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Verchain Is #NotImpressed

Verchain Is #NotImpressed 2013 – Week 3

#NotImpressed

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Jeunes gens, le temps passe, déjà trois semaines de compétition derrière nous. Et la fin de semaine dernière, juste avant que ne commence l’action sur le terrain, aura été consacrée à la révélation de scandales multiples. En lisant de ci, de là, les différents articles consacrés à ces ‘scandales’, je ne peux que constater, une fois de plus, que… Verchain is #NotImpressed…

Essayons de remettre les choses dans l’ordre :

Sports Illustrated y va de ses révélations au bout de 10 mois d’enquêtes et d’interviews multiples sur les pratiques illicites à Oklahoma State, en termes de rémunérations de joueurs, de fraudes académiques, d’usage de drogues ou de différents ‘services’ sexuels rendus aux prospects…

Yahoo contre attaque sous la plume de Charles Robinson, l’homme qui avait révélé le scandale Shapiro à Miami, pour annoncer que des joueurs de la SEC auraient reçu des paiements pour jouer.

Les deux ‘révélations’ ont été présentées de manière synthétique sur votre site préféré (oui, celui sur lequel vous lisez mes couenneries), bien entendu. Ici. Et .

Bien bien bien… #NotImpressed, by the way…

Tout ce barnum me semble finalement lié à une seule chose. Un bouquin va sortir, ou est déjà sorti aux Etats-Unis. Ça s’appelle ‘The System’. Ami lecteur attentif, tu auras remarqué que j’ai déjà dit ici qu’on allait en reparler, du ‘System’. Eh bien ça commence maintenant.

Le bouquin en question a fait l’objet d’une commande de votre serviteur sur le plus célèbre marchand de livres en ligne et devrait lui parvenir début octobre. On en reparlera encore à ce moment là. Mais le truc fait déjà beaucoup de bruit, dans l’absolu. Pourquoi ? Parce qu’il décrit, avec des exemples multiples si j’en crois les résumés, ou les passages ‘offerts’ au populo via des sites Internet pour donner envie de l’acheter, des pratiques qui sont assez proches, voire totalement identiques, à ce que SI ou Yahoo annoncent sur leurs sites depuis mardi dernier.

Ce qu’on reproche à OSU (eh non, pas That Team Down South, je parle de la fac de Stillwater, là) ou Alabama est en fait répandu dans l’ensemble du college football.

Ce sport que nous aimons, ou que nous avons appris à aimer, nous, les vieillards (comparativement à la majorité du lectorat peut-être), semblait basé sur une bonne vieille mythologie : l’étudiant-athlète. C’était chouette, non ? Des types dont la plupart venaient de milieux défavorisés se voyaient offrir l’opportunité d’avoir une éducation de haut niveau (enfin, plus ou moins…) tous frais payés ou presque, en échange de leur potentiel athlétique qu’ils devaient exprimer sur le terrain. On était loin du football pro, non, où des types qui gagnent trois millions par an font la tête, convoquent le ban et l’arrière ban, sèchent les entraînements pour avoir trois millions de plus… C’était chouette, non ?

Eh bien, envolées, nos belles illusions. Depuis longtemps. Mais on garde au fond de nous, appelez ça du romantisme ou de la connerie profonde, cette fascination pour un sport qui n’est pas censé être professionnel…

Pour continuer à vous éclairer sur les pratiques d’amateurisme marron dans le football universitaire, la rédaction de The Blue Pennant a décidé de vous offrir en intégralité la traduction de la série d’articles de Sports Illustrated sur Oklahoma State. Nous déclinerons cette traduction dans le #NotImpressed sur les semaines à venir, et on commence aujourd’hui.

Avant de lire la suite, notons d’abord que l’enquête du grand magazine de sport américain fait l’objet de nombreuses critiques, notamment au sujet d’inexactitudes, de mensonges établis ou non (ESPN via son journaliste Brett McMurphy se chargeant de pointer les différents trucs un peu légers de l’enquête) sur différents éléments cités, ou encore du fait que de nombreux ex-joueurs cités dans l’enquête comme ‘témoins’ ont été virés de la fac ou ont fini en prison ou ont au moins eu des démêlés avec la justice.

L’avenir nous dira peut-être ce qui est vrai ou faux, on verra également si la NCAA lance une enquête de son côté ou non… En attendant, voici la première partie de l’enquête de SI sur Oklahoma State, en Français, rien que pour vos yeux. Notez que je ne suis pas traducteur, et que j’ai parfois modifié certaines formulations idiomatiques, d’autres non. Toute erreur de traduction n’est que l’expression de mes limites dans la langue de Shakespeare…

Partie 1 : L’Argent.

Calvin Mickens était exalté. Le cornerback freshman de Beaumont, Texas, venait de disputer son premier match universitaire, à l’occasion de la victoire à domicile d’Oklahoma State en ouverture de la saison 2005 contre Montana State, et il avait réussi son match, forçant un fumble, déviant une passe et effectuant deux tackles. Dans le vestiaire, alors que Mickens et ses coéquipiers rangeaient leurs affaires, un homme qu’il n’avait jamais vu auparavant s’est approché de lui et lui a tendu de l’argent. « Ça m’a fait comme… wow, c’est ça la vie, dit Mickens. J’ai 18 ans, je joue au football et je viens de recevoir 200 dollars ».

Mickens affirme qu’il a reçu plusieurs fois du cash remis par différents boosters au cours de sa première saison à Stillwater. Après une défaite 62-23 contre Texas A&M au cours de laquelle il a réussi une interception, Mickens se souvient avoir reçu 800 dollars d’un autre homme dans les vestiaires. À l’époque, il ne pensait pas qu’il était en train de violer les règles de la NCAA. Il avait vu des coéquipiers recevoir des gratifications identiques et se disait que c’était juste l’avantage de jouer dans un programme majeur.

Au cours d’entretiens séparés, sept autres anciens Cowboys ont déclaré à SI avoir reçu du cash ; 29 autres joueurs d’OSU ont été cités par leurs collègues comme ayant reçu de l’argent. Ces paiements, qui se sont déroulés de 2001 jusqu’à au moins 2011 étaient en général effectués de trois manières : un système de facto de primes en fonction des performances sur le terrain, piloté par un assistant coach ; des versements directs aux joueurs effectués par des boosters ou des coaches indépendamment de la performance ; ainsi que des emplois fictifs – qui comprenaient des tâches liées à la rénovation du Boone Pickens Stadium – qui impliquaient des coaches assistants et des boosters. « Ils pensaient que si vous caressez un joueur dans le sens du poil, il ferait n’importe quoi pour que l’argent continue de rentrer », déclare Javius Townsend, un joueur de ligne offensive « redshirt » durant la saison 2010, qui déclare ne jamais avoir accepté d’argent personnellement, mais aurait vu d’autres joueurs le faire.

