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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2013 – Week 9

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Semaine de football peu impressionnante… Semaine peu impressionnante également dans tout ce qui concerne les scandales (mon avis sur les sanctions infligées à Miami se trouvent dans les commentaires de l’article dédié) ou le business.

On fera donc un article un peu plus court que d’habitude, ce qui ne sera pas pour vous déplaire, mes états d’âme pouvant finir par vous saouler à la fin…

Cette semaine, toutefois, pas mal de questions de lecteurs dans le mailbag, merci à vous  ! Alors, on va consacrer plus de temps et d’espace à cette partie.

#NotImpressed

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Cette semaine, une petite revue d’un des bouquins qui fait l’actualité en ce moment aux States. Ça s’appelle «  The System  : The glory and scandal of big time college football  ». Cet ouvrage a été écrit par deux journalistes d’investigation, qui tournent autour du football universitaire depuis des lustres ou presque, Armen Keteyian et Jeff Benedict.

Qui sont ces types  ?

Armen Keteyian est un correspondant de CBS basé à New York, contributeur régulier à 60 minutes et leader sur 60 Minutes Sports. Il est l’auteur de la biographie de Mike Singletary, a reçu 11 Emmy Awards et est reconnu comme l’un des meilleurs journalistes d’investigation des Etats Unis.

Jeff Benedict est aussi un journaliste d’investigation reconnu. Contributeur régulier à 60 Minutes, le New York Times, Newsweek, 20/20 sur ABC, Dateline de NBC et Real Sports de HBO. Professeur d’écriture à l’université de Virginie du Sud.

Bref, deux types qui s’y connaissent un peu dans l’investigation sportive.

Ya quoi dans le bouquin  ?

Notons d’abord que c’est bien écrit, immersif, pas moralisateur… Bref, ça vaut le coup d’oeil.

Les 27 chapitres  :

Une intro qui pose les bases en nous faisant découvrir la scène du Sun Life Stadium de Miami pour le BCS Championship de l’an passé. On s’y croirait.

Quatre chapitres intitulés ‘The Coach’ qui nous retracent le parcours de Mike Leach, depuis sa jeunesse jusque à la fin de sa première saison à Wazzu.

Cinq chapitres qui évoquent BYU, avec l’arrivée de Bronco Mendenhall dans les circonstances qu’on connaît ou pas, Kyle Van Noy, Ziggy Ansah jusqu’au passage pro de ce dernier.

Deux chapitres intitulés ‘The Athletic Director’ qui évoquent la carrière de Bill Moos à Wazzu.

Deux chapitres qui parlent des pratiques de recrutement parfois limite  : ‘The Closer’ consacré à une hôtesse de Tennessee, et ‘Big Man on Campus’, les pratiques de recrutement de l’université de Texas.

Un chapitre consacré à Towson, victime expiatoire de LSU l’an passé.

Un chapitre consacré à Dave Brandon, l’AD de Michigan, sur tous les aspects business liés à la construction de la ‘marque’ M.

Deux chapitres consacrés aux paiements de joueurs d’Ohio State du temps de Jim Tressel, avec le témoignage de Bobby DiGeronimo, le booster d’OSU impliqué dans ce scandale.

Deux chapitres consacrés aux Directors of Football Operations, dont un sur l’ex de Texas, Cleve Bryant et les circonstances de son départ des Longhorns.

Deux chapitres consacrés à Alabama sous Nick Saban, avec notamment le récit de son recrutement par le Tide alors qu’il était à Miami.

Un chapitre sur T Boone Pickens, le méga booster d’Oklahoma State.

Un chapitre qui parle du tutorat des joueurs de football, et des agissements de l’un d’entre eux vis à vis d’une tutrice à Missouri.

Un chapitre consacré aux investigateurs de la NCAA, où est évoqué dans le détail l’enquête sur The U.

Un chapitre consacré au processus de recrutement du QB converti en receveur Ricky Seals-Jones (A&M).

Un chapitre consacré aux joueurs blessés qui ont pu voir leur carrière dérailler ou presque, dont Marcus Lattimore

Un chapitre consacré à ESPN GameDay, la production vue de l’intérieur.

Et enfin un chapitre consacré à divers agissements criminels de joueurs et la façon dont elles sont traitées par les facs, dont Alabama.

