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Verchain Is #NotImpressed

Verchain is #NotImpressed 2014 – Semaine 3

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

Quand Verchain a des choses à dire, il les dit. Peu importe. Quelle que soit la réaction du public, Verchain is #NotImpressed.

On continue notre entreprise de traduction du bouquin de Stewart Mandel qui va vous expliquer cette semaine ce qu’il en est des bowls qui n’hébergeront pas des demi finales. Enjoy.

LE GUIDE DU COLLEGE FOOTBALL PLAYOFFS POUR LES FANS

Par Stewart Mandel

QU’EN EST-IL DES AUTRES BOWLS ?

Le dernier jour de la saison 2011, Southern Miss a surpris l’invaincue Houston en finale de la Conférence USA, achevant les espoirs des Cougars dirigés par Kevin Sumlin d’une place at-large dans un Bowl BCS. Le Sugar Bowl avait alors deux places à attribuer. Michigan, 10-2, était certain de s’en voir attribuer une. Les Wolverines, avec de nombreux fans dans tout le pays, n’était pas allé à un Bowl BCS en 5 ans. Le Bowl de la Nouvelle Orléans avait deux possibilités intéressantes pour leur trouver un adversaie – Boise State, 11-1 avec le dernier match en carrière de son quarterback fantastique Kellen Moore, et 10-2 Kansas State, avec sa base de fans furieux empressés de pouvoir célébrer une surprenante saison du renouveau.

Lorsque le Dimanche de Sélection arriva, les types de la Nouvelle Orléans prirent la décision surprenante de prendre… Virginia Tech, 11-2 et classé 17ème dans le AP Poll suite à une défaite 38-10 contre Clemson en finale de l’ACC la nuit précédente. Même les fans des Hokies ne semblaient pas particulièrement enthousiastes sur ce coup. Interrogé sur les motivations de cette sélection, le PDG Paul Hoolahan cita… le copinage. Les Hokies avaient disputé son Bowl deux fois dans les années 2000, au contraire des deux autres équipes. Leur coach, Frank Beamer, avait été « un bon ami à travers les années », des mots mêmes de Hoolahan. Le Directeur des Sports (DS) de Kansas State John Currie s’est par la suite plaint à CBSSports.com : « Si vous voulez que les cinq Bowls [BCS] soient les meilleurs Bowls – car c’est l’étiquette qu’on leur colle, alors nous en sommes au point où nous devons avoir des critères plus objectifs de sélection. »

Trois ans plus tard, son vœu est accompli.

Les fans de football universitaire se sont depuis longtemps habitués à un rituel souvent exaspérant du début décembre où les Bowls majeurs sélectionnent les participants bien souvent en fonction de qui fera vendre le plus de tickets et remplira le plus de chambres d’hôtel ou de quel coach ou DS est le plus sympa avec le directeur du Bowl. Mais, dans l’ère du College Football Playoff, même ceux qui ne participeront pas au playoff parmi les ‘Six du Nouvel An’ (Rose, Sugar, Cotton, Orange, Fiesta, Peach) seront déterminés en fonction de… roulement de tambour… leur mérite ! « Les Bowls n’auront aucune influence parce qu’ils n’ont pas besoin d’en avoir une » affirme Hancock. « Le boulot du président du comité de sélections des équipes de chaque Bowl est obsolète. Fini. »

Si vous devez vous souvenir d’une seule chose de ce livre, j’espère que ce sera cela : Le nouveau comité de sélection du Playoff ne sélectionne pas uniquement les quatre équipes demi-finalistes. Je répète : le nouveau comité de sélection du Playoff ne sélectionne pas uniquement les quatre équipes demi-finalistes. Son classement sera utilisé pour sélectionner les 12 équipes qui disputeront les six Bowls majeurs. Et c’est le comité, et pas les Bowls eux-mêmes, qui décidera des affiches respectives.

Pour autant, ne croyez pas que les ‘Six du Nouvel An’ regrouperont le Top 12 du pays. Ce serait beaucoup trop simple et sympa pour les fans. C’est un système qui demeure sous le contrôle des conférences. Des obligations contractuelles variées doivent d’abord être prises en compte lors de l’affectation des équipes dans les Bowls. En fait, il peut y avoir des cas où une équipe classée plus bas ou pas classée du tout participe à un Bowl qu’elle n’aurait pas atteint dans le système plus restrictif du BCS. Malgré tout, il ne devrait plus y avoir de surprises comme Virginia Tech en 2011 une fois que tout le monde sera familiarisé avec le nouveau mode de fonctionnement. Le procédé de sélection est entièrement objectif, quoique très compliqué :

  • d’abord, les 4 premières équipes sont placées dans les Bowls demi-finales. Comme discuté précédemment, les sites sont prédéterminés dans une rotation.

