Suivez-nous

Preview

Preview 2020 : Miami Hurricanes

Coach Manny Diaz a remanié une attaque des Hurricanes désormais dirigée par QB D’Eriq King. Suffisant pour jouer les trouble-fêtes dans l’ACC ?

Crédit photo : Miami Athletics

Publié

le

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Hurricanes de Miami, « The U ».

Miami Hurricanes

Conférence ACC

Division Coastal
 

En 2019 : 6-7, 4-4 ACC. Défaite 0-14 contre Louisiana Tech au Independence Bowl.
Head Coach : Manny Diaz, 2e année (6-7). Résultat en carrière : 6-7.
Coordinateur offensif : Rhett Lashlee.
Coordinateur défensif : Blake Baker, Ephraim Banda.
Titulaires de retour : 11 dont 6 en attaque, 5 en défense et le punter.
Joueurs-clés partis : Shaquille Quarterman, DeeJay Dallas, KJ Osborn, Trajan Bandy, Michael Pinckney, Robert Knowles, Jarren Williams, Lorenzo Lingard.
Joueurs à suivre : Gregory Rousseau, Quincy Roche, D’Eriq King, Brevin Jordan, Jaelan Phillips, Jeremiah Payton, Navaughn Donaldson.

Miami sort d’une saison 2019 assez décevante avec un bilan de 6-7 et une défaite gênante de 14-0 contre Louisiana Tech en bowl game. Coach Manny Diaz a déjà grillé son joker et le bénéfice du doute… il devra mettre les bouchées double pour cette seconde saison.

Avec un coaching staff et surtout un effectif remanié, il semble s’être donné les moyens de faire évoluer cette équipe. Dans le contexte de pandémie qu’on connait, la question de savoir s’il sera capable d’intégrer à son effectif les nouvelles pièces dont il s’est dotées (QB D’Eriq King, DL Quincy Roche…) reste entière.

L’équipe arrive donc en 2020 avec une certaine hype et différentes raisons de croire qu’elle sera à même d’améliorer son bilan comptable.

Les espoirs de l’attaque reposent sur QB D’Eriq King

L’attaque des Hurricanes a profondément changé durant l’intersaison. Au poste de QB, Miami est parvenu à s’attacher les services de QB D’Eriq King, transfert senior en provenance de Houston. King avait annoncé son intention de ne plus jouer et partir de Houston seulement 4 matches après le début de la saison 2019.

QB D’Eriq King (#1) – Crédit photo : Miami Herald

QB dual-threat de haut niveau, il s’était fait remarquer en 2018 pour sa grosse production : près de 3000 yards à la passe pour 36 touchdowns et seulement 6 interceptions ainsi que près de 600 yards au sol pour 14 touchdowns. QB D’Eriq King pousse donc vers la sortie Jarren Williams qui sort d’une saison freshman au cours de laquelle il a bénéficié d’un très bon temps de jeu. Aux dernières nouvelles, Williams a annoncé son intention de partir jouer en JUCO, du côté de Garden City Community College (Kansas).  

La principale target de D’Eriq King sera probablement TE Brevin Jordan, qui sort d’une saison sophomore à l’issue de laquelle il a déjà été nommé dans la All-ACC First Team, a catché 35 passes pour 496 yards et 2 touchdowns en 2019. Il semble constituer la seule certitude du groupe de receveurs de Miami.

Incertitude au poste de receveur et de running back

En effet niveau WR, on a assisté au départ en NFL de KJ Osborn et Jeff Thomas, qui représentaient près de 900 yards et 8 touchdowns l’an dernier dans un jeu aérien largement perfectible.

Premiers sur la liste d’attente, WR Mark Pope, WR Dee Wiggins et WR Mike Harley devraient être les principales options pour la saison à venir. Les départs via transfert de Brian Hightower et Evidence Njoku notamment devraient donner l’opportunité à des jeunes de prendre quelques répétitions et se montrer. Parmi eux on retrouve les (très) talentueux freshmen 4-étoiles WR Jeremiah Payton et WR Michael Redding III.

Avec DeeJay Dallas drafté en NFL et Lorenzo Lingard transféré à Florida, le backfield de Miami est un gros point d’interrogation de l’équipe. Le rôle de titulaire devrait être confié à RB Cam’Ron Harris (576 yards et 5 touchdowns) qui a progressivement gagné la confiance du coach après être parti de très loin dans la hiérarchie. Cette situation devrait également profiter au freshman 4-étoiles RB Kaylan Knighton qu’on pourrait voir en action dès cette saison.