Ce n’étaient pas tous les joueurs d’Oklahoma State qui étaient rémunérés. Des anciens Cowboys qui ont parlé à SI ont estimé qu’entre 15 et 20 joueurs par saison recevaient des dessous de table, ce qui implique que de nombreux joueurs qui contribuaient sur le terrain, y compris des titulaires, n’ont jamais vu le moindre centime. Pourquoi certains étaient payés et pas les autres ? Souvent, c’était lié à leur volonté de demander de l’argent. Les joueurs qui voulaient de l’argent étaient souvent orientés par des coéquipiers ou parfois par un membre du coaching staff vers un généreux donateur ; certaines fois, ils étaient payés sur place.

Certains joueurs recevaient 2000 dollars par an et d’autres autour de 10 000 dollars, d’après ce que plusieurs joueurs ont déclaré à SI ; certaines stars auraient reçu selon les témoignages 25 000 dollars ou plus. Souvent perdu au milieu du débat visant à savoir si les joueurs devraient recevoir plus que la valeur d’un logement, de l’alimentation et de l’enseignement dans le cadre de leur bourse demeure le fait que certains reçoivent déjà une compensation financière supplémentaire, en violation des règles de la NCAA. Dans une fac comme Oklahoma State, l’envie de créer une équipe pouvant prétendre au titre national a généré un programme de primes étendu, et ça a produit des résultats : depuis 2002, les Cowboys ont réussi 10 saisons à plus de 10 victoires sur 11, et ont terminé classés numéro 3 dans le pays en 2011, le plus haut classement de l’équipe en 111 ans d’histoire. « C’était juste comme dans la vie quand tu travailles » a déclaré Thomas Wright, un defensive back de 2002 à 2004. « Mieux tu travailles, mieux tu es payé. »

En 2003, le cornerback Darrent Williams a assuré la victoire 38-34 à la maison contre Kansas State en retournant une interception sur 63 yards pour inscrire un touchdown. Après le match, le tackle défensif Brad Girtman affirme qu’il a vu un membre du staff football tendre à Williams une enveloppe. En soi, ce n’était pas inhabituel. Après les matchs à domicile, les joueurs recevaient une allocation journalière d’environ 15 dollars ; après les matchs à l’extérieur, la NCAA autorisait que les joueurs reçoivent un montant égal à ce que l’université donne à un employé du département des sports pour un déplacement professionnel.

Joe DeForest

Mais l’enveloppe était plus grosse, comme si elle était bourrée de billets. « J’ai vu celle-là », affirme Girtman, qui a joué à Stillwater de 2003 à 2004. « C’était comme… Putain de merde… ». À ce moment là, Girtman affirme que le maximum qu’il avait reçu pour sa performance était de 500 $, d’un membre du staff football. « J’étais payé au minimum, certains gars recevaient des paiements monstrueux ».

Les primes étaient versées de différentes manières, selon ce que plusieurs joueurs ont affirmé à SI. Parfois les joueurs recevaient de l’argent dans leurs enveloppes d’allocation journalière, qui étaient en général distribuées par les membres de petit niveau du staff football. D’autres fois des enveloppes d’argent attendaient les joueurs dans leur vestiaire le lendemain des matchs. Wright déclare que si un joueur trouvait une nouvelle paire de chaussettes dans son vestiaire en fin de match, il y avait de grandes chances que de l’argent se trouve caché dedans. « C’était dingue’, déclare-t-il au sujet des primes versés aux joueurs les plus en vue. « Ils recevaient de l’argent de manière totalement incontrôlée, c’était limpide ».

Le montant payé pour une action spécifique n’était pas toujours identique. Selon Girtman, les pressions sur le QB valaient environ 50$, les tacles entre 75 et 100 $, et un sack entre 200 et 250$. Conformément aux dires de ses coéquipiers, Girtman déclare que les montants étaient annoncés par Joe DeForrest, qui dirigeait les équipes spéciales et la « secondary » sous Les Miles de 2001 à 2004 puis était associate head coach, coordinateur des équipes spéciales et coach des safeties sous l’actuel head coach Mike Gundy de 2005 à 2011. Lorsque les joueurs retrouvaient leurs coaches d’unité après les matchs, selon Girtman, DeForest passait de groupe en groupe, et discutait avec les joueurs de leurs performances. « C’étaient vos statistiques qui déterminaient combien d’argent vous alliez recevoir », dit Girtman.

Le linebacker – defensive end Rodrick Johnson (2004-2007) a déclaré à SI que les joueurs disaient entre eux que DeForest avait fixé des primes de 100 à 500$ pour un big play sur équipe spéciale. Le cornerback ou receveur Chris Wright (2001-2003) affirme avoir vu DeForest remettre des paquets de billets à certains joueurs. « Tout dépendait de l’identité du joueur, de combien de yards il avait parcouru, de son nombre de réceptions, du nombre de touchdowns inscrits, du nombre de tackles » affirme Wright qui prétend ne jamais avoir reçu personnellement d’argent. « Tout était fonction de la performance. »

DeForest, qui est aujourd’hui head coach associé et coordinateur des équipes spéciales à West Virginia a déclaré : « Je n’ai jamais payé un joueur pour ses performances sur le terrain. Je coache en universitaires depuis environ 24 ans, et j’ai bâti ma réputation d’un des meilleurs coordinateurs d’équipes spéciales et de recruteur avec beaucoup de travail et d’intégrité. »

Girtman, Mickens et Johnson ont déclaré à SI qu’ils ont reçu de l’argent comme primes de match, et sept autres joueurs affirment avoir été au courant de paiements de primes de match. Une douzaine d’autres Cowboys – parmi lesquels Williams, le running back Tatum Bell (2000-2003), le receveur Adarius Bowman (2005-2007), le defensive end Victor DeGrate (2003-2006), le quarterback Josh Fields (2001-2003) et le safety Vernon Grant (2002-2004) – ont été cités par des coéquipiers comme ayant reçu de l’argent comme primes de match. Les coéquipiers affirment qu’ils savent que ces joueurs ont été rémunérés parce qu’ils ont vu l’argent leur être remis et/ou parce que ces joueurs en parlaient à leurs coéquipiers.

Williams et Bell étaient particulièrement volubiles. « Non seulement ils vous montrait l’argent, mais en plus il s’en vantait », affirme Johnson au sujet de Williams. « Il disait : si tu joues comme je joue, tu es payé comme tu le mérites ». Le running back Seymore Shaw (2002-2004) dit que Bell « ne savait pas la fermer. Il recevait [de l’argent] et il se précipitait pour venir me le dire ».

Williams, qui jouait alors pour les Denver Broncos, a été tué par balle ; Grant est mort en 2005 dans un accident de la circulation. Bell, DeGrate et Fields ont tous démenti avoir reçu de l’argent. Bowman n’a pas répondu à de multiples sollicitations visant à obtenir sa version des faits.

