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Conférence Big Ten

Le Big Ten distribue 1,37 milliards de $ à ses membres pour l’année fiscale 2024-25

La conférence la plus puissante du College Footbal a généré près d’un milliard et demi de dollars lors du dernier exercice financier, écrasant ainsi la concurrence avec ses nouveaux droits télévisés et les récents playoffs à 12 équipes.

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Crédit photo : Aaron Doster, USA Today Sports

La Big Ten vient de publier des résultats financiers absolument vertigineux pour la saison 2024-2025. La conférence a généré un revenu total frôlant la barre des 1,47 milliard de dollars. Sur cette somme colossale, les dirigeants ont redistribué 1,37 milliard à leurs 18 membres.

Ces chiffres représentent une augmentation ahurissante de 540 millions de dollars par rapport au précédent record de la conférence. Cette croissance explosive permet au Big Ten de creuser un écart monumental avec ses rivaux directs. À titre de comparaison, la Southeastern Conference (SEC) a distribué un peu plus d’un milliard de dollars en février dernier, pendant que le Big 12 déclarait des revenus globaux plafonnant à 460 millions de dollars.

Les moteurs d’une croissance historique

Cette hausse spectaculaire des revenus de 55% repose sur plusieurs facteurs clés. Cette saison marquait la première campagne de la conférence avec 18 universités engagées. Elle coïncidait également avec la première année complète du nouveau contrat des droits médiatiques, un accord faramineux rapportant plus d’un milliard de dollars annuellement.

Enfin, l’inauguration du nouveau format du College Football Playoff à douze équipes a largement garni les caisses. La Big Ten a qualifié quatre de ses programmes pour ce tournoi de fin de saison. Deux de ces équipes ont atteint les demi-finales, et les Buckeyes d’Ohio State ont finalement remporté le championnat national au terme de la saison 2024.

Une répartition inégale selon les performances

Seize des universités membres bénéficient d’une part complète des revenus, mais les montants finaux varient en fonction des participations aux playoffs. Grand vainqueur sur le terrain (en 2024), Ohio State domine logiquement ce classement financier avec une dotation dépassant les 91 millions de dollars. Penn State suit de près avec près de 89 millions, tandis qu’Indiana empoche 81 millions. Les treize autres membres historiques ont perçu des chèques oscillant entre 76 et 79 millions de dollars.

La situation diffère totalement pour les nouveaux arrivants. Oregon et Washington doivent se contenter de parts partielles jusqu’à la saison 2030. Oregon a reçu 48 millions de dollars, profitant d’un bonus de deux millions lié à sa participation aux playoffs, contre 46 millions pour Washington.

Des dépenses administratives qui explosent

Ces revenus astronomiques permettent de couvrir des frais de fonctionnement particulièrement élevés. L’ancien commissionnaire Jim Delany, pourtant à la retraite depuis janvier 2020, a touché près de 6 millions de dollars en bonus et rémunérations différées, ainsi que 600 000 dollars en frais de consultation. Son successeur Tony Petitti a déclaré une rémunération supérieure à 4,5 millions de dollars. Parmi les autres dépenses notables, la Big Ten a investi plus de 6 millions en frais juridiques et 5 millions pour moderniser les technologies d’arbitrage. La conférence assoit plus que jamais sa domination économique sur le monde du College Football.

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Nebraska Cornhuskers

Nebraska valide la rénovation de son stade pour 600 millions de $

Le conseil d’administration a officiellement approuvé un projet de modernisation historique pour le Memorial Stadium de Lincoln (Nebraska), garantissant une meilleure expérience aux supporters tout en augmentant considérablement les revenus du programme sportif.

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Crédit photo : Nati Harnik, AP

Les Cornhuskers de Nebraska s’apprêtent à transformer leur enceinte centenaire. Le conseil d’administration de l’université a donné son feu vert vendredi pour un projet de rénovation massif du Memorial Stadium estimé à 600 millions de dollars. Cette enveloppe vise à moderniser une structure inaugurée en 1923 et à maximiser son potentiel économique.

Ce chantier pharaonique sera financé par l’émission de 350 millions de dollars d’obligations privées et par le soutien indispensable de généreux donateurs à hauteur de 250 millions de dollars. Le directeur athlétique Troy Dannen a souligné que cet investissement répond directement aux attentes des spectateurs tout en positionnant l’université pour rivaliser au plus haut niveau dans un paysage sportif en pleine mutation.