TE Brevin Jordan – Crédit photo : Sun Sentinel

Côté ligne offensive : peu de progrès. On note le retour pour sa saison senior du poids lourd LG Navaughn Donaldson de même que RG DJ Scaife et RT Zion Nelson. Le backup RT Kai-Leon Herbert pourrait être promu au rang de titulaire et le reste de la ligne sera confiée à des joueurs moins expérimentés comme le sophomore RG Cleveland Reed et les freshmen LG Jalen Rivers et LT John Campbell.

La principale question qui englobe cette offense renouvelée est la capacité du staff de coordonner les nouveaux arrivants avec les joueurs déjà établis afin d’obtenir un groupe homogène capable de travailler efficacement sur le terrain pour marquer des points et gagner des matches. En effet, la saison 2019 a été très moyenne en terme de scoring. L’attaque n’a pas tout le temps été en mesure de faire échos aux bonnes performances de la défense. Les Canes avaient une moyenne de 23 points sur l’ensemble de la saison. Cette moyenne tombe même à 20 quand on exclut la victoire 63-0 contre Bethune-Cookman…

Le meilleur pass rush du pays ?

La ligne défensive de Miami dispose d’un immense potentiel. Le possible duo d’All-Americans composé de DE Gregory Rousseau et du transfert DE Quincy Roche (ex-Temple) devrait permettre d’exercer une bonne pression sur l’offense adverse. Ce duo, considéré par certains observateurs comme le meilleur du pays, sera complété par le retour des starters DT Jonathan Ford (senior) et DT Nesta Jade Silvera (junior).

La seconde vague est également chargée puisque Manny Diaz a indiqué que l’ancien prospect 5-étoiles récemment sorti de sa retraite DE Jaelan Phillips sera à la bagarre pour une place dans la rotation, de même que les freshmen 4-étoiles DL Chantz Williams, DE Jahfari Harvey et DL Jason Blissett Jr. Une situation idéale qui faire presque oublier les départs de Jonathan Garvin (draft) et Trevon Hill (graduate).

DE Greg Rousseau (#15) – Crédit photo : Al Diaz, Miami Herald

Le back seven à la recherche d’un nouvel équilibre

En ce qui concerne les linebackers, c’est une tout autre histoire. Les Hurricanes perdent leur leader vocal Shaquille Quarterman (357 plaquages en 52 matches joués entre 2016 et 2019; il n’a pas manqué un seul match de son équipe en 4 saisons), drafté par les Jaguars au 4e tour, de même que les autres titulaires au poste Michael Pinckney (diplômé, n’a pas convaincu lors du process de draft en raison d’une grosse blessure) et Romeo Finley (agent libre non-drafté signé par les Chargers). Résultat des courses c’est le redshirt senior LB Zach McCloud, peu utilisé l’an dernier qui pourrait devenir le relai du coordinateur défensif Blake Baker sur le terrain. Il sera probablement épaulé par les sophomores LB Gilbert Frierson (au passage cousin de Frank Gore) et LB Keontra Smith, tous deux remplaçants en 2019.

Chez les defensive backs, The U peut compter sur le retour des juniors titulaires S Gurvan Hall Jr (66 plaquages en 2019, 2e de l’équipe) et CB Al Blades Jr. Cette secondary aura une certaine profondeur puisque Manny Diaz aura également à sa disposition CB DJ Ivey (3 interceptions l’an passé) et les sophomores 4-étoiles S Bubba Bolden (passé de USC à Miami en 2019) et CB Christian Williams.

La défense a constitué une vraie satisfaction pour les Canes en 2019. Elle s’est classée 13e du pays en terme de yards/match encaissés, 15e en terme de touchdowns encaissés pour finalement une moyenne de 20 pts laissés à l’adversaire. Bien que la ligne défensive ne semble pas être un problème, l’attention sera portée derrière, où un nouvel équilibre et une nouvelle hiérarchie restent à trouver chez les linebackers et les backs du fait des nombreux départs de titulaires. On peut tout de même noter que le pool de joueurs demeure talentueux et devrait à nouveau faire les affaires des GM de NFL au printemps prochain.