L’un des moments forts des neuf saisons de Gundy comme coach s’est produit en 2007, lorsqu’il a pris la défense de son quarterback Boby Reid au cours d’une conférence de presse d’après match. Il a répondu en hurlant à un journaliste du Oklahoman qui l’interrogeait sur la maturité du joueur : « Il n’est pas un athlète professionnel, et il ne mérite pas de se faire taper dessus alors qu’il est déjà au sol ! »

Les Miles, coach d’Oklahoma State (2001-04)

Johnson (qui était une saison le compagnon de chambre de Reid), Mickens, Shaw et le receveur Artrell Woods disent que Reid était un professionnel. Ils affirment que Reid a reçu de l’argent très tôt dans sa carrière, lorsqu’il était quarterback titulaire. (Aujourd’hui assistant administratif à Oklahoma State, Reid dément avoir reçu de l’argent lorsqu’il était joueur). Au moment de la sortie médiatique de Gundy, en 2007, Reid n’était plus titulaire et Woods dit que les montants versés à Reid avaient beaucoup diminué. Woods déclare : « They cut his ass off » (va traduire ça, tiens… ‘ils lui avaient coupé les vivres’, dans le contexte…).

Bob Simmons, le coach des Cowboys de 1995 à 2000, avait établi une ligne ferme quant à l’accès des boosters à ses joueurs. « Il ne les laissait même pas entrer dans les vestiaires », affirme le QB Andre McGill, qui était freshman au cours de la dernière saison de Simmons.

Miles se montrait beaucoup plus hospitalier après son arrivée en provenance des Dallas Cowboys en 2001. Selon plusieurs joueurs, les boosters étaient les bienvenus dans les vestiaires ; ils étaient souvent présents lors des déplacements en bus ou en avion ; ils passaient aux tables de massage. Les boosters étaient au maximum de leur visibilité à l’occasion des grosses victoires, la plus importante de la carrière de Miles étant la victoire surprise contre Oklahoma, alors classé numéro 4, par 16 à 13, au cours du dernier match de la saison 2001. La victoire des Cowboys a empêché les rivaux historiques des Sooners d’espérer disputer le BCS Championship Game et a véritablement lancé le redressement des Cowboys sous la férule de Miles. Dans les vestiaires, après le match, les boosters sont allés voir les joueurs importants pour leur remettre directement de l’argent. « On parlait de poignées de mains à 500$ » affirme Fath Carter (2000-03), qui a vu ces autres joueurs recevoir de l’argent. (Miles dément que des joueurs aient été payés et affirme qu’il avait restreint l’accès des boosters aux joueurs et pas facilité l’accès).

Les remises d’argent de la main à la main sont devenues plus régulières au fur et à mesure des succès sportifs de l’équipe. Plusieurs joueurs affirment qu’il était commun que certains boosters descendent l’allée d’un avion ou d’un bus et distribuent des enveloppes pleines de cash à certains membres de l’équipe. Carter affirme que plusieurs joueurs et lui-même ont reçu certaines fois des sommes proches de 100$ de la part des boosters alors qu’ils marchaient depuis le Student Union et le stade les jours de match. « On arrivait dans les vestiaires et certains joueurs me disaient ‘ouais, Fath, j’ai reçu une de ces poignées de main' » affirme Carter. Ces paiements étaient indépendants des primes de performance ; les joueurs considéraient ces paiements comme des remerciements de la part de fans passionnés. « Ils prenaient soin de leurs petits favoris », déclare Doug Bond, un lineman offensif de 2002 à 2004, qui dément avoir reçu des paiements. « Ils ne le faisaient pas pour tout le monde ».

Mickens affirme qu’il a rendu visite à quatre reprises à un businessman local pour recevoir de l’argent, recevant environ 500$ à chaque fois. « Je l’appelais et je luis disais ‘hé, j’ai besoin que tu me dépannes’ et il me répondait ‘OK, passe me voir' ». Mickens affirme que Bowman l’a accompagné chez le booster plusieurs fois et qu’il aurait reçu « bien plus » d’argent que lui.

Les boosters étaient devenus si présents après que Miles ait pris ses fonctions qu’il arrivait qu’ils se mettent en relation avec des joueurs avant même que ceux-ci aient intégré la fac. (T. Boone Pickens, le booster le plus important de l’université, n’a été mis en cause dans aucune des infractions par les sources de SI). Shaw affirme qu’après avoir opté pour Oklahoma State en 2001 à l’issue de sa saison senior au lycée de Shawnee High (Oklahoma), un booster lui a remis entre 400 et 500$. Après que Girtman, une recrue très recherchée au sortir du lycée Memorial High de Houston ait envoyé son engagement, DeForest aurait transmis au joueur, selon les dires de ce dernier, une liste de boosters avec leurs numéros de téléphone. Girtman se souvient que DeForest, pointant un nom sur la liste, lui aurait dit : ‘si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle ce type là’. Girtman affirme qu’il n’a jamais pris contact avec le booster en question.

T. Boone Pickens et coach Mike Gundy

DeForest et l’assistant Larry Porter, qui était coach des running backs de 2002 à 2004, ont aussi donné directement de l’argent à des joueurs. Girtman affirme que lorsqu’il est arrivé à Stillwater à l’été 2003, DeForest lui a remis une carte bancaire avec 5000$ dessus, et qui était réapprovisionnée périodiquement. Ricky Coxeff, un cornerback en 2003 et 2004, affirme qu’il attendait dans la voiture, à plusieurs reprises, lorsque Williams et Bell rendaient visite à DeForest à son domicile d’où ils sortaient avec des espèces. Shaw déclare que Porter lui a donné 100$ « quatre ou cinq fois », en lui disant d’aller s’acheter quelque chose à manger avec cet argent. Carter affirme que, plusieurs semaines avant le camp d’automne de 2003, Porter lui a remis ‘une paire de centaines de dollars’ dans les vestiaires afin que les freshmen Coxeff et le lineman défensif Xavier Lawson-Kennedy puissent loger dans l’appartement de Carter — avant qu’ils ne puissent bénéficier d’un logement et de nourriture. Lawson Kennedy confirme que Coxeff et lui ont été hébergés dans l’appartement de Carter.

DeForest affirme que chacune des allégations à son encontre est fausse. Bell dément avoir reçu de l’argent de DeForest. Dans une déclaration, Porter, actuellement coach des running backs à Texas, affirme : « J’ai été mis au courant des accusations, et je suis déçu car elles sont totalement fausses. Rien de tout ça ne s’est passé. »

*****

En 2006, une enquête interne à Oklahoma a révélé que le quarterback des Sooners Rhett Bomar et le lineman offensif JD Quinn ont travaillé quelques heures par semaine chez un vendeur de voitures local mais ont remis des feuilles de pointage fausses et ont amassé des centaines de dollars de revenus qu’ils n’ont pas gagné par leur travail. Les joueurs ont été renvoyés de l’équipe suite à ce scandale qui a bouleversé Norman (NDT : la ville où se trouve la fac de OU). Mais les violations des Sooners font pâle figure à côté des emplois fictifs à 83 miles de là, à Stillwater.

