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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Week 5

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

#NotImpressed

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Troisième rendez-vous avec la traduction de l’enquête de Sports Illustrated sur Oklahoma State, et les pratiques qui s’y déroulaient, cette semaine…

Oklahoma State, The Dirty Game

Partie 3 : La Drogue.

[NdT : vous retrouverez dans cet article certaines références juridiques. Notez qu’en matière pénale américaine, on distingue souvent les charges qui entrent dans la catégorie de ‘felony’ qui sont les crimes les plus graves de celles qui entrent dans la catégorie ‘misdemeanor’, plus légères.

Par ailleurs, il est plusieurs fois dans l’article fait référence à un terme qu’il est pratiquement impossible de traduire correctement en français en peu de mots : « counseling ». Il s’agit en fait de soutien à une personne qui a un problème. Ce n’est pas seulement de la psychologie, mais aussi coacher un peu cette personne, l’écouter parler de ses problèmes, essayer de lui apporter des solutions… J’ai donc décidé, pour ne pas faire une phrase de 4 lignes à chaque fois, de laisser ce terme de « counseling » tel qu’il est dans la traduction, pour éviter des formulations maladroites et incompréhensibles]

Le 8 février 2009, aux environs de 5h30 du matin, la police de Stillwater a effectué une perquisition sous mandat à la résidence (située hors du campus) du receveur junior d’Oklahoma State Bo Bowling. Une ex-petite amie, que les policiers avaient trouvée en état d’ébriété en dehors de l’appartement de Bowling, avait affirmé que Bowling était en possession de marijuana. Lors de la perquisition, ils ont trouvé 108.6 grammes d’herbe, des quantités non divulgées d’alprazolam (un anti-anxiolitique sous prescription médicale communément vendu sous la marque Xanax), de l’éphédrine (un stimulant), et le stéroïde anabolisant appelé stanozolol. Il y avait également plusieurs sacs en plastique (on a retrouvé des traces de marijuana dans certains d’entre eux), une balance électronique et plus de 1000$ en cash.

Après que la police ait inculpé Bowling pour possession de marijuana dans l’intention de la revendre (felony) et d’autres charges comme possession d’une substance délivrable sous ordonnance uniquement et d’un ensemble de matériels liés à la drogue (misdemeanor), le coach des Cowboys Mike Gundy l’a suspendu indéfiniment – Et voilà tout. Il n’y a eu aucune enquête interne [à l’université] pour essayer de découvrir si le deal de drogue dont on accusait Bowling concernait ses coéquipiers ou si les stéroïdes retrouvés chez lui étaient le signe d’un dopage plus grave dans l’équipe. Un an après, Bowling plaidait coupable sur deux des infractions mineures, la possession de marijuana et du matériel lié à la drogue, et fut condamné à 30 jours de prison, des travaux d’intérêt général et une obligation de suivi. Il a réintégré l’équipe pour la saison 2010.

La réponse d’Oklahoma State au cas Bowling était en ligne avec leur gestion des cas de drogue pendant la dernière décénnie. Alors que les Cowboys sont passés des profondeurs du classement de la Big12 au niveau d’une des équipes d’élite du pays, la consommation répandue de marijuana par les joueurs et même certains cas de deal de drogue sont resté généralement impunis, hors de contrôle, et même non examinés du tout par les autorités de la fac.

“Il y en avait partout, de la drogue”, affirme Donnell Williams, un linebacker de l’équipe 2006 qui déclare que lui-même ne consommait pas de drogue mais qu’il a observé d’autres joueurs en prendre. D’autres joueurs se sont fait l’écho de ces propos, déclarant qu’il était courant que des joueurs fument de l’herbe avant les matchs. « Contre les équipes dont on savait qu’on allait les exploser, quelques gars se permettaient d’être défoncés », déclare Calvin Mickens, un cornerback de 2005 à 2007. « D’autres gars, peu importe le match qu’on allait jouer, ils allaient être défoncés ». Le running back Herschel Sims affirme que, au cours des semaines précédant le Fiesta Bowl 2012, il avait tant de coéquipiers qui consommaient de la marijuana régulièrement que, si l’université avait suspendu ceux qui avaient des traces de drogue dans l’organisme « nous aurions probablement perdu 15-20 types qui ont disputé ce match ». (Selon l’université, 18 des joueurs sur la grosse centaine qui composait l’effectif ont été testé de manière aléatoire par la NCAA avant le match. Un seul a été déclaré positif et a été suspendu).

Bo Bowling, Oklahoma State (2008-10)

Trois anciens joueurs ont affirmé à SI qu’ils avaient vendu de la marijuana alors qu’ils étaient membres de l’équipe en 2001, 2004 et 2006. Des joueurs de sept autres saisons de la période 2001-2012 ont été accusés par des coéquipiers (et dans le cas de Bowling par la police) de dealer eux aussi de la drogue, ce qui fait que le programme avait en son sein un dealer de drogue déclaré au cours de 10 des 12 dernières saisons.

L’usage de drogue parmi les athlètes universitaires reflète souvent celle de l’ensemble de la population étudiante. Les équipes de football de Division 1 ont cependant mis en place différents codes de conduite ou des programmes pour s’occuper de la consommation de drogue par les joueurs. Les différents types de programme ou de codes de conduite et la façon dont ils sont mis en application en disent beaucoup sur l’importance que l’université accorde sur ce sujet. Oklahoma State avait un code de conduite des plus cléments – et pourtant les Cowboys passaient outre. Des tests positifs fréquents des stars étaient simplement ignorés alors que des joueurs de moindre qualité étaient suspendus ou renvoyés de l’équipe. Depuis 2007, le ‘conseiller pour l’abus de substances’ de l’équipe était un assistant coach chargé de la préparation physique sans expérience préalable de la gestion de consommateurs de drogue. Sa biographie sur le site web de l’université prétend à tort qu’il un diplôme de master en counseling.

Des joueurs déclarent que le coaching staff ne faisait pas grand chose pour dissuader les joueurs de consommer de la drogue. Certains membres du staff, y compris Gundy, se permettaient même de plaisanter sur le sujet. LeRon Furr, un linebacker en 2009-10, déclare qu’il a entendu un membre du staff lui balancer ‘s’il s’agissait d’aller attraper un joint, je suis sur que tu arriverais à soulever ces poids mieux que ça’.

Lorsque nous l’avons questionné sur l’efficience du programme anti-drogue d’Oklahoma State, le directeur des sports Mike Holder a déclaré : « je suis globalement content de ce que sont nos buts, nos intentions avec ce programme, mais nous n’avons de cesse d’évaluer ce que nous faisons. S’il y a une meilleure manière de gérer les questions de consommation de drogue, je serai heureux qu’on m’en parle, pour que j’y réfléchisse ».

Les 40 joueurs et plus qui ont parlé à SI de manière indépendante sur les questions de consommation de drogue dans le programme ont décrit un environnement qui avait un besoin criant de ces meilleurs manières de gérer la situation. Jonathan Cruz, un lineman offensif dans l’équipe 2020 déclare : « Je n’en croyais pas mes yeux, les gars pouvaient faire à peu près ce qu’ils voulaient… C’était juste fonction de ce que tu amenais sur le terrain. Si tu apportais quelque chose sur le terrain le samedi, on ne s’intéressait pas à ce que tu faisais (NDT : en terme de consommation) ».

