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103rd Rose Bowl : les conférences de presse de Clay Helton et James Franklin

Crédit photo : Loïc Baruteu

Au lendemain du Media Day, les deux coaches se sont présentés devant un parterre imposant de journalistes, photographes et cameramen pour répondre aux dernières questions avant le grand jour, lundi 2 janvier. C’est James Franklin qui a commencé pour Penn State, avant de laisser sa place à Clay Helton pour USC. Entre temps, les deux coaches se sont croisés pour une photo commune avec le trophée, qu’un seul des deux pourra à nouveau revoir de près à l’issue du Rose Bowl.

JAMES FRANKLIN
Head Coach, Penn State

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Crédit photo : Loïc Baruteu.

Quel est le plus gros problème avant d’aborder la rencontre, l’absence de Saaed Blacknall (WR) ou celle de Manny Bowen (LB) ?
Pour être honnête, nous avons connu des situations comme celles-là tout au long de la saison avec des joueurs indisponibles pour une raison ou une autre. Je pense qu’une des choses que nous avons bien faites cette année et au cours des trois dernières a été de faire jouer beaucoup de gars et de créer de la profondeur. Même si évidemment vous ne voulez pas perdre des titulaires ou des joueurs talentueux, on se sent plutôt confiants.

Quand vous étiez à Vanderbilt, vous avez essayé de recruter Trace McSorley (QB), et il y avait quelques recruteurs qui pensaient qu’il n’avait pas les mensurations pour jouer quarterback. Qu’est-ce que vous avez vu en lui, physiquement et mentalement, qui vous a convaincu qu’il pouvait jouer quarterback au plus haut niveau ?
Je pense que ce qui arrive avec les coaches, c’est que nous passons beaucoup de temps à recruter et parfois on peut faire une erreur en se basant sur une première impression. On a tous vu qu’il y a des joueurs en NFL à certaines positions qui n’ont pas un gabarit habituel. La seule chose dont Trace manque vraiment, c’est la taille, et je pense que ça a probablement changé un peu. J’imagine que la NFL et les grands programmes de college football sont probablement un peu plus ouverts aux différents gabarits pour ce poste quand on voit des gars comme Russell Wilson en NFL.

Est-ce que vous pensez avoir été capable de maintenir un équilibre cette semaine entre le travail et la détente ?
Notre routine n’a pas changé comparé à ce qu’elle a été toute la saison. Il y a des attentes particulières sur la façon dont nous faisons les choses. Nous discutons de nos standards d’excellence à propos de tout ce que nous faisons. Ce n’est pas comme si c’était notre premier bowl. Nous avons été à trois bowls donc une majorité de nos gars ont connu cette situation avant. Evidemment celui-ci est un peu différent mais c’est une bonne chose. Je voulais qu’on soit dans le moment. Donc quand ils sont à Disney, qu’ils en profitent. Quand ils sont à l’entraînement, qu’ils restent concentrés sur l’entraînement. Ils doivent maintenir l’équilibre entre les études tout au long de l’année scolaire. Donc honnêtement, ça ressemble à notre quotidien. Mais je suis fier de nos gars, pas seulement de la façon dont ils se sont comportés cette semaine, mais vraiment de comment ils ont été toute la saison.

Est-ce que ce match est une introduction pour la saison prochaine ou est-ce qu’il clôt la saison ?
Je ne sais pas. Je ne sais pas si les coaches l’envisagent comme ça. Je pense que les médias et les fans le font certainement. Je pense que les coaches prennent les matches l’un après l’autre pour garder une approche aussi cohérente que possible. Mais évidemment c’est la dernière fois que notre groupe, celui que nous avons cette année, sera ensemble. Cette équipe sera différente l’an prochain. Il y aura des seniors qui seront partis. Il y aura peut être quelques gars qui seront partis plus tôt pour la NFL. On va devoir reformer l’équipe depuis le début. Donc je pense qu’il y a un peu des deux. C’est le prochain match donc on va l’aborder en tant que tel. C’est le dernier match que cette famille va jouer ensemble, mais il y a également un état d’esprit qui nous donne une bonne dynamique avant d’aborder le printemps et la prochaine saison, et une excitation à la base de ce que sera notre programme à l’avenir.