LB Zach McCloud – Crédit photo : Sun Sentinel

Des équipes spéciales en chantier

Les receveurs KJ Osborn et Jeff Thomas partis en NFL étaient également les deux principales options en termes de returners. Sachant que les deux rescapés de ce compartiment du jeu, RB Robert Burns et WR Mike Harley, ont combiné sur toute la saison pour 2 retours et 29 yards, il est très difficile d’avoir de la visibilité sur les plans pour 2020.

Les canes ont chipé cet été le kicker 3-étoiles K José Borregales à leurs rivaux de FIU. En 2019, Borregales a converti 5 de ses 6 tentatives entre 40 et 50 mettre et était à 3 sur 4 à plus de 50, il constitue donc une police d’assurance assez intéressante de loin.

Conclusion

Manny Diaz gère son équipe de manière très moderne avec des flux entrants et sortants de joueurs conséquents. Miami continue de démontrer sa capacité d’attirer des classes de prospects denses et talentueuses pour les faire éclore au haut niveau quelques années plus tard. L’enjeu résidera plutôt dans la capacité du staff de construire une équipe fonctionnelle sur le court terme. Le fondement de jeu en attaque doit absolument être retravaillé après une saison moyenne. La tâche est confiée cette année à Rhett Lashlee, ancien coordinateur offensif d’Auburn et de SMU (qui remplace Dan Enos après seulement une saison…), qui n’aura pas le droit à l’erreur pour sa première saison ! La défense devrait continuer d’être une place forte de l’équipe si tant est que la secondary remaniée soit à la hauteur.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts :
– Une defensive line d’élite
– Quelques vrais difference makers en attaque
– Une image de marque intacte qui permet d’attirer de bons prospects malgré les performances moyennes de l’équipe en 2019

Points faibles :
– Des jeunes freshmen et sophomores encore inexpérimentés lancés dans le grand bain
– Un calendrier en roller coaster avec un span de quatre matches déterminant
– Un jeu au sol très peu développé l’an dernier (malgré le talent de DeeJay Dallas), peu des running backs et une offensive line peut-être trop juste pour progresser sur ce point

Publicité
Ajouter un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Preview

Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

Publié

le

Crédit photo : Scott Chandler

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 10, 7 en attaque, 3 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Demetric Felton, WR Kyle Philips, WR Chase Cota, DE Osa Odighizuwa, NT Otito Ogbonnia, CB Jay Shaw, SS Stephan Blaylock, FS Quentin Lake.

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

Lire la suite

Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

Publié

le

Crédit photo : Scott Boldt

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts
– Une défense pleine de playmakers à tous les postes.
– Le groupe de running backs le plus effrayant à l’Ouest du Mississippi.
– Un coaching staff qui maîtrise recrutement et développement.

Points faibles
– La ligne offensive à reconstruire rapidement.
– Un nouveau quarterback pour prendre la relève de Justin Herbert.
– Éviter les erreurs de parcours habituelles.

Lire la suite

Preview

Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

Publié

le

Crédit photo : Washington Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

Lire la suite

Preview

Preview 2020 : California Golden Bears

En progression constante depuis l’arrivée de coach Justin Wilcox en 2017, les Golden Bears de California possèdent l’expérience et un quarterback talentueux pour menacer Oregon dans la division Pac-12 North.

Publié

le

Crédit photo : Cal Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Golden Bears de California.

California Golden Bears

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Redbox Bowl : victoire contre Illinois (35-20).
Head coach : Justin Wilcox, 4e année (20-18) – Résultats en carrière : 20-18.
Coordinateur offensif : Bill Musgrave.
Coordinateur défensif : Tim DeRuyter & Peter Sirmon.
Titulaires de retour : 18, 10 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : LB Evan Weaver, FS Ashtyn Davis, SS Jaylinn Hawkins.
Joueurs à suivre : QB Chase Garbers, RB Christopher Brown, WR Nikko Remigio, RT Jake Curhan, NT Brett Johnson, LB Kuony Deng, LB Cameron Goode, CB Camryn Bynum, DB Elijah Hicks.

Quatrième rentrée à Cal pour Justin Wilcox et les attentes ont grimpées de manière exponentielle depuis son arrivée sur le campus de Berkeley. L’ancien coordinateur défensif de Boise State, Tennessee, Washington, USC et Wisconsin, qui s’est vu offrir son premier rôle de head coach chez les Golden Bears, n’a eu de cesse de faire progresser un programme en perdition. Après une première campagne à 5-7 en 2017, la saison 2018 s’est soldée sur un bilan de 7-6 prometteur et une fiche de 8-5 l’an dernier.