[NdT : c’est tellement plus simple de dire les choses en anglais. La littérature n’est pas aussi poétique qu’en français, mais on te dit les trucs en quatre mots là où il faut 4 paragraphes dans la langue de Molière et de Nabila. Fuck it !]

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Andrew Alexander, un garçon un peu naïf de Lawton, Oklahoma, est arrivé à Stillwater en 2003, à l’été précédent son année freshman. « Je ne me suis jamais amusé au lycée », déclare-t-il, « c’était les livres, le sport, et retour à la maison. Rien d’autre. Je ne pouvais même pas aller danser. C’était strict. Mon grand-père me surveillait de près”.

Pendant sa première saison, Alexander, un défensive back, a pu observer beaucoup de ses coéquipiers fumer de la marijuana, sans prendre part. « Je n’essayais pas de m’intégrer à ce groupe, j’étais juste là pour les études et le football ». Mais, un an plus tard, durant les cours d’été, avec un campus presque vide et les possibilités de s’amuser limitées, Alexander s’est lassé d’être en dehors du cercle, du groupe, et il a essayé la marijuana pour la première fois. Au bout de quelques semaines, il fumait quotidiennement avec certains coéquipiers. « Je suis entré dans une spirale… Je faisais la fête de l’aube au crépuscule », déclare-t-il, « je n’aurai jamais cru que je m’engagerai dans un tel chemain ».

Les Miles, Oklahoma State (2001-04)

On ne sait pas bien à quel moment la marijuana est devenue tellement présente qu’un joueur comme Alexander puisse se sentir marginalisé parce qu’il ne fumait pas. Andre McGill, un quarterback en 2000-01, affirme que c’est arrivé au moment de l’arrivée de Les Miles, mais c’est globalement inexact. Des joueurs des années précédentes affirment que la marijuana était déjà consommée avant que Miles ne soit nommé coach en décembre 2000, bien qu’ils prétendent que l’usage de marijuana n’a fait que se répandre plus largement durant son règne. Un officier de police de Stillwater, qui a souhaité conserver l’anonymat parce qu’il n’a pas été autorisé à s’exprimer dans les médias, affirme que lorsque des policiers appelaient Miles pour lui parler de joueurs avec des problèmes de drogue, le coach répondait généralement « Mais qu’est ce que vous voulez que j’y fasse ? ». Rodrick Johnson, linebacker ou defensive end de 2004 à 2007 évoque la façon de voir de Miles : « Tant que vous étiez performant sur le terrain, il n’avait vraiment rien à faire de ce que vous faisiez en dehors ».

Dans une réponse écrite, Miles a déclaré : “C’est un point de vue extérieur, ou peut-être d’un joueur frustré qui voulait du temps de jeu mais était incapable de la gagner. Oui, je voulais que nos joueurs soient performants sur le terrain, mais ils devaient également être performants en cours et dans leur comportement social, sinon ils ne mettaient pas les pieds sur le terrain ». Il ajoute : « Je soutenais la police à 100% et j’ai apporté mon soutien aux autorités judiciaires en demandant ce que je pouvais faire pour les aider ».

Le defensive end William Bell a déclaré à SI qu’il était un ‘marginal fumeur’ quand il est arrivé en tant que freshman en 2004, et qu’il s’est rapidement rendu compte qu’il n’était pas seul dans ce cas. Il y a vu une opportunité et et il a commencé à ramener de la marijuana de sa ville d’origine de Belton, Texas, à Stillwater, vendant des joints pour 10$ et des barrettes pour 30. « Je m’assurais que Bennett Hall était toujours approvisionné » (NdT : traduction de libre de ‘I kept Bennett Hall hot’. Certain que vous pouvez faire mieux que ça, jeunes gens, mais je ne suis pas un specialiste du monde du shit…), dit-il au sujet du dortoir dans lequel il vivait avec plusieurs athlètes. Bell déclare qu’il a aussi ramené 3.5 grammes de métamphétamine, qu’il a vendue pour 120$ le gramme à des étudiants qui n’étaient pas des joueurs de football. « C’étaient des gars de la campagne qui aimaient ce genre de m**** », dit-il.

Bell affirme qu’il gagnait entre 300 et 400$ par semaine en vendant de la marijuana. « C’était juste mon gagne pain pour pouvoir sortir, manger, aller dans des clubs », déclare-t-il.

Un joueur de l’équipe 2001 a déclaré à SI qu’il gagnait 100$ par semaine en vendant de la marijuana à ses coéquipiers et à d’autres étudiants. « C’était la fac », dit-il, « il fallait bien se débrouiller ». Un joueur de l’effectif 2006 déclare qu’il a ramené des kilos de marijuana sur le campus depuis un Etat voisin et qu’il les a vendus à des joueurs et des étudiants ordinaires. Quatre autres joueurs – le safety Chris Massey (1999-2002), le wide receiver Eric Allen (2003-04), Rodrick Johnson et le lineman offensif Gerron Anthoney (2010-11) – déclarent que des coéquipiers vendaient de la drogue pendant au moins une des saisons au cours desquelles ils étaient dans l’équipe. Anthony, qui est resté à l’université jusqu’à la fin de 2012, déclare qu’il sait également qu’un joueur de l’équipe de l’an passé dealait.

Trente anciens joueurs d’Oklahoma State qui étaient membres de l’équipe entre 2000 et 2011 on déclaré à SI qu’ils ont consommé de la marijuana alors qu’ils jouaient dans l’équipe : Alexander, Anthony, Bell, Cruz, Furr, Rodrick Johnson, McGill, Mickens, wide receiver Eric Allen (2003-04), running back Tatum Bell (2000-03), offensive lineman Doug Bond (2002-04), wide receiver Jeremy Broadway (2005-08), wide receiver William Cole (2007-08), defensive back Ricky Coxeff (2003-04), wide receiver Damian Davis (2007-08), linebacker Victor DeGrate (2003-06), linebacker Ahmed Denson (2000), defensive tackle Brad Girtman (2003-04), safety Victor Johnson (2008-10), wide receiver Chijuan Mack (2003-06), wide receiver Isaac McCoy (2011), defensive lineman Richard Murphy (2000-01), running back Dexter Pratt (2009), linebacker Marcus Richardson (2007), running back Seymore Shaw (2002-04), defensive tackle Walter Thomas (2004-05), offensive lineman Javius Townsend (2010), linebacker Kevin White (2005-06), wide receiver Artrell Woods (2006-08), et le safety Thomas Wright (2002-04). La plupart déclarent qu’ils ont consommé de la drogue quotidiennement pendant certaines parties de leur carrière, et ces joueurs comme d’autres ont nommé plus de 20 autres membres de l’équipe, y compris certains des plus grands noms, qu’ils ont caractérisé comme des consommateurs réguliers.

William Bell et Thomas Wright déclarent qu’ils ont fumé de la marijuna avant l’entraînement et/ou les matchs avec d’autres joueurs. Anthony, Bond, Mickens et Woods affirment qu’ils savaient que des joueurs se défonçaient avant les entraînements et/ou les matchs, le plus souvent des rencontres contre des équipes « qu’on allait écraser » comme Kansas.