  • Les champions des cinq conférences avec des Bowls sous contrat – la Big Ten et Pac 12 (Rose), la SEC et Big 12 (Sugar) et l’ACC (Orange) – sont assurés d’une place s’ils ne disputent pas le playoff. Si leur Bowl partenaire est disponible, c’est là qu’ils iront, automatiquement. Si leur Bowl partenaire héberge une demi-finale, ils iront soit au Cotton, au Fiesta ou au Peach Bowl, qui n’ont pas de lien contractuel avec les conférences.

  • Si le Rose, Sugar ou Orange n’accueille pas une demi-finale et perd son champion au profit du playoff, il prendra alors l’équipe de sa conférence la mieux placée dans le classement du comité de sélection. Contrairement à l’ancien système ou cette équipe était contrainte d’être classée dans les 14 premières pour prétendre à une sélection, il n’y a pas de place minimum dans le classement à détenir pour pouvoir être sélectionné. Si l’Orange Bowl perd Florida State classée 1 au profit du playoff et que Georgia Tech classée 22 est la deuxième équipe la mieux classée de l’ACC, les Yellow Jackets sont sélectionnés. Mais croyez moi, c’est quand même un système au mérite. Lisez la suite.

  • L’équipe la mieux classée par le comité des cinq autres conférences (American, Conférence USA, MAC, Mountain West, Sun Belt) a aussi une place garantie au Peach, Cotton ou Fiesta. C’est une différence majeure avec le BCS où un champion non-AQ devait être classé dans le Top 12 ou le Top 16 s’il était classé devant un champion AQ pour être invité à un Bowl majeur. En 2011 et 2013, par exemple, aucune de ces équipes ne s’est qualifiée. Désormais, il y en aura une chaque année. « La Conférence USA est enchantée » aux dires de son commissioner Britton Banowsky. Le mérite, on y vient…

  • Si l’Orange Bowl n’accueille pas une demi-finale, le classement du comité sera en partie utilisé pour déterminer l’adversaire de l’ACC. C’est ici que ça devient vraiment compliqué. La Big Ten, la SEC et Notre Dame ont un accord de partage avec l’Orange Bowl, qui doit prendre l’équipe la mieux classée de ce groupe. Mais il y a des limitations. D’abord, cette équipe ne peut être le champion de la Big Ten ou de la SEC, seulement une équipe at-large. De plus, la Big Ten et la SEC ont chacune la garantie d’avoir une équipe sélectionnée au moins trois fois au cours des 12 ans du contrat alors que c’est seulement deux fois pour Notre Dame. Le choix sera plutôt lisible les premières années mais pourrait devenir plus bizarre à partir de, disons… 2021…

  • Bon, vous êtes prêts ? Les équipes les mieux classées non encore sélectionnées complèteront les places at-large encore disponibles dans les six Bowls. Leur nombre variera d’année en année en fonction de quel Bowl abritera les demi-finales et de quelles conférences disputent les playoffs. Certaines années, il y aura quatre places de disponibles, d’autres il n’y en aura qu’une. Mais si Boise State est classée 7 et qu’Ohio State est classée 8 et qu’il n’y a plus qu’une place disponible dans l’un des six Bowls, le comité ne pourra pas prendre les Buckeyes à la place des Broncos. Les fans des Buckeyes affirmeront sans doute que c’est à cause de l’oversigning [héhé… argument souvent utilisé par la Big Ten lorsque des équipes SEC leur étaient préférées à tel ou tel Bowl BCS…]

Amusons nous avec des hypothèses…

Pour mieux conceptualiser le nouveau procédé de sélection, faisons une sélection fictive sur la base de la saison 2013. Par mesure de simplification, nous supposerons que le classement du comité est le même que celui du BCS, qui était celui-ci :

1

Florida State

13-0

ACC Champ

2

Auburn

12 – 1

SEC Champ

3

Alabama

11 – 1

4

Michigan State

12 – 1

Big Ten Champ

5

Stanford

11 – 2

Pac 12 Champ

6

Baylor

11 – 1

Big 12 Champ

7

Ohio State

12 – 1

8

Missouri

11 – 2

9

South Carolina

10 – 2

10

Oregon

10 – 2

11

Oklahoma

10 – 2

12

Clemson

10 – 2

13

Oklahoma State

10 – 2

14

Arizona State

10 – 3

15

UCF

11 – 1

American Champ

Répartissons maintenant les équipes sur la base du lineup 2014-2015 des Bowls, où le Rose et le Sugar accueillent les demi-finales.

