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College Gameday Thursday Night : Brigham Young @ Boise State

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A peine remis d’une 3ème semaine pleine de surprises, on retrouve la 4ème édition de notre traditionnel College Gameday Thursday Night.

Au programme l’affrontement de deux des programmes les plus emblématiques du College Football : les Cougars de Brigham Young (2-1) en déplacement sur le turf bleu des Broncos de #24 Boise State (1-1).

Afin d’y voir plus clair et de bien se préparer, retrouvez ci-dessous une présentation de ce premier match de la semaine 4. Dès la fin de la rencontre, vous retrouverez une analyse et un résumé en vidéo.

Brigham Young (2-1) @ #24 Boise State (1-1)

  Bronco Stadium
Boise, Idaho
Jeudi 20 septembre 2012
21h00 (03h00 en France)

  LIVE
en différé le 21/09 à 11h30

Pourquoi regarder ? Le match de ce jeudi soir voit s’affronter une équipe qui fait un retour dans le classement AP Top 25, les Broncos de #24 Boise State (1-1), à une équipe qui en sort, les Cougars de Brigham Young (2-1).
Après sa défaite initiale contre Michigan State, #24 Boise State s’est parfaitement repris s’imposant à domicile 39-12 face à Miami (Ohio). Ils affronteront une équipe des Cougars qui vient tout juste de perdre 34-31 en prolongation, dans des conditions rocambolesques, lors du « Holy War » face à leurs rivaux des Utes d’Utah.
Pour prétendre avoir une chance de participer à un bowl BCS en fin de saison, Brigham Young et #24 Boise State ne peuvent plus se permettre de perdre une seule rencontre. Malheur au vaincu, donc.
La clé du match sera surement la capacité de l’excellente défense de Brigham Young (#6 au pays contre la course) à stopper le senior RB D.J. Harper, auteur de 162 yards offensifs et 4 TDs lors de la semaine 3.
On surveillera aussi le duel à distance entre le senior QB Riley Nelson (735 yards, 5 TDs, 2 INTs) de Brigham Young et le junior Joe Southwick (478 yrds, 2 TDs, 2 INTs), successeur de l’emblématique Kellen Moore.
Pronostic TBP : Boise State 35, Brigham Young 27.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Preview 2020 : Florida Gators

Après deux saisons consécutives terminées dans le Top 10 national, les Gators espèrent avoir trouvé en QB Kyle Trask le leader offensif qui pourra leur faire passer un cap et obtenir un ticket pour les playoffs.

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Crédit photo : Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Gators de Florida.

Florida Gators

Conférence SEC

Division East
 

En 2019 : 11-2, 6-2 SEC. Orange Bowl : victoire contre Virginia (36-28).
Head Coach : Dan Mullen, 3ème (21-5).
Coordinateur offensif : Billy Gonzales, John Hevesy.
Coordinateur défensif : Todd Grantham.
Titulaires de retour : 10 (5 en attaque, 4 en défense, kicker).
Joueurs clés partis : RB Lamical Perine, WR Van Jefferson, DE Jonathan Greenard, LB David Reese II, CB CJ Henderson.
Joueurs à suivre : QB Kyle Trask, RB Dameon Pierce, TE Kyle Pitts, DE Zachary Carter, LB Brenton Cox, CB Marco Wilson, CB Kaiir Elam.

Après le désastre d’une saison 2017 conclue par un bilan de 4-8, les Gators ont embauché Dan Mullen (ex-Mississippi State) pour ressuciter un programme ambitieux en quête d’un passé glorieux pas si lointain. Résultat : 10 victoires en 2018, 11 victoires en 2019 et deux victoires consécutives en bowl du Nouvel An ce qui a valu à Florida de terminer deux saisons d’affilée dans le Top 10 national. Un vrai succès, donc. La phase de reconstrcution dépasse les attentes des plus optimistes de la Gator Nation.

On a attend désormais du programme de Gainesville (Florida) qu’il franchisse la dernière marche, la plus difficile : faire tomber le rival Georgia et participer au College Football Playoff pour la première fois de son Histoire.

