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Preview 2019 : Syracuse Orange

Les Orangemen peuvent-ils détrôner Clemson dans l’ACC Atlantic ? Après une saison de 10 victoires, Syracuse a de l’ambition…et des arguments !

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Syracuse Orange

Conférence ACC

Division Atlantic

En 2018 : 10-3, 6-2 ACC. Camping World Bowl : victoire 34-18 contre West Virginia.
Head Coach : Dino Babers, 4ème année (18-19) – Résultats en carrière: 55-35.
Coordinateur offensif : Mike Lynch.
Coordinateur défensif : Brian Ward.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Eric Dungey, WR Jamal Custis, OT Koda Martin, DT Chris Slayton, LB Ryan Guthrie, LB Klelan Whitner.
Joueurs à suivre : QB Tommy DeVito, WR Sean Riley, WR Taj Harris, WR Trishton Jackson, OT Airon Servais, DE Alton Robinson, DE Kendall Coleman, CB Christopher Frederick, S Andre Cisco, K Andre Szmyt.

18 ans ! En revenant sur le devant de la conférence ACC, l’an passé, les Syracuse Orangemen ont atteint la barre des dix victoires, du jamais vu depuis 2001. Arrivé plein d’espoir en provenance de Bowling Green, coach Dino Babers a su insuffler une nouvelle dynamique, avec un recrutement payant au terme de sa troisième saison dans l’état de New York.

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Beaucoup fantasment déjà sur la capacité de ‘Cuse à devenir le nouveau rival de Clemson dans l’ACC Atlantic. Mais tout ne s’annonce pas si simple, avec un renouvellement significatif (12 starters de retour sur 22) et l’ombre de l’ère Scott Shafer qui plane, avec un solide exercice 2013 jamais confirmé. Certes, le changement de cycle ne sera pas simple, mais la complémentarité et la profondeur sont les mots d’ordre du programme pour tenter de rester la deuxième force de la conférence.

Attaque

Première mission urgente pour le coaching staff orange : remplacer Eric Dungey, soient 11 341 yards et 93 touchdowns cumulés en carrière, au poste de quarterback. Mais le style de jeu risqué du numéro 2 lui a coûté quelques blessures en 2018. Une aubaine pour le sophomore QB Tommy DeVito, auteur de bons passages, malgré une prestation horrible contre Notre Dame. Son Spring Game a en tout cas été très solide et a conforté l’ascendant pris sur le senior QB Clayton Welch.

Pour l’assister, le quarterback pourra compter sur un backfield offensif fourni et en attente de plus de responsabilités. L’an passé, le meilleur coureur du groupe était Dungey. Une donnée qui se doit de changer sous l’impulsion du senior RB Moe Neal. Transfuge d’Oklahoma, le junior RB Abdul Adams a fait des débuts remarqués lors du Camping World Bowl en inscrivant deux touchdowns contre West Virginia. Autre coureur assez costaud sur ses appuis, le sophomore RB Jarveon Howard qui devrait profiter du départ de Dontae Strickland pour gratter quelques portés.

Côté cibles, Syracuse est royal au bar ! Pour compenser le départ de Jamal Custis (906 yards et 6 touchdowns l’an dernier), Babers a misé sur WR Trishton Jackson, ancien de Michigan State, et dont la collaboration avec DeVito en fait déjà saliver plus d’un. Le senior WR Sean Riley (756 yards, 3 TD), le junior WR Nykeim Johnson (565 yards, 4 TD) et surtout le sophomore WR Taj Harris (565 yards, 3 TD) compléteront cette escouade détonnante. On gardera enfin un oeil sur le redshirt freshman WR Ed Hendrix, blessé l’an passé, et sur lequel le staff fonde beaucoup d’espoirs. Au poste de tight end, le départ de Ravian Pierce laissera plus d’espace à un duo complémentaire : les juniors FB/TE Chris Elmore, dévastateur sur les phases de bloc, et TE Aaron Hackett, aux mains plus solides dans le domaine aérien.

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Au-delà du changement de quarterback, si l’attaque locale intrigue, c’est aussi à cause de sa ligne offensive. 3 titulaires ont quitté le campus, ce qui a poussé coach Babers à réorganiser son groupe et à repositionner des joueurs en fonction des besoins. C’est le cas du junior RT Airon Servais, centre l’année dernière, mais qui apportera son excellente technique sur l’aile droite de la ligne. Il y sera associé à l’autre revenant RG Evan Adams. Après avoir dépanné pendant quelques années en backup, C Sam Heckel sera chargé des snaps à temps plein. Tout ce petit monde offre une plus-value notable sur le run block, si on y ajoute en plus le sophomore LG Dakota Davis. Transféré de South Alabama, LT Ryan Alexander sera enfin le garde du corps attitré de DeVito. La ligne offensive a souvent été considérée par Babers pendant les périodes de recrutement. Il faudra donc garder un oeil sur les freshmen T Carlos Vettorello et G Qadir White, prospects réputés en sortie de high school.

Défense

Pour faciliter le virage favorable pris par le programme en 2018, Syracuse a pu compter sur une défense en constante montée en régime, notamment contre la passe. Pour cette nouvelle saison, Brian Ward pourra s’appuyer sur 7 revenants comme titulaires, mais avec des zones d’ombre à rapidement estomper sur le run stop et le deuxième rideau défensif.