Un ancien assistant coach sous Gundy affirme : “Il y a un problème de drogue à OSU, sans aucun doute. On avait toute sorte de problèmes. »

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La marijuana était la drogue la plus usitée, selon les joueurs, mais ce n’était pas la seule drogue consommée. Thomas Wright affirme qu’après une victoire 55-20 à Kansas lors de sa saison freshman, un match au cours duquel il a récupéré un punt bloqué pour inscrire un touchdown, il est rentré à Stillwater et s’est rendu immédiatement après à une soirée dans une résidence proche du campus, où plusieurs coéquipiers et lui-même ont sniffé de la cocaïne. « Tout le monde le faisait, c’était une soirée cocaïne ». C’était la première fois qu’il prenait cette drogue après un match, et cela s’est reproduit à plusieurs occasions.

Larry Brown, un defensive tackle en 2006-06, déclare qu’il a vu pour la première fois des coéquipiers prendre de la cocaïne dans un dortoir au cours de sa première année à Stillwater. « Cela s’est produit plusieurs fois », déclare Brown à propos de la consommation de cocaïne de ses coéquipiers. Cruz et Woods déclarement également qu’ils savaient que des coéquipiers consommaient de la cocaïne fréquemment.

De plus, plusieurs joueurs affirment qu’ils buvaient, comme d’autres membres de l’équipe, du sirop à la codeïne et distribuaient des pilules d’hydrocodone qui leur avaient été prescrites par les médecins de l’équipe pour lutter contre la douleur, et qu’ils trempaient parfois la marijuana dans du formaldehyde avant de la fumer. Ils ont aussi consommé toute sorte de produits destinés à dissimuler leur consommation de marijuana. Lorsque des joueurs apprenaient d’un membre du département des sports qu’ils allaient subir un test de dépistage, ils se précipitaient pour acheter des agents masquants comme la niacine. Bond se souvient avoir vu un coéquipier inconscient boire de l’eau de javel en pensant que ça supprimerait le tétrahydrocanabinol (THC) de son organisme. « Il y avait des trucs totalement dingues qui se passaient, et on s’en foutait parce qu’on était grands et forts, jeunes et cons, et qu’on se croyait invincibles », déclare Bond.

Bond se souvient que Rob Glass, l’assistant du directeur des sports d’Oklahoma State pour la préparation physique, lui répétait régulièrement : “Hé, pourquoi tu ne viendrais pas t’entraîner un peu, et retourner à ton bong après ? ». [NdT : un ‘bong’, pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, est une pipe à hashisch classique… Ne me demandez pas comment je sais ça…] Glass a déclaré à SI ne pas se souvenir avoir fait ce commentaire. Shaw affirme que Gundy, alors coordinateur offensif, s’amusait à passer à côté de lui à l’entraînement, lorsqu’il était dans la salle de musculation, en portant ses doigts à ses lèvres pour mimer une taffe sur un joint en rigolant. (Gundy n’a pas été autorisé par la direction d’OSU à nous répondre, mais la direction a promis un communiqué du coach qu’elle n’a jamais fourni). Bien que c’était traité comme une plaisanterie, des joueurs ont fréquemment du quitter l’université ou être exclus du fait de leurs difficultés scolaires ou d’autres problèmes directement liés à leur consommation de drogue. Sept mois après avoir essayé la marijuana pour la première fois, en 2004, Alexander a appris qu’il avait échoué dans presque toutes ses matières durant le semestre d’automne. Quelques mois plus tard, il quittait l’université.

“C’était notre mode de vie”, dit Alexander “quand je me levais, j’avais déjà manqué deux cours. C’était… On se demandait à quoi ça servait d’aller en cours aujourd’hui. On avait qu’à attendre que les entraînements de football commencent ».

*****

Presque chaque mardi soir durant la saison 2003, un groupe de Cowboys – en général six ou plus – se réunissaient vers 19 heures dans une salle de classe. Les futurs joueurs NFL Tatum Bell et Darrent Williams étaient souvent de la partie, comme l’étaient DeGrate, Girtman, Thomas Wright et d’autres. C’était une session de counseling pour les joueurs qui avaient échoué à un dépistage de marijuana et certains des joueurs participants appelaient ce groupe le ‘Cercle de l’Herbe’. Quiconque n’avait pas respecté le code de conduite n’était pas nécessairement admis dans le Cercle de l’Herbe ; de nombreux joueurs ne savaient même pas que ce groupe existait. C’était réservé à quelques uns, la plupart des stars ou des prospects de haut niveau puisque , selon les membres du groupe, assister à ces réunions donnait un avantage extraordinaire : les joueurs qui se rendaient aux réunions pouvaient continuer à utiliser de la marijuana sans être punis.

“On avait tous fumé et on s’était fait prendre aux tests, mais pour les coaches c’était… ‘tant que tu es performant, on t’enverra au [Cercle de l’Herbe]”, déclare Thomas Wright.

Le département des sports d’Oklahoma State a, globalement, un code de conduite sur la drogue en quatre paliers. Un premier test positif n’entraîne pas de sanction. Un deuxième test amène une suspension de 10% de la saison régulière. Un troisième, une suspension de 50% de la saison. Après le quatrième test positif le joueur est renvoyé de l’équipe – ce qui fait un test positif de plus que ce qui est généralement autorisé dans la plupart des facs BCS.

En soi, l’existence du Cercle de l’Herbe n’était pas illégale. Dans le code de conduite d’Oklahoma State, il y a une clause assez rare (SI a trouvé des clauses équivalentes dans seulement 6 des 54 codes de conduite des universités BCS qui ont mis en ligne ces documents). La clause dit qu’un joueur ne risque pas d’être considéré comme ayant échoué à un test de dépistage tant qu’il est dans une démarche de counseling et que les tests qui suivant prouvent une diminution progressive de l’usage de drogue. Le but est de permettre aux joueurs de se faire aider et de ne pas les pénaliser le temps que la drogue soit purgée de leur organisme.

Cependant, des joueurs d’Oklahoma State ont déclaré à SI que, pendant qu’ils étaient en counseling, ils ont été testés positifs avec de forts taux et n’ont pas été sanctionnés. Par ailleurs, alors que la plupart des codes de conduite des autres facs précisent le temps maximum qu’un joueur peut passer en ‘counseling’ (généralement 30 jours), celui d’Oklahoma State n’avait pas de telles limites – certains Cowboys restaient inscrits en ‘counseling’ pour des saisons entières, voir plus. Girtman affirme que, bien qu’il ait été dans le Cercle de l’Herbe pendant la plus grande partie de l’année universitaire 2003-04, il n’a jamais réduit sa consommation de marijuana et qu’il a été testé positif avec de forts taux de THC sans jamais être sanctionné.

Mickens déclare qu’il est resté dans le Cercle la majeure partie de la saison 2005. Ensuite, à l’été, il affime qu’il a été testé positif à nouveau à la marijuana, ce qui aurait du déclencher une suspension de 10% de la saison 2006, mais que sa seule sanction aura été d’être une nouvelle fois orienté vers le Cercle de l’Herbe. « Il y avait des gars… j’ai entendu des préparateurs physiques affirmer ‘tes taux diminuent, tes taux diminuent’… Ouais, c’est ça… Vous truquiez les résultats pour ces gars parce que c’étaient des stars… », déclare Mickens.