Shaw affirme que, au début de sa première saison, il s’est adressé à Miles en lui disant qu’il avait besoin d’une voiture pour se rendre en cours. Shaw déclare que Miles lui a répondu « je peux te diriger vers un endroit où tu pourras recevoir de l’aide ». Peu après, selon Shaw, le joueur a été présenté à Kay Norris, une diplômée d’Oklahoma State affectueusement surnommée Momma Norris, qui dirigeait le musée de la fac sur le campus, Heritage Hall. Shaw affirme qu’à chaque fois qu’il avait besoin d’argent, il appelait Norris. Il affirme que Norris lui a remis 400$ pour enlever un sapin de Noël de son grenier, et à plusieurs reprises 700$ pour nettoyer les parquets de maisons de location. « J’y étais pour environ une heure », déclare Shaw à propos de ses boulots de nettoyage.

Aux dires de plusieurs joueurs, cependant, la générosité de Norris, décédée d’un cancer du poumon en 2006, était dépassée par celle de nombreux supporters des Cowboys. John Talley, un directeur local de l’association des athlètes chrétiens, a été proche du programme football depuis au moins 2002, lorsque sont fils, Saul, était un long snapper walk on. « John Talley était le nom qui comptait sur le campus », déclare Johnson. « Si vous aviez besoin d’un boulot, il fallait appeler John Talley ».

Carter, Girtman, Johnson et Thomas Wright ont tous affirmé que Talley les payait de manière totalement disproportionnée pour des boulots qu’ils effectuaient ou tout simplement les rémunérait pour des boulots qu’ils ne faisaient pas du tout. Ils affirment que de nombreux autres joueurs bénéficiaient également de la générosité de Talley. Girtman déclare que Talley l’a payé entre 1500 et 2000$ toutes les deux semaines durant un été au cours duquel il travaillait dans son ranch de chevaux, bien plus que ce que ce travail aurait du être payé. On pouvait aussi compter sur Talley pour arranger des ‘discours’ de joueurs, payant 100$ pour des prises de parole de 15 à 20 minutes. « Vous pouviez gagner plus selon qui vous étiez », déclare Shaw. Carter affirme que lui et quelques autres joueurs ont été payés par Talley pour ferrer des chevaux. Lorsqu’on lui demande si les joueurs ont fait ce travail, Carter dit « Vous plaisantez ?? La plupart d’entre nous n’avait même jamais vu de chevaux avant… »

Le Quarterback Aso Pogi (1999 à 2002) affirme qu’un joueur et lui même ont été hébergés au ranch de Talley durant un été gratuitement. Retrospectivement, Pogi dit « j’étais le quarterback titulaire, c’était un truc sérieux ». (Talley affirme que Pogi a bien résidé dans son ranch et qu’il a du travailler pour payer l’hébergement. Pogi dément avoir fait quelque travail que ce soit).

Talley déclare qu’il a donné à des joueurs une petite allocation pour des discours et qu’ils travaillaient fréquemment à son ranch, signalant qu’ils étaient payés sur la base d’un taux horaire. Il déclare également qu’il avait reçu l’autorisation du département de ‘compliance’ (respect des règlements NCAA) de l’université à la fois pour les discours et les boulots payés à l’heure. ‘J’ai payé un tas de joueurs qui ont travaillé dans mon ranch’, affirme Talley. ‘Mais je ne paierai jamais quelqu’un pour un travail qui n’est pas effectué’.

Le director of compliance d’OSU, Kevin Fite, déclare à propos des discours arrangés par Talley ‘ils n’ont pas été autorisés par nos bureaux en tant que discours rémunérés. En fait, deux des membres de mon équipe m’ont indiqué qu’ils avaient discuté avec John et lui avait dit qu’il ne pouvait pas payer pour des discours. S’il voulait employer nos étudiants-athlètes pour d’autres choses, très bien, mais il ne pouvait pas rémunérer les discours’.

Bien que Fite déclare que l’université a autorisé Talley à employer des joueurs dans son ranch, il reconnaît que le fait que Talley payait en espèces ‘est quelque chose qui le dérange, je pense que c’est un problème. J’aurai préféré que ça se passe d’une autre façon’.

Les joueurs déclarent aussi qu’il y avait d’autres personnes prêtes à les payer pour des boulots minimum ou totalement fictifs. Coxeff déclare qu’il a travaillé dans le jardin d’une booster une demi-douzaine de fois durant l’été et a été rémunéré de 100 à 200$ à chaque fois pour ne faire presque rien. William Bell, un defensive end redshirt en 2004, indique qu’un membre du coaching staff (il ne se souvient plus de son nom) l’a dirigé vers un booster qui avait apparemment quelque chose à lui faire faire à la maison. Bell et un coéquipier sont allés chez le booster et ont découvert que le ‘travail’ était d’aller pêcher un poisson chat dans un étang sur la propriété. « Et nous devions garder tout le poisson que nous attrapions » déclare Bell, qui dit aussi qu’il a été payé « environ 200$ » pour être assis et pêcher.

Les boosters n’étaient pas les seuls à distribuer de l’argent aux joueurs pour des travaux inexistants. Shaw déclare qu’il a accompagné Williams chez DeForest en plusieurs occasions et a vu DeForest remettre de l’argent à Williams pour des travaux qu’il n’avait pas effectués. « On allait à la maison et [Williams] faisait semblant de démarrer une tondeuse à gazon, pour que les gens puissent le voir. Ensuite, il l’éteignait. Il démarrait ensuite une débroussailleuse. L’éteignait. Et pour ça il recevait 400, 500 ou 600$ »

DeForest déclare qu’il rémunérait les joueurs qui travaillaient à son domicile mais qu’il les a « toujours payés au prix du marché, sur la base des tâches effectuées ». (Le bureau de compliance d’Oklahoma State n’a pas de trace d’avoir autorisé un joueur à travailler pour DeForest).

A l’été 2007, durant la rénovation du Boone Pickens Stadium, des joueurs ont pris des boulots comme bouger des matériaux ou faire un peu de nettoyage du site, pour lesquels ils ont été rémunérés à l’heure. L’université affirme que 17 joueurs ont travaillé sur le chantier du stade, et qu’elle recevait des informations hebdomadaires de la part de l’entreprise détentrice du marché sur l’identité des joueurs et le nombre d’heures qu’ils avait effectuées. « Il y a même des informations de la part de l’entreprise qui se plaignait que des gars se présentaient, travaillaient une journée puis ne venaient plus jamais prendre leur poste », selon Fite. « Alors, ils n’étaient pas payés, mais ils ne voulaient pas bosser, et c’était un boulot difficile ». (L’entreprise déclare qu’elle n’a payé aucun joueur qui n’aurait pas effectivement travaillé et que le département de compliance d’OSU suivait l’embauche des joueurs).

