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The Big Game : Oklahoma @ West Virginia

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#9 Oklahoma (8-2) @ #14 West Virginia (8-1)

Morgantown, Virginia occidentale
Milan Puskar Stadium
Samedi 19 novembre 2016
20h00 (heure Est, 02h00 en France)

Après une onzième semaine totalement folle et chaotique à souhait, plus question de parler de semaine « calme » à ce stade de la saison ! Plus facile à dire qu’à faire (sauf peut-être pour Alabama qui semble évoluer dans une autre dimension), mais chaque programme classé voudra surtout éviter la défaite pour ne pas dégringoler dans le classement du comité CFP, ce que n’ont pas réussi à faire 3 équipes du Top 4 le week-end dernier.

Alors qu’il ne reste plus que deux matchs à jouer pour la plupart des programmes, le suspense reste entier dans la majorité des conférences. En Pac-12, on regardera d’un œil la rencontre entre les deux leaders de division les plus improbables de l’histoire de la conférence à ce stade de la saison : #22 Washington State @ #10 Colorado. Dans la SEC, le match entre #23 Florida et #16 LSU va enfin avoir lieu et pourrait offrir un joli spectacle.

Et surtout, on regardera d’un œil avisé le plus gros match du week-end, un duel de conférence Big 12 entre #9 Oklahoma et #14 West Virginia alors que ces deux programmes peuvent encore espérer remporter la conférence et pourquoi pas rêver d’une éventuelle qualification pour le College Football Playoff. Pour cela, il faudra sans doute compter sur un gros coup de pouce du destin et quelques upsets chez les programmes de tête, mais au vu des évènements du week-end dernier nous savons désormais que tout est possible !

ENJEUX DU MATCH

Dans la conférence Big 12, trois équipes peuvent encore espérer l’emporter : Oklahoma, West Virginia et Oklahoma State. Pour chacune des équipes, l’équation est on ne peut plus simple : pour s’assurer le titre, il faut remporter tous les matchs restants !
Au vu de la forme du moment, les Sooners font clairement figure de favoris pour conserver leur couronne. Après un départ totalement raté et deux défaites lors des trois premières semaines, la plupart des observateurs voyaient déjà la saison des hommes de coach Bob Stoops terminée avant même la fin du mois de septembre.

C’était sans compter sur la montée en puissance de ses joueurs et surtout de son escouade offensive qui figure parmi les plus impressionnantes du pays avec 44.2 points marqués/ match (9ème rang national) ! A la baguette de cette attaque de feu, le génial QB Baker Mayfield (3212 yds, 33 TD, 7 INT, 131 yds et 4 TD au sol) qui réussit une saison aussi fantastique que celle de l’an passé où il avait justement qualifié Oklahoma pour le College Football Playoff (défaite en demi-finale 17-37 face à Clemson). Derrière lui, un redoutable duo de coureurs emmené par RB Joe Mixon (937 yds, 6 TD) qui est le meilleur joueur du Power Five pour le plus grand nombre de yards totaux (1745 all-purpose yards) juste devant un certain RB Christian McCaffrey de Stanford. Sa moyenne de yards gagnés/match est tout simplement la meilleure du pays : 193.89 ! Avec lui dans le backfield, RB Samaje Perine (575 yds, 8 TD) reste une énigme, capable du meilleur comme du pire en fonction de son état de santé. Blessé pendant presque un mois complet fin octobre/début novembre, il semble revenir en forme comme l’a montré son match solide contre Baylor la semaine dernière (100 yds, 2 TD). Mais le meilleur joueur des Sonners cette saison n’est peut-être ni QB Baker Mayfield, ni RB Joe Mixon : depuis le début de la saison, WR Dede Westbrook (1254 yds, 14 TD) semble sur une autre planète et s’affirme comme le meilleur receveur du Power Five avec des statistiques affolantes. Après un début de saison plus que discret (154 yds lors des trois premiers matchs, sans TD), il est monté en puissance comme tout le reste de l’équipe et semble maintenant totalement inarrêtable ! Il faut dire qu’il est de loin la cible favorite de son quarterback, le deuxième meilleur receveur de l’équipe n’étant autre que… RB Joe Mixon (420 yds, 4 TD en réception). On peut toutefois citer WR Mark Andrews (412 yds, 6 TD) qui est aussi capable de venir semer la pagaille dans les défenses adverses, tout cela vous donne la 10ème meilleure attaque aérienne du pays (338.1 yds/match) qui semble pouvoir sortir un big play sur chaque action et être capable de transpercer n’importe quelle défense.