CLAY HELTON
Head Coach, Southern California

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Crédit photo : Loïc Baruteu.

Est-ce que le Rose Bowl ressemble à un match à domicile pour vous ? Est-ce que c’est un avantage de ne pas devoir voyager à travers le pays quand vous savez que vous avez tout ce qu’il faut ici et qu’il y a un sentiment de normalité pour l’équipe ?
Ça a été très confortable pour nous de pouvoir nous réveiller le matin et de nous rendre à nos propres installations, et d’y passer la journée pour nos réunions, nos entraînements, et le soir d’aller aux événements prévus. Donc ça nous a apporté un peu de normalité, un peu de routine, ce qui s’est avéré une bonne chose. Bien sûr nous avons eu de la chance à Los Angeles cette année, que ça soit au Coliseum ou au Rose Bowl Stadium. Donc que ça soit un avantage ou non, je ne sais pas. Je sais à quel nous nous sentons bien et j’espère que ça va payer le 2 janvier.

Il y a une dynamique intéressante entre vous qui êtes une équipe dominante en première période et Penn State qui déroule en seconde mi-temps. Pouvez-vous expliquer ces particularités ?
Nous devons expliquer à notre équipe que la rencontre dure soixante minutes. Ça pourrait être un match très serré. On pourrait même être menés. Donc quelque soit la situation, il ne faut pas paniquer. Quand vous avez des armes comme Trace McSorley, Saquon Barkley, ces grands receveurs et tight ends, vous n’avez jamais assez de points. Nous devions avoir ce style agressif dans la Pac-12 parce que cette conférence marque beaucoup de points. Il faut être agressif dans la red zone, ce qui signifie tenter de convertir un 4th down au lieu de tenter un field goal.

Selon vous, en pensant aux fans, comment ça sera lundi de voir deux quarterbacks avec des capacités comme celles de Sam Darnold et Trace McSorley ?
Si je suis un fan, je m’installe avec une grande boîte de pop corn et un soda et je profite du spectacle. On parle de deux gamins qui ont ce que j’ai toujours appelé le « truc ». Ils l’ont tout simplement. Ce sont des gagnants. Ils trouvent une façon de faire gagner leur équipe. Ils aident leur équipe à remporter des matches difficiles dans les moments critiques. Ils sont probablement deux des quarterbacks les plus en forme actuellement. Je pense qu’ils sont tous les deux dynamiques dans leur façon de lancer le ballon ainsi que leur capacité à créer. Ils sont tous les deux d’excellents preneurs de décision. Trace (McSorley) est à 25 touchdowns et seulement 5 interceptions. Il a un vrai sens de l’urgence pour se débarrasser du ballon, trouver la situation propice et laisser ses playmakers faire le reste. Et c’est une qualité rare. On parle de deux gamins qui ont dirigé leur équipe. Ils sont très, très similaires. Ça s’annonce comme un match très plaisant à regarder.

Avez-vous discuté avec un des anciens coaches de USC avec une expérience du Rose Bowl simplement pour savoir comment gérer l’événement ou avoir quelques indices avant de débuter la rencontre ?
J’ai beaucoup de chance. J’ai deux grands messieurs dans mon staff qui ont participé au Rose Bowl avec Kenechi Udeze et Keary Colbert. Je me suis un peu fié à eux concernant ce qu’ils ont vécu dans ce match, quelques procédures qui l’accompagnent, les routines qui les ont aidés, et pour s’adresser aux joueurs. Ils ont eu de la chance, non seulement parce qu’ils étaient des Trojans mais parce qu’ils ont participé à ces matches spéciaux. Donc c’était agréable de se reposer sur eux, pour leur expérience de joueur et parce qu’ils sont maintenant tous les deux coaches.

Taulier du blog USC Trojans FR pendant quelques années, Loïc Baruteu aka Bartholomeo a rejoint définitivement l'équipe de The Blue Pennant en septembre 2013 après plusieurs collaborations fructueuses.

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