  • Florida State, Auburn, Alabama et Michigan State vont en playoff.

  • Le champion de la Pac12, Stanford, est privé de Rose Bowl mais garanti d’une place ailleurs. De même pour Baylor, privé de Sugar Bowl.

  • Attendu que l’Orange a perdu le champion de l’ACC, Florida State, au profit du playoff, il prend l’équipe ACC suivante dans le classement, dans notre cas #12 Clemson. L’adversaire des Tigers sera l’équipe la mieux classée disponible issue de la Big Ten, la SEC ou Notre Dame. Dans notre cas, c’est #7 Ohio State.

  • #15 UCF, en tant que champion le mieux classé des cinq autres conférences, a une place garantie.

  • Les Bowls déjà mentionnés regroupent 9 des 12 places disponibles dans les ‘6 du Nouvel An’, et donc le comité sélectionne les trois équipes restantes les mieux classées pour les trois places restantes. Ici, ce sont #8 Missouri, #9 South Carolina et #10 Oregon.

Ainsi, les trois Bowls sous contrat sont #1 Florida State – #4 Michigan State dans la demi-finale du Sugar (du fait de la proximité géographique de #1 FSU avec la Nouvelle Orleans), #2 Auburn – #3 Alabama dans la demi-finale du Rose (que Dieu nous vienne en aide) et #7 Ohio State – #12 Clemson à l’Orange Bowl (comme c’était d’ailleurs le cas en 2013). Nous ne savons pas bien comment le comité décidera qui joue où entre le Cotton, le Fiesta et le Peach. Mais, au vu d’un communiqué de presse d’octobre 2013 : le comité utilisera la géographie comme critère dans le choix des matchs et leur affectation sur les sites des Bowls… Le comité essaiera d’éviter de programmer des matchs déjà disputés en saison régulière en affectant les équipes aux Bowls non-playoff… Au bénéfice des fans et des étudiants-athlètes, le comité essaiera d’éviter d’affecter une équipe ou un groupe d’équipes au même Bowl de manière répétitive. Les championnats de conférence seront un critère pris en compte lorsque le comité affectera les équipes dans les Bowls (ie si Dallas est un site qui convient à deux équipes, la préférence irait à un champion de conférence).

Compte tenu de ces critères, j’arrive au calendrier des Bowls suivant :

  • Peach : #8 Missouri (at-large) – #15 UCF (champion non-contrat)

  • Fiesta : #5 Stanford (champion Pac12) – #9 South Carolina (at-large)

  • Orange : #12 Clemson (ACC) – #7 Ohio State (B1G/SEC/ND)

  • Cotton : #6 Baylor (champion Big 12) – #10 Oregon (at-large)

  • Rose : #2 Auburn (SEC Champ) – #3 Alabama (at-large)

  • Sugar : #1 Florida State (champion ACC) – #4 Michigan State (champion Big Ten)

En tant que champions de conférence, Baylor et Stanford ont la préférence géographique. Oregon au Cotton faisait pourtant sens géographiquement et permet d’opposer deux attaques explosives. J’aurais aimé placer South Carolina à Atlanta [Peach] mais cela aurait donné un rematch avec UCF – à moins d’envoyer les Knights en Arizona mais alors l’équipe non-playoff la mieux classée (Stanford) aurait du affronter la moins bien classée. Donc, j’ai donné les Gamecocks au Cardinal, laissant Missouri et UCF au Peach. Le match d’Atlanta, comme les fans des Jacksonville Jaguars, aura donc droit à Blake Bortles plutôt qu’à Johnny Manziel…

Maintenant, on rebat les cartes : même classement, mais supposons que nous sommes en 2016-17, avec le Peach et le Fiesta comme site des demi-finales. Notez les changements de lineup :

  • Orange : #12 Clemson – #9 South Carolina

  • Peach : #1 FSU – #4 Michigan State

  • Fiesta : #2 Auburn – #3 Alabama

  • Cotton : #10 Oregon – #15 UCF

  • Rose : #5 Stanford – #7 Ohio State

  • Sugar : #6 Baylor – #8 Missouri

Dans ce scénario, Stanford, Ohio State, Baylor et Missouri sont toutes affectés dans les Bowls sous contrat avec leur conférence et South Carolina va à l’Orange Bowl en tant qu’équipe disponible la mieux classée du groupe B1G/SEC/ND. Malheureusement, ça créée un rematch entre les Gamecocks et Clemson qui se sont déjà rencontrés en saison régulière, à l’occasion du dernier match. Comme l’Orange et le Sugar ont toutes deux un contrat avec la SEC, on pourrait assister à un échange avec Missouri à l’Orange mais nous en restons pour l’instant à la lettre du règlement.