La défense des Sooners, dirigée par le coordinateur Mike Stoops, petit frère de coach Bob Stoops, n’est pas aussi dominante que l’escouade offensive mais compte tout de même un certain nombre de joueurs talentueux. La ligne défensive vit une saison de transition où la principale révélation se nomme DL Neville Gallimore (32 plaquages, 1 sack, 1 fumble forcé), épatant pour sa saison freshman. Il est la principale force de cette ligne où se distinguent également DT Jordan Wade (24 plaquages, 1.5 sack) et DE Austin Roberts (26 plaquages, 1.5 sack). A noter la fin de carrière de DE Matt Dimon (2 plaquages), titulaire en début de saison mais qui n’avait plus joué depuis la troisième semaine, blessé au tendon d’Achille. Le second rideau est emmené par l’excellent LB Jordan Evans (76 plaquages, 2.5 sacks, 3 INT), véritable leader de cette défense et qui réalise une saison pleine. A ses côtés, LB Emmanuel Beal (63 plaquages, 2 sacks, 2 FF) est la bonne surprise de l’année et LB Ogbonnia Okoronkwo (51 plaquages, 7 sacks, 1 FF) terrorise les quarterbacks adverse. Le secondary est très physique, à commencer par la paire de safety composée de SS Steven Parker (45 plaquages, 2 INT) et FS Ahmad Thomas (49 plaquages, 1 sack), gros frappeurs tous les deux. DB Will Johnson (44 plaquages, 1 FF), CB Jordan Thomas (39 plaquages, 1 INT) et CB Jordan Parker (27 plaquages, 1 FF) ont la charge de couvrir les receveurs adverses et complètent un groupe expérimenté mais inconsistant, capable par exemple d’accorder 734 yds et 5 TD à QB Patrick Mahomes II lors de la victoire étriquée face à Texas Tech (66 à 59) !

Face aux Sooners de coach Bob Stoops se présentent donc des Mountaineers de West Virginia toujours en course pour le titre de conférence et encore invaincus à domicile cette saison. La seule défaite de l’année pour les joueurs de coach Dana Holgorsen a eu lieu chez les rivaux d’Oklahoma State au mois d’octobre (20-37), sans quoi les Mountaineers seraient encore invaincus à ce stade de la saison. En remportant leurs trois derniers matchs (Oklahoma, Iowa State, Baylor), ils s’assureraient leur premier titre de conférence depuis 2011, titre acquis à l’époque dans feu la conférence Big East.

A la tête de l’attaque, le senior QB Skyler Howard (2562 yds, 17 TD, 9 INT) réalise une saison intéressante mais peut parfois se montrer inconsistant. Pas toujours très précis, il peut avoir tendance à forcer ses passes et provoquer des turnovers par ses mauvais choix, comme lors du match de la semaine passée contre Texas (3 INT lors de la victoire 24-20). Dans le backfield, pas vraiment de coureur incontournable du côté de Morgantown mais plutôt une rotation entre trois joueurs en fonction de l’état de santé des troupes : RB Rushel Shell (505 yds, 5 TD) est l’habituel titulaire devant RB Justin Crawford (599 yds, 4 TD), avec RB Kennedy McKoy (459 yds, 2 TD) comme troisième homme et cela sans compter QB Skyler Howard qui sait également se servir de ses jambes quand il le faut (274 yds, 6 TD). Du côté des receveurs la situation est assez semblable avec un trio qui se détache du reste du groupe, composé de WR Daikiel Shorts (753 yds, 4 TD), WR Shelton Gibson (701 yds, 6 TD) et WR Ka’Raun White (488 yds, 3 TD), mais pas vraiment de superstar comme on peut le voir du côté des Sooners avec WR Dede Westbrook. Bref, si cette attaque est d’un niveau plus que correct, on reste bien loin du feu d’artifice offensif d’Oklahoma : avec 32.2 points marqués en moyenne, elle ne pointe qu’au 48ème rang national.