Certains Cowboys ont d’autres souvenirs. Mickens déclare qu’il a été payé pour tout un été en ayant travaillé une semaine tout au plus. « Je signais ma feuille de pointage, et j’allais me planquer ». Johnson affirme ‘je me pointais, signais mon pointage, et repartais’, parfois même en frottant de la poussière sur son tee shirt blanc pour faire comme s’il avait vraiment travaillé avant de pointer en fin de journée. Woods déclare que 10 joueurs au moins en plus de lui même ont été payés pour du travail non réalisé.

La rénovation du stade pour 174 millions de dollars et des autres installations sportives était un élément essentiel dans la construction du programme d’Oklahoma State. Les joueurs disent que les paiements illicites l’étaient tout autant. Cet arrangement a combiné astucieusement les deux…

En janvier 2012, la NCAA a repoussé la mise en place d’un complément de rémunération à hauteur de 2000$ pour les athlètes boursiers, et un groupe travaillant sur une nouvelle mesure s’est montré incapable d’en proposer une. Pour le proche futur, cet argent que beaucoup, dont le président de la NCAA Mark Emmett, considèrent comme nécessaire pour les étudiants-athlètes pour couvrir le coût total de leur présence en fac restera coincé dans des discussions de commissions administratives.

A Oklahoma State, le système de primes, les paiements par des boosters ou des coaches, et les emplois fictifs ont fourni aux joueurs de l’argent qui était parfois investi dans des trucs extravagants. Un ou deux joueurs vedettes ont acheté une nouvelle voiture ou des bijoux chers, selon les dires de membres de l’équipe, mais la majorité des joueurs utilisait l’argent pour s’acheter des produits du quotidien — de la nourriture, des vêtements, des tickets de cinéma. « Il y avait des joueurs qui étaient comme des affamés », affirme Carter. « D’où que viennent l’argent, ils étaient comme… Ouais, je le prends ! ».

Fin de la première partie. Traduction libre par mes soins. Tous les crédits à Sports Illustrated. com. Enquête réalisée par George Dohrmann et Thayer Evans

And In Other College Football News

Peu de news sur le plan de l’économie du football… Alors, profitons de cet espace pour évoquer la classe du dinosaure du coaching Bill Snyder, qui a écrit un petit mot au quarterback de North Dakota State, Brock Jensen, qui a battu Kansas State en semaine 1. Classy move, Bill.

Juste pour confirmer ce qu’on savait déjà, je suis tombé sur ce petit article qui détaille la provenance des recrues dans le college football. Pas de surprise, Texas, Californie et Floride sont les plus gros pourvoyeurs de recrues pour les facs.

Les Tickets pour le Match du Siècle de cette Saison, Alabama at Texas A&M étaient les plus chers de l’histoire du College Football. Et bien entendu, ce match a été le plus suivi de l’histoire de The SEC on CBS…

BCS Bowls Forecast

Il n’est jamais trop tôt pour poster une petite prédiction. On ne sait jamais… Bref, comme vous avez pu le trouver dans le College Football Report des années précédentes, voici rapidement un pronostic de ce qui nous attend pour les derniers Bowls BCS de l’histoire. Entre parenthèses pour chaque bowl, les conférences sous contrat, le bowl étant censé sélectionner le champion de ladite conférence s’il ne dispute pas le BCS Championship. Et comme toujours : All Predictions Wrong Or Your Money Back.

On pourra revenir un peu plus en détail, si ça vous intéresse, sur le mode de sélection des équipes.

Bien entendu, il est supposé que toutes les équipes actuellement mentionnées dans ce forecast sont éligibles en fin de saison…

BCS National Championship

(oppose les équipes classées 1 et 2 au classement final BCS)

Alabama Crimson Tide – Oregon Ducks

J’ai annoncé en début de saison croire fortement en cette affiche. Avec ce que j’ai pu voir depuis le début de saison, je n’ai aucune raison de changer cette prédiction…

Rose Bowl (BigTen – Pac12)

Ohio State Buckeyes – Stanford Cardinal

Comme Oregon sera dans le scenario au BCS Championship, il faudra leur trouver un remplaçant… Pour l’instant, j’imagine les Ducks battre UCLA en finale de la Pac12. Mais le Rose pourrait toujours choisir de faire revenir le Cardinal.

Dans la B1G, pour le moment, comme je ne suis impressionné par personne, je me base sur la faiblesse absolue du calendrier d’Ohio State hormis la visite des Buckeyes à la Big House, pour affirmer que Urban and co iront au Rose Bowl.

Orange Bowl (ACC)

Clemson Tigers – Michigan Wolverines

Pour peu que les Wolverines parviennent à se sortir à peu près indemnes des matchs à venir, et à aller jusqu’à la finale de la Big Ten, ils seraient, à n’en pas douter, une prise de choix pour l’Orange qui aura le premier choix. Ne serait-ce que parce que les fans se déplaceront en masse d’Ann Arbor ou des quatre coins du pays.

Clemson, en tant que champion présumé de l’ACC, aura le spot automatique. Les Tigers (ou les Seminoles, ou les ‘Canes, rêvons un peu) devraient de toute façon être suffisamment bien classés pour apparaître comme une évidence.

Sugar Bowl (SEC)

Georgia Bulldogs – Louisville Cardinals

Alabama une nouvelle fois invitée au Championship, il se pourrait bien que leurs adversaires en finale se voient offrir une opportunité d’aller à la Nouvelle Orléans pour profiter du climat, de la fête, et des filles aux mœurs légères. Georgia, donc. A moins que, magie du classement BCS, une équipe comme Texas A&M se retrouve mieux classée que Georgia, pour peu que les hommes de Kevin Sumlin ne perdent pas d’autre match que celui de samedi dernier contre la Team Saban.

Louisville, en face, aura un statut AQ. Et peut-être une saison sans défaite. Avec la hype Teddy Heisman Bridgewater, ce sera suffisant pour convaincre les officiels d’envoyer la fac du Kentucky pour la deuxième année de suite dans un bowl BCS.

Fiesta Bowl (Big12)

Oklahoma Sooners – Fresno State Bulldogs

Les Sooners pourraient être champions de la Big12, pourquoi pas, après tout, vu que Texas est au soixante quatorzième dessous, et qu’on ne voit pas bien qui pourrait remporter la Big12 (Baylor, Texas Tech, Oklahoma State sont des candidats au moins aussi crédibles que les Sooners pour le moment).

En face, c’est assez amusant… Le Fiesta aura le dernier choix. Et s’il y a une équipe non-AQ qui acquiert l’éligibilité à un bowl BCS, le bowl de l’Arizona se trouvera contraint de choisir cette équipe. Je place pour l’instant Fresno comme candidat potentiel, mais Boise ou NIU pourraient aussi faire la maille.