Juste en modifiant l’identité des Bowls abritant les demi-finales, seul un Bowl, le Cotton, termine avec une place libre après placement des équipes en fonction des contrats, contre trois avec le dispositif de 2014-15. Ce qui laisse Oregon et UCF comme les participants ‘par défaut’. Voici donc une étrange mais bien réelle conséquence au système de rotation : une fois tous les trois ans, le Cotton devra recevoir l’équipe la mieux classée des conférences les moins puissantes parce qu’il n’y aura pas de place disponible ailleurs pour cette équipe. Cette conséquence n’était pas intentionnelle, et le Cotton semble s’en accommoder pour le moment, mais il faut bien souligner qu’il est juste content d’être de retour parmi l’élite des Bowls après plus de vingt ans de purgatoire. On verra comment ils se sentent après de trop nombreuses visites de Northern Illinois.

Liquidation sur les tickets des Bowls.

Une fois encore, on voit l’autonomie des Bowls diminuée dans le nouveau système. Inspirées sans doute par l’ouragan de critiques contre les excès des organisateurs des Bowls issu de Death to The BCS, les conférences ont renforcé leur contrôle sur les dispositions de la post-saison. Par exemple, l’antique pratique d’exiger des participants aux Bowls d’acheter un certain nombre de tickets s’est montrée totalement inefficace à l’heure de StubHub et de Craigslist [un revendeur de billets de particulier à particulier et un site d’annonces entre particuliers]. Les fans ne vont pas acheter des tickets à plein tarif dans le lot attribué aux facs quand il y a des opportunités d’acheter bien moins cher. L’Orange Bowl en particulier a vu certains de ses tickets revendus à des prix aussi faibles que 99 cents l’unité sur des sites comme E Bay. Une recherche rapide a montré qu’une copie de ‘Too Legit To Quit’ de McHammer a été vendue pour le même prix. Des articles sont publiés tous les ans au sujet des facs perdant de l’argent du fait de tickets restés invendus – comme Connecticut perdant 1.8 millions de dollars sur le Fiesta Bowl 2011 comme exemple extrême. Mais les Bowls s’appuient lourdement sur ces ventes garanties de tickets pour ne pas boire le bouillon les années où les rencontres proposées ne sont pas particulièrement attractives.

Les ventes garanties de tickets ne sont pas abandonnées, mais les conférences ont obtenu que l’allocation de chaque fac soit limitée à 12500 tickets au lieu de 17500 tickets du temps du BCS (sans compter le Rose). « Le nombre de Bowls avait augmenté et les fans ont été surexposés à l’offre dans certaines régions, ce qui fait que la demande de tickets a baissé. » affirme le commissioner de la Big Ten Jim Delany. « Nous pensions que la situation n’était pas équilibrée. Pourquoi au juste devions nous acheter tous ces tickets ? »

Jusqu’à quel point le train des Bowls a déraillé ? En mars 2014, le Fiesta Bowl a licencié 33 de ses employés, citant la baisse de chiffre d’affaires dans le nouveau système car c’est le CFP et non les Bowls qui dirigent le nouveau match de championnat. « Nous n’avons plus la variété de revenus que nous avions » déclare Duane Woods, le directeur exécutif par intérim du Bowl. « Le paysage est très différent de ce qu’il était par le passé. » Des sources familières avec les contrats affirment que la perte de chiffre d’affaires n’est pas aussi criante que ce que dépeint Woods mais contraint les Bowls à vendre plus de tickets par eux-mêmes.

Le changement dans les relations entre les Bowls et les conférences impacte également les Bowls de moindre importance. Par le passé, les Bowls partenaires des conférences choisissaient leurs participants dans un ordre basé principalement sur leurs prestige et montants alloués respectifs. Bien qu’il y avait des restrictions dans le procédé – par exemple une clause interdisant à un Bowl de choisir une équipe au record de 8-4 au lieu d’une au record de 10-2 – les Bowls choisissaient globalement en fonction de leurs propres critères opaques comme le nombre de fans des équipes ou la manière dont les équipes avaient terminé la saison. Cela fournissait d’ailleurs aux bénévoles des Bowls dans leurs jolies vestes rouges ou jaunes l’occasion de se voir attribuer des places en tribune de presse pour ‘superviser’ des participants potentiels, à travers tout le pays. D’ailleurs, vous savez bien que le Gator Bowl arbitrait entre Nebraska et Minnesota en fonction de ce qu’avait pensé un opticien de 66 ans faisant partie de son comité d’organisation de son voyage gratuit à Lincoln, Nebraska…