Contrairement à leurs adversaires de ce week-end, c’est donc plutôt du côté de la défense que se trouve le point fort des Mountaineers avec seulement 20.6 points encaissés/match, ce qui les place au 19ème rang du pays. L’escouade du coordinateur Tony Gibson se distingue également par son schéma en 3-3-5, système quasi-unique à ce niveau ! En ligne défensive, DL Darrien Howard (39 plaquages, 2 sacks, 1 FF), DL Noble Nwachukwu (27 plaquages, 3 sacks), blessé la semaine passée mais qui devrait pouvoir jouer ce week-end, et DL Christian Brown (24 plaquages, 1 sack) forment un groupe solide capable de mettre en difficulté la ligne offensive adverse. Le redshirt freshman DL Adam Schuller II (23 plaquages, 1 FF) pourrait bien faire parler de lui dans les années à venir. Le deuxième rideau est emmené par LB Justin Arndt (58 plaquages, 3 sacks), meilleur plaqueur de l’équipe, bien épaulé par LB Al-Rasheed Benton (46 plaquages, 1 INT) et LB David Long (34 plaquages, 2 sacks). Le secondary est peut-être la force de cette défense avec l’excellent CB Rasul Douglas (50 plaquages, 1 sack, 6 INT) qui est partout sur le terrain. S Jarrod Harper (49 plaquages), DB Kyzir White (43 plaquages, 3 sacks, 1 FF), S Jeremy Tyler (38 plaquages, 1 INT, 1 FF) et CB Maurice Fleming (35 plaquages, 1 INT, 1 FF) forment le reste de ce dernier rideau particulièrement dense, qui aura néanmoins fort à faire face à QB Baker Mayfield et WR Dede Westbrook !

DUELS CLES

Car si l’attaque est le point fort des Sooners et la défense celui des Mountaineers, cela nous promet donc une belle opposition de style sur la pelouse du Mountaineer Field de Morgantown ! A propos de l’attaque d’Oklahoma, coach Dana Holgorsen ne tarit d’ailleurs pas d’éloges et a plaisanté en conférence de presse que « la bonne nouvelle est qu’il n’y a qu’un ballon sur le terrain, et donc qu’il ne peut y avoir qu’un joueur adverse qui peut l’avoir. Ils ont tout simplement la meilleure attaque de la conférence, qui est connue pour être une conférence tournée vers le jeu offensif ». Au sein de cette opposition, un duel vaudra particulièrement le coup d’être suivi de très près : celui entre un des tous meilleurs receveurs du pays, WR Dede Westbrook, et un des tous meilleurs cornerbacks, CB Rasul Douglas.

WR Dede Westbrook possède une vitesse exceptionnelle mais peut également encaisser les coups sur le terrain, sans compter des mains formidables capables d’attraper n’importe quel ballon lancé dans sa direction. Pour coach Holgorsen : « Je ne lui vois aucun point faible, il possède toutes les qualités que l’on recherche chez un receveur ». Ses performances stratosphériques des dernières semaines lui valent désormais d’être inclus dans la liste des prétendants au trophée Heisman, rien que ça ! Il se place au deuxième rang national en yards gagnés/match (125.4) et en nombre de touchdowns (14), avec une impressionnante moyenne de 18.4 yards/réception ! Face à lui, le secondary des Mountaineers n’accorde cette saison que 6.5 yards par jeu de passe à ses adversaires, la moyenne la plus faible de toute la conférence Big 12.