Un conseiller diplômé en matière d’alcool et de drogue a dirigé le Cercle de l’Herbe de 2003 jusqu’au moins 2006. Dans les années précédentes, le conseiller rencontrait les joueurs individuellement les joueurs qui avaient été positifs au test et le joueurs affirment que les sessions étaient productives. Mais les tentatives du conseiller de créer un groupe de parole productif furent moins couronnées de succès, puisque d’après les joueurs, les membres du groupe assistaient souvent aux séances sous influence de la drogue et nombreux étaient ceux qui ne voyaient aucun intérêt à évoquer les problèmes qui se cachaient derrière leur consommation. Ils affirment qu’ils voyaient les séances comme un rassemblement de copains qui aimaient se défoncer. « C’était comme une fraternité », affirme Chijuan Mack.

Dans les premières années du Cercle de l’Herbe, les joueurs affirment que Miles se rendait parfois aux séances. Shaw affirme que Miles a entendu le conseiller poser des questions aux joueurs comme ‘quand avez-vous fumé pour la dernière fois ?’ L’une des pincipales raisons pour lesquelles les universités emploient des conseillers sur la drogue qui n’appartiennent pas au département des sports est le fait que les athlètes se sentent libres de se confier. « Avoir un coach présent met en péril ce qu’on tente de faire lors de ces séances », déclare un cadre qui supervise un programme anti-drogue dans une autre université BCS.

Dans une déclaration écrite, Miles affirme qu’il ne passait aux séances que pour ‘soutenir et aider ses joueurs qui avaient des problèmes’.

*****

Vers 2007, Joel Tudman, un assistant préparateur physique qui est également l’aumonier de l’équipe et a le titre de Conseiller en Développement Social et Problèmes de Vie pour le programme football – un poste de mentor qui est devenu de plus en plus répandu dans les départements des sports – a été chargé du programme de counseling sur la drogue pour l’équipe de football. Tudman est également le fondateur de Net Church, lancé en 2006. Cette congrégation a rapidement pris de l’ampleur, et les offices du dimanche soir ont du être déplacés depuis Bennett Chapel vers un auditorium du syndicat des élèves, où les sermons de Tudman sont écoutés par une assistance qui inclut souvent 40 joueurs de football ou plus.

Tudman, cela dit, n’a aucune formation en counseling sur la drogue. Alors que la bio de Tudman sur le site web du département des sports indiquait qu’il a reçu un « double master en santé et counseling » de Texas A&M – Commerce, il n’a en fait qu’un seul master en Santé, Kinesiologie et Etudes Sportives. (La bio de Tudman sur le site de Net Church proclamait également à tort que Tudman était titulaire de masters en counseling et en santé. Après l’entretien de Tudman avec SI, la bio a été corrigée). Sa bio sur le site d’Oklahoma State affirme qu’il a été « récompensé par deux fois par la Lone Star Conference en tant que running back et qu’il a été 3 fois All-american en tant que sprinter ». En fait, la conférence ne l’a récompensé qu’une fois (mention honorable en 2003) et il n’aura été All american comme sprinter qu’en 2004. (Après que SI ait commencé à étudier le cursus de Tudman, sa biographie a été retirée du site web de l’université).

Tudman déclare que, attendu qu’il a suivi des cours dans les deux matières de santé et de counseling à texas A&M Commerce il « pensait qu’il s’agissait d’un double master ». Il a fourni un document qui montrait qu’il avait validé cinq unités en counseling, mais aucune d’entre elles n’avait un lien avec l’abus de substances prohibées et il n’a jamais été inscrit dans les deux unités que Texas A&M Commerce propose dans ce domaine. Tudman reconnaît que ses réussites sportives ont été exagérées. « C’est une erreur de ma part, j’en assume toute la responsabilité ».

En 2008, après deux ans à conseiller les athlètes, Tudman déclare qu’il a commencé à prendre des cours de formation continue afin de pouvoir devenir un conseiller diplômé en dépendance chimique (traduction malheureuse, mais…). Quand on lui a demandé pourquoi il avait ressenti le besoin de suivre ces cours, Tudman a déclaré à SI : « je voulais faire les choses correctement ». Quand on lui a demandé s’il pensait ne pas avoir fait les choses correctement au cours des deux années précédentes durant lesquelles il a travaillé avec des consommateurs de drogue, Tudman a répondu : « Ce n’est pas ce que je voulais dire. Rien n’a changé. Je voulais simplement être légitimé [par un diplôme], comme ça, si quelque chose se passait, je pouvais assumer et répondre aux questions. Compétent. ». (Tudman n’est toujours pas diplômé pour traiter des consommateurs de drogue).

Lorsqu’il a été interrogé sur les qualifications de Tudman et son cursus, le directeur des sports Holder a déclaré : “Je n’ai pas regardé son curriculum vitae” quand il a décidé d’étendre ses missions pour inclure le counseling aux consommateurs de drogue et d’alcool. « Je crois en Joel, et en tout ce qu’il a pu faire avec ces jeunes hommes. J’entends beaucoup de commentaires positifs à son sujet. Nous évaluons en permanence ce que nous faisons, notre code de conduite, notre programme anti-drogie. Et ça ne veut pas dire qu’on ne pourra pas changer quelque chose à l’avenir. »

Même si Tudman était compétent pour traiter des consommateurs de drogue, la plupart des universités n’ont pas un membre du staff de l’équipe de football agissant en cette capacité. Certains joueurs affirment que Tudman leur conseillait d’arrêter la marijuana, tandis que d’autres déclarent qu’il employait d’autres méthodes. « Je jure qu’une fois, il m’a conseillé de commencer à fumer du papier », dit Isaac McCoy « un truc comme : essaie plutôt de fumer le filtre plutôt que le joint ».

Richardson a échoué à un test de drogue durant sa seule année dans l’équipe et a commencé à rencontrer Tudman. Il déclare qu’ils discutaient brièvement avant les entraînements, parlant de la quantité de marijuana que le joueur avait consommé la semaine précédente, et que Tudman lui conseillait ensuite une sorte de régime de la drogue, comme par exemple fumer deux joints un jour et aucun le lendemain. Alors qu’il était suivi par Tudman, Richardson affirme qu’il a été contrôlé quatre fois et qu’aucun d’entre eux n’affichait un taux de THC en diminution. Richardson déclare qu’on lui a dit qu’il risquait une suspension pour le premier match de la saison suivante mais qu’il ne serait pas suspendu s’il poursuivait son suivi (‘counseling’ again, saloperie de langue française).

« Je me suis dit, OK, tout est en place pour que je fume, alors j’ai juste continué à fumer », déclare Richardson.

Tudman dément avoir conseillé des joueurs sur la manière de continuer à consommer de la marijuana. « Mon boulot est de m’assurer que, quand un gars est positif à un test, que ce soit à 100 nanogrammes ou 67 nanogrammes ou peu importe, il finisse par arriver à zéro », dit-il. « Donc, pour en arriver à zéro, il faut que sa consommation diminue puis cesse ».