Afin de permettre des matchs plus attractifs et d’éviter que des équipes fassent plusieurs années de suite le voyage au même Bowl, l’ACC, la Big Ten et la SEC emploient désormais un ordre de sélection moins rigide dans le nouveau cycle de Bowls en regroupant les Bowls par catégorie. À la fin de la saison, les conférences travailleront « en accord avec les facs et les Bowls » pour déterminer la bonne équipe pour chaque rencontre, selon la SEC. Traduction : Mike Slive sélectionnera. « Si une équipe va au même Bowl pour la troisième année de suite, on va probablement s’en alarmer » dit Jim Delany de la Big Ten. « Nous prenons la responsabilité d’influencer [le placement des équipes dans les Bowls]. On va probablement être critiqués là-dessus. »

Pour mieux comprendre les différences entre cette nouvelle approche et l’ancienne, comparons la composition des Bowls de la Big Ten 2013 et son procédé de sélection directe de 1 à 8 avec la composition 2014-2019 et son mode de sélection par groupes de 2 à 9 dans un système par palier. Note : dans la colonne 2014-2019, « College Football Playoff » prend en compte les demi-finales et toutes les équipes sélectionnées pour l’Orange, le Rose ou un des ‘Six du Nouvel An’. De même, le Little Caesar’s Bowl est supprimé et remplacé par un nouveau match à Detroit, alors que le Gator Bowl et ses 68 ans d’existence est maintenant appelé le TaxSlayer Bowl. Heureusement que quelqu’un veille…

2013 2014-2019

1

BCS

1

College Football Playoff

2

Capital One

2 à 4

Capital One

3

Outback

2 à 4

Outback

4

Buffalo Wild Wings

2 à 4

Holiday

5

Gator

5 à 7

TaxSlayer or Music City

6

Texas

5 à 7

San Francisco

7

Heart of Dallas

5 à 7

Pinstripe

8

Little Caesar’s

8 & 9

Heart of Dallas Armed Forces Bowl

8 & 9

Detroit

En plus d’employer un système par groupe, la Big Ten a également contraint tous les Bowls avec des contrats de 6 ans à accueillir au moins 5 équipes différentes sur la durée ; le Pinstripe a un contrat de 8 ans doit en accueillir au moins 6 différentes. « Si vous signez un contrat pour 6 ou 8 ans, vous devez être capable de faire bouger de place les équipes » déclare Delany. En théorie, toutes ces modifications devraient être en mesure de produire des affiches renouvelées et donner aux fans l’opportunité de visiter une variété de villes – tout en rendant impossible pour les journalistes comme moi de produire nos articles prévoyant la composition des Bowls avant la fin de saison avec une certaine exactitude…

Rien de tel que trop de football

Même les conférences les moins puissantes ont renforcé leur contrôle sur les opportunités de post-saison – quoique pas toujours de leur propre chef. Lorsque l’American Athletic Conference s’est mise en quête de partenaires pour le cycle 2014-2019, elle s’est aperçue qu’une conférence avec Memphis plutôt que Louisville ou SMU plutôt que Syracuse n’était pas très attrayante pour les Bowls de Floride. Alors, la conférence a lancé son propre Bowl, le Miami Beach Bowl, qui sera joué à Marlins Park [et qui devrait attirer aussi peu de monde que les matchs de baseball des Marlins…]. La conférence est propriétaire et organise le Bowl et l’adversaire de la première année sera l’indépendante BYU.

Ce match est l’un des quatre nouveaux Bowls qui rejoignent le paysage en 2014, avec le Bahamas Bowl (vous aurez besoin d’un passeport avec vos tickets pour le match), le Boca Raton Bowl (qui ne sera pas disputé dans une maison de retraite) et le Camellia Bowl à Montgomery, Alabama (le Camellia est la fleur officielle de l’Alabama, ce qui me surprend un peu, je croyais qu’elle devait se trouver dans le jardin de Nick Saban). Tous ces Bowls présentent une combinaison d’équipes de l’American, de la Conférence USA, de la MAC et de la Sun Belt. Un autre match, le Cure Bowl à Orlando rejoindra la compagnie en 2015, ce qui portera le total à 39 Bowls plus le championnat national.