Et au sein de ce secondary émerge donc CB Rasul Douglas qui vient de réaliser une saison senior exceptionnelle. Ses 6 interceptions le placent au deuxième rang national, lui qui a dû passer par un Junior College avant de rejoindre West Virginia en début de saison dernière ! En plus d’être un véritable playmaker, il est également un excellent plaqueur et se place d’ailleurs en seconde place au sein de la défense des Mountaineers pour le nombre de plaquages. A noter également son touchdown sur retour d’interception lors de la troisième semaine et la victoire contre BYU (35-32). Son physique impressionnant pour sa position (1,88m pour 92 kg) et ses longs bras pourraient bien taper dans l’oeil des recruteurs NFL et nul doute qu’une prestation de haute volée face à un receveur du calibre de WR Dede Westbrook lui ouvrirait grand la porte de la prochaine draft.

FACTEUR X

Dans un match où le tableau d’affichage devrait chauffer, un joueur pourrait bien être capable de changer la donne à lui seul sur un coup d’éclat, ou même plusieurs. RB Joe Mixon peut tout faire : courir avec le ballon (6 TD), le rattraper (4 TD), retourner les coups de pied (1 TD) ou bien être suspendu pour mauvaise conduite. Regardez plutôt sa fiche de stats lors de la victoire face à Texas Tech : 263 yards au sol et 2 TD plus 114 yards en réception et 3 TD (premier coureur de l’histoire des Sooners à réceptionner 3 TD dans le même match, et à dépasser 200 yards à la course et 100 en réception dans le même match) ! A peine croyable !

Encore plus incroyable, son absence deux semaines plus tard contre Iowa State… suspendu pour avoir déchiré et jeté une contravention au visage d’un gardien de parking sur le campus. Le même Joe Mixon qui avait été suspendu pour l’ensemble de la saison 2014 pour avoir frappé et blessé sérieusement une étudiante de l’université.

Capable du meilleur sur le terrain comme du pire en dehors, le jeune joueur figure néanmoins parmi les tous meilleurs joueurs actuels de la conférence Big 12 (deuxième coureur avec ses 937 yards au sol derrière D’Onta Foreman de Texas) et le coaching staff des Sooners ferait bien de réussir à canaliser son énergie en direction du terrain en vue du sprint final qui s’annonce pour le titre de conférence !

STUFF

• La série entre les deux programmes est dominée par les Sooners, 6 victoires à 2. Seules deux rencontres ont déjà eu lieu à Morgantown, remportées toutes les deux par Oklahoma. Les Mountaineers n’ont encore jamais battu les Sooners depuis qu’ils ont rejoint la conférence Big 12, en 2012, leur dernière victoire remontant au 8 janvier 2008 lors du Fiesta Bowl (48-28) contre des Sooners alors classés #3 national. Le dernier affrontement entre les deux universités, la saison dernière, avait largement tourné à l’avantage d’Oklahoma (victoire 44-24 à Norman).

• DL Charles Walker (7 plaquages), le défenseur d’Oklahoma, vient d’annoncer cette semaine qu’il quittait le programme afin de se préparer à la draft NFL de son côté. Il n’avait plus joué depuis le 1er octobre dernier et le match contre TCU lors duquel il avait été victime d’une commotion cérébrale. Décision qui n’a visiblement pas tellement plus à coach Mike Stoops.

• Les nominations pour les récompenses de fin de saison continuent : WR Dede Westbrook vient d’être annoncé finaliste du trophée Paul Hornung, décerné au joueur le plus polyvalent du pays. Bien évidemment, il figure aussi dans la liste des demi-finalistes pour le trophée Biletnikoff du meilleur receveur du football universitaire, et figurait déjà dans la listes des nominés pour le trophée Maxwell du meilleur joueur du pays et dans la liste du trophée Walter Camp, récompensant également le meilleur joueur au niveau national.

