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College Gameday : le guide de la semaine 8

Le traditionnel Rivalry Game entre #13 Notre Dame et #11 USC sera le match au sommet d’une semaine 8 également marquée par le choc Penn State-Michigan et par plusieurs matchs pièges pour certains programmes du Top 25.

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A peine remis du chaos d’une semaine 7 complètement folle que se présente une semaine 8 dans la même veine avec seulement deux matchs entre équipes classées… mais vous le savez maintenant, c’est un terrain propice aux #UpsetAlert.

Au même moment, dans la nuit de samedi à dimanche (à 19h30, 01h30 heure française), les Fighting Irish de #13 Notre Dame accueilleront les Trojans de #13 USC à South Bend (Indiana) et les Nittany Lions de #2 Penn State seront les hôtes des Wolverines de #19 Michigan.

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Au Notre Dame Stadium, le Jeweled Shillelagh et les espoirs de playoffs seront en jeu à l’occasion de la 88ème édition de la plus connue des rivalités inter-conférence. Un peu plus à l’Est, au Beaver Stadium d’University Park, les Wolverines de #19 Michigan tenteront de créer la surprise face à des Nittany Lions ambitieux et qui règnent actuellement au sommet de la division Big Ten East.

Deux équipes classées seront particulièrement en danger lors de cette 8ème semaine de la saison : #8 Miami et #10 Oklahoma State. Face à Syracuse, qui vient de faire tomber les champions nationaux en titre, les Hurricanes tenteront de prolonger leur invincibilité en 2017. De leur côté, les Cowboys auront pour objectif d’écarter un adversaire potentiel dans la course à une place en finale de conférence Big 12.

On gardera un oeil attentif du côté de Piscataway (New Jersey) où les Boilermakers de Purdue de WR Anthony Mahoungou affrontent les Scarlet Knights de Rutgers. Toujours dans la conférence Big Ten, notre reporter Loïc Baruteu suivra pour vous le match entre #5 Wisconsin et Maryland.

A noter que #3 Georgia, #6 Ohio State, #7 Clemson et #12 Washington sont au repos à l’occasion de cette semaine 8.

Voici le programme complet de cette 8ème semaine de la saison 2017 :

Le Match de la Semaine

#11 USC (6-1) @ #13 Notre Dame (5-1)
Notre Dame Stadium, South Bend, Indiana
Samedi 21 octobre 2017 à 19h30 (01h30 en France)
#RivalryGame

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Battus qu’une seule fois cette saison (par #3 Georgia) et avec un calendrier relevé d’ici la fin de la saison régulière, les Fighting Irish de #13 Notre Dame sont plus que jamais en course pour une place en playoffs. Tout comme leur adversaire du soir : les Trojans de #11 USC, qui n’ont plus le droit à l’erreur après une défaite à #15 Washington State, il y a quelques semaines. Malgré la présence de QB Sam Darnold à la tête de l’attaque californienne, on doit s’attendre à un duel au sol lors de cette rencontre au sommet. Face à face, deux solides jeux de course menés par RB Josh Adams pour #13 Notre Dame et RB Ronald Jones pour #11 USC. Le vainqueur de ce Rivalry Game écartera un concurrent immédiat dans la lutte pour une place en playoffs et pourraient faire une entrée remarquée dans le Top 10.
Pronostic : Notre Dame 34, USC 31.

A ne pas manquer

#19 Michigan (5-1) @ #2 Penn State (6-0)
Beaver Stadium, University Park, Pennsylvanie
Samedi 21 octobre 2017 à 19h30 (01h30 en France)

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Humiliés à Big House l’an passé, les Nittany Lions de #2 Penn State ont une occasion en or de prendre une revanche tout en confortant leur position de #2 du pays. Au repos depuis deux semaines, la troupe de coach James Franklin attend de pied ferme une équipe des Wolverines de #19 Michigan en plein doute mais qui pourrait retrouver un statut de candidat aux playoffs en faisant tomber les Nittany Lions au Beaver Stadium. Pour y parvenir, la défense des Wolverines devra avant tout stopper le fantastique RB Saquon Barkley qui peut marquer des points dans la course au trophée Heisman face au puissant front seven de #19 Michigan… mais il n’est pas la seule arme des Lions. Avec QB Trace McSorley et un solide groupe de receveurs, l’attaque de #2 Penn State est capable de faire rapidement basculer un match en quelques big plays. Du coup, l’attaque des Wolverines, en panne depuis le début de la saison, devra retrouver un certain élan… Dans le cas contraire, #19 Michigan pourrait subir une nouvelle désillusion.
Pronostic : Penn State 31, Michigan 16.

Tennessee (3-3) @ #1 Alabama (7-0)
Bryant-Denny Stadium, Tuscaloosa, Alabama
Samedi 21 octobre 2017 à 15h30 (21h30 en France)
#RivalryGame

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Les Volunteers de Tennessee peuvent-ils réussir l’exploit ? Personne n’y croit. Pourtant, cette 99ème édition du « Third Saturday in October » n’est pas sans intérêt. Certes, la défense des Vols s’est fait marcher dessus face à #3 Georgia et l’attaque de Tennessee a été ridicule face à South Carolina. Mais voilà, tout est possible dans un Rivalry Game… ou pas. On pourrait aussi assister à un découpage en règle par une équipe de #1 Alabama sans pitié depuis septembre. Alors surprise de l’année ou raclée de l’année ?
Pronostic : Alabama 42, Tennessee 10.

Syracuse (4-3) @ #8 Miami (5-0)
Hard Rock Stadium, Miami, Floride
Samedi 21 octobre 2017 à 15h30 (21h30 en France)

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Toujours invaincus en 2017, les Hurricanes de #8 Miami n’avaient pas prévu que cette rencontre face à Syracuse puisse être un match-piège. Mais voilà, les Orangemen viennent de battre les Tigers de #7 Clemson dans leur Carrier Dome grâce à une remarquable performance offensive. Du coup, coach Mark Richt doit préparer sa défense à un combat crucial car une défaite à la maison est interdite pour The U. Cette défense devra continuer d’être agressive dans le backfield offensif adverse… face à l’une des plus mauvaises ligne offensive du pays. Pour s’en sortir dans ce match, Syracuse doit compter sur une belle prestation du sensationnel QB Eric Dungey. Après deux gros matchs contre Florida State et Georgia Tech, #8 Miami pourrait connaitre une légère baisse de régime. A Syracuse d’en profiter. Mais les Orangemen ont-ils les ressources pour enchainer deux victoires contre deux programmes du Top 10 ?
Pronostic : Miami 31, Syracuse 20.