A l’été 2009, le running back Dexter Pratt a échoué à un test de drogue et a commencé à voir Tudman. (‘il n’y avait pas d’étape avant de passer chez lui pour du counseling’, affirme Pratt). Après un nouvel échec à un test en 2010, Pratt affirme qu’il n’a pas été suspendu mais que le manque de temps de jeu l’a conduit à quitter l’université. Par deux fois après avoir déménagé au Texas, en octobre 2010 et en avril 2011, Pratt a été arrêté pour possession de marijuana. La seconde fois, il a été pris avec 71 sachets de drogue. Il a été condamné à 6 mois de prison.

“Tout le monde pense que la marijuana n’est pas une mauvaise drogue, mais elle a vraiment détruit ma vie”, affirme Pratt. « Quand j’étais à Oklahoma State, je n’aurai pas dit que j’étais dépendant, mais je l’étais… Je pense que ça m’aurait été de bénéficier de vrais séances de counseling ».

*****

Bo Bowling a été autorisé à réintégrer l’équipe en 2010, juste au bon moment pour contribuer à ce qui était alors la plus belle saison dans l’histoire des Cowboys. Leurs 11 victoires ont constitué un record de la fac (qui a depuis été battu), et Bowling a joué un rôle crucial dans ces succès. Il a terminé troisième de l’équipe pour les réceptions (42) et contre Kansas State – une victoire 24-14 que le receveur vedette Justin Blackmon a manqué à cause d’une arrestation pour conduite en état d’ivresse – il a engrangé 8 réceptions pour 92 yards. Une semaine plus tard, au cours de la victoire contre Baylor 55-28, il a réussi 9 réceptions pour 101 yards. Au moment de débuter la saison, il y avait des doutes sur le fait que les receveurs des Cowboys pouvaient être performants dans le système du nouveau coordinateur offensif Dana Holgorsen, mais la performance de Bowling a suffi à dissiper ces doutes.

Juste avant le dernier match de cette saison – une victoire 36-10 devant Arizona à l’Alamo Bowl – le safety Victor Johnson, qui n’était pas en counseling à l’époque, a été testé positif à la marijuana. Johnson avait débuté la saison comme titulaire mais avait subi une blessure au genou qui avait mis un terme à sa saison dès le quatrième match. Il a rencontré Gundy, dont il affirme qu’il lui a dit « c’est ton second test positif à la drogue, donc je ne crois pas qu’on peut te conserver ici plus longtemps ».

Suivant le code de conduite du département des sports, Gundy aurait pu simplement suspendre Johnson pour 10 % de la saison. Mais le joueur avait déjà subi une blessure à la fin de 2009, au genou, et avait dégringolé dans l’effectif. « Si je n’avais pas été blessé, on aurait pu trouver des traces de marijuana dans mon urine et ils m’aurait juste dit d’arrêter de fumer. Mais à partir du moment où j’ai été blessé, ça a été une autre histoire… Ils étaient juste en train de chercher un moyen de me dégager de l’équipe. », affirme Johnson.

La différence de gestion des cas de Bowling et de Johnson avec la drogue représente bien ce qu’on peut appeler le code de conduite officieux d’Oklahoma State sur la drogue. Thomas Wright déclare : « Quand tu arrêtes d’être performant, ils cessent de prendre soin de toi. »

Enquête réalisée par Sports Illustrated et SI.com. Tous les crédits à Thayer Evans et George Dorhmann. Traduction libre par votre serviteur.

And In Other College Football News

  • Les temps changent, paraît-il…

Mark Emmert nous a gratifié la semaine passée d’une sortie dont il a le secret… De gros changements en perspective chez nos amis de la NCAA. Déclaration :

“J’ai dit publiquement à plusieurs occasions que la seule chose sur laquelle tout le monde est d’accord au niveau de la gouvernance de la Division 1, c’est que ça ne fonctionne pas »

« Je pense que le board envisage un grand nombre de changements. Ils iront aux réunions d’Octobre et Janvier pour travailler sur un modèle de gouvernance pour la Division 1 très différent. Alors, je pense que ça sera différent, de manière significative. »

Préparons-nous alors à voir les paiements de joueurs autorisés. Et tout le reste. Mais qu’est-ce qu’on va devenir s’il n’y a plus de scandales à répétition ???

  • Nada Surf had a song called ‘Popular’.

 

Et Johnny Manziel a lui aussi été populaire fut un temps.

Maintenant, Johnny Football est devenu un sujet de sondage

E Poll a donc lancé un sondage auprès d’un échantillon représentatif de 1100 personnes.

Et seulement 49% des sondés trouvent Johnny ‘attachant’. Contre 97% la saison passée. Ouch.

Et c’est pas fini…

Dans l’image ci-dessus, si vous baragouinez un peu l’anglais, vous pouvez voir que les gens trouvent maintenant Johnny ‘grossier’ (27%), ‘surexposé’ (49%), ‘de mauvaise foi’ (19%)… Ah, le jugement du peuple, quel bonheur…

  • C’est pas avec ce genre de trucs que All Players United va s’arrêter…

Si même la presse économique s’y met… Business Insider a préparé rapidement un petit graphique censé représenter ce que vaut un joueur ‘moyen’, au sens mathématique du terme, de chacun des 25 programmes ayant généré le plus de revenus l’an passé :

Texas arrive en tête pour avoir réalisé le plus gros revenu, bien sur. La formule de calcul de la ‘valeur moyenne du joueur’ est simple : On prend le total des revenus qu’on multiplie par 47% et qu’on divise par 85. Les 47% représentent la part de revenu total dédiée à la rémunération des joueurs de NFL. Les 85 représentent le nombre maximal de bourses universitaires pouvant être données dans une équipe de football.

L’article, à titre de comparaison, évoque ce qu’est aujourd’hui à Texas le montant d’une bourse d’études : 32 000 dollars. Pour un revenu moyen généré de 578 000 dollars. Je connais des traders qui ont un moins bon ratio…

  • And on the Eighth day, He had remorse…

Nos amis croyants ne m’en voudront pas d’avoir détourné la Bible sur ce coup. Parce que je trouve bizarre, quoique… pas tant que ça dans le contexte actuel dans lequel évolue la NCAA, que les autorités aient décidé de faire marche arrière sur les sanctions qui frappent Penn State. La fac de Happy Valley avait été lourdement sanctionnée suite à la découverte des agissements du pédophile Jerry Sandusky, ancien coordinateur défensif (la défense, çay le mal, je vous dis) du temps de Joe Paterno, avec des amendes et surtout une restriction féroce du nombre de scholarships qui pouvaient être accordées aux recrues.

La NCAA vient donc de décider, compte tenu des efforts de Penn State pour restaurer l’intégrité de son programme, d’accorder progressivement un retour au maximum de 85 joueurs sous scholarship un peu plus tôt que prévu initialement. Penn State aura ainsi droit à 20 recrues la saison prochaine et à un nombre de joueurs boursiers de 75, soit 5 et 10 de plus dans chaque catégorie respective que ce qui était initialement prévu. Au départ, Penn State devait être limité à 15 recrues et 65 scholarships jusqu’en 2017. La suspension de bowls et l’amende en cours de paiement demeurent inchangés, même si le Board of Directors a convenu qu’il serait possible de réduire la durée de suspension de bowls à l’avenir si Penn State continue sur la voie de la rédemption.