On y apprend des trucs  ?

Le bouquin donne vraiment un aperçu très large de l’univers du football universitaire tel que j’essaie de vous le faire partager. Il y a de tout, à boire et à manger, et disons qu’un fan européen qui n’a pas forcément le nez toujours dans les dessous du sport comme je peux l’être apprendra quelques trucs. Hormis l’histoire de Missouri qui m’était sortie de la tête, je n’y ai pas trouvé de vraies révélations, mais le livre explore en profondeur certaines affaires, donne véritablement un point de vue ‘de l’intérieur’ qui est juste extrêmement agréable à lire si on a un bon niveau d’anglais.

C’est très savoureux, bien écrit… Beaucoup moins lourd, par exemple, que la série d’articles de SI sur Oklahoma State que je vous ai faite partager.

Alors, pour les révélations contenues dans le bouquin, Verchain is #NotImpressed. Par contre, il en recommande la lecture pour tout fan qui a envie d’en savoir un peu plus sur le fonctionnement ‘de l’intérieur’ de la redoutable machine qu’est le football universitaire.

Maintenant que sa lecture est terminée, Verchain va se pencher sur un autre ouvrage dédié au football  : «  The King Of Sports  » de Gregg Easterbrook, que nos amis qui suivent la NFL connaissent certainement sous l’identité de Tuesday Morning Quarterback, LE meilleur article football pro écrit chaque semaine selon moi. C’est à TMQ que je dois ma formulation ‘All Predictions Wrong Or Your Money Back’.

Si ça mérite quelques lignes, je vous préviendrai.

En attendant, si vous souhaitez que je revienne un peu sur quelques uns des points évoqués dans le livre, sans vous donner des traductions complètes parce que ça prendrait des plombes et que je n’en ai pas vraiment le temps en ce moment, vous êtes les bienvenus et savez où me joindre…

And In Other College Football News

Cette semaine a décidément été bien triste, pas de news valant la peine d’être rapportées dans l’univers du business. Grrr…

A part la nouvelle de l’arrestation du père de Nathan Schelhaasse dans les tribunes à l’occasion de la fessée administrée par Michigan State à Illinois, on a vraiment pas grand-chose à mentionner…

Donc, on en restera là pour le moment, non sans avoir signalé que la rumeur veut que ce soit Oliver Luck, Director Of Athletics de West F***in’ Virginia, qui est le favori pour prendre le même poste à Texas une fois que DeLoss Dodds (encore un nom que je regretterai de ne plus avoir à écrire) aura pris sa retraite.

I Got Mail… Ou Pas…

Dans cette section, amis lecteurs, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez. Si vous avez des questions, à l’avenir… Pour cette semaine, on passe au-dessus de tout ça, on reviendra, peut-être… Ou pas…

Tuzz  : Peux tu nous résumer un peu la carrière universitaire d’Aaron Rodgers à Cal  ?

Petit mot pour Tuzz, je n’ai pas oublié ta question sur Aaron Rodgers et j’y reviendrai dans un prochain numéro… mais j’ai eu beaucoup de questions plus en rapport direct avec l’actualité, et je les traite en premier. Mi dispiace.

Louis (@tnarref)  : Quelles sont les composantes qui entrent dans le calcul des ordinateurs pour le classement BCS  ?

Ah, la question qui tue… Alors, rappelons en préambule comment ça marche, le BCS.

Il y a d’abord les Polls humains, celui du panel Harris et celui des coaches (USA Today).

Commençons par le Harris. Chaque votant soumet son bulletin en nommant 25 équipes classées dans leur ordre de préférence. La première place donne 25, la deuxième 24, …, la 25° donne 1 point. Il y a 115 votants qui s’expriment. Le score parfait est donc de 115 x 25 =2875 points. Ce total sert de base au calcul du ratio Harris dans le classement BCS, obtenu en divisant le total de points de l’équipe par le score parfait. Mettons que Miami a 2500 points, elle aura un ratio de 2500/2875 = 0.870.