#10 Oklahoma State (5-1) @ Texas (3-3)
Royal Texas Memorial Stadium, Austin, Texas
Samedi 21 octobre 2017 à 12h00 (18h00 en France)

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Match crucial pour les deux équipes dans une conférence Big 12 ultra-ouverte au sein de laquelle cinq programmes possèdent un bilan de 2-1 en match intra-conférence. Malheur donc au vaincu. Depuis le début de la saison, #10 Oklahoma State a souffert face à des équipes avec un puissant jeu au sol. Avec la présence de RB Chris Warren III et d’un QB Sam Ehlinger inspiré, les Longhorns ont assurément certains arguments. De leur côté, les Cowboys voudront profiter des carences du backfield défensif pour imposer leur explosive attaque aérienne. Tant que la défense texane réussira à contrôler QB Mason Rudolph et WR James Washington, Texas aura une chance. Si la défense aérienne des Longhorns craquent, l’après-midi pourrait être long pour la troupe de coach Tim Herman.
Pronostic : Oklahoma State 37, Texas 30.

Autres matchs à suivre

Jeudi 19 octobre

Top 25
– #25 Memphis @ Houston 42-28
Autres matchs
– Louisiana @ Arkansas State 3-47

Vendredi 20 octobre

– Western Kentucky @ Old Dominion 35-31
– Marshall @ Middle Tennessee 38-10
– Air Force @ Nevada 45-42
– Colorado State @ New Mexico 27-24

Samedi 21 octobre

Top 25
– Kansas @ #4 TCU à 20h00 (02h00 en France)
– Maryland @ #5 Wisconsin à 12h00 (18h00 en France)
– #9 Oklahoma @ Kansas State à 16h00 (22h00 en France)
– North Carolina @ #14 Virginia Tech à 15h30 (21h30 en France)
– Colorado @ #15 Washington State à 19h15 (01h15 en France)
– #16 South Florida @ Tulane à 19h00 (01h00 en France)
– #20 Central Florida @ Navy à 15h30 (21h30 en France)
– #21 Auburn @ Arkansas à 19h30 (01h30 en France)
– #23 West Virginia @ Baylor à 20h00 (02h00 en France)
– #24 LSU @ Ole Miss à 19h15 (01h15 en France) #RivalryGame

Autres matchs
– Iowa @ Northwestern à 12h00 (18h00 en France)
– Purdue @ Rutgers à 12h00 (18h00 en France)
– Louisville @ Florida State à 12h00 (18h00 en France)
– Idaho @ Missouri à 12h00 (18h00 en France)
– Iowa State @ Texas Tech à 12h00 (18h00 en France)
– Temple @ Army à 12h00 (18h00 en France)
– Pittsburgh @ Duke à 12h20 (18h20 en France)
– Boston College @ Virginia à 12h30 (18h30 en France)
– Arizona State @ Utah à 15h30 (21h30 en France)
– Illinois @ Minnesota à 15h30 (21h30 en France)
– Kentucky @ Mississippi State à 15h30 (21h30 en France)
– Oregon @ UCLA à 16h00 (22h00 en France)
– SMU @ Cincinnati à 16h00 (22h00 en France)
– BYU @ East Carolina à 19h00 (01h00 en France)
– Wake Forest @ Georgia Tech à 19h00 (01h00 en France)
– Arizona @ California à 20h00 (02h00 en France)
– Wyoming @ Boise State à 22h15 (04h15 en France)
– Fresno State @ San Diego State à 22h30 (04h30 en France)

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Preview 2020 : Penn State Nittany Lions

Une effectif talentueux rempli d’anciens prospects 4 et 5 étoiles et une attaque remodelée par l’arrivée de Kirk Ciarrocca permettront-ils à Penn State de faire tomber Ohio State dans la conférence Big Ten.

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Nittany Lions de Penn State.

Penn State Nittany Lions

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 11-2, 7-2 Big Ten. Cotton Bowl : victoire contre Memphis (53-39).
Head coach : James Franklin, 7ème année (56-33). Résultats en carrière : 80-30.
Coordinateur offensif :  Kirk Ciarocca (1ème année).
Coordinateur défensif : Brent Pry (5ème année).
Titulaires de retour : 16 (9/11 en attaque, 5/11 en défense, 2/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Cam Brown, P Blake Gillikin, OG Steven Gonzalez, DE Yetur Gross-Matos, WR K.J. Hamler, LB Jan Johnson, CB John Reid, RB Ricky Slade, S Garrett Taylor, DT Robert Windsor.
Joueurs à suivre : RB Journey Brown, QB Sean Clifford, OT Will Fries, C Michael Menet, TE Pat Freiermuth, LB Ellis Brooks, CB Tariq Castro-Fields, LB Micah Parsons, DE Shaka Toney, S Lamont Wade.

Après deux premières saisons encourageantes (7-6), marquant le renouveau de Penn State post-Sandusky, James Franklin a mené les Nittany Lions à onze victoires lors de trois des quatre dernières saisons et était à un Benny Snell Jr près (défaite de PSU contre Kentucky lors du Citrus Bowl 2019, 24-27) de quatre saisons consécutives à plus de dix victoires. Depuis le début de la saison 2016, les Nitts ont perdu huit de leurs onze défaites par moins de cinq points, dont deux fois par la plus petite des marges (1 point) contre Ohio State. La lourde défaite à Michigan en 2018 (7-42) est quasiment la seule grosse tâche récente sur le CV des « Blue & White ». Celle, 10-49 à Michigan en 2016, l’avait été avec un groupe de linebackers décimé et n’avait pas empêché PSU de remporter la Big Ten.

Le bilan plus que positif laisse pourtant un goût d’inachevé. Penn State a été deux fois aux portes du College Football Playoff (2016 et 2017) mais n’a toujours pas réussi à franchir la dernière marche. L’an dernier, les Nittany Lions ont craqué à Minnesota (26-31) avant de tomber à Ohio State (17-28). Contre les Gophers, la défense de PSU a accordé 339 yards dans les airs en seulement 18 passes (sur 20 tentées), soit un énorme 19 yards par passe complétée… Plutôt que d’avoir à nouveau à affronter l’attaque explosive de Kirk Ciarocca, James Franklin a chipé le coordinateur offensif de PJ Fleck pour remplacer Ricky Rahne, devenu entraineur en chef à Old Dominion.