Je connais des fans de USC qui doivent se les mordre… Pat Haden a espéré un instant que USC ait droit elle aussi à une réduction de sanctions.

Une nouvelle fois, la NCAA se retrouve exposée. Peu de monde avait compris les sanctions contre Penn State. Le staff en place n’avait plus rien à voir avec le passé, et Sandusky n’était plus sur le campus au moment des révélations… Dans le cadre d’une émotion publique généralisée comme il en existe partout dès lors que des abus sur enfants sont mentionnés, et encore plus quand ces abus sont sexuels, il n’y a eu que peu de contestation au niveau global des sanctions imposées à Penn State (hormis des représentants ou des sénateurs de l’Etat de Pennsylvanie, ou la famille Paterno pour des raisons évidentes, ou quelques fans également).

Toujours est-il que ces sanctions qui frôlent le jamais vu n’avaient pas un fondement réglementaire ultra-solide. Le programme a héberé un pédophile notoire en son sein, qui a parfois utilisé les installations de la fac pour se livrer à ses pratiques dégueulasses. Limiter la possibilité actuelle d’une équipe parce que d’anciens agissements ont existé et ont été en quelque sorte couverts par des dirigeants précédents était relativement recevable tant qu’on en était à une grosse amende pour la fac et une suspension de bowls… De là à priver 10 jeunes gens d’avoir des études payées en limitant les scholarships, je trouvais ça vraiment nul.

La NCAA fait marche arrière… Ou comment tenter de redorer son blason…

Et l’abandon des sanctions contre The U, ça vient ??

  • Si même Jim Delany se met à dire des choses sensées…ou pas…

Oui, l’homme qui a inventé des divisions qui s’appellent Leaders et Legends dans la B1G peut aussi avoir de bonnes idées.

Jim Delany a indiqué récemment, si j’en crois nos amis de ESPN, qu’il était partisan de laisser les lycéens passer directement pros, afin d’éviter les enchaînements de scandales des dernières années, que ce soit financiers (avec par exemple la dernière sortie d’Arian Foster sur le fait d’avoir été payé quand il jouait à Tennessee) ou de toutes autres natures (The U, UNC, et bien sur tout le paquet d’infractions supposées d’Oklahoma State que vous pouvez découvrir en français chaque semaine in this very article).

Delany a toujours été opposé à payer les joueurs (tu m’étonnes, ça ferait moins de pognon pour lui et ses congénères) au-delà du montant de la bourse universitaire standard, quoique la B1G réfléchirait également au fait de payer les 3500 $ environ de différence entre la scholarship et le ‘full cost of attendance’.

Delany suggère ainsi la mise en place d’un système de ligue mineure comme il en existe au baseball, où les équipes peuvent drafter des lycéens pour les faire grandir dans leur système de développement (‘farming system’). Pour suivre d’assez près le baseball (et pourtant, j’arrive aussi à avoir une vie sociale, dingue, non ?), on peut constater que ça marche relativement bien, avec quelques beaux succès.

Une chose sensée, donc, de la part du commissionner de la B1G. Ou pas.

Sensée, parce que ça permettrait de conserver le beau rêve de l’amateurisme.

Ou pas. Parce que, si vous regardez bien ce qu’il s’est produit dans le basket… Le basket pro a commencé à perdre de l’intérêt auprès de nombreux fans à partir du moment où les lycéens ont été admis chez les pros. Perte de la substance du jeu, baisse généralisée du niveau… Le basket pro est devenu une version jouée en salle du basket de playgrounds, délaissant de nombreux aspects tactiques ou de gestion du jeu au profit d’actions individuelles destinées à faire de jolies images à la télévision.

Si ça venait à se transmettre au football…

  • Toujours plus de problèmes pour remplir les tribunes…

Si seulement il n’y avait que des facs qui galèrent sur le terrain qui n’arrivent pas à remplir leur stade… Même des équipes qui gagnent constamment ou presque, qui peuvent quasiment chaque année envisager un bowl prestigieux ou BCS, ou une finale de leur conférence, ont du mal à remplir leur stade. Le Wall Street Journal a ainsi relevé que les Bulldogs de Georgia souffraient de l’absence de 40% environ de spectateurs potentiels dans la section des tribunes réservée aux étudiants. Même Alabama (dont on a pourtant l’impression à la télé que le Bryant Denny Stadium est plein jusqu’à la gueule) voit 32% de ses sièges étudiants rester inoccupés. Vendez de la bière, ça fera revenir les gens.

Lane Kiffin, ex-coach de USC

The Next Lane ?

Compte tenu de l’actualité, et pour ne pas donner dans la redondance avec l’ami Nicolas, auteur de l’excellent Non-AQ Football Report, j’ai décidé de passer mon tour quant à vous exposer les possibilités d’avoir un nouveau BCS Buster pour cette saison (mais ça reviendra sans doute un jour… ou pas). Pour le moment, Fresno est toujours bien placée. C’est tout ce qu’il y a à savoir. Moi, je garde les yeux fixés sur Northern Illinois.

Bien, pour qu’on ne m’accuse pas d’avoir tiré au flanc cette semaine, je vous propose donc à la place des Busters de vous donner mes favoris pour le poste de coach des Trojans la saison prochaine, maintenant que Lane Kiffin a enfin été viré. 10 noms, classés en trois catégories.

Favorites :

Pas certain que Pat Haden, le AD de USC, souhaiterait encore une fois tenter de recruter un coach avec des liens forts avec le régime Pete Carroll, qui aura malgré son succès sur le terrain (ou presque) laissé le paquet des sanctions Reggie Bush qui frappe encore durement le programme. Toutefois, on ne peut pas décemment laisser un nom de côté comme premier candidat…

Steve Sarkisian (head coach, Washington Huskies) : l’ancien assistant de Pete Carroll réalise un bon début de saison avec ses Huskies, et pourrait être un choix assez conservateur quoique trendy pour le poste. Pas certain qu’il ait envie de prendre le risque d’une énorme exposition à Los Angeles, pour un contrat qui ne lui permettrait pas de doubler son salaire. Washington a fait beaucoup d’efforts pour faire progresser le programme, notamment au niveau des installations, et paie bien.

Jack Del Rio (defensive coordinator, Denver Broncos, NFL) : Del Rio est un ancien joueur de la fac. Il est parfois parvenu à sortir de bonnes choses de la triste équipe de Jacksonville où il était head coach. Suffisant pour en faire un favori ? Mwouais…

Kirby Smart (defensive coordinator, Alabama Crimson Tide) : Il est peut-être temps de tuer le père, et de quitter le giron de Nick Saban. Les assistants d’Alabama sont toujours fortement demandés sur le marché des coaches.

James Franklin (head coach, Vanderbilt Comodores) : un bon recruteur dans un environnement pas évident (Vandy est la fac avec les plus hauts standards académiques dans la SEC), un motivateur, un type qui a une vraie présence, de la classe… Parfait pour Los Angeles. Franklin a su tirer le meilleur de son équipe qui manque toujours de recrues de haut niveau, sans pour autant avoir recours à des gimmicks comme une attaque accélérée en permanence… Seule ombre au tableau : l’affaire de viol dans laquelle sont impliqués certains joueurs de Vandy pourrait lui nuire.

