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Preview 2018 : Ohio State Buckeyes

Du talent et de la profondeur à tous les niveaux : les Buckeyes d’Ohio State sont prêts à défendre leur titre de champion de conférence Big Ten et à défier Alabama pour le titre national.

Crédit photo : Ronald Martinez/Getty Images

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Ohio State Buckeyes

Conférence Big Ten

Division East

En 2017 : 12-2, 8-1 Big Ten. Champion de conférence Big Ten. Cotton Bowl Classic : victoire 24-7 face à USC.
Head Coach : Urban Meyer, 7ème année (73-8) – Résultats en carrière: 177-31.
Coordinateur offensif : Ryan Day, Kevin Wilson.
Coordinateur défensif : Greg Schiano.
Titulaires de retour : 7 en attaque, 5 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB J.T. Barrett, C Billy Price, CB Denzel Ward.
Joueurs à suivre : QB Dwayne Haskins, RB JK Dobbins, WR Paris Campbell, LG Michael Jordan, DL Nick Bosa, DT Dre’Mont Jones, DL Chase Young, CB Kendall Sheffield, S Jordan Fuller.

En entrant en contact avec un cameraman sur le sideline du Michigan Stadium en début du 3ème quart-temps du dernier match face aux Wolverines, QB J.T. Barrett venait, sans le savoir, de rendre un énorme service aux Buckeyes. Blessé à un genou, le plus productif quarterback de l’Histoire de la Big Ten fût incapable de retourner sur le terrain plongeant la Buckeye Nation dans une peur panique. Coach Urban Meyer lança alors le redshirt freshman QB Dwayne Haskins, qui réussit un comeback mémorable pour offrir la victoire à Ohio State. Les Buckeyes venaient de trouver leur quarterback du futur.

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Car cette intersaison 2018 allait être marquée par la fin de l’éligibilité d’une Légende. Auteur de 147 TD en carrière dont 104 à la passe pour un record de la Big Ten de 12 697 yards dans les airs, QB J.T. Barrett a joué son dernier match sous le maillot d’Ohio State lors du dernier Cotton Bowl remporté 24-7 face à USC. Sa fiche en carrière : 49-6. Ahurissant. La transition aurait pu être angoissante pour coach Urban Meyer. Dwayne Haskins et sa performance contre Michigan lui a simplifié la tâche.

En effet, les Buckeyes version 2018 semblent avoir tous les éléments en place pour conserver leur titre de champion de conférence Big Ten et ainsi venir se mêler à la lutte pour le titre de champion national. La seule vraie incertitude résidait dans le poste de QB. Problème résolu.

Depuis son arrivée sur le campus de Columbus (Ohio), coach Urban Meyer a accumulé les promotions de recrues plus talentueuses les unes que les autres. Une vraie machine à recruter. Chaque saison, le coach des Buckeyes remplace des joueurs élites par d’autres qui attendent chacun leur tour. Ce sera encore le cas cette saison. Malgré les départs de QB J.T. Barrett, C Billy Price ou CB Denzel Ward, Ohio State ne manquera pas de talent en attaque comme en défense. L’un des meilleurs duos de running backs du pays et le meilleur groupe de receveurs des Buckeyes depuis 2015 pourraient faire des champions de conférence Big Ten en titre l’une des meilleures attaques du pays. Défensivement, la ligne n’a pas grand chose à envier à celle de Clemson et le backfield défensif ne comprend que des prospects 4 ou 5 étoiles.

Finalement, rien ne semble pouvoir arrêter ces Buckeyes sur la route des playoffs si ce n’est un calendrier de division Big Ten East exigeant.

Attaque

Urban Meyer espérait que les entrainements printaniers pourraient lui permettre d’y voir plus clair concernant l’identité du futur quarterback des Buckeyes. Certes, le sophomore QB Dwayne Haskins (565 yards, 4 TD, 1 INT en 2017) tenait la corde en raison de son excellent match face à Michigan en novembre 2017. Mais le brillant QB Joe Burrow et le prometteur QB Tate Martell ont démontré que la lutte allait être plus serrée que prévue.