Entre temps, en 2014, 59,3% des équipes FBS – 76 sur 128 – participeront à un Bowl. VOUS avez un trophée et VOUS avez un trophée, et VOUS aussi et…

Mon opinion sur le ‘trop de Bowls’ a changé au cours des années. Dans Bowls, Polls and Tattered Souls je proposais de diviser par deux le nombre de Bowls, et il n’y avait à l’époque que le modeste nombre de 32 bowls au total… La prédominance dans ces Bowls d’équipes à 6-6 qui n’avaient bien souvent que gagné deux matchs en conférence avait dévalué le système. « Aucun doute là dessus. Plus de Bowls, plus d’exposition, la participation à un Bowl n’avait plus rien de spécial » affirme Delany, « On veut quelque chose de spécial, et si vous avez trop de matchs, le côté spécial de l’expérience Bowl s’effrite ».

Mais, finalement, le Camellia Bowl fait du mal à qui ? Les coaches et les joueurs ont trois semaine de plus ensemble (sauf pour les coaches qui quittent leur poste pour en prendre un autre et les joueurs qui transfèrent entre deux semestres), les fans peuvent voir leur équipe une fois de plus et nous tous avons droit à plus de football. Si vous doutez de l’intérêt d’avoir du football un jour de semaine en décembre, sachez que les Bowls avec le moins d’audience sur ESPN dépassent en audimat à peu près tous les autres évènements sportifs de la chaîne hors football. Par exemple, en 2013, le match du 27 décembre entre Syracuse et Minnesota au Texas Bowl a eu une meilleure audience (2,5) que la finale du tournoi de la Big East de basket entre Louisville et Syracuse quelques jours plus tôt (2,1). A cinq exceptions près, les 35 bowls de cette année ont eux plus d’audience que la moyenne de Sunday Night Baseball sur la chaîne (1,3). Aussi, quand la MAC ou la Sun Belt ont contacté ESPN au sujet du lancement de plus de Bowls, la chaîne n’a pas attendu pour sortir le carnet de chèques. ESPN diffuse aujourd’hui 38 des 39 matchs de post-saison et organise même 10 d’entre eux. « Notre investissement dans le business des Bowls est gigantesque, et nous voulons nous assurer que l’entreprise des Bowls est saine financièrement » affirme Burke Magnus de ESPN.

[Je vous passe le listing complet des Bowls pour la période 2014-2019. Parce que, en ce qui me concerne, je me contrefous du Belk Bowl de Charlotte (ACC-SEC), de l’Independance Bowl de Shreveport, Louisiane (SEC-ACC) ou du Buffalo Wild Wings Bowl de Tempe, Arizona (Big Ten – Pac 12)]

Les Bowls ont indéniablement perdu de leur cachet au fil des ans et il sera intéressant de voir comment le College Football Playoff impactera leurs affaires. Après tout, comme évoqué dans un chapitre précédent, la principale raison empêchant le football universitaire de décider d’adopter un système de playoff aura été la crainte de voir disparaître le système des Bowls. Pour le moment, leur nombre est en croissance continue. Et même si la plupart des fans n’ont pas noté l’affiche Louisiana Lafayette – Sans Diego State lorsque le calendrier 2011 a été publié, il y avait 2 millions de foyers américains devant leur téléviseur pour voir le kicker des Raging Cajuns Brett Baer réussir un field goal alors que l’horloge atteignait zéro. Les plus petits Bowls survivront tant que ESPN (et peut être FoxSports 1 à un moment) a des heures d’antenne à remplir.

Le Rose, le Sugar, l’Orange et le Fiesta, avec entre 70 et 90000 sièges à remplir et des légions de bénévoles dévoués, risquent de souffrir le plus si le playoff transforme leurs affiches en match de consolation pour les participants et leurs fans les années où ces Bowls n’hébergeront pas une demi-finale. Il reviendra alors au comité de sélection de mettre en place les affiches les plus attrayantes. « Le monde entier sera concentré sur les équipes 1 à 4 » déclare le DS de UCLA Dan Guerrero, « mais les implications du classement à partir du rang 5 sont cruciales. »

C’est parce que pour la première fois de l’histoire, la performance globale d’une équipe aura des conséquences directes sur les affiches des Bowls. Nous pouvons tous normalement nous accorder pour dire que les affiches des Bowls majeurs déterminées par des critères objectifs sont du gagnant-gagnant pour tout le monde dans le football universitaire – hormis bien sur pour les fameux superviseurs des comités de sélection des Bowls qui ne pourront plus se balader dans le pays aux frais de la princesse…

A suivre…

And In Other College Football News

Pas grand chose à signaler cette semaine…

Maryland a signé un renouvellement de contrat avec son équipementier Under Armour pour dix ans de plus, jusqu’en 2023-2024. Le montant n’a pas été révélé, mais on suppose qu’il sera supérieur au contrat actuel du fait de l’intégration des Terrapins dans la Big Ten au lieu de l’ACC (et donc une visibilité plus grande, Big Ten Network oblige, pour la marque).