• QB Baker Mayfield, de son côté, vient d’être nommé parmi les trois finalistes pour le trophée Burlsworth qui récompense le meilleur joueur universitaire ayant commencé sa carrière comme walk-on, distinction qu’il avait déjà remporté l’année dernière. Il est également finaliste pour le trophée Johnny Unitas Golden Arm du meilleur quarterback, et demi-finaliste pour les trophées Maxwell et Walter Camp aux côtés de WR Dede Westbrook.

• Vous avez manqué les 6 interceptions de CB Rasul Douglas cette saison ? Séance de rattrapage ici :

• Lors du match contre Texas, les Mountaineers ont recouvert un fumble sur un retour de punt des Longhorns. Les arbitres ont ensuite annulé le turnover, arguant que les joueurs de West Virginia étaient trop près du retourneur texan qui avait demandé un fair catch. Décision qui a bien entendu rendu coach Dana Holgorsen furieux : « Nous avons une pénalité parce que nos joueurs ont des cou***** et pas les leurs ? ». En plus d’une coupe de cheveux fantastique, coach Holgorsen est donc également poète.

• Triste nouvelle cette semaine avec l’annonce de la mort de l’ex-punter des Sooners Michael Winchester, assassiné à l’aéroport Will Rogers d’Oklahoma City par arme à feu. Winchester était le punter de l’équipe entre 1984 et 1986 et était le père de James Winchester, également passé chez les Sooners et désormais long snapper en NFL chez les Chiefs de Kansas City.

PRONOSTIC

Oklahoma 45, West Virginia 21. Le chariot a roulé sur le trappeur.

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

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La NCAA vote en faveur d’une simplification de la procédure de transfert

Les coachs ne pourront plus poser leur véto aux demandes de transfert d’étudiants-athlètes de leur programme de football.

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Le Division I Council a officiellement approuvé un nouveau règlement simplifiant la procédure des transferts d’étudiants-athlètes qui ne seront désormais plus obligés de demander la permission avant d’être transférés dans un autre programme. Jusqu’à présent, les étudiants-athlètes devaient faire une demande de transfert auquel pouvait s’opposer un coach.

A partir d’octobre 2018, tout étudiant-athlète pourra être transféré dans une autre université sans avoir à demander la permission. Toutefois, il devra encore informer son ancienne université qui aura deux jours pour entamer les démarches administratives requises. Une fois ces démarches entreprises, les coachs des autres programmes seront autorisés à rentrer en contact avec l’étudiant-athlète.

Ce nouveau règlement vise ainsi à remédier à une situation où certains étudiants-athlètes se sont retrouvés limités dans leur choix au moment de choisir un nouveau programme. Par exemple, certaines universités interdisaient à un ancien joueur de la SEC d’être transféré dans un autre programme de la SEC.

Le cas de DT Antwuan Jackson est ainsi significatif. En 2016, cet ancien joueur d’Auburn a été contraint de poursuivre sa carrière au niveau JUCO (Blinn College) car les Tigers ne l’ont pas autorisé d’être transféré dans une autre université de la conférence SEC ni à Ohio State ou Clemson. Il a fini par rejoindre les Buckeyes en 2018 mais au prix d’un passage par l’échelon inférieur.

À partir d’octobre, ces limitations ne seront plus possibles… à moins que les conférences imposent un règlement plus restrictifs que celui voté par la NCAA même s’il est peu probable que les conférences s’aventurent sur ce terrain glissant.

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Northwestern-Wisconsin à Wrigley Field en 2020

Les deux programmes de la division Big Ten West s’affronteront dans le stade de baseball légendaire des Chicago Cubs.

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Crédit photo : Tom Cruze/Sun-Times

Quelques jours après la publication dans la presse américaine de plusieurs articles faisant état d’un futur match entre les Wildcats et les Badgers organisé à Wrigley Field, l’information a été confirmée par les deux universités, mardi 5 juin 2018.