I Got Mail… Ou Pas…

Dans cette section, amis lecteurs, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez. Si vous avez des questions, à l’avenir… Pour cette semaine, on passe au-dessus de tout ça, on reviendra, peut-être… Ou pas…

Benjamin Poppe : « Avec tous les changements qui vont avoir lieu la saison prochaine et notamment l’arrivée de playoffs, j’ai vraiment l’impression que les bowls ont perdu en grande partie de leur valeur.

En plus, on va se retrouver avec 40 bowls ce qui pourrait même permettre à des équipes ayant un bilan négatif d’en jouer un! Et avec la rotation des demi-finales, on ne sait plus quel bowl correspond à quoi, quel bowl sert de demi-finale, quelle conférence joue quel bowl…

Ne risque-t-il pas d’y avoir une confusion générale entre bowls qu’on appelle encore pour cette saison bowls BCS et ces fameux playoffs ? Par exemple le Rose Bowl sera-t-il encore important quand ce ne sera pas une demi-finale ?

J’en suis presque nostalgique de l’avant BCS où il n’y avait qu’une vingtaine de bowls, on savait quelle conférence jouait quel bowl et où les plus prestigieux étaient joués le 1er janvier…

En tout cas merci pour tous ces articles sur The Blue Pennant, toujours un plaisir à lire! »

En tout cas, merci pour les mots gentils.

C’est amusant que cette question se retrouve dans le Mailbag la semaine où paraît ma projection pour les Bowls BCS, les derniers de l’histoire dans leur format actuel…

Pour en venir à ta question, je partage dans la globalité la teneur de ton propos. Effectivement, c’est en train de devenir n’importe quoi, mais ça n’a pas commencé aujourd’hui, ce n’importe quoi.

Il suffit de lire ‘Death to the BCS’ pour se rendre compte du pourquoi ce système subsiste. L’argent, simplement. Celui que reçoivent les organisateurs. Celui que reçoivent les Director of Ahtletics ou les coaches pour avoir atteint un bowl (BCS ou non, il y a juste le montant qui diffère). Celui que rapporte la publicité à la télé. Bref, des bons gros billets verts.

Alors, oui, ces nouveaux bowls ne serviront à rien… Et tout le monde s’en moquera. A la limite, quelques affiches amusantes pourraient voir le jour, sait-on jamais, mais dans l’absolu, qui s’intéresse au Scrooge Fries Bowl ou au Mamma Pizza Bowl ? OK, j’ai pris des noms inventés, quoique… Il y a sans doute quelques uns de nos lecteurs qui auront jeté un œil sur Georgia Tech – USC l’an passé, non ? Allez, assumez, les enfants, ce n’est pas sale… Vous avez osé regarder le Hyundai Sun Bowl… On fait tous des bêtises, de temps en temps…

De facto, il y aura confusion de certains des bowls actuels avec les demi-finales. Mais le système qui a été retenu est de faire fonctionner par paires les bowls qui hébergent les demi-finales : Rose & Sugar, Orange & Cotton, Fiesta & Peach (sponsorisé par Chick-Fill-A). Le Rose et le Sugar (selon moi les deux plus prestigieux bowls actuels) ouvriront donc le bal.

En fait, j’ai l’impression que le Cartel (qui est toujours là, plus que jamais) a choisi de faire le chemin à moitié. Ce que réclamaient les fans, ce sont des matchs de playoffs sur les campus. Imagine une demi-finale au Bryant Denny Stadium de Tuscaloosa et un autre à la Big House d’Ann Harbor… Wow… Voilà de quoi ravir les ‘anciens’ dont tu sembles faire partie, comme ton serviteur…

Les Bowls qui ne sont pas retenus pour des demi-finales conserveront toujours un certain prestige (notamment les plus renommés), parce qu’ils sont assurés de réunir des équipes qui représenteront les conférences traditionnellement associées à ces bowls. Ainsi, le Rose en 2016 accueillera la B1G et la Pac12. Le Sugar accueillera la SEC et le Big12 (le Sugar et le Champions Bowl, c’est la même chose). La première année du College Football Playoff, l’Orange verra une équipe de l’ACC contre un SEC, B1G ou Notre Dame… Je prie en secret pour une rencontre Miami – Irish. Catholics vs Convicts all the way !

Bref, la seule solution pour que ça marche, c’est que le comité de sélection soit composé de types qui savent de quoi ils parlent (même si le Cartel a fait en sorte que 5 AD des Power Five soient présents dans le truc). Ah, et puis, le Cotton, Peach et Fiesta nous offriront au moins une équipe du ‘Group of Five’ (MAC,MWC, AAC, C USA, Sun Belt), si jamais l’équipe la mieux classée par le comité de sélection ne dispute pas une des demi-finales. Un petit os à ronger pour les gugusses qui croient encore que ‘We, The People’ méritons autant que le Cartel d’avoir nos minutes de gloire à la télé, avant ou après le 1er janvier, puisque c’est là que seront positionnés les matchs qui ne sont pas les demi-finales cette saison là. Donc, grosse exposition télé, ce qui devrait conserver un vrai intérêt aux Bowls ‘BCS’ non retenus pour les demi-finales…

Verchain’s Games To Watch This Week

L’équipe de rédaction de The Blue Pennant vous présentera demain les matchs les plus intéressants à suivre cette semaine. Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne moi aussi mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain…

Remarque préliminaire : ça va être moche, le programme qui nous attend cette semaine. Moche de chez moche de la maison moche. Yeeks…

Par contrat, je dois quand même vous trouver trois matchs, alors… Allons-y pour une semaine californienne !

Boise State Broncos @ Fresno State Bulldogs (Vendredi)

Un match de Mountain West, qui pourrait faire ou défaire les espoirs des uns et des autres. Boise s’est quelque peu rassurée après son très difficile démarrage de saison chez les Huskies et peut encore rêver se retrouver dans les 12 premiers du classement en fin de saison (il faudrait pour cela pas mal de médiocrité dans la B1G et dans la Big12), en gagnant le reste des matchs. Fresno est l’équipe qui monte, et qui espère rendre une copie sans faute l’amenant au titre de la Mountain West et apparaître dans les classements lorsque la froide bise de novembre sera venue.

Une victoire de Boise, paradoxe ultime pour la dernière saison du BCS, pourrait bien condamner les espoirs des gugusses comme votre serviteur qui se veulent du côté de ‘We, The People’. Parce qu’il y aura sans doute une certaine équipe de l’ACC, floridienne – mais du centre de l’Etat, pas du sud – qui devrait être en mesure de prendre une place au soleil d’un des derniers bowls BCS si aucun Buster ne voyait le jour…

Utah State Aggies @ University of South California Trojans (Samedi)

UPSET ALERT Number One.