Possibilities :

Chris Petersen (head coach, Boise State Broncos) : Depuis 2008, les Trojans ont eu 88 recrues de 4 ou 5 étoiles. Chris Petersen, à Boise, n’en a eu… aucune. Et pourtant, il n’a perdu que 10 matchs en carrière avec ses Broncos. Dès qu’une ouverture pour un job dans une grosse fac apparaît, le nom de Petersen n’est jamais très loin. Cette fois encore, l’entraîneur de Boise, qui ne semble pas trop aimer la lumière, pourrait refuser une offre des Trojans, à moins qu’elle ne soit totalement pharaonique. On indique dans certains milieux que Petersen ne serait plus aussi opposé à bouger que par le passé, notamment quand il avait refusé UCLA.

Mike Riley (head coach, Oregon State Beavers) : Riley a déjà l’habitude de recruter en Californie. Riley a acquis une certaine respectabilité sans faire les gros titres, à Corvallis. Engager Riley serait le signe d’un investissement supposé à long terme, le temps de finir de digérer les sanctions nées de l’affaire Bush avant de tenter de lancer une nouvelle ère de domination…

Greg Roman (offensive coordinator, San Francisco 49ers, NFL) : L’ancien coordinateur offensif de Jim Harbaugh à Stanford a suivi son patron à San Francisco. S’il juge qu’il est temps de s’affranchir de la tutelle du plus désagréable braillard du football, il pourrait être tenté par une offre de Pat Haden et compagnie, dans une conférence qu’il connaît bien.

Longshots :

Jeff Fisher (head coach, St Louis Rams, NFL) : Fisher a des liens forts avec USC en tant qu’ancien joueur. Fisher n’a jamais recruté au niveau universitaire, cela dit. Et pas certain qu’il en ait fini avec son projet de relancer les Rams qui ne sont pas idéalement partis cette saison.

Chip Kelly (head coach, Philadelphia Eagles, NFL) : L’attaque supersonique, au niveau pro, ça n’a pas l’air de trop fonctionner, à en juger par les résultats des Eagles sur le début de saison. Kelly pourrait bien faire une Petrino et plier les gaules un jour ou l’autre, surtout si USC était en mesure de lui donner ce qu’il veut, en mieux que ce qu’il avait avant. Toutefois, il est toujours sous le coup d’une ‘show cause’ de 18 mois dans le cadre de l’affaire du paiement de 25000 dollars à un intermédiaire qui se racontait spécialiste en recrutement, dans le but de faire venir Lache Seastrunk à Oregon, et l’engager supposerait que USC négocie avec la NCAA la levée de la sanction.

John Gruden (Commentateur sur ESPN) : Juste pour le fun, comme ça… A chaque ouverture d’un poste de coach, on parle de Gruden. Alors, je parle de Gruden. Non mais.

I Got Mail… Ou Pas…

Dans cette section, amis lecteurs, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez. Si vous avez des questions, à l’avenir… Pour cette semaine, on passe au-dessus de tout ça, on reviendra, peut-être… Ou pas…

Tuzz : Une question concernant le nouveau format post-BCS: quid? A quoi ça va ressembler, je me perds avec vos histoires de demi-finales-Rose-Orange-Chick-a-Fill…

A partir de la saison prochaine, on range le BCS sur une étagère. De préférence dans la cave. Là où on pourra l’oublier. Pour de bon. A la place, le Cartel a décidé d’instaurer un playoff à quatre équipes. C’est un beau début, mais ce College Football Playoff (sans ‘s’) a déjà un logo tout moche.

 

Comment ça va marcher ?

Un comité de sélection (dont on parlera en détail dans la question suivante) sera chargé de déterminer les quatre équipes qui seront classées de 1 à 4 dans leur idée de ce que sont les meilleures équipes de la saison.

Le comité considèrera les performances des équipes, si elles sont championnes de conférence notamment, les performances lors des rencontres directes seront également prises en compte, les performances contre des adversaires communs, mais aussi des critères un peu moins objectifs comme l’impact de blessures importantes sur les performances d’une équipe. Ahem…

Les rankings tels que nous les connaissons pour l’instant (la formule BCS qui combine le Harris Poll, le Coaches Poll et le Computer Poll) n’existeront plus. Le classement AP ne sera pas non plus pris en considération. Même si nous aurons sans doute toujours droit dans les médias à des publications de classements.

Le comité de sélection devrait se réunir une dizaine de fois par an, dont au moins 5 fois dans la saison, et il est attendu qu’il publie son classement provisoire à l’issue de chacune de ces réunions. On verra ce que ça donnera.

Le comité choisira donc les 4 équipes qui participeront aux demi-finales. Il choisira également qui jouera dans les bowls majeurs.

Les bowls majeurs ?

Six bowls ont été retenus pour héberger, par paire et donc tous les trois ans pour chaque bowl, les demi-finales.

Ces bowls sont, par paire :

  • Le Rose Bowl et le Sugar Bowl qui ouvriront la marche le 1er janvier 2015.

  • L’Orange Bowl et le Cotton Bowl pour 2016

  • Le Fiesta Bowl et le Chick Fill-A Peach Bowl pour 2017.

Et on recommence une nouvelle série en 2018 avec le Rose et le Sugar.

La finale du championnat, qui remplace le BCS Championship, avec un nouveau trophée, se déroulera le lundi suivant les demi-finales avec au moins 6 jours de préparation. Ainsi, si le 1er janvier tombe un vendredi, ce ne sera pas le lundi immédiatement suivant, mais le lundi d’après.

Les villes et les stades peuvent soumettre leur candidature pour accueillir la finale. La première se déroulera à Arlington au Texas. San Francisco et Minneapolis sont déjà candidates pour les éditions suivantes notamment.

Pour les années où les bowls majeurs ne sont pas retenus pour les demi-finales, ils opposeront des équipes choisies par le comité de sélection dans les limites fixées par les contrats entre les bowls et les conférences. En principe, les champions de conférence qui ne font pas partie du Playoff devront se rendre dans les bowls avec lesquels leur conférence est en contrat.

Rappelons rapidement pour mémoire la situation contractuelle des bowls :

  1. Le Rose est sous contrat avec la Pac12 et la B1G

  2. L’Orange est sous contrat avec l’ACC. Notre Dame a par ailleurs un pseudo-contrat qui lui permet d’y apparaître.

  3. Le Sugar a un contrat avec la SEC et la Big XII. Les deux conférences avaient à l’origine établi un nouveau bowl appelé le Champions Bowl qui a finalement été fusionné avec le Sugar.

  4. Le Fiesta a un contrat avec la Big XII, mais son devenir est assez incertain.

  5. Le Cotton n’a pas de contrat pour le futur, même s’il est censé traditionnellement opposer la Big XII et une équipe de la division Ouest de la SEC. Il n’est pas prévu que ce type d’affiche soit maintenu à l’avenir.

  6. Le Chick Fill-A Peach Bowl oppose généralement une équipe de l’ACC et une de la SEC. Normalement, ce ne devrait plus être nécessairement le cas au moment du playoff, et devrait être confirmé prochainement.

Pour le reste, il y a aura toujours des bowls mineurs la plupart du temps inintéressants, et ils sont de plus en plus nombreux.