Car avec les départs de Ryan Guthrie et Klelan Whitner, les Orangemen ont perdu leurs deux meilleurs plaqueurs de la saison passée. Attendu comme la relève sur le poste de linebacker, Shyheim Cullen a dû s’inscrire prématurément à la draft supplémentaire de cette semaine, pour des raisons académiques. Du coup, c’est un groupe en manque de repères mais avec plein d’ambition qui se retrouve en première ligne.

Souvent utilisé dans la rotation l’année dernière, le senior WLB Andrew Armstrong (45 plaquages) devrait hériter du rôle de backer côté faible. L’ancien pensionnaire de Junior College, MLB Lakiem Williams, sera lui aussi lancé dans le grand bain et devra se méfier de la concurrence du sophomore MLB Juan Wallace. Le polyvalent WLB Tyrell Richards, précieux sur les troisièmes tentatives, aura également des opportunités de se montrer.

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Sur les autres postes défensifs, Syracuse a de la ressource et de l’expérience. A commencer par la ligne défensive, où opère l’un des meilleurs duos de pass rushers au pays. 20 sacks, c’est le total enregistré par les seniors DE Alton Robinson et DE Kendall Coleman en 2018. Deux hommes que beaucoup de scouts voient intégrer les trois premiers tours de la prochaine draft. L’avenir semble radieux sur le pass rush, car le junior DE Kingsley Jonathan a déjà de sérieux arguments à faire valoir et offrira une excellente rotation pour chasser le quarterback adverse.

Plein centre, il réside plus d’interrogations avec la fin d’éligibilité de Chris Slayton. Mais les seniors DT McKinley Williams et DT Kenneth Ruff auront une rude bataille pour se disputer le spot de nose tackle. A leur côté, le junior DT Josh Black n’attend qu’une chose : endosser plus de responsabilités sur le run stop et la prise d’espace.

On l’a dit : la défense contre la passe a performé l’an passé dans l’état de New York. Et le backfield défensif n’y est pas étranger avec un total de 18 interceptions cumulées. Le fer de lance de cette escouade new-look : le sophomore FS Andre Cisco, auteur de 9 passes défendues et 7 picks à lui tout seul. Son entente avec le senior SS Evan Foster, meilleur plaqueur de retour cette saison, s’annonce tout bonnement explosive ! Sur les extérieurs, le senior CB Christopher Frederick s’est peu à peu installé comme une valeur sûre et un joueur dur au mal, notamment en termes de plaquage. Il devrait être associé à CB Scoop Bradshaw, à moins que le sophomore CB Ifeatu Melifonwu, frère d’Obi, et auteur de 6 passes défendues l’an passé, ne joue des coudes. L’autre sophomore NB Trill Williams (31 plaquages) complète le secondary dans cette défense 4-2-5.

Équipes spéciales

Peu d’équipes de première division universitaire possède un tel niveau sur les special teams. Le senior P Sterling Hofrichter (42.9 yards de moyenne) a déjà été deux fois nommé dans l’équipe All-ACC de la saison, avec une place dans la First Team 2018. Et que dire des performances du sophomore K Andre Szmyt, déjà considéré comme l’un des tous meilleurs botteurs du pays, avec un ratio de 30/34 sur field goal et un 100% sur extra-point ?

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Les incertitudes sont beaucoup plus nombreuses sur retours de coups de pied. Principale menace sur kickoffs et punts, KR Sean Riley devra être plus incisif pour conserver ce rôle attitré cette saison.

Calendrier

Bonne nouvelle au premier abord pour Syracuse : le programme 2019 semble moins corsé que celui de la saison passée. Certes, il faudra rapidement se déplacer à Maryland avant de recevoir Clemson, mais beaucoup de confrontations serrées d’ACC se joueront à domicile, à l’exception des passages par NC State et Florida State, deux programmes en grosse transition, surtout offensivement.

Match clé
contre Florida State, le 26 octobre
Il y a bien ce match prévu dès le 14 septembre, au Carrier Dome, contre le champion national Clemson. Mais vu l’écart apparent de niveau et la mise en route nécessaire sur certaines positions, les Orangemen auront sans doute leur principale rivalité face à Florida State. Pas mal de duels vaudront le coup d’oeil, comme celui entre les receveurs de ‘Cuse et le backfield défensif Floridien. En s’imposant au Doak Campbell Stadium, face à l’une des places fortes historiques de la conférence, à la soif affichée de revanche, l’équipe new-yorkaise confirmerait son total retour au premier plan.

Conclusion

C’est une mini-transition qui s’amorce à Syracuse. Mais elle ne sera pas à prendre à la légère. Si la relève semble prête au poste de quarterback ou de linebacker, les départs notables dans les tranchées seront à rapidement prendre en compte pour ne pas trébucher à Maryland et contre Clemson et démarrer avec deux défaites en trois matches. Plus globalement, avec un groupe jeune et prometteur, un calendrier correct et une adversité en légère stagnation, Syracuse a les armes pour atteindre de nouveau une fiche de 10 succès. Une qualification en bowl majeur serait également une consécration tout à fait crédible.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.9

Résumé

Points forts :
– Grande nombre de menaces aériennes.
– Aptitude à provoquer des sacks et des turnovers.
– Jeu au pied redoutable sur équipes spéciales.

Points faibles :
– Ligne offensive à reconstruire.
– Run stop à développer.
– Rendement sur retour de coups de pied.

Prédiction : 10-2, 6-2 ACC.

Trailer

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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Preview 2021 : Arizona State

Un effectif expérimenté et affamé à l’image de l’explosif QB Jayden Daniels : et si les Sun Devils d’Arizona State étaient le prétendant numéro 1 au titre de champion de division Pac-12 South ?