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Toutefois, Urban Meyer a tranché : QB Dwayne Haskins sera son homme, poussant QB Joe Burrow à demander son transfert à LSU. Grâce à sa présence dans la pocket et à l’excellente efficacité de ses passes, QB Dwayne Haskins pourrait apporter un certain équilibre à une attaque des Buckeyes parfois trop enclin à passer par le jeu au sol (243.3 yards au sol, #17 du pays). Le coordinateur offensif Kevin Wilson sera ravi.

Il faut dire qu’avec l’émergence inattendue du sophomore RB J.K. Dobbins (1403 yards au sol, 7 TD en 2017) en 2017 et le retour de blessure (cuisse) du junior RB Mike Weber (626 yards au sol, 10 TD en 2017) peut compter sur un tandem de coureurs tonitruants qui n’est pas sans rappeler celui de Georgia l’an dernier, Nick Chubb/Sony Michel. A eux deux, ils ont accumulé 2029 yards au sol et marqué 17 TD ! Le true freshman RB Master Teague a fait le buzz durant les entrainements printaniers ce qui a peut-être amené le senior RB Antonio Williams à demander son transfert à North Carolina.

Depuis son arrivée à la tête des Buckeyes, Urban Meyer a souffert du manque de constance des performances de ses receveurs, et ce, malgré un talent pur indéniable. La bonne nouvelle pour Ohio State : les 7 meilleurs receveurs de l’an passé sont de retour cette saison. Le senior WR Parris Campbell (40 réceptions, 584 yards, 3 TD en 2017) est un playmaker hors-pair qui sera aligné au poste de H-Back. Il pourrait se transformer en cauchemar pour les défenses adverses grâce à une vitesse folle et des accélérations fulgurantes. Les seniors WR Johnny Dixon (18 réceptions, 422 yards, 8 TD en 2017) et WR Terry McLaurin (29 réceptions, 436 yards, 6 TD en 2017), et les juniors WR KJ Hill (56 réceptions, 549 yards, 3 TD en 2017), WR Binjimen Victor (23 réceptions, 349 yards, 7 TD en 2017) et WR Demario McCall seront fidèles au poste constituant l’un des réservoirs de receveurs les plus impressionnants et fournis du pays.

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La ligne offensive des Buckeyes a été l’une de leurs grandes forces lors des dernières saisons. Malgré la perte de C Billy Price et de LT Jamarco Jones, rien indique une probable baisse de régime. Le senior LT Isaiah Prince semble prêt à prendre les responsabilités du côté aveugle après avoir été titularisé côté droit l’an dernier. Il sera aligné à gauche avec le solide LG Michael Jordan. Au centre, le senior C Brady Taylor a patiemment attendu son tour avant de succéder à Billy Price. Côté droit, le junior RG Branden Bowen et le sophomore RT Thayer Munford devraient débuter la saison tandis que OG Demetrius Knox apporte de la profondeur.

Défense

Sur les 16 joueurs boursiers qui ont quitté le programme d’Ohio State durant l’intersaison, la ligne défensive a le plus souffert avec les départs de contributeurs de longue date : DL Tyquan Lewis, DL Sam Hubbard, DL Tracy Sprinkle et DL Jalyn Holmes. Toutefois, les Buckeyes peuvent se vanter d’avoir – encore – l’une des meilleures lignes défensives du pays en compagnie de Clemson, Auburn et Alabama. Le coach de ligne défensive Larry Johnson fait un travail fantastique pour développer le talent de ses joueurs. Le All-American junior DE Nick Bosa (34 plaquages, 16 pour perte, 8.5 sacks en 2017) formera un intimidant duo de pass rushers avec le sophomore DE Chase Young (18 plaquages, 2.5 sacks en 2017). À l’intérieur, les Buckeyes sont également en excellente situation grâce au retour surprise du redshirt junior DT Dre’Mont Jones (10 plaquages, 1 sack en 2017) qui aurait pu se présenter à la draft NFL 2018. Le fougueux DT Robert Landers mènera une rotation comprenant également le junior DT Javon Hamilton et le sophomore DT Haskell Garrett.