Les Golden Bears auront néanmoins besoin de faire mieux au sein de leur propre conférence s’ils espèrent continuer sur leur lancée. Malgré quelques obstacles, tous les espoirs sont permis du côté de la baie de San Francisco puisque Cal récupère un nombre confortable de joueurs comparé à 2019 et espère bien voir émerger plusieurs joueurs à des postes clés dans le jeu aérien et en défense.

Du neuf avec du vieux

Bonne nouvelle pour les Golden Bears, il y aura ainsi peu de changements en attaque. Avec la quasi totalité des titulaires 2019 de retour, les plus gros bouleversements se situent ainsi au niveau du coaching staff, où Beau Baldwin, l’ancien coordinateur offensif, a cédé sa place à Bill Musgrave, un habitué de la NFL.

QB Chase Garbers (#7) – Crédit photo : Cal Athletics

Comme l’an dernier, c’est le jeu au sol qui devrait porter l’attaque de Cal, avec RB Christopher Brown (914 yards et 8 TD en 2019) bien installé après des performances remarquées en dépit d’une ligne offensive instable. Il sera épaulé par le transfuge de Wisconsin RB Bradrick Shaw, dans son style plus en puissance, et par son remplaçant habituel RB Marcel Dancy (248 yards, 2 TD).

À côté de ça, l’OL ressemble à une épine dans le pied de Bill Musgrave. Cal a terminé 2019 à la 125e place nationale en nombre de sacks encaissés, avec environ 40% des dropbacks échouant à cause de pression sur le backfield. Pire, les Golden Bears ont recruté Angus McClure cet été comme coach de la ligne offensive suite au départ en retraite de Steve Greatwood. Meilleur recruteur que coach, McClure a passé cinq saisons à UCLA entre 2007 et 2011 pour un bilan affreux avec la ligne offensive.

Avec le modeste talent à disposition, dont seulement un prospect quatre étoiles et un trois étoiles au sein de l’escouade, il faudra compter sur le fait de récupérer presque toute la rotation 2019, ce qui laisse envisager une progression, aussi infime soit-elle. Au moins au poste de left tackle où OT Will Craig retrouvera son poste après deux saisons consécutives raccourcies sur blessure. L’ancien prospect quatre étoiles avait snobé Notre Dame pour la Californie il y a deux ans. Les tauliers C Michael Saffell et OT Jake Curhan devraient heureusement tenir la baraque un minimum.

Il faudra au moins ça pour protéger les miches du golden boy QB Chase Garbers (1 772 yards, 14 TD, 3 INT), qui a connu pas mal de déboires à Cal depuis sa titularisation surprise comme true freshman en 2018. Blessé à plusieurs reprises l’an dernier, il semble enfin prêt à prendre en main une attaque aérienne qui manque cependant de playmakers, hormis le slot receiver WR Nikko Remigio (38 réceptions, 513 yards, 3 TD) et TE Jake Tonges (13 réceptions, 262 yards, 1 TD). Le recrutement efficace dans ce secteur devrait toutefois apporter suffisamment de ressources au nouvel OC des Bears.

RB Christopher Brown (#34) – Crédit photo : Twitter/CalFootball

Le retour des « Takers » ?

Ces deux dernières années, Cal a perdu des joueurs de niveau NFL au sein de sa défense et 2020 pourrait marquer la régression d’un groupe bien fourni mais qui manque de talent brut. Les départs d’Evan Weaver, auteur de 181 plaquages en 2019, et de toute la rotation des safeties devraient poser problème contre la course alors que l’absence du nose tackle Chris Palmer, parti en 2018, s’était déjà faite ressentir l’an dernier.

Le jeune NT Brett Johnson (26 plaquages, 3.5 pour perte dont 1.5 sack) sera attendu au tournant, ainsi que LB Kuony Deng (119 plaquages, 7.5 pour perte dont 3 sacks, 8 passes défendues), l’acolyte de Weaver désormais patron d’une défense qui retrouve beaucoup de visages connus. CB Camryn Bynum (63 plaquages, 9 passes défendues, 1 INT) et DB Elijah Hicks (44 plaquages, 2 sacks, 5 passes défendues) seront les leaders d’une secondary sur laquelle compte beaucoup Justin Wilcox. Le second sera repositionné comme safety pour combler le manque d’expérience au poste. Auto-affublés du surnom “The Takers” en 2018 pour leur grand nombre de turnovers en défense, les defensive backs devraient à nouveau être au centre de l’attention au sein d’une conférence où le jeu aérien est au centre de tout.

