au sein des équipes spéciales. L’ancien punter K Dario Longhetto (9/10 sur FG, 4/5 sur XP) est de retour aux coups de pied après une saison encourageante, plein que marquée par son extra-point bloqué, en fin de match, contre Stanford. L’Australien P Jamieson Sheahan (39,9 yards de moyenne) rempile aussi au punt. KR/PR Nikko Remigio devrait garder un rôle important sur les phases de retour, à moins que KR/PR Marcel Dancy ne le fasse souffler pour le préserver offensivement.

Calendrier

Conclusion

Peu d’équipes de première division peuvent compter sur un tel nombre de titulaires de retour. Et c’est bien ce qui fera de California un véritable poil-à-gratter en 2021. Capable de compter sur une véritable ossature, surtout en défense, le programme de Berkeley doit surtout relever la tête offensivement et rappeler que c’est en son sein que sont sortis des quarterbacks superstars comme Steve Bartkowski, Aaron Rodgers ou Jared Goff. Avec Chase Garbers, une ligne stable et un groupe de receveurs plus étoffé, Cal peut avoir les moyens de ses ambitions. Mais ce sera aussi sans compter sur un calendrier démentiel, avec par exemple des déplacements à Oregon, Washington et UCLA, ainsi que la réception de USC. Un bilan positif serait, dans un premier temps, un bon moyen de tirer un trait sur une triste campagne 2020 tout en construisant des bases solides pour les années à venir, au vu de l’important contingent de seniors qui composent ce groupe.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.1

Résumé

Points forts :
– Un groupe inchangé et expérimenté.
– Un front seven incisif.
– Une profondeur intéressante.

Points faibles :
– Des réglages à trouver en attaque.
– Une ligne défensive décimée.
– Un calendrier défavorable.

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