Suivez-nous

NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2017 – Week 12

Publié

le

Chaque semaine, un tour d’horizon des prétendants à la Draft NFL pour en savoir plus sur les futures stars de la Ligue avant tout le monde.

WHO’S HOT ?

DE Takkarist McKinley, UCLA
Avant la rencontre face à USC, Takkarist McKinley menait le pays en nombre de TFL et se situait dans le top 10 en sacks. Opposé à l’une des meilleures lignes offensives de Pac-12, le pass rusher des Bruins a néanmoins remporté la plupart de ses duels avec son vis-à-vis Chad Wheeler, left tackle considéré comme un prospect de milieu de draft. Il n’a réussi aucun sack mais a apporté une pression constante sur le backfield des Trojans. Moins efficace contre le jeu de course, il devra travailler sur cet aspect pour s’imposer en NFL où les experts le voient plutôt réussir comme OLB dans une défense 3-4. McKinley pourrait même se hisser au premier tour.

WR Shelton Gibson, West Virginia
Ces derniers temps, les experts s’intéressent beaucoup à Shelton Gibson. Pas aidé par un quarterback pas toujours précis, le receveur est néanmoins redoutable face aux cornerbacks adverses. Contre Oklahoma, Gibson a souvent été ouvert et en mesure de réussir un big play mais a mal reçu le ballon de la part de son QB. Il a cependant complété une réception de 61 yards après avoir mystifié son défenseur, preuve de ses grandes qualités de vitesse. Certains scouts estiment toutefois que le joueur devrait améliorer ses tracés, une facette primordiale d’un bon receveur en NFL. La faiblesse de cette classe à ce poste devrait tout de même permettre à Gibson d’être sélectionné entre le deuxième et le quatrième tour s’il décide de se présenter à la draft.

OG Billy Price, Ohio State
Même sans Ezekiel Elliott, le jeu au sol des Buckeyes demeure une force. C’est dû notamment à l’efficacité de la ligne offensive où le center Pat Elflein et Billy Price font office de piliers. Contre Michigan State, en l’absence du redoutable Malik McDowell en face, les deux joueurs ont été peu inquiétés. Titulaire depuis 2014, Price a constamment évolué au point de figurer aujourd’hui parmi les meilleurs à son poste. Athlétique, solide, il est principalement à son avantage pour bloquer dans le jeu au sol mais n’a pas à rougir de ses performances lorsqu’il s’agit de protéger le jeu de passe. Malgré sa propension à récolter des pénalités, le joueur des Buckeyes devrait facilement trouver une place dans un roster NFL au deuxième ou au troisième tours.

WHO’S NOT ?

QB DeShone Kizer, Notre Dame
Le premier quarterback choisi à la draft sera peut être DeShone Kizer. Ce qui illustre parfaitement le peu de qualité à ce poste au sein de cette classe. Car, au milieu de l’épouvantable saison de Notre Dame, Kizer a souvent la tête sous l’eau. La faute à beaucoup de décisions insensées dues à ses difficultés à lire le jeu ou à garder la tête froide sous la pression. Néanmoins, le QB est capable de magnifiques phases de jeu, notamment au sol où son gabarit imposant lui permet même de bousculer les défenseurs. Reste à voir si ses qualités sauront éclipser ses défauts en NFL.

CB Jalen Tabor, Florida
Considéré comme le meilleur cornerback d’une classe pourtant fournie à ce poste avant la saison, Jalen Tabor a finalement perdu des points face à la concurrence avec ses performances parfois décevantes et les experts ne le projettent plus forcément comme le premier cornerback sélectionné à la prochaine draft. Son match face à LSU où il a concédé plusieurs réceptions n’a sans doute pas beaucoup plu aux franchises NFL qui l’observent, malgré un plaquage salvateur pour préserver la victoire en fin de rencontre.

QB Luke Falk, Washington State
Si Luke Falk brille en fantasy league grâce au style pompier de l’attaque des Cougars, le quarterback de Washington State n’est pas pour autant celui qui attire le plus l’attention des scouts NFL. Avec ses 3 935 yards à 71,4% de réussite dans le jeu aérien et 36 touchdowns, sa productivité n’est cependant pas remise en question, surtout alors qu’il mène son équipe à l’une de ses plus belles saisons depuis de longues années. Mais encore une fois, ses qualités dans le système offensif débridé de Mike Leach ne semblent pas facilement transposables dans la Ligue et sa précision de passe demeure un sujet d’inquiétude.

BIG BOARD – TOP 25

  1. Myles Garrett, Texas A&M (=)
  2. RB Leonard Fournette, Louisiana State (=)
  3. FS Malik Hooker, Ohio State (=)
  4. RB Dalvin Cook, Florida State (+2) HOT
  5. DT Malik McDowell, Michigan State (=)
  6. DT Jonathan Allen, Alabama (+1)
  7. DE Derek Barnett, Tennessee (+1)
  8. CB Jalen Tabor, Florida (-4) COLD
  9. CB Marshon Lattimore, Ohio State (+1) HOT
  10. DT Caleb Brantley, Florida (+2)
  11. SS Jamal Adams, Louisiana State (=)
  12. CB Adoree’ Jackson, Southern California (-4) COLD
  13. OT Mike McGlinchey, Notre Dame (+3)
  14. CB Marlon Humphrey, Alabama (-1)
  15. OT Cam Robinson, Alabama (-1)
  16. RB Christian McCaffrey, Stanford (-1) HOT
  17. LB Zach Cunningham, Vanderbilt (N) HOT
  18. LB Tim Williams, Alabama (-1)
  19. CB Desmond King, Iowa (=)
  20. DE Charles Harris, Missouri (+2)
  21. CB Sidney Jones, Washington (-3)
  22. QB Mitch Trubisky, North Carolina (-1)
  23. WR Mike Williams, Clemson (=)
  24. CB Jourdan Lewis, Michigan (N)
  25. CB Cordrea Tankersley, Clemson (N)

LA FUTURE VEDETTE

DE Hercules Mata’afa, Sophomore, Washington State
Si les médias américains aiment l’analogie entre le prénom d’Hercules Mata’afa et le héros antique Hercule, les scouts l’apprécient certainement pour une toute autre raison. Avec ses 32 tackles, dont 11 TFL et 8 sacks en 2015 en tant que freshman, et ses 34 tackles, dont 11 TFL et 3 sacks cette saison, le joueur des Cougars est une terreur dans les tranchées et l’un des principaux artisans de la magnifique campagne 2016 de Washington State. Bien qu’il soit éligible à la prochain draft puisqu’il est redshirt sophomore et possède donc déjà trois années de cursus universitaire au compteur, Mata’afa pourrait revenir pour affirmer un peu plus son statut dans la conférence Pac-12 et son potentiel.

LE CHOIX PARFAIT

In the 2017 NFL Draft, the Dallas Cowboys select… John Ross, wide receiver, Washington.

Les Cowboys Dallas seront sans doute à la recherche d’un ou plusieurs pass rushers pour se renforcer en vue de la saison 2017 mais ils trouveront sans doute de quoi les satisfaire durant la période de free agency. Ce qui leur permettrait de se focaliser sur l’ajout d’une nouvelle option offensive au premier tour de la draft, afin d’accompagner le trio infernal composé de Dak Prescott, Dez Bryant et Ezekiel Elliott.

John Ross est un joueur extrêmement rapide, avec des mains plutôt sûres même s’il a parfois des difficultés dans le trafic, peut être en raison de son gabarit limité. Une telle pièce ajoutée à l’attaque terrifiante des Cowboys pourrait en faire l’une des meilleures de la Ligue.

NFL DRAFT FACT

Bien que la NFL ait été créée en 1920, la première draft n’a eu lieu qu’en 1936, à l’initiative de Bert Bell, co-propriétaire des Philadelphia Eagles à l’époque. Tandis que la Ligue était dominée par les New York Giants, les Boston Redskins, les Chicago Bears et les Green Bay Packers, des franchises avec une tradition de victoires et des moyens financiers importants, les autres équipes comme celle des Eagles peinaient à recruter des joueurs, qui préféraient signer là où il y avait le plus d’argent à gagner ou là où ils étaient assurés de remporter des championnats.

En 1935, Philadelphia cherche à engager Stan Kotska, le running back vedette des Minnesota Golden Gophers, champions nationaux l’année précédente, mais ce dernier s’engage finalement avec les Brooklyn Dodgers. Un échec de plus dans le recrutement pour les Eagles qui se contentent des miettes depuis des années.

Lassé de cette situation d’hégémonie sportive et financière de la part d’une élite de franchises NFL, et surtout du manque à gagner avec les faibles ventes de billets pour les matches étant donné la médiocrité de sa franchise, Bert Bell propose l’instauration de la draft à un meeting de la Ligue afin d’assurer une équité sportive et financière pour tous. Adoptée à l’unanimité en 1935, la proposition ne devient réalité qu’un an plus tard avec la première Draft NFL de 1936, qui se tient à Philadelphie justement.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

Publicité
3 commentaires

3 Comments

  1. pep

    25 novembre 2016 at 11h21

    Salut Loic,
    Je suis étonné de ne pas voir ta liste de prospect le QB Baker Mayfield? Ne penses-tu pas qu’il pourrait être drafté assez haut si il se présentait à la prochaine draft NFL? Je pense personnellement qu’il serait l’un des 1ers QB à partir.

    • Loïc Baruteu

      25 novembre 2016 at 14h26

      Bien sûr on n’est jamais à l’abri d’une franchise qui aurait un coup de cœur mais ça semble assez improbable vu les évaluations, Mayfield est projeté dans les derniers tours de la draft. Son match décevant contre la défense quasiment pro-ready des Buckeyes n’a rassuré personne.

      En ce moment, les QB avec une cote en hausse sont Mason Rudolph (Oklahoma State), Davis Webb (Cal) et Pat Mahomes (Texas Tech).

      • Nicolas

        26 novembre 2016 at 10h25

        Patrick mahomes le mec capable d’envoyer 88 passes…

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

Publié

le

Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

Lire la suite

NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

Publié

le

Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
Lire la suite

NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

Publié

le

Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

Lire la suite

NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

Publié

le

Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

Lire la suite

Articles les plus lus