Le pass rush sera également d’une importance capitale et, coup de pouce de la NCAA, les seniors DE Luc Bequette (52 plaquages, 4 pour perte dont 3 sacks, 2 fumbles forcés) et DE Zeandae Johnson (29 plaquages, 5 pour perte dont 3.5 sacks, 1 FF) ont obtenu une sixième année d’éligibilité suite aux nombreuses blessures qui ont émaillé leur carrière. Avec cinquante titularisations à eux-deux, ils formeront un duo solide sur la ligne, soutenus par LB Cameron Goode (57 plaquages, 14 pour perte dont 9.5 sacks), l’un des playmakers du groupe, et le vétéran LB Tevin Paul (28 plaquages, 3 sacks).

LB Cameron Goode – Crédit photo : Bearinsider

Toutefois, malgré les départs en défense, dont neuf des quinze meilleurs plaqueurs de 2019, l’ancien DC Justin Wilcox dispose du talent nécessaire et d’un coaching staff capable d’assurer la transition sans encombre. Le coordinateur défensif Tim DeRuyter sera cette année assisté de Peter Sirmon, précédemment coach des linebackers, pour préparer la transition d’après les experts puisque le premier pourrait être promu head coach dès 2021 au sein d’un autre programme.

Conclusion

Le monde du College Football se divise en deux catégories ; ceux qui pensent que Justin Wilcox va continuer de faire progresser les Golden Bears et ceux qui estiment que Cal a déjà atteint son apogée en 2019 avec l’effectif actuel. Difficile de contrarier les seconds tant cette équipe est blindée d’incertitudes. Néanmoins, il ne manque pas grand chose pour briller au sein de la Pac-12, en l’occurrence une ligne offensive efficace et une défense de retour au niveau attendu. En cas de nouvelle saison réussie, Justin Wilcox pourrait bien faire ses adieux à Berkeley pour un programme de plus grande envergure. C’est donc le moment ou jamais pour les Golden Bears, alors que les conditions semblent réunies pour briller.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts
– Une attaque qui ne peut que progresser.
– Des playmakers un peu partout en défense.
– Bill Musgrave, le nouvel OC, vétéran du coaching NFL.

Points faibles
– Le jeu aérien doit faire ses preuves.
– Le départ d’Evan Weaver et de tous les safeties.
– Un recrutement chiche en talent face aux cadors de Pac-12.

Lire la suite
Publicité

Preview 2020

Previewil y a 2 jours

Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de...

Previewil y a 3 jours

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d'Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur...

Previewil y a 4 jours

Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l'ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense...

Previewil y a 5 jours

Preview 2020 : California Golden Bears

En progression constante depuis l'arrivée de coach Justin Wilcox en 2017, les Golden Bears de California possèdent l'expérience et un...

Previewil y a 6 jours

Preview 2020 : Stanford Cardinal

Handicapé par les blessures l'an passé et diminué par des classes de recrutement minces, le Cardinal de Stanford de coach...

Previewil y a 7 jours

Preview 2020 : Penn State Nittany Lions

Une effectif talentueux rempli d'anciens prospects 4 et 5 étoiles et une attaque remodelée par l'arrivée de Kirk Ciarrocca permettront-ils...

Previewil y a 1 semaine

Preview 2020 : Michigan State Spartans

Incertitude en attaque et en défense, de nouveaux systèmes à apprendre et un QB qui a tout à prouver :...

Previewil y a 1 semaine

Preview 2020 : Nebraska Cornhuskers

Un effectif jeune mais bourrée de talent : les Cornhuskers menés par Scott Frost devront encore s'armer de patience avant...

Previewil y a 1 semaine

Preview 2020 : Iowa Hawkeyes

Les générations passent à Iowa mais les résultats sont toujours les mêmes et malgré le départ de QB Nate Stanley,...

Previewil y a 2 semaines

Preview 2020 : Minnesota Golden Gophers

Désormais la cible de toute la division Big Ten West, QB Tanner Morgan et les Golden Gophers peuvent-ils faire mieux...

Articles les plus lus