Ainsi, Northwestern sera l’hôte de Wisconsin dans cette enceinte historique, le 7 novembre 2020.

Le dernier match de College Football organisé à Wrigley Field remonte à 2010. Northwestern y avait affronté Illinois. Plus que le sort de la rencontre, on se souvient surtout que l’une des end zones du stade des Cubs de Chicago avait été tournée en dérision par les médias et les fans forçant la conférence Big Ten à faire l’impensable : imposer aux deux équipes d’attaquer à tour de rôle dans un seul sens du terrain pour des raisons évidentes de sécurité !

Il faut dire que la transformation du champ droit semblait plutôt artisanale, les poteaux de but étant fixés au muret…

Trois ans plus tard, les propriétaires des Cubs de Chicago avaient annoncé que 5 futurs matchs des Wildcats de Northwestern seraient organisés au Wrigley Field. Aucune date n’avait alors été communiquée. Depuis, des travaux de rénovation ont permis de corriger le problème d’end-zone et c’est donc avec un terrain aux normes que Northwestern et Wisconsin s’affronteront en 2020.

Pour les Badgers, la saison 2020 s’annonce particulière puisqu’ils joueront également un match dans un autre stade mythique : le Lambeau Field de Green Bay (Wisconsin) à l’occasion de la réception des Fighting Irish de Notre Dame, le 3 octobre 2020.

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Les paris sportifs bientôt autorisés partout aux États-Unis ?

La Cour Suprême américaine vient d’annuler une Loi fédérale qui interdisait aux États américains d’autoriser les paris sportifs.

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Crédit photo : David Becker / For the Washington Post

La Cour Suprême vient d’annuler une loi fédérale qui interdisait les paris sur le football, le basketball, le baseball et d’autres sports dans la plupart des Etats américains, donnant à ces derniers le feu vert pour légaliser les paris sportifs.

À 7 voix contre 2, la Cour Suprême a voté en faveur de l’annulation de la Loi fédérale sur la protection des sports professionnels et amateurs (PASPA). Cette loi de 1992 interdisait les jeux de hasard et les paris sportifs que certains États autorisaient à l’époque, à quelques exceptions près. Le Nevada était le seul État où une personne pouvait parier sur les résultats d’un match.

Une firme de recherche avait estimé avant cette décision que si la Cour suprême venait à invalider la loi, 32 États proposeraient probablement des paris sportifs dans les cinq ans.

“La légalisation des paris sportifs nécessite un choix politique important, mais le choix ne nous appartient pas. Le Congrès peut réglementer directement les paris sportifs, mais s’il choisit de ne pas le faire, chaque État est libre d’agir seul. Notre travail consiste à interpréter la loi adoptée par le Congrès et à décider si elle est conforme à la Constitution. PASPA ne l’est plus.” Samuel Alito, membre de la Cour Suprême.

Menace sur l’intégrité des différents sports ?

La décision de la Cour Suprême intervient suite à un combat juridique mené par l’État du New Jersey, qui a lutté pendant des années pour légaliser les paris sportifs dans ses casinos et les hippodromes de l’État.

Plus d’une douzaine d’États soutenaient l’État du New Jersey, qui affirmait que le Congrès avait outrepassé son autorité en adoptant la loi de 1992 sur la protection des sportifs professionnels et amateurs, leur interdisant de facto d’autoriser les paris sportifs. Le New Jersey plaidait depuis des années que la Constitution américaine permet au Congrès d’adopter des lois interdisant les paris sportifs, mais qu’il ne peut exiger des États qu’ils maintiennent des interdictions. Or, aucune Loi n’a été voté par le Congrès ce qui ouvre la voie à plusieurs États de décider maintenant d’autoriser ces paris sportifs.