Jusqu’alors, le contrat des Terrapins avec la boîte fondé par un ancien étudiant de l’université garantissait 1,5 millions de dollars en cash et 1,9 millions de dollars en équipement tous les ans.

A titre de comparaison, Notre Dame est passée elle aussi chez Under Armour et empochera neuf millions par an (en cash et en équipement) de son équipementier. Les Tigers d’Auburn, eux, reçoivent 1,9 millions en cash et 2,5 en équipements.

Du côté de Nebraska on a lancé la mode des feux d’artifice à l’entrée des joueurs sur le terrain et à chaque fois que les Cornhuskers marquent un touchdown. Le standard de la police a été pris d’assaut à l’occasion du dernier match par des voisins du stade qui se plaignaient du bruit, ou certains mêmes qui pensaient qu’une fusillade était en cours. Only in America…

I Got Mail… Ou Pas…

Dans cette section, amis lecteurs, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez. Si vous avez des questions, à l’avenir… Pour cette semaine, on passe au-dessus de tout ça, on reviendra, peut-être… Ou pas…

Pour des raisons non footballistiques, j’ai du envoyer cet article très tôt dans la semaine à notre bien-aimé rédac’ chef grâce à qui tout devient possible. Je n’ai donc pas eu le temps de découvrir d’éventuelles questions auxquelles répondre… S’il y en a eu, bien sur…

Verchain’s Games To Watch This Week

L’équipe de rédaction de The Blue Pennant vous présentera les matchs les plus intéressants à suivre cette semaine. Comme je suis un rédacteur prétentieux, je vous donne moi aussi mes matchs à suivre, qui ne sont pas nécessairement ceux qui viendraient à l’esprit des rédacteurs qui ne s’appellent pas Verchain…

Clemson Tigers at Florida State Seminoles.

Parce que c’est peut-être le seul vrai test de la saison des Seminoles en ACC. Et dans l’absolu. Les Tigers ont l’opportunité d’aller bousculer une équipe qu’on dit pas au niveau de celle de l’an dernier. L’équipe de coach Fisher fera tout pour démontrer que même moins bonne, elle demeure capable d’aller loin cette saison…

Miami Hurricanes at Nebraska Cornhuskers.

Que voulez-vous, je suis comme ça… Toujours à chasser l’occasion de voir Bo Pelini nous péter un câble en direct à la télévision. On en vient à la quatrième semaine, l’explosion ne devrait donc plus être très loin…

Oklahoma Sooners at West Virginia Mountaineers.

Un vrai test pour la défense impressionnante des Sooners de ces trois premières semaines. L’équipe de Dana Holgorsen sait marquer des points. Et en encaisse un sacré paquet, également…

C’est fini pour aujourd’hui, alors…

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

9 Commentaires

9 Comments

  1. Luzoan

    17 septembre 2014 à 10h29

    Verchain, imaginons, Notre Dame, Bama, Oregon, Oklahoma,Nebraska ou Penn State et par exemple Pittsburgh invaincu, ca n arrivera pas mais bon…
    Ils font quoi la le comité? et le rematch de FSU vs Pittsburgh en finale ACC si les Noles perdent uniquement contre ces même Panthers? Enfin, ça a l air improbable mais bon… Ils font quoi le comité???????

    • Ryujii

      17 septembre 2014 à 11h34

      Il sera surement pris en compte la difficulté du calendrier et le nombre d’équipe classé battu durant la saison. Une équipe ayant battu plusieurs équipes dans le top 25 sera surement préféré plutôt qu’une équipe invaincu contre des équipes genre Purdue, Navy

      pour la finale ACC le vainqueur ira dans son contract bowl ou en demi final, le reste dépendra du classement de l’équipe au ranking.

      • Verchain

        17 septembre 2014 à 21h30

        Tu as tout compris.

    • Verchain

      17 septembre 2014 à 21h29

      Logiquement, les consignes seront :

      Les champions de conférence.
      Si il y en a plusieurs : les confrontations directes. S’il n’y en a pas, la difficulté du calendrier. C’est à peu près la base des critères. Mais rien ne dit qu’un non champion de la Sec ne pourra pas finir devant le champion de la B1G ou de la Big XII ou encore de l’ACC…

      Logiquement, les champions SEC et Pac12 devraient être dans les 4, compte tenu de la qualité globale des conférences… Une Oklahoma ou Florida State invaincues en seraient aussi quasiment sans doute…. Si on a des champions qui ont une défaite, ils pourraient être éclipsés par des non champions à une défaite (et même par des non finalistes… Si Auburn ou LSU finit deuxième de Bama dans la sec s’est et que le Tide bat Georgia ou Florida ou South Carolina qui aurait deux défaites à Atlanta et que les champions Big12 et ACC ont une défaite au compteur, les Tigers pourraient prendre une place de 3 ou 4…

      Content de voir que le bouquin de l’ami Stewart fait réagir… On détaillera le fonctionnement du comité la semaine prochaine.