Une capacité repensée pour le confort

Les travaux majeurs débuteront après la saison 2026 avec le remplacement total des gradins de la zone d’en-but sud. Cette refonte architecturale permettra notamment de relier les tribunes est et ouest pour créer un anneau de circulation ininterrompu. Si la capacité actuelle de plus de 85 000 places sera temporairement réduite pendant la phase de transition en 2027, elle se stabilisera finalement à 80 000 spectateurs lors de la livraison prévue pour la rentrée 2028.

L’accent sera mis sur le confort avec l’installation de 20 000 nouveaux sièges individuels à dossier. Les étudiants et la fanfare locale conserveront un espace dédié de 7000 places. Cette évolution ne devrait pas menacer la ferveur locale. Le programme de Lincoln détient d’ailleurs le record absolu de la NCAA avec 410 matchs consécutifs disputés à guichets fermés depuis 1962.

Un atout économique majeur

Au-delà du football universitaire, les dirigeants souhaitent exploiter l’enceinte tout au long de l’année en y organisant des concerts et divers événements d’envergure. Selon les estimations de l’institution, ces nouvelles infrastructures et ces activités annexes engendreront une augmentation de 40% des revenus annuels liés au stade, pour atteindre environ 95 millions de $. Il s’agit d’une occasion unique de préserver l’héritage historique de Nebraska pour les générations futures.

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Ohio State Buckeyes

QB Julian Sayin brille lors du Spring Game d’Ohio State

Julian Sayin affiche de réels progrès au sol tandis que le jeune receveur Chris Henry impressionne, mais les lacunes de la ligne offensive interrogent toujours l’entraineur principal Ryan Day.

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Crédit photo : Adam Cairns, Columbus Dispatch

Sous la pluie qui s’est abattu sur le majestueux Ohio Stadium, plus de quarante mille courageux supporters ont assisté aux grands débuts de la nouvelle mouture des Buckeyes. Si la défense a finalement remporté ce duel fratricide sur le score de 35 à 26, les regards étaient surtout braqués sur l’évolution de l’attaque.

Quelques observations suite au Spring Game 2026 d’Ohio State :

Le développement crucial des quarterbacks

Le quarterback QB Julian Sayin abordait ce rendez-vous avec la ferme intention de prouver sa mobilité. S’il a terminé la rencontre avec 8 passes complétées sur 15 tentatives pour 82 et une interception, il a surtout brillé avec ses jambes. L’entraineur-chef Ryan Day lui a explicitement demandé de devenir plus dangereux au sol. Le message a été parfaitement reçu lors de la première série offensive avec un superbe touchdown à la course.

Derrière lui, le jeune QB Tavien St. Clair a prouvé qu’il incarnait bien l’avenir du programme. Impressionnant de maitrise, il a complété 9 passes pour 166 yards, démontrant une superbe alchimie avec ses cibles sur les tracés profonds.

Un receveur étoile et une défense blindée

La cible privilégiée de QB Tavien St. Clair s’est appelé WR Chris Henry. Le redoutable receveur freshman, qui arrive du lycée Mater Dei (Californie), a survolé les débats en captant 4 ballons pour 96 yards, dont un somptueux touchdown de 40 yards. Cette performance majuscule le place idéalement pour arracher un poste de titulaire aux côtés de WR Jeremiah Smith et WR Brandon Inniss dès le mois d’août.

WR Chris Henry, Ohio State – Crédit photo : Adam Cairns, Columbus Dispatch

Face à cette escouade aérienne, la couverture défensive a également répondu présent. Le cornerback sophomore CB Devin Sanchez semble déjà taillé pour les honneurs nationaux, s’illustrant par une couverture impeccable. En l’absence de CB Earl Little Jr., la profondeur du groupe a permis de tester de nouvelles combinaisons intrigantes, notamment en glissant DB Jermaine Mathews Jr. à l’intérieur pour laisser le transfert CB Dominick Kelly s’exprimer pleinement sur les extérieurs.

Des chantiers encore ouverts dans les tranchées

Malgré ces immenses satisfactions, plusieurs zones d’ombre subsistent. La ligne offensive a logiquement souffert face à la pression adverse. Les blessures des titulaires OT Austin Siereveld et OT Phillip Daniels ont forcé l’intégration précipitée de OT Carter Lowe. Ce dernier a vécu un véritable calvaire face au talentueux DE Kenyatta Jackson, concédant un sack et de multiples pressions. De l’autre côté de la ligne, OG Ian Moore a offert une prestation beaucoup plus rassurante et postule sérieusement pour une place régulière dans la rotation.

Enfin, le jeu au pied reste une autre source d’angoisse pour le public local. Après les déboires connus lors des derniers playoffs face à Indiana et Miami, le nouveau kicker Connor Hawkins devait rassurer tout le monde. S’il a réussi une belle tentative de 46 yards, son échec ultérieur à 43 yards prouve peut-être que le problème n’est pas totalement résolu. HC Ryan Day possède encore tout l’été pour peaufiner ces ultimes détails avant le coup d’envoi de la saison 2026.

Le résumé du match en vidéo

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Iowa Hawkeyes

Iowa perd quatre victoires de la saison 2023 pour recrutement illégal

La NCAA a lourdement sanctionné le programme d’Iowa pour avoir contacté illégalement le quarterback Cade McNamara avant son inscription très attendue sur le portail des transferts en novembre 2022.

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Crédit photo : Rob Howe, Hawk Fanatic

La justice sportive a fini par rattraper l’université de l’Iowa. La commission des infractions de la NCAA a rendu son verdict mardi et a ordonné au programme de renoncer officiellement à quatre de ses succès obtenus lors de la saison 2023.

Cette décision radicale vient sanctionner des manœuvres de recrutement illégales orchestrées par HC Kirk Ferentz et son adjoint Jon Budmayr. Les deux hommes ont communiqué avec le quarterback Cade McNamara à la fin de l’automne 2022, alors que ce dernier portait encore les couleurs des Wolverines de Michigan et n’avait pas encore officiellement intégré le portail des transferts.

L’enquête de la NCAA a révélé que les deux membres de l’encadrement des Hawkeyes ont participé à treize appels téléphoniques et envoyé deux messages textes au joueur. À cette époque précise de novembre 2022, QB Cade McNamara avait quitté le Michigan pour se soigner en Californie après une grave blessure au genou.

Lors de son audition, HC Kirk Ferentz a joué la carte de l’honnêteté. Il a admis ouvertement espérer que ces contacts privilégiés allaient inciter le jeune athlète à rejoindre son programme. Six jours après cette fameuse conversation, le quarterback des Wolverines entrait officiellement sur le marché des transferts avant de s’engager envers Iowa au mois de décembre.

QB Cade McNamara a débuté les cinq premiers matchs de la campagne 2023 sous le maillot des Hawkeyes. Il a guidé l’attaque vers quatre victoires contre Utah State, Iowa State, Western Michigan et Michigan State avant de subir une nouvelle déchirure des ligaments croisés du genou. Puisque le recrutement du joueur a été jugé illégal, la NCAA a conclu qu’il était de fait inéligible pour participer à ces rencontres. Ces quatre succès sont donc purement et simplement effacés des registres. Conséquence directe de cette annulation administrative, le total de victoires en carrière de HC Kirk Ferentz chute de 213 à 209. L’entraineur-chef conserve néanmoins son statut de maitre absolu dans l’histoire de la conférence Big Ten, lui qui avait dépassé la Légende d’Ohio State, Woody Hayes, la saison dernière.

La réaction de l’université d’Iowa City ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué conjoint, la présidente de l’université Barb Wilson et la directrice athlétique Beth Goetz ont exprimé leur profonde déception. Elles estiment que le retrait des victoires constitue une punition totalement injustifiée pour une affaire vieille de presque trois ans. HC Kirk Ferentz a tenu des propos similaires. Le head coach des Hawkeyes a rappelé que son programme avait toujours coopéré de manière transparente. Il a souligné avoir reconnu son erreur et purgé volontairement un match de suspension lors du match d’ouverture de la saison 2024 face à Illinois State (FCS). Il juge aujourd’hui la décision de la NCAA excessive et incohérente par rapport à la nature de la violation.

Le recrutement anticipé reste une infraction de niveau II selon les règlements stricts du sport universitaire américain. Si les sanctions aussi lourdes demeurent historiquement assez rares, cette pratique exaspère de plus en plus la grande communauté des entraineurs à travers tout le pays. En janvier dernier, HC Dabo Swinney (Clemson) a d’ailleurs publiquement accusé son homologue HC Pete Golding et le programme d’Ole Miss d’avoir approché illégalement le talentueux linebacker Luke Ferrelli alors que ce dernier, qui a fini par être transféré chez les Rebels, venait tout juste de commencer ses cours académiques à Clemson.

Le cas retentissant de l’université de l’Iowa servira peut-être de nouvel avertissement sévère pour l’ensemble des universités. Quant à QB Cade McNamara, le principal intéressé de ce long feuilleton judiciaire, il a disputé une 2ème saison complète avec les Hawkeyes en 2024 avant de finalement terminer son parcours sportif au sein de l’université d’East Tennessee State (FCS) l’an passé.

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Michigan Wolverines

Sherrone Moore, condamné à 18 mois de liberté conditionnelle

Limogé par l’université du Michigan en décembre dernier pour une liaison inappropriée avec une employée du programme de football, l’ancien head coach des Wolverines évite la prison mais écope de 18 mois de mise à l’épreuve après un dénouement judiciaire sous haute tension.

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Crédit photo : Mandi Wright, USA Today Network via Imagn Images

La chute vertigineuse de Sherrone Moore a connu son épilogue juridique mardi après-midi au tribunal du comté de Washtenaw (Michigan).

Il y a encore cinq mois, il dirigeait le prestigieux programme de football du Michigan avec un salaire annuel de plus de 5 millions de dollars. Aujourd’hui, il ressort du palais de justice avec une condamnation à 18 mois de liberté conditionnelle et une amende symbolique dépassant le millier de dollars. L’ancien head coach des Wolverines, âgé de 40 ans, répondait de deux délits mineurs suite à l’incident survenu le jour même de son licenciement, en décembre dernier.

L’affaire trouve son origine dans une relation intime que Sherrone Moore entretenait avec Paige Shiver, son assistante personnelle âgée de 32 ans. Informée de cette liaison jugée en totale violation avec les clauses de son contrat, l’université du Michigan l’avait limogé brutalement le 10 décembre 2025. Dans la foulée de cette annonce fracassante, l’ex-entraineur des Wolverines s’était rendu au domicile de la jeune femme.

Le mois dernier, il avait plaidé la non-contestation concernant des accusations d’intrusion illégale et d’utilisation malveillante d’un appareil de télécommunication, en échange de l’abandon des charges les plus graves pesant contre lui. Cette manœuvre légale lui a permis d’échapper à une potentielle incarcération de six mois.

Une décision du juge empreinte de clémence et d’avertissements

Le juge de district Cedric Simpson a justifié sa sentence en estimant que la prison n’était pas la réponse adéquate dans ce dossier, tout en adressant un avertissement particulièrement sévère au condamné. Le magistrat a publiquement déclaré que Sherrone Moore n’avait strictement aucun droit de répandre sa propre douleur sur autrui, reconnaissant le traumatisme vécu par la plaignante. Il a également imposé à l’accusé des conditions strictes. L’ancien head coach des Wolverines a désormais l’interdiction formelle de consommer de l’alcool ou de la drogue, de posséder la moindre arme à feu, et d’entrer en contact avec Paige Shiver. Il devra également poursuivre son suivi psychologique de manière assidue.

Le juge Simpson a tenu à saluer la décision du bureau du procureur d’avoir revu ses accusations initiales à la baisse. Le magistrat a expliqué que l’enquête avait mis en lumière des incohérences concernant l’accusation de harcèlement. Les relevés téléphoniques ont en effet prouvé que des appels avaient été échangés entre les deux protagonistes peu de temps avant l’incident, contredisant la version selon laquelle la plaignante avait totalement coupé les ponts. L’enquête a également révélé qu’elle lui avait elle-même fourni le code d’accès de son appartement, ce qui a entraîné l’abandon logique de l’accusation d’effraction.

La colère de la plaignante et le soutien de l’épouse

Absente lors de l’audience, Paige Shiver a vivement réagi par l’intermédiaire de ses avocats. Elle a exprimé sa profonde incompréhension, affirmant que cette sentence extrêmement légère ne reflète absolument pas la gravité de la situation ni le préjudice subi. Dans son communiqué, elle maintient que l’ancien entraîneur a pénétré de force chez elle dans un état de fureur incontrôlable, muni de couteaux, la faisant ainsi redouter pour sa propre vie. Son contrat avec l’université n’a d’ailleurs pas été renouvelé à l’issue de la saison.

À l’inverse, l’attitude de Kelli Moore, l’épouse de l’accusé, a profondément marqué le juge. Présente au premier rang, elle a soutenu son mari de manière indéfectible tout au long de la procédure. Le magistrat a souligné son immense sang-froid le jour de l’incident, notant que lors de son appel aux forces de l’ordre, elle n’avait réclamé qu’une seule chose : que l’homme qui l’avait pourtant trahie rentre sain et sauf à la maison. Le juge Simpson a estimé que c’est ce soutien exceptionnel qui a véritablement sauvé Sherrone Moore des foudres de la justice.

En sortant du tribunal, l’ancien stratège tenait fermement une Bible d’une main et celle de son épouse de l’autre, prêt à entamer le long chemin de la rédemption, loin des pelouses universitaires où HC Kyle Whittingham l’a désormais remplacé à la tête du programme de Michigan.

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