Les quatre grandes ligues de sport professionnel américaines, la NCAA et le gouvernement fédéral ont demandé à la Cour de faire respecter la loi fédérale (PASPA). La NBA, la NFL, la NHL et la MLB soutenaient que l’autorisation des paris sportifs au New Jersey nuirait à l’intégrité de leurs sports. Pourtant, plusieurs dirigeants de ces quatre grandes ligues (à l’exception de la NFL) ont récemment montré un certain intérêt pour les paris sportifs encadrés.

150 millions de paris illégaux chaque année

Pour donner un ordre d’idée, l’American Gaming Association (AGA) estime que les Américains parient illégalement environ 150 milliards de dollars sur les sports chaque année.

La loi de 1992 interdisait donc l’organisation de paris sportifs par les États avec des exceptions pour le Nevada, le Montana, l’Oregon et le Delaware, États qui avaient approuvé certaines formes de paris sportifs avant l’entrée en vigueur de la PASPA. Le Nevada est le seul état où une personne peut aujourd’hui parier sur les résultats d’un seul match. A noter que la PASPA ne couvrait pas les paris entre amis. La loi ne couvrait pas non plus les paris sur les courses d’animaux, telles que les courses de chevaux, que de nombreux États autorisent déjà.

Le New Jersey a dépensé des millions de $ en frais juridiques pour tenter de légaliser les paris sportifs dans ses casinos et ses hippodromes. En 2012, avec le soutien des électeurs, les législateurs du New Jersey avaient voté une loi autorisant les paris sportifs, contestant directement la loi fédérale de 1992. L’Etat avait finalement perdu devant les tribunaux.

Cette décision de la Coup Suprême devrait avoir des conséquences énormes car de très nombreux États sont près à autoriser rapidement les paris sportifs. La NCAA et le College Football en particulier seront des cibles privilégiées des parieurs. Les instances de la NCAA ne s’y sont pas trompés en réagissant immédiatement.

Les craintes majeurs des grandes ligues professionnelles et de la NCAA sont liées à l’intégrité et à la crédibilité de leur compétition. En effet, en autorisant les paris sportifs, c’est, selon elles, la porte ouverte à la corruption et aux matchs truqués.

Toutefois, la fin de l’interdiction des paris sportifs pourrait représenter une incroyable opportunité pour la NCAA. En proposant un partage des revenus de ces paris, État par État, elle pourrait ainsi constituer une manne financière très importante afin de rémunérer ses étudiants-athlètes et régler ainsi le dossier épineux de leur rémunération.

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La 135ème édition de Harvard-Yale se jouera à Fenway Park

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Pour la première fois depuis plus de 100 ans, le traditionnel match annuel entre Harvard et Yale ne se déroulera pas sur l’un des deux campus puisque c’est au légendaire stade de baseball des Red Sox de Boston (MLB) que le Crimson et les Bulldogs s’affronteront.

Ce choc annuel met traditionnellement fin à la saison régulière de l’Ivy League. L’édition 2018 aura lieu le 17 novembre prochain.

C’est la première fois depuis 1912 que les deux équipes seront opposées sur terrain neutre.

Le Fenway Park accueillait les Patriots de Boston dans les années 60 et a été l’hôte de nombreux matchs de College Football comme ce fût le cas l’an passé avec l’affrontement entre Boston College et UConn dans la FBS mais aussi celui entre Dartmouth et Brown dans l’Ivy League (FCS).

Bien que cette annonce ait satisfait les deux camps, le capitaine de Yale, le senior Kyle Mullen, regrette qu’il n’aura pas une dernière occasion de battre Harvard dans son stade.

« J’attendais avec impatience d’avoir l’opportunité de s’imposer à Harvard mais je vais devoir me contenter de ce match au Fanway Park » – Kyle Mullen, capitaine des Bulldogs de Yale.

Cette 138ème édition de The Game marquera le 50ème anniversaire du fameux match de 1968. Cette année-là, Harvard marqua 16 points dans les 42 dernières secondes pour égaliser le score à 29-29. Le lendemain, le journal de l’université Harvard avait titré sa première page par le devenu célèbre : « Harvard s’impose face à Yale 29-29 ».

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