      • Ryujii

        17 septembre 2014 à 23h25

        En même temps c’est super intéressant pour comprendre le fonctionnement du CFP. Rien que pour les différents lineup possible en fonction de quel bowl est utilisé pour les demies du CFP je trouve ça chouette.
        Par exemple si c’est le Rose Bowl avec le Sugar Bowl ou le Peach Bowl avec le Fiesta Bowl qui auraient le CFP, Clemson ferait partie des équipes pour remplacer FSU lors de l’Orange Bowl, Par contre si ça avait été l’Orange Bowl avec le Cotton Bowl pour le CFP, eh bien FSU – MSU aurait été à l’Orange Bowl faisant coup double (CFP + Contract Bowl). Du coup Clemson (#12) aurait été écarté et ce serait Oklahoma (#11) qui entrerait à la place pour le Fiesta Bowl ou le Peach Bowl.

        En tout cas tes articles me passionnent toujours autant.

  2. louvressac

    17 septembre 2014 à 12h49

    Par exemple, en 2013, le match du 27 décembre entre Syracuse et Minnesota au Texas Bowl a eu une meilleure audience (2,5) que la finale du tournoi de la Big East de basket entre Louisville et Syracuse quelques jours plus tôt (2,1).

    les finales de conférences de basket universitaires ont d’habitude lieu entre le 10 et le 15 mars….ça fait plutôt 3 mois et demi après le texas bowl…..

    • Verchain

      17 septembre 2014 à 21h14

      j’ai fait une belle erreur de traduction… Je devais être en train de penser à autre chose…

      La formulation exacte est ‘plus tôt cette année là’.

      Désolé…

  3. Ben

    18 septembre 2014 à 14h52

    Au risque de passer pour l’emmerdeur de service, je trouve ce College Football Playoff encore plus bordélique qu’avant. Je veux pas passer pour le défenseur du BCS mais au final avec le BCS c’était bcp plus simple et je trouve que la finale était souvent juste. Quelles années le BCS a fait une erreur sur les deux équipes présentes en finale ? 2011 peut-être avec Bama-LSU (et encore pour moi c’était les deux meilleurs équipes de la saison).
    Le côté nostalgie joue aussi. Désolé mais un Rose Bowl Bama-Auburn ça pique les yeux. Je préfère le traditionnel affrontement Big Ten-Pac 12.
    Dernière chose, les fans ils réagissent comment ? Avec l’exemple de Mandel, les fans de FSU doivent donc se taper en un mois un voyage à Charlotte pour la finale de l’ACC, un voyage à NO pour le Sugar Bowl (pas désagréable en soi de passer le nouvel an à NO…) et ensuite Arlington pour la finale. Ca fait un peu cher tout ça. Le fan va devoir faire un choix.

    • Verchain

      18 septembre 2014 à 17h44

      Je n’avais pas vu que tu commentais ici aussi sur le thème du CFP.

      Pour le BCS, il y a de nombreux exemples de déconnade, plus peut-être autour des Bowls BCS que du championship en lui-même… Auburn 2004 est le meilleur exemple d’une équipe privée à tort de championnat. Ditto for Utah 2008… Pour le match de championnat ces deux exemples.

      Pour les déplacements de fans, ça peut être un problème, mais comme évoqué dans le bouquin, ça ne fait qu’un déplacement de plus qu’en année BCS, et ça peut foutre un peu de souk cette année, mais les organisateurs pensent que ce ne seront pas forcément les mêmes fans qui seront à CHarlotte, NO et Arlington. Et puis, ce n’est pas de là que se génère le plus de cash pour les conférences et donc les facs, mais bien des droits télé…

      Ensuite, personne ne peut te reprocher ton traditionnalisme, c’est ton approche perso, et toutes les approches sont respectables. Mais 2 ans sur 3, tu auras ton Rose Bowl traditionnel ou presque (si les champions de B1G et Pac12 ne sont pas au CFP, mais dans ce cas tu aurais d’autres équipes de ces deux conférences, ce qui respecterait un peu la tradition, même si ce ne sont pas les champions qui y sont…).

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