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Crédit photo : Arizona State Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Sun Devils d’Arizona State.

Arizona State Sun Devils

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 2-2 (2-2 Pac-12).
Head Coach : Herm Edwards, 4e année (17-13). Résultat en carrière : 17-13.
Coordinateur offensif : Zak Hill.
Coordinateur défensif : Antonio Pierce.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Frank Darby.
Joueurs à suivre : QB Jayden Daniels, RB Rachaad White, WR Geordon Porter, OT Kellen Diesch, DT Jermayne Lole, DT DJ Davidson, DE Tyler Johnson, DE Travez Moore, LB Darien Butler, S Evan Fields.

Cette année, Arizona State est l’épouvantail de la conférence Pac-12. Si les grosses écuries comme Washington, Oregon ou USC font à nouveau figures de favoris pour le titre final à Las Vegas, leurs plans pourraient bien être déjoués par une éventuelle surprise venue du désert. Il faut dire que les Sun Devils ont montré des signes évidents de progression depuis l’arrivée d’Herm Edwards sur le campus de Tempe. L’ancien coach des New York Jets et des Kansas City Chiefs, réputé pour ses discours de vestiaire légendaires à la Al Pacino dans Any Given Sunday, a transformé une équipe correcte à son meilleur niveau en un contender de Division South en trois saisons.

Abandonné par sa défense et une attaque irrégulière l’an dernier, Arizona State a néanmoins bouclé son bilan de quatre matches à l’équilibre, avec deux victoires et autant de défaites, mais le potentiel de l’effectif actuel annonce de beaux jours sous le soleil de l’Arizona. Les médias sont unanimes : ces Sun Devils cuvée 2021 ont tout pour retourner la Pac-12 et s’inviter là où on ne les attend habituellement pas. Reste à voir si les planètes s’alignent, surtout dans une situation tendue alors que la NCAA conduit actuellement une enquête sur des violations dans le recrutement à Arizona State.

Une attaque portée par le QB le plus explosif de la Pac-12

À commencer par QB Jayden Daniels (701 yards à la passe, 5 TD, 1 INT et 223 yards au sol, 4 TDs en 4 matchs), dont les performances seront observées à la loupe. Titulaire pour la troisième année consécutive, le patron de l’attaque d’Arizona State est attendu comme l’un des meilleurs joueurs offensifs de Pac-12 si sa progression se déroule comme prévu.

QB Jayden Daniels (#5), Arizona State – Crédit photo : Felix Mattos

Extrêmement athlétique, un peu frêle cependant pour se risquer trop souvent à courir, Daniels semble capable de monter en puissance après une saison 2020 décevante où il n’a pas été gâté par le manque de talent chez ses receveurs. Avec 60,7% de passes complétées en 2019 et 58,3% en 2020, sa précision fait tâche mais l’espoir est de mise avec une ligne offensive expérimentée et un groupe de receveurs enfin au niveau malgré l’absence d’un vrai numéro 1.

Malgré la relative inexpérience de cette escouade, qui a seulement perdu Frank Darby cette saison et tout de même renforcée par l’arrivée de WR Bryan Thompson sur transfert en provenance de Utah, le sophomore WR Geordon Porter (5 réceptions, 120 yards, 1 TD) et le freshman WR Elijhah Badger, déjà comparé à Brandon Aiyuk et révélation du spring practice, seront des soutiens de poids dans le jeu aérien.

Un jeu au sol dévastateur

Herm Edwards a déjà fait savoir que cette attaque misera sur l’équilibre entre jeu de passe et course, probablement à raison alors que les Sun Devils ont fini en première position en attaque au sol l’an dernier (234.2 yards en moyenne par match, #7 du pays). La ligne offensive retrouve quatre titulaires, dont le vétéran OT Kellen Diesch et la star montante OG Dohnovan West, 1st-Team All-Pac-12 en 2020, avec pour objectif de faire briller RB Rachaad White (42 courses, 420 yards, 5 TD, 8 réceptions, 151 yards, 1 TD), premier en yards à la course et à la réception l’an dernier, le mammouth RB Chip Trayanum (49 courses, 290 yards, 4 TD) et le bolide RB Daniyel Ngata. Sans oublier Jayden Daniels, capable de prendre ses jambes à son cou lorsqu’il le faudra. L’ancien joueur de North Carolina, OT Triston Miller, est également attendu comme une recrue de choix pour renforcer une ligne offensive prometteuse.

Il fait ainsi peu de doute quant au fait que l’attaque des Sun Devils, qui a fini la saison passée avec 70 points face à Arizona et 46 contre Oregon State, sera l’une des attractions de la saison sur la côte Ouest.

OLB Merlin Robertson, Arizona State – Crédit photo : Arizona State Athletics

Une défense opportuniste

L’ancien All Pro NFL Antonio Pierce sera donc à la tête de la défense des Sun Devils, pas forcément attendue au tournant car l’attaque devrait suffire à faire gagner des matches dans un football moderne où la défense ne gagne plus forcément le championnat. L’objectif sera ainsi de contenir suffisamment les attaques adverses pour permettre à Jayden Daniels et sa troupe de faire la différence.