Les Aggies sortent d’une fessée magistrale contre la FCS Weber State (qui évolue sous l’appellation de Wildcats) après une victoire convaincante contre Air Force, qui n’est certes pas une machine impressionnante non plus, et une défaite sans démériter contre les Utes d’Utah. Alors, on peut y croire, à la belle histoire de voir une nouvelle fois les Trojans souiller leur pantalon collectif devant un adversaire à leur portée, après la défaite contre Wazzu en ouverture. On peut y croire, en rêver… Une seule certitude : Le nom de Lane Kiffin sera hué à peine prononcé par le speaker. Une vraie possibilité : que la grève des fans au Coliseum se poursuive encore. Rien que pour ça, ça vaut le coup d’œil.

Arizona State University Sun Devils @ Stanford Cardinal

UPSET ALERT Number Two.

Wait, what ? La toute puissante Stanford, à la maison ? L’équipe que de nombreux observateurs imaginent aller défier Nick Saban et ses Girls (pardon, et ses Boys), du côté de Pasadena en janvier ? R U Kidding Us, Verchain ?

Hell… No ! Si VOUS avez été impressionnés par la victoire contre Army (l’une des facs dans la division FBS qui a les plus grosses difficultés à recruter, tout comme Navy ou Air Force) par deux petits touchdowns ou la victoire contre San Jose State par trois TD, alors, votez Stanford. Si vous êtes comme Verchain, #NotImpressed, alors votez ASU. Les Devils n’ont certes pas été impressionnants non plus contre les Badgers, et doivent à une incroyable bourde d’arbitrage doublée d’une incommensurable incompétence du QB des Badgers d’être aujourd’hui encore avec une colonne ‘défaites’ aussi vierge qu’un couvent de bénédictines, mais ils ont montré de bonnes choses, par moments… Et s’ils veulent s’affirmer comme LA meilleure équipe de la Pac12 South, c’est maintenant que ça commence, je dis !

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

15 Commentaires

15 Comments

  1. Ben

    18 septembre 2013 à 16h38

    Merci d’avoir publié ma question! Et merci également d’avoir traduit le sujet de SI sur Oklahoma State.

    Pour revenir sur le sujet des bowls et des demi-finales, il est clair que des demi-finales Alabama-Ohio State au Bryant-Denny Stadium et Oregon-Clemson à Autzen Stadium (si on prend le ranking actuel) ça aurait de la gueule mais je pense que ce n’est pas prêt d’arriver.

    Et en l’état actuel des choses si j’ai bien tout compris, voir le Rose Bowl opposer le champion de Big Ten et de Pac-12 deviendra un fait rare car soit ce match sera réquisitionné pour être une demi-finale et n’accueillera pas forcément des équipes de ces deux conférences là, soit les années où c’est « juste » le Rose Bowl les champions de ces deux conférences pourraient très bien jouer les demi-finales et donc ne pas jouer le Grandaddy of them all. Tout fout le camp…

  2. Verchain

    18 septembre 2013 à 17h05

    Avant tout, merci à notre vénéré patron pour l’illustration de cet article. C’est bôôô !

    Pour en revenir au commentaire de Benjamin : tout a déjà foutu le camp, si je puis me permettre, aujourd’hui déjà, non ? … Les années où le Rose sera « juste le Rose’, on se retrouvera un peu dans la situation actuelle… Vu comment c’est parti, on risque bien de n’avoir ou pas le champion de la B1G (présumons Ohio State, with a straight face) ou pas le champion de la Pac12 (présumons Oregon, avec un sourire libidineux) cette année, ou même aucun des deux au cas où Alabama se planterait plusieurs fois, et que la SEC n’ait pas d’équipe dans les deux premiers du BCS en fin de saison.

    Un Michigan-Stanford, par exemple, ce serait sympathique aussi, non ? Bon, ça manquerait du truc ‘champion contre champion’, c’est vrai… Mais d’un autre côté, quand on voit les difficultés de l’Orange par exemple, le fait d’accueillir des demi-finales n’est pas une mauvaise chose sur un plan économique pour les Bowls majeurs… Même si je n’ai aucune sympathie pour les représentants de ces bowls qui encaissent des salaires annuels dont nous ne pourrions même pas rêver…

    Mais je vois que, comme maintenant on est deux, on va pouvoir fonder le club des nostalgiques : le college football, c’était mieux avant (ou presque).

  3. Nicolas N.

    18 septembre 2013 à 20h32

    Incroyable, la maladie du #NotImpressed doit être super contagieuse.
    Spoiler alert, votre serviteur a aussi choisi Arizona State pour battre le Cardinal dans les previews de la semaine 4 qui sont à venir demain sur le site. Ca me rassure de pas être tout seul, finalement… Je me dis que c’est encore plus possible.

    Sinon, moi qui tâte aussi un peu l’anglais, je peux te dire que ta traduction est nickel, collègue. 😉
    Comme le reste, bien évidemment…

  4. Verchain

    18 septembre 2013 à 21h00

    Thanks.

    La traduction de la semaine prochaine s’annonce plus compliquée. Traduire en français le système scolaire US est assez compliqué. On verra…

    Et prévenir d’un upset alert ne veut pas dire que j’ai pické ASU pour battre le Cardinal dans les picks…

  5. Arnaud

    18 septembre 2013 à 21h08

    Cool d’avoir traduit l’artice de SI. C’est quoi cette histoire de « discours » ? J’ai pas bien saisi.

    • Verchain

      19 septembre 2013 à 06h39

      Bonjour… J’ai eu un peu de mal à traduire en français ‘speaking engagement’ en peu de mots. En fait, il s’agit dans le cas des gars de OSU de payer les joueurs pour aller prendre la parole quelque part, faire un petit discours.

      ça peut être dans la foire au boudin, à l’arbre de noel du grand magasin d’en face, d’un séminaire de cadres, etc, etc…

      J’espère que c’est plus clair comme ça. Désolais d’avoir semé la confusion…

      • arnaud

        21 septembre 2013 à 20h48

        Non non pas de soucis. C’est plus clair maintenant. Merci !

  6. yacine

    19 septembre 2013 à 03h14

    Perso je rejoins Verchain la dessus : tout a déjà foutu le camp…plus rien dans les bowls n’est vraiment « ce qu’il devrait être » ( = les champions de conférence vs champion de conférence par exemple). Le système est déjà totalement foutu, le quarter nous entourloupe depuis quelques saisons alors bon les play-off on verra ce que ça donnera mais honnêtement just the same we already got right
    Gros travail de ta part Verchain concernant l’article de SI sur Oklahoma State, ce scandale-ci m’a l’air quand même d’une autre importance que celui concernant THE U (dont tu es plus que proche 😉 ) et celui concernant the Ducks. Si ce système était bien en place, avec tous les bénefs ça serait pas loin de la death penalty comme on a été témoin pour SMU ( je pense pas que d’autres unnifs on eu la death penalty right ? )

    • Verchain

      19 septembre 2013 à 06h54

      Merci Yacine.