Le second rideau est peut-être la seule source d’inquiétude au sujet de la défense des Buckeyes, toujours dirigée par l’intransigeant Greg Schiano. Alors qu’il devait en être le leader vocal et le digne successeur de Jerome Baker, le sophomore MLB Tuf Borland (58 plaquages en 2017) a été victime d’une blessure du tendon d’Achille lors des entrainements printaniers ce qui pourrait remettre en question sa participation à la saison 2018. Du coup, la 9ème meilleure défense du pays en 2017 (300.9 yards accordés par match) pourrait aligner trois nouveaux titulaires sur la ligne de linebackers. Les juniors WLB Malik Harrison (36 plaquages, 2 sacks en 2017) et SLB Keandre Jones (15 plaquages en 2017) devraient encadrer le sophomore MLB Baron Browning (14 plaquages en 2017), ancien prospect 5-étoiles recruté par Texas.

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Certes, Ohio State a perdu CB Denzel Ward (choix #4 de la draft NFL 2018) mais les Buckeyes pourront compter sur les retours de deux cornerbacks qui ont régulièrement joué l’an passé : les juniors CB Damon Arnette (44 plaquages, 2 INT en 2017) et CB Kendall Sheffield (40 plaquages en 2017). Opéré de l’épaule au cours du printemps, l’explosif CB Jeffrey Okudah est déjà annoncé comme la future star de cette défense. Il sera de retour à 100% pour le coup d’envoi de la saison. Au poste de safety, le junior SS Jordan Fuller (62 plaquages, 2 INT en 2017) est en constante progression depuis deux ans. Il sera le mentor du sophomore FS Isaiah Pryor ou de l’ancien prospect 5-étoiles, DB Shaun Wade.

Équipes spéciales

Les spécialistes sont de retour au grand complet. Même s’il manque légèrement de puissance, K Sean Nuernberger s’est montré solide l’an passé (17/21 FG). Le sophomore P Drue Chrisman a connu des débuts étincelants (44.2 yards par punt en 2017) tandis que les receveurs KR Parris Campbell et PR KJ Hill peuvent être redoutables sur retour de coup de pied.

Calendrier

Candidats affirmés à une participation aux playoffs, les Buckeyes ont le calendrier pour soutenir leurs ambitions. Après un début de saison en douceur (Oregon State, Rutgers), Ohio State se rendra à Arlington pour y affronter les derniers finalistes du Big 12 Championship Game, les Horned Frogs de TCU, dans un match-piège. Deux semaines plus tard, les Buckeyes seront à Happy Valley pour un choc face à Penn State dont le vainqueur des deux dernières saisons a finalement été déclaré champion de Big Ten. Autre déplacement très délicats pour la troupe de coach Meyer : celui qu 10 novembre à Michigan State. Les deux autres matchs à l’extérieur le seront à Purdue et à Maryland. Indiana, Minnesota et Nebraska se rendront au Ohio Stadium tout comme Michigan qui clôturera la saison régulière.

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Match clé
@ Penn State, le 29 septembre 2018
Organisé plus tôt qu’à l’habitude, cette opposition entre les Buckeyes et les Nittany Lions a décidé du sort de la redoutable division Big Ten East lors des deux dernières saisons et le vainqueur de ce choc a remporté le titre de champion de conférence par la suite. Tout indique qu’Ohio State et Penn State seront encore aux avant-postes en 2018. Le vainqueur de ce match prendra assurément une option sur une participation à la finale de conférence Big Ten.

Conclusion

Malgré la perte de QB J.T. Barrett et de nombreux playmakers en attaque et en défense, Ohio State sera encore la référence dans la Big Ten. Le talent pur est partout dans l’effectif mais coach Urban Meyer devra néanmoins gérer l’après-J.T. Barrett en donnant les clés du secteur offensif à l’inexpérimenté QB Dwayne Haskins et en trouvant un successeur à C Billy Price. Toutefois, les playmakers offensifs ne manquent pas (RB JK Dobbins, RB Mike Weber, WR Parris Campbell, WR KJ Hill). Comme souvent à Ohio State, la défense est pétrie de talent sur la ligne et sur le backfield défensif. DE Nick Bosa et DT Dre’Mont Jones forment un duo terrifiant tandis que CB Damon Arnette, SS Jordan Fuller et la star annoncée CB Jeffrey Okudah devraient permettre aux Buckeyes d’être encore solides défensivement malgré quelques inquiétudes concernant le second rideau. Seul un calendrier difficile (à Penn State et à Michigan State) semble pouvoir empêcher Ohio State de conserver son titre de champion de conférence.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.6

Résumé

Forces :
– Le duo de running backs.
– La ligne défensive.
– La défense contre la passe.