Arizona State pourra compter sur un groupe solide, expérimenté, qui alignera un front four absolument effrayant, composé de DT DJ Davidson (19 plaquages, 1 sack) et DT Jermaine Lole (24 plaquages, 1.5 sacks), deux joueurs aux mensurations NFL qui semblent promis à une carrière future chez les pros. Assistés de DE Tyler Johnson (16 plaquages, 5 sacks), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020 et numéro un en sacks chez les Sun Devils l’an dernier, et de DE Travez Moore, transféré de LSU, ils devraient permettre au pass rush de progresser encore après une courte campagne prometteuse dans le système 4-3 de Robert Rodriguez, coach de la DL en provenance des Minnesota Vikings l’année passée.

Les vétérans LB Merlin Robertson (24 plaquages, 1 INT) et LB Darien Butler (15 plaquages), titulaires depuis quatre ans déjà, patrouilleront au milieu de la défense et feront profiter de leur expérience aux jeunes et futurs tauliers d’Arizona State. Malgré cet étalage de talent dans le front seven, c’est bel et bien la secondary des Sun Devils qui pourrait jouer les premiers rôles en 2021.

Le meilleur backfield défensif de la Pac-12

Avec la superstar CB Chase Lucas (15 plaquages, 5 passes défendues, 1 fumble forcé) et CB Jack Jones (5 plaquages) aux extrémités, soutenus par le duo de safeties S Evan Fields (38 plaquages, 3 fumbles forcés), meilleur plaqueur de l’équipe l’année dernière, et S DeAndre Pierce (24 plaquages, 1 INT), le potentiel est visiblement là pour continuer sur la lancée de l’année dernière, alors que cette défense était numéro un en Pac-12 en points inscrits sur des actions défensives.

DB Chase Lucas, Arizona State – Crédit photo : Jennifer Stewart, Getty Images

Double 1st-Team All-Pac-12, P Michael Turk est déjà considéré comme l’un des meilleurs punters de l’histoire d’Arizona State et il devrait logiquement reprendre sa place, sauf catastrophe majeure. Le poste de kicker demeure à l’inverse une réelle interrogation et la compétition se poursuivra durant le fall camp pour définir un titulaire. Enfin, le sophomore DJ Taylor reprendra son rôle de kick returner après avoir été nommé au sein de la 2nd-Team All-Pac-12 l’an dernier en tant que true freshman.

Calendrier

Arizona State devrait débuter tranquillement sa saison avec deux victoires, à la maison, face à Southern Utah puis UNLV. Le calme avant la tempête puisqu’il faudra affronter BYU à Provo dans un match déjà couperet. La réception de Colorado, le déplacement à UCLA et la rencontre contre Stanford à Tempe semblent des formalités pour une équipe attendue potentiellement en finale de conférence.

Les Sun Devils se déplaceront ensuite à Utah avant une bye week bienvenue avant d’affronter Washington State et surtout le grand rival pour le titre de Division South, USC. Arizona State n’aura pas le temps de souffler puisqu’il faudra ensuite aller jouer à Washington et Oregon State, pour finir sur la réception du rival Arizona qui voudra probablement prendre sa revanche après la raclée reçue en 2020.

La troupe de coach Edwards pourrait donc boucler la saison régulière avec un bilan très positif, nécessaire pour s’inviter en finale de conférence Pac-12 à Las Vegas le 3 décembre.

Conclusion

En 2020, les Sun Devils ont manqué de mordant lorsqu’il le fallait, en attaque comme en défense. Du côté offensif, il faut souligner une irrégularité parfois décisive, comme dans la défaite face à USC après une seconde mi-temps plafonnée à trois points sur field goal, qui devrait cependant s’améliorer avec des playmakers en puissance à tous les postes. En face, défensivement, il faudra résister mieux qu’en 2020, alors que les adversaires du programme de Tempe ont converti 45% de leurs tentatives sur 3rd downs.

Le pedigree NFL du coach Herm Edwards semble commencer à porter ses fruits, à condition de voir l’éclosion annoncée du quarterback Jayden Daniels, nouveau messie du côté d’Arizona State. Si le joueur s’impose enfin comme le patron qu’il devrait être, cette attaque pourrait bien être presque inarrêtable, comme face à Arizona l’an dernier, quand les Sun Devils s’étaient imposés 70-7. En manœuvrant habilement un calendrier abordable, Arizona State pourrait ainsi remporter son second titre de Division South après celui de 2013, et même son premier titre de conférence Pac-12 depuis 2007.

Les chiffres records de ventes de billets à Tempe montrent en tout cas le fort engouement autour du programme de football, en dépit de l’atmosphère tendue actuellement suite à l’enquête de la NCAA concernant de multiples violations des règles concernant le recrutement. Même si Herm Edwards pourrait être évincé en fonction des conclusions de l’enquête, l’ancien coach NFL a tenu à rassurer les fans, expliquant que la situation ne perturbera pas les joueurs. À suivre, donc.

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Preview 2021 : Utah Utes

Avec l’arrivée de QB Charlie Brewer, les Utes de Utah possèdent peut-être le leader offensif qui manquait à un programme toujours aussi redoutable en défense.

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Crédit photo : Rick Bowmer, Associated Press

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Utes d’Utah.

Utah Utes

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-2, 3-2 Pac-12.
Head Coach : Kyle Whittingham, 17ème année (134-66). Résultat en carrière : 134-66.
Coordinateur offensif : Andy Ludwig.
Coordinateur défensif : Morgan Scalley.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Jake Bentley, RB Devin Brumfield, WR Bryan Thompson, S Nate Ritchie.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Britain Covey, TE Brant Kuithe, C Nick Ford, OG Sataoa Laumea, DE Mika Tafua, LB Devin Lloyd, LB Nephi Sewell, CB JaTravis Broughton, CB Clark Phillips.