Beaucoup d’observateurs estiment que PSU a les armes en 2020 pour détrôner Ohio State, qui a gagné les trois derniers titres de conférence Big Ten. Cela passera avant tout par une amélioration au poste de quarterback tenu par QB Sean Clifford (189/319, 2654 yards, 3 TD, 7 INT / 116 courses, 402 yards, 5 TD). Le dynamique quarterback des Nitts devrait profiter du système mis en place par le nouveau coordinateur offensif pour améliorer sa précision sur longues passes, ce qui ouvrira (littéralement) le champ des possibilités pour l’attaque. PSU pourra également compter sur sa défense, l’une des toutes meilleures du pays en 2019 (8ème de FBS avec 16 points par match).

QB Sean Clifford (#14) – Crédit photo : Getty Images

Forces

RB Journey Brown (890 yards, 12 TD), RB Noah Cain (443 yards, 8 TD) et RB Devyn Ford (294 yards, 3 TD) forment peut-être le meilleur trio de coureurs de FBS. Et le carré aurait pu être plus que magique si RB Ricky Slade (214 yards, 2 TD) n’avait pas décidé de quitter State College pour rejoindre Old Dominion (où il retrouve son ancien coordinateur offensif, Ricky Rahne). L’attaque au sol de Penn State pourrait ronronner aux alentours des 200 yards par match cette saison, si les défenses adverses chargent moins la boite pour davantage couvrir le jeu aérien. Journey Brown reste sur une performance plus qu’honnête contre Memphis au Cotton Bowl (202 yards et 2 TD à 12.6 yards par course) et Noah Cain, dont les huit touchdowns lors de sa première année font mieux que les 7 TD de Saquon Barkley, ne semble pas connaitre le concept des yards perdus derrière la ligne de mêlée.

Le groupe de linebackers perd LB Cam Brown (72 placages) et LB Jan Johnson (62 placages) mais LB Micah Parsons (109 placages dont 14.5 pour perte et 5 sacks) est le meilleur du pays à son poste dans la meilleure défense contre la course de la Big Ten, et 5ème du pays, l’an dernier (95 yards par match). Il occupera le côté fort du terrain et laissera le milieu à LB Ellis Brooks et le côté faible à la future star LB Brandon Smith. Penn State a une longue tradition au poste et devrait, cette année encore, mériter son appellation de « Linebacker U ».

Devant eux, la ligne défensive perd le monstre DE Yetur Gross-Matos (14.5 placages pour perte et 9 sacks) mais DE Shaka Toney (6.5 sacks) et DE Jayson Oweh (5 sacks) forment un duo explosif qui pourra aussi aller chercher le quarterback adverse. En 2019, les Nittany Lions ont produit une moyenne de 3.46 sacks par match, soit la 7ème performance du pays. A l’intérieur de la ligne, DT PJ Mustipher (37 placages dont 4.5 pour perte) facilitera le travail de la deuxième lame affûtée par Micah Parsons.

LB Micah Parsons (#11) – Crédit photo : Abby Drey

Faiblesses

La cible préférée de Sean Clifford en 2019, WR K.J. Hamler (904 yards, 8 TD), est désormais un Denver Bronco et Penn State se retrouve avec les mêmes doutes qui l’ont assailli ces dernières années : y a-t-il un receveur fiable du calibre de WR Allen Robinson (Chicago Bears) ou de WR Chris Godwin (Tampa Bay Buccaneers) ?

WR Justin Shorter, recrue 5 étoiles en 2018, est parti chez les Florida Gators après un exercice 2019 décevant, un an après que WR Juwan Johnson prenne le chemin d’Oregon. Malaise dans le groupe des receveurs des Nittany Lions ou fâcheuse coïncidence ? Quoiqu’il en soit, PSU est à la recherche de mains solides et consistantes pour éviter une nouvelle saison de ballons lâchés. WR Jahan Dotson (488 yards, 5 TD) et WR Daniel George seront les fers de lance de l’attaque aérienne et les Nitts comptent également beaucoup sur le développement de WR KeAndre Lambert-Smith. WR Cam Sullivan-Brown et WR Mac Hippenhammer procurent des secondes options intéressantes mais la soupape de sécurité ultime sera TE Pat Freiermuth (507 yards, 7 TD) qui peut prétendre au titre de meilleur tight-end du pays aussi bien pour son talent de receveur que pour ses qualités de bloqueur.

Dans le secondaire, CB John Reid (8 passes défendues, 2 INT) et S Garrett Taylor (84 placages) sont tous deux diplômés pour une défense qui a accordé plus de 250 yards par match dans les airs (100ème de FBS). CB Tariq Castro-Fields (52 placages, 8 passes défendues, 2 INT) sera le leader d’une unité en reconstruction et devra montrer plus de concentration et de régularité. La star de la dernière ligne de défense pourrait être le joueur de deuxième année S Jaquan Brisker (2 INT) tandis que S Lamont Wade (67 placages, 5 passes défendues) apportera sa maturité et son expérience de vétéran.

TE Pat Freiermuth (#87) – Crédit photo : Getty Images

Incertitudes

Les années se suivent et se ressemblent pour la ligne offensive de Penn State. Théoriquement en progrès constant depuis l’arrivée de James Franklin à State College, elle peine à concrétiser les espoirs placés en elle. C’est peut-être l’année ou jamais malgré la perte de OG Steven Gonzalez et ses 50 matches de titulaire en quatre ans. Les Nittany Lions sont encore bien équipés, notamment avec C Michael Menet et OT Will Fries, mais ils doivent faire mieux que les 2.46 sacks accordés en 2019 (98ème de FBS).

Conclusion

Penn State et ses 42 victoires en quatre ans pourrait, avec un peu plus d’application, en compter 50 et quelques voyages au Playoff.

L’attaque a parfois manqué de tranchant lorsqu’il fallait tuer le match, ne parvenant pas à convertir des tentatives accessibles et laissant les fans se gratter le haut du crâne avec des regards interrogateurs. La défense, pour aussi bonne qu’elle ait été ces dernières années, devra faire encore mieux si l’attaque ne retrouve pas une dimension similaire à celle qu’elle avait sous Joe Moorhead (maintenant OC à Oregon) en 2016. Les Nittany Lions ont remporté 31 de leurs 32 derniers matchs lorsque la défense accorde moins de 27 points mais est 9-10 dans le cas contraire. Il est plus que probable que l’attaque sera régulièrement plus proche des 30 que des points avec l’arrivée de Kirk Ciarocca et un an de plus sous la ceinture pour Sean Clifford.

Tous les voyants sont au vert pour Penn State en 2020 et Ohio State doit venir jouer à Happy Valley. Les derniers épisodes entre Nittany Lions et Buckeyes ont souvent été palpitants et cette année ne devrait pas déroger à la règle.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Résumé

Points forts
– Le meilleur linebacker du pays
– Peut-être le meilleur tight-end du pays
– L’un des tous meilleurs groupes de running back du pays

Points faibles
– Les mains trop peu sûre des receveurs
– Un secondaire trop souvent exposé
– Un coaching parfois douteux aux moments clés

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Preview 2020 : Michigan State Spartans

Incertitude en attaque et en défense, de nouveaux systèmes à apprendre et un QB qui a tout à prouver : le nouvel head coach des Spartans, Mel Tucker, ne manquera pas de défis pour rebooster un programme de Michigan State post-Mark Dantonio.

Publié

le

Crédit photo : Nick King/Lansing State Journal

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Spartans de Michigan State.

Michigan State Spartans

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 7-6, 4-5 Big Ten. Pinstripe Bowl : victoire contre Wake Forest (27-21).
Head coach : Mel Tucker, 1ère année. Résultats en carrière : 5-7.
Coordinateur offensif : Jay Johnson (1ère année).
Coordinateur défensif : Scottie Hazelton (1ère année).
Titulaires de retour : 11 (7/11 en attaque, 3/11 en défense, 1/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Joe Bachie, CB Josh Butler, OL Tyler Higby, QB Brian Lewerke, DT Mike Panasiuk, CB Josiah Scott, TE Matt Seybert, WR Darrell Stewart Jr, LB Tyriq Thompson, DE Kenny Willekes, WR Codie White, DT Raequan Williams.
Joueurs à suivre : C Matt Allen, RB Elijah Collins, QB Rocky Lombardi, WR Trey Mosley, WR Jalen Nailor, CB Shakur Brown, LB Noah Harvey, S Xavier Henderson, DE Jacub Panasiuk, LB Antjuan Simmons.

A la surprise générale, Mark Dantonio a raccroché les crampons début février après treize années passées à la tête du « petit frère » de Michigan. Durant son mandat, le natif du Texas a remporté exactement deux tiers de ses matchs (114-57) et trois titres de conférence Big Ten dont l’un a permis à Michigan State de participer au College Football Playoff (2015).

Surtout, les Spartans ont terminé six saisons à plus de dix victoires, soit trois fois plus que lors de la centaine de saisons précédentes. Quand on sait que même Lord Nick Saban (1995-1999) n’a jamais fait mieux que neuf victoires, cela pose tout de même son homme. Mais, malgré le beau sursaut en 2017 (10-3), les Spartans ont du mal à se remettre de la saison 2016 catastrophique (3-9) et ont enchaîné deux saisons moyennes (7-6), loin de leurs ambitions récentes. Il était temps pour la légende d’East Lansing de prendre ses distances et de laisser au programme insuffler un nouveau souffle.

Sparty s’est curieusement tourné vers Mel Tucker dont l’unique année de head coaching à Colorado (5-7) n’a rien d’impressionnant. Ce que Bill Beekman, le directeur athlétique de MSU, a vu en Mel Tucker pour lui offrir six ans de contrat et un salaire annuel de 5.5 millions de dollars, soit 25% de plus que le salaire de Mark Dantonio, reste pour l’instant un mystère. Et cela risque bien de le rester compte tenu des lourdes pertes défensives subies par les Spartans à l’intersaison.

RB Elijah Collins (#24) – Crédit photo : Junfu Han, Detroit Press Free

Étant donné que l’identité de Michigan State et de ses récents succès sur le terrain sont, avant tout, le résultat d’une défense intraitable, il y a de quoi être inquiet. Pour ne rien arranger, QB Brian Lewerke est désormais l’une des doublures de Tom Brady Cam Newton aux New England Patriots, ce qui laisse les Spartans avec un petit bleu aux commandes de l’attaque.

Forces

Même si l’attaque de Michigan State a été plus que pédestre en 2019 (voir ci-dessous), la majorité de la ligne offensive reprend du service, à commencer par C Matt Allen et LT AJ Arcuri. Avec seulement 18 sacks accordés en 13 matchs, la O-line des Spartans s’est placée dans le Top 20 de la FBS l’an passé. Maigre consolation pour un groupe qui a eu du mal à ouvrir des trous pour le jeu au sol (3.5 yards par course) et RB Elijah Collins (988 yards, 15 TD). Le redshirt sophomore sera à nouveau le porteur de ballons principal devant un autre sophomore, RB Anthony Williams Jr (118 yards, 1 TD).

Avec l’obtention des diplômes de LB Joe Bachie (72 placages dont 9.5 pour perte et 3.5 sacks, 4 passes défendues) et LB Tyriq Thompson (75 placages, 2 INT), MSU perd un gros pourcentage de ses statistiques défensives. Mais le meilleur plaqueur de la 18ème défense de FBS en 2019 (322 yards et 22.5 points par match), LB Antjuan Simmons (90 placages dont 15 pour perte et 3.5 sacks), est de retour en 2020 pour sa dernière saison à East Lansing et sera, à n’en pas douter, la star du « front seven ». A ses côtés, LB Noah Harvey (45 placages dont 5 pour perte et 3 sacks) devrait prendre du volume.

La défense contre la passe de Michigan State s’est montrée solide en 2019 (208 yards par match, 37ème de FBS) mais elle perd CB Josh Butler (5 passes défendues) et surtout CB Josiah Scott (52 placages, 6 passes défendues, 3 INT). Pour autant, les Spartans pourront compter sur de solides pièces maitresses avec les deux stars montantes S Xavier Henderson (83 placages, 2 INT) et CB Shakur Brown (5 passes défendues). Une des clés de la saison du secondaire des Spartans sera d’éliminer les gros jeux, qui l’ont trop souvent plombé l’an passé.

LB Antjuan Simmons (#34) – Crédit photo : Joe Robbins, Getty Images

Faiblesses

En 2019, l’attaque de Michigan State a terminé 95ème du pays (372 yards) et 105ème au nombre de points marqué par match (22.4 points par match). Pire, 113ème de FBS à la course n’est pas exactement le standard en Big Ten (sauf pour Purdue, 126ème dans cette catégorie, mais traditionnellement plus axé sur le jeu aérien). Le relatif point « fort » des Spartans l’an passé est devenu un sujet d’inquiétude puisque Brian Lewerke (260/436, 3079 yards, 17 TD, 13 INT) et les trois meilleurs receveurs de MSU en 2019, WR Codie White (922 yards, 6 TD), WR Darrell Stewart Jr (697 yards, 4 TD) et TE Matt Seybert (284 yards, 3 TD) sont désormais en NFL, emportant avec eux 60% de la production aérienne et 76% des touchdowns. Derrière eux, les quatre contributeurs suivants étaient tous joueurs de première année en 2019 : WR Trey Mosley (216 yards, 1 TD), WR Julian Barnett (182 yards), WR Matt Dotson (151 yards, 1 TD) et TE Trenton Gillison (147 yards).

La ligne défensive est, elle aussi, décimée avec les départs pour l’échelon supérieur de DT Mike Panasiuk (34 placages dont 10 pour perte et 3 sacks), DT Raequan Williams (48 placages dont 7.5 pour perte et 5 sacks) et surtout DE Kenny Willekes (78 placages dont 15.5 pour perte et 10 sacks). DE Jacub Panasiuk (34 placages dont 8.5 pour perte et 3.5 sacks) jouera un rôle encore plus crucial en tant que seul titulaire de retour et les vétérans DE Drew Beesley (6 placages pour perte) et DT Naquan Jones devraient, eux aussi, prendre plus d’ampleur.

Qui pour retourner les coups de pieds adverses ? Darrell Stewart Jr était le numéro 1 sur kickoff avec huit retours mais RB Anthony Williams Jr (5 retours), WR Jalen Nailor (3 retours), Julian Barnett (3 retours) et Trent Gillison (2 retours) ont tous eu de multiples occasions de se prêter à l’exercice. En retour de punt, WR Brandon Stewart (16 retours) et Codie White (7 retours) laissent S Dominique Long (1 retour) orphelin. Côté botteurs, Michigan State retrouve K/PK Matt Coghlin, et ses peu glorieux 68.8% de field goals marqués, et devra se trouver un nouveau punter pour remplacer P Jake Hartarger (a priori P Mitchell Crawford, en provenance de UTEP).

S Xavier Herderson – Crédit photo : MSU Athletics

Incertitudes

Que vaudra QB Rocky Lombardi (7/21, 74 yards, 2 INT), le remplaçant attendu de Brian Lewerke ? Son nom le promet à un avenir glorieux mais la réalité du terrain pourrait être tout autre pour le joueur de troisième année. Ses apparitions ces deux dernières saisons n’ont guère convaincu avec un maigre 43% de passes complétées et près de deux fois plus d’interceptions (5) que de touchdowns (3). S’il flanche, QB Theo Day, qui n’a tenté que trois passes lors de sa première année, devra être prêt à prendre la relève.

Conclusion

En 2020, Michigan State tourne une page de son histoire avec le départ de Mark Dantonio et l’arrivée d’un nouveau staff. Mel Tucker (HC, Colorado), Jay Johnson (OC, Colorado) et Scottie Hazelton (DC, Kansas State) auront fort à faire avec une équipe des Spartans en lente régression depuis quatre ans. L’équipe n’a pas vraiment de point fort mais beaucoup de questions à toutes les lignes. Non des moindres, le remplacement de Brian Lewerke au poste de quarterback. MSU joue dans l’une des divisions les plus difficiles de la ligue avec l’ogre Ohio State, le ressuscité Penn State et le « grand frère » Michigan. Avec la moitié des titulaires 2019 désormais loin du campus, 2020 devrait être une nouvelle année de transition pour les Spartans. Atteindre la post-saison serait un résultat plus qu’honorable.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.1

Résumé

Points forts
– De l’expérience en ligne offensive
– Une couverture aérienne qui plie mais ne rompt pas
– Une solide tradition au poste de linebackers

Points faibles
– Une ligne défensive en reconstruction
– Un groupe de receveurs inexpérimenté
– Des équipes spéciales dans le flou

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Preview 2020 : Nebraska Cornhuskers

Un effectif jeune mais bourrée de talent : les Cornhuskers menés par Scott Frost devront encore s’armer de patience avant de retrouver leur place parmi l’élite de la Big Ten.

Publié

le

Crédit photo : Nati Harnik, The Associated Press

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Cornhuskers de Nebraska.

Nebraska Cornhuskers

Conférence Big Ten

Division West
 

En 2019 : 5-7, 3-6 Big Ten.
Head coach : Scott Frost, 3ème année (9-15). Résultats en carrière : 28-22.
Coordinateur offensif :  Matt Lubick (1ère année).
Coordinateur défensif : Erik Chinander (3ème année).
Titulaires de retour : 16 (10/11 en attaque, 5/11 en défense, 1/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : ILB Mohamed Barry, CB DiCaprio Bootle, DL Carlos Davis, DL Khalil Davis, S Marquel Dismuke, CB Lamar Jackson, WR JD Spielman, RB Maurice Washington.
Joueurs à suivre : LT Brenden Jaimes, WR Omar Manning, QB Adrian Martinez, RB Derrick Mills, WR Wan’Dale Robinson, CB DiCaprio Bootle, S Marquel Dismuke, LB JoJo Domann, LB Will Honas, CB Cam Taylor-Britt.

Après avoir été champion du monde intergalactique de l’univers en 2017 avec UCF, l’enfant du pays, Scott Frost, est revenu sur sa terre natale (il est né à Lincoln) et aux commandes de l’équipe qu’il a menée à un record de 24-2 en tant que quarterback des Huskers entre 1995 et 1997. Vingt ans plus tard, la lune de miel a été plus douloureuse avec deux premières saisons difficiles (4-8 et 5-7).

Avec une attaque largement inchangée, Nebraska espère terminer mieux qu’avant dernier de la division West de la Big Ten. Il faudra néanmoins compter sur un nouveau coordinateur offensif puisque Troy Walters, désormais entraineur-adjoint des receveurs pour les Cincinnati Bengals, a été remplacé par Matt Lubick qui occupait, à Washington, les mêmes positions de coordinateur offensif et coach des receveurs.

Le nouvel entraineur ne pourra pas compter sur WR JD Spielman, entré dans le portail des transferts début juin pour raisons personnelles et qui est désormais du côté de TCU. Le fils de Rick, manager général des Minnesota Vikings, et neveu de Chris, ancien Buckeye et analyste chez Fox, était en passe de devenir le meilleur receveur de l’histoire de l’école. Il s’en est fallu de deux ou trois matchs pour que JD Spielman ne s’adjuge les premières places au nombre de réceptions et de yards (il termine respectivement 3ème et 4ème des deux catégories). Néanmoins, l’ex-Husker est le premier joueur de l’université à terminer trois saisons à plus de 800 yards et à atteindre 2000 yards avant l’année senior. Ses 77.2 yards par match en carrière sont également un record, tout comme ses deux matchs à 200 yards : aucun Husker n’y est parvenu, même une seule fois. Autant dire que le seul titulaire offensif perdu par Nebraska n’est pas le moins utile…

QB Adrian Martinez (#2) – Crédit photo : Eric Francis

Après avoir manqué la post-saison ces trois dernières années, Nebraska est en danger de réaliser un piètre quadruplé, qui rappellerait les années sombres, de 1955 à 1961, période au cours de laquelle les Cornhuskers n’avaient pas joué de bowl pendant sept saisons consécutives. Les Huskers avaient par la suite enchainé 48 saisons à neuf victoires ou plus.

Forces

De gauche à droite – LT Brenden Jaimes, LG Trent Hixson, C Cameron Jurgens, RG Boe Wilson et RT Matt Farniok – toute la ligne offensive de Nebraska est de retour après avoir permis aux Cornhuskers de terminer 3ème attaque au sol de la Big Ten en 2019. Tout n’a pourtant pas été rose et Cameron Jurgens, initialement recruté comme tight-end, a peiné à trouver ses marques et à délivrer des snaps propres à QB Adrian Martinez. Néanmoins, on ne peut pas sous-estimer l’importance d’avoir une unité de cette importance de retour au complet.

On devient rarement meilleur à une position lorsque l’on perd la star du groupe sauf quand la classe biberon qui arrive est pétrie de talent. WR Wan’Dale Robinson (88 courses, 340 yards, 3 TD / 40 réceptions, 453 yards, 2 TD) est l’héritier désigné de JD Spielman et se retrouvera bien entouré par un riche groupe de receveurs, à commencer par WR Jamie Nance et WR Demaryion Houston, tous deux maintenus sur le banc l’an passé mais hautement recrutés l’année précédente, et TE/WR Chris Hickman, qui a opéré une transition au poste de receveur. Derrière (ou devant ?) ceux-là, Adrian Martinez disposera d’une pléthore d’options avec les petits-nouveaux WR Alante Brown, WR Marcus Fleming, WR Will Nixon et, sans doute le plus talentueux d’entre eux, WR Zavier Betts. Le corps de receveurs comptera aussi sur WR Omar Manning, fraichement débarqué de Kilgore College où il était le meilleur receveur JUCO.

La production à la course sera à nouveau confiée à RB Derrick Mills (143 courses, 745 yards, 10 TD / 15 réceptions, 123 yards) qui, malgré son statut de numéro 1, n’a contribué que pour à peine plus de 30% des yards au sol de Nebraska en 2019. QB Adrian Martinez (144 courses, 626 yards, 7 TD) mais aussi son remplaçant QB Luke McCaffrey (le petit frère de Christian – 106 yards et 1 TD) ont également participé aux 203 yards par match des Huskers l’an passé, tout comme RB Maurice Washington (50 courses, 298 yards, 1 TD / 12 réceptions, 162 yards, 2 TD), son suppléant, mais aussi Wan’Dale Robinson. Il y a donc du monde pour porter le ballon du côté de Lincoln, attention néanmoins à ne pas trop l’abandonner à l’adversaire : les Huskers ont perdu douze fumbles en douze matchs en 2019, ce qui peut paraitre normal pour une équipe qui court 62% du temps. A titre de comparaison, Ohio State et Wisconsin, les deux meilleures attaques au sol de la Big Ten l’an passé, ont respectivement perdu treize et dix-sept ballons en quatorze matchs en 2019.

RB/WR Wan’Dale Robinson (#1) – Crédit photo : Steven Branscombe/Getty Images

Faiblesses

N’ayons pas peur des mots : Nebraska a été horrible dans la zone rouge en 2019. En 51 voyages dans la zone rouge adverse, les Cornhuskers sont repartis avec 27 TD et 11 FG, bon pour 115ème de FBS. Pire, leurs adversaires ont collecté 30 TD et 10 FG en 44 visites dans la zone rouge des Huskers, soit la 122ème défense de FBS. En 2019, Nebraska a perdu quatre de ses sept matchs par sept points ou moins. Un petit TD par-ci et un petit plaquage par-là n’auraient pas été de refus…

La défense perd la moitié de ses meilleurs plaqueurs, dont LB Mohammed Barry (89 plaquages), ce qui n’est pas idéal pour la 94ème défense contre la course du pays. LB Collin Miller (67 plaquages dont 5.5 pour perte) est le leader statistique de retour dans la catégorie mais ce sont LB JoJo Doman (52 plaquages dont 10 pour perte et 2.5 sacks) et LB Will Honas (67 plaquages dont 5 pour perte) qui seront les fers de lance de la défense de Nebraska. La ligne défensive n’aura plus DL Khalil Davis, le seul Husker drafté, et se recentrera sur DL Damion Daniels et DL Ben Stille. Derrière tout ce beau monde, le secondaire des Cornhuskers, qui a terminé 30ème du pays contre la passe sans avoir vraiment été testée, perd l’autre (CB) Lamar Jackson (12 passes défendues, 3 INT) et sera emmenée par ses vétérans S Marquel Dismuke (67 plaquages), CB Cam Taylor-Britt (2 INT) et CB Dicaprio Bootle (6 passes défendues).

Qui sera le placekicker de Nebraska en 2020 ? Le titulaire PK Barrett Pickering, blessé en début de saison dernière, a quitté l’équipe en février pour raison de santé. Peu après lui, son remplaçant, PK Matt Waldoch, a décidé d’aller user ses guibolles à l’autre football, celui qui se joue vraiment avec les pieds. Et, pour couronner le tout, celui qui aurait pu récupérer le poste de numéro 1, PK Dylan Jorgensen, est entré dans le portail des transferts début février avant la défection de ses deux anciens coéquipiers. Nebraska devra donc s’en remettre à PK Chase Contreraz, transféré d’Iowa Western, à moins PK Gabe Heins ou PK Tyler Crawford, tous deux sans aucune expérience de match, ne lui fasse de l’ombre.

CB DiCaprio Bootle – Crédit photo : John S. Peterson, Hail Varsity

Incertitudes

QB Adrian Martinez (149/251, 1956 yards, 10 TD, 9 INT) va-t-il enfin atteindre son potentiel ? Ses 59.4% de passes complétées n’ont rien ni d’exceptionnels ni de honteux, mais son ratio TD/INT n’inspire guère confiance.

Toutes ses statistiques à la passe sont en régression par rapport à 2018 (59.4% contre 64.6%, 1956 yards contre 2617 yards, 10 TD contre 17 TD, 9 INT contre 8 INT). Bien entendu, Adrian Martinez n’est pas un quarterback de poche et fait l’essentiel des dégâts à la course. Là encore, ses statistiques 2019 sont légèrement en retrait (626 yards contre 629 yards, 7 TD contre 8 TD) mais si l’Histoire aime à se répéter, le jeu au sol de Nebraska devrait pouvoir compter sur une demi-douzaine de centaines de yards et une dizaine de TD.

Si le talentueux QB des Huskers peut prendre un tant soit peu soin du ballon, l’attaque de Nebraska pourrait grimper sur le podium de la Big Ten.

Conclusion

Avec Adrian Martinez aux manettes et une attaque quasiment de retour au complet, Nebraska devrait faire mieux offensivement que leur 55ème place en FBS de l’an passé. Le groupe de receveurs ne devrait même pas s’apercevoir du départ de sa star JD Spielman. La défense est en progrès, même si l’on est encore loin de la belle époque des « blackshirts ». Les Huskers pourraient être l’équipe surprise de la division West de la Big Ten en 2020, à l’image de Minnesota en 2019. Après deux premières saisons décevantes, il n’est pas encore temps de tirer la sonnette d’alarme pour Scott Frost mais les fans des Cornhuskers ont fait preuve de moins de patience par le passé.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts
– Une ligne offensive reçue cinq sur cinq.
– Talent et profondeur au poste de receveur.
– De nombreuses menaces à la course.

Points faibles
– Une finition en zone rouge qui laisse à désirer.
– Des trous à combler en défense.
– Qui veut kicker à Nebraska ?

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Preview

Preview 2020 : Iowa Hawkeyes

Les générations passent à Iowa mais les résultats sont toujours les mêmes et malgré le départ de QB Nate Stanley, les Hawkeyes seront encore des candidats au titre de division Big Ten West.

Publié

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Crédit photo : Iowa Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Hawkeyes d’Iowa.

Iowa Hawkeyes

Conférence Big Ten

Division West
 

En 2019 : 10-3, 6-3 Big Ten. Holiday Bowl : victoire contre USC (49-24).
Head coach : Kirk Ferentz, 22ème année (162-104). Résultats en carrière : 174-125.
Coordinateur offensif : Brian Ferentz (3ème année).
Coordinateur défensif : Phil Parker (8ème année).
Titulaires de retour : 15 (7/11 en attaque, 5/11 en défense, 3/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : DE A.J. Epenesa, DL Cedric Lattimore, CB Michael Ojemudia, DL Brady Reiff, QB Nate Stanley, S Geno Stone, RB Toren Young, LB Kristian Welch, OT Tristan Wirfs.
Joueurs à suivre : PK Keith Duncan, OT Alaric Jackson, C Tyler Linderbaum, QB Spencer Petras, RB Tyler Goodson, WR Ihmir Smith-Marsette, LB Djimon Colbert, DE Chauncey Golston, CB Matt Hankins, S Jack Koerner, DT Davyion Nixon.

2019 a été une année riche en émotion pour Iowa. Kirk Ferentz a conclu sa 21ème saison à la tête des Hawkeyes, dépassant d’une unité les deux décennies du légendaire Hayden Fry. Lequel est décédé en décembre des suites d’un cancer au bel âge de 90 ans. Pour lui rendre hommage, Iowa a giflé USC à l’Holiday Bowl (49-24) et signé sa dixième victoire de l’année, la sixième saison à plus de dix victoires pour Kirk Ferentz.

En 2020, l’entraineur en chef entame donc sa 22ème campagne. Il est le seul entraineur de FBS à être en place depuis plus de vingt ans. Il n’y a d’ailleurs que douze head coaches qui sont en poste depuis avant 2010. Iowa joue donc la carte de la longévité. Mais si les Hawkeyes n’ont manqué la post-saison qu’à deux reprises depuis 2001 (en 2007 et 2012), ils n’ont plus gagné la conférence Big Ten depuis les deux titres de Kirk Ferentz en 2002 et 2004 et n’ont qu’un titre de division (2015).

La présaison d’Iowa a été marquée par la séparation à l’amiable entre le programme et son préparateur physique, Chris Doyle, incriminé par d’anciens joueurs pour l’atmosphère raciste qui semble régner dans la salle de musculation. Reconnu comme l’un des meilleurs dans la profession, Chris Doyle a donc quitté Iowa City avec un chèque de 1.3 millions de dollars. Pour ne rien arranger, il semblerait que Kirk Ferentz, lui-même, et le directeur athlétique Gary Barta aient été au courant du traitement inégal subi par les joueurs de couleur de l’équipe sur des sujets allant du harcèlement verbal jusqu’à un double-standard au niveau des sanctions disciplinaires ou le manque de soutien académique. Pour quelqu’un qui pèse 4.5 millions de dollars par saison pour un bilan moyen de 8-5 depuis deux décennies, on attendait au moins un peu mieux en dehors du terrain…

RB Tyler Goodson (#15) – Crédit photo : The Gazette

Coté terrain, justement, les Hawkeyes doivent remplacer QB Nate Stanley, titulaire depuis trois ans. OT Tristan Wirfs a, lui aussi, été sélectionné à la Draft NFL (13ème choix) mais Iowa récupère la majorité de ses coureurs et receveurs. Les Hawkeyes n’étaient que 89ème de FBS avec 25.8 points par match en 2019 et n’ont marqué plus de 27 points en conférence que contre Rutgers (30-0). Cela ne les a pas empêchés de battre Minnesota et son attaque explosive (23-19), bien aidés par la 5ème défense du pays (14.0 points par match). Les trois défaites d’Iowa ont toutes été par moins de sept points (à Michigan 3-10, Penn State 12-17, à Wisconsin 22-24) mais la défense perd une bonne partie de ses meilleurs joueurs. 

Forces

Tous les principaux joueurs de ballons sont de retour dans l’attaque d’Iowa, à l’exception de Nate Stanley. QB Spencer Petras devrait reprendre le flambeau, à moins que la recrue QB Deuce Hogan ne le surpasse. Qui que soit le quarterback, il aura un talentueux groupe de receveurs à qui lancer le ballon : les receveurs WR Brandon Smith (439 yards et 5 TD) et surtout WR Ihmir Smith-Marsette (722 yards, 5 TD) entament leur dernière saison, avec plus de 1150 yards combinés en 2019, et seront épaulés par WR Tyrone Tracy (589 yards, 3 TD) et WR Nico Ragaini. Iowa étant Iowa, les tight-ends seront impliqués en attaque, une opportunité pour TE Sam LaPorta et TE Shaun Beyer de valoriser leurs stocks avant la Draft 2021.

Même son de cloche du côté des coureurs avec RB Tyler Goodson (638 yards, 5 TD) et RB Mekhi Sargent (563 yards, 4 TD) qui se partageront les ballons comme en 2019. Le duo pourrait avoir à négocier plus de ballons qu’en 2019 si Ferentz père et fils se montrent conservateurs avec leur nouveau quarterback. Cela devrait améliorer les statistiques surprenantes de l’an passé pour les Hawkeyes, 97ème attaque au sol du pays. RB Toren Young sera en embuscade si l’un des deux joueurs flanche.

OT Alaric Jackson – Crédit photo : Paul Sancya, AP

Malgré le départ de Tristan Wirfs pour la NFL, la ligne offensive d’Iowa devrait être l’une des forces de l’équipe. OT Alaric Jackson fait partie des tous meilleurs bloqueurs de FBS et sera, lui aussi, professionnel en avril prochain. Il aura C Tyler Linderbaum à ses côtés pour faire ronronner le jeu au sol des Hawkeyes.

Faiblesses

DE A.J. Epenesa (11.5 sacks) était la force perturbatrice dans la ligne défensive d’Iowa et le néo-pro sera dur à remplacer. D’autant plus qu’Iowa perd également DL Cedric Lattimore et DL Brady Reiff, tous deux excellents contre la course. DE Chauncey Golston (3 sacks) se retrouve donc à porter la ligne et pourrait avoir DE/LB Joe Evans de l’autre côté. Au milieu de la ligne, DT Davyion Nixon et DT Austin Schulte devraient défendre la majorité des snaps. 

Derrière eux, le meilleur plaqueur de l’équipe, LB Kristian Welch (86 placages), est aussi diplômé. LB Djimon Colbert (61 placages) sera le patron du cœur de la défense et sera épaulé par le vétéran LB Nick Nieman. La défense 2019 d’Iowa était assez imperméable au sol (14ème de FBS) mais il y a beaucoup de pièces maitresses à remplacer.

Cette défense aura besoin d’un peu de temps pour se mettre en place mais devrait rester fidèle à elle-même. En 2019, les Hawkeyes n’ont pas accordé une seule fois plus de 24 points et si l’on ne peut pas forcément s’attendre à ce que cette belle performance soit réitérée, il ne sera pas simple de marquer contre Iowa. Il faudra néanmoins améliorer la défense sur les troisièmes tentatives adverses qui ont pénalisé Iowa lors de leurs défaites contre Penn State (53% de conversion) et Wisconsin (57% de conversion). Les Hawkeyes n’ont gagné qu’un seul des neuf derniers matchs au cours desquels ils ont accordé plus de 50% de conversion sur troisième tentative.

DE Chauncey Golston – Crédit photo : SI

Incertitudes

CB Michael Ojemudia (3 INT) et S Geno Stone (70 placages) sont désormais en NFL mais il y a de la profondeur dans le secondaire avec S Kaevon Merriweather, qui a manqué une partie de 2019 pour cause de blessure, et surtout S Jack Koerner (81 placages). CB Matt Hankins, CB Riley Moss et CB D.J. Johnson forment un solide groupe de cornerbacks.

L’autre grande question est de savoir comment Iowa gèrera l’aspiration à plus de justice raciale en 2020 après le mini-scandale « Chris Doyle » et les révélations récentes sur l’entraineur en chef et son patron.

Conclusion

Iowa est globalement solide avec notamment une attaque qui récupère tous ses principaux contributeurs à l’exception de QB Nate Stanley. La défense a beaucoup de points d’interrogation mais devrait progresser au fur et à mesure que la saison avance.

Les Hawkeyes devraient gagner les matchs qu’ils doivent gagner et il faudra un petit quelque chose pour titiller les gros poissons de la Big Ten et rester en course pour le titre de division. A défaut d’être flashy, Iowa sera dur à l’œuvre et proposera, comme à son habitude, un football physique et discipliné.

Kirk Ferentz a, plus que quiconque, l’habitude des joutes de la Big Ten. Le staff des Hawkeyes a toujours été rigoureux et sans histoire, mais des fissures commencent à apparaitre. Nul ne peut prédire comment cela affectera la saison d’Iowa.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.7

Résumé

Points forts
– Un duo de receveurs avec de la bouteille et bien entouré
– Un jeu au sol efficace à défaut d’être exceptionnel
– Une ligne offensive toujours solide

Points faibles
– Une ligne défensive qui manque d’impact
– Un groupe de linebackers en reconstruction
– Une défense inconsistante sur troisième tentative

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