Faiblesses :
– Inexpérience au poste de quarterback.
– La ligne offensive en reconstruction.
– Le second rideau défensif.

Prédictions : 12-1, 8-1 Big Ten. Champion de conférence Big Ten.

Trailer

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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1 commentaire

1 commentaire

  1. pep

    31 juillet 2018 at 11h29

    « Opéré de l’épaule au cours du printemps, l’explosif QB Jeffrey Okudah »
    Un QB reconverti en défenseur, ou tout simplemen,t une faute de frappe: QB=>CB?

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Preview 2020 : USC Trojans

Les Trojans ont fait un grand ménage au sein du programme et ils comptent sur QB Kedon Slovis pour faire de nouveau de USC la forteresse du college football de la côte Ouest.

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Crédit photo : Stephen Dunn/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 8-5, 7-2 Pac-12. Holiday Bowl : défaite contre Iowa (24-49)
Head coach : Clay Helton, 5e année (40-22) – Résultats en carrière : 40-22.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 18, 8 en attaque, 9 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : WR Michael Pittman, OT Austin Jackson, OT Drew Richmond, DE Christian Rector, LB John Houston.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, WR Tyler Vaughns, WR Amon-Ra St Brown, OL Alijah Vera-Tucker, DT Jay Tufele, DE Drake Jackson, LB Palaie Gaoteote, CB Chris Steele, CB Isaac Taylor-Stuart, CB Olaijah Griffin, SS Talanoa Hufanga.

Vague de fraîcheur sur la Californie alors que de gros efforts ont été réalisés pour débarrasser USC de sa réputation sulfureuse ; nouveau président de l’université, nouveau directeur des sports et refonte complète du coaching staff défensif. Le seul qui échappe à la moulinette jusqu’ici, c’est bel et bien l’éternel coach Clay Helton, prêt à entamer sa cinquième saison à la tête des Trojans.

Aussi bien apprécié de sa hiérarchie et de ses joueurs pour son caractère que conspué par la fanbase des Trojans pour sa mauvaise gestion sportive, il sera l’une des attractions de la saison en college football. En cas de nouvelle campagne décevante, Helton devrait finalement faire ses valises. Si le programme de LA a bouclé 2019 avec des victoires sur chaque équipe de la Division South, il manque encore la recette pour s’imposer face aux grosses oppositions, comme Washington, Notre Dame, Oregon ou Iowa.

Avec son bilan famélique de 13-12 sur les deux dernières saisons et deux classes de recrutement consécutives bien en-dessous des standards à USC, l’objectif minimum pour Clay Helton sera de remporter le titre de Division South qu’il n’a remporté qu’une seule fois, en 2017, en dépit d’un des rosters les plus talentueux du pays chaque saison. Avec des vétérans et des playmakers plein l’effectif, les Trojans ont les ressources pour aller encore plus loin, à condition de progresser significativement en défense et de ne pas s’effondrer à nouveau sous la pression.

QB Kedon Slovis (#9) – Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

L’attaque aérienne comme plan de bataille

L’arrivée de Graham Harrell comme coordinateur offensif l’an dernier a bousculé l’attaque traditionnelle de USC. Le système Air Raid établi par l’ancien disciple de Mike Leach, bien qu’extrêmement basique et composée surtout de passes courtes, a complètement explosé dès sa première année d’instauration, malgré un quarterback titulaire true freshman aux manettes.

Il faut dire que QB Kedon Slovis (3 502 yards, 30 TD, 9 INT en 2019 est le candidat parfait pour diriger cette attaque et il a pu le montrer dès l’an dernier. Désormais sophomore, probablement plus malin et patient, des qualités qui lui ont parfois manquées l’an dernier, il figure déjà parmi les prétendants au Heisman Trophy. Le jeune premier avait raflé le poste l’an dernier après la blessure de JT Daniels, aujourd’hui transféré à Georgia. Légère inquiétude cependant concernant la capacité à rester entier toute la saison, alors que Slovis a manqué plusieurs rencontres l’an dernier sur blessure. Malgré les départs de Daniels et Jack Sears (Boise State), la présence du vétéran QB Matt Fink (648 yards, 4 TD, 5 INT) en doublure et le transfert du senior QB Mo Hasan en provenance de Vanderbilt devraient cependant rassurer les pessimistes

Évidemment, si le système Air Raid a fonctionné aussi bien à USC avec un quarterback sans expérience, c’est aussi grâce au talent délirant de l’escouade de receveurs. Réputé ces dernières années pour avoir sorti Robert Woods, Marqise Lee, Nelson Agholor, Juju Smith-Schuster et Michael Pittman, USC pourra encore compter sur un groupe de très haut niveau. Comme en 2019, l’attaque devrait s’articuler sur des passes courtes avant de profiter des qualités de playmaker des receveurs pour remonter le ballon au maximum.