« Je pense que nous aurons une équipe de football complète. Nous avions des interrogations à certains postes mais je pense que nous y avons répondu. » – Kyle Whittingham, head coach des Utes de Utah.

Après une saison 2020 tronquée en guise d’échauffement pour une équipe des Utes en transition, Kyle Whittingham est ressorti du spring practice confiant. Il faut dire qu’Utah a fait peau neuve à différents niveaux, depuis son quarterback jusqu’à son nouveau stade, le Rice-Eccles Stadium, rénové et agrandi.

Le coach des Utes, qui aborde sa dix-septième saison à la tête du programme de Salt Lake City, espère remporter son quatrième titre de Division South après ceux de 2015, 2018 et 2019, et même aller plus loin avec un couronnement en Pac-12, récompense qui échappe à Utah depuis son arrivée en 2011 dans la conférence Pacific.

Les Utes auront également à cœur d’honorer la mémoire du running back Ty Jordan, décédé à Noël dernier d’un tir à l’abdomen qu’il se serait infligé accidentellement. Le jeune joueur de 19 ans, Pac-12 Offensive Freshman of the Year en 2020, sera dans tous les esprits au moment de fouler la pelouse à la rentrée.

QB Charlie Brewer, Utah – Crédit photo : Kevin Cody, Daily Utah Chronicle

Charlie Brewer, meilleur QB depuis Alex Smith ?

Si les Utes n’ont pas été aussi dangereux l’an passé, c’est aussi parce que leur quarterback Jake Bentley n’avait rien d’un foudre de guerre. Désormais transféré à South Alabama, il devrait être remplacé par QB Charlie Brewer (9700 yards à la passe, 65 TDs, 28 INTs en carrière), titulaire pendant quatre ans à Baylor où il a obtenu ses lettres de noblesse. Ce dernier peut-il être le meilleur quarterback à Utah depuis Alex Smith ? Yes, he can. Sous son impulsion, Baylor était devenu un sérieux prétendant en Big 12 et il devrait être au sommet de ses capacités pour son ultime campagne universitaire. À moins de perdre la compétition pour le poste, avec QB Cameron Rising de retour de blessure, et les arrivées sur le campus du freshman QB Ja’Quinden Jackson, transféré de Texas, et de la recrue quatre étoiles QB Peter Costelli.

Brewer pourra compter sur le vétéran WR Britain Covey (19 réceptions, 264 yds, 3 TD), l’un des piliers de cette attaque des Utes, mais aussi sur le nouvel arrivant WR Theo Howard, ancien top prospect, passé par UCLA et Oklahoma. Malheureusement, Bryan Thompson est aussi passé par le portail des transferts pour déménager de Salt Lake City au désert, à Arizona State, mais les géants WR Devaughn Vele (1m95) et WR Solomon Enis (11 réceptions, 108 yards, 1 TD) devraient pouvoir assurer la transition. Le premier s’est d’ailleurs imposé comme l’une des stars du spring practice. Sans oublier TE Brant Kuithe (25 réceptions, 236 yards), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, capable d’aller chercher la profondeur si besoin.

Un jeu au sol au niveau d’un vrai prétendant ?

Tout ce beau monde sera bien entouré, avec une ligne offensive au potentiel monstre, qui retrouve ses cinq titulaires, dont C Nick Ford, 1st-Team All-Pac-12 l’an dernier et futur choix de premier tour grâce à ses qualités sur la ligne et sa polyvalence à tous les postes de l’OL. Il sera notamment épaulé par le sophomore OG Sataoa Laumea, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020.

De quoi paver une voie royale à une escouade de coureurs remplumée malgré la perte tragique de Ty Jordan, qui accueille ainsi RB TJ Pledger (695 yards au sol, 6 TDs en carrière) en provenance d’Oklahoma et RB Chris Curry débarqué de LSU. Avec le jeune RB Micah Bernard dans la rotation, les Utes devraient amortir sans souci les départs de Devin Brumfield à Tulane et Jordan Wilmore à Fresno State.

LB Devin Lloyd (#0), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Une défense surpuissante

Il ne fait absolument aucun doute que la défense des Utes devrait faire son retour en grâce après une saison médiocre en 2020, avec un monstre à deux têtes au milieu, en l’occurence le duo LB Devin Lloyd (48 plaquages, 10 pour perte, 2 sacks), 2nd-Team All-American, et LB Nephi Sewell (40 plaquages, 1 fumble forcé, 2 fumbles recouverts, 2 INT, 1 TD), deux joueurs au potentiel NFL évident. De quoi continuer à piétiner les coureurs adverses, surtout avec la ligne défensive effrayante composée du senior DT Viane Moala et de DE Mike Tafua (14 plaquages, 3 sacks) et DE Maxs Tupai (5 plaquages), trois immenses bonhommes qui poseront de vrais problèmes aux lignes offensives adverses.

Les errances défensives de l’an passé étaient surtout dues à une secondary en reconstruction quasi totale après de nombreux départs de joueurs chez les pros à l’issue de la campagne 2019. Avec une année d’expérience au compteur, les sophomores CB JaTravis Broughton (26 plaquages) et CB Clark Phillips (25 plaquages, 1 INT, 1 TD) devraient composer l’un des meilleurs duos de cornerbacks de Pac-12. S Vonte Davis (16 plaquages, 1 sack, 2 INT), omniprésent à l’arrière de la défense l’an dernier, reprendra sa place mais les Utes devront trouver un remplaçant à Nate Ritchie, désormais en mission pour son église pour les deux prochaines années.