Même principe de vote chez les coaches, sauf qu’il n’y a que 59 votants. Le score parfait est de 1475 (soit 59 x 25). On ramène le score de l’équipe, disons 1230 pour Miami dans notre exemple, au score parfait, et on a le ratio du coaches poll, dans notre exemple 1230/1475 = 0.834

Et on en arrive au cœur de ta question, avec les fameux ordinateurs… Il y a au total 6 formules d’ordinateurs qui donnent un score. On ne conserve pour l’évaluation du ratio d’une équipe que les 4 scores intermédiaires  : on élimine le plus haut et le plus bas (si 3 ordinateurs donnent un score identique en termes de points supérieur aux trois autres, on en élimine un des trois). Le score maximum possible est donc de 100 points (4 x 25, sur le même principe que les polls humains). On divise donc le total des scores des 4 ordinateurs retenus par le score maximum pour obtenir le ratio des ordinateurs.

Exemple  : si Miami reçoit comme scores 20, 18, 18, 18, 22, 19, on élimine les deux scores extrêmes (22 et 18), et on additionne les 4 restant  : 20+18+18+19 = 75, qu’on divise par 100, ce qui donne un ratio d’ordinateurs de 0.75 pour les ‘Canes.

Le score total de Miami dans le BCS sera de 0.870+0.834+0.75 = 2.454. On divise ensuite ce total par 3 pour avoir le ratio BCS  : 2.454/3 = 0.818. Avec un tel score, nos ‘Canes se classeraient cinquièmes du BCS publié dans la nuit de dimanche à lundi.

Bien, maintenant, faisons comme Michel Chevalet  : Les classements des ordinateurs, comment ça marche  ?

D’abord, rares sont les responsables des classements d’ordinateurs à révéler exactement le détail de leurs classements. Bien souvent, les explication des différents classements donnés ci-dessous ne sont pas vérifiables, et on est parfois contraint de se référer à des hypothèses en fonction des déclarations des responsables… Ce qui ne fait qu’ajouter à la confusion…

Comme annonçé ci-dessus, il y a 6 classements d’ordinateurs, que voici  :

  • Le Anderson et Hester  : ce classement se targue d’être le plus exact possible, ayant fonctionné depuis que le BCS existe et malgré les changements de format du BCS. Bof. Les critères pris en considération seraient  : le record, la difficulté du calendrier de l’équipe, son record contre les Top 25, et les défaites contre des équipes hors Top 25. Pour la difficulté du calendrier, A&H tient compte du record des adversaires de l’équipe évalué, mais aussi celui des adversaires de ces adversaires. Ainsi, une équipe qui bat une équipe qui gagne contre des équipes qui gagnent est récompensé de plus de points qu’une équipe qui bat une équipe qui ne gagne que contre des losers, ou qui perd tout le temps. Le même facteur pour l’ensemble de la conférence de l’équipe est pris en compte également. Les résultats à domicile et à l’extérieur sont également pris en compte dans la formule… Le classement est calculé uniquement sur les performances de l’année en cours, et n’est calculé qu’à partir de la semaine 5, pour avoir une base statistique de départ.

  • Le Billingsley Report du College Football Research Center  : on a une autre méthode, par ‘accumulation’, qui se base sur un classement de présaison, lequel est fonction du classement final de la saison précédente. Le premier de l’an passé se voit donner 270 points de départ, puis chaque suivant a un point de moins que le précédent. L’équipe numéro 120 part donc à 151 points de base. Ensuite, durant la saison, des points sont donnés en fonction des résultats et de la difficulté du calendrier. Cette dernière est déterminée… Par les classements de Billingsley himself… Wow… Bref, assez incompréhensible et endogame, ce système…

  • Le Colley Matrix (true story), mis au point par un docteur en astrophysique de Princeton. Wow… J’en tremble… Il se base uniquement sur les performances de la saison, prend en compte le record, la difficulté du calendrier mais sans prendre en compte l’influence des matchs à domicile ou non, tous les résultats se valant qu’ils soient à la maison ou à l’extérieur. L’écart au score n’est pas pris en compte non plus dans le calcul, pour ne pas influencer les ratios (ce qui en soi est déjà une influence, mais bon…). Colley ne voit que des avantages à son système, dont les résultats seraient généralement proches des votes humains, ce qui ferait sa bonne qualité. Ahem… Louisville, anyone  ?