La saison 2020 est peut-être l’occasion ou jamais pour ces Gators. Une certaine incertitude règne au sein de l’attaque des Bulldogs alors que Florida bénéficie de l’avantage de la stabilité avec la présence du senior QB Kyle Trask, sorti de l’obscurité en 2019 jusqu’à devenir le quarterback des Gators le plus productif dans les airs depuis un certain… Tim Tebow. Et si Georgia gagnait régulièrement la bataille du recrutement, le programme floridien a réduit l’écart comblant notamment son déficit de talent en attirant plusieurs anciens prospects 5-étoiles via le portail des transferts.

QB Kyle Trask – Crédit photo : Getty Images

Une place en finale de conférence SEC passera donc forcément par un succès lors du match de l’annuelle Cocktail Party pour un programme de Florida armé pour lutter jusqu’au bout pour une place en playoffs.

Un QB Kyle Trask sous pression

Dan Mullen n’a plus rien à prouver quant à son aptitude à développer ses quarterbacks. Alex Smith à Utah, Tim Tebow à Florida et Dak Prescott à Mississippi State ont tous été formé par l’actuel coach des Gators. Mais lorsque Feleipe Franks s’est blessé face à Kentucky, le 14 septembre dernier, il ne pensait surement pas voir l’éclosion totalement inattendue du texan QB Kyle Trask (2941 yards, 25 TD, 7 INT) qui n’avait pas été titularisé au poste de quarterback depuis… sa 1ère année au lycée ! Son effecacité dans le jeu aérien et sa combativité ont surpris tout le monde et il est rapidement devenu le moteur d’une attaque qui terminera finalement la saison 2019 au 4ème rang de la SEC. Ses 25 passes de TD représentent la meilleure performance d’un QB des Gators depuis un certain… Tim Tebow en 2008.

Du coup, QB Feleipe Franks a filé du côté d’Arkansas via un transfert laissant QB Kyle Trask comme seul quarterback expérimenté de l’effectif. Le redshirt sophomore QB Emory Jones et le freshman QB Anthony Richardson sont de prometteurs quarterbacks dual-threat qui devront attendre leur tour bien que leur qualités naturelles sont peut-être plus adaptées aux systèmes spread privilégiés par Dan Mullen.

Des playmakers à toutes les positions offensives

Le quarterback des Gators ne sera pas le seul à pouvoir faire la différence tant le talent est présent parmi l’escouade offensive, et ce, malgré le départ de leur coureur #1 et de quatre receveurs seniors. Pour remplacer le MVP du dernier Orange Bowl, RB Lamical Perine, le coordinateur offensif Billy Gonzales devrait faire confiance à un comité de coureurs composé des juniors RB Dameon Pierce (305 yards, 4 TD) et RB Malik Davis (86 yards, 1 TD) auquel s’est ajouté l’ancien prospect 5-étoiles RB Lorenzo Lingard, arrivé de Miami au cours de l’intersaison.

TE Kyle Pitts – Crédit photo : Getty Images

« Kyle-to-Kyle » fût un refrain qu’on a souvent entendu l’an passé. La connexion entre le quarterback des Gators et son tight-end, TE Kyle Pitts (54 réceptions, 649 yards, 5 TD), fût l’une des plus prolifiques sur 3rd down dans la SEC en 2019 et ce duo sera encore l’une des armes principales du jeu aérien du programme floridien.

Avec son 1,95m, le senior WR Trevon Grimes (33 réceptions, 491 yards, 3 TD) est un cauchemar pour les défenses adverses en un-contre-un. En plus des Twin Towers, le puissant WR Jacob Copeland (21 réceptions, 273 yards) et l’explosif mais fragile WR Kadarius Toney (10 réceptions, 194 yards) ajoutent une autre dimension au jeu aérien des Gators. Oh ! On n’oublierait presque que l’ancien prospect 5-étoiles de Penn State, WR Justin Shorter, est arrivé sur le campus de Gainesville au cours du printemps et il pourrait rendre l’attaque de Florida totalement inarrêtable s’il obtient une dérogation de la NCAA pour pouvoir jouer dès 2020.