La blessure du vétéran S RJ Hubert n’arrange donc pas les affaires de coach Whittingham et le true freshman S Cole Bishop devrait ainsi être lancé dans le grand bain plus tôt que prévu. Il ne sera pas la seule recrue à être impliqué dès ses débuts à la fac puisque le top prospect LB Ethan Calvert, l’une des meilleures recrues de l’histoire du programme, devrait passer pas mal de temps sur le terrain pour donner un coup de main à ses aînés.

Dans l’ensemble, avec une secondary potentiellement bien meilleure qu’en 2020, une ligne défensive monstrueuse et des superstars aux postes de linebacker, Utah devrait retrouver la solidité défensive qui faisait sa force ces dernières années.

CB Clark Phillips (#8), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Vainqueur de la compétition durant le fall camp 2020 pour le rôle de kicker titulaire, K Jadon Redding reprendra sa place après 100% de field goals réussis la saison dernière, portant son total en carrière à 18/21 et 73 conversions réussies sur 73. Le receveur vedette Briton Covey reprendra quant à lui son statut de returner numéro un après avoir été nommé au sein de la 1st-Team All-Pac-12 l’an passé avec une moyenne de 28,3 yards sur kick return et 16,1 sur punt return. P Jared March devrait démarrer comme titulaire mais il faudra patienter jusqu’au fall camp pour s’en assurer.

Calendrier

L’ouverture de la saison se déroulera donc le jeudi 2 septembre dans le stade flambant neuf des Utes, le Rice-Eccles Stadium de Salt Lake City, face à la modeste équipe de Weber State. Une rencontre qui devrait être riche d’enseignements, avant deux déplacements périlleux face au rival BYU à Provo, puis à San Diego State. Utah retrouvera ensuite son stade pour le début des rencontres de conférence Pac-12, avec la réception de Washington State avant une bye week précoce.

Les joueurs de Kyle Whittingham auront donc peu de répit à partir de début octobre, avec un enchaînement de matches incluant des déplacements à USC, Oregon State, Stanford, Arizona et des rencontres à domicile contre Arizona State, UCLA, Oregon et enfin Colorado. Un calendrier monstrueux, malgré l’absence de Washington, qui voit cependant Utah recevoir ses principaux rivaux de division, à savoir Arizona State et UCLA. Le déplacement à USC se fera ainsi après la bye week, avec des Utes frais et reposés.

Une victoire face aux Trojans et un parcours sans faute face aux prétendants à la Division South permettraient ainsi aux Utes de s’inviter pour la troisième fois en quatre ans en finale de conférence Pac-12, à Las Vegas, avec l’espoir de se voir enfin couronné champion de la côte Ouest.

Source : FBS Schedules

Conclusion

Avec ses 18 titulaires de retour cette année, il n’est pas déraisonnable de penser que cette équipe 2021 des Utes est peut être la meilleure qu’ait pu diriger Kyle Whittingham au cours de sa longue carrière à Utah. La défense paraît insubmersible, plus expérimentée en secondary et composée d’un front seven redoutable, et l’attaque devrait encore progresser avec une situation en net progrès au poste de quarterback. Charlie Brewer semble le favori pour le rôle de titulaire après son impressionnant parcours à Baylor mais il devra gagner la compétition au fall camp face à Cameron Rising, désigné titulaire avant la saison 2020 mais blessé rapidement.

Utah fait forcément office de contender pour le titre de division, et une victoire face à USC à Los Angeles en début de saison pourrait être déterminante, alors que les Utes n’ont pas gagné face aux Trojans à LA depuis 1916. Avec Arizona State au calendrier la semaine suivante, à la maison cette fois, les joueurs de Kyle Whittingham ont les cartes en main pour se révéler comme l’une des équipes surprises de la saison au niveau national, et pourquoi pas aller chatouiller des cadors dans un bowl majeur.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts :
– Un quarterback expérimenté.
– Un jeu au sol puissant.
– L’effectif le plus physique de la conférence.

Points faibles :
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un backfield défensif encore très jeune.

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Podcast Bowl – Episode 142 : Spécial Preview de la Pac-12

Traumatisée par une saison 2020 chaotique, la Pac-12 retrouve une certaine normalité… et espère placer une équipe en playoffs (Oregon ?) pour la 1ère fois depuis 2017.

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On poursuit nos previews 2021 avec notre présentation complète de la conférence de la côte ouest américaine, la Pac-12.

Grégory Richard et Morgan Lagrée vous présentent les 12 programmes de la Pac-12. Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?

Vous saurez tout à l’aube du début de saison 2021 dans la Pac-12.

Au programme :

  • Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?
  • Hot seat : quel coach de la Pac-12 est le plus menacé ?
  • Nos pronostics.

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Preview 2021 : USC Trojans

Un effectif talentueux, de nombreux playmakers dans tous les secteurs, le meilleur QB de la Pac-12 : mais que manque-t-il aux Trojans de USC pour retrouver le premier plan national ?

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Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 5-1 (5-0 Pac-12).
Head coach : Clay Helton, 6e année (45-23). Résultat en carrière : 45-23.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 15, 8 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Stephen Carr, WR Amon-Ra St. Brown, WR Tyler Vaughns, OT Elijah Vera-Tucker, DT Marlon Tuipulotu, DT Jay Tufele, LB Palaie Gaoteote, CB Olaijah Griffin, S Talanoa Hufanga.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, RB Keaontay Ingram, WR Drake London, WR Bru McCoy, DT Ishmael Sopsher, DE Drake Jackson, DE Korey Foreman, CB Chris Steele, S Isaiah Pola-Mao.