      Juste une précision : Southern Methodist (SMU) est bien le seul programme à avoir reçu la ‘death penalty’ (la suspension de l’ensemble du programme de football pour la saison 1987, et des matchs à la maison en 1988 en laissant jouer les matchs à l’extérieur, SMU a finalement déclaré forfait pour ces matchs aussi…) en football.

      La death penalty a été prononcée parce que les faits étaient aussi graves que ceux de Miami ou ceux d’OSU (d’après ce que disent les joueurs, car pour le moment il n’y a pas d’investigation de la NCAA, et les articles de SI sont assez légers sur le fond, c’est le principal reproche à formuler, beaucoup de ‘oui dire’ comme on dirait dans un tribunal US), mais surtout parce que SMU était un ‘repeat violator’, c’est à dire que la fac s’est faite prendre la main dans le pot de confiture à plusieurs reprises.

      Quand la death penalty est tombée, SMU était en ‘probation’ pour des histoires de recrutement… Bref, on verra bien ce qu’il se passera, mais je ne crois pas que OSU recevra la death penalty si une enquête est ouverte (et si elle se fait n’importe comment comme celle contre The U, ça risque d’être funky, tiens…).

      Et puis, comparer à d’autres scandales… Oregon, c’est juste un scandale de recrutement, on paie un type pour qu’un joueur signe dans notre fac… Tu verras ou apprendras à l’avenir que ça existe ou que ça a déjà existé dans d’autres endroits…

      Miami, effectivement ça me touche de plus près, on est dans une dimension un peu supérieure, assez proche de ce qu’on reproche à OSU, même si dans tout ce qui est sorti dans la presse (notamment l’excellent report de Yahoosports.com) concerne quasi exclusivement de l’argent, et que Miami a une meilleure réputation universitaire que OSU par exemple, ce qui ferait le cas OSU un peu plus grave que celui de The U (il y avait un aspect sexe aussi à Miami, mais on reparlera de tout ça pour OSU…).

      Et il faut aussi prendre en compte une certaine évolution des mentalités. Il y a de plus en plus de monde qui ‘pousse’ pour qu’on puisse payer les joueurs en CFB…

      La suite de l’enquête de SI la semaine prochaine.

      • yacine

        19 septembre 2013 à 14h34

        Justement tu parles de ‘repeat violator’ pour SMU, alors que dire concernant The Tide vu que certains joueurs aussi sont liés à ce nouveau scandale et Alabama a déjà été pris quelques fois dans ce genre d’histoire ( cf un article de CBSsport du week-end dernier)… Je suis sur qu’il y aura pas grand chose à craindre pour eux, alors que pour OSU ça m’a l’air mal embarqué.

        En effet, les articles se basent sur des déclarations de certains (ex-player ou autres), mais le but je pense est plutôt d’attirer l’attention de tous sur comment ça se passait à OSU ( money, sex & drugs). Si enquête il y a, et que ça s’inspire de ce qu’ils ont foutu avec The U, on pourra bien se tordre là dessus et vu le précédent Jonny JeMeLaRamène pour le 1er game de la saison ça s’arrange pas pour eux.

        • Verchain

          19 septembre 2013 à 18h19

          La NCAA est en effet en très mauvaise posture en ce moment. Notamment son department of enforcement, chargé des enquêtes disciplinaires à présenter devant le Comittee of Infractions qui décide des sanctions. C’est clair. Je ne vais pas encore revenir sur leurs pratiques dans le cas de Miami, même si je pense qu’il y a eu des fautes à Miami comme chez plein d’autres…

          Petite précision sur le statut de ‘repeat violator’ : il intervient dans le cas de SMU alors que la fac était déjà sous probation, les sanctions prises étaient toujours en cours. Pour Alabama, il ne me semble pas que le programme football soit dans ce cas. Pour OSU non plus, puisque Dez Bryant avait bien été sanctionné, suspendu, mais je ne me souviens pas de sanctions pour OSU à l’époque. Et puis, depuis 2009, les sanctions auraient déjà du arriver à leur terme…

          Et puis, il faut toujours faire la distinction entre ‘révélations dans la presse’ et ‘enquête disciplinaire’… Bref, pour OSU, il faut attendre…

          Le cas Manziel est totalement ridicule, mais j’ai déjà causé en long là dessus…

          Merci de me suivre, en tout cas, en t’intéressant à ces aspects qui viennent compléter l’excellent boulot que faisait la rédaction de The Blue Pennant. En toute modestie, bien entendu.

  7. perrot

    19 septembre 2013 à 10h58

    Merci pour la traduction de l’ article des cowboys dans sport illustrated, et pour la prevision du BCS déjà j’en rêvé la saison dernière et cette année encore plus!
    Continue tes articles au top!

    • Verchain

      19 septembre 2013 à 13h10

      Merci beaucoup. On fait ce qu’on peut pour garder le rythme. Les commentaires contribuent bien sur à entretenir la motivation.

  8. Tuzzz

    19 septembre 2013 à 16h34

    Once again, Verchain is #VeryGood!
    Super la traduction et les petite précisions. Mais bon franchement qui est-ce que ça surprend vraiment, au fond? Payer un étudiant 200 euros en faisant semblant de le faire bosser dans un ranch, y a pas de quoi se mettre un slip sur la tête, si? Bon après la « morale » en prend peut-être un coup, mais il n’y a que les vieux romantiques (et cons) pour croire encore à ces choses-là 😉
    Et enfin une question concernant le nouveau format post-BCS: quid? A quoi ça va ressembler, je me perds avec vos histoires de demi-finales-Rose-Orange-Chick-a-Fill…
    Et SURTOUT: pas une seule mention de notre Johnny favori cette semaine? What the hell ??
    Une fois encore, bravo donc, et bisou. Vivement le prochain.

    • Verchain

      19 septembre 2013 à 18h25

      Verchain is #ReallyPleased en lisant ton commentaire. Merci beaucoup.

      En effet, j’ai souvent tendance à me placer du côté de la ‘morale’ et du ‘respect strict des règles’, qui ont contribué à la ‘mythologie’ du football universitaire. Rêveur, romantique et con, c’est tout Verchain, ça…

      Mais le débat existe vraiment de savoir s’il faut payer les joueurs ou pas… Il y aura des pour et des contre… Comme à chaque fois. On en reparlera, je pense, même si j’ai l’impression que de plus en plus de suiveurs ou de fans du CFB considèrent que ‘payer’ les joueurs n’est pas un pêché mortel aujourd’hui.

      Je conserve ta question pour un futur Mailbag si tu veux bien, puisque la réponse mérite mieux qu’un commentaire joint à un article. Peut-être d’autres seront-ils aussi intéressés par cet aspect, mais on a encore le temps d’en parler avant la mise en place du truc.

      SURTOUT, j’ai voulu éviter l’overdose de Johnny Football, qui n’a pas trop fait le con cette semaine, et dont j’avais déjà parlé dans le Report de lundi.

      Merci encore.

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