J’espère avoir résumé correctement la situation, le temps est venu d’en dire un peu plus sur la grosse nouveauté de ce système, le Comité de Sélection :

Comité de sélection

Comme évoqué rapidement dans la réponse à la question précédente, ce sera un Comité de Sélection qui sera chargé de décider qui seront les 4 équipes qui participeront aux playoffs, en les ordonnant, ainsi que les affiches des quatre bowls majeurs qui ne seront pas les hôtes des demi-finales.

Le comité sera composé de 12 à 18 ou 20 membres, avec une représentativité supposée au niveau national. Il devrait être composé d’au moins un Director of Athletics représentant une conférence majeure, les fameuses ‘Power Conferences’ (SEC, Pac12, B1G, BigXII, ACC), ce qui nous donnerait donc déjà 5 places occupées. Ensuite, d’anciens coaches, AD, joueurs, et peut-être au moins un ancien membre des médias devraient compléter le panel. En seraient exclus les coaches, joueurs, et membres des médias actuellement en exercice.

Bill Hancock, le ‘patron’ du College Football Playoff (CFP) – qui est accessoirement le boss du Cartel connu sous le nom de BCS – a promis que la liste serait composée de personnes ‘indiscutables’ compte tenu de leur curriculum vitae. On verra bien… On parle de ‘personnes de grande intégrité qui connaissent le football’… Ahem…

Les conférences ont envoyé des listes de noms pour arriver à un total de candidats d’environ 100 noms au sein de laquelle seront piochés les membres du comité de sélection, qui s’inspirerait grandement de ce qui est fait en basket pour déterminer les affiches de la March Madness, les playoffs de la grosse boule orange. Les candidats ont déjà été contactés par Hancock ou les membres du comité de gestion du CFP.

Hancock et d’autres voix autorisées (dont notre grand ami, le leader, la légende, Jim Delany) affirment que la composition du comité pourrait être connue pour la fin de l’actuelle saison.

Je n’ai pas trouvé d’indiscrétions de sources crédibles sur le sujet quant à l’identité des membres qui auraient déjà accepté d’en faire partie.

Nul doute qu’il y aura du commentaire dans l’air au moment de l’annonce de la liste des membres du comité.

Stay tuned.

Verchain’s Games To Watch This Week

L’équipe de rédaction de The Blue Pennant vous présentera demain les matchs les plus intéressants à suivre cette semaine. Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne moi aussi mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain…

Maryland Terrapins at Florida State University Seminoles

UPSET ALERT

Oui, je ne pensais jamais écrire ça avant le début de saison. Mais bon… Florida State a du batailler sérieusement pour se défaire du Boston College, qui ne sont pas des foudres de guerre, et Maryland est invaincue, après avoir donné la leçon à West Virginia il y a deux semaines. Comme rien n’est jamais certain dans l’ACC, je me dis qu’il y a du potentiel…

Texas Christian University Horned Frogs at Oklahoma Sooners

UPSET ALERT

Deuxième gros test d’affilée pour les Sooners après Notre Dame. Une autre belle défense qui n’est plus tout à fait au niveau de celle de l’an passé au eye test (je ne m’amuse pas à vérifier les statistiques, de toute manière) face à l’attaque retrouvée des Sooners. Pas certain que les hommes de Bob Stoops pourront scorer 21 points sur des pertes de balle adverses cette fois, cela dit. D’où l’upset alert…

Washington Huskies at Stanford Cardinal

UPSET ALERT

Oui, je sais, c’est un peu le thème de la semaine, l’upset alert, même celles qui ne sont pas super-crédibles. Je me refuse à mettre Miami en upset alert contre Georgia Tech, et il me fallait donc un troisième match susceptible de rentrer dans la catégorie. Je suis donc allé chercher cette rencontre. Comme cela a déjà été dit, Washington a pour l’instant battu quatre équipes invaincues avant de croiser la route des Huskies (oui, c’est en comptant Boise au cours du premier match), et les hommes de Sark ont battu Stanford l’an dernier… Bon, OK, ce n’était pas du côté de Palo Alto, mais tout de même…

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

6 Commentaires

6 Comments

  1. Loïc Baruteu

    2 octobre 2013 à 19h59

    Merci pour les traductions chaque semaine, c’est du boulot !

    Ouais, les boules de voir Penn State s’en tirer comme ça alors qu’USC paie encore pour une infraction vieille de presque dix ans, commise par un joueur à l’insu du programme. Mais bon c’est presque terminé maintenant, je vais pas épiloguer encore.

    Concernant le futur coach, j’ai une préférence pour Chris Petersen. Ce qu’il pourrait réussir avec les moyens disponibles à USC ! Sinon j’aime bien James Franklin. Del Rio pourquoi pas, Carroll n’était pas non plus un grand coach NFL avant d’être engagé. Un entraîneur orienté sur la défense avec le retour de Norm Chow comme OC et c’est reparti comme en 40 !

    Et je t’ai manqué sur le mailbag, à propos de Bridgewater/Sanchez/Rodgers, je t’aurais la semaine prochaine 😉

    • Verchain

      2 octobre 2013 à 20h57

      Bring it on !!!

  2. Nicolas N.

    2 octobre 2013 à 20h26

    Pour l’upset alerte sur TCU @ OU, elle est vraiment fragile, hein…
    Les Horned Frogs me déçoivent énormément cette année, la défense n’a rien à voir pour moi avec celle de 2012, donc je pense que la victoire facile est pour les Sooners. L’attaque a aussi de gros soucis, donc on pourra voir du TO, rassure-toi…

  3. Verchain

    2 octobre 2013 à 21h09

    Bah, il me fallait bien trouver des Upset Alerts… Et comme je refusais de mettre Miami dans le lot…

  4. Tuzzz

    4 octobre 2013 à 15h29

    Danke pour la réponse à la question, même si ce n’est pas forcément beaucoup plus clair…Quel joyeux bazar! Cette histoire de comité de sélection me parait déjà bancale, ça risque de jaser quand les noms vont sortir, non?
    Sinon, une fois de plus rien de bien foufou pour les révélations sur l’herbe à fumer (ça se voit partout, dans les lycées, les facs et même des clubs de foot US made in France 🙂 alors…), la coke c’est un peu plus choquant et encore, dans un milieu étudiant où il y a du fric et de l’exposition médiatique…Vivement le morceau sur les parties de fesses qu’on ai du vrai croustillant!
    Et puis, ce pauvre Johnny 🙁 traité de grossier personnage, tout de même! Surexposé par contre, difficile de dire le contraire…Mais moi je continue à bien l’aimer, ça reste malgré tout du sport universitaire et il faut bien que jeunesse se passe (comme disait si bien ma Mamie Nicole)…
    Bel article donc, once again!

    • Verchain

      4 octobre 2013 à 19h24

      Merci.

      Quelles precisions te manquent encore ?

      Si je peux les apporter, ce sera avec plaisir.

      Pour le comité, pour l’instant, les noms qui sont sortis sont intéressants, ceux de types crédibles, notamment Luck, Alvarez, Haden ou Machinski de Clemson, le moins connu des trois mais dont j’entends beaucoup de bien.

      J’attends avec impatience le AD qui représentera la SEC pour pouvoir hurler.

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