Sixième année à la tête des Trojans pour le décrié Clay Helton, qui affiche un palmarès bien maigre de 45-23 à USC, dont un faible 2-3 en bowls : une hérésie pour les fans et les boosters. Si l’histoire entre le coach et la fac californienne avait bien débuté, avec une victoire épique au Rose Bowl en 2017 et un titre de conférence Pac-12 en 2018, la suite s’est nettement compliquée, au point que Helton est constamment pointé du doigt. Difficile cependant de casser le contrat du coach, protégé en 2020 par un parachute doré d’une valeur exorbitante de 20 millions de dollars, une somme impensable en période de pertes financières dues au Covid.

Néanmoins, USC pourrait finir par se séparer de Clay Helton en 2021 puisque ses indemnités en cas de licenciement s’élèveront à 10 millions de dollars cette saison, un montant plus abordable pour la riche fac privée de Los Angeles. En attendant, le coach bénéficiera du bénéfice du doute et d’un effectif à la fois expérimenté et extrêmement talentueux, malgré de nombreux départs pour la NFL ou sur transfert.

Avec une attaque annoncée comme renversante, blindée de playmakers et protégée par une OL en progrès, et une défense qui voit le retour de nombreux piliers, USC espère au moins remporter le titre de Division South, déjà acquis l’an passé, pour remporter cette fois-ci la Pac-12. Avec dans un coin de la tête l’objectif de s’inviter pour la première fois au College Football Playoff.

USC doit mieux protéger QB Kedon Slovis

Les Trojans vont jouer par les airs, beaucoup, passionnément, à la folie. Graham Harrell, disciple de Mike Leach et de l’attaque Air Raid, connait bien son groupe pour sa troisième année comme coordinateur offensif et il dispose surtout de QB Kedon Slovis (1921 yards à la passe, 17 TD, 7 INT en 6 matchs en 2020), l’un des favoris pour le Heisman Trophy, désormais junior et titulaire depuis 2019. Malgré un spring practice en dents de scie, le quarterback est devenu le vrai leader de cette attaque et ses qualités de passe en font un pion parfait dans le jeu de Harrell.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Keith Birmingham, Pasadena Star-News

Si le jeune quarterback n’a pas été franchement aidé par une ligne offensive un peu à la ramasse l’an dernier en protection de passe, les choses devraient s’améliorer cette saison avec des joueurs plus expérimentés et une concurrence saine à plusieurs postes, notamment celui de right tackle où le vétéran OT Jalen McKenzie a été bousculé pendant le spring practice par le redshirt freshman OT Jonah Monheim, top prospect en 2019. Le rôle de left tackle, précédemment occupé par Austin Jackson puis Elijah Vera-Tucker, deux choix de premier tour à la draft NFL, échoira au freshman OT Courtland Ford qui s’est révélé au printemps et qui aura donc la lourde tâche de succéder aux deux superstars.

Beaucoup de talent au skill positions

Comme d’habitude, le groupe de receveurs des Trojans est blindé en qualité, et ce malgré les pertes d’Amon-Ra St. Brown et Tyler Vaughns, deux des cibles les plus prolifiques de Slovis ces deux dernières années. Heureusement, la vedette WR Drake London sera là, promue au rang de cible numéro un, épaulé par l’ancien prospect cinq étoiles WR Bru McCoy et WR KD Nixon, transféré de Colorado. Les freshmen WR Gary Bryant et WR Michael Jackson devraient également apporter leur pierre à l’édifice.

Enfin, le jeu au sol ne sera encore qu’un prétexte pour surprendre l’adversaire, alors qu’il n’est absolument pas au centre du système offensif des Trojans (97.3 yards au sol, #120 National). Surtout après les départs de RB Stephen Carr à Indiana et RB Markese Stepp à Nebraska. Il ne reste désormais que le vétéran RB Vavae Malepeai et RB Keaontay Ingram, débarqué en provenance de Texas cette saison, pour faire souffler Slovis et ses receveurs. L’un des deux devrait émerger comme coureur principal alors que Mike Jinks, coach des running backs, envisage de changer sa stratégie qui consistait à impliquer plusieurs joueurs dans la rotation. Un volte-face qui s’explique par les médiocres résultats des Trojans au sol en 2020.

USC ajoute le prospect #1 du recrutement 2021 à un solide front four

USC voulait take back the West (« re-conquérir l’Ouest ») cette année au niveau du recrutement et l’objectif numéro un, le prospect cinq étoiles numéro un du pays, DE Korey Foreman, a rejoint les Trojans après une intense cour de Clay Helton. Il devrait vraisemblablement entrer dans la rotation mais il n’est pas assuré d’un rôle de titulaire puisque DE Drake Jackson est la superstar de cette défense californienne, attendu au premier tour de la prochaine draft et déjà ultra dominant au spring practice, et que le vétéran DE Nick Figueroa a assuré en 2020.