Si Pittman est parti, WR Amon-Ra St Brown (77 réceptions, 1 042 yards, 6 TD) et WR Tyler Vaughns (74 réceptions, 912 yards, 6 TD) sont largement capables d’assurer, avec le retour sur l’extérieur du jeune WR Drake London (39 réceptions, 567 yards, 5 TD), également joueur de basketball à USC et true freshman en 2019. L’ancien prospect cinq étoiles et équipier de St Brown à Mater Dei, WR Bru McCoy, est attendu au tournant après une année redshirt imposée pour son histoire rocambolesque de transfert depuis USC vers Texas, avant de faire le chemin inverse quelques semaines plus tard. Le true freshman WR Gary Bryant, l’une des deux seules recrues quatre étoiles de l’équipe en 2020, devrait rapidement jouer un rôle au sein de cette attaque.

Bien que secondaire, le jeu au sol pourra compter sur un groupe blindé avec les vétérans RB Vavae Malepeai (503 yds, 6 TD) et RB Stephen Carr (396 yds, 5 TD), ainsi que les sophomores RB Markese Stepp (307 yds, 3 TD) et RB Kenan Christon (373 yds, 2 TD). L’approche initiale devrait être celle d’un running back by committee avec des portées partagées équitablement en attendant l’hypothétique émergence d’un coureur comme titulaire. On s’attend évidemment à pas mal de passes à destination des running backs  pour ouvrir des espaces.

WR Amon-Ra St Brown (#8) – Crédit photo : USC Athletics

L’OL fait également peau neuve avec le retour de Tim Drevno comme coach, après un exil à Michigan. La protection de passe sera déterminante dans la réussite offensive des Trojans alors qu’il s’agissait du gros point faible de USC en 2019 et la lourde perte d’Austin Jackson à gauche devrait être compensée par l’ancien guard All-Pac-12 OL Alijah Vera-Tucker, qui assurera donc le rôle de left tackle. Avec OT Jalen McKenzie désormais indéboulonnable à droite et C Brett Neilon et OG Andrew Vorhees à l’intérieur, cette ligne doit montrer des progrès significatifs si les huit freshmen en réserve contribuent efficacement à la rotation.

Plus d’expérience et toujours autant de talent en défense

La défense retrouve presque tous ses titulaires, avec une relève déjà assurée pour compenser les quelques départs. Le coaching staff a cependant subi un lifting radical. Clancy Pendergast a donc été remercié et l’ancien coordinateur défensif de Texas Todd Orlando sera chargé de remettre sur pieds une défense apathique en 2019. Vu comme un choix par défaut par la fanbase californienne, l’embauche d’Orlando s’accompagne d’un changement de système, avec le passage à une défense 3-4.

Impopulaire à Texas où les fans et les joueurs des Longhorns attendaient son éviction, le nouveau DC des Trojans pourra faire ses débuts en Californie avec un groupe complet et talentueux à disposition. DT Jay Tufele (42 plaquages, 6.5 pour perte dont 4.5 sacks), l’un des meilleurs à son poste à l’Ouest, et DE Drake Jackson (46 plaquages, 11.5 pour perte dont 5.5 sacks), Freshman All-American en 2019, auront pour objectif de limiter les big plays pour une défense qui a terminé l’an passé au 101e rang national.

Le départ du titulaire de longue date John Houston pourrait être préjudiciable, à moins que l’ancien prospect cinq étoiles LB Palaie Gaoteote (58 plaquages, 3 pour perte) ne passe le cap espéré pour sa troisième saison. Il sera accompagné d’une constellation d’anciennes recrues quatre ou cinq étoiles, avec LB Jordan Iosefa (38 plaquages, 4 pour perte dont 2 sacks, 4 passes défendues en 2018) et LB Kana’i Mauga (59 plaquages, 7 pour perte dont 3 sacks, 1 INT) pour contrôler le milieu de la défense. Ce dernier avait assuré l’intérim l’an passé en l’absence sur blessure de Iosefa.

DL Jay Tufele (#78) – Crédit photo : Alicia de Artola/Reign of Troy

Très efficace contre la passe l’an dernier malgré de nouveaux titulaires, la secondary des Trojans doit cependant faire mieux dans les plaquages pour éviter les nombreux big plays encaissés en 2019. Heureusement, les trois vedettes CB Olaijah Griffin (37 plaquages, 9 passes défendues), CB Chris Steele (35 plaquages, 5 passes défendues) et CB Isaac Taylor-Stuart (36 plaquages, 1 INT) ont plus d’expérience et devraient provoquer bien plus de turnovers. DB Greg Johnson (35 plaquages, 1 sack, 4 passes défendues, 2 INT) sera de retour comme nickelback où il s’était imposé, avec l’hydre à deux têtes FS Isaiah Pola-Mao (73 plaquages, 5.5 pour perte, 1.5 sack, 4 INT) – SS Talanoa Hufanga (90 plaquages, 7.5 pour perte dont 3.5 sacks, 3 passes défendues) en couverture. Trop souvent blessé, ce dernier reste l’un des tout meilleurs safeties du pays et un joueur polyvalent capable d’évoluer un peu partout sur le terrain.

Les special teams pourraient également passer un cap avec le recrutement du réputé Sean Snyder comme entraîneur, tandis que le kicker, le punter et le long snapper des Trojans seront tous de retour. Le nombre impressionnant de joueurs explosifs dans l’effectif laisse envisager une importante rotation pour retourner les coups de pieds afin de conserver les joueurs frais.

Conclusion

Après des années à faire les gros titres des journaux pour un tas de frasques extra-sportives, USC est déterminé à faire le ménage et un grand coup de balai a été donné au sein de l’encadrement. L’objectif de revenir au plus haut niveau a également engendré de profonds changements dans le coaching staff. Encore rescapé, Clay Helton aura besoin de résultats sur le terrain cette année avec un titre de division. C’est le minimum pour un effectif pétri de playmakers et de talents à tous les postes. Pour rêver en grand, il faudra forcément faire mieux contre les programmes majeurs au calendrier, face à qui USC n’a absolument pas à rougir en termes de qualité d’effectif et de star power. En difficulté dans le recrutement et au niveau sportif, le programme de LA se doit de retrouver son niveau historique de forteresse du college football de la côte Ouest. Même si Helton est l’incarnation parfaite de la devise des Trojans, “Fight On”, alors qu’il se bat pour son poste depuis des années, il lui manque sans doute ce truc qui différencie un bon coach d’un grand coach et ses heures semblent compter à LA, sauf progression notoire et résultats à la hauteur en 2020. Le principal espoir des fans de USC demeure ainsi Kedon Slovis, qui pourrait sauver son coach et son équipe avec ses performances comme l’avait fait Sam Darnold il y a quelques années.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’attaque aérienne dévastatrice de Graham Harrell et Kedon Slovis.
– Une secondary au potentiel délirant.
– Beaucoup de titulaires de retour en 2020.

Points faibles
– Des remplaçants inexpérimentés au sein de l’OL.
– Le front seven devra vite s’adapter au nouveau système 3-4.
– Un recrutement bancal lors des deux dernières saisons.

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Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

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Crédit photo : Scott Chandler

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 10, 7 en attaque, 3 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Demetric Felton, WR Kyle Philips, WR Chase Cota, DE Osa Odighizuwa, NT Otito Ogbonnia, CB Jay Shaw, SS Stephan Blaylock, FS Quentin Lake.

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

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Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

Publié

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Crédit photo : Scott Boldt

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Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts
– Une défense pleine de playmakers à tous les postes.
– Le groupe de running backs le plus effrayant à l’Ouest du Mississippi.
– Un coaching staff qui maîtrise recrutement et développement.

Points faibles
– La ligne offensive à reconstruire rapidement.
– Un nouveau quarterback pour prendre la relève de Justin Herbert.
– Éviter les erreurs de parcours habituelles.

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Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

Publié

le

Crédit photo : Washington Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

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