  • Le Kenneth Massey Ratings  : Prend en compte les classiques record, difficulté du calendrier (les résultats des uns et des autres), endroit du match. C’est la base. L’écart au score n’est jamais pris en compte. C’est tout, tout le reste est déjà validé par le résultat du match. La date du match est également pris en compte, les matchs de début de saison comptant moins que ceux de fin de saison, quand les choses se sont équilibrées et qu’on y voit un peu plus clair… Bref, opaque again.

  • Le Sagarin  : sans doute le plus connu, publié par USA Today. Sans doute également un des plus repris par les médias quand il est question d’évaluer la difficulté de calendrier de deux équipes qu’on veut comparer. La formule exacte est secrète, bien sur, mais on sait que sont pris en compte le record, la difficulté du calendrier (les adversaires et les adversaires des adversaires), l’endroit du match. Une victoire à l’extérieur compte plus. De même, le classement Sagarin se veut prédictif. En comparant les ratios, on parviendrait à estimer le résultat du match une fois qu’on sait l’endroit où la rencontre se dispute… Wow…

  • Le Peter Wolffe. Le truc de la CIA-NSA-FBI-FortKnox. Personne ne sait ce qu’il y a dedans. Je pense même que le type qui le publie ne sait pas non plus ce qu’il y a dedans… Tout ce qu’on sait, c’est que le classement est établi en comparant les résultats d’un match avec la probabilité de son résultat… Le truc prendrait aussi en compte les résultats domicile-extérieur… Mais c’est à peu près tout ce qu’on sait, hormis que les résultats de plus de 700 équipes seraient considérées… Wow, wow, wow…

Bref, moi qui ne suis ni astrophysicien ni type dingue planqué dans ma cave pour analyser des résultats et des probabilités de résultat, je me dis que ce truc n’a été créé que pour donner au mouton dans son canapé l’impression d’une validation par la science du BCS.

#NotImpressed.

Yacine  : Petite question concernant nos amis les zébrés : ils ont tous des lettres différentes sur leur dos, et avec cela une position particulière on the field, tu saurais me dire à quoi ça fait référence exactement ? Et comment les zébrés sont attitrés à cette position en particulier ?

Un principe de base  : chaque lettre fait référence à la position de l’arbitre dans le lineup des arbitres. Ça se passe comme suit. Pour le fait d’être attitré à une position ou à une autre, c’est plus une spécialisation, mais un arbitre n’est pas spécialement affecté à une position pour toute sa carrière ou toute sa vie non plus. Ça change, parfois.

Alors, allons-y pour la liste des refs, il y en a 7 chez les universitaires comme chez les pros  :

  1. Le Referee ( R )  : c’est le patron des arbitres sur le terrain. Il a une casquette blanche, alors que les autres ont une casquette noire. Il se place derrière l’attaque. Il a pour mission de compter les downs, annoncer les pénalités et expliquer les règles au micro. Il surveille notamment le quarterback et le running back (selon qu’il s’agit d’une passe ou d’une course) et toutes les pénalités qui pourraient être appelées sur leurs adversaires (roughing the passer, tuck rule, horse collar, etc).

  2. L’Umpire ( U )  : il se place derrière la ligne des linebackers. Il est chargé de compter les joueurs offensifs sur le terrain avant la mise au jeu. Son boulot principal est d’examiner le jeu de ligne, notamment de détecter les holdings ou les blocks illégaux. Il contribue également à déterminer les passes illégales du Qb (quand le QB se retrouver derrière la ligne de mise au jeu).

  3. Le Head Linesman (HL ou H, plus généralement)  : Il se place d’un côté de la ligne de mise au jeu. Son boulot est de détecter les fautes avant la mise au jeu (offsides, encroachement), puis de détecter les fautes de son côté du terrain après la mise au jeu, ainsi que de juger des sorties de balle et de l’endroit de la sortie de balle. Il est aussi le ‘pilote’ du groupe qui se trimbale la chaîne de 10 yards qui sert à mesurer si un first down est acquis ou pas, et c’est lui qui désigne l’endroit où se trouve le ballon au moment de la mesure.

  4. Le Line Judge (LJ ou plus généralement L) : Il se place de l’autre côté de la ligne de mise au jeu. Il a les mêmes attributions que le H de son côté du terrain, hormis le ‘pilotage’ du groupe de mesure.

  5. Le Side Judge (S) : se positionne en profondeur derrière la défense, derrière la secondary, du côté du Head Linesman. Il est responsable de juger des fautes dans le champ ouvert de son côté du terrain, notamment – mais pas seulement – les interférences de passes.

  6. Le Field Judge (F) : se positionne en profondeur, derrière la secondary, du côté du Line Judge. A les mêmes attributions que le Side Judge. Il évalue la réussite d’un field goal, avec son compère…

  7. Le Back Judge (B) : Se positionne en profondeur, derrière la secondary, dans l’axe du terrain. Il a la responsabilité d’évaluer les fautes dans l’axe profond. Et évalue la réussite du field goal. Il est aussi responsable du chrono.

La preuve par l’image :

Angelo Morana  : Je me demandais d’où venait le surnon  » The U » (est ce le U de University ? style c’est LA meilleure Université ou ça viendrait totalement d’autre part ?

Ah, là, là… La légende de The U…

Il y a un petit paquet d’années en arrière, Miami se perdait un peu dans le look de ses uniformes. The University of Miami… ça donnait des trucs comme UM ou M. Et il y a somme toute un paquet d’équipes qui peuvent se revendiquer de ces sigles, comme Maryland ou Michigan par exemple. U… Personne, en fait… C’est un designer, Bill Bodenheimer, qui a eu l’idée du logo. A part Utah comme équipe de premier plan, personne n’utilisait le U ou presque (OK, ya Utah State, super…).

Donc, Bill a dessiné le fameux U qui orne désormais un certain nombre de trucs de la vie quotidienne de Verchain.

Et le truc a pris corps. Compte tenu de la domination de Miami entre les années 90 et le début des années 2000, The U s’est imposé comme une marque de fabrique, revendiquée par les joueurs et les anciens étudiants.

C’est flashy, le orange vert blanc, et ‘The U’, représente alors THE University.

LA fac.

La machine à fabriquer des pros dans tous les sens (Citons par exemple Vince Wilfork, Ray Lewis, Clinton Portis, Ed Reed, qui ont marqué la NFL ces dernières années).

Au départ, c’est venu d’une recherche de différenciation, et c’est devenu une légende.

The U invented swagger.

Axel Bidiville  : J’ai une question concernant les possibles, futures, rémunérations des joueurs en NCAA. Comme la plupart des gens crient au scandale, j’ai pensé à une solution  : au lieu de payer les joueurs directement, c’est à dire pendant leur cursus scolaire, les universités pourraient reverser des primes aux joueurs lorsqu’ils passeraient pro ou termineraient leur cursus.
En théorie, ces joueurs ne seraient plus étudiants-athlètes donc pas de souci pour les payer.
Est ce que cette solution te parait possible?

Possible ? Pas certain.

Ce serait une belle manière de contourner le règlement, mais pas réellement, puisqu’il y aurait nécessairement un contrat entre l’université et le joueur. Donc il y aurait mention d’une transaction financière… Ce qui serait donc contraire à la règle de base de la NCAA… Il me semble. J’interprète peut-être un peu trop les règles…

Il faudrait trouver un système pour appliquer ta proposition, et je ne vois rien d’autre qu’un contrat écrit (sinon, comment garantir aux parties la distribution d’un revenu, surtout après que le joueur ait quitté l’équipe, qu’il devienne pro ou non ?).

Toujours est-il, donc, qu’il faudrait modifier les ‘bylaws’ de la NCAA pour que le paiement soit autorisé, même en fin de scolarité, il me semble. Et ensuite, gérer les cas… Comment convenir à l’avance d’une rémunération future ? La possibilité de verser de grosses sommes en fin de carrière deviendrait un argument de recrutement que les ‘grosses marques’ comme Texas ou les facs ‘avec un généreux donateur’ comme OSU ou Oregon pourraient utiliser… Même à l’intérieur du Cartel, ça créera des problèmes…

La meilleure solution, je pense, ou en tout cas la moins pire de toutes, c’est d’autoriser les 120 facs et quelques de FBS à augmenter le niveau des bourses, qu’il permette non seulement de couvrir les frais de scolarité, un repas par jour, le coût des bouquins et l’hébergement, mais aussi les fameux 3500 dollars de plus qui permettent de se payer un petit truc, et notamment de manger un peu correctement. Ce serait un bon début, mais ça n’empêcherait pas, de toute façon, les paiements indus aux joueurs, de la part des boosters…