DL Drake Jackson (#99), USC – Crédit photo : Sean M. Haffey/Getty Images

Le plus gros chantier défensif se trouve ainsi à l’intérieur de la ligne, après les départs de Jay Tufele et Marlon Tuipulotu pour la NFL, celui de Caleb Tremblay pour Tennessee, sans oublier l’absence sur blessure de DT Brandon Pili. Le coaching staff travaillera donc avec un groupe quasi inédit, renforcé par le transfuge d’Alabama DT Ishmael Sopsher (#5 DT, #47 National du recrutement 2019), ancien top prospect du Crimson Tide. Le redshirt freshman DT Jamar Sekona a quant à lui retourné le spring practice et la recrue quatre étoiles NT Jay Toia est déjà prêt physiquement pour le jeu universitaire. Avec en outre un DT Tuli Tuipulotu impressionnant au printemps, cette ligne défensive pourrait finalement s’avérer le point fort de la défense, contre toute attente.

Un backfield défensif déplûmé

À moins que la secondary ne continue sur sa lancée, en dépit du départ de Talanoa Hufanga pour la NFL. L’ancien Pac-12 Defensive Player of the Year laisse un vide énorme au sein de la défense des Trojans mais le vétéran S Isaiah Pola-Mao devrait assurer la succession, avec ses 121 plaquages et 5 interceptions en carrière. Le renfort de S Xavion Alford sera le bienvenu, dans un groupe de defensive backs qui inclut de nombreux cadors de Pac-12 ; l’ancien prospect cinq étoiles CB Chris Steele et CB Isaac Taylor-Stuart formeront l’une des paires les plus solides du pays, avec CB Greg Johnson ou encore DB Max Williams en soutien. Il faudra également compter sur le top prospect CB Ceyair Wright pour donner un coup de main régulier.

Le milieu de la défense sera tenu par les vétérans LB Ralen Goforth et LB Kana’i Mauga suite au départ de Palaie Gaoteote pour Ohio State. Goforth prendra donc la place de ce dernier, déjà auréolé d’une grosse expérience avec USC. Cette défense paraît en tout cas suffisamment équilibrée et expérimentée pour progresser sous la direction du defensive coordinator Todd Orlando, dans sa seconde année à LA, et s’imposer comme l’une des meilleures de la conférence. Du côté des Trojans, on espère évidemment faire mieux dans la red zone, le point faible en 2020, tout en conservant les habitudes de turnovers prises l’an passé.

S Isaiah Pola-Mao (#21), USC – Crédit photo : Harry How, Getty Images

Les Trojans ne manquent jamais de joueurs explosifs à faire évoluer sur retours de coups de pied et une solide rotation devrait s’établir, même si les titulaires dans l’exercice en 2020 sont tous partis, à l’exception de Gary Bryant.

Chez les spécialistes, l’Australien P Ben Griffiths sera de retour pour une troisième saison comme titulaire alors que sa moyenne de 46,4 yards par punt en 2020 est la meilleure à USC depuis 2003. Le sophomore K Parker Lewis sera le kicker des Trojans pour la seconde année consécutive, après avoir terminé 20e au rang national en field goals en tant que true freshman, avec 60% de touchbacks sur ses kickoffs. Pour finir, le vétéran LS Damon Johnson sera long snapper pour une cinquième saison en 2021.

Calendrier

Pour la première fois depuis 2009, les Trojans joueront tous leurs matches de saison régulière les samedis. En apparence accessible, ce calendrier ne le sera pas tant que ça, avec trois opposants hors-conférence tous classés dans le top 25 l’an dernier. Cependant, avec sept matches à domicile contre cinq à l’extérieur, USC espère bien profiter de l’avantage du terrain, bien que les déplacements à Notre Dame et Arizona State s’annoncent périlleux, avec de possibles surprises à Washington State, Colorado ou California, des équipes en forme récemment.

Si les Trojans éviteront Oregon et Washington au calendrier cette année, le match d’ouverture face au champion régnant de Mountain West San Jose State ne sera pas une partie de plaisir. En conférence, USC recevra Stanford, Oregon State, Utah, Arizona et UCLA, avant de conclure la saison régulière face à BYU, qui s’était imposé en 2019 contre les joueurs de Clay Helton.

La fac de LA peut espérer s’inviter en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas, même si les Trojans perdent une ou deux rencontres au calendrier, mais il faudra sans doute être quasi parfait pour accrocher l’une des quatre places disponibles pour des playoffs qui se jouent presque traditionnellement sans équipe de Pac-12.

Source : FBS schedules

Conclusion

Après une saison régulière 2020 réussie, conclue par cinq victoires en cinq matches, USC s’est écrasé en finale de conférence Pac-12 face à une équipe d’Oregon qui remplaçait Washington, privé de match pour cause de Covid. Cette année, avec un groupe expérimenté, un quarterback dans la meilleure forme de sa carrière et des systèmes de jeu bien établis, l’objectif est clair : remporter la conférence Pac-12. Il faudra déjà s’imposer au sein d’une division robuste, qui compte Arizona State, Utah et potentiellement UCLA comme outsiders sérieux.

Les Trojans espèrent ainsi faire du bruit au niveau national et se rapprocher d’une place en playoffs qui leur échappe depuis la création du CFP en 2014. Il faudra pour ça se montrer plus réguliers que lors des campagnes précédentes et éviter les erreurs de débutant de la part d’un coach dans sa sixième année à la tête du programme. En cas de nouvelle désillusion, Clay Helton devrait ainsi faire ses adieux à la cité des anges, pour le plus grand bonheur de fans qui n’attendent qu’une seule chose : le retour au premier plan national de USC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la Pac-12.
– De nombreux playmakers offensifs.
– Un front fort intimidant.

Points faibles :
– Une ligne offensive dysfonctionnelle.
– Un backfield défensif en chantier.
– Un coach condamné.

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