La ligne de scrimmage : talon d’Achille de ces Gators ?

Toutefois, ce portrait idyllique pourrait être gâché par des performances inégales sur la ligne de scrimmage. Manque de robustesse et des affectations râtées sur la ligne offensive ont couté cher à un jeu au sol qui a terminé au 13ème rang dans la SEC l’an dernier (129.8 yards par match). Les seniors LT Stone Forsythe, C Brett Heggie et RT Jean Delance doivent élever leur niveau de jeu. Les sophomores LG Richard Gouraige et RG Ethan White complètent une escouade qui n’a pas non plus été à la hauteur sur la pass protection en 2019.

De l’autre côté du ballon, les Gators ont toujours eu de la vitesse sur le pass rush mais ont régulièrement souffert à l’intérieur en raison d’un manque de puissance récurrente. Ce sera peut-être l’inverse en 2020. Florida n’a pas de successeur attitré pour remplacer le meilleur sacker de la SEC l’an dernier, DE Jonathan Greenard. Le freshman DE Gervon Dexter et le redshirt junior DE Zachary Carter (28 plaquages, 4.5 sacks) seront les principaux prétendants à cette succession en compagnie de l’ancien prospect 5-étoiles de Georgia, DE Brenton Cox Jr. Le véloce DE Mohamoud Diabate (14 plaquages, 4 sacks) et le géant DE Khris Bogle (18 plaquages, 2 sacks) ont le potentiel pour se révéler en 2020.

CB Kaiir Elam – Crédit photo : SI

Le retour de la DBU ?

La perte de ILB David Reese II et de son leadership seront difficile à combler même si le redshirt junior LB Ventrell Miller (55 plaquages, 3 sacks, 2 passes défendues) a démontré qu’il était surement capable de franchir un cap cette saison. Le junior WLB James Houston IV (37 plaquages, 3.5 sacks) sera également de retour et on attend avec impatience les débuts de l’ancienne star du lycée de St. Thomas Aquinas, le true freshman LB Derek Wingo.

La répuation des Gators de toujours produire d’excellents defensive backs a été mise à rude épreuve l’an passé lors des défaites face à QB Joe Burrow (LSU) et QB Jake Fromm (Georgia). Toutefois, tout semble en place pour que Florida récupère son titre de « DBU » en 2020. CB Marco Wilson (36 plaquages, 3 INT) et CB Kaiir Elam (10 plaquages, 2 INT) forment peut-être le meilleur duo de cornerbacks de la SEC. CB Kaiir Elam a saisi sa chance l’an passé lorsque DB Trey Dean III (26 plaquages, 2 INT) a été mis en difficulté, puis relayer au rôle de nickelback. Dès lors, il a pris ses responsabilités jusqu’à devenir le futur shutdown corner des Gators. Son interception en fin d’Orange Bowl a assuré la victoire de Florida face à Virginia. Les athlétiques seniors S Shawn Davis (51 plaquages, 3 INT) et S Brad Stewart (28 plaquages) enchainent les big plays défensifs pour renforcer encore un peu plus un secteur assurément la grande force de la défense floridienne.

Conclusion

Deux saisons consécutives dans le Top 10 national ont assuré le retour des Gators parmi l’élite du College Football mais l’objectif assumé de Dan Mullen est de faire remporter aux Gators leur premier titre de champion de conférence SEC depuis 2008 ce qui leur ouvrirait la voie pour une première participation en College Football Playoff. L’émergence de QB Kyle Trask et les excellents cycles de recrutement successifs donnent à Florida toutes les raisons de croire légitimement en leur chance. Tout se jouera probablement face à Georgia, encore une fois.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.4

Résumé

Points forts
– Le meilleur quarterback de la SEC ?
– De nombreux playmakers offensifs.
– La meilleure défense contre la passe de la SEC.

Points faibles
– Le run blocking de la ligne offensive.
– Inexpérience sur le pass rush.
– À la recherche d’un leader défensif.

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Preview 2020 : USC Trojans

Les Trojans ont fait un grand ménage au sein du programme et ils comptent sur QB Kedon Slovis pour faire de nouveau de USC la forteresse du college football de la côte Ouest.

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Crédit photo : Stephen Dunn/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 8-5, 7-2 Pac-12. Holiday Bowl : défaite contre Iowa (24-49)
Head coach : Clay Helton, 5e année (40-22) – Résultats en carrière : 40-22.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 18, 8 en attaque, 9 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : WR Michael Pittman, OT Austin Jackson, OT Drew Richmond, DE Christian Rector, LB John Houston.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, WR Tyler Vaughns, WR Amon-Ra St Brown, OL Alijah Vera-Tucker, DT Jay Tufele, DE Drake Jackson, LB Palaie Gaoteote, CB Chris Steele, CB Isaac Taylor-Stuart, CB Olaijah Griffin, SS Talanoa Hufanga.

Vague de fraîcheur sur la Californie alors que de gros efforts ont été réalisés pour débarrasser USC de sa réputation sulfureuse ; nouveau président de l’université, nouveau directeur des sports et refonte complète du coaching staff défensif. Le seul qui échappe à la moulinette jusqu’ici, c’est bel et bien l’éternel coach Clay Helton, prêt à entamer sa cinquième saison à la tête des Trojans.

Aussi bien apprécié de sa hiérarchie et de ses joueurs pour son caractère que conspué par la fanbase des Trojans pour sa mauvaise gestion sportive, il sera l’une des attractions de la saison en college football. En cas de nouvelle campagne décevante, Helton devrait finalement faire ses valises. Si le programme de LA a bouclé 2019 avec des victoires sur chaque équipe de la Division South, il manque encore la recette pour s’imposer face aux grosses oppositions, comme Washington, Notre Dame, Oregon ou Iowa.

Avec son bilan famélique de 13-12 sur les deux dernières saisons et deux classes de recrutement consécutives bien en-dessous des standards à USC, l’objectif minimum pour Clay Helton sera de remporter le titre de Division South qu’il n’a remporté qu’une seule fois, en 2017, en dépit d’un des rosters les plus talentueux du pays chaque saison. Avec des vétérans et des playmakers plein l’effectif, les Trojans ont les ressources pour aller encore plus loin, à condition de progresser significativement en défense et de ne pas s’effondrer à nouveau sous la pression.

QB Kedon Slovis (#9) – Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

L’attaque aérienne comme plan de bataille

L’arrivée de Graham Harrell comme coordinateur offensif l’an dernier a bousculé l’attaque traditionnelle de USC. Le système Air Raid établi par l’ancien disciple de Mike Leach, bien qu’extrêmement basique et composée surtout de passes courtes, a complètement explosé dès sa première année d’instauration, malgré un quarterback titulaire true freshman aux manettes.

Il faut dire que QB Kedon Slovis (3 502 yards, 30 TD, 9 INT en 2019 est le candidat parfait pour diriger cette attaque et il a pu le montrer dès l’an dernier. Désormais sophomore, probablement plus malin et patient, des qualités qui lui ont parfois manquées l’an dernier, il figure déjà parmi les prétendants au Heisman Trophy. Le jeune premier avait raflé le poste l’an dernier après la blessure de JT Daniels, aujourd’hui transféré à Georgia. Légère inquiétude cependant concernant la capacité à rester entier toute la saison, alors que Slovis a manqué plusieurs rencontres l’an dernier sur blessure. Malgré les départs de Daniels et Jack Sears (Boise State), la présence du vétéran QB Matt Fink (648 yards, 4 TD, 5 INT) en doublure et le transfert du senior QB Mo Hasan en provenance de Vanderbilt devraient cependant rassurer les pessimistes

Évidemment, si le système Air Raid a fonctionné aussi bien à USC avec un quarterback sans expérience, c’est aussi grâce au talent délirant de l’escouade de receveurs. Réputé ces dernières années pour avoir sorti Robert Woods, Marqise Lee, Nelson Agholor, Juju Smith-Schuster et Michael Pittman, USC pourra encore compter sur un groupe de très haut niveau. Comme en 2019, l’attaque devrait s’articuler sur des passes courtes avant de profiter des qualités de playmaker des receveurs pour remonter le ballon au maximum.

Si Pittman est parti, WR Amon-Ra St Brown (77 réceptions, 1 042 yards, 6 TD) et WR Tyler Vaughns (74 réceptions, 912 yards, 6 TD) sont largement capables d’assurer, avec le retour sur l’extérieur du jeune WR Drake London (39 réceptions, 567 yards, 5 TD), également joueur de basketball à USC et true freshman en 2019. L’ancien prospect cinq étoiles et équipier de St Brown à Mater Dei, WR Bru McCoy, est attendu au tournant après une année redshirt imposée pour son histoire rocambolesque de transfert depuis USC vers Texas, avant de faire le chemin inverse quelques semaines plus tard. Le true freshman WR Gary Bryant, l’une des deux seules recrues quatre étoiles de l’équipe en 2020, devrait rapidement jouer un rôle au sein de cette attaque.

Bien que secondaire, le jeu au sol pourra compter sur un groupe blindé avec les vétérans RB Vavae Malepeai (503 yds, 6 TD) et RB Stephen Carr (396 yds, 5 TD), ainsi que les sophomores RB Markese Stepp (307 yds, 3 TD) et RB Kenan Christon (373 yds, 2 TD). L’approche initiale devrait être celle d’un running back by committee avec des portées partagées équitablement en attendant l’hypothétique émergence d’un coureur comme titulaire. On s’attend évidemment à pas mal de passes à destination des running backs  pour ouvrir des espaces.

WR Amon-Ra St Brown (#8) – Crédit photo : USC Athletics

L’OL fait également peau neuve avec le retour de Tim Drevno comme coach, après un exil à Michigan. La protection de passe sera déterminante dans la réussite offensive des Trojans alors qu’il s’agissait du gros point faible de USC en 2019 et la lourde perte d’Austin Jackson à gauche devrait être compensée par l’ancien guard All-Pac-12 OL Alijah Vera-Tucker, qui assurera donc le rôle de left tackle. Avec OT Jalen McKenzie désormais indéboulonnable à droite et C Brett Neilon et OG Andrew Vorhees à l’intérieur, cette ligne doit montrer des progrès significatifs si les huit freshmen en réserve contribuent efficacement à la rotation.

Plus d’expérience et toujours autant de talent en défense

La défense retrouve presque tous ses titulaires, avec une relève déjà assurée pour compenser les quelques départs. Le coaching staff a cependant subi un lifting radical. Clancy Pendergast a donc été remercié et l’ancien coordinateur défensif de Texas Todd Orlando sera chargé de remettre sur pieds une défense apathique en 2019. Vu comme un choix par défaut par la fanbase californienne, l’embauche d’Orlando s’accompagne d’un changement de système, avec le passage à une défense 3-4.

Impopulaire à Texas où les fans et les joueurs des Longhorns attendaient son éviction, le nouveau DC des Trojans pourra faire ses débuts en Californie avec un groupe complet et talentueux à disposition. DT Jay Tufele (42 plaquages, 6.5 pour perte dont 4.5 sacks), l’un des meilleurs à son poste à l’Ouest, et DE Drake Jackson (46 plaquages, 11.5 pour perte dont 5.5 sacks), Freshman All-American en 2019, auront pour objectif de limiter les big plays pour une défense qui a terminé l’an passé au 101e rang national.

Le départ du titulaire de longue date John Houston pourrait être préjudiciable, à moins que l’ancien prospect cinq étoiles LB Palaie Gaoteote (58 plaquages, 3 pour perte) ne passe le cap espéré pour sa troisième saison. Il sera accompagné d’une constellation d’anciennes recrues quatre ou cinq étoiles, avec LB Jordan Iosefa (38 plaquages, 4 pour perte dont 2 sacks, 4 passes défendues en 2018) et LB Kana’i Mauga (59 plaquages, 7 pour perte dont 3 sacks, 1 INT) pour contrôler le milieu de la défense. Ce dernier avait assuré l’intérim l’an passé en l’absence sur blessure de Iosefa.

DL Jay Tufele (#78) – Crédit photo : Alicia de Artola/Reign of Troy

Très efficace contre la passe l’an dernier malgré de nouveaux titulaires, la secondary des Trojans doit cependant faire mieux dans les plaquages pour éviter les nombreux big plays encaissés en 2019. Heureusement, les trois vedettes CB Olaijah Griffin (37 plaquages, 9 passes défendues), CB Chris Steele (35 plaquages, 5 passes défendues) et CB Isaac Taylor-Stuart (36 plaquages, 1 INT) ont plus d’expérience et devraient provoquer bien plus de turnovers. DB Greg Johnson (35 plaquages, 1 sack, 4 passes défendues, 2 INT) sera de retour comme nickelback où il s’était imposé, avec l’hydre à deux têtes FS Isaiah Pola-Mao (73 plaquages, 5.5 pour perte, 1.5 sack, 4 INT) – SS Talanoa Hufanga (90 plaquages, 7.5 pour perte dont 3.5 sacks, 3 passes défendues) en couverture. Trop souvent blessé, ce dernier reste l’un des tout meilleurs safeties du pays et un joueur polyvalent capable d’évoluer un peu partout sur le terrain.

Les special teams pourraient également passer un cap avec le recrutement du réputé Sean Snyder comme entraîneur, tandis que le kicker, le punter et le long snapper des Trojans seront tous de retour. Le nombre impressionnant de joueurs explosifs dans l’effectif laisse envisager une importante rotation pour retourner les coups de pieds afin de conserver les joueurs frais.

Conclusion

Après des années à faire les gros titres des journaux pour un tas de frasques extra-sportives, USC est déterminé à faire le ménage et un grand coup de balai a été donné au sein de l’encadrement. L’objectif de revenir au plus haut niveau a également engendré de profonds changements dans le coaching staff. Encore rescapé, Clay Helton aura besoin de résultats sur le terrain cette année avec un titre de division. C’est le minimum pour un effectif pétri de playmakers et de talents à tous les postes. Pour rêver en grand, il faudra forcément faire mieux contre les programmes majeurs au calendrier, face à qui USC n’a absolument pas à rougir en termes de qualité d’effectif et de star power. En difficulté dans le recrutement et au niveau sportif, le programme de LA se doit de retrouver son niveau historique de forteresse du college football de la côte Ouest. Même si Helton est l’incarnation parfaite de la devise des Trojans, “Fight On”, alors qu’il se bat pour son poste depuis des années, il lui manque sans doute ce truc qui différencie un bon coach d’un grand coach et ses heures semblent compter à LA, sauf progression notoire et résultats à la hauteur en 2020. Le principal espoir des fans de USC demeure ainsi Kedon Slovis, qui pourrait sauver son coach et son équipe avec ses performances comme l’avait fait Sam Darnold il y a quelques années.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’attaque aérienne dévastatrice de Graham Harrell et Kedon Slovis.
– Une secondary au potentiel délirant.
– Beaucoup de titulaires de retour en 2020.

Points faibles
– Des remplaçants inexpérimentés au sein de l’OL.
– Le front seven devra vite s’adapter au nouveau système 3-4.
– Un recrutement bancal lors des deux dernières saisons.

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Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

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le

Crédit photo : Scott Chandler

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 10, 7 en attaque, 3 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Demetric Felton, WR Kyle Philips, WR Chase Cota, DE Osa Odighizuwa, NT Otito Ogbonnia, CB Jay Shaw, SS Stephan Blaylock, FS Quentin Lake.

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

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Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

Publié

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Crédit photo : Scott Boldt

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts
– Une défense pleine de playmakers à tous les postes.
– Le groupe de running backs le plus effrayant à l’Ouest du Mississippi.
– Un coaching staff qui maîtrise recrutement et développement.

Points faibles
– La ligne offensive à reconstruire rapidement.
– Un nouveau quarterback pour prendre la relève de Justin Herbert.
– Éviter les erreurs de parcours habituelles.

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