Et ça continuerait à creuser, de toute manière, l’écart entre le Cartel et We, The People… Oh, c’est déjà le cas, quoi qu’il en soit, ça serait juste une officialisation, en somme…

Verchain’s Games To Watch This Week

L’équipe de rédaction de The Blue Pennant vous présentera demain les matchs les plus intéressants à suivre cette semaine. Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne moi aussi mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain…

Louisiana Monroe Warhawks at Troy Trojans
Parce que ce n’est pas le match auquel vous auriez pensé de but en blanc. Parce que c’est un match qui se joue un jeudi soir. Parce qu’en cette veille de Toussaint nous aurons une pensée pour tous nos chers disparus. Parce que ce sera Halloween et que certains uniformes dans la Sun Belt ressemblent parfois à des déguisements. Parce que ce match, mine de rien, pourrait bien compter pour la victoire finale dans la Little Conference That Can’t This Year. Parce que tout ça. Parce que ça ne passionnera pas l’auditoire dopé au stroboscope ESPN. Parce que We, The People. Parce que je suis Verchain.

Michigan Wolverines at Michigan State Spartans
Déjà la dernière chance des Wolverines, qui n’auront de toute façon plus que des dernières chances sur leur fin de saison. Gagner est une priorité, perdre est totalement interdit. Alors, on va voir de quel bois les hommes de coach Brady Hoke sont fait. Ou plutôt, on va voir si les Wolverines sont VRAIMENT en bois…

Miami Hurricanes at Florida State Seminoles
Le match de la décennie pour les Hurricanes. Miami a du mal ces dernières semaines, avec des débuts de matchs poussifs, contre des équipes qui ne sont pas véritablement de première bourre. Florida State nous montre chaque semaine à quel point leurs performances sont respectables, même si le choix des ordinateurs pour la première publication du BCS m’avait laissé #NotImpressed. Si Miami tombe derrière rapidement au score (ce qui est une vraie possibilité avec Jameis Jesus Winston et ses boys), aucune chance de revenir. C’est un match pour les grands, l’occasion de savoir, enfin, si… The U is back !

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

4 Commentaires

4 Comments

  1. yacine

    30 octobre 2013 à 14h39

    Thanks pour ta réponse Verchain concernant les arbitres 😉
    J’hésite à commander le bouquin  » The System », l’aspect inside est vraiment intéressant et bien décris ? Je suis impressionné 5 chapitres sur BYU !? Y a tellement à dire sur eux…?

    • Verchain

      30 octobre 2013 à 18h35

      Tout est bien décrit. Comme je disais ya pas de révélation mais c’est assez bien détaillé et sans parti pris.

      Pour le volume sur BYU je crois que c’est du au fait que Bronco Mendenhall a ouvert la porte aux auteurs du coup ça leur a permis de montrer quelques facettes du sport en se concentrant sur une équipe. Pareil pour Leach et Wazzu. Et comme les chapitres ne se suivent pas, ça fait un peu feuilleton, c’est sympa, tu attends la suite….

      Je recommande cette lecture, après chacun peut se faire son opinion. Je sais que Morgan l’a acheté aussi. Il pourra donner son avis éclairé sur la question.

      Et à ton service !

  2. louvresac

    30 octobre 2013 à 21h16

    Et (avant que je ne commande le bouquin pour les fêtes) Que dit on de bien sur Bronco mendelhall et mon équipe favorite (celle de provo) ? Qu’une bonne fois pour toute je ne supporte pas pour des raisons theologique! D’ailleurs par habitude je vais systématiquement dans les festivals brassicoles avec un t-s hirt de la fac pour être certain d,être le seul a le porter !

  3. Verchain

    31 octobre 2013 à 07h36

    Je crois que tout le monde a a compris que tu n’es pas polygame par conviction religieuse…

    Sans révéler tout le contenu , il y a 1 chapitre sur les circonstances de l’arrivée de Bronco et ce qu’il met en place pour remettre BYU dans le paysage. Un sur Kyle Van Noy et pourquoi il a choisi Provo. Un sur sur Ziggy. Et un sur la décision de KVN et Ziggy d’